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Courrier des lecteurs

La prise de conscience d’un ex-banquier

Cher Alain Soral,

Je vous écris suite à la lecture de plusieurs courriers des lecteurs. Ces courriers des lecteurs aux profils variés sont encourageants, et j’imagine même plus stimulants pour vous qu’un compteur de vues dailymotion. Je vous écris aussi par besoin de m’adresser à quelqu’un qui par ses analyses démontre être une des rares personnes qui pourra comprendre mon parcours.

Je suis un ex-banquier, dans l’investissement en infrastructure, aujourd’hui consultant freelance. Je vis dans et de la logique mondialiste que vous dénoncez, et dont je corrobore à la critique bien que faisant partie du problème. Ceci dit j’ai de plus en plus de mal à en vivre, et j’ai de moins en moins de motivation, ce qui revient en fait au même. Je pense que cela est dû à une prise de conscience assez forte qui se doit principalement à mon parcours et à mes origines.

Né en France, fils d’immigré italien resté en contact avec le pays, j’ai dès l’enfance été confronté à deux réalités, la réalité de la famille, paysanne, saine, simple mais aussi très limitée, et la réalité de la ville moyenne de France où j’ai grandi, l’abondance, mais aussi le manque de certaines valeurs de base, le multiculturalisme et le communautarisme. Communautarisme quasi-inexorable qui commençait chez moi en se référant aux voisins comme "français", terme amicalement péjoratif se référant à un voisinage de prolétaires dont la laideur avait beaucoup à voir avec la perte de leurs traditions françaises, à commencer par la cuisine – les pâtes au jambon ou au ketchup de mes camarades de classe étaient très symptomatiques d’un mal plus profond.

Après des années d’école publique qui me firent baigner dans le multiculturalisme et bain idéologique sos racisme, et n’ayant jamais vraiment compris quelle attitude adopter entre la sympathie familiale pour Le Pen et le discours étudiant ambiant, je me suis affranchi de toutes ces questions en me concentrant sur les études et entrant dans une grande école parisienne – ou du moins j’avais cru m’en affranchir.

La réalité m’est retombée dessus lorsque j’ai commencé à côtoyer une certaine bourgeoisie "catholique" française qui vit du système et est donc allergique à Le Pen, mais aussi quelques juifs séfarades, en apparence fils de commerçants comme moi, en apparence déracinés comme moi, mais dévoilant au fil des années un cosmopolitisme antagoniste à toute forme d’enracinement, préférant ainsi New York à la France. Je n’avais à l’époque pas encore lu Simone Weil mais j’étais sensible à la question de l’enracinement par intuition.

C’est lors de ces années d’études que ma conscience de classe s’est développée. Mes parents me payaient les études mais je n’oubliais pas leurs 15h de travail par jour. Puis en allant à l’étranger pour finir mes études, j’ai fini par travailler à Hong Kong plusieurs années. J’ai alors pu ajouter la catégorie juifs ashkénaze à ma compréhension du monde, et du monde la banque en particulier en entrant dans ce monde. J’ai toujours eu un talent d’observation et d’intégration dans un groupe, m’immisçant dans des mondes étrangers pour mieux les comprendre et sans les juger de premier abord. J’ai alors compris que la distance qui me séparait des élites mondialistes dont je faisais partie de facto était beaucoup plus grande que la distance culturelle qui me séparait des prolétaires français. La distance géographique était donc finalement moins déterminante que la distance de classe dans la lecture du monde.

Mon père, ce petit patron qui offrait l’appéritif à ses employés le samedi, m’exaspérait par son mono-déterminisme politique centré sur la seule valeur travail - souvent travail individuel de production, ce qui fait sens chez un immigré de première génération mais me paraissait être une vision limitée. Il aurait sûrement dit de Soral que c’est un malin qui cherche à eviter de travailler qui ne vaut pas mieux que les autres ! Aujourd’hui, je comprends qu’il réunissait le bon sens et la conscience politique du petit entrepreneur, et qu’un type cultivé comme Soral tend finalement, à 50 ans, à se rapprocher plus vers cette catégorie que vers celle de penseur ou chroniqueur télé. C’est finalement qu’elle est assez vertueuse et affranchissante.

De mon coté, je continue à vivre dans et par le parasitisme tertiaire. Ça me permet de vivre confortablement et même d’avoir pu modestement faire un don de quelques centaines d’euros à votre association il y a un plus d’un an. Vous sourirez en apprenant que par méfiance j’ai utilisé une adresse mail temporaire et que je fais de même aujourd’hui. Méfiance envers le système.

Car la rançon "de la gloire", c’est d’être tenu par les couilles, à tel point que beaucoup finissent par les perdre ou pire encore, par se demander si elles servent encore à quelque chose tant la carte de crédit fait des miracles. Une sorte d’aboutissement du meilleur des mondes où les riches contrôlent, les pauvres reproduisent, où tout le monde est heureux et personne ne se pose de questions, la mort de la conscience par la flatterie de l’égo et du plaisir individuel. Comme a dit Vanneste que j’ai découvert sur votre site : on vit dans un monde où on ne pense plus, ou alors si l’on pensait ça serait pour penser à soi.

Concernant le monde de la banque d’investissement, ce monde de l’argent et la corruption morale où l’un nourrit le besoin de l’autre et vice-versa, sachez que la motivation première des jeunes analystes est d’accéder aux "models and bottles", c’est à dire au carré VIP de la "meilleure" boîte du centre-ville remplie de banquiers, d’avocats, de consultants et de bimbos. Bimbos c’est-à-dire putes, demi-putes pour certaines : chroniqueuses pour revues féminines ou mannequins ratées, voire putes-en-devenir : jeunes étudiantes bobos qui passent leurs vendredi après-midi à choisir leur robe et arrivent en boîte avec 3 fois trop d’accessoires… ou tout simplement putes du capital comme nous c’est-à-dire avocate, banquier ou consultante, executive woman à talons hauts qui a quand même besoin d’un réconfort mâle dominateur après une semaine de boulot et une bouteille de vin blanc au bar avec sa collègue. À se demander si, au milieu de tout ça, les putes au premier sens du terme ne sont finalement pas les plus honnêtes et vertueuses !

La corruption morale est assez banale dans ce milieu, la banque en elle-même en tant que logique ou système n’a pas de morale autre que la croissance du profit, et est un espace complètement déshumanisé. En tant que jeune analyste j’ai pu m’enthousiasmer pour certains projets d’infrastructure donnant l’impression de participer à quelque chose de vertueux, puis j’ai vite déchanté, lorsque ne pouvant pas faire avancer un projet malgré un sacré budget "lobbying" le tout fut découpé en pièces (droits, pré-contrats etc) et vendu aux plus offrants, permettant ainsi tout même de faire du profit sans pourtant que ce projet ait un quelconque futur concret qui fasse sens. Être à l’intérieur de ce monde ouvre les yeux.

Et ça ouvre les yeux aussi sur un sujet qui vous est cher. Pour reprendre et adapter une citation de Desproges je dirai que dans le monde de la banque, le monde se divise en deux catégories, les juifs et les schyzo-sémites ! C’est-à-dire à la fois "antisémite" car bien au fait de la domination juive de ce monde de l’usure, et à la fois philo-sémite par admiration pour la communauté qui contrôle notre monde professionnel, d’autant que tout le monde rêve du bonus et du premier million de dollars. Pour certains, goys en général, le premier million est vu comme une fin, pour d’autres plus ambitieux et donc plus faciles à corrompre, comme un début !

Je ne suis pas resté assez longtemps dans la banque pour accéder aux fêtes partouzardes dont tout le monde parle discrètement, et qui étaient organisées par un directeur assez senior. Je n’ai donc pas vu de première main la dérive réellement satanique du milieu. Mais dans une moindre mesure, il me suffit d’observer beaucoup de mes collègues qui partagent ce goût pour la coke, le plaisir de baiser hors mariage et d’aller en vacances à Ibiza à 35 piges pour comprendre quel futur les attend. Le profit et l’usure sont tout à fait compatibles avec l’hédonisme, et j’irai même plus loin en disant que ceux qui ont le plus de succès sont ceux qui "embrassent" l’hédonisme et se revendiquent d’Ayn Rand pour se justifier de leur égoïsme. Niveau décadence morale, j’ai donc bien vu le début de la spirale.

Ma conscience politique et ma douleur face à ce milieu a sûrement une explication anthropologique, difficile de passer de petit-fils de paysan et fils de petit patron à l’élite d’argent la plus destructrice. Parmi tant d’intellectuels et d’experts qui passent leurs vies sur les plateaux télé, vous êtes un des seuls à comprendre et à exprimer ça. Quand vous expliquiez pourquoi le système ne pourrait pas se servir d’une Ségolene Royal, fille de militaire, car ayant en elle un reste de structuration mentale et morale, tout ça fait sens à mes yeux. La notion même de système que certains renvoient directement à de la conspiration est beaucoup plus facile à appréhender une fois passé quelques années en plein dedans.

Je vous considère donc avant tout non pas comme un penseur ni comme un politique mais comme un "éveilleur de conscience". Ce noble but que vous vous fixez et que vous atteignez de plus en plus. Mon courrier fait suite à d’autres, et aura pour but je l’espère de montrer les différents horizons des gens qui vous écoutent et vous soutiennent. Vous avez fait un choix, et comme vous aimez à le dire, contrairement à la jeunesse pressée, vous savez que les arbres prennent du temps avant de donner des fruits et que votre travail est un travail sur la durée.

Enfant, je m’étonnais de voir mon grand-père de 60 ans planter de tout petits oliviers à coté d’olivier centenaires. La frustration de savoir que dans 20 ans ils auraient grandi si peu qu’ils ne feraient pas la moitié de la taille des autres, me faisait penser que mon grand-père n’avait vraiment rien de mieux à faire. Aujourd’hui je comprends que ce sont les gens comme lui qui fondent l’humanité.

Et je tiens à dire qu’il est assez admirable et courageux d’être sorti du monde dans lequel vous étiez, mais au final je crois comprendre qu’entre choisir d’endurer la laideur morale au prix du mensonge ou basculer vers la vérité, il vous aura été assez simple de choisir. Et que comme toujours le courage n’est qu’un terme généreux qui permet d’expliquer après coup qu’on ait suivi son intention sans prendre en compte les risques auxquels on s’exposait. Un peu comme ce père de famille qui a désarmé un homme au cinéma et dont vous avez relayé l’information.

Aujourd’hui, à 34 ans, je n’ai toujours pas atteint le million de dollars, mais mes rêves ont dramatiquement changé. Plus envie de Porsche, plus envie d’appartement chic en haut d’une tour, mon rêve est de me marier, d’avoir des enfants, de pouvoir m’affranchir de cette vie qui me coûte tant d’effort indidivuel et du travail pour nourrir un capital qui certes me dédommage bien, mais qui ne m’a pas permis d’atteindre le niveau de satisfaction d’un petit entrepreneur local comme mon père.

Contrairement à vous, j’aspire à vivre dans l’anonymat, sans ambition politique sinon celle d’élever mes futurs enfants de manière civique et responsable. En tant que produit de la mondialisation, il m’est pourtant aujourd’hui difficile de retourner vivre à la campagne, de trouver une femme qui puisse accepter mon train de vie et mon niveau de vie tout en ayant des valeurs saines – cet univers étant très réduit. Considérant l’enracinement comme décrit par Simone Weil comme fondamental, je suis aujourd’hui un être humain quasiment in-enracinable. Je vous laisse penser à ça, c’est une donnée avec laquelle il faudra penser le monde de demain.

Merci de m’avoir lu. Je lis votre revue de presse fréquemment ce qui me permet de rester en contact avec la langue française. Pour le reste des médias français comme le Monde ou le Figaro, ils ne sont qu’une version française d’une presse mondialiste abondamment disponible en anglais.

Bon courage !

J

Autour du sujet avec Kontre Kulture :

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55 Commentaires

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  • #477728
    le 29/07/2013 par racine
    Courrier des lecteurs

    Courrier des lectures est vraiment une des parties de ER que je préfère..

    Celui la particulierement est non seulement tres bien ecris mais aussi tres pertinent et offre une experience vraie et originale..

    Felicitations..


  • #477746
    le 29/07/2013 par Zeorzes Abitbol
    Courrier des lecteurs

    Une magnifique lettre en forme d’auto-biographie iconoclaste qui donne à souhaiter que cet internaute accède à la vie platonicienne qu’il souhaite : le Vrai, le Bien, le Beau.


  • #477754
    le 29/07/2013 par PierreC
    Courrier des lecteurs

    Je pense qu’il y a tout dans cette intervention.


  • #477764
    le 29/07/2013 par Nina
    Courrier des lecteurs

    J’étais moi aussi "shootée" à ce rythme, ces rencontres continuelles, ce rythme comme une droguée à son héroïne. Ça n’est pas facile pour moi non plus de retourner vivre à la campagne après une vie de nomadisme à cause des études (bravo Erasmus et autre diplomes internationaux...) et de la arrière pro.
    C’est certes difficile, mais seulement au début.
    Apres on s’y fait, et c’est beaucoup plus agréable et valorisant au final.
    Biensur c’est un travail sur soi de longue haleine. De recentrage de sa vie, du sens qu’on veut VRAIMENT lui donner, dans une certaine "solitude" comparé à la vie de la capitale. Mais au final pour ton rythme, ta santé, ta VIE. C’est beaucoup mieux. C’est juste que c’est très dur car c’est un lourd apprentissage auquel l’on doit se contraindre après des dizaines d’années, d’endoctrinement de lavage de cerveaux, et SURTOUT, c’est la facilité de vivre en ville. La facilité de ne pas se poser trop de questions (les plus fondamentales) parce qu’on est tout le temps actif, sollicité, en permanence, par la vie, les transports, les sorties, le travail, les activités, le bruit.
    Mais comme le dit la très sainte Vierge "Comment entendre l’appel de mon fils dans le bruit ?"
    Alors fais silence, sois patient, c’est hyper violent au début mais absolument nécessaire.
    Penses à tes futurs enfants et la femme que tu rencontreras loin TRES loin, je te le souhaite de ce milieu de merde.
    Courage.
    N.

     

    • #477941
      le 29/07/2013 par fgh
      Courrier des lecteurs

      @Nina Quoi ?Tu te shootais à l’héro pendant les études ?!!et beh dis-donc quelle époque...Féthi


    • #478006
      le 30/07/2013 par Nina
      Courrier des lecteurs

      Lol !!
      Meuh non Féthi ! C’est une expression !! C’est vraiment une drogue de vivre dans des pays différents, de bouger sans cesse et d’être sans cesse sollicitée par un environnement speed, comme en éveil... Il est dur ensuite d’y mettre un frein.


  • #477765
    le 29/07/2013 par phyl the flyer
    Courrier des lecteurs

    tout est dit et co ressentit. Très beau. Mais maintenant que faisons nous, car ce qui fait la force de la communauté c’est qu’elle chasse en bande. Nous non


  • #477772
    le 29/07/2013 par Alextete
    Courrier des lecteurs

    Bonjour mr J,

    Je comprend tout à fait votre message, toutefois si vous êtes inenracinable, je vous dis que c’est faux. Je le sais. Il faut donner, donner ce que vos parents et grands parents vous ont donnés, les valeurs, l’éducation, et votre vision aujourd’hui si bien expliqué et si bien écrite. (je crois que c’est le meilleur courrier des lecteurs que j’ai lu car il me ressemble sans la banque mais a travers mes expériences professionnels). Croyez moi, si vous voulez une femme et des enfants c’est pour donner ce que vos anciens ont fait et appris au cours des générations. Dites vous bien que vous avez de la chance non pas dans votre situation et votre bien être personnel mais ce qu’il y a au fond de vous, se qui vous rapproche des honnêtes petites gens. Pensez y dans ces moments de doutes. Donnez le meilleur AVEC LE COEUR et la campagne ne vous fera plus peur.


  • #477779
    le 29/07/2013 par Lewis
    Courrier des lecteurs

    Que dire après ça.

    très bon écriture, très bon analyse. Bon éveil à toi, et profite bien des joies simples de la vie.


  • #477791
    le 29/07/2013 par Aberdeen
    Courrier des lecteurs

    Très jolie lettre.


  • #477802
    le 29/07/2013 par Régis
    Courrier des lecteurs

    Personne ne serait heureux dans ce monde ?
    C’est bien possible.

     

    • #477909
      le 29/07/2013 par STEF de MARS
      Courrier des lecteurs

      Si tu veux être heureux, ne cherche pas le bonheur.


  • #477825
    le 29/07/2013 par Redux
    Courrier des lecteurs

    Merci monsieur J :)

    Un plaisir de vous lire.

    Malgré vos années passées dans le monde financier où l’on parle le "globish", j’apprécie de lire que vous avez gardé une qualité d’écriture hors du commun.

    Cordialement


  • #477831
    le 29/07/2013 par loulou
    Courrier des lecteurs

    C’est homme a pris conscience,c’est sont âme qui est sauvé.


  • #477833
    le 29/07/2013 par ppp
    Courrier des lecteurs

    Très belle lettre, merci !


  • #477846
    le 29/07/2013 par arkhamian
    Courrier des lecteurs

    Des individus "in-enracinables"... c’est fort intéressant comme concept, et malheureusement de plus en plus pertinent. En plus d’avoir perdu notre identité, nous perdons notre capacité à en construire une, voir à en imaginer une...

     

    • #478010
      le 30/07/2013 par goy pride
      Courrier des lecteurs

      L’enracinement ne se décrète pas et est au delà des forces et de la volonté d’un individu. C’est un long processus historique, un leg que l’on reçoit dès l’enfance. Quand on est déraciné c’est pour la vie, le reste c’est pour l’essentiel de la gestion de pathologies et de souffrances psychologiques que cela génère. Le déracinement c’est comme une carence affective ou de graves maltraitances durant l’enfance, cela laisse des cicatrices pour la vie que rien ne pourra venir effacer !
      Ceci étant dit on peut travailler à un processus de réenracinement qui bénéficiera à nos descendants mais il faut se méfier de ne pas tomber dans ce piège que j’appelle le syndrome de l’Indien avec une plume de le cul ! Vous savez ces Indiens déracinées dont le mode de vie et la modernité rend impossible toute forme de spiritualité ancestrale authentique mais qui une fois l’an font une petite danse du soleil bien souvent sous les yeux de hordes de touristes bobos...en Occident l’équivalent de cela est le néo-druidisme et le néo-paganisme où des employés de bureau et intellectuels parisiens fantasment sur un passé d’autant plus mort et inaccessible qu’en fin de compte même les plus érudits sur le sujet ne peuvent en avoir qu’une vision parcellaire. L’enracinement ne peut pas se jouer, on est enraciné ou on ne l’est pas. L’enracinement se vit, cela ne se fabrique pas dans un appartement parisien en lisant des bouquins.
      Pour finir rappelons un fait fondamental : l’enracinement est quelque chose de collectif ! L’enracinement d’un individu dans une société sans racine est tout simplement impossible ! Il faut un substrat social pour que l’individu puisse s’enraciner d’où l’importance de la formation de communautés genre villages dans lesquelles se regroupent des gens travaillant à un processus de réenracinement.


    • #478158
      le 30/07/2013 par Zeorzes Abitbol
      Courrier des lecteurs

      @goy pride
      Analyse pertinente. Le ré-enracinement nécessite un travail conséquent sur soi-même : abandonner l’atomisation personnelle fabriquée par le système pour s’ouvrir aux autres dans leur diversité complexe.


    • #479300
      le 31/07/2013 par Montréalais
      Courrier des lecteurs

      @goypride

      Vous avez raison , jepense souvent à l’exemple des amishs .Leurmode de vie serait un bon exemple à suivre non !?


  • #477853
    le 29/07/2013 par Harlock
    Courrier des lecteurs

    Bravo pour la prise de conscience. Arrachez un maximum d’argent et installez vous durablement à la campagne ou vos racines reprendront, soyez en sur. Vos grands parents et parents vous ont donné un virus, celui de la terre et des valeurs. Quand on y a goutté, on y revient toujours. C’est juste une question de temps. Si vous tardez trops longtemps,ce sera une question vitale et brutale qui se posera alors a vous.

     

    • #478024
      le 30/07/2013 par goy pride
      Courrier des lecteurs

      L’enracinement est quelque chose de beaucoup plus complexe que de planter des carottes et des choux. Ceci étant dit je suis d’accord qu’un début de tentative de réenracinement est de renouer avec un mode de vie proche de la terre, apprendre à cultiver les plantes, à connaître les plantes et animaux de son environnement...se familiariser avec certaines valeurs qui étaient encore présentes chez nos grands-parents...pour cela il faut faire un travail, une enquête historique sur qui étaient nos anciens...faire son arbre généalogique, savoir quels métiers exerçaient nos aïeux, faire des "pélerinages" là où ils vivaient...mais je persiste à penser qu’un individu ne profitera pas directement dans toute son étendue d’un processus de réenracinement, un déraciné l’est pour la vie. Ce sont nos descendants qui pourront directement bénéficier de ce travail.


  • #477869
    le 29/07/2013 par Crodoff
    Courrier des lecteurs

    Très beau votre texte monsieur. Ça fait du bien à tout le monde de lire ce genre de récit autobiographique, c’est comme de l’énergie gratuite en partage.


  • #477891
    le 29/07/2013 par JLSJJ
    Courrier des lecteurs

    "Enfant, je m’étonnais de voir mon grand-père de 60 ans planter de tout petits oliviers à coté d’olivier centenaires. La frustration de savoir que dans 20 ans ils auraient grandi si peu qu’ils ne feraient pas la moitié de la taille des autres, me faisait penser que mon grand-père n’avait vraiment rien de mieux à faire. Aujourd’hui je comprends que ce sont les gens comme lui qui fondent l’humanité."

    Passage MAGNIFIQUE !

     

    • #478300
      le 30/07/2013 par david
      Courrier des lecteurs

      N’étant pas natif du "pays" de l’olivier, mais j’en connais un minimum sur cet arbre ...quand même ...

      le jeune olivier grandit très vite en proportion d’un olivier d’un bel age.
      Mais certes il est loin de rattraper un viel olivier, mais bon faut bien commencer et c’est ça qui compte.

      in-enracinable ... certes y aurait beaucoup à défaire ... mais je pense que "vous" avez de bonnes bases ...
      sachez que ceux que vous décriez n’ont pas ces bases ! ils trouvent carrément ça curieux !


  • #477897
    le 29/07/2013 par charvet
    Courrier des lecteurs

    J’ai 10 ans de plus que vous et je n’ai jamais dérogé au fait d’etre vrai,profond et de ne pas tomber dans la perversité et de ne pas me laisser marcher sur les pompes sans rien dire.

    J’aime bien faire du business, c’est comme un sport.
    cependant pour moi l’argent ne reste qu’un outil ou un moyen et certainement pas un but.

    Plus je m’avance plus je m’aperçois que le monde a besoin de personne comme vous ou Alain.

    Vous allez surement trouver quelqu’un qui cherche une personne solide.
    Se remettre en question est la preuve d’une solidité psychique que vous a laissé votre père.

    Tout est là,les personnes que vous décrivez pensent etre solide et puissante mais en fait elles courent aprés leurs pulsions qui evidemment les detruits moralement et physiquement sans qu’elles ne s’en rendent compte.
    Et par là meme elles detruisent beaucoup d’autres personnes.

    Bien a vous.


  • #477899
    le 29/07/2013 par gauloissauvage
    Courrier des lecteurs

    MAGNIFIQUE !

    cela redonne un peu d’espoir dans ce monde gris et triste...


  • #477902
    le 29/07/2013 par you
    Courrier des lecteurs

    C’est une jolie lettre où tout est effectivement dit. L’argent ne fait pas le bonheur disent les anciens (les sages, pas la bande de dégénérés à la Soros) et ils ont bien raison.


  • #477929
    le 29/07/2013 par sirwinston
    Courrier des lecteurs

    Très belle synthèse qui étreint.
    Merci de nous faire partager cette expérience où pas une ligne n’est de trop.
    La richesse illumine la médiocrité” écrivait Abel Bonnard. “Le financier vit trop près de l’argent et trop loin des hommes ; il n’est ni dans le solide ni dans le sublime ; il lui manque à la fois cette sagesse pratique et cette élévation de l’esprit qui constituent les hommes d’Etat. Il n’est qu’un spécialiste que le désordre des choses a promu à une importance presque monstrueuse. Parasite des circonstances, il en profite et il en abuse sans être capable de les dominer. Il est l’homme d’aujourd’hui sans jamais être l’homme de l’avenir. Il n’a d’autre système que d’exagérer toujours son activité, que de s’étendre indéfiniment à travers une société qu’il ravage. Ses promesses, ses assurances, ses vantardises cèdent tout d’un coup à l’effarement et à l’épouvante quand il voit l’abîme ouvert, et alors, pour essayer de se sauver, il perdrait le monde.” (octobre 1931)


  • #477936
    le 29/07/2013 par Lunatique
    Courrier des lecteurs

    Particulièrement bien écrite cette lettre. Très appréciable à la lecture.



    À se demander si, au milieu de tout ça, les putes au premier sens du terme ne sont finalement pas les plus honnêtes et vertueuses !




    Exactement.
    Ca me fait penser à ce qu’avait dit Christophe Rocancourt, enfant issu de la France profonde qui a escroqué les Etats-Unis jusqu’à usurper l’identité d’un Rockfeller :
    "J’aime les prostituées. Elles, au moins, disent la vérité."

     

    • #478021
      le 30/07/2013 par goy pride
      Courrier des lecteurs

      Dans la même veine il y a l’ahurissant Christian Gerhartsreiter un Allemand qui a réussi pendant 12 ans à se faire passer pour un certain "Clark Rockfeller". Sous cette identité fictive il a pu se marier, fréquenter des sénateurs et infiltrer un club ultra select de la haute société américaine ! Cela a marché pendant 12 ans ! Il est tombé quand sa femme a fini par découvrir le pot aux roses et demander le divorce. Sa femme craignait tellement pour sa carrière et sa réputation qu’elle avait passé un contrat avec son ex-mari afin que cela ne s’ébruite pas mais Gerhartsreiter a commis l’erreur de kidnapper sa petite fille dont il avait perdu la garde suite au divorce...à cause de cela il tomba dans l’engrenage judiciaire où il fut convaincu d’escroquerie et notamment de meurtres...pour l’anecdote parmi ces exploits avant qu’il se fasse passer pour un Rockfeller il réussit à endosser la fausse identité d’un lord anglais, d’un chirurgien du coeur (il bossa dans un hosto sous cette fausse identité !), d’un scientifique pour le pentagone (! !!), il réussit à obtenir l’animation d’un programme télévisé d’une chaîne locale californienne...certains escrocs sont des génies dans leur domaine !


    • #478228
      le 30/07/2013 par Noël
      Courrier des lecteurs

      Il y a des formes de prostitutions inavouées ! Dans le "Féminin de l’ETRE" ( Pour en finir avec la côte d’Adam - Editions Albin Michel collection Spiritualités Vivantes p. 255) Annick de Souzenelle évoque cette question de la réduction au plan de l’horizontal, du soi-disant concret, terre-à-terre, réaliste dur-comme-fer, où l’âme n’a plus qu’à se vautrer dans les courbettes et à simuler le bonheur dans le paraître.

      La prostituée sacrée & le prostitué sacré conservent en Lui, en Elle sa proximité avec l’Unique ! D’ailleurs, en hébreu "Qedoushah" signifie "sainteté" et celui qui désigne la prostituée est "Qedeshah" ! Il/ELLE EST pour tous les hommes, pour toutes les femmes !

      L’inversion satanique inverse le signifiant/le signifié , le réduit voire le détruit au niveau de l’homme animal pour s’attaquer, corrompre les âmes au point de les maintenir esclaves. Qui veut s’élever sera rabaisser voire détruit, telle est leur loi.

      Soyons vigilants, perspicaces, lucides à toute épreuve car ils nous connaissent. Sortons de l’ignorance !


    • #478275
      le 30/07/2013 par Gerard John Schaefer
      Courrier des lecteurs

      @ goy pride
      l’exemple que tu cites, plutôt qu’un génie, me semble être un bon vieux malade pervers type -comme "Christopher" Rocancourt, d’ailleurs- qui ne peut envisager son rapport au monde, aux autres, que par le mensonge et la manipulation, afin d’éprouver ce sentiment de toute-puissance "je fais ce que je veux", cette volonté de contrôle, de pouvoir, de domination...
      Une saloperie de malade, donc, et en aucun cas une personne douée d’une aptitude naturelle à créer des choses exceptionnelles.


  • #478019
    le 30/07/2013 par flopom
    Courrier des lecteurs

    Merci pour cette très belle lettre, sur la forme et le fond. Émouvant. Ma préférée de celles que j’ai pu lire sur ER.
    Bien que très loin du monde de la banque, j’y reconnais mon envie de ré-enracinement à la campagne. Je suis par contre intimement convaincu que notre "nature revient au galop" et que l’amour, le courage, les geste simples, et les attitudes positives sont très contagieuses et porteuses de sens. Les autres pseudo-enracinement virtuels ne résistent pas à cet encrage ancestral que vous savez vous reconnaître. C’est le bon sens paysan auquel notre Alain est si attaché.
    Je trouve dommage, vu vos talents et expériences, que vos ambitions ne contemplent pas un engagement public, mais quelque part, la démarche d’écrire en est peut-être le bourgeonnement, et cette lettre montre votre attachement à vos semblable. Je vous encourage à continuer, pour rester vous-même. Ce qui par la même occasion vous aidera surement à rencontrer votre âme soeur. C’est ce que je vous souhaite.


  • #478031
    le 30/07/2013 par Anass
    Courrier des lecteurs

    Merci pour cette lettre revigorante !


  • #478036
    le 30/07/2013 par solaine
    Courrier des lecteurs

    Cher J,
    Quelle belle lettre !
    Et la photo jointe illustre bien votre prise de conscience d’être prisonnier du système et de vouloir vous débarrasser de ces chaînes.
    Prenez soin de vous et courage !

    Vive E&R !


  • #478115
    le 30/07/2013 par Père Peinard
    Courrier des lecteurs

    « remplie de banquiers, d’avocats, de consultants et de bimbos. Bimbos c’est-à-dire putes »

    Ce paragraphe, c’est le pompon. Donc quand ce sont des hommes ils sont décrits par leur profession, et quand ce sont des femmes, même si elles ont le même genre de métier que ces derniers, vous les décrivez comme des « putes » ! Bonjour l’ambiance… Vous êtes conscient que c’est très sexiste comme manière de voir les choses ? Je passe aussi sur votre tirade sur les juifs, inqualifiable.

    Si vous voulez sortir du milieu financier, commencez par lire quelques livres de François Partant (son nom de plume), qui a suivi un chemin similaire au vôtre avec une trajectoire tout de même un peu différente.

     

    • #478233
      le 30/07/2013 par ilori
      Courrier des lecteurs

      "tirade sur les juifs inqualifiable" attention, alerte "antisemiiiiiiiiiiite" !!

      Avez vous tout lu ? On ne dirait pas.. On comprend que les bimbos sont les mannequins, etudiantes etc qui peuplent les discotheques.. lorsque l’auteur parle des femmes de la meme profession il dit "ou tout simplement putes du capital comme nous c’est-à-dire avocate, banquier ou consultante"


    • #478249
      le 30/07/2013 par Jérémie Delage
      Courrier des lecteurs

      @ Père Peinard le troll :

      t’as oublié "heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire", "bête-immonde", "nauséabond" et "raciste-et-antisémite".

      -2. Peut mieux faire...


    • #478281
      le 30/07/2013 par Gerard John Schaefer
      Courrier des lecteurs

      Amusant Père Peinard, comme tu te sers des femmes, pour arriver in fine à ce qui te froisse fondamentalement...
      "Inqualifiable" ? Très qualifié, au contraire... ou qualifiés... bref, on ne s’en lasse pas ! Oh, un peu, "quand même" !


  • #478168
    le 30/07/2013 par berniefau
    Courrier des lecteurs

    "Considérant l’enracinement comme décrit par Simone Weil comme fondamental, je suis aujourd’hui un être humain quasiment in-enracinable."

    C’est un problème ressenti par de plus en plus d’étudiants et jeunes pro français. On est souvent atteint d’une fascination pour l’étranger et les opportunités en dehors de France, dans ce milieu international où tout est beau, tout est gentil. Ce milieu qui voudrait aussi tout remodeler selon son vouloir, selon ses valeurs, pensant rassembler tous les gens sensés et éduqués de la planète.

    L’enracinement vient par l’amour de la terre. et Pour cela, il faut s’implanter. Ce n’est pas abstrait. Aimer la France, c’est parcourir son histoire en parcourant son territoire, aimer la France c’est vivre la France. En se réimplantant, on réalise à quel point on s’asséchait lorsque déraciné.
    S’enraciner c’est s’insérer humblement dans un équilibre, dans l’espace et le temps. Sans chercher à le dominer, à l’annexer. Sans chercher à le transformer pour soi. La table rase c’est comme essayer de planter un arbre sur une dalle de béton.


  • #478197
    le 30/07/2013 par Gaïa
    Courrier des lecteurs

    Un grand merci cher J pour ce partage....que d’émotions !..."Mes rêves ont dramatiquement changé"....bien au contraire c’est une grande chance, ce sont les jeunes comme vous qui préparent le monde de demain...magnifique le souvenir de votre grand père plantant des jeunes oliviers.. symbolisant les relais pour les générations futures ... Le véritablement sens de la Vie n’ est-il pas " la transmission de l’essentiel" comme en parlait avec tant de grâce Christiane Singer. Vous n’êtes pas seul sur ce chemin....K 33ans , géologue a crée sa propre entreprise en 2005.. depuis 3 ans il ne supporte plus ce monde des affaires...pour se ressourcer il traverse à vélo l’Europe de Dunkerque à La Mer Noire
    et découvre un autre visage du monde...W a 34 ans travaille dans l’administration à temps partiel ce qui lui donne du temps pour peindre..créateur authentique, il vous fait voyager dans son univers plein de poésie, un talent fou ...
    Bon courage, soyez confiant, il vous appartient d’ouvrir les portes... amicalement G.


  • #478231
    le 30/07/2013 par Heureux qui, comme Ulysse...
    Courrier des lecteurs

    Bien, un témoignage difficile à appréhender dans son entièreté pour celui qui n’a pas vécu de telles expériences. La tirade sur les putes (elles en sont effectivement mais celles-ci sont moins respectables) me fait penser à un passé récent pour moi où la dernière "uptown girl" était prête à tous les sacrifices pour monter dans le jet privé qui vous fait voler plus haut que les "cancrelas" de la meilleure "classe affaires". A cela, il faudrait ajouter ces soirées où les "élus" se rendent partout à la surface du globe pour se repaître de la misère qu’ils produisent.
    Prenons garde toutefois à toute forme de réduction coupable, il y a dans ces milieux de strass et de paillettes des personnes authentiques qui ont un courage et une puissance morale incroyables. Certaines de ces personnes, des femmes particulièrement, font partie de la sphère "E&R" et gagnent à être connues pour ce qu’elles sont vraiment.
    L’ex-banquier que vous êtes, monsieur, peut tout à fait trouver un épanouissement dans autre chose que l’accumulation de richesses matérielles qui n’ont aucun intérêt si elles ne sont pas l’objet d’une passion authentique. Même si cela devient compliqué dans le climat délétère actuel, il n’est pas encore interdit d’être passionné par l’automobile ou l’aéronautique sans pour autant y voir un marqueur social.


  • #478252
    le 30/07/2013 par mouloud
    Courrier des lecteurs

    Cher J
    Imagine un gars de la même génération que toi, qui a cotoyé les écoliers des futurs banques (ingénieurs et HEC) : déjà, à l’époque, je leur disais que la banque était le problème.
    J’ai donc morflé. J’ai fait mes choix.
    D’où deux sentiments contradictoires :
    1-les larmes de crocodile de jouisseur amoral me donne des envies de meurtre.
    2-Je salue l’effort quasi surhumain de sortir du système, quand on est embrigadé dans les troupes de la mort.
    Je vais garder le positif : un bel exemple de repentance. Et essayer de pardonner.

    La réconciliation de toi avec ton caviar et de moi avec mes pates au beurre, ça va pas le faire. Je cherche des idées sur comment des agents de l’empire peuvent racheter leur compromission. Tu dois chercher aussi. Si tu as des pistes de réflexion, ça m’intéresse. on en revient toujours au salut de l’âme, ce problème égoiste qui est curieusement un moteur puissant de la générosité.

    Cher J, mesure bien l’effort de réconciliation que je fais en te souhaitant bonne route.

     

    • #478415
      le 30/07/2013 par jean
      Courrier des lecteurs

      1-les larmes de crocodile de jouisseur amoral me donne des envies de meurtre.

      les envies de meurtre par contre c’est tres moral lol

      La réconciliation de toi avec ton caviar et de moi avec mes pates au beurre, ça va pas le faire. Je cherche des idées sur comment des agents de l’empire peuvent racheter leur compromission.

      personne ne doit racheter sa compromission à des individus, juste à la communauté. tu rentres dans le piege du systeme en t’affrontant individu contre individu, pates contre caviar.. posture de jalou ça. la reconciliation c’est de reconcilier sur un ideal politique. un peu d’humilité mon pote


    • #478567
      le 30/07/2013 par Ben
      Courrier des lecteurs

      c’est plus facile de pardonner quand on a bouffé le caviar. La capacité chrétienne ou musulmane de pardonner est toujours confiée au bouffeur de pâtes car il connait déjà le manque , la souffrance etc... . D’ailleurs les plus généreux sont les pauvres, c’est connu. Alors pourquoi et au nom de quoi le pardon devrait être toujours à sens unique. Je lis certains des commentaires compatissant pour cette personne qui se plaint de vivre à l’aise de son non métier et ne vois que peu de compréhension pour Mouloud qui n’a pas l’air d’être un parasite. Ceci est fort commun, héritage d’un long conditionnement certainement, car très insultant envers le bon sens. Les efforts de réconciliations entre agents et victimes du système est chimérique, les premiers devront cacher leur passé abjectes. Par prolongement, pour renforcer cette dernière idée, je vous poserai cette question : si un des vôtres était mort victime du mondialisme, auriez vous envie
      de féliciter ce monsieur ? Enfin pensez vous que les gens qui se voient exploités, leurs enfants vendus pardonneraient à des gens qui préfèrent voir ces états de faits perdurer plutôt que de se priver de leur vacances ou écrans plats ? Réveillez vous plus vite que ça vos préoccupations sont loin de la réalité.


    • #478955
      le 31/07/2013 par Grindsel Tirédunevi
      Courrier des lecteurs

      Les pâtes c’est nourrissant.
      La jalousie est un vilain défaut.
      Effectivement, à la mort, on n’emporte rien.
      Quel riche peut prendre ne serrait-ce qu’une seule pièce d’argent
      pour se faire honorer dans l’autre vie ?
      Seules nos bonnes œuvres nous accompagnerons.
      Et aucune œuvre n’est bonne sans la vraie foi.*


    • #479437
      le 31/07/2013 par BEN
      Courrier des lecteurs

      Cher Grindsel Tirédunevi.
      Je suis toujours admiratif des prêcheurs de ton acabit. Tu arrives à déceler de la jalousie dans ce post, quelle ouverture d’esprit. Ainsi comme tout bon prêcheur d’internet tu réduis le débat à un cercle de compréhension de même circonférence que celui de ton nombril, qui est peut-être large, mais très limite pour une quelconque compréhension.
      Ce que tu penses être de la jalousie est un ensemble de sentiments courants qui ne peuvent se réduire à ton simplisme.
      Mais bon je ne peux rien contre un sophiste ou un lecteur en diagonal ou un porteur de lumière. A bonne entendeur. Au fait toi qui a l’air à l’aise t’aurais pas un balle pour passer le fleuve car si on est paganiste ça peut être utile.


  • #478258
    le 30/07/2013 par Grindsel Tirédunevi
    Courrier des lecteurs

    Non, l’origine n’est pas héréditaire, et par nos choix nous pouvons nous en séparer plus ou moins, voir totalement. Les hommes ont tous une origine commune et pourtant, quelles différences entre eux ! Quelles divergences parfois entre deux frères ! Votre père avait déjà en grande partie rompu avec son milieu paysan d’Italie, même s’il vous y emmenait de temps en temps, car il y avait déjà un monde entre un petit paysan traditionnel et un petit patron bourgeois, fusse-t-il de province (probablement gérant de café ? vu le nombre d’heures) qui a tout quitté pour une illusion de vie meilleur dans un pays qui représente surtout une opportunité économique (le peuple français, malgré sa "laideur", reste le principal client de son affaire je suppose). Votre père est votre précurseur et vous êtes sa suite logique, une sorte de parvenu de deuxième génération qui surenchère. Attention, je ne met pas en cause les valeurs familiales et vos qualités, je ne vous jette même pas la pierre sur vos choix de vie, je me reconnais un peu dans ce que vous dites, ne vous suivant que d’une petite génération, et aillant vécu un processus similaire de migration et de déracinement, bien que cantonnés à un région française, je suis passé du milieu paysan traditionnel de montagne (dans le Sud) à la ville de province, plus attractive économiquement mais déjà plus froide et déroutante, toutes proportions gardées. Puis j’ai quelque peu voyagé, et comme vous, je me sens "in-enraciable", une sorte de juif errant dans l’âme, bien que fervent catholique. Je rêve de faire le tour du monde avec ma petite famille... Puis, si Dieu le veut, de m’enraciner quelque part, pourquoi pas dans le fief familial mais rien de moins sûr.


  • #478354
    le 30/07/2013 par revenudebase.info
    Courrier des lecteurs

    Semaine mondiale du revenu de base : ça va signer !

    La sixième édition de la semaine mondiale du revenu de base aura lieu cette année du 16 au 22 septembre. Cette année, l’accent sera mis naturellement sur la promotion de l’initiative citoyenne européenne pour le revenu de base inconditionnel lancé en janvier 2013.

    Les peuples d’Europe ne sont pas seulement menacés par la diminution de leur niveau de vie, le chômage et la précarité : ils en sont dores et déjà victimes. La peur de l’avenir reigne, la classe politique est plus que jamais divisée, des attitudes nationalistes émergent, et ceci pas uniquement depuis la crise financière, mais dès les années 2000, depuis que les systèmes de protection sociales ont commencé à se détériorer dans l’Union Européenne. La lutte contre l’austérité budgétaire et les politiques conduisant à la précarisation sont dans l’impasse tant qu’elles se cantonent aux revendications traditionnelles. C’est dans ce cadre que le revenu de base est une alternative nécessaire pour contrecarrer ces développement, et indiquer une nouvelle direction.

    Les promoteurs du revenu de base dans 22 pays membres de l’Union Européenne ont rassemblés leurs forces pour faire de cette semaine du revenu de base un appel bruyant et large pour une Europe plus sociale.

    Ce sera également l’opportunité de faire avancer l’initiative citoyenne européenne pour le revenu de base, en récoltant un maximum de signatures pour forcer les institutions européennes a s’engager à étudier sérieusement cette proposition comme une première étape pour la construction de conditions sociales émancipatrices dans l’UE. Vous pouvez dores et faire entendre votre voix en signant l’initiative citoyenne ici : http://sign.basicincome2013.eu ou sur papier en suivant les indications ici.

    Parce que les legislations sociales sont encore du ressort des états membres, le texte que nous proposons dans cette initiative se contentent de demander des études examinant différents modèlesde mise en place du revenu de base. Si cette initiative réussit, elle permettra :

    D’étudier pour la première fois la mise en place d’un revenu de base au niveau de l’Union Européenne De diffuser l’idée du revenu de base dans l’opinion De renforcer les organisations défendant le revenu de base et contribuer à la construction d’un réseau européen.


  • #478621
    le 30/07/2013 par david
    Courrier des lecteurs

    Le millions c’est trop peu pour 72% sur le site d’Attali :
    http://www.slate.fr/monde/76006/mil...
    et puis c’est quand cette fin complétude quantitative ?


  • #478803
    le 31/07/2013 par yves
    Courrier des lecteurs

    ...moi j’ai toujours envie d’une Porsche !...


  • #479841
    le 01/08/2013 par Markovitch
    Courrier des lecteurs

    Très belle lettre. Il n’y a que sur E&R que l’on voit des lettres comme ça.

    Par votre grand-père vous êtes enraciné, ne l’oubliez pas, même si ça vous semble loin de votre vie actuelle.

    Ne restez pas seul. Vous trouverez forcément à un moment des gens qui pensent comme vous.

    Lisez des livres d’histoire, très important de connaître l’histoire de son pays, ça vous permettra aussi de vous ré-enraciner dans ce pays qui malgré ses défauts actuels ne vient pas de nulle part.

    Il y en a plein aux éditions Saint Rémi : http://www.saint-remi.fr/

    Je vous recommande pour avoir une vue d’ensemble de ce qui se passe depuis plusieurs siècles : "La Conjuration Antichrétienne" de Mgr Henri Delassus.

    Bien amicalement.


  • #484090
    le 05/08/2013 par wolvie
    Courrier des lecteurs

    Les prises de conscience sont toujours difficiles:elles font voir dans quel état se trouve la terre où évolue notre âme et ,en même temps,sont du terreau pour la nouvelle terre.
    Il est préférable que cela arrive maintenant,à 34 ans,plutôt qu’à 84,quand la petite voix vous dit"trop tard mon pote,t’as raté ta vie car tu n’a pas écouté ce que te dictait ton coeur"
    Bonne chance pour la suite,d’autres faims et d’autres soifs vous attendent


  • #485253
    le 06/08/2013 par chambo
    Courrier des lecteurs

    Très bel article, il me fait penser à un copain d’origine Calabraise qui me racontait le racisme qu’il subissait enfant. Aujourd’hui il se sent Français et je pense qu’en étant "un Latin" et sans la barrière de la religion il a réussi progressivement à vivre comme le reste du peuple.
    (Il est responsable d’une agence de matériaux dans le bâtiment). Là aussi il y avait le communautarisme à cette époque, et combien d’artisans Italiens dans le bâtiment sont devenus chefs d’entreprises ? Peut-être que ces gens là n’avait pas le même raisonnement que nos financiers mondialistes ... tout en restant indépendants d’un système voulant tirer vers le bas le monde ouvrier.


  • #493798
    le 15/08/2013 par zaynab
    Courrier des lecteurs

    superbe.

    merci pour cette analyse de qualité.

    Z.


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