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Comment faire face à l’ubérisation ?

Une nouvelle importante nous est récemment venue de Londres. C’est dans cette ville, capitale du Royaume-Uni, qu’a été prise une décision qui fera date : la société UBER est sommée de requalifier les chauffeurs qui travaillent pour elle en « salariés ». Le modèle UBER a donné naissance au fantasme d’une économie dont le salariat aurait disparu, et avec lui les droits sociaux qui lui sont associés, pour être remplacé par une société d’entrepreneurs, de micro-entrepreneurs mêmes. Ce qui ne fait que réactualiser un modèle économique des débuts du XIXème siècle : le travail à façons.

Jacques Sapir reçoit Franck Dedieu, professeur à l’IPAG Business School, Sayah Baaroun, Secrétaire Général du Syndicat des Chauffeurs Privés VTC, et Grégoire Leclercq, président de la Fédération des auto-entrepreneurs et fondateur de l’observatoire de l’Uberisation.

 

 

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11 Commentaires

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  • #1863234
    le 17/12/2017 par Ferdinand
    Comment faire face à l’ubérisation ?

    Pourquoi ne pas revenir à la bonne vieille pratique, si conviviale : "je te donnes quelques billets à la fin de ta journée de travail (12 heures minimum) et en fonction de la tâche restante je te dis si tu peux revenir travailler demain" . Ah l’époque des tâcherons, c’était "la belle époque"...

     

    • #1863641
      le 18/12/2017 par goy pride
      Comment faire face à l’ubérisation ?

      L’époque des tâcherons n’a rien à voir avec la situation actuelle. L’emploi des saisonniers était une sorte d’institution sociale. Les tâcherons étaient en général très bien nourris et traités, certains finissaient par être considérés comme membres à part entière de la famille. Leurs employeurs travaillaient souvent aussi dur qu’eux...Les tâcherons étaient souvent des marginaux qui grâce à ce système pouvaient subvenir dignement à leur besoin et avoir une vie sociale. Quant à ceux qui démontraient un potentiel intellectuel et des qualités morales appréciables ils finissaient souvent par être repérés par un de leurs employeurs qui le prenait sous son aile, pouvait le former à un métier...voire le marier à une des vieilles filles de la maison...Je suis suffisamment âgé pour avoir connu quand j’étais petit quelques reliquats de cette époque. A la fin des années 70 jusque dans les années 80 dans ma campagne il y avait encore des tâcherons qui faisaient les foins et diverses autres tâches pour les paysans, les artisans...ces gars un jour ils apparaissaient chez un patron, travaillaient pour lui quelques temps...et puis du jour au lendemain ils disparaissaient sans prévenir...pour réapparaître quelque mois plus tard et retravailler pour le même patron...ces gars là étaient tous des marginaux incapables d’assumer les responsabilités d’un salarié...de nos jours ce genre de gars ne travaillent plus, sont remplacés par migrants, Roumains..., finissent parfois clochards, SDF...
      Comparer des salariés uberisés à des tâcherons de l’ancien temps c’est comme si on comparait un ouvrier chinois d’une usine Nike à un ouvrier dans un atelier artisanal d’un cordonnier de l’ancien temps. Cela n’a rien à voir ! Dans l’atelier artisanal d’un cordonnier, l’ouvrier était peut être mal payé mais il entretenait toutefois des rapports humains authentiques avec son patron avec lequel il travaillait côte à côte. Cela n’a absolument rien à voir avec la froideur des rapports humains dans une usine. L’ouvrier avait aussi l’opportunité d’apprendre un vrai métier au côté de l’artisan, en revanche dans une usine chaque ouvrier s’occupe inlassablement d’une tâche spécifique stupide (coller des semelles ou enfiler des lacets à la chaîne...) sans jamais pouvoir apprendre un métier...l’apprenti ou l’ouvrier dans un atelier artisanal pouvait un jour décider de monter sa propre affaire car il finissaient par maîtriser un métier...l’ouvrier d’une grande usine n’apprend rien durant son labeur...


  • #1863249
    le 17/12/2017 par Maxence
    Comment faire face à l’ubérisation ?

    Ubérisation=précarisation=exploitation . Retour au XIXème siècle, l’ordi en plus .


  • #1863286

    Ce que j’apprécie chez Sapir, c’est qu’il ne coupe JAMAIS la parole des intervenants. Il y en quelques uns (pour ne pas dire "TOUS" chez nos journaleux de pacotille) qui devraient en prendre de la graine. Merci E et R de nous informer et je vous souhaite de passer un très bon Noel.


  • #1863361

    Pourquoi vouloir légiférer absolument ? Les personnes travaillant pour uber veulent t ils être salariés ou indépendants ?
    En temps qu indépendant , je ne veux pas que l état vienne mettre son nez dans mes affaires. Le moins de lois, de contraintes et de cotisations possible ,avec les inconvénients qui vont avec, donc moins de subventions sociales sont généralement le souhait pour lequel des gens veulent être indépendants.

     

  • #1863426
    le 17/12/2017 par davideduardo
    Comment faire face à l’ubérisation ?

    Pourquoi ne pas recreer un genre de corporations de vtc, de livreurs, d artisants....
    Un melange de syndicats obligatoires , de cooperative, de caisse d entraide, de controle de qualité de ses intervenants

    Cela voudrait dire bien sur que le monopole des plateformes serait controlé par la corporation.

     

    • #1863468
      le 18/12/2017 par Rogiero_In
      Comment faire face à l’ubérisation ?

      C’est là l’enjeu primordial que pose la nouvelle mutation de notre société, une de plus. Mais celle-là, elle a d’la gueule, elle a un NOM qui pète ! "l’ubérisation de la société" à l’heure des NTIC !
      Comprenez que ce débat est déjà dépassé ou alors c’est du réchauffé. L’heure n’est plus au débat, il va falloir agir les amis.
      La mobilité et les transports sont le cheval de Troie du capitalisme. La régulation étatique et capitalistique de ce secteur est un enjeu crucial pour le contrôle du territoire. C’est un enjeu essentiel aujourd’hui, comme depuis toujours et de tout temps. Le problème à résoudre pour macron est de définir les contours du marché. Définir les règles, les normes, les prix, les salaires, les rentes et les dividendes. Et croyez bien qu’il aime la fraîche, le macron ! "On" définit arbitrairement les droits et les devoirs du client-usager, et ceux du collaborateurs-esclave (sociétaire, indépendant ?...), en prenant bien soin de les distinguer. On sait jamais, il pourraient se fédérer contre le maître Uber... et ensuite "on" passe à la caisse, tranquille. Pour les plus vicieux, on fait la culbute sur le carbone. Mais là faut être initié. Le monopole mondial de la mobilité et des transports à venir sera-t-il une société multinationale à fonds privés, une corporation, une coopérative (SCOP, SCIC) ? Ou juste une chimère ?
      L’organisation qui se construit peut ressembler à une tour de Babel... Mais si les peuples prennent conscience de l’enjeu derrière cette technologie, çad la lutte pour le contrôle du territoire, ça risque de bouger ! Voire même de chauffer.


  • #1863553
    le 18/12/2017 par Ignatius
    Comment faire face à l’ubérisation ?

    A votre avis pourquoi UBER est tant valorisé alors qu il perds de l argent ? Quel est son veritable business modèle ?
    Pour votre parfaite information,
    ttps ://www.latribune.fr/entreprises...


  • #1864131

    C’est bien gentil mais dans 10 ans ils y aura des voiture autonomes, il faudrait peut-être se poser les bonnes questions.