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Comment fabriquer un terroriste

Réponse dans "Les Chevaux de Dieu" de Nabil Ayouch

 

 

 

 

 

 

Nous avons décidé de diffuser cet article, publié le 19 février 2013 dans l’hebdomadaire Télérama, car le film Les Chevaux de Dieu, sorti en 2012, est devenu tragiquement actuel. Pour les Français. En effet, quelle que soit la manipulation ou la formation des kamikazes de l’État dit islamique, ces derniers sont bien nés quelque part. Ils ont été des enfants, puis ils ont grandi.

- La rédaction d’E&R-

 

 


 

Comment passe-t-on de gamin à terroriste kamikaze ? Le réalisateur Nabil Ayouch s’est penché sur la question dans Les Chevaux de Dieu. Un film aussi émouvant qu’éclairant.

 

Le réalisateur des Chevaux de Dieu a un beau et grand sourire en nous accueillant : « J’ai grandi avec Télérama  ! Ma mère était prof, alors votre magazine était un peu la bible à la maison. Je regardais le petit bonhomme qui sourit ou qui ne sourit pas et j’ai continué quand j’ai commencé à faire des films ». Comment le gamin né en 1969 à Sarcelles a-t-il rencontré le cinéma ? «  Avec un père marocain musulman et une mère juive et française, j’ai trimbalé une histoire d’identité qui était compliquée quand j’étais gosse. Alors, j’ai passé une partie de mon enfance dans l’imaginaire, qui a pris beaucoup de place dans ma vie. Le cinéma est arrivé naturellement, après le théâtre. J’ai tourné un premier court métrage en 1992 pour lequel j’ai embauché un garçon de 15 ans que j’avais rencontré à Trappes. Il s’appelait Jamel Debbouze, il a eu le premier rôle de ce film, Les Pierres bleues du désert, et c’est comme ça que tout a commencé ».
Depuis 1999, Nabil Ayouch vit au Maroc, où il a notamment tourné Ali Zaoua, Prince de la rue (2000). Dans Les Chevaux de Dieu, il raconte l’enfance des jeunes Marocains devenus kamikazes et morts dans les attentats de Casablanca en 2003. Un film à la fois émouvant et éclairant qui est à ce jour sa plus belle réussite.

 

 

Votre film est sorti récemment au Maroc. A-t-il provoqué des réactions ?

J’avais peur que ce film soit mal compris car il raconte une histoire douloureuse sur laquelle le Maroc est passé très vite, sans pouvoir faire un travail de mémoire. Mais le public a manifesté une envie de comprendre et s’est vraiment intéressé au film. Les gens n’ont plus envie de se contenter des thèses officielles. Sans doute parce que le Printemps arabe est passé par là. Ce qui avait été dit jusqu’ici sur les attentats dont il question dans Les Chevaux de Dieu, c’est qu’ils étaient le fait d’une cellule terroriste soutenue par des islamistes à l’étranger. Sauf que ce ne sont pas des terroristes venus d’Afghanistan qui ont commis ces attentats, mais des gamins qui habitaient à côté de Casablanca, et ça change tout. Par-delà les questions de religion, ces attentats pointaient un problème de société pour le Maroc, une défaillance de l’éducation, de la justice sociale dans un pays qui laisse des gens vivre dans l’exclusion et prend le risque de créer des frustrations et de la violence. Mon film veut justement regarder du côté de ces vies qu’on n’a pas voulu comprendre, montrer la réalité qui se cachait sous les attentats, et le public apprécie cette approche. Les Marocains sentent bien que nous ne sommes pas complètement sortis de ces difficultés : il y a eu d’autres attentats depuis ceux de 2003, perpétrés par des jeunes qui vivaient eux aussi dans des bidonvilles, hors de la société. Qu’est-ce qui fait que des jeunes se sentent à un tel niveau de marge et d’abandon qu’ils en arrivent à des actes aussi extrêmes ? C’est ce que les gens veulent comprendre aujourd’hui.

 

Le cinéma est-il une manière de soutenir le changement dans le Maroc d’aujourd’hui ?

Je fais partie de la génération Mohammed VI. Je n’ai pas connu les décennies 70 et 80, les années de plomb au Maroc, mais je vois qu’on prend un chemin nouveau, qui tourne le dos au tout sécuritaire d’avant. Beaucoup de décideurs politiques ont demandé à voir mon film et c’est un bon signe. Si le débat s’ouvre vraiment, cela pourra aider à avoir une autre approche de ces phénomènes de société. L’État fait déjà des efforts. Par exemple, une ligne de tramway a été ouverte récemment entre le bidonville que je montre dans mon film et le centre de Casablanca. C’est un moyen concret de lutter contre l’exclusion. Mais si on veut arriver à vraiment faire changer les choses, il va falloir ouvrir de nouveaux cinémas et des lieux d’expression pour que ces gamins, qui sont comme les autres même s’ils sont nés dans un bidonville, puissent donner ce qu’ils ont en eux et que cette énergie ne tourne pas en rage à force de ne pas pouvoir se libérer. Le Maroc manque encore beaucoup de salles de cinéma, puisqu’on a quarante-six écrans pour 33 millions d’habitants, alors qu’en France on a 5 000 écrans pour à peine le double de la population. Il faut agir dans le domaine social et culturel en même temps. C’était ma démarche avec Les Chevaux de Dieu : je ne me suis pas contenté de tourner dans un bidonville, j’y ai fait un travail avec les associations qui travaillent là tout le temps. J’ai aussi créé la Fondation Ali Zaoua pour aider ces jeunes et leur ouvrir les métiers du cinéma.

 

 

Lire la suite de l’article sur telerama.fr

 

Lire aussi cet article du Monde : « Pour les désespérés, l’islamisme radical est un produit excitant »

Un film social et courageux, ce qui manque en France, sur E&R :

Pour comprendre comment le Maroc essaye de concilier cinéma et islam,
voir sur Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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38 Commentaires

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  • #1322259
    le 18/11/2015 par Lavrov
    Comment fabriquer un terroriste

    Amis de E&R
    Sachez que ce film est une romanquête....
    Si vous connaissez ce néologisme, vous saurez qui il y a derrière.
    Hollywood fait mieux.
    Il n’y a de terrorisme que le terrorisme d’Etat.
    L’histoire du 20e siècle regorge de faits qui permettent de comprendre la mécanique en place.
    l’assasinat du prince Ferdinand en passant par l’incendie du reichtag.
    Et n’oubliez notre bon vieux Rav.
    "Par la tignasse de leur cheveux......"
    Ne varietur
    Lavrov.


  • #1322263
    le 18/11/2015 par Richy
    Comment fabriquer un terroriste

    pédophilie / islamisme
    même façons de recruter en vue de pervertir la jeunesse .
    Quel est l’endroit ou un pédophile rêve de se trouver…. ? , un emploi de professeur des écoles maternelles !
    Quel est l’endroit où les islamistes rêvent ils de se trouver pour recruter de futurs djadiste ?
    Là où l’on trouve des jeunes violents déstructurés, .....
    ces jeunes se trouvent dans des centre éducatif fermé ,
    il suffit donc d’un diplôme d’éducateur spécialisé, pour devenir la référence morale de cette jeunesse.
    Ces éducateurs spécialisés sont très durs à recruter, pour ses emplois, personne ne voulant faire ce métier.....
    donc très facile d’ accéder à ces structures en tant que référent éducatif ....
    Le travail de déstructuration du jeune et déjà fait, il n’y a plus qu’à le restructurer pour en faire un bon élément en vue de semer la terreur .
    pourquoi la protection judiciaire de la jeunesse et les associations diverses qui devraient s’occuper de surveiller ses employés ne font elles pas le boulot ......
    Deux raisons principales à cela,
    La premières il s’agit d’associations issu de la gauche bien-pensante, "bisounours" et autre "tout le monde est bon tout le monde il est gentil"
    autre raison, ces recruteurs djiadistes se cachent
    et autre raison plus trivialle l’argent €€€€€
    L’ état verse chaque jour pour chaque jeune dans ses structures 500€ /jour ( pour comparaison en prison un individu coute 100 €/ jour )
    Or que se passerait-t-il si cela se savait ??? ........
    les structures se contrôlant elle-même, n’ont aucun intérêt à se dénoncer et à perdre cette manne 15 000 € par mois et par délinquant .


  • #1322267
    le 18/11/2015 par masque de chair
    Comment fabriquer un terroriste

    A mes yeux, tout ce qui émane de Télérama est a priori suspect, sous bénéfice d’inventaire, bien entendu.
    Malheureusement, l’inventaire me paraît assez accablant :
    - l’auteur du film ? un déraciné (père marocain musulman, mère juive et française), ce dont il n’est certes pas responsable, mais qui le rend tout de même enclin à trouver des explications/solutions à son image, je veux dire cosmopolites ; j’en veux pour preuve l’emploi qu’il fait des concepts et des expressions comme : "faire un travail de mémoire", "le Printemps arabe est passé par là", "l’exclusion"...
    - l’auteur du film a grandi dans ce milieu enseignant de gauche (ce qui est presque un pléonasme) qui prend Télérama pour "Bible" (sic) lorsqu’il s’agit se juger un film ou une émission ("Ma mère était prof, alors votre magazine était un peu la bible à la maison. Je regardais le petit bonhomme qui sourit ou qui ne sourit pas et j’ai continué quand j’ai commencé à faire des films"). De là à dire que ce cinéaste a une caméra quelque peu (dés)orientée, il y a certes plus d’un pas, mais enfin, si Télérama lui ouvre ses colonnes, il doit bien y avoir une raison.
    - regardez la dernière photo de cette page : que voit-on sur le toit en tôles des bidonvilles ? Des antennes satellites : autre prison, bien pire que la pauvreté.
    En conclusion, je trouve cette piste pour comprendre le terrorisme moins intéressante que celle ouverte, par exemple, par Vincent Reynouard (voir sa vidéo du 16 novembre). Qu’on nous parle plutôt du cynisme avec lequel on pousse les jeunes à la consommation, au lieu de leur proposer un idéal digne de ce nom ; qu’on nous parle du terrorisme d’État perpétré en dépit de toutes les frontières, de toutes les conventions internationales, et de la simple justice, au nom fallacieux des Droits de l’Homme et de la Démocratie. La pauvreté n’a jamais poussé, seule, à la révolte violente. La matérialisme n’est pas la solution de notre décadence morale (et quand je dis notre, je ne vise pas seulement "l’Occident").

     

    • #1322445
      le 18/11/2015 par Georges 4bitbol
      Comment fabriquer un terroriste

      La génération de mes grands parents ( 1890/1970-80 env) était excessivement pauvre (pas de voiture, pas de vacances, pas de voyages, pas de scolarité au delà du certif et tôt au travail, aucun luxe, le cabanon à lapins, le poulailler, une seule des pièces chauffée à la cuisinière à charbon, quelques patates et quelques choux...), en revanche tous étaient propriétaires de leur maison, tous se tenaient les coudes, tous se connaissaient et s’appréciaient, les familles se retrouvaient tous les dimanches après la messe, les enfants étaient gardés par les grands parents , les oncles et tantes, pas une grossièreté, pas une médisance, pas un vol, les maisons ouvertes toutes la journée, le soir la clef sous le paillasson...


    • #1322702
      le 18/11/2015 par masque de chair
      Comment fabriquer un terroriste

      à Georges 4bitbol

      Oui, je pourrais en dire autant pour ma famille, et même moi, qui atteins la soixantaine, j’ai connu dans ma jeunesse des périodes de vraies "vaches maigres" sans pour autant me croire malheureux. Pour voyager, je partais en stop, ou encore à vélo (Paris-Tolède et retour), en dormant à la belle étoile et en achetant mes casse-croûte à l’épicerie de rencontre. J’apprenais du latin en pédalant (130-150kms par jour, c’est parfois long) et lisais A la Recherche du temps perdu le soir à l’étape... J’ai vécu plusieurs années en "chambre de bonne" dans différents endroits, soit 9m² maximum, mais j’étais heureux car j’avais des projets culturels plein la tête. Ensuite, je m’en suis bien sorti et vis aujourd’hui avec un certain "luxe", mais si demain je devais redescendre peu m’importerait si je conservais le pouvoir de me cultiver - et qui ne l’a pas aujourd’hui, où quasiment tout le patrimoine littéraire ou musical de l’humanité est à portée de souris ?


  • #1322272
    le 18/11/2015 par Richy
    Comment fabriquer un terroriste

    l’enfant "garçon" est le roi dans les familles magrébines arabe ,
    ça ne fout rien à l’école et ensuite ....
    vers 15 ans ça voit que ça n’a aucun avenir ,
    ça bave devant la marchandise , les femmes , frustrations , ça fini en prison
    70% des incarcérés en France sont issu de ces populations , ça se radicalise
    cherchez l’erreur
    les filles issus de ces familles , elle prennent souvent leurs vie en main , pour échapper à ce carcan
    bravo mesdemoiselles
    l’éducation doit être faite par les familles !
    pas dans les mosquées
    on devrait d’ailleurs nommer l’école :
    instruction nationale et non éducation nationale

     

    • #1322671
      le 18/11/2015 par Manuel valls c’est tony montana à la fin de Scarface .
      Comment fabriquer un terroriste

      J’ai plus de respect pour un type qui se rapproche de la piété que pour une racaille qui se rapproche du Bédo.


    • #1322679
      le 18/11/2015 par desour
      Comment fabriquer un terroriste

      Faut tout dire alors ! J’ai travaillé en hôpital psychiatrique et la majorité des patients étaient des filles maghrébines. Mal dans leur peau, sentiment de culpabilité de pas avoir respecter une certaine éthique religieuse et culturelle, des valeurs, d’avoir fais les 400 coups, d’avoir donné leur cul toute leur jeunesse et de pas trouver de mari, un gars "bien", maladies psychologiques en tout genre (névroses, psychoses, schizophrénies, etc...). Elles aussi se sont fait déglinguées par la société du fétichisme de la marchandise (en pire car elles s’affranchissent d’un carcan lourd pour profiter un max dans cette décadence matérialiste, y a de quoi faire des dégâts psychologiques, c’est comme sortir un truc du congélateur et le mettre dans l’eau bouillante). Et entre nous faut le dire, c’est toujours un avantage d’être une fille, on nous ouvre la porte, on nous sourit, et on peut toujours proposer quelque chose... Celles qui sont épanouis sont celles qui sont dans la religion, pas très jolie, mariée, plutôt soumise, ou celles qui assument à fond leur jeunesse de dévergondée et finissent avec un français de souche totalement dévirilisé, soumis, mais au fond triste car leur mari est un naze (problèmes contemporains de la féminisation de la société). Un monde compliqué...


    • #1322706
      le 18/11/2015 par masque de chair
      Comment fabriquer un terroriste

      à desour

      Bravo pour votre remarquable témoignage, qu’on sent vécu et pensé à la fois.
      Avec ma sympathie


    • #1322902
      le 18/11/2015 par Mehdi
      Comment fabriquer un terroriste

      @Desour.

      Tu as tout dit.


  • #1322317
    le 18/11/2015 par Giustizia
    Comment fabriquer un terroriste

    Excusez ma question pas directement centrée sur le sujet, mais les gens vont-ils encore au cinéma étant donné les multimédias personnels que nous avons presque tous à notre disposition ?


  • #1322340
    le 18/11/2015 par Grz
    Comment fabriquer un terroriste

    Pour éviter de renforcer la novlangue du système, il faudrait peut-être réfléchir à un terme de substitution pour "kamikaze".
    Pour vous donner une idée, c’est aussi insultant d’utiliser le terme "kamikaze" pour désigner des attentats suicides à la bombe que d’utiliser le terme "poilus" pour désigner les combattants de Daesh.

     

    • #1322402
      le 18/11/2015 par Duval
      Comment fabriquer un terroriste

      Non pour moi c’est le même aveuglement idéologique, le terro d’aujourd’hui le fait pour la religion, le Japonais d’hier le faisait pour le caractère divin de l’empereur.

      La seule distinction, c’est la notoin d’honneur chez les jap, propre au bushido.


    • #1322462
      le 18/11/2015 par Robin
      Comment fabriquer un terroriste

      Sauf qu’au Japon, les kamikazes frappaient des cibles militaire et en désespoir, la guerre était perdue mais l’honneur devait être sauf. Bon officieusement, c’était surtout qu’ils n’avaient pas le choix, mais ça ne consistait pas à se faire exploser au milieu des civils.


    • #1322497
      le 18/11/2015 par smulg
      Comment fabriquer un terroriste

      Duval, la grosse distinction à faire c’est que le kamikaze japonais se donnait la mort en emportant d’autres combattants avec lui.
      En ce qui concerne les djihadistes ça n’a rien à voir, ils se donnent la mort mais en emportant des innocents dans leur délire, pas des combattants.
      Ils sont au mieux des terroristes que l’on ne doit pas les appeler « kamikases » (c’est un honneur qu’ils ne méritent pas) mais des bons « kamisolés » (à enfermer à vie)


    • #1322557
      le 18/11/2015 par dede
      Comment fabriquer un terroriste

      C’est vrai, dans la pensée japonaise, y a pas de notion de haine essentialisée comme ça, les objectifs militaires étaient principalement visées.


    • #1322559
      le 18/11/2015 par Duval
      Comment fabriquer un terroriste

      Oui, j’aurais du distinguer les cibles civiles, même si les attentats ne visent pas qu’eux.


    • #1323071
      le 19/11/2015 par krokop
      Comment fabriquer un terroriste

      @ dede qui dit
      "C’est vrai, dans la pensée japonaise, y a pas de notion de haine essentialisée comme ça, les objectifs militaires étaient principalement visées."
      il n’y avait pas de cruauté dans ces suicides effectivement, mais vous oubliez les massacres de civils en chine et en corée, qui n’ont rien à voir avec le skamikazes je sais, mais ils ont pris vraiment cher... faudrait pas l’oublier


    • #1323882
      le 19/11/2015 par Grz
      Comment fabriquer un terroriste

      @krokop
      Merci de ne pas invoquer les décisions des tribunaux de Nuremberg ou Tokyo pour argumenter.
      Dans l’état actuel de la liberté d’expression en France, cela bloque tout contre argument et donc toute discussion sérieuse, ce qui est excessivement irritant.
      Merci d’avance.

      Je m’en tiens au fait que les kamikazes étaient des soldats qui attaquaient exclusivement des objectifs militaires.
      Coller leur nom sur les combattants du nouvel ordre mondial, qui attaquent exclusivement les civils, c’est faire le jeu de l’ennemi.


  • #1322351
    le 18/11/2015 par paul
    Comment fabriquer un terroriste

    "Ils ont été des enfants, puis ils ont grandi".

    Merci à vous de préciser cela, ce point est d’une importance capital, malgré leurs défauts ceux que l’on nomme terroriste pour mieux les déshumaniser restent des êtres humains.

     

    • #1322440
      le 18/11/2015 par Yves
      Comment fabriquer un terroriste

      Exact, et c’est intéressant d’ailleurs de noter qu’au moment de la fusillade du Bataclan, les mecs ressentaient encore le besoin de se justifier "c’est pour la Syrie, c’est pour l’Irak, c’est à cause de Hollande" etc, alors que normalement, si on voit ça de façon froide, qu’est-ce qu’ils en ont à foutre d’essayer de s’expliquer auprès de gens sur lequel ils tirent ?
      C’est comme les frères Kouachi qui après la fusillade de Charlie restaient là au milieu de la rue à gueuler comme des poivrots ("on a venger le prophète, on a tué Charlie Hebdo..." etc) plutôt que se carapater vite fait en silence.
      C’est juste un réflexe naturel de l’être humain que de vouloir toujours se justifier de façon hypocrite quand il fait les pires conneries, ce que le lion ne fait jamais face à une gazelle.


    • #1322676
      le 18/11/2015 par Manuel valls c’est tony montana à la fin de Scarface .
      Comment fabriquer un terroriste

      Ce qui caractérise le terroriste c’est la faiblesse de son quotient intellectuel.


    • #1322703
      le 18/11/2015 par Manuel valls c’est tony montana à la fin de Scarface .
      Comment fabriquer un terroriste

      En voilà la preuve...
      Le type est recherché par toute l’ Europe mais il ose se rendre à la poste ...

      http://www.lexpress.fr/actualite/so...


  • #1322403
    le 18/11/2015 par Jacquesdechante
    Comment fabriquer un terroriste

    C’est l’âme pure qui a la rage, et c’est à travers le corps qu’elle intercède. Là, est l’Amour véritable.


  • #1322404
    le 18/11/2015 par Azad
    Comment fabriquer un terroriste

    Je recommande le témoignage de ce jeune tunisien qui résiste aux terroristes au prix de sa sécurité. En quelques minutes : la souffrance, la dignité et une petite idée de la misère et de l’exclusion qui servent de vivier aux recruteurs des terroristes
    https://youtu.be/RWnINkd69g4


  • #1322444
    le 18/11/2015 par Yann B
    Comment fabriquer un terroriste

    Il faut savoir que Nabil Ayouch est extrêmement critiqué au Maroc, et pas seulement depuis Much Loved. Il est complètement dans le système à l’image de son pote Debbouze.
    Cela force la méfiance vis-à-vis de son oeuvre.

     

    • #1324181
      le 19/11/2015 par Amal
      Comment fabriquer un terroriste

      Entièrement d’accord ce réalisateur se fait le défenseur des prostitués avec Much Loved, mais salit surtout la femme et les marocains, et ce film est juste avec Hollywood une propagande de plus pour entretenir l’idée que les arabo musulmans sont des terroristes. Et au final qui profite de ces propagande qui salisent l’islam et les musulmans, et bien toujours les mêmes ceux qui font le cinéma ou qui le finance. Ce Nabil Ayouch qui se veut être le défenseur de la veuve et de l’orphelin ne fera jamais un film qui dénonce la pédophilie de réseau, et ne citera jamais le nom de Lang Miterrand et bien d’autres qui font des millions de victimes ! A bons entendeur ! Avant de mettre en avant une enflure faites une enquête plus poussée ER car ce type est sioniste et ne fait que servir en sous marin, comme dirait BHL c’est bon pour Israel...


  • #1322593
    le 18/11/2015 par NS
    Comment fabriquer un terroriste

    Si on comprend bien le sens de cette bande annonce c’est la Maroc qui fabrique les islamistes de nos banlieues avec l’argent des saoudiens...


  • #1322622
    le 18/11/2015 par Jaket
    Comment fabriquer un terroriste

    Les camarades, j’ai l’impression qu’on s’est laissé court circuiter par l’émotion de des derniers événements. Les groupes terroristes sont impuissants, ce ne sont que des bras cassés, sauf si.... Tout ceci est la conséquence de gigantesques accords secrets internationaux mêlant multinationales, armées privées et ETAT PROFOND. Selon Thierry Meyssan la France a été punie. Je le cite "À l’évidence, le gouvernement s’attendait au pire, ce qui implique qu’il était en négociation avec ceux qui l’ont attaqué. La France a pris des engagements qu’elle n’a pas tenus et est certainement victime d’un chantage de la part des maîtres qu’elle vient de trahir." Je me demande ce qu’en pense Alain Soral. On tue notre peuple !


  • #1322704
    le 18/11/2015 par André
    Comment fabriquer un terroriste

    Bref, rien à voir avec l’islam...

    Question : pourquoi les jeunes chrétiens des bidonvilles du Brésil ne se transforment pas en "kamikazes" ? et tous les autres désespérés de tous les bidonvilles du monde en Afrique noire, Inde, Chine etc... ?

     

    • #1322887
      le 18/11/2015 par Musulmane et fière
      Comment fabriquer un terroriste

      L’islam interdit la meutre et le suicide, les jeunes qui commettent de tels actes ne connaissent rien à la religion la preuve en est un des terroristes Brahim abdesllam selon les dires de son ex femme " il passait ses journées à fumer du cannabis et il n’allait jamais à la mosquée " et c’est aussi le cas des autres, ils ont tous des profiles de délinquant qui n’est absolument pas compatible avec la foi musulmane.


    • #1322907
      le 18/11/2015 par Titus
      Comment fabriquer un terroriste

      @Musulmane



      ils ont tous des profiles de délinquant qui n’est absolument pas compatible avec la foi musulmane.




      C’est absolument faux. Un Musulman (ou un Chrétien) ne cesse pas d’être musulman (ou chrétien) lorsqu’il commet une faute (pécher) ! Sinon, il n’y aurait ni chrétien ni musulman sur Terre.
      Cette prétention que les Musulmans ne pècheraient jamais, donc seraient meilleurs que les Chrétiens, est d’une ridicule naïveté.


    • #1323019
      le 19/11/2015 par Louis #
      Comment fabriquer un terroriste

      Un "Chrétien" ou un "Musulman" saura qu’il a été Chrétien ou Musulman quand son Dieu l’aura jugé.
      D’ici là, c’est un homme ou une femme qui voudrait bien devenir ce en quoi il croit et celui qui s’estime à la place de son dieu n’est qu’un imposteur bien mal parti pour arriver là où il voudrait aller.

      Message au croyants :
      Ne dites plus "Je suis.. d’aprés", dites "J’essaie d’être ... selon".
      Ainsi vous gagnerez en crédibilité et vous ferez taire toute critique en imposant le dialogue.


    • #1323118
      le 19/11/2015 par tigre mauve point com
      Comment fabriquer un terroriste

      @Titus,

      C’est quand même d’abord André qui semble lier folie meurtrière et islam. Plus que le contenu du corpus religieux ce sont bien des humains qui ont organisé ces groupes de fanatiques et pas forcément des musulmans comme chacun le sait aujourd’hui. Qui a encouragé et aidé les talibans face au russes au début des années 80’s ?


    • #1323935
      le 19/11/2015 par SpiritusRector
      Comment fabriquer un terroriste

      @Louis #

      De bonnes paroles, auxquelles je me permet d’ajouter celles-ci :

      Le mot "croyant" lui même contient l’erreur.

      Arrêtez de "croire", commencer à "essayer de suivre les enseignements de ..."

      Parce qu’à force vous finissez par vous "croire" accompli dans une quelconque forme d’apprentissage mystique...

      Vous devez essayer d’être des disciples, c’est déjà beaucoup pour l’écrasante majorité des humains, même pour les plus aptes.

      Votre foi "inébranlable" vacillerai au moindre véritable acharnement du destin, ou "miracle" ou démonstration de force surnaturelle allant dans le sens contraire. Et vous le savez car bien peu d’entre nous ont le courage de demander sincèrement à être éprouvé... Sinon les Sorals seraient une armée, sans compter ceux qui le surpasseraient.

      Alors n’estimez pas que vous croyez et encore moins que vous êtes...

      Ceux qui "sont", sont une petite poignée dans le monde et n’ont rien à voir avec vos officiels, ni même avec ceux que vous adulez.

      Et sans eux, et leur mission de pilier invisible ici bas, nous ne serions déjà plus. Et l’échec serait consommé.

      Pour autant nous ne leur devons rien, nous devons à Dieu qui les envoie.


  • #1323317
    le 19/11/2015 par diablotine
    Comment fabriquer un terroriste

    Bonjour Camarades

    J’ai regardé le film hier,j’ai trouvé ça pas mal,bon après c’est un film,mais pour certains qui se radicalisent je pense aussi que c’est un moyen pour eux de trouver leurs identités,car ils sont perdus,surtout ceux qui vivent en Occident,même s’ils se plantent complètement, d’abord Ils sont très influençables et c’est à ce moment qu’ils se font endoctrinés et malheureusement ça fait énormément de dégâts......


  • #1323753
    le 19/11/2015 par Baladin
    Comment fabriquer un terroriste

    Je ne cherche pas d’excuse mais le Maroc est un pays pauvre ou le Marocain de base voyant l’étranger s’encanailler est frustré et puis il y a le mépris de leur gouvernant qui se foute de leur condition.Il y a deux Maroc celui des étrangers et celui de la plèbe miséreuse et sans avenir.


  • #1331109
    le 26/11/2015 par anonyme
    Comment fabriquer un terroriste

    Il n’y a pas qu’Hollywood.
    "Aferim" est un film de Radu Jude, produit par Ada Solomon, ecrit par Florin Lazarescu, sorti en 2015.
    Jude reçoit l’Ours d’argent du meilleur réalisateur au 65e Festival du film de Berlin.
    Le film est sélectionné pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère pour la 88e cérémonie des Oscars 2016.
    Le film a ete tourne aux studios Nu Boyana, en banlieue de Sofia en Bulgarie, dont le complexe, un des plus vastes d’Europe, comprend entre autres, une replique de Manhattan et une de la Rome antique, complete avec son Colisee.
    Ces studios sont la propriete d’Avi Lerner, producteur israélien ayant plus de 230 films a son actif.
    Lerner s’est engage dans l’armee en 1966, et a combattu lors de la Guerre des Six Jours dans une Brigade Parachutiste.
    Il a egalement pris part a la bataille de Rafah puis a l’operation du Canal de Suez, et a nouveau servi comme reserviste en 1973.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Aferim !
    https://en.wikipedia.org/wiki/Nu_Bo...
    https://en.wikipedia.org/wiki/Avi_Lerner


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