Egalité et Réconciliation
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Catholicisme et usure

partie 5

AteliER
Article initialement publié dans l'atelier E&R

La distinction entre intérêt et dividende

Supposons que j’ai besoin de cinq mille euros pour améliorer mon potager mais ne les ai pas. Mon voisin les possède et n’en a pas besoin d’ici quelques semaines. Il me les prête. Je crois qu’il sera convenable pour moi de lui marquer ma reconnaissance en lui passant une petite partie des produits que j’obtiens grâce au capital producteur que j’ai ainsi pu me procurer. C’est mon travail qui a rendu son capital profitable, oui. Mais ce capital lui-même représente du travail accumulé. Nous sommes donc deux, dont les activités passées pour lui, présentes pour moi, font surgir de la production. Le fait pour lui d’avoir attendu à tirer sur la production du pays en récompense de son travail, m’a permis à moi d’obtenir des moyens de production que je n’aurais pas possédés sans cela.

Nous pouvons donc diviser les fruits de cette collaboration. La production due au capital est à déterminer, par l’entente et par l’équité. Ce que mon prêteur va retirer dans ce cas est, à proprement parler, un dividende (nous avons divisé les fruits de la production). Le dividende est parfaitement justifiable, lorsqu’il y a production fructueuse. Et par conséquent l’argent peut réclamer des dividendes lorsqu’il y a fruits. Autrement, non. Mais pour permettre cela, il faut que l’augmentation de la production crée automatiquement une augmentation d’argent. Sinon, le dividende, tout en étant parfaitement dans l’ordre, devient impossible à satisfaire en pratique. Dans l’exemple des cinq mille euros qui ont servi à acheter par exemple des outils, le prêteur a droit à une partie des résultats, puisque la production a augmenté grâce à son prêt : s’il accepte d’être payé en produits, pas de problème. Mais si c’est de l’argent qu’il demande, c’est une autre affaire puisque, même si la production a augmenté, il n’y a pas eu d’augmentation correspondante d’argent en circulation. Le système du crédit social (1), qui fait naître l’argent nouveau sans intérêt, au rythme de la production nouvelle, règlerait le problème.

Notre-Seigneur a chassé les changeurs d’argent du Temple. Notre soumission avilissante n’est pas conforme à l’Évangile du Christ. N’est-il pas temps de chasser les financiers internationaux et leur système prédateur d’argent-dette, et d’installer un système d’argent honnête et sans dette, un argent émis par le travail de tous ? Nous sommes prisonniers d’un faux système inhumain dominé par l’argent-dette : ce réel mensonger doit être dénoncé au nom du Christ et de son Évangile.

Quelques citations des autorités catholiques :

« Les banquiers, qui ont le pouvoir de créer l’argent, ne sont en droit que les dépositaires et gérants du capital financier. Ils veulent nous mener au point où, pendant la moitié de l’année, nous vivons de ce crédit, et l’autre moitié, travaillons pour les taxes. Par-là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains si bien que sans leur consentement nul ne peut plus respirer. » Pie XI, Quadragesimo Anno, n° 106.

« L’État… est tombé au rang d’esclave et devenu le docile instrument de toutes les passions et de toutes les ambitions de l’intérêt. » Quadragesimo Anno, n°109.

« Un peu partout, au nom des lois du marché, on oublie les droits de l’homme. Ceci survient par exemple lorsque l’on estime que le profit économique justifie la perte du travail pour quelqu’un qui, en plus du travail perd la possibilité de vivre et de pouvoir faire vivre sa famille. Ceci survient aussi lorsque, pour augmenter la production, on refuse à celui qui travaille le droit de se reposer, de s’occuper de sa famille, de programmer sa vie de tous les jours. C’est toujours ainsi lorsque la valeur du travail est définie non pas en fonction de l’effort de l’homme mais du prix du produit, et ceci a également pour conséquence que la rémunération ne correspond pas à la fatigue. » Jean-Paul II, Sosnowiec, Pologne, le 14 juin 1999.

« La société occidentale n’est-elle pas devenue un gigantesque développement de la parabole biblique du riche qui festoie et du pauvre Lazare ? L’ampleur du phénomène met en cause les structures et les mécanismes financiers, monétaires, productifs et commerciaux qui, appuyés sur des pressions politiques diverses, régissent l’économie mondiale : ils s’avèrent incapables de résorber les injustices héritées du passé et de faire face aux défis urgents et aux exigences éthiques du présent. » Jean-Paul II, Redemptor Hominis, n° 16.

La position de l’Islam sur le prêt à intérêt

Le Coran condamne l’usure, tout comme la Bible chrétienne. Mais les musulmans ont pris ces paroles au sérieux, et ont établi, depuis 1979, un système bancaire en accord avec les règles du Coran : les banques prêtent sans intérêt, et au lieu de payer des intérêts aux déposants, elles les associent aux projets dans lesquels elles investissent : si ces projets font des profits, les banques partagent ces profits avec leurs déposants. Comparé au système usuraire actuel, c’est une tentative plus qu’honorable de mettre le système bancaire en accord avec les lois morales.

En Islam, tout prêt à intérêt est prohibé, quel que soit son taux. L’interdiction du prêt à intérêt (Riba), dont la pratique différencie principalement le système bancaire international actuel du système bancaire islamique, est considérée comme l’ultime barrière au développement ultime du mondialisme financier.

À l’époque de l’invention du Coran (NDLR : de son apparition), la pratique du prêt à intérêt était très répandue dans les sociétés arabes. Au sujet de l’usure : « Ô croyants ! Craignez Dieu ; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part de Dieu et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés. » Coran, Sourate II, versets 278 et 279.

« Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent : “Le commerce est tout à fait comme l’intérêt” Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt. » Coran, Sourate II, verset 275.

Les théologiens musulmans ont déduit que le croyant musulman ne devait donc pas prêter son argent à intérêt, ni même avoir recours au prêt à intérêt. Devant l’apparition des nouvelles pratiques bancaires judéo-protestantes, au cours du XXe siècle, les savants musulmans se sont interrogés. En 1979, une commission de juristes musulmans venus de 36 pays s’est réunie en Égypte, à al-Azhar, afin de statuer sur la question de l’intérêt. Ils confirmèrent unanimement cette prohibition.

Le principe du rejet du prêt à intérêt est une caractéristique fondamentale du système bancaire islamique mais il diffère du système bancaire judéo-protestant (2) à d’autres titres et notamment par le rapport particulier que joue la banque islamique dans ce système. En effet la banque islamique n’est pas un simple pourvoyeur de fond intéressé uniquement aux garanties offertes par les emprunteurs, encore moins un simple coffre de dépôt de valeurs, mais un véritable partenaire de l’entrepreneur emprunteur. La banque islamique offre à ce titre des nombreux services de gestion à ses clients, afin de les soutenir dans leur entreprise et assurer ainsi une activité économique saine et profitable aux deux partenaires.

Nous nous trouvons ici en face d’un système bancaire finalement plus proche de la doctrine sociale de l’Église catholique que le système judéo-protestant.

(1) Le système du crédit social est en accord avec la doctrine sociale de l’Église catholique. Il semble donc que les propositions financières du crédit social permettraient de sortir de ce cercle vicieux. Ces principes nous permettront de comprendre et la situation dans laquelle nous sommes enfermée et apporteront des solutions qui incarneront le catholicisme dans la vie économique. Ce crédit libre de dette est la seule sortie possible si l’on veut éviter aux générations futures l’esclavage généralisé.

(2) La notion protestante puritaine affirmant qu’il est mal de recevoir « quelque chose pour rien », même s’il s’agit des dons gratuits du Créateur, n’est pas catholique. Selon cette logique puritaine, nous devrions « mériter » ce que nous recevons par la « sueur de notre front » dans un emploi, quel qu’il soit. Ne peut-on pas dire que sans doute une bonne partie de ceux qui occupent un poste pour occuper un poste devraient plutôt s’occuper de leur maison et de leur famille, cultiver leur potager, donner un coup de main aux voisins ou autres personnes de leur entourage ?

Pour aller plus loin, avec Kontre Kulture :

Les Juifs et la vie économique de Werner Sombart

Le Juif international de Henry Ford

 






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38 Commentaires

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  • #213867
    Le 2 septembre 2012 à 15:50 par Jean Pollen
    Catholicisme et usure

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Usure_...)

    J’ai tapé "usure" sur Wikipédia..... Pas mal !

    On y découvre (entre autre) les vrais leviers de la Réforme protestante en France :

    " Le premier théologien (chrétien) à accepter le prêt à intérêt fut Jean Calvin. La pratique du prêt à intérêt se propagea dès lors rapidement à partir des réseaux de banques dont les sièges étaient établis à l’étranger..."
    Au XVIIIe siècle, dans la plupart des grandes villes de commerce, on trouve d’une part des banques dont la liste officielle est publiée chaque année dans l’Almanach royal et dont l’activité est de remise et d’escompte de billets ou d’effets de commerce, et d’autre part, des banques de crédit, presque toutes d’origine protestante..."

    On y découvre aussi les vrais leviers de la Révolution française :

    "Avec la Révolution française, l’activité bancaire et le prêt à intérêt deviennent complètement libres, et de nouvelles banques sont créées dans presque toutes les villes, avec des fonds considérables provenant presque toujours de la spéculation sur les biens nationaux et la fourniture aux armées.
    On peut citer pour les Français les banques Gabriel-Julien Ouvrard, Récamier, et pour les étrangers l’installation à Paris en 1811 de Jacob Rothschild, etc..."

    Ce n’est pas tout à fait ce que les profs d’histoire enseignent :-)

     

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  • #213897
    Le 2 septembre 2012 à 17:30 par Nicolas Tesla
    Catholicisme et usure

    Il me semble même que les deux religions allaient plus loin aussi en interdisant la monaie fiducière ou crée a partir de rien, la monnaie devait etre garantie par du réel comme de l’or afin d’éviter les effets de planche a billet (inflation)...
    Aussi si l’on crée de la nouvelle monnaie pour compléter le circuit, celle-ci ne doit pas dépasser la richesse produite par l’ensemble de la communauté, sinon inflation et perte de pouvoir d’achat...
    Aujourd’hui on subit non seulement l’inflation, les intérêts, mais aussi les taxes et impôts !!!
    A vérifier, il me semble au moyen age si tu travaillais plus de 70 jours (l’équivalent de deux mois de salaire en taxes) par an a l’Etat (ou plutôt la Seigneurie) tu étais considéré comme un esclave !!!

     

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    • #219002
      Le Septembre 2012 à 12:22 par elisabetta
      Catholicisme et usure

      la monnaie fiduciaire c’est ce qui permet de piller les vrais richesses des nations non ? Du temps des rois il existait seulement des louis d’or donc je crois que toutes les pieces étaient en or ? Le gros problème avec les rois c’est que toutes les terres cultivables appartenaient au roi et à sa cour (duc, baron...) et le peuple la travaillait sans pouvoir en être propriétaire, aujourd’hui ce n’est plus le roi et sa cour mais les multinationales qui ont volé les terres des peuples devenus bureaucrates et autres.

       
  • #214331
    Le 3 septembre 2012 à 14:35 par teotwawki
    Catholicisme et usure

    Cet article fait preuve d’un angélisme un peu déconcertant.
    L’auteur n’est manifestement pas au courant du contournement systématique des lois de l’islam par les capitaux des pays du golfe et du monde musulman.
    En effet, les obligations islamiques (sukuks) donnent l’impression d’une participation aux fruits des bénéfices tirés du "prêt".
    Dans la réalité, 90 % des sukuks sont structurés de façon à ce que les flux financiers reproduisent exactement ceux d’une obligation classique.
    Une façon classique de structurer les sukuks consiste à avoir le "prêteur" qui acquiert en fait des actifs de l’entreprise "emprunteuse" et les revend à terme avec une plus value (certaine, en réalité) qui correspond, finalement, à des intérêts.
    Les clauses sont très obscures mais pour simplifier, j’exposerai simplement que si une entreprise généralement emprunteuse sur le marché des sukuks invoquait le fait qu’elle n’a pas eu de succès dans le cadre de son projet, elle n’aurait plus jamais accès à ce type d’emprunts.

    En ce qui concerne la distinction entre usure et participation aux fruits d’un investissement, si l’on reprend l’exemple du potager, on voit qu’il ne s’agit en fait que d’un sophisme.
    En effet, s’ il semble bon enfant de donner au voisin quelques choux, tomates et concombres pour le remercier, la réalité est que le producteur aurait tout aussi bien pu vendre ce qu’il destinait à son voisin au marché du village et lui verser la somme. (ou bien , le voisin le fera lui même, ou encore, si le voisin les garde, cela lui évitera de dépenser de l’argent pour les acheter, argent qui correspond en fait à des intérêts virtuels).

    Enfin, s’il est vrai que la création monétaire est maintenant liée à l’augmentation du crédit (système pervers, je le concède qui a mené aux abus que l’on sait), l’alternative est compliquée. Ce qui a sorti l’homme de l’état de troqueur individualiste et a augmenté le niveau de vie de façon fulgurante est, d’une part, la spécialisation des tâches : le chasseur chasse, le paysan laboure, le cordonnier fait des sabots...(au lieu que chacun doive tout faire de façon imparfaite, et l’apparition des monnaies pour favoriser cet échange de service.
    Dès l’appariton de monnaies scripturales ou même métalliques, un marché de l’argent est né entre ceux qui en avaient et ceux qui en voulaient : les intérêts.
    A moins de l’interdire de force, ce type d’échange est inhérent à l nature de l’entreprenariat.
    Je résume rapidement des concepts compliqués.

     

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    • #214756
      Le Septembre 2012 à 00:52 par Moi, Peter Sellers
      Catholicisme et usure

      En Islam, le préteur n’a pas le droit d’exiger plus que ce qu’il a donné sinon il doit accepter d’assumer une part de risque pour mériter une part du profit généré. Ribâ (intérêt/usure) du point de vue étymologique, le mot ribâ (nom arabe masculin) vient du verbe rabâ & arbâ qui signifie augmenter et faire accroître une chose à partir d’elle-même.

       
    • #214870
      Le Septembre 2012 à 09:38 par Gotfried
      Catholicisme et usure

      @Teotwawki

      Alors qu’un intérêt doit être payé, un dividende est fluctuent en fonction du succès de l’entreprise. Par exemple, s’il y a une très mauvaise année de récolte, le dividende sera très faible, il peut même être suspendu, alors que l’intérêt, lui, est invariant, ou sinon il faut recalculer le prêt et la somme globale des intérêts sera accrue. Il y a donc bien une différence entre dividende et intérêt : le dividende institue un rapport de collaboration, l’intérêt un rapport de domination. Le fait que ce soit "versé" en nature ou en argent importe peu en fait, du moment que c’est d’un commun accord et sans malice.

      Factuellement, l’intérêt est surtout un moyen pour ceux qui ont de l’argent qui ne leur est pas nécessaire d’organiser la captation de l’argent de ceux qui n’en ont pas assez. S’il n’y avait pas eu d’inflation, tout l’argent du monde serait maintenant entre les mains des banques, et le monde leur devrait encore. D’ailleurs, c’est peut-être plus ou moins déjà le cas, c’est ce qui fait que les monnaies fiduciaires sont incontournables dans le système actuel. Ce n’est pas inhérent à l’entreprenariat, mais à l’avidité pathologique et socialement criminelle.

      Dans un système sain, où la croissance serait considérée comme le travail fourni moins le travail "détruit" (quand un objet est détruit, le travail correspondant est perdu à la société), divisé par la somme du travail passé (ce qui reste du travail des années d’avant), et où l’inflation (monnaie créée - monnaie détruite, divisé par masse monétaire) correspondrait parfaitement, on se rendrait vite compte de la nocivité et du danger de l’intérêt en tant que tel.

      Après, les banquiers ne peuvent effectivement pas travailler bénévolement, mais tout comme on paye le forfait d’électricité, la rémunération du travail des banquiers devrait se faire de manière forfaitaire, indépendamment des montants empruntés et des durées d’emprunt (ou alors par tranches, comme pour le forfait EDF). En cas de défaut de paiement, on ouvrirait un litige en justice, comme pour tout le monde, et les assurances s’adapteraient sûrement, offrant dans leur police la couverture de défaut de paiement jusqu’à un certain montant.

       
  • #214440
    Le 3 septembre 2012 à 18:38 par redresseur
    Catholicisme et usure

    c’est vrai que y a des points de convergences entre islam et catholiques mais la relation à l’alcool crée un fossé

     

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    • #214541
      Le Septembre 2012 à 20:58 par hachi
      Catholicisme et usure

      C’est plus compliqué que ça...pour les Musulmans,jesus-(issa) n’a pas était crusifié et il n’est pas le fils de Dieu tandis que pour les chretiens c’est tout le contraire.

       
    • #214739
      Le Septembre 2012 à 00:31 par Moi, Peter Sellers
      Catholicisme et usure

      Peut-être, mais les chrétiens qui lisent la bible, connaissent les innombrables condamnations faites à l’alcool. Deux, trois ou quatre interdictions dans le Qur’an ? Combien d’evocations négatives voir d’interdictions dans la Bible ? Vingt, trente ?

       
    • #217503
      Le Septembre 2012 à 17:52 par Jacques
      Catholicisme et usure

      Peut-être que la Bible condamne la consommation d’alcool, toujours est-il que le premier miracle du Christ fut de transformer l’eau en vin. (cf. Évangile selon Saint Jean, 2,1-11)

       
    • #217614
      Le Septembre 2012 à 21:17 par Moi, Peter Sellers
      Catholicisme et usure

      Ouais, exactement si cela est vrai es-ce en jus de raisin fermenté ou pas ? Le culte païen de mithra est souvent en rapport avec les saisons, les recoltes, le sang de la terre... à l’origine des cérémonies incorporées aux pratiques chrétiennes. Nul doute pour les théologiens chrétiens... Comprendre le christianisme n’est pas chose facile si on ne prends pas en compte le synchretisme. Encore faut-il le savoir.

       
  • #215423
    Le 5 septembre 2012 à 01:49 par Raymond
    Catholicisme et usure

    “Le Coran condamne l’usure, tout comme la Bible chrétienne. Mais les musulmans ont pris ces paroles au sérieux, et ont établi, depuis 1979, un système bancaire en accord avec les règles du Coran”...

    Je viens de lire le petit livre de Sheikh Imran Hosein : http://www.imranhosein.org/books/fr...

    et il condamne...Les Savants de l’Islam et tous les gouvernements et dirigeants des Musulmans du monde, sauf UN (L’ancien premier ministre de Malaisie).

    Je me pose donc des questions, non pas sur le fond, mais sur cette fameuse "prise au serieux".

     

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  • #215714
    Le 5 septembre 2012 à 16:14 par ellimac
    Catholicisme et usure

    je vous conseille vivement les ouvrages de Carol Iancu ( et sa femme Daniele), professeur d’histoire spécialiste des juifs dans le sud de la France et autres ( un peu cher mais très intéressant)

     

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  • #215839
    Le 5 septembre 2012 à 19:58 par dédé75
    Catholicisme et usure

    (2) La notion protestante puritaine affirmant qu’il est mal de recevoir « quelque chose pour rien », même s’il s’agit des dons gratuits du Créateur, n’est pas catholique. Selon cette logique puritaine, nous devrions « mériter » ce que nous recevons par la « sueur de notre front » dans un emploi, quel qu’il soit. Ne peut-on pas dire que sans doute une bonne partie de ceux qui occupent un poste pour occuper un poste devraient plutôt s’occuper de leur maison et de leur famille, cultiver leur potager, donner un coup de main aux voisins ou autres personnes de leur entourage ?



    Je ne comprend rien à cette note. Comment « des dons gratuits du Créateur » peuvent-ils être « mal » puisque ça vient de Dieu ? Les protestants jugent-ils en bien et en mal les actes de Dieu ? Ça semble curieux.

     

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  • #215850
    Le 5 septembre 2012 à 20:14 par elmi
    Catholicisme et usure

    une société bancaire offre généralement des services tels que le confort de son réseau étendu (pouvoir tirer des billets dans de nombreux pays), carte bleue, chéquier, etc ...
    ce qui est pratique, vous en conviendrez ?

    alors maintenant si vous avez le sentiment de vous faire *** par la banque
    vous pouvez utiliser des réseaux locaux genre SEL
    c’est moins confortable, mais sans intérêt

     

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  • #217110
    Le 7 septembre 2012 à 23:06 par machin
    Catholicisme et usure

    "Dans The Catholic Ethic and the Spirit of Capitalism, l’économiste catholique Michael Novak fait valoir que la doctrine sociale de l’Église n’est pas directement opposée au capitalisme en tant que tel, mais seulement aux abus de pouvoir et d’intérêt liés à la richesse. Il rappelle le rôle important joué par l’école de Salamanque et par des économistes comme Frédéric Bastiat, Heinrich Pesch, Pierre-Guillaume-Frédéric Le Play, Victor Brants, Charles Périn et Albert de Mun".
    http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C...

     

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  • #218698
    Le 10 septembre 2012 à 19:03 par elisabetta
    Catholicisme et usure

    Normalement en tant que chretienne je devrais ressentir si le pret à interet c’est du vol ou pas, bien sûre c’est écrit dans l’ancien testament que c’est un péché mais je ne suis plus sous la loi mais j’ai foi en Jésus-christ alors je me dis que si je prète 10 euros à une amie et que j’exige qu’elle me rende 12 euros, je lui vole deux euros mais si elle me dit, j’insiste c’est un cadeau pour te remercier alors je crois que ce n’est plus du vol mais si j’ai des interets dans mon livret A, ils viennent du fait que la banque fait travailler "salement ?" mon argent alors il vaut mieux que je ne profite pas de ces interets mais la banque peut aussi en faire un bon usage comment savoir ? que faire ? donner mes interets à plus pauvres que moi ? ou m’en servir. S’il n’y avait pas ses foutus banques et si nous avions tous des terres pour vivre de ce que nous produisons, alors la question serait réglée mais malheureusement nous n’en sommes pas là.

     

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