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Chômage, désillusion : les jeunes Italiens fuient leur pays

« L’Italie se dégrade à vue d’œil et offre toujours moins aux jeunes. Il suffit de parler avec les gens pour comprendre que s’en aller est peut-être la seule solution » : comme des milliers de jeunes Italiens, Antonio Davide d’Elia a décidé d’émigrer.

[...]

« L’Italie, c’est là où je suis né, où j’aimerais fonder une famille et vieillir, mais de façon digne. Je voudrais y retourner, mais seulement quand “maman Italie” recommencera à prendre soin de ses enfants que, malheureusement, elle a décidé d’abandonner il y a quelques décennies », confie à l’AFP le jeune homme de 26 ans.

Selon la Fondation Migrantes, quelque 40.000 Italiens âgés de 18 à 34 ans ont quitté en 2015 la péninsule pour tenter leur chance à l’étranger. Un chiffre qui conduit régulièrement la presse et les responsables politiques à s’inquiéter de la « fuite des jeunes » ou « des cerveaux » du pays.

[...]

Après deux années de récession, la péninsule connaît une croissance exsangue depuis 2014, avec une hausse du PIB de 1,3 % prévue par exemple cette année. Le taux de chômage est supérieur à 11 %, largement au-dessus de la moyenne de la zone euro (9,3 %), et chez les 15-24 ans, il atteint même 37 %, contre une moyenne européenne de 18,7 %.

[...]

Sergio Mello, qui a créé une start-up à Hong Kong, avant de rejoindre San Francisco, estime que « l’Italie n’offre pas un environnement fertile pour développer une entreprise compétitive ». « La bureaucratie fait perdre du temps », devenir « fou », et le système favorise « les voleurs » au détriment de « ceux qui paient leurs impôts », dit-il, fustigeant « une farce ».

Pour beaucoup, la désillusion est trop grande. Le fonctionnement de l’État, la fraude fiscale « créent un dégoût et une défiance vis-à-vis de l’avenir », souligne Valentina, tandis que Sergio juge « mort » tout espoir de changement.

Pour autant, le gouvernement s’efforce d’inciter ses diplômés à rentrer, avec notamment une nouvelle niche fiscale permettant en cas de retour de bénéficier d’une exonération de 50 % sur les revenus professionnels pendant maximum cinq ans.

Lire l’article entier sur lepoint.fr

Comme les Français, les Italiens ne sont pas
condamnés au libéralisme économique,
lire sur Kontre Kulture :

 

La spécificité italienne, sur E&R :

 



Article ancien.
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30 Commentaires

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  • Ils fuient leur pays pour aller où ? Hong Kong, San Francisco, merveilleux ! Ces patelins n’ont pas l’accueil extensible à mon avis. Ces jeunes feraient mieux d’essayer de reprendre le pouvoir chez eux - mais la couardise est la chose la mieux partagée de nos jours.

     

    • Tout à fait d’accord ,faut que les Italiens ,et tous ces jeunes Européens se révoltent au lieu de partir .Si les jeunes ne se révoltent pas ,ils vont laisser le champs libre à d’autres populations et ne reconnaitrons plus leur pays .On ne peut pas déserter son pays ,c’est un crime.


    • #1770590

      Qui les soutient chez eux ? Qui nous soutient en France ?


    • révoltez-vous, montrez l’exemple, je mettrai un pouce bleu ;)


    • #1770600

      Qu’avez vous fait pour "reprendre le pouvoir chez" vous ? Quels sont vos actes de courage ?


    • D’après vous partir serais fuir mais rester c’est subir. .. grosse tendance ici a taper sur ceux qui choisissent de se bouger et d’aller créer ailleurs !
      Tout le monde ne quitte pas cette Europe malsaine pour aller sucer a New York ou Londres. ..


    • @The Médiavengers, Je vais vous énumérer mes actes de courage et à quoi cela va-t-il servir ? Pourrez-vous les vérifier ? En tout cas, la lâcheté se mesure notamment à son vote et à son comportement dans la vie quotidienne - j’ai la possibilité de couler des jours heureux en quasi autarcie dans le pays d’origine de ma mère mais je reste en France qui est la patrie de mon père, Français de souche, et la terre où je suis née (pourtant, ici, la vie est très loin d’être facile pour moi et les miens).


    • @the médiavenger,

      pour ma part j’ai déchiré ma carte d’électeur à 18 ans et des patates, bref quand je l’avais reçue.

      Parce que je suis monarchiste, le voilà mon acte de courage.

      Que chacun en fasse autant, on verra bien la rigolade lorsque tous ces politicards seront au pied du mur face à des urnes désertes, avec l’impossibilité de se nommer eux-mêmes à leurs postes confortables.

      Et toi, sinon ?


    • #1772818

      Le 23 juillet à 01:29 par Yankee98
      Chômage, désillusion : les jeunes Italiens fuient leur pays

      @the médiavenger,

      pour ma part j’ai déchiré ma carte d’électeur à 18 ans et des patates, bref quand je l’avais reçue.

      Parce que je suis monarchiste, le voilà mon acte de courage.

      Que chacun en fasse autant, on verra bien la rigolade lorsque tous ces politicards seront au pied du mur face à des urnes désertes, avec l’impossibilité de se nommer eux-mêmes à leurs postes confortables.



      Ouhlala, oui ! ils vont trembler face aux urnes vides !


  • 1- louer une maison en milieu rural à 4 ou 5 jeunes
    2- trouver des petits jobs au black (jardinage pour les vieux une bonne piste) s’il n’y a pas d’emplois
    3- cultiver le terrain de la maison
    4- epic win.
    La crise est une chance que nous devons tous saisir, c’est le grand tri entre ceux qui sauront changer drastiquement leur façon de voir la vie et les autres qui ne feront que subir.
    Ne quittez pas votre pays, il n’y a pas meilleur endroit ou vivre.

     

    • Les migrants sont maintenant dispersés aussi dans les campagnes. J’ai fui Paris il y a 10 ans pour la campagne mais la merde vient partout, jenvisage sérieusement un départ vers la Pologne ou Le Portugal.


    • @clemm
      bien d’accord avec vous, c’est certainement la meilleure façon de se bouger le cul. et les petits boulots de proximité, on en trouve toujours quand on est sérieux et travailleur.
      Autrement il y a toujours la solution de précher la révolte devant son clavier en attendant le grand soir en se goinfrant de chips et de coca cola.


    • #1770728

      les prochaines vagues de migrants seront essentiellement envoyer dans les petit bourgades villages, les campagnes, ta petite maison en campagne, dans 20 ans ca risque d etre un mélange entre barbes et st denis


    • "La crise est une chance"...du Macron tout craché...vive la Novlangue et l’inversion des valeurs !


    • @Maddybreizh, il n’y aura pas de prochaine vague migratoire.

      Ils ont compris « qu’ici » (en Europe) c’est quasiment la même mouise dans le même genre de pays bananier que leurs pays bananiers du tiers-monde.

      Ils ne viendront plus autant, par contre ceux qui sont là vont rester, ça oui.


  • cà s’est passé de la même façon en Espagne..... Les jeunes se sont barrés ailleurs, comme çà le chômage a baissé officielement !!! Moins de bouches à nourrir, à défaut de les casser dans les manifs contre "l’austérité".....

     

    • #1770681

      Très bonne remarque. Une belle-soeur vivait à Barcelone et à déguerpit après la crise de 2008. Les jeunes espagnols ont dégusté.


    • #1770866

      Bonne remarque. En gros, dans tous les pays d’Europe, les jeunes, donc la population sans travail et qui n’a pas d’épargne, taillent a l’étranger, ce qui fait baisser artificiellement le chomage. C’est bon pour les stats de l’emploi et pour l’ordre social. Cette population est remplacée par des migrants facilement exploitables par le systeme capitaliste.

      Bref, tout va bien. Le mondialisme et le capitalisme ont gagné encore une fois. La destruction des peuples européens est bien en marche.

      Si tout ca fait parti d’un plan, c’est a la fois machiavélique et tres ingénieux.


  • ouais....tout ça concerne quand même une minorité de profils très diplômés qui rêvent de grande vie à New York ou Singapour.
    c’est le même problème qu’en France ou les diplômés refusent des emplois (à juste titre) souvent sous payé.

    ayant fait l’expérience inverse, après 10 ans comme cadre dirigeant en France, je suis en Italie depuis 2 ans en ayant réduit mes espérance social. on vit bien mieux en Italie avec 1300 euros qu’en France avec 2500 ! (cout et qualité de vie, délinquance...)

    et l’Italie comme l’Espagne restent des pays où le système "d" existent encore. (black, petit taff en campagne...), qui certe ne sont pas des situations pérennes, mais permettent de survivre un peu, bien mieux qu’avec un RSA.

    et arrêtons de comparer les chiffres du chômage ! quand on sait comment celui ci est compté, surtout en france


  • #1770754
    le 22/07/2017 par lasociétéduspectacle
    Chômage, désillusion : les jeunes Italiens fuient leur pays

    A force de Marché nous sommes passés d’humains à agents économique.


  • Les jeunes Espagnols et les jeunes Italiens partent de chez eux. Des migrants par centaines de milliers viennent occuper l’espace. Ils n’ont rien à faire là si ce n’est remplir le rôle qui leur est assigné par les vrais maîtres ( suivez mon regard ) : dissolution et disparition des nations, dissolution et disparitions des cultures, dissolution et disparition des races, mise en esclavage des individus hors-sol.
    L’UE et nos élites sont des traîtres qui ont mis à genoux nos pays au nom d’une idéologie mortifère. En d’autres époques, les traîtres avaient droit à certains traitements qui faisaient passer l’envie d’abattre sa patrie. Nous vivons une époque ignoble. Doit-on se laisser mourir ? Y a-t-il une autre issue que la révolte ? Pourra-t-on faire l’économie de la violence ?


  • Mes parents ont été des émigrés des années 60. Passées les années tumultueuses de la jeunesse dans le pays d’accueil, mon père n’a cessé de relever que ses compatriotes restés au pays s’en étaient quand même bien sortis, et que peut-être aurait-il mieux valu rester, car de l’émigration résultent tant de conséquences...

     

    • Je suis d’accord avec vous, pour être petite-fille d’immigrés italiens du côté maternel. J’ai aussi beaucoup entendu ma mère dire que sa propre mère aurait préféré retourner en Italie, comme plusieurs l’ont fait, car ils s’en sont mieux sortis que ceux qui sont restés ici...Après comme ils venaient d’une région pauvre je ne sais pas si c’est seulement une impression, car actuellement dans ces régions il n’y a pas beaucoup plus de travail.


    • @ Péruviana : certes l’Italie redevient pauvre, mais les régions campagnardes ont un savoir-faire et une envie de faire, c’est presque de la survie, qui leur sera bien utile si ça continue comme ça.


    • ...Les conséquences de l’immigration ...Les conséquences sont multiples et il ne faut pas considérer uniquement un illusoire bien etre matériel , ou une " mise à l’abri".Ce que l’on gagne, péniblement ne pèse en général pas lourd par rapport à ce que l’on a du laisser , et qui nous colle aux bottes , toujours, toute la vie , et les enfants continuent ....Bien qu’européens et chrétiens , après un siècle passé en France, on se sent toujours étrangers, il n’y a pas de jour ou l’on ne pense pas à la bas !


    • @ Voronine : oui, plus je vieillis, plus le retour aux sources est un véritable stress, car je réalise que tout ce qui aurait pu être n’a pas été... Ensuite il faut se reprendre et apprécier ici et maintenant ! Mais toute la vie est un entre-deux.


    • Pour Giustizia, je pense que tu as raison (oui ma réponse n’apporte rien)

      Pour ce qui est de l’entre-deux, je me sens française et très très peu italienne, mais le déchirement concerne surtout les deux premières générations....La 1e génération est la génération "sacrifiée" vraiment, je pense qu’en arrivant à 30 ans dans un pays étranger on se sent toujours étranger et cela s’estompe avec beaucoup de temps, avec les générations qui naissent sur le territoire.
      Et moi, vu mon physique et mon nom, personne ne me renvoie sans cesse à mes origines (cela doit aider aussi !)


  • « l’Italie n’offre pas un environnement fertile pour développer une entreprise compétitive ». « La bureaucratie fait perdre du temps », devenir « fou », et le système favorise « les voleurs » au détriment de « ceux qui paient leurs impôts », dit-il, fustigeant « une farce »...
    ...N’est-ce pas désormais le lot commun de la plupart des pays ’’européens’’.. ? Mais, objectivement, les plus défavorisés ne le sont-ils pas depuis déjà bien longtemps, ne serait-ce que parce que leur ressource intrinsèque n’est pas à la hauteur d’une démographie disproportionnée ? Quand en plus de ce constat basique on y ajoute des organisations sociales qui ne font qu’en aggraver les difficultés, on s’inscrit dans le marasme collectif perpétuel. Le ’’bonheur’’, la prospérité, ne s’atteignent pas collectivement et ça n’est pas parce qu’un voisin fait de la musculation qu’on a des abdominaux. Même à Honk-Kong il est pénible d’être ’’pauvre’’ (sans parler des USA...) et le monde est froid...


  • Aïe Aïe Aïe. Le point qui oublie de citer une des raisons majeures de ces départ ( si ce n’est "LA" ), l’africanisation de leur pays.


  • #1771251

    D’après moi, le problème de l’Italie, l’Espagne, la Grèce ou la France, bref les pays latins est le résultat d’un conflit de génération. Celle d’après guerre s’est octroyée de multiples avantages en râlant sans cesse pour défendre ses petits "avantages acquis", sans jamais se poser la question de qui aller regler la note. Cette mentalité de petit fonctionnaire et d’individualisme forcene a conduit ces pays dans l’abîme et sacrifie plusieurs générations. Il ne faut pas quitter le pays pour autant, au moment d’ailleurs ou les baby boomers prennent le chemin du cimetière...c’est a eux a ne pas commettre les mêmes erreurs que leurs aïeux pas très glorieux.