Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Création monétaire : la Banque d’Angleterre vend la mèche

The Guardian, 18 mars 2014 – Traduction E&R

Dans les années trente, Henry Ford est censé avoir dit, à propos des États-Unis : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » La semaine dernière, il s’est passé une chose remarquable : la Banque d’Angleterre a vendu la mèche.

Dans un article intitulé « La création monétaire dans l’économie moderne [1] », trois économistes du directoire d’analyse monétaire de la Banque d’Angleterre déclarent de manière catégorique que la plupart des hypothèses faites sur le monde bancaire et son fonctionnement sont fausses, et que les positions généralement taxées d’hétérodoxes et de « populistes » associées à des mouvements tel que Occupy Wall Street sont correctes. En faisant cela, ils mettent à terre toutes les justifications théoriques qui sont à la base des politiques d’austérité.

Pour percevoir à quel point cette nouvelle position de la Banque d’Angleterre est radicale, considérons la compréhension conventionnelle que nous avons des mécanismes bancaires, qui sont aujourd’hui la base de nos débats sur les politiques publiques. Les gens mettent leur argent dans des banques. Ensuite, les banques prêtent cet argent avec intérêt aux consommateurs ou entrepreneurs désireux d’investir dans des initiatives profitables. Le système des réserves fractionnaires permet aux banques de prêter considérablement plus que ce qu’elles ont en réserve, et si les dépôts ne suffisent pas, les banques privées peuvent chercher à emprunter auprès de la banque centrale. La banque centrale peut imprimer autant de monnaie qu’elle le désire en faisant toutefois attention de ne pas trop en abuser. On nous dit souvent que c’est d’ailleurs la raison première de l’existence de banques centrales indépendantes. Si les gouvernements pouvaient imprimer eux-mêmes la monnaie, ils en abuseraient sûrement, et cela aurait pour conséquence une inflation qui jetterait l’économie dans le chaos. Des institutions comme la Banque d’Angleterre ou la Réserve fédérale des États-Unis ont été créées pour réguler de manière prudente la création monétaire afin de prévenir l’inflation. Voilà pourquoi elles ont l’interdiction de financer directement les gouvernements, par exemple par l’achat de bons du trésor, et doivent plutôt financer l’activité du secteur privé sur lequel le gouvernement impose simplement des impôts.

C’est cette théorie conventionnelle qui nous permet de continuer à parler de la monnaie comme si c’était une ressource limitée comme la bauxite ou le pétrole, de dire « il n’y a simplement pas assez d’argent » pour financer les programmes sociaux, de parler de l’immoralité du déficit budgétaire ou de la dépense publique qui évince le secteur privé.

Ce que la Banque d’Angleterre a admis cette semaine, c’est que rien de tout cela n’est vrai.

Pour citer sa propre synthèse introductive :

« Plutôt que les banques reçoivent des dépôts quand les ménages épargnent pour ensuite prêter ces montants, ce sont en fait les prêts des banques qui créent les dépôts [...]. En temps normal, la banque centrale ne fixe pas le montant de la monnaie en circulation, pas plus que la monnaie centrale ne se “multiplie” en prêts et dépôts. »

En d’autres termes, tout ce que nous pensons savoir n’est pas seulement erroné : c’est l’inverse de la réalité. Quand les banques font des prêts, elles créent de la monnaie. Cela parce que la monnaie n’est en fait qu’une reconnaissance de dette. Le rôle de la banque centrale est de présider un ordre légal qui accorde en réalité le droit exclusif de créer des reconnaissances de dettes d’un certain genre, garantie qui permettra aux gouvernements de les reconnaître comme monnaie légale en récoltant l’impôt par leur intermédiaire. Il n’y a en réalité aucune limite sur le montant que les banques peuvent créer , tant qu’elles peuvent trouver quelqu’un pour le leur emprunter. Elles ne seront jamais à court de fonds, pour la simple raison que les emprunteurs, en règle générale, ne mettent jamais l’argent emprunté sous leur matelas. En fin de compte, l’argent que la banque prête finira dans une autre banque. Donc pour le système bancaire dans sa globalité, chaque prêt devient un nouveau dépôt. De plus, dans la mesure où les banques ont besoin d’acquérir des fonds de la banque centrale, elles peuvent emprunter autant qu’elles veulent ; tout ce que fait la banque centrale est de fixer le taux d’intérêt, le coût de la monnaie, pas sa quantité. Depuis le début de la récession, les banques centrales américaines et britanniques ont réduit ce coût à presque zéro. En fait, avec les assouplissements quantitatifs, elles ont injecté autant de monnaie que possible dans le système sans produire aucune inflation.

Cela veut dire que la vraie limite du montant de monnaie en circulation ne dépend pas du montant que la banque centrale veut prêter, mais du montant que les gouvernements, les firmes et les citoyens ordinaires sont prêts à emprunter. Les dépenses publiques sont le principal moteur de tout ceci (et l’article de la Banque d’Angleterre admet, si vous le lisez attentivement, que la banque centrale finance le gouvernement, en fin de compte). Il n’est donc pas question de dépense publique qui évincerait l’investissement privé. C’est exactement l’inverse.

Pourquoi la Banque d’Angleterre admet-elle subitement cela ? L’une des raisons est que c’est objectivement vrai. Le rôle de la Banque est de faire tourner le système, et dernièrement, le système ne tourne pas particulièrement bien. Elle peut avoir décidé que maintenir cette version fantaisiste de l’économie, qui s’est avérée si commode pour les plus riches, constitue simplement un luxe qu’elle ne peut plus se permettre.

Politiquement, cela comporte cependant des risques énormes. Considérez juste ce qui pourrait se passer si des détenteurs de prêts immobiliers réalisaient que l’argent prêté par la banque n’est pas le produit des économies de quelque retraité prudent, mais plutôt quelque chose que la banque a fait sortir de son chapeau d’un coup de baguette magique, baguette que nous lui avons nous-mêmes offerte sur un plateau ?

Historiquement, la Banque d’Angleterre a eu tendance à constituer un baromètre (bellwether), délivrant des positions qui paraissaient radicales avant de devenir au final la nouvelle orthodoxie. Si c’est de cela qu’il s’agit ici, nous saurons peut-être bientôt si Henry Ford disait vrai.

David Graeber

 

Voir aussi, sur E&R :
- L’histoire secrète de la crise financière ou comment la Fed domine le monde
- À quoi servent les prêts de la BCE aux banques commerciales ?
- L’Argent dette, de Paul Grignon

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

56 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Pourquoi suis-je sous l’impression de savoir tout ça déjà ? Si je comprends bien il n’y a rien de nouveau qui est dit, c’est seulement QUI le diT qui a changé ?

     

    • Il y a 10 ans , je n’aurai rien compris à ce texte , aujourd’hui je le trouve affligeant de banalité ! j’ai l’impression d’avoir tjrs un temps d’avance depuis que je fréquente la dissidence !
      bien à vous


    • Car aujourd’hui nous avons les outils intellectuels pour comprendre. ER et la dissidence ont fait un travail remarquable de les fournir au plus grand nombre. Ce constat, celui du fonctionnement bancaire, complètement pervers, nous l’avions déjà constaté plus ou moins.


  • "Considérez juste ce qui pourrait se passer si des détenteurs de prêts immobiliers réalisaient que l’argent prêté par la banque n’est pas le produit des économies de quelque retraité prudent, mais plutôt quelque chose que la banque a fait sortir de son chapeau d’un coup de baguette magique, baguette que nous lui avons nous-mêmes offerte sur un plateau ?"

    Très bon récapitulatif, seulement je ne vois pas pourquoi on aurait subitement besoin de la banque d’Angleterre pour découvrir que les banques ne possèdent pas l’argent qu’elles prêtent. Il me semble que quiconque ayant lu un cours d’économie est parfaitement au courant du fonctionnement du système bancaire, l’article n’apporte rien de nouveau...

     

    • ce qui est frappant c’est que cette article paraisse dans le guardian qui est un media grand public.
      Pour les initiés rien de nouveau mais pour mr tout le monde c’est loin d’etre evident. Le vent tournera pour les banques quand la majorite des gens comprendront l’arnaque. Cette article me donne espoir !


    • Ben...que se passerait-il ? Ils revendraient leur bien immobilier ? Ils en acheteraient un autre ? Ils se pendraient ? Ils ne respecteraient plus les termes du contrat, s’exposant a une saisie ? Comprends pas.


    • @Elie s

      ce qui se passera c’est qu’il refuseront de payer des interet sur de l’argent crée a partir de rien. les interets se justifient si c’est de l’argent qui appartient reellement à qq un et que celle ci est immobilisé le temps du projet. Créé d’un coup de baguette magique les interets deviennent du raquette. Ainsi le business model crapuleux des banques va peut être disparaitre. enfin je l’espère, sinon c’est à desesperer de la nature humaine !


    • Ils se pendraient ??
      Ben non, ils iraient plutôt pendre leur banquier, quelle idée !!!


    • En clair pour en sortir, il faut rembourser les intérêts déjà payés par les emprunteurs à ceux-ci, et interdire l’usure.
      Ce n’est qu’un jeu d’écritures à passer, puisque de toutes façon cet argent n’existe pas !


    • Un banquier pendu en Angleterre ? Ha ! Pas demain la veille. Et puis, vous avez vu la gueule de l’immobilier en Angleterre ? La nation est obsedee par le "property ladder". Je pense qu’ils se foutent d’ou vient leur(s) pret(s) du moment que ca coule a flot.


  • et sur le sujet toujours
    Mr Etienne Chouard
    http://www.dailymotion.com/video/xl...


  • Incontournable ! je dirai même plus fondamental pour comprendre le système bancaire parasitaire dont nous sommes les esclaves :

    http://www.dailymotion.com/video/x7...

    Et cette interview pour enfoncer le clou et comprendre que ... seule la guerre ... globale, totale, mondiale est l’alternative à l’effondrement complet, à la faillite totale de ce subtil système d’asservissement et la mise en accusation des tenants de cette usure ... à savoir les pharisiens !

    http://www.youtube.com/watch?v=L—D...

    Faites circuler autour de vous !!! Car la conflagration générale se rapproche !


  • >baguette que nous lui avons nous-mêmes offerte sur un plateau

    Louis XVI a refusé le concept de banque centrale à mayer (rothschild) et en a perdu sa tete, ainsi que tous ceux qui ont suivi (c’est pas une periode noire par hasard), jusqu’a ce qu’un petit corse de l’armee accepte (et la c’est pas la naissance d’un empire par hasard non plus, 15 ans avant on crevait de faim...)

    Je trouve cette annonce de tres mauvais augure, je pense qu’on approche serieusement de la monnaie mondiale.


  • 7 ans de crise ont permis à beaucoup d’affuter leur esprit et de satisfaire leur curiosité.
    Deux éléments m’intriguent :
    - Les médias qui ont pignon sur rue n’ont pas d’autre choix que de tenter de suivre - mais à bonne distance- la dissidence.
    - Le Guardian est-il un journal subversif ? Pourquoi toutes les grosses affaires et les mensonges sortent de ce journal ?
    Un article dans la presse est avant tout une sonde qui sert à tester la réaction du "populo". N’oublions pas que pour l’oeil de la pyramide nous ne sommes que des cobayes.
    Sans parler de complot, il existe toujours un sens caché aux actions humaines. Nous avons simplement trop le nez dessus. Des phases transitoires, pour ne pas employer le galvaudé "changement", s’opèrent. Pourquoi, comment, qui, où…. ?
    Restez à l’écoute !


  • la monnaie centrale est la seule vraie monnaie, le reste c’est de la dette. le problème c’est surtout qu’on nous pousse à consommer tout à crédit, on fait du déficit payé par de la dette et tout le monde s’échange des dettes en pensant s’échanger de la monnaie. le soucis c’est qu’il n’y aura jamais assez de vraie monnaie centrale pour rembourser cette dette à cause d’une insuffisance planifiée par le système financier qui peut intervenir alors comme un intermédiaire privé pour faire du crédit et ainsi générer des flux et donc prélever un intérêt sur de la vraie monnaie cette fois qui correspond à une vraie création de richesse.


  • Bonjour ;
    Ce qui est frappant c’est, comme il a été dit plus haut, que cette info paraisse dans un média mainstream Anglais (pays de la finance).
    Mais élargissons le problème à ce qu se passe dans le monde, à commencer par la France.
    La dernière sortie sarkozienne (la stasi…) démontre que le système est en train de changer fondamentalement.
    Une partie de la justice serait-elle vraiment indépendante ?
    De plus en plus d’affaires remontent à la surface ( Cahusac, Clément Méric, Bourarach, Dieudo, Soral, Joe le Corbeau…) et les piliers de la "république" commencent à se révolter, pas toujours à visage découvert :
    Les pompiers, les crs, les gendarmes, les médias qui par-ci par-là ne relaient plus aussi pérroquettement les infos du saint siège.
    Les caisses de l’état étant vides des conditions de plus en plus drastiques sont imposées dans des domaines comme la santé publique, le droit au travail, le coût de la vie, l’imposition constamment en hausse,etc.
    Quand on jette un coup d’oeil en Europe, la situation est explosive en Grèce, au Portugal, en Italie sans parler du cas Ukrainien.
    Les prises de position sionistes sont de plus en plus mal acceptées dans le monde : Etats-unis, Israel, Syrie, Iran…
    Les Chinois commencent à ouvrir les yeux :).
    La planète est en danger et l’avenir de nos enfants n’a jamais été aussi sombre.

    Bref le système vacille.
    Si mon analyse est correcte et mon optimisme concret, je vois bien les choses changer beaucoup plus rapidement que prévu.
    Il suffit d’une petite étincelle et BOUM !


  •  Prouvez-moi le contraire !

    Les propriétaires des dettes des pays communément appelés (étranger) sont les paradis fiscaux qui se sont mutualisés avec l’argent de la fraude fiscale depuis plus de 60 ans.

    Attention cela représente des milliers de milliards de dollars qui sont issus de la fraude fiscale internationale.

    Ces sommes gigantesques sont réinjectées dans l’économie dite normal via la finance mondiale sous la forme de crédits accordés au pays endettés.

    En clair, les pays se sont endettés à cause de la fraude fiscale et ils réempruntent le même argent de cette fraude en payant au passage des intérêts aux voleurs.

    Vous me direz que le principe est fort connu, car se sont les mafias qui l’ont inventé pour le blanchiment de leur argent sale via les banques Suisse protégées par le secret bancaire et que cet argent sale était blanchi dans les marchés publics des pays. (Italie)

    Je vous réponds donc que vous avez parfaitement raison.

    Mais depuis il existe le concept de blanchiment de fraude fiscal que je nomme le ( Cahuzac french concept ) qui par lui seul anéanti la légitimité de la dette.

    Un seul impératif casser le secret bancaire par une volonté politique honnête ce qui est tout à fait possible pour un pays comme la France.

    Rappelle : 100 milliards de fraudes fiscales par ans en France et 1000 milliards par ans pour la zone Européenne.

    Je mets donc au défi n’importe qui sur cette planète de me prouver que mon analyse est fausse ou malhonnête.

     

    • Les pays recoivent leurs crédits avec l’argent de la planche à billet des banques qui sont privées. Pas avec les impôts ou la non-fraude des autres agents.

      In fine l’impôt est là pour payer les dépenses de l’Etat et les infrastructures du pays, mais aussi pour empêcher les gens de vivre dans l’aisance et pour empêcher l’émergence de fortunes nouvelles. La fraude fiscale est un immense bienfait car c’est de l’argent qui échappe à la confiscation bancaire. Or aujourd’hui il n’y a que les très grandes fortunes et les politiques qui échappent à l’impôt. C’est de tout temps ainsi. Il n’y a que le peuple qui paie des impôts.

      En Grèce, en Italie, peu de gens payaient des impôts directs et ces nations ont correctement vécu pendant des dizaines d’années. Si vous voulez régler le problème de la dette, il faut nationaliser le système bancaire et surtout nationaliser la création de monnaie. Pas augmenter les impôts et casser les dépenses d’Etat. N’oubliez pas, dans les années 70 en province, un maçon faisait vivre sa femme, ses 4 gosses, avait sa maison, sa voiture d’occasion et partait un mois en vacances tous les ans.Ce n’est plus possible aujourd’hui ALORS QUE LA PRODUCTIVITE A ETE MULTIPLIEE PAR 8 !!!

      On vous le répête sans arrêt sur ER. La dette a été sciemment créée par les Banques qui aujourd’hui non seulement sont propriétaires de tout, mais interdisent la liberté d’expression, dénient les élections et et feront bientôt vivre la population dans une immense Bande de Gaza.


    • Vous portez bien votre surnom bobo : ce sont les banques qui permettent aux voleurs de s’évader fiscalement figurez vous !
      Le budget de l’état est composé de 200 milliards de TVA, 60 milliards d’impôts directs et 40 milliards de dividende soit 300 milliards de recettes mais il dépense dans les 400 milliards par an, il lui faut donc s’endetter chaque années d’une centaine de milliards supplémentaire, 4-5% du PIB ou alors couper dans les dépenses en sabotant les services publiques (parce qu’il ne serait pas acceptable de refuser de payer les intérêts de la dette).
      Les banques prêtent à l’état l’argent qui lui manque puis pour ne pas prendre de risque au moment d’une explosion du système de plus en plus imminente, revendent la reconnaissance de dette, soit à des fonds de pension ou des assurances vie pour les particulier ou de plus en plus dans les paradis fiscaux (40% de la dette actuelle) et à des gens qui se retrouve à prêter leur argent à intérêt à l’état, argent qu’ils ont volé à l’état en s’évadant fiscalement.
      Le système ne peut pas durer éternellement, l’état finira par s’effondrer sinon, moi je propose la peine de mort pour ceux qui détourne l’argent publique et les fraudeurs fiscaux détournent l’argent publique point. C’est eux qui sont responsable du niveau actuel des impôts vous ne vous en rendez pas compte ?


  • Tres bien mais pour ceux qui comme nous frequantons les sites de la dissidence cela ne nous apprend rien. Par contre je l ai envoyé à beaucoup de personnes qui ont été étonné et commence à poser des questions, mais pour la plupart il s en fichent de cet article. Ce qui les interesse c est de savoir si ils vont toujours avoir un pouvoir d achat sufisant pour partir en vacance cet été.... La creation monetaire ce n est vraieent pas leur tasse de thé... Alors ce teste - si test il y a - va conforter l oligarchie dans sa conviction que le peuple est bien lobotomisé et qu il peut le rendre tjrs plus esclave et là désolé mais je donne raison au systeme. Si les gens veulent rester esclave - et ils le veulent - de moment qu ils ont du pain et des jeux alors pourqoi on devrait se prendre la tête à essayer de les faire evoluer... ?????

     

    • @francky
      Je suis en accord avec le début de ton analyse, mais je suis plus critique pour la suite :

      "mais pour la plupart il s en fichent de cet article. Ce qui les interesse c est de savoir si ils vont toujours avoir un pouvoir d achat sufisant pour partir en vacance cet été.... La creation monetaire ce n est vraieent pas leur tasse de thé... "

      Il n’y a pas si longtemps je faisais partie de cette majorité de personnes lobotomisées (je préfère dire conditionnées).
      Peut-être as tu toujours été dissident.
      Sinon je te propose une autre analyse :
      Ce conditionnement ne date pas d’hier et sans internet, il n’y aurait toujours qu’une petite poignée de "subversifs".
      Le web a ouvert l’information réflexive, ce qui fait que l’on peut shunter les médias classiques et communiquer, se regrouper et agir contre le système.
      Il est totalement inutile d’accabler ces gens, c’est gratuit et sans contenu.
      Je préfère, comme tu l’as fait, partager ce genre d’article avec des personnes qui dès qu’on prononce le nom d’Alain Soral ou même de Dieudo se retranchent derrière leur fausse certitude.
      La deuxième façon de les "convaincre" se fait plus naturellement.
      Le système à travers les politiciens est en train d’imploser tout seul et le peuple ouvre de plus en plus les yeux.
      Je suis confiant dans l’avenir et comme me disait l’autre jour une personne :

      "Il est inutile d’essayer de convaincre (je l’ai beaucoup fait et me suis pris pas mal de gamelles) mais plutôt de privilégier la divulgation au maximum dès qu’on en a l’occasion".

      Je suis en accord avec cette phrase.

      Amicalement


    • c’est exactement ça , il faudrait que en France il se passe comme en Argentine en 2002 pour que les gens ouvrent les yeux , je pense que ça ne va pas tarder à moins que les élites au pouvoir ne nous déclenchent une belle guerre meurtrière pour ensuite dire que les banques nous ont baiser la gueule en mettant la main sur nos sous parce que c’était la guerre ...


  • Cet article montre donc que sans l’euro, nous serions dans une crise bien plus terrible que nous la connaissons actuellement. Or foncièrement, je ne pense pas que ce soit le cas.

    La création monétaire dévalue la valeur de la monnaie par rapport aux autres monnaies : cela renforce le prix des importations et baisse le prix de nos exportations. Bien entendu qu’on peut créer autant de monnaie que nous voulons ! Cela a toujours été le cas, et cela le sera toujours ! Simplement si nous devons importer, nous le paierons d’autant plus cher, au risque de créer une spirale inflationniste. C’est actuellement la mesure de la banque centrale européenne qui nous protège de cette spirale, que cette création monétaire se fasse par l’Etat ou par des intérêts privés. Pire : la création monétaire basée sur l’Etat serait assise sur du vide, sur l’absence de retour et de contrôle des fonds dépensés, et donc sur une inefficacité certaine, plus que dans le privé à l’heure actuel. Il n’y aurait donc pas de retour de richesse à hauteur de la création monétaire et donc une dévaluation monétaire d’autant plus forte.
    L’euro fort satisfait donc des pays forts, comme l’Allemagne. Les autres (comme nous) ont intérêt à créer de la richesse en dévaluant la monnaie et à vivre sur la création de richesse des autres (et encore, il faudrait prouver que cette dévaluation monétaire ne porterait pas tort, même à des pays déstructurés économiquement comme le nôtre).

    Enfin, il se pose un problème politique essentiel : si nous essayons de dévaluer l’euro par la création monétaire, les pays forts feront ce qu’ils auraient dû faire depuis le début : ils créeront leur propre monnaie forte entre eux. Ils en pâtiront durant quelques années juste avant de nous surclasser plus que jamais. Quant à nous, nous serons enfin responsables de notre destin. Mais comme je pense que nous sommes de gros bébés qui croient que l’Etat va tout faire pour leur tronche, de manière magique et vraiment enfantine (à l’image d’un Etienne Chouard), comme le montre cet article, je pense qu’en quelques années d’irresponsabilité, nous serons au niveau de la Grèce.

    Donc : oui pour rétablir le Franc. Mais en sachant que nous devrons mener exactement la même politique monétaire que l’Allemagne...
    (Franchement, l’économie c’est une science, une vraie science ; un simple professeur de gestion ne peut pas guider les gens sur ce point).
    Il me semble qu’il y aurait des points beaucoup plus important à traiter (parasitisme fina

     

    • ton apport est intéressant mais ne crois pas non plus que "l’économie" se limite à ta compréhension "scientifique" des choses, loin s’en faut et de nombreuses personnalités de l’histoire économique du monde se chargent de te le rappeler via leurs productions écrites...

      Le postulat de Chouard et avant tout celui de "l’humain", il s’agit avant tout d’un abord différent et non d’une absurdité dans son ensemble.


    • @ CORNUT
      Oui, l’économie est une "vraie" science quand on doit s’occuper d’un pays comme la France qui est une entité de ce monde financiarisé. Donc, bien sûr qu’il faut prendre en compte la société mondiale dans laquelle nous vivons (même si nous pouvons parfois le déplorer)... au risque de terminer très bas. Mais cela ne veut pas dire que l’économie en soi, soit une science qui doit être complexe. Et on devrait gérer les gros groupes (publics ou privés) comme on gère une famille, avec le même sens commun, la même humanité...
      Après, dans l’idéal, moi je vivrai bien dans un monde sans monnaie !!


    • @Janus : eh bien par exemple quand on a fait de l’économie, on sait qu’il n’y a jamais eu de peuples sans monnaie. Cela n’existe pas. Les personnes près des plages utilisaient les coquillages à l’époque préhistorique. Les métaux de diverses sortes et les pierres précieuses se sont vites imposées ailleurs. L’économie du troc est une invention récente en tant qu’économie. C’est une forme d’évasion fiscale qui ne peut être tolérée bien longtemps à partir du moment où certains profitent des infrastructures d’un pays sans avoir à les financer. Les Etats laissent proliférer les systèmes Bitcoins pour une raison : s’ils se généralisaient, ce serait la fin de la monnaie papier et donc de notre dernier espace de liberté. Oui, ce serait la fin de nos dernières libertés économiques. Plus rien n’échapperait à l’Etat ou à l’Etat mondial.
      Je voudrais également dire à l’autre intervenant, qu’effectivement, l’économie ne se résume pas à une science mais à un rapport de force politique. Cependant, si celui qui prend cette décision politique ne comprend pas le rapport de force en question, il se fait manipuler par de grands groupes financiers ou/et fait faire bankrout à son pays. Je suis persuadé que les Grecs se sont plantés à cause de ce genre d’analyse justement développée dans cette article. A l’époque si vous vous souvenez les grands argentiers recommandaient à la France de se mettre encore plus en déficit. M Sarkozy l’a fait et pour quel résultat ! S’il avait été plus loin, nous serions exactement dans la situation de la Grèce ou de l’Espagne. Alors oui, la gestion d’une économie peut se résumer à un principe assez simple : une gestion de bon père de famille. Cependant, il y a longtemps que nous ne sommes plus dans les clous et pour se sortir de cette situation, il va falloir maintenant beaucoup d’intelligence, si ce n’est pas trop tard comme le dit le chroniqueur de BFM dont les interventions sont régulièrement relayées sur le site.


  • 1/ La banque central pourrait être un formidable outil. La question est : qui la contrôle ?
    Peut-on imaginer un contrôle parfaitement démocratique d’une telle puissance institutionnelle ? Ça parait difficile...
    2/ Les investisseurs institutionnelles qui maitrisent "la création monétaire par le crédit" sont des gens lambda, c’est à dire sans vision à long terme, à fortiori à très long terme. Ils cherchent à réaliser des "coups". Ils épuisent l’économie réelle.
    Imaginez un renard au dents acérés en train de dévorer ses propres pattes.
    L’ économie financière a quand même besoin de maintenir une économie réelle à peu près vivante (travail, entreprise, création de biens de consommation, de richesse réelles, c’est à dire nous tous). C’est peut-être ce qui motive cet article.
    La finance devait servir l’économie réelle, pas l’inverse. D’autant que pour maintenir la confiance dans le dollar, qui est l’outil de la finance mondiale, il faut de plus en plus de guerres. Fuite en avant meurtrière qui garanti par l’appropriation des énergies fossiles, la monnaie.
    Système matérialiste délirant voué à sa propre perte.

     

    • C’est très bien dit.

      Essayons de faire prendre conscience de cela à un maximum de personnes, et peut-être de faire notre vie (économique, mais aussi culturelle et alimentaire : d’où KK, Bras d’honneur, les circuits courts, Au Bon Sens...) en dehors de ce système autant que possible comme le dit Alain Soral.
      Tout ce qui ne rentre pas dans leur poche les affaiblit ; si suffisamment de gens s’y mettent, on peut vraiment les embêter.


  • Le vrai problème n’est pas que les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas de façon illimité, mais qu’elles touchent des INTÉRÊTS dessus bien qu’elles soient privées (avec de argent illimité qui ne vient d’aucun travail).
    En fait 2 problèmes :
    - la banque à réserve fractionnaire verse des dividendes.
    - la banque peut accorder un prêt à une entreprise amie (de l’actionnaire principal) sans que ça pèse sur la banque. En fait, ça pèse un peu mais en proportion de la réserve fractionnaire, aujourd’hui la fraction est de 1/40eme ou 1/50eme. L’effet de levier est gratuit, sauf pour le peuple.


  • Les initiés savent déjà tout cela.

    Mais pourquoi un tel aveu aujourd’hui ?

    La réponse est simple : parce qu’il n’y a plus de raison de le cacher. Si le secret était de mise, avant, pour protéger le système, aujourd’hui ce système a suffisement étendu sa prise sur tous les aspects de l’économie pour pouvoir se devoiler et être perçu pour ce qu’il est réellement. Peut-on pour autant s’attendre à une prise de conscience générale, voire un sursaut populaire ? Pas certain. Les gardiens du système veillent et feront de leur pire pour nous faire accepter notre destin d’esclaves.


  • Chapeau E&R de continuer à faire le boulot et à bien le faire.

    Effectivement pas grand chose de nouveau pour ceux qui sont déjà renseignés, mais de voir un tel article sur le site du Guardian, avec parmi les commentaires plus de 80% de gens qui pensent comme l’article, ça permet de se sentir moins seul.

    Une fois qu’on sait tout ça on arrive au pied du mur : il faut essayer de le diffuser au plus grand monde le plus pédagogiquement possible, et faire prendre conscience aux gens qu’on a beaucoup plus de risques à long terme si on reste dans le système que si on en sort.
    Les gens préfèrent fermer les yeux (rester dans leur zone de confort, avec chacun ses petits investissements de père de famille) que de renverser un système qui va pourtant provoquer beaucoup de malheurs à long terme, et d’autant plus qu’on laissera l’arnaque se poursuivre.

    Continuons à être aussi performant sur le sujet économique et politique, et les gens se rallieront progressivement à cette ligne. La dissidence est en avance sur ces sujets-là.

     

    • #765880

      oui et non ...la grande masse des gens est bienveillante à l’endroit du système, contrairement à ce qu’on croit généralement...
      on croit, à tort, vivre dans une communauté unie . En réalité, nous vivons dans une société beaucoup plus divisée qu’on ne croit, où l’individualisme est la règle !!! concernant la finance, Marx a bien résumé les choses en rappelant que c’est l’exploitation des travailleurs qui dégage la plus-value chère au Capital...la création monétaire est secondaire, après tout...en ces temps-ci, la règle mimétique fait que nous n’aurons jamais la majorité pour renverser le système, telle qu’imaginé par les lecteurs de E&R...les gens - et moi, le premier- aiment trop le confort pour y renoncer- et surtout pas au profit de leurs voisins...car nous ne chérissons l’Egalité que lorsque nous craignons d’avoir affaire à l’inégalité ; le reste du temps, on est bien content de gratter de l’oseille sur le dos de son voisin et l’on gratte, frénétiquement, son ticket de Keno dans l’espoir de cesser de bosser et vivre sans avoir à trimer...cette pensée-ci habite l’esprit de (presque) chaque français, et c’est le principal obstacle au redressement national....ne nous y trompons pas : nos maîtres nous connaissent parfaitement et jouent de nos faiblesses et de nos fantasmes...ils nous connaissent mieux que nous nous connaissons nous-mêmes !


  • "La banque centrale peut imprimer autant de monnaie qu’elle le désire en faisant toutefois attention de ne pas trop en abuser."

    Heu...Où ça ?
    Ce type de financement n’existe plus en Europe depuis longtemps. Les états empruntent sur les marchés. D’ailleurs c’est ce que E et R et des types comme Chouard trouvent scandaleux, non ?

    Sinon, bien sur, c’est les dettes qui créent, principalement la monnaie.
    Car un emprunt, une dette, c’est une créance et cette dernière à une valeur.

    Mais ensuite, il faut parler de destruction monétaire, qui se produit lors du remboursement...

    Enfin bref, donc faut une politique Keynésienne ? Mais c’est ce qui critique Chouard la création monétaire ? Et c’est DÉJÀ ce que fait la FED !


  • Heu... Quelle révélation ! Quand je fais un prêt auto pour me payer une voiture, le virement que ma banque fait à mon concessionnaire tombe...dans une autre banque ? C’est sublime de mesquinerie ça !!!

    "Les crédits font les dépôts" est une des premières choses que l’on apprend dans les études économiques, accès dès la première année. Sans même parler du coté logique de l’équation... Y’a mieux en info cachée !

    Les banque privées ont toujours créé de la monnaie, ne s’en sont jamais cachées, tout simplement par ce que c’est sa première des activités : le prêt. Sauf que, contrairement aux Banques Centrales, la monnaie créée par une banque privée se détruit au fur et à mesure du remboursement du prêt. Par contre, les Banques Centrales créer une monnaie qui ne se détruit pas, d’où un contrôle de sa création. A préciser que les injections massives de liquidités dans le secteur bancaire quasi gratuites faites par la BCE n’a pas été utilisées par les banques pour faire des prêt aux agents économiques, mais ont majoritairement été utilisées en placements, ce qui n’a pas profité à l’économie, donc n’a pas créer d’inflation.

    Les banques privées sont soumises à des encours de crédit et d’épargne, à des ratios de liquidité, (cf directive de Bâle III) etc... donc ne créent pas la monnaie comme elles veulent ! C’est d’ailleurs pour cela que des taux de certaines banques augmentent (leur faisant perdre des clients), par ce qu’elle ont moins de monnaie à prêter, ce qui en fait augmenter le prix (taux d’intérêt ici).

    L’idée n’est pas de défendre les banques, mais de ne pas se ridiculiser sur des argus bidons ! D’autres pistes :

    - L’obligation d’avoir une banque aujourd’hui pour avoir une vie normale

    - Les investissement pour compte propre à l’étranger

    - Le coût du risque

    - Spéculations diverses sur des cours de matières premières, etc...

    La question de la monnaie est cruciale, mais les politique monétaire ne sont pas menées par des banques privées, le problème de la monnaie est ailleurs. Je ne sais pas ce qu’a voulu éclaircir l’article, moi je trouve plutôt qu’il embrouille.

    Amicalement

     

    • Oui les banques sont nécessaires. Mais on peut discuter de l’efficacité du système et de l’éthique de l’organisation. Sur ces deux points un système de réserve fractionnaire banque centrale pêche sur ces deux points. Sur le plan éthique, la création monétaire engendre une redistribution des richesses et donc une expatriation forcée. Sur le plan économique, car il entraine des crises et le développement de projets qui ne sont pas rentables (il n’y a qu’a voir les projets immobiliers espagnole ou américains). Au final, il faudrait laisser revenir à une privatisation de la monnaie et à une libre entrée des monnaies privés dans un espace économique donné ce qui je pense impliquerait la création de réserves à 100% sur des étalons monétaires tel que l’or. C’est ce qui doit être débattu y compris ici, et c’est je pense la seule solution de retrouver une liberté monétaire.


    • j’crois que c’est dans ta tete que c’est un peu embrouillé !


    • Alors c’est que vous n’avez rien compris à l’article, tout simplement. Vous parler du process, du circuit que prend la création monétaire. On est au courant, merci. Là, il vous explique que peut importe le circuit que prend la monnaie : dépôts, fonds, création, destruction...la Banque joue sur les deux tableaux (créatrice-destructrice) et c’est cela qui a engendré le déséquilibre des flux monétaires et le cataclysme financier, il n’y a pas de comparatif, de différentiel pour limiter les banques centrales. Elles font ce qu’elles veulent et les politiques de financement du secteur sociales ne sont en rien une menace pour l’économie d’un pays puisque la banque centrale crée la monnaie autant qu’elle le souhaite mais c’est plutôt le financement du privée qui écrase la viabilité économique d’un pays. En gros , je ne sais pas si mon explication sera assez clair pour vous, il est un peu tard. Cdt


    • "Contrairement aux Banques Centrales, la monnaie créée par une banque privée se détruit au fur et à mesure du remboursement du prêt." —> C’est faux. En effet, les banques privées créent de la monnaie qui se détruit au fur et à mesure du remboursement des prêts (on appelle ça le "terme de l’argent"), MAIS ELLES NE CREENT PAS LES INTERETS QU’ELLES PERCOIVENT SUR CES PRETS.

      "Par contre, les Banques Centrales créer une monnaie qui ne se détruit pas, d’où un contrôle de sa création." —> C’est faux. Lorsque les banques centrales mettent en vente des actifs qu’elles détiennent et qui sont libellés dans la devise qu’elles contrôlent, les achats de ces actifs par les agents économiques entraînent une réduction de la base monétaire.

      "A préciser que les injections massives de liquidités dans le secteur bancaire quasi gratuites faites par la BCE n’a pas été utilisées par les banques pour faire des prêt aux agents économiques, mais ont majoritairement été utilisées en placements, ce qui n’a pas profité à l’économie, donc n’a pas créer d’inflation." —> Pas d’inflation, au sens premier du terme, d’accord. Mais les inflations d’actifs (matières premières, immobilier, actions, etc...) ont été très importantes, et la FED a fait exactement la même chose, en bien pire (c’est pour ça que la valorisation boursière monte alors que l’investissement diminue). D’autre part, l’absence de contrôle à la circulation des capitaux fait que tout cet argent gratuit créé par la FED ex-nihilo (rachat d’obligations à long terme, c’est ça la "stratégie non conventionnelle", normalement les banques centrales n’achètent et ne vendent que des obligations à court terme pour réguler la base monétaire) se retrouve au capital d’entreprises françaises (bouygues, gdf suez etc...) souvent à la suite des privatisations qu’on nous impose pour "rembourser la dette". Pourquoi à votre avis ce qu’on appelle le "coût du capital" a autant augmenté pour les entreprises françaises ces dernières années ? C’est ce que je trouve le plus choquant. Le dollar est vraiment une arme de destruction massive qui permet aux américains de se sucrer sur notre dos.


  • Graeber est très bon, il comprend même un peu mieux que la dissidence.

    "tout ce que fait la banque centrale est de fixer le taux d’intérêt, le coût de la monnaie, pas sa quantité. Depuis le début de la récession, les banques centrales américaines et britanniques ont réduit ce coût à presque zéro. En fait, avec les assouplissements quantitatifs, elles ont injecté autant de monnaie que possible dans le système sans produire aucune inflation."

    Sans produire aucune inflation. Ca, c’est pour les marxistes qui croient que créer de la monnaie à volonté en fait de la monnaie de singe qui ne vaut plus rien.



  • En fait, avec les assouplissements quantitatifs, elles ont injecté autant de monnaie que possible dans le système sans produire aucune inflation.



    Bingo !

    C’est toujours pareil avec les médias mainstream.

    Lorsqu’ils s’affichent ouvertement "complotistes" pour appâter le naïf ou le distrait (notez les efforts consentis ici pour être publié), c’est qu’ils cherchent à glisser un gros mensonge dans un halo de vérités plus ou moins éventées (plutôt plus que moins dans le cas présent).

    Dites-vous bien que si les statistiques du chômage sont bidonnées, celles concernant l’inflation le sont tout autant puisqu’il ne serait concevable en oligarchie de révéler au populo l’étendue de son aliénation en divulguant la vérité du taux de sous-emploi et du pouvoir d’achat des "happy few" qui ont encore un taff.

     

    • Aucune inflation ? Terrible erreur (ou mensonge délibéré, au choix) !

      Grâce à l’argent des banques centrales prêté (quasi gratuitement) aux banques privées, celles-ci ont massivement investi dans le marché actions. Les indices des principales places boursières se sont envolés depuis 2009 : environ +200% pour le S&P, si ça c’est pas de l’inflation...

      Tout cet argent n’a absolument pas été injecté dans l’économie REELLE : pas assez rentable, quand on compare avec le chiffre cité ci-dessus ;-)

      Conséquence de tout ça : attendez-vous à l’éclatement de la plus gigantesque bulle financière jamais créée par l’homme. Quand cet éclatement aura-t-il lieu ?! Quand nos élites le décideront...


  • « Considérez juste ce qui pourrait se passer si des détenteurs de prêts immobiliers réalisaient que l’argent prêté par la banque n’est pas le produit des économies de quelque retraité prudent, mais plutôt quelque chose que la banque a fait sortir de son chapeau d’un coup de baguette magique, baguette que nous lui avons nous-mêmes offerte sur un plateau ? »

    Hummm, à mon humble avis, il ne se passerait pas grand chose ... tant que le prêt contracté par l’acheteur lui permet d’acquérir une maison qu’il n’aurait pas pu acquérir sans prêt, m’est d’avis que la plupart se fichent royalement de tous les mécanismes d’arrière-plan.

    Intéressant article, toutefois.

     

    • Il ne se passe rien car "la confiance" est encore là. L’emprunteur ne se rend pas compte qu’il s’est endetté sur 30 ans pour rembourser un prêt d’argent que la banque ne lui a pas fait mais lui a concocté, inventé. C’est comme le magicien qui sort un lapin blanc du chapeau et le public qui "Aaaah !!!". Pour payer son pavillon l’emprunteur s’est enchaîné lui-même à la banque avec une chaîne que le banquier lui a donné. Cela revient à travailler gratuitement pour la banque pour rembourser la fable et travailler encore plus pour rembourser les intérêts qui serait comme une taxe supplémentaire sur le prix de sa soumission.


    • Complément de réponse à deux affirmations de Cabriolet et de Mimi : Là, celle de mimi :
      « Il ne se passe rien car "la confiance" est encore là. L’emprunteur ne se rend pas compte qu’il s’est endetté sur 30 ans pour rembourser un prêt d’argent que la banque ne lui a pas fait mais lui a concocté, inventé. C’est comme le magicien qui sort un lapin blanc du chapeau et le public qui "Aaaah !!!". Pour payer son pavillon l’emprunteur s’est enchaîné lui-même à la banque avec une chaîne que le banquier lui a donné. Cela revient à travailler gratuitement pour la banque pour rembourser la fable et travailler encore plus pour rembourser les intérêts qui serait comme une taxe supplémentaire sur le prix de sa soumission ».

      Pour aller dans ce sens, et y apporter une pierre supplémentaire : En ce référent à l’ ouvrage écrit par la FED ( 1960 ) [ Modern Money Mechanics :http://upload.wikimedia.org/wikiped... ], qui expose le fonctionnement de la Finance, par le système de réserves fractionnaire, on peu en déduire - sans aucune équivoque possible que - TOUT CRÉDIT CONTRACTE DEPUIS PLUS DE 40 ANS, EST DE CE FAIT - NUL ET NON AVENUE ( c’ est à dire - que ceux-ci, n’ ont jamais existé ). Cela s’ applique également à la “fabuleuse” Dette Publique. Laquelle - ne reposant que -, sur de l’ argent CRÉÉ A PARTIR DE RIEN. C’ est à dire, par l’ ajout de simple jeux d’ écritures - sur les livres de comptes de la Banque ; Aujourd’ hui, ont dirait : par la simple inscription d’ écritures, sous forme alpha-numérique, dans l’ Ordinateur. Petit rappel historique : vers 1968 - aux USA, un citoyen a gardé sa maison, qui était visée par une procédure de Saisie bancaire ; Ce citoyen - a fait constaté par le Juge que la banque n’ avait rien apporté - pour la signature du contrat de crédit ( Loan ), en indiquant dans sa défense que, la banque n’ avait porté les fonds que - par « inscription de simple jeux d’ écritures », dans ces livres de comptes. Ce que la Banque admit. Le Juge ayant alors, débouté la Banque de ses prétentions sur la maison, en ajoutant - dans les motifs de sa décision - que : « seul Dieu pouvait créer quelque chose à partir de rien » ( Voici le lien, vers cette jurisprudence : mn.gov/lawlib/CreditRiver/1968-12-09judgmentanddecree.pdf ).



  • Si les gouvernements pouvaient imprimer eux-mêmes la monnaie, ils en abuseraient sûrement, et cela aurait pour conséquence une inflation qui jetterait l’économie dans le chaos. Des institutions comme la Banque d’Angleterre ou la Réserve fédérale des États-Unis ont été créées pour réguler de manière prudente la création monétaire afin de prévenir l’inflation



    Les quelques têtes de pipe aux commandes de ces banques là, n’ont aucune raison mais alors aucune d’être plus scrupuleux que des hommes et des femmes désignés pour conduire le destin des peuples auxquels ils appartiennent. Y a quoi au-dessus de ces banques pour les contrôler, le soleil ?


  • Pour prolonger mon post précédent, il faut bien comprendre qu’en période de récession prolongée (et nous y sommes), les lobbys patronaux font toujours pression sur les gouvernements (de gauche ou de droite c’est les mêmes) pour mener des politiques dites de compétitivité qui consistent à faire baisser la devise et/ou à baisser les salaires et les charges. C’est historique, Annie Lacroix-Riz qui a exhumé les archives de la Banque de France et des RG pendant la crise des années trente a parfaitement analysé les rouages du pouvoir et les exigences patronales pendant cette période. De ce point de vue (exigences patronales), la situation actuelle est similaire à celle des années trente. En France, faute de pouvoir faire baisser l’Euro, c’est les salaires et les charges que les gouvernements cherchent à faire baisser. En Grande-Bretagne, l’arme monétaire est privilégiée non seulement car ils peuvent encore l’utiliser eux (Sterling/BoE) sachant en plus qu’en face aucune possibilité de contre-mesure n’est possible (Euro fort). Dans la guerre monétaire actuelle, les pays du Club Med sont les dindons de la farce d’où les politiques anti-sociales dures mises en place dans ces pays...

    Le point de vue d’un patron Anglais :
    Devalue pound to boost economy, says JML founder


  • C’est avéré depuis quelques années que la monnaie se crée sur l’endettement.

    Pour ceux qui le découvre il devient évident pourquoi l’islam fut subitement attaqué il y a une décennie. C’est à cause de ces versets :



    Sourate 2. Verset 275. Ceux qui pratiquent l’usure se présenteront, le Jour de la Résurrection, comme des aliénés possédés par le démon et ce, pour avoir affirmé que l’usure est une forme de vente, alors que Dieu a permis la vente et a interdit l’usure. Celui qui, instruit par cet avertissement, aura renoncé à cette pratique pourra conserver ses acquis usuraires antérieurs et son cas relèvera du Seigneur , mais les récidivistes seront voués au Feu éternel.

    Allah anéantit l’ intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n’ aime pas le mécréant pécheur. Sourate 2 - Verset 276

    Sourate 2. Verset 278. Ô vous qui croyez ! Craignez votre Seigneur et renoncez à tout reliquat d’intérêt usuraire, si vous êtes des croyants sincères !

    « Ô les croyants ! Ne pratiquez pas l’usure en multipliant démesurément votre capital. Et craignez Allah afin que vous réussissiez ! ». Sourate 3 (Al-Imran) verset 130.

    « Et à cause de ce qu’ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu’ils mangent illégalement les biens des gens. A ceux d’entre eux qui sont mécréants Nous avons préparé un châtiment douloureux. » Sourate 4 (An-Nisâ, les femmes) verset 161.

    « Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens au dépens des biens d’autrui ne les accroît pas auprès d’Allah, mais ce que vous donnez comme Zakat, tout en cherchant la Face d’Allah (Sa satisfaction)... Ceux-là verront [leurs récompenses] multipliées ». Sourate 30 (Ar-Rûm, les romains) verset 39.



    et pas mal de hadith dénonce la plaie qu’est l’usure :



    Le Prophète a dit : "L’usure a quelque 70 catégories,
    et la catégorie dont résulte le péché le moins grave est
    équivalente à un acte d’inceste que l’homme commetrait avec sa propre mère ;
    quant à l’usure la plus grave, c’est lorsque l’homme s’attaque à l’honneur de son frère musulman."

    "Tout crédit qui engendre un bénéfice quelconque est de l’usure !"



    Et ça continue, pas la place de tout mettre.

    Les religions sont donc les ennemies naturels de ce qui se passe actuellement, et l’islam particulièrement, car relativement jeune.

    Un musulman est un mauvais citoyen pour ce système, car ne plus emprunter signifie la mort de ce système.

     

    • La finance islamique autorise l’usure indirectement via les structure Murabaha (desole si le terme est mal orthographie) qui est une sorte d’achat vente de matiere premiere mais qui revient economiquement au meme qu’un pret... Le probleme ici n’est pas l’usure. On peut tres bien se preter de l’argent contre interet sans fragiliser le systeme. Le probleme c est d’utiliser des fonds deposes sur des comptes a vue pour financer des emprunts. La y a un enorme probleme source d’instabilite + un probleme ethique....


    • La finance islamique je m’en méfie. A cause de ce hadith :



      On a rapporté aussi que ceux qui consomment les intérêts (ar riba) de leur prêt viendront au Rassemblement sous la forme d’un chien ou d’un porc, parce qu’ils auront rusé pour profiter de ce qui était interdit (haram) Comme punition, leur visage sera transformé, comme c’est arrivé aux "gens du sabbat", lorsqu’ils ont voulu ruser avec Dieu en creusant des bassins dans lesquels ils piégeaient les poissons le jour du sabbat, les retirant le dimanche, une fois que le sabbat était terminé ! Lorsqu’ils transgressèrent l’ordre de Dieu, ils furent transformés en singes et en porcs. Il arrivera la même chose à ceux qui rusent avec Dieu, en matière d’usure, par différents procédés, pour Le tromper, Lui, l’Omniscient, Al ’Alim pour Qui rien n’est caché !



      J’ai le sentiment que la finance islamique est une ruse pour faire croire qu’on fait pas d’usure, mais on ne ruse pas avec Dieu.

      L’usure ce n’est pas juste le prêt avec intérêt :



      Omar radio anhoe a relaté que le Messager de Dieu (saw) a dit : "Lorsque les gens deviennent avares, et s’adonnent aux ventes et achats à terme, qu’ils cherchent âprement à s’approprier des cheptels, cessant de défendre la cause de Dieu, Dieu leur inflige des adversités dont Il ne les soulage que lorsqu’ils reviennent à leur religion".
      (rapporté par Abou Dawoud et d’autres, d’après Ibn ’Omar radio Allah anhoe)



      Tu peux tourner dans tout les sens que tu veux, même si tu achètes et revend avec une plus valu, c’est de l’usure. L’usure c’est en gros profiter de ta position économique favorable pour t’enrichir plus au dépend de la situation défavorable économiquement de tes congénères.



      Actuellement, les banques islamiques ne diffèrent point, dans leurs fonds, des banques d’usure. Essayant d’employer la ruse à l’égard de la charia. Ces banques islamiques utilisent ce qu’on appelle la vente El-Mourâbaha (à profit)[1], qui est en réalité un prêt usuraire caché sous le nom de « vente », de façon que la banque procède à l’achat d’une marchandise dont elle n’a ni la possession ni le besoin, à l’intention du commerçant. Le profit de la banque dans cette affaire consiste uniquement à réaliser un taux de gain...



      Fatwa n° : 465

      Catégorie : Fatwas relatives aux ventes et aux transactions financières


  • #765735

    « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. »



    Une semaine plus tard et toujours rien...pas de révolution...pas de mouvements de foules...
    Tout le monde s’en fout...ils se font racketter et ils adorent...les peuples ont été sciemment abrutis et gavés de merdes sonores et visuelles depuis des décennies...c’est sans espoir !...Le cervelet interne est atrophié...La seule solution c’est de débrancher les millions de zombies... lobotomisés de leur plein gré


  • J’ai suivi la formation supérieure de banque via l’Institut Technique de Banque qui forme les cadres bancaires. La première chose qu’on apprend c’est la formule suivante : "Loans make deposits" c’est clair, tout le monde le sait, rien n’est caché.

     

    • oui mais le probleme est la concentration du secteur bancaire, qui est en posiion d’oligopole dans tous les pays occidentaux. En fance il n’ya plus que 4 grosse banques commerciales. C’est trop peu et du coup elle en profite.


  • Or et argent , le reste est une escroquerie patentée...Donc fermer les banques centrales et les remplacer un hôtel des monnaies de l’état chargé de la frappe des pièces or et argent.Garantie par la constitution contre le fait que l’état manipule les métaux précieux...Pour le crédit à court terme , des effets de commerces payables en or et argent à 90 jours maximum et escomptables si besoin de liquidité.


  • #766476

    Au lieu de divertir nos jeunes écoliers avec 2 petits poissons de même sexe qui peuvent tomber amoureux, il ferait mieux de leur expliquer comment marche leur système monétaire. Parce qu’en apparence ça parait compliqué mais en fait un gamin de primaire peut comprendre. http://www.youtube.com/watch?v=ZE8x...


  • Bonjour à tous , sauf votre respect mais la création monétaire par le crédit n’a rien de "secret" , c’était meme au programme d’économie pour les terminale ES en 1994 ...lol


  • #781842
    le 08/04/2014 par Une française monarchiste
    Création monétaire : la Banque d’Angleterre vend la mèche

    Bonjour. Il y a une banque au Liechstenstein qui s’appelle la banque Frick, le banquier Jurgen Frick vient d’être assassiné. Même les gens riches finissent par mourir... Salut cordial. Béatrice B-H


Afficher les commentaires suivants