Egalité et Réconciliation
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Entretien avec Lucien de Gouverner par le chaos

Deuxième partie

Version revue et retouchée pour Égalité & Réconciliation du texte paru dans Rébellion, n° 58, mars/avril 2013.

 

[Lire la première partie de l’entretien]

 

La psychanalyse semble avoir un rôle ambivalent dans ce phénomène. Quelle est votre opinion sur cette école (sur Freud, Jung ou Lacan) ?

La psychanalyse passe son temps à rétablir du surmoi, c’est-à-dire de l’ordre, de l’autorité morale, des limites comportementales et de la stabilité mentale. Elle est donc l’ennemie du capitalisme. Mais elle est perçue aussi comme une ennemie par les religions, car elle leur fait concurrence dans une certaine mesure. Donc, tout le monde la déteste et la passe en procès.

Le problème, c’est que ce mauvais procès fait à la psychanalyse n’est pas toujours très cohérent. On dit simultanément : « La psychanalyse ne marche pas » et « La psychanalyse détruit les êtres qui s’y adonnent ». Il faudrait choisir. Les deux accusations sont mutuellement incompatibles sur le plan strictement logique. Si elle ne marchait pas, elle n’aurait aucun effet, même pas destructeur. Ce serait un facteur nul, un zéro, ni « plus », ni « moins ». En fait, la psychanalyse marche, raison pour laquelle elle peut effectivement détruire les gens qui sont sous son influence. Ses applications excèdent le cadre de la thérapie et se retrouvent aussi beaucoup en management, en marketing et, ce que l’on sait moins, en sécurité informatique, dans sa branche ingénierie sociale, justement.

Le fait que Freud ait été chez les B’nai B’rith est une raison supplémentaire pour s’informer sur les méthodes de manipulation et de déconstruction psychologique qui nous sont appliquées. C.-G. Jung est indispensable à connaître également, mais Jacques Lacan est encore plus précis et nous propose une vraie boîte à outils permettant d’agir directement sur soi ou sur autrui. Pour user de métaphores biologiques ou informatiques, la psychanalyse lacanienne, et le structuralisme en général, donnent accès au « code génétique », ou au « code source » de l’esprit et de la société.

Par exemple, un mathème lacanien, le schéma R (pour Réalité), modélise le mécanisme de la construction de confiance, qui est exactement le même que le mécanisme de la construction de la réalité : on peut donc appliquer ce schéma pour abuser de la confiance d’autrui en lui créant une réalité virtuelle, ou à l’inverse pour empêcher la construction de confiance, en soi ou en autrui, et ainsi empêcher la construction d’une réalité viable et habitable. Si vous observez les choses de près, vous trouverez l’équation « confiance = réalité ». Quand la confiance disparaît, c’est la réalité qui s’effondre. En revanche, si vous me faites confiance, je commence à construire votre réalité.

On voit le danger : si la psychanalyse dévoile et met à nu les règles de base de la construction de la réalité, du psychisme et de la vie en société, elle peut être utilisée également pour déconstruire la réalité, le psychisme et rendre impossible la vie en société. Comment ? En jouant sur l’Œdipe, c’est-à-dire le sens dialectique. Je détaille.

Une société possède nécessairement des différences. Une société parfaitement homogène n’existe pas. Or, la gestion des différences, leur articulation fonctionnelle et organique, ne se fait pas toute seule. L’articulation des différences porte un nom : la dialectique. La dialectique, cela s’apprend. Les différences premières, fondatrices de toute société, se résument par un concept : le complexe d’Œdipe. Ce sont les différences hommes/femmes et parents/enfants (par extension jeunes/vieux). Ces différences sont néanmoins articulées et fonctionnent ensemble, de manière organique, au sein de la famille. Le schéma familial offre ainsi le modèle originel du fonctionnement de tout groupe social : des différences respectées, on ne fusionne pas, mais fonctionnant ensemble.

Si on n’intériorise pas ce premier système de différences articulées, on ne peut pas en intérioriser d’autres et on développe des problèmes d’identité et d’adaptation sociale. En effet, l’identité est à l’image du système social : dialectique. Je ne sais qui je suis que par opposition et différenciation. L’identité, la construction identitaire, repose donc sur la position d’une différence première, originelle, fondatrice. Pour que je puisse agir dans le monde et me socialiser normalement, je dois donc sortir du flou identitaire pré-œdipien, le flou fusionnel qui précède la perception des différences.

Dans sa vidéo de janvier 2013, Alain Soral et son équipe rapportent un document stupéfiant. À l’occasion d’une audition sur le projet de « mariage pour tous », l’anthropologue Maurice Godelier préconisait de remplacer les termes « père » et « mère » par le terme générique de « parents ». D’après lui, le mot « parent », qui peut désigner simultanément le père, la mère, comme le grand-père et la grand-mère, présente ce double avantage d’effacer la différence des sexes et d’effacer la différence des générations. Quiconque possède quelques éléments d’anthropologie ou de psychanalyse repère immédiatement où Godelier veut en venir : produire intentionnellement du flou identitaire, donc de la psychose, en effaçant le complexe d’Œdipe, les différences hommes/femmes et parents/enfants, donc les différences au sein de la famille, et par extension au sein de la société.

En fait, les différences persistent dans le réel, mais elles ne sont plus perçues, ni intériorisées. Si les différences ne sont plus perçues, les identités non plus. Cette incapacité à percevoir, intérioriser et gérer les différences et les identités porte un nom : la psychose, le flou identitaire. « Je ne sais pas qui je suis parce que je ne sais pas ce qui est en face de moi. » Godelier et les partisans de la théorie du genre, qu’il faudrait renommer « théorie de la confusion des genres », cherchent à produire du flou identitaire chez les enfants, et pourquoi pas chez les adultes. Ils cherchent donc à produire des handicapés mentaux, incapables de se socialiser. Ils cherchent à créer des problèmes d’identité et à générer des pathologies mentales et sociales, qui finiront en suicides, en meurtres ou en toxicomanies de compensation.

L’effacement des différences fondatrices, c’est l’effacement des limites, de toutes les limites. L’objectif, c’est la plasticité identitaire infinie, qu’on renommera « liberté identitaire infinie » pour mieux hameçonner la proie avec une accroche désirable, au prix de l’émergence de nouvelles souffrances. Toujours dans sa vidéo de janvier 2013, Soral remarquait fort justement que « la liberté, c’est la folie ». C’est bien de cette folie que Deleuze et Guattari se sont faits les chantres à partir de L’Anti-Œdipe, cette bible de l’antipsychiatrie dont le sous-titre est « Capitalisme et schizophrénie ». Publié en 1972, ce texte a profondément marqué la pensée libertaire. Il y est fait une apologie de la schizophrénie comme étant le parachèvement du capitalisme en tant que libération de toutes les structures et affranchissement de toutes les limites psychiques, comportementales et identitaires. L’alliance objective entre libertarisme et libéralisme est donc conclue officiellement et revendiquée depuis une bonne quarantaine d’années.

Une liberté sans limite rend fou et empêche donc la socialisation. À l’opposé, la psychanalyse tourne entièrement autour de cet adage : « Ma liberté s’arrête où commence celle des autres. » La limite, le surmoi dans le jargon freudien, a un effet positif et négatif en même temps. La limite réprime l’expression libre du désir. Apprendre à vivre en société, c’est apprendre qu’on ne fait pas ce qu’on veut et qu’il y a des limites à respecter. Il y a des bornes à l’expression de mon désir, il y a des règles, des lois, des structures, des cadres, des interdits à respecter et sans lesquels la société ne peut pas fonctionner. Cette répression de la liberté du désir permet donc de vivre en société, mais induit également une frustration. Cette frustration peut s’accumuler, s’enkyster, et devenir une névrose. C’était la pathologie la plus courante jusque dans les années 1970. L’ordre social exercé par une autorité morale et l’intériorisation d’une limite (un Père ou un phallus symbolique) était simultanément répressif et socialisant, frustrant et structurant, névrotique et normatif. C’était le mode de socialisation normal dans l’espèce humaine, avec des avantages et des inconvénients. C’est la gouvernance par l’ordre, par l’imposition de limites rigides à ne jamais dépasser, sous peine de punition.

Cet ordre ancien, celui de notre espèce et de ses constantes anthropologiques depuis ses origines, est aujourd’hui attaqué. L’Occident postmoderne a vu naître un « ordre nouveau », un mode de gouvernance par le chaos qui est une forme de contrôle social entièrement neuve consistant à lever toutes les limites et à laisser le désir s’exprimer librement. Dans un premier temps, on a l’impression de respirer enfin, on s’amuse, sans le surmoi phallique et surplombant. Le problème, quand on tue le Père, c’est qu’on est récupéré par la Mère, qui est en réalité tout aussi despotique que le Père. En Mai 68, Lacan disait à ses étudiants libertaires : « Vous aussi, vous cherchez un maître. » En l’occurrence, une Maîtresse, car la libre expression du désir, sans plus aucune limite ni structure, est le mode d’être hystérique, puis pervers, puis psychotique. Sans répression du désir, pas de sublimation, pas de symbolisation, pas de structuration psychique et comportementale possible, pas d’accès au langage et à la dialectique articulée.

Il existe donc une véritable ingénierie psychosociale de la levée des limites, de la transgression des interdits, des lois, des tabous et de l’abolition des frontières, donc une ingénierie de la désocialisation, de l’ensauvagement, de la déstructuration des masses et de la régression civilisationnelle provoquée, en un mot une ingénierie de la dés-œdipianisation, mise en œuvre par des gens qui savent exactement ce qu’ils font, grâce ou à cause de Freud et Lacan (Jung n’ayant pas reconnu le caractère fondateur de l’Œdipe et de la limite), qu’il s’agisse de psychanalystes à proprement parler ou d’auteurs imprégnés de psychanalyse. La théorie de la confusion des genres n’est qu’un outil de cette offensive du Capital pour transformer l’humain en une matière plastique modelable à l’infini, fluidifier toutes les structures comme le recommande l’Institut Tavistock, afin de parvenir à la « société liquide » décrite par Zygmunt Bauman.

Le résultat de cette déshumanisation, ou dés-hominisation, c’est ce que d’autres psys dénoncent, dont Julia Kristeva, dès les années 1980 dans Les Nouvelles Maladies de l’âme, ou l’Association lacanienne internationale (ALI), notamment Charles Melman et Jean-Pierre Lebrun dans L’Homme sans gravité : l’explosion de ces pathologies très contemporaines, dépression, perversion, toxicomanie, hystérie banalisée, « psychoses froides », « états limites », « borderline », sociopathie, psychopathie. On lira aussi Dominique Barbier, Dany-Robert Dufour ou Jean-Claude Michéa.

Vous évoquiez dans un de vos récents textes « l’industrie du changement ». Qui sont pour vous ces « faiseurs » des bouleversements que nous subissons ? Que recherchent-ils ?

À l’occasion d’un séminaire auquel j’ai assisté, un consultant spécialisé en conduite du changement nous avait dit que son entreprise travaillait à « industrialiser la compétence relationnelle ». Les changements provoqués au moyen de crises dirigées ne servent donc pas à améliorer le fonctionnement des choses, mais à l’industrialiser, c’est-à-dire à le rationaliser, le standardiser, l’automatiser. Cela consiste à changer d’échelle de production et de contrôle. Quand on passe de l’artisanat à l’industrie, on passe aussi d’une production locale à une production globale. La production locale est décentralisée, enracinée, contextualisée, démocratique, quand la production globale est centralisée, déracinée, décontextualisée, oligarchique. L’industrie du changement consiste à transférer tout le contrôle de la production de l’échelle locale à l’échelle globale. La gouvernance par le chaos consiste à détruire le pilotage local et autonome de l’existence pour le remplacer par un pilotage global et hétéronome, toujours à distance.

En géopolitique, la transitologie est la discipline qui traite du « regime change », les changements de régime que l’Empire américano-israélien cherche à produire dans les pays arabo-musulmans, et un peu partout en fait, pour s’approprier le pilotage à distance de ces pays. En dernière instance, le but recherché est la modification de la structure générale des relations humaines : passer d’un lien social normal, fondé sur l’altruisme, l’empathie et la mutualité, à un lien social sociopathe, retravaillé par le capitalisme et le libertarisme, fondé sur la liberté individuelle. C’est ça, l’industrialisation de la compétence relationnelle. Concrètement, cela donne le « mariage homo », la GPA, soit la location du ventre des femmes, la PMA, soit le commerce des enfants, et pour finir l’euthanasie pour tous.

En fait, le « comment ? », la méthode appliquée, m’intéresse plus que le « qui ? », l’identité. En outre, la réponse au « comment ? » donne la réponse au « qui ? » Donc, qui sont les faiseurs des bouleversements pathogènes que nous subissons ? Réponse : tous ceux qui appliquent la méthode générale de bouleversement contrôlé. En gros, ce sont tous les acteurs du capitalisme et des révolutions de rupture, dont 1789 et 1917 sont les prototypes, et dont les « révolutions colorées », de Mai 68 au « printemps arabe », sont les prolongements, jusqu’en Libye et en Syrie aujourd’hui. Ces acteurs du capitalisme sont secondés par ce que l’on dénommait jadis les conseillers en propagande du Prince, et qu’on appelle aujourd’hui des spin doctors, des consultants, des influenceurs, des communicants, bref tous ceux qui travaillent à faire du storytelling et de la désinformation dans des entreprises, des think tanks, des lobbies, des médias, des services de renseignement, des sociétés de pensée plus ou moins ésotériques.

Cette stratégie du choc amène la notion de chaos que vous utilisez pour définir la logique du système. Pouvez-vous revenir sur la généalogie de cette soif de destruction de l’oligarchie mondiale ?

La pulsion de mort est largement partagée dans l’espèce humaine. Il semble néanmoins que certains groupes sociologiques l’actualisent davantage que d’autres. En termes de topologie structurale lacanienne, la destruction est une place à occuper, et en termes de psychologie archétypale jungienne, le Destructeur est un rôle à endosser. La question qui me vient tout de suite est : qui occupe cette place dans mon environnement immédiat, que je puisse m’en protéger ?

Si l’on fait une généalogie de la destruction en Occident, on arrive à un résultat qui n’est pas « politiquement correct ». Une histoire des idées impartiale montre que, sous nos latitudes monothéistes, le premier exposé d’un programme politique fondé sur la destruction est déposé dans le texte que les juifs appellent la Torah, et les chrétiens le Pentateuque. Pour certaines personnes, détruire est donc un commandement divin, consigné noir sur blanc dans des textes sacrés. Un échantillon :

Deutéronome : chapitre 20, versets 10 à 16.

« Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que l’Éternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrés. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Mais dans les villes de ces peuples dont l’Éternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire. »

Cela dit, personne ne détient le monopole de la pulsion de mort. Le Japon ou la Corée du Sud connaissent des processus d’auto-génocide liés au « tout technologique ». Certaines régions d’Orient et d’Asie sont à la pointe de tous les délires post-humains et cybernétiques ; on y parle sérieusement de clonage reproductif ou de remplacement du peuple par des robots, ce genre de choses.

Je pense que la soif de destruction et d’autodestruction remonte en fait à un profil psychologique qui porte au moins trois noms : sociopathe, psychopathe, pervers narcissique. Le psychiatre polonais Lobaczewski est l’un des premiers à l’avoir étudié et il en a tiré une science, la ponérologie, ou la science du Mal. Je suis extrêmement convaincu par ce modèle ; pour ma part, je situe l’origine du Mal sur Terre dans ce profil psychologique sociopathe. Sa caractéristique est l’absence d’empathie, ce qui le conduit à traiter autrui comme un objet, un moyen, et à le chosifier. On peut rencontrer ce profil psychologique dans toutes les cultures, mais il semble néanmoins que certaines conjonctures favorisent son apparition. Notamment, les environnements socioculturels marqués par les thèmes de la destruction et du génocide sont, par excellence, des fabriques de sociopathes.

[Fin de la deuxième partie]

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Article ancien.
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28 Commentaires

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  • #535730

    Reportage - L’armée m’a tué ( documentaire doc témoignage militaire syrie usa irak guerre mondiale )

    http://www.youtube.com/watch?featur...




    Une armée est un organisme autorisé par la société dont elle dépend, généralement un État, à utiliser la force létale, généralement par le biais d’armes, pour la défense de son pays contre des menaces réelles, perçues, ou prétendues. L’armée peut avoir d’autres missions, tel le soutien et le maintien d’un régime particulier (dictature militaire, par exemple), le soutien et la promotion de l’expansion économique (impérialisme), et le contrôle social interne au pays. L’armée, avec les milices, les mercenaires, les paramilitaires ou les partisans dans le cas d’une nation occupée, est l’une des composantes permettant à un État la mise en ?uvre de sa politique de défense, que l’on regroupe sous le vocable de forces armées.

    Les armées, régulières (émanant d’un gouvernement légitime) et permanentes, sont organisées en armées professionnelles (leurs membres sont des militaires de carrière ou engagés sur contrat) ou en armées de conscription (une partie de leur effectif est composée de conscrits qui effectuent un service militaire). Elles peuvent être complétées par des réserves, constituées, soit par des civils volontaires ayant reçu une formation spécifique, soit par d’anciens conscrits. Les réservistes sont appelés pour des missions particulières ou en cas de crise. Historiquement, les armées n’ont pas toujours été permanentes (l’ost du Moyen Âge), ni régulières (franc-tireurs, milices, corsaires...). Le contrôle politique sur les armées s’exerce généralement par l’intermédiaire d’un ministère de la défense.

    Selon les pays, ces composantes sont plus ou moins indépendantes dans leur domaine d’emploi (terre, mer, air), mais de plus en plus, elles s’intègrent dans une organisation interarmées responsable de la conduite des opérations, de la cohérence des moyens et coiffant un certain nombre de services communs (santé, renseignement militaire, systèmes d’information et de commandement, infrastructures, etc.), chaque armée conservant alors ses prérogatives en matière de préparation et de disponibilité des forces (entraînement et soutien).


  • #535794
    le 23/09/2013 par naoned bruno
    Entretien avec Lucien de Gouverner par le chaos

    L’ingenierie sociale serait donc un ensemble de techniques visant a faire de l’humanité une bouillie homogène d’individus solitaires.
    Pour ce qui concerne les environnements socioculturels propices a la fabrication de sociopathes.Le milieu de la très haute finance totalement dissociée des conséquences de ses spéculations doit etre un sacré nid !
    J’ai commandé votre livre.


  • #535856
    le 24/09/2013 par Fulgence Ridal
    Entretien avec Lucien de Gouverner par le chaos

    Comprendre Lacan n’est pas réellement donné à tout le monde. Il faut s’accrocher un peu... Néanmoins, si on veut comprendre la crise sociale et sociétale actuelle, sa lecture est indispensable.

    D’un point de vue historique, c’est lui (avec Kojève) qui détermine ce qui est en train de se jouer dans les années 50 quand il quitte la SPP et fonde après quelques péripéties son école.
    Où essaye-t-il de récupérer ses élèves ?
    - chez les catholiques et chez les marxistes (toute ressemblance soralienne est fortuite) car il pense que l’emprise (juive ?) de la psychanalyse des années 50 que l’on observe à travers l’ego psycholgy la dénature du message de Freud. A noter qu’à ce propos Rudinesco le taxe a postriori ouvertement d’antisémite dans un ouvrage récent à cause de son copinage avec l’Action française, son admiration pour Léon Bloy et ses sympathies maurassiennes. Comme quoi, on devient vite antisémite même si on admire plus que tout Levi-strauss, Kojève et Freud. Ce qui est un comble.

    Toujours est-il qu’il avait compris ce qu’il se jouait bien avant Clouscard sur ce qu’il a appelé le discours capitaliste qui s’articule autour du plus-de-jouir (la plus-value) et de sa supercherie si efficace au niveau de l’hystérique.
    Il avait déterminé très clairement dans le séminaire livre 4 l’alliance qui allait s’opérer entre l’hystérique et le pervers (l’homosexuel) pour s’attaquer à l’ordre symbolique et les fonctions du père.

    Mais pour répondre directement à l’article laissons parler Lacan à propos du rôle de l’Oedipe dans la civilisation :

    "Si la théorie analytique assigne à l’Oedipe une fonction normativante, rappelons-nous que notre expérience nous apprend qu’il ne suffit pas qu’elle conduise le sujet à un choix objectal, mais qu’il faut encore que ce choix d’objet soit hétérosexuel. Notre expérience nous apprend aussi qu’il ne suffit pas d’être hétérosexuel pour l’être suivant les règles, et qu’il y a toutes sortes de formes d’hétérosexualité apparente. La relation franchement hétérosexuelle peut recéler à l’occasion une atypie positionnelle, que l’investigation analytique nous montrera dérivée par exemple d’une position franchement homosexualisée. Il ne suffit donc pas que le le sujet après l’Oedipe aboutisse à l’hétérosexualité, il faut que le sujet, fille ou garçon, y aboutisse d’une façon telle qu’il se situe correctement par rapport à la fonction du père. Voilà le centre de toute la problématique de l’Oedipe".

    (Séminaires, Livre IV)


  • #535864

    "les environnements socioculturels marqués par les thèmes de la destruction et du génocide sont, par excellence, des fabriques de sociopathes".

    Belle quenelle ^^

    J’aimerais en lire plus de cet auteur, à quand un nouveau livre ?


  • #535919
    le 24/09/2013 par Les je sont faits
    Entretien avec Lucien de Gouverner par le chaos

    Le mythe d’oedipe est passionnant, les pharaons pouvaient épouser mère ou fille, est-ce l’un de ces souverains potentiels qui a inspiré ce personnage ?
    Il me semble l’avoir lu quelque part...
    Il a en tout cas inspiré, on comprend pourquoi, Freud et sa méthodologie défectueuse (comme dirait le sheikh Imran Husein) consistant à se poser en référence ultime.

    Texte très riche, merci.


  • #535945

    Merci à Egalité & Réconciliation,

    Je suis vraiment gâtée !

    Maryam


  • #535976

    Extrait intéressant, ça donne envie de lire le reste, cependant j’ai deux critiques :

    - Ce qui est communément réuni sous le terme "théorie du genre" est très diversifié, et pour la plupart, ne vise pas à détruire la différence des sexes mais à déconstruire les rôles d’homme et de femme dans notre société contemporaine. Hormis quelques genristes que je qualifierais volontiers d’extrémistes, la plupart n’éludent pas la différence biologiques entre les sexes, ils étudient simplement la construction sociale des représentations et des rôles liés aux catégories sociales d’"homme" et de "femme" à partir de ce substrat biologique. Pour le dire simplement, le fait qu’une femme gère les tâches ménagères n’est pas inscrit dans son code génétique, mais correspond à un modèle social intériorisé depuis l’enfance. C’est essentiellement de ça dont traitent les théories du genre, comment ces modèles sont construits, transmis et intériorisés par les individus. L’usage politique qui en est fait par certains est très critiquable, mais cela ne signifie pas pour autant que les théories du genre n’ont aucun intérêt.

    - Le complexe d’Oedipe est une théorie également, ce n’est pas une vérité anthropologique fondatrice comme le sous-entend l’auteur (si j’ai bien compris son propos). Deleuze et Guattari et beaucoup d’autres reprochent à la psychanalyse freudienne de tout ramener à du "papa-maman", d’expliquer le comportement humain par cet unique modèle. Cela est peut-être partiellement vrai dans les sociétés européennes où la parenté biologique et la parenté sociale se recouvrent (le père biologique est toujours considéré comme le "vrai" père, même s’il ne s’occupe pas de ses rejetons), mais ce n’est en aucun cas une vérité universelle partagée par l’ensemble de l’humanité. Les structures familiales sont très différenciées selon les cultures et les civilisations, tout comme la définition des pathologies mentales (voir l’ethnopsychiatrie de Georges Devereux par exemple).

     

    • #536102

      La théorie du genre voudrait nous faire croire qu’homme et femme sont des catégories sociales, et nous faire rejouer la lutte des classes version lutte des sexes, comme le féminisme. C’est évidemment complètement faux, puisque le sexe ne détermine pas la situation socio-professionnelle des personnes !

      Par ailleurs, le fait que les femmes s’occupent des enfants en bas âge, en prennent soin (alimentation, santé, éducation) et soient plus attentives à la tenue du foyer, dont les tâches ménagères font partie, est évidemment lié à la réalité biologique qui veut que ce soient elles qui portent et mettent au monde les enfants !


    • #536178

      le fait qu’une femme gère les tâches ménagères n’est pas inscrit dans son code génétique, mais correspond à un modèle social intériorisé depuis l’enfance.



      Et le fait que les maçons soient majoritairement des hommes c’est aussi un modèle social intériorisée ? Faut arrêter la branlette intellectuelle des théoriciens du genre. Historiquement la division des taches s’est faite sur les bases des attributs naturels des genres, la femme est à la maison oui puisqu’elle éduque et nourrit les enfants, l’homme se sert de sa plus grande force physique pour tout un tas de travaux !

      Alors oui dans une société de travail tertiaire sans enfants, ça n’a plus lieu d’être, mais cette société n’est-elle pas le début de la dégénérescence ??


    • #536188

      Cela est peut-être partiellement vrai dans les sociétés européennes où la parenté biologique et la parenté sociale se recouvrent (le père biologique est toujours considéré comme le "vrai" père, même s’il ne s’occupe pas de ses rejetons), mais ce n’est en aucun cas une vérité universelle partagée par l’ensemble de l’humanité. Les structures familiales sont très différenciées selon les cultures et les civilisations, tout comme la définition des pathologies mentales



      C’est qui s’appelle le pilpoul, chercher la petite bete, le poisson volant, pour empoisonner le discours. Les theoriciens du genre viennent d’ou et s’addressent à qui ? au sociétés europeennes et occidentales. Donc c’est bien de ça qu’il s’agit. On se fout de savoir si la parenté est de meme nature en papouasie nouvelle guinée, de toute facon les theoriciens du genre ne vont pas jusque la bas pour les faire chier !


    • #536380

      Pour le dire simplement, le fait qu’une femme gère les tâches ménagères n’est pas inscrit dans son code génétique, mais correspond à un modèle social intériorisé depuis l’enfance.



      Pas d’accord non plus. On peut toujours se poser la question d’ou vient ce model "social" si ce n’est de l’homme et de sa genetique. Cette genetique n’est elle d’ailleurs pas une traduction du comportement de millions d’annees ?

      C’est ce qui m’enerve avec bcp de psy, notemment freudien, c’est que tout commence a la naissance. Faux. Jung est bcp plus interessant car avec ses archetypes decrit bcp mieux notre psyche qui ne commence pas a la naissance car il a un substract bcp plus ancien.


    • #536412

      @ Titus

      Vous surinterprétez totalement ce que j’écris. Et puis l’usage d’une typo en gras et l’invocation de soi-disant "évidences naturelles" ne vous donnera pas raison pour autant...
      C’est précisément la critique d’un féminisme consumériste par Alain Soral qui m’a fait m’intéresser à son travail, il y a déjà quelques années. Le "féminisme" n’est pas un bloc dogmatique et monolithique, c’est un courant de pensées avec de multiples variantes, qui part du constat commun d’une inégalité sociale entre les hommes et les femmes dans notre société. Vous pouvez ne pas partager cette opinion, c’est votre droit bien sûr, mais en la matière, j’ai tendance à faire davantage confiance au point de vue d’une femme qu’à celui d’un homme.

      @ julio

      Je n’empoisonne pas le discours, j’exprime une autre opinion... L’auteur de ce texte, que je trouve par ailleurs très instructif, écrit :

      "Les différences premières, fondatrices de toute société, se résument par un concept : le complexe d’Œdipe."

      Le "complexe d’Oedipe" est un postulat de la psychanalyse freudienne, construit à partir de l’auto-analyse de Freud à la fin du XIXe siècle. C’est un outil d’analyse de la réalité et non une loi intangible de la société humaine.

      Que cela plaise ou non, il y a de très nombreuses familles monoparentales ou recomposées en France. On peut le déplorer, s’interroger sur les causes de ce phénomène (et le développement du capitalisme en est une très importante), mais quoi qu’il en soit la réalité est ainsi faite.
      Mon point de vue est pragmatique, je m’efforce de construire mon opinion à partir de la situation présente. Dès lors, je ne me vois pas, par exemple, aller dire à des enfants issus de ces familles-là qu’ils sont "anormaux" en vertu du sacro-saint "complexe d’Oedipe" qui, je le répète, est un postulat.


    • #536787

      Dès lors, je ne me vois pas, par exemple, aller dire à des enfants issus de ces familles-là qu’ils sont "anormaux" en vertu du sacro-saint "complexe d’Oedipe" qui, je le répète, est un postulat.



      Et si je vois un enfant africain crever la dalle dans la rue, je me vois mal lui dire "les immigrés n’ont pas de droit ici je dois m’occuper de mes frères avant" mais la politique ça n’est pas le cas particulier et le sentimentalisme envers l’individu glorifié.. Il me semble que vous commettez ici l’erreur de tomber dans le cas particulier ce qui vous empêche de mener une réflexion à bout.


  • #536007

    C’est tres interessant tout ca mais j’ai tendence a voir les choses de facon plus simple.

    En gros le Chaos suit l’Ordre ....et l’Ordre suit le Chaos. C’est ce que l’on observe partout : La vie (jeunesse => Vielliesse => Mort => naissance), Les saisons, les empires qui se forment et decadent, ...en gros tout ce qui nait meurt ! Il n’y a pas d’exception. Une ere commence et fini aussi.

    Il y a un systeme de destruction qui se met en place (tres visible actuellement dans nos societes).

    Ce qui me ramene au poeme de Goethe mentione dans les clips de Soral un peu plus tot cette semaine et en particulier la derniere phrase... « Mais tant que regne l’ordre il (le juif) ne peut rien faire ».

    Il dit tout. La « science du Mal » intervient lorsqu’on nous meme faiblissons et accelere notre chute (decomposition). C’est la fin de notre ere. Il faut juste le savoir et l’accepter. Ca ne sert a rien de vouloir revenir en arriere, c’est meme pas sain.

     

    • #536194

      Cette façon de voir les choses pourrait aussi s’appeller : "accepter la domination par le relativisme".

      Et puis la force triomphe toujours sur le droit, donc pourquoi ne pas abandoner l’idée de justice aussi...


    • #536218
      le 24/09/2013 par naoned bruno
      Entretien avec Lucien de Gouverner par le chaos

      bonjour Tenez
      donc toute résistance serait vaine ?La certitude du trépas rendrait toute hygiène de vie dérisoire ?La société telle que nous la connaissons serait en phase terminale et lutter serait de l’acharnement thérapeutique ?
      bigre,que c’est fataliste !A moins que j’ai mal interpréter votre message.
      amicalement


    • #536292

      La lutte en groupe..je n’y crois pas trop. Et luter contre quoi ? notre endettement ? notre materialism, nos exces de consommation, de surpopulation avec tous ce que ca entraine ? On peut incriminer bcp de choses aux politiques mais ils ne sont pas responsable du mal premier...la surpopulation. La encore ca tend a prouver que les evenements nous depassent..nous et les politiques.

      Je ne crois pas que l’homme soit bcp plus sage maintenant qu’il y a 70 ans....il sait plus de choses mais il se fait avoir par les memes ideologies...tant qu’il ne fait pas d’introspection (vrai Djihad), le monde restera le monde. Par example ceux qui nous crachent constament les horreures des allemands d’il y a 70 ans ne se rendent pas compte qu’ils sont eux meme devenus les allemands guerriers d’aujourd’hui....votant pour ces partis politiques (UMPS/Rep/Dem/Lab/Cons...) va t-en guerre de presque tous ces pays occidentaux.

      Donc je ne voudrais pas faire trop de philo mais la lutte doit se faire dabord contre soit meme...Si on ne le fait pas alors les guerres et crises nous poussent dans ces extremes qui seuls nous font vraiment evoluer.


    • #536510

      Combattre ou résister à un projet de domination par le chaos ne veut pas nécessairement dire "revenir en arrière" mais plutôt préserver certains acquis qui ont fondé notre civilisation.
      Votre point de vue n’est que fatalisme pur et simple : laissons faire les choses et tout finira par revenir dans l’ordre, une fois la phase de décadence passée. Cette posture amène inéluctablement à la passivité et à à l’optimisme béat. Peut-être pensez-vous, après tout, que l’homme n’a aucun impact sur l’Histoire et que tout est prédéterminé par une force divine, ce qui irait à l’encontre de l’idée selon laquelle Dieu a laissé à l’homme le libre arbitre et donc la pouvoir d’agir sur lui même, c’est à dire l’aptitude à s’auto-déterminer et par extension à s’organiser socialement.


    • #537109

      Non t’as pas compris Razzii. Je ne dis pas de laisser faire...je dis de s’occuper de soi dabord ! Toi tu veux changer les choses mais qui me dit que ton monde sera meilleur ??!!??

      Hitler etait quelqu’un qui voulait changer les choses et bien faire......regarde ou ca l’a amene ! ET tout ca parceque il s’est penche sur le probleme du capitalisme et des juifs sans se preoccuper de son probleme et celui des Allemands qui se croyaient parfait et aussi d’une race superieure.

      Je repete ca ne sert a rien d’en vouloir aux juifs si on se trouve dans une position d’emprunteur et de quemandeur aupres d’eux. Nous leur donnons le pouvoir qu’ils ont. Ils ne font qu’exploiter nos faiblesses. Comprends le une bonne fois pour toute. Alors si tu veux changer les choses commence par savoir comment tu peux changer !


    • #537431

      Je ne pense pas que l’un soit incompatible avec l’autre, c’est plutôt complémentaire. Bien entendu il faut faire un travail sur soi, nous sommes des êtres perfectibles et donc imparfaits et nous avons le devoir de nous élever moralement et spirituellement mais cela est-ce suffisant pour rétablir l’ordre et le règne de Dieu ? qu’on le veuille ou non il existera toujours des hommes malfaisants qui n’ont aucunement l’intention de changer. Alors se battre contre soi-même je veux bien c’est un travail préalable certes, mais de la manière que le guerrier qui, avant de partir au front, doit endurer un entrainement strict et rigoureux ; et une fois prêt que fait-il ? il reste chez lui auto-satisfait de sa condition ? se changer soi-même est une première étape mais pas une fin en soi.
      Par ailleurs, pour répondre à ta question je ne parle pas d’instaurer un nouveau monde que j’estimerais meilleur mais simplement d’en combattre un autre clairement identifié comme maléfique et chaotique.


  • #536217

    On dit simultanément : « La psychanalyse ne marche pas » et « La psychanalyse détruit les êtres qui s’y adonnent ».Il faudrait choisir. Les deux accusations sont mutuellement incompatibles sur le plan strictement logique. Si elle ne marchait pas, elle n’aurait aucun effet, même pas destructeur.

    Je vais préciser les choses : la psychanalyse ne marche pas = la psychanalyse ne vous guérit pas. La psychanalyse marche = elle vous détruit.

     

    • #536694

      Vous êtes psychologue clinicien d’obédience psychanalytique ? La psychanalyse est une technique d’analyse qui a été hautement utile pour : la psychologie clinique, la psychologie cognitive, la psychologie sociale, la psychologie systémique, la psychanalyse familiale. Le jour où vous aurez des patients ... et que vous aurez un Master en : psychologie clinique option, Psychopathologie du couple et de la famille, on en reparlera ! La psychanalyse a subit des mutations en 90 ans. Il y a différents courants et des obédiences. Arguer avec une telle arrogance : " elle vous détruit ", ce n’est pas ce que m’ont dit mes patients. La psychanalyse et les théories psychanalytique servent des courants de la psychologie clinique. Il existe une richesse inouïe de la psychanalyse, qui fût possible grâce aux méthodes psychanalytiques. Les mouvements cliniques sont divers et riches ! Il faut cesser de voir la psychanalyse en y projetant le spectre de Freud. Il y a eu : Dolto, Piera Aulagnier, Mélanie Klein, Ciccone, Kaès, Sami Ali, Lagache, Denis Vasse, Maud Mannoni, Anzieu, Brazelton et bien d’autres.

      Peut-être que vous avez été psy où l’êtes vous ? ... dans un hôpital pour personnes en fin de vie ( comme moi) pour arguer que la psychanalyse ne "vous guérit pas". Mon cher monsieur, la Psychanalyse n’a pas fonction de guérison mais bien ; de mettre des mots sur les maux. Peut-être que vous possédez des patients en thérapie : schizophrènes, violeurs, déficients, suicidaire, en fin de vie en analyse etc...pour valider votre assertion péremptoire. Quand on est pas psychologue clinicien-psychothérapeute, on s’abstient de tels commentaires !

      La psychanalyse ne soigne pas, elle a une portée purement exutoire. Elle se situe au niveau narcissico-émotionnel. Les patients qui suivent des psychanalyses se trouvent dans des atermoiements psychiques. Ils viennent pour cerner leur passé et tenter d’appréhender leur futur. Jeter un œil aux nombres de psys (psychologues cliniciens, psychanalyste) dans les hôpitaux. Si, cette pratique était aussi infructueuse il serait vain de croire qu’elles auraient trouvé une place, dans le champ du somatique c’est à dire : la médecine.

      Pour finir, Nietzche disait : nous ne vivons pas pour le futur nous vivons pour qu’il nous reste un passé. C’est en tout point similaire à la psychologie clinique et la psychanalyse. Elle organise le passé à travers le logos du patient, en lui assignant un espace thérapeutique comme on en trouve très peu.


  • #536235

    Pour compléter je vous conseille de lire cet article sur le monde que nous promettent les patrons de Google (MM. Eric Schmidt et Jared Cohen) :
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...

    ça fait peur !

     

    • #536728

      Merci pour le lien camarade. Flippant mais pas tellement surprenant (ça me rappelle le contexte du jeu vidéo "Deus Ex" )Je serais curieux de connaitre les projets secret de Bill Gates et Microsoft.
      (Qui a dit Xbox One ?!)


  • #536756

    "Notamment, les environnements socioculturels marqués par les thèmes de la destruction et du génocide sont, par excellence, des fabriques de sociopathes."

    Antisémite !! ;)


  • Excellent article, bravo à son auteur.
    Ca donne envie de lire son livre.


  • #537968

    On redécouvre les bases !!! C’est dans toutes les traditions ces problématiques !.. et leurs solutions !


  • #540916
    le 28/09/2013 par Omme Kolsoum
    Entretien avec Lucien de Gouverner par le chaos

    Très bon entretien.
    Bravo à la rédaction de Rébellion pour son travail de formation théorique des esprits libres !

    http://rebellion.hautetfort.com/


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