Egalité et Réconciliation
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En bref

Le samedi 21 septembre de l’an de grâce 2019

 

 

On va commencer dans le hard avec cette séquence tirée de l’Acte on-ne-sait-plus-combien des Gilets jaunes à Paris. On dirait que les Français (et les Françaises) sont fâchés avec l’autorité, non ?

 

 

C’est une impression, vague, éthérée, comme la jupe légère d’une femme qui sort d’un carrosse, ou d’une voiture, l’été, sous le vent... Une burqa qui flotte dans l’atmosphère parfumée d’une cité, entre le fumet caoutchouco-métallique d’une Renault Fuego qui finit de se consumer et le parfum envoûtant des merguez au pétrole des dealers sur le toit. Nous sommes bien en France, le pays où les flics tapent sur les anciens tout en épargnant les racailles et où le Président sous-loue l’Élysée à une bande de trans endiablé(e)s.

 

Nous sommes tous des rescapés de l’holocauste, quelque part

On a remarqué un phénomène étrange, chaque jour les médias mourants affichent le compteur des derniers survivants de l’holocauste, et donc des morts. On en a pas mal en stock et ce coup-ci, c’est au tour d’un Autrichien de 106 ans, Marko Feingold, et c’est le canard gratuit moribond 20 Minutes qui se charge de la nécro, on pense que le système est tournant.

On remarque aussi que la presse n’a jamais fait ça avec les Poilus, sauf les 11 Novembre. Mais là, c’est tous les jours les « Poilus » de 39-45. Pourtant, les tranchées, c’était un peu comme un camp d’extermination, voire beaucoup, non ? Pardon ? Si on veut payer 75 000 euros ? Non, pas vraiment, OK, on change de sujet. Mais il nous faut une transition.

 

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Marko, grâce à ses quatre camps, a été couvert d’honneurs et de gloire

 

Marko a souffert, il a raconté sa real life – une rubrique de Closer, par opposition à la vie scintillante des stars – à plus d’un demi-million de personnes, c’est pas rien. Il a bourlingué dans les écoles pour apporter la bonne parole antinazie et grâce à lui, la Betty Monde ne reviendra pas de sitôt. Plus jamais SA !

 

 

Y a pas que les grands qui rêvent, chantait Melody en 1989, une œuvre musicale grandiose écrite par le puissant Guy Carlier – c’est pas une vanne –, transition idéale pour y a pas que les juifs qui souffrent, y a aussi les Poilus et Ophélie Winter. On a retrouvé l’ex-chanteuse à poitrine explosive (en avion) en train de pioncer dans sa bagnole à Paris, ce qui est normalement la marque des vieux chômeurs en fin de droits. Ophélie a dit un jour qu’elle aurait voulu être juive, on sait pas pourquoi, peut-être avait-elle déjà compris ce qui allait se passer 20 ans plus tard dans notre tendre pays.

Résumé de l’enquête de Bernard Montiel pour l’émission d’investigation Touche pas à mon poste (d’animateur) :

« En fait, elle était à Dubaï avec un fiancé. Elle est rentrée précipitamment, a raconté le chroniqueur peiné. Je crois qu’ils ont dû s’engueuler. Elle est restée dans un petit hôtel à Paris pendant plusieurs jours et elle n’a pas pu payer le reste de l’hôtel. Donc, elle dort dans sa voiture. »

 

Niveau boulot, on apprend qu’en 2015 elle a rejoint « le casting d’une web-série sponsorisée par Lidl dédiée aux fans de barbecue »... Un grand rôle qui nous a un peu échappé. Mais c’est l’Amour le plus important, et Dubaï est si romantique...

On préfère vous prévenir : le premier qui ose la saillie facile sur cet amour passionnel brisé entre elle et son « fiancé » doubaïen rend sa carte de membre à vie d’E&R (mais continue à cotiser) ou alors on l’envoie dans le public d’Hanouna, au choix.

 

 

La leçon d’Ophélie

Dans la France d’aujourd’hui, on peut très vite tomber : le filet social qui faisait la fierté de la France d’avant 1973 (d’avant la Dette) commence à avoir des trous çacomme (comme ça en verlan). Macron et ses copains du MEDEF y taillent des croupières grandes comme le vagin d’une pute en fin de contrat.

L’expression est hideuse, mais il nous fallait une transition vers France Culture. Quel rapport ? Vous allez voir.

On est abonnés à la lettre des nouvelles de France Cul et chaque jour on reçoit 5 ou 6 thèmes développés sur cette station qui déborde d’émissions que personne n’écoute, ou presque. Avant, oui : il y a eu un France Cul écoutable, audible – écoutable et audible c’est pas pareil, c’est la différence entre qualité et quantité –, mais aujourd’hui, l’épidémie de bien-pensance a tout envahi, il n’y a plus un gramme de vraie pensée, un minimum d’insolence, tout est platement con, c’est vraiment de la merde, mais on écoute quand même, pour critiquer, pour être méchants.

« La belette : avec ses 30 centimètres de long, elle est tout sauf impressionnante. À cause de son long corps et de son museau pointu, certains la surnomment le serpent à poils, mais pas dans le sens mignon du terme... » [1]

 

Les lapins sont obligés de ronger tout le temps sinon leurs dents poussent trop et après ils virent lapins à dents de sabre, eh bien nous c’est pareil : faut qu’on morde pour limer nos canines.
Et hier on est tombé sur un lancement plus Cul que France :

« Cette semaine, la citation est de l’écrivaine Emma Becker, qui a choisi de se prostituer dans une maison close à Berlin. Elle revient sur cette expérience dans son roman La Maison, et explique comment elle a fait de la maison close un poste d’observation pour explorer les rapports hommes/femmes (Signes des temps, 45 min) :
“Je voulais faire l’expérience de cette condition très schématique : une femme réduite à sa fonction la plus archaïque, celle de donner du plaisir aux hommes. N’être rien d’autre que cela. Il y avait une forme de bravade mais pas de courage, j’étais tellement fascinée, intriguée, j’avais envie d’écrire sur ce sujet c’est cela qui m’a aidée à pousser la porte du premier bordel. (...) J’étais fascinée par les prostituées, par cette évidence avec laquelle elles se tiennent là, splendides, sanglées dans leur corset, objectivement faites pour être louées par des hommes, par cette paisible toute-puissance.” »

Quand la bourgeoise redécouvre le pouvoir du vagin

C’est François Busnel, un gars d’Argenteuil (comme Carlier), maqué avec Delphine de Vigan (qu’il a invitée un jour l’air de rien sur La Grande Librairie), qui s’y colle à la télé. Mais avant tout, « on s’impressionne mutuellement », dit Delphine de François :

 

 

Et maintenant passons à François, dans La Grande Foutrerie du 12 septembre 2019 :

« Emma Becker a passé volontairement deux ans dans une maison close à Berlin, deux ans de prostitution, deux ans à exercer le métier de pute, puisqu’il faut dire le mot ou peut-être le sortir ce mot des connotations toujours négatives, toujours injurieuses... »

 

Emma est en lice pour le Renaudot 2019, le prix littéraire où la gagnante a le droit de poser à moitié à poil devant le dernier modèle de chez Renault au salon de l’Auto, un prix très couru chez les femmes écrivains.
Ah, la fascination de la bourgeoise oisive pour la pute qui bosse ! Dans ce livre et sa médiatisation – nous aussi à notre façon on y participe – il y a toute notre époque. Les titres de France Cul sont à l’unisson : « La maison close comme poste d’observation pour explorer les rapports hommes/femmes, un choix radical ? »

Merveilleux ! Il n’y a qu’à se baiser ! Se baisser, pardon, et on ramasse des pépites de merde grosses comme le ventre de Guy Carlier ou le melon de Laurent Ruquier. Il y a l’or et la merde, et les deux sont toxiques : l’or parce que ça attire les voleurs et les tueurs, on peut ôter la vie de celui qui détient de l’or pour le lui piquer, mais en général celui qui possède l’or possède la police, celle qu’on a vue à l’œuvre en tête d’article, donc les gens se battent en général pour des poussières d’or, mais héritent le plus souvent de la pluie de merde qui tombe d’en haut, de ceux qui détiennent l’or. Verstanden ?

Pas sûr que cette synthèse politique suffise pour un oral de l’ENA, mais ça sera amplement suffisant pour ce cour samedical en amphi qu’est En Bref dans l’université du Savoir Sérieux (SS) qu’est E&R.

 

Touche pas à mon post scriptum : la photo en haut de l’article est tirée du site de France Culture. Sinon la pute a donné une interview bien salace à standardmagazine.com :

« Je veux ouvrir un bordel à Berlin, un bordel à l’ancienne, comme chez Maupassant. »

 


 

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Notes

[1] Vérifier si c’est pas Roselyne Bachelot qui écrit les voix off.

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54 Commentaires

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  • #2282230
    Le 21 septembre à 22:54 par endehors
    En bref

    Quand je vois toutes ces "anciennes gloires" être obligées de tapiner pour avoir un rôle dans une série Z ou une pub ou pire, qui deviennent SDF (voir Mallaury Nataf), je ne peux m’empêcher de penser à la fable "la cigale et la fourmi".

     

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    • #2282383
      Le 22 septembre à 08:35 par le gaulois
      En bref

      J’y ai pensé aussi de suite :"et bien,dansez maintenant !"
      A l’époque je voyais une petite bien sûre d’elle-même d’autant plus que tout lui souriait..
      Comme quoi il vaut mieux durer que briller.
      Mais comme Dieu lui a donné la foi.(mais ne remplit pas les estomacs),il est à espérer qu’Ophélie s’en sorte !

       
  • #2282252
    Le 21 septembre à 23:48 par goy pride
    En bref

    Qu’est-ce que c’est laid, grotesque et ridicule une femme moderne vieillissante ! La modernité a fait que les femmes ne savent plus vieillir gracieusement, on se retrouve avec des cinquantenaires qui se comportent et veulent ressembler à des jeunes femmes de 25 ans ou pire à des adolescentes ! C’est grotesque, hideux et pitoyable.
    La modernité a déstructuré le rôle de l’homme et de la femme ainsi que les caractéristiques sociales et comportementales inhérentes à chaque âge.

     

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    • #2282448
      Le 22 septembre à 11:05 par domus
      En bref

      Goy pride : c’est pas bien d’être d’accord avec Moix ! Ca n’est pas une question d’âge, la classe, c’est une question de personne et aussi de morphologie. Donc, pour vous à 50 ans, une femme doit s’habiller comme Mamy Nova ?

       
  • #2282275
    Le 22 septembre à 00:14 par Element87
    En bref

    Sélection de Emma Becker
    Scènes de sexe en littérature :
    Lolita (Vladimir Nabokov, 1955) « Lolita sur les genoux de son beau-père, jouant avec une pomme tandis qu’il jouit dans son pantalon. »
    Portnoy et son complexe (Philip Roth, 1969) « La première fois pathétique où Portnoy se fait sucer par une goy. Un fantasme qui se réalise et en même temps le ridicule de la situation (ils sont quatre, elle n’en prendra qu’un), la culpabilité. » standardmagazine.com
    elle a l’air d’aimer les mauvaises moeurs

     

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  • #2282359
    Le 22 septembre à 05:36 par Nuit blanche
    En bref

    Emma Becker et sa rationalisation de ses deux années au bordel (le patriarcat, et tout le reste du bordel féministe), ça rappelle ces mecs qui prétendaient aller au cinéma porno pour y faire de la sociologie !

    En fait, on voit tout de suite lorsqu’elle évoque sa fascination pour les sex-shops qu’elle aime le sexe trash en soi — le bordel sexuel, quoi — et que cet appétit se situe chez elle bien en amont de toute l’idéologie féministe qu’elle ramène sur le plateau de la Grande librairie.

     

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    • #2282728
      Le 22 septembre à 17:39 par Jésus aime les putes, moi non plus lol
      En bref

      Ben attends ? T’as vu sa gueule aussi ? C’était ça, ou "service gratos sous les ponts".

      La femme moderne occidental est entièrement résumée en cette petite dame de lettres modernes...

       
  • #2282394
    Le 22 septembre à 09:18 par Mojo Risin
    En bref

    "Elle aurait voulu être juive". A vue de nez, avec son daron et sa carrière vulgaire et clinquante, on pourrait croire que le compte y est. La grosse erreur est de n’avoir jamais accusé des goys d’antisémitisme tout en bouffant le postérieur de Caroline Fourest.
    Je suis certain que MC Solaar va l’héberger.

     

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  • #2282474
    Le 22 septembre à 11:49 par obs
    En bref

    Emma Becker n’a rien d’une pute, si elle s’est prostituée, ce dont je doute, c’est dans un club "haut de gamme" à 1000 euros la passe . Elle a dû confesser des prostituées dont elle a réussi à gagner la confiance et faire un livre avec ce qu’elles lui ont raconté . Elle dit qu’elle s’est prostituée pour faire scandale et donc pour faire VENDRE . Les gens n’achètent pas un livre, le plus souvent ils achètent un scandale .

     

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    • #2282708
      Le 22 septembre à 17:17 par delphin
      En bref

      C’est bien mon avis.

       
    • #2283009
      Le 23 septembre à 00:31 par Rusty James
      En bref

      c’est également ce que je pense - Elle n’aurait pas survécu dans un bordel comme l’Artemis a Berlin
      Ente Yanne Moix et son Partouze, Angot et son inceste, et maintenant Ma Baker a Berlin ... que ce monde petit monde culturo-mondain me répugne. Je ne remettrai plus les pieds en France

       
  • #2282566
    Le 22 septembre à 13:49 par Etre et durer
    En bref

    Concernant Emma Becker : un pur produit de son époque ; soit une personnalité névrotique à la dérive entre pornocratisation des esprits, gender studies, délires féministes, narcissisme, individualisme et marchandisation de l’humain. En bref, une pute qui s’est lancée dans l’écriture plutôt qu’un auteur voyant dans la prostitution l’occasion d’accomplir une performance artistique et littéraire extrême.

    Concernant le magazine standard, en feuilletant ses pages, je suis tombé sur cette interview de Philippe Val dégoulinante de soumission et publiée le ... 8 janvier 2015. Le passage sur BHL est éloquent à plus d’un titre et en dit long sur l’allégeance du principal actionnaire de Charlie Hebdo au lobby qui n’existe pas.
    http://www.standardmagazine.com/phi...

     

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  • #2282656
    Le 22 septembre à 15:42 par Dct
    En bref

    Chère Emma, j’aurais bien voulu vous rencontrer à Berlin où je servais la France et où nous frequentions mes camarades et moi cette délicieuse maison : Chez Odette , où les pensionnaires étaient absolument charmantes et compréhensives sur notre triste état de défenseurs de l’Occident face au péril rouge ! Bon nous y avons quand même laissé quelques soldes durement gagnées ! Je suis partant pour diriger cet établissement ! Bien cordialement ( malheureusement vous n’étiez ou pas encore née 82)

     

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  • #2282721
    Le 22 septembre à 17:34 par Le "salaire" Benetton
    En bref

    Ophélie s’envoyait en l’air avec le Solar... Maintenant, elle broie du noir...

     

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  • #2282780
    Le 22 septembre à 18:52 par Mary M
    En bref

    Je ne comprends pas comment une femme peut avoir envie de se prostituer, être intriguée ou attirée par ce monde là. Même si demain je n’avais plus aucun revenu, je crois que je deviendrai une voleuse pour me nourrir mais jamais une prostituée. J’en vomirai...

     

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