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Pas de social sans Communauté, pas de Communauté sans identité, par Fabrice ROBERT pour Les Identitaires

La baisse du pouvoir d’achat est sur toutes les ondes, sur toutes les antennes, sur toutes les lèvres. Pourtant, ce à quoi nous assistons en France, ce n’est pas uniquement à la baisse du pouvoir d’achat. Ce à quoi nous assistons en France, c’est en réalité à l’une des conséquences majeures de la mondialisation : nous assistons à la tiers-mondisation de l’Europe. En effet, la question du pouvoir d’achat est une question de peuples riches. Voir s’accroître ou chuter son pouvoir d’achat, c’est prendre du grade ou en perdre dans la société de consommation. Mais le pouvoir d’achat est rarement évoqué dans la plupart des pays du Tiers monde. La seule question qu’on s’y pose est celle que se posaient nos aïeux il y a encore 150 ans : aura-t-on assez à manger ?

Cette baisse du pouvoir d’achat n’a d’ailleurs pas la même signification pour tout le monde. Dans certaines familles, elle empêche désormais de cumuler trois téléphones portables et trois ordinateurs avec connexion internet, de changer la deuxième télévision, de partir en vacance en Crète ou en Tasmanie ou de passer le week-end à Djerba ou à Marrakech. Mais dans d’autres, les conséquences sont quelque peu différentes : si elle ne fait pas mourir de faim, cette baisse oblige à se tourner vers les produits de l’agro-alimentaire bas de gamme, d’une qualité nutritive souvent médiocre. Et là, on touche à la vitalité biologique même d’un peuple, de notre peuple ! Pourtant, la tiers-mondisation de notre pays et de notre continent n’est pas tombée du ciel ! Elle est la conséquence logique et prévisible des politiques mises en œuvre depuis des décennies, que ce soit au niveau national, ou supra national (européen ou mondial). Nos gouvernants, qu’ils se prétendent de droite ou de gauche, socio-libéraux ou libéralo-sociaux, se prosternent tous devant le même credo immigrationniste : liberté de circulation des hommes et des marchandises ! Un credo que partage l’extrême gauche altermondialiste qui, loin d’être une opposante au Système mondialisé, n’en est que la saltimbanque puérile, voire l’avant-garde. C’est d’ailleurs ce que constatait l’hebdomadaire Marianne dans son récent numéro consacré à La nouvelle pensée unique : « d’Olivier Besancenot à Laurence Parisot, de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, les partisans d’un nouveau recours à l’immigration ont rarement été aussi nombreux » ; L’auteur de cette Lapalissade devant reconnaître que seuls les Identitaires ne communiaient pas dans cette même foi.

Seuls opposants à cette magnifique unanimité, les Identitaires ont pour essence même de combattre la marchandisation du monde tout en faisant clairement le choix de défendre « les nôtres avant les autres ». Agissant pour et au sein du peuple et contestant l’actuelle mainmise de la gauche dans ce domaine, nous avons toujours considéré l’action sociale comme une priorité. Mais loin des discours de salon, nous avons agi sur le terrain en mettant en œuvre des projets axés sur l’entraide et la solidarité. Notre toute récente manifestation parisienne sous les fenêtres du MEDEF pour dénoncer les patrons-voyous n’en est que l’ultime exemple. Mais que l’on ne se méprenne pas : pour nous, la question sociale ne peut se réduire à une affaire de salaires ou d’horaires de travail. Elle est la question de « l’être » et du « vouloir être ». Elle est la question de l’altérité et de la lutte. Elle est la question de l’Identité. Car sans cette question identitaire, pourquoi ne pas accepter de partir gagner trois cents euros en Inde ou de laisser, en France, son emploi à un ouvrier pakistanais ? Sans cette question identitaire, pourquoi ne pas accepter de voir des prolétaires africains exploités par un patronat apatride et sans scrupule alors que, dans le même temps, des hommes et des femmes de notre sang se retrouvent à la rue, abandonnés de tous et obligés de quémander pour ne pas crever de faim ?

Le mouvement identitaire est un mouvement social, non parce que nous plaçons le social avant l’identité, ou après, ou à côté, mais parce que pour nous le social est consubstantiel de notre identité française et européenne. Loin de se limiter aux conditions de vie matérielle de notre peuple, il englobe l’organisation même de la société : une société que nous voulons organique, hiérarchisée, harmonieuse ; Une société au sein de laquelle l’Individu abstrait et déraciné s’efface devant la Personne, c’est-à-dire l’être déterminé par ses racines, sa famille, sa communauté et par son destin propre ; Une société qui donne un sens réel aux principes d’entraide et de solidarité.

Face à l’individualisme, les Identitaires se tournent, non pas vers le « communautarisme », un « isme » de plus dont raffolent les journalistes, mais vers la communauté. La communauté, c’est la Cité sans l’Etat, le Peuple sans la Nation, la réalité charnelle, celle grâce à laquelle on pourra un jour, comme les Irlandais au début du XXème siècle, retrouver un Etat, c’est-à-dire une souveraineté, une Nation, c’est-à-dire des frontières, et donc une géographie. La communauté, ce n’est pas la secte des Bisounours où il ferait bon se retrouver entre soi pour oublier le monde extérieur. La communauté, c’est le rassemblement de milliers d’hommes et de femmes, différents parfois, mais possédant une identité commune – qu’il leur arrive parfois de décliner de façon antagoniste : celle des peuples d’Europe. La communauté, c’est bien plus qu’un parti politique. Le parti est l’une de ses expressions, l’une de ses vitrines. Il peut même être son moteur, mais en aucune manière il n’en est l’Alpha et l’Omega.

Allons plus loin ! Aujourd’hui, des millions de Français appartiennent à notre communauté sans le savoir : ceux qui pratiquent leur langue régionale, qui défendent leur patrimoine local, qui sont attachés à leurs racines et à leurs traditions. Même s’ils votent pour la LCR ou pour l’UMP, ces Français-là sont plus proches de nous qu’un électeur de Sarkozy qui se gave de rap et vit comme la racaille que son idole prétend « karchériser ». Mettre en relation, en harmonie, en adéquation, notre mouvement identitaire et tous ceux qui pratiquent leur identité sans pour autant en avoir encore saisi les implications politiques et historiques, telle est notre mission.

Fabrice Robert

 



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3 Commentaires

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  • #52983
    le 11/10/2011 par LapinBlanc
    Débat

    Cette institutionnalisation de la Honte d’ être français par le biais d’ une élite minoritaire et étrangère a pour objectif d’ empêcher chaque peuple à ce révolté contre cette même présence étrangère qui n’ est plus basé sur un accueil bienveillant mais s’ apparente à une véritable colonisation organisé !

     

    • #163896
      le 06/06/2012 par shauno
      Débat

      ne prenez pas l’Irlande comme exemple. je remarque souvent les cathos francais s’amouracher d’Irlande du Sud a cause des eglises cathos, les pretres et un anti-anglo-saxonisme (diluer certes mais tjrs present). Si vous suivez tout le parcours (peu traduit en francais d’ailleurs) de la neutralite’ honteuse d’Irlande du Sud durant la deuxieme guerre mondiale, de l’abus sexuel et psychologiques des enfants sous la tutelle de l’eglise catholique et la policie economique catastrophique qui a depeuple l’ile ....vous serez moins impressioner. Et n’en parlons pas du fait que plusieurs tonnes d’explosif et plusieurs milliers de grenades et de mitraillettes fut cache’s pour plastiquer des magasins et tue’ des flics dans le voisinnage anglophone. Alors l’image du petit irlandais bien sympa ne correspond pas du tout a la realite’ ou plutot TA realite’


  • #69905
    le 29/11/2011 par Karamoustra
    Débat

    Bonjour,
    une interrogation à la lecture de cet article :
    comment définit t’on les "peuples d’Europe" ?

    Je veux dire que l’Europe, et plus encore la France ont été au cours de leur histoire, envahies régulièrement et de façon plus ou moins subie par des ethnies venues du sud et de l’est de l’Europe. Si on intègre l’histoire contemporaine de la France par exemple avec les immigrations africaines et asiatiques regroupant les ethnies noires, arabes, juives, nous débutons le XXIe siècle avec des français et des européens dont tout le monde peut souligner avec regret ou joie la diversité tant ethnique que culturelle.
    Je voulais donc poser quelques questions :
    sur quel critère se fonde l’idée identitaire ou comment définit t’on ces "peuples d’Europe" ?

    Par leur culture ? Auquel cas, quelle culture religieuse ou de tradition, fédère ce peuple ?
    Par leur ethnie ? Blanche par exemple ou bien par les racines familiales ancrées dans le sol européen ?
    Par leur réalité administrative ? L’ensemble des "nationaux" fédérés (ou non) autour d’un idéal républicain ?
    Ou encore plus simplement la communauté des personnes qui se rallierait à ce projet ?

    La question me semble cruciale alors qu’il s’agit de "défendre les nôtres avant les autres"

    Bref j’en finis : qu’est-ce qui inclut et/ou qu’est-ce qui exclut de cette communauté, de ce destin commun ?