Egalité et Réconciliation
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Est-il possible d’empêcher un effondrement catastrophique de l’Empire anglosioniste ?

En octobre dernier, j’ai écrit une analyse que j’ai intitulée Les États-Unis sont à la veille d’affronter la pire crise de leur histoire… et comment l’exemple de Poutine pourrait inspirer Trump et je pense que c’est une bonne chose d’y revenir maintenant. Je commençais l’analyse en examinant les calamités qui pourraient frapper les États-Unis si Hillary était élue. Puisque ce n’est pas arrivé (Dieu merci !), nous pouvons sans problème ignorer cette partie et regarder ma prédiction de ce qui arriverait si Trump était élu. Voici ce que j’écrivais.

 

Trump gagne. Problème : il sera complètement seul. Les néocons ont un contrôle total, total je le répète, sur le Congrès, les médias, la banque et la finance, et les tribunaux. De Clinton à Clinton, ils ont profondément infiltré le Pentagone, Foggy Bottom [quartier où se trouvent de nombreux services gouvernementaux, NdT] et les agences à trois lettres. La FED est leur fief. Comment diable Trump pourrait-il faire face à ces féroces « fous dans la cave » ? Regardez la campagne de haine vicieuse que toutes ces « personnalités » (depuis les acteurs jusqu’aux journalistes en passant par les politiciens) ont déchaîné contre Trump – elles ont brûlé leurs vaisseaux, elles savent qu’elle perdront tout si Trump l’emporte (et s’il prouve qu’il se laisse facilement avoir, son élection ne fera aucune différence). Les néocons n’ont rien à perdre et ils combattront jusqu’au bout. Que pourra faire Trump pour que les choses changent s’il est entouré de néocons et de leurs agents d’influence ? Mettre en place une équipe totalement différente ? Comment va-t-il les sélectionner ? Son premier choix a été de prendre Pence comme vice-président – un désastre (il est déjà en train de saboter Trump sur la Syrie et le résultat des élections). Je redoute d’apprendre qui Trump désignera comme chef de cabinet à la Maison blanche et je crains qu’il ne nomme quelque nouvelle version du tristement célèbre Rahm Emanuel uniquement pour calmer les néocons… Et si Trump prouvait qu’il a à la fois des principes et du courage, les néocons peuvent toujours le liquider et le remplacer par Pence. Et voilà ! [En français dans le texte, NdT]

Je poursuivais en suggérant que le seul choix de Trump serait de suivre l’exemple de Poutine et de faire aux néocons ce que Poutine avait fait aux oligarques. À l’évidence ce n’est pas ce qui s’est passé. En effet, un mois après l’élection de Trump, j’ai écrit une autre analyse intitulée Les néocons et l’« État profond » ont châtré la présidence de Trump, c’est cuit, les gars !

Il y a moins d’un mois, j’ai averti qu’une révolution de couleur était en cours aux États-Unis. Mon premier élément de preuve était la prétendue « enquête » que la CIA, le FBI, la NSA et d’autres menaient contre le candidat du président Trump au poste de conseiller à la sécurité, le général Flynn. Ce soir, le complot pour se débarrasser de Flynn a finalement réussi et le général Flynn a dû offrir sa démission. Trump l’a acceptée. Maintenant, mettons immédiatement une chose de côté : Flynn était loin d’être un saint ou un homme parfaitement sage qui aurait sauvé tout seul le monde. Il ne l’était pas. Cependant, Flynn était tout simplement la pierre angulaire de la politique de sécurité nationale. (…) L’« État profond », dirigé par les néocons, a forcé Flynn à démissionner sous le prétexte idiot qu’il avait eu une conversation téléphonique avec l’ambassadeur de Russie sur une ligne ouverte, non sécurisée et clairement surveillée. Et Trump a accepté cette démission. Depuis que Trump est arrivé à la Maison-Blanche, il a pris coup sur coup de la part des médias néocon-sionistes, du Congrès, de toutes les « stars » de Hollywood, culs doublement bénits, bien-pensants et propres sur eux, et même des politiciens européens. Et Trump a encaissé chaque coup sans jamais riposter. Nulle part on n’a vu son fameux « Vous êtes viré ! ». Mais j’avais encore de l’espoir. Je voulais espérer. Je sentais que c’était mon devoir d’espérer. Mais maintenant, Trump nous a tous trahis. Je le répète, Flynn n’était pas mon héros. Mais il était, tous comptes faits, le héros de Trump. Et Trump l’a trahi. Les conséquences de tout cela seront immenses. Pour une raison : Trump est maintenant clairement brisé. Il n’a fallu que quelques semaines à l’« État profond » pour castrer Trump et le faire s’incliner devant les puissances établies. Ceux qui auraient voulu le soutenir comprendront maintenant qu’il ne les soutiendra pas eux-mêmes et ils s’éloigneront tous de lui. Les néocons se sentiront des ailes d’avoir éliminé leur pire ennemi et, enhardis par cette victoire, ils pousseront leur avantage, doublant la mise encore et encore. C’est fini, les gars, l’État profond a gagné.

Je concluais ensuite que les conséquences de cette victoire seraient catastrophiques pour les États-Unis :

Dans leur rage haineuse contre Trump et le peuple américain – c’est-à-dire « le panier de déplorables » –, les néocons ont dû montrer leur vrai visage. Par leur rejet du résultat des élections, leurs émeutes, leur diabolisation de Trump, les néocons ont mis en évidence deux choses cruciales : premièrement que la démocratie américaine est une sinistre plaisanterie et qu’eux, les néocons, sont un régime d’occupation qui gouverne contre la volonté du peuple américain. En d’autres termes, exactement comme Israël, les États-Unis n’ont plus de légitimité. Et puisque, tout comme Israël, les États-Unis sont incapables d’effrayer leurs ennemis, ils sont fondamentalement nus, sans légitimité, sans capacité de coercition. Donc oui, les néocons ont gagné. Mais leur victoire élimine la dernière chance pour les États-Unis d’éviter un effondrement.

Je crois que ce que nous voyons aujourd’hui sont les premiers signes de l’effondrement imminent.

 

Les symptômes de l’agonie

- À l’extérieur, la politique étrangère des États-Unis est essentiellement « gelée » et, à la place d’une politique étrangère nous avons une longue série de menaces vides lancées à une liste de pays diabolisés à qui sont promises maintenant « les flammes de l’enfer » s’ils osaient désobéir à Oncle Sam. Si c’est bon pour faire les grands titres, cela ne qualifie pas pour faire une « politique » quelle qu’elle soit (j’ai discuté longuement de cette question lors de ma récente interview avec South Front). Ensuite, il y a le Congrès qui a fondamentalement déchu Trump de ses pouvoirs de diriger la politique étrangère. Cette forme étrange et illégale de « vote de défiance » martèle encore dans son message que Trump est soit un fou, soit un traître, soit les deux.

- À l’intérieur, Trump est maintenant accusé des dernières émeutes à Charlottesville ; après avoir été un agent de Poutine, il est encore diabolisé comme une sorte de nazi (voir le premier et le second avertissement de Paul Craig Roberts à propos de cette dynamique).

- Sur le plan organisationnel, il est clair que Trump est entouré d’ennemis comme l’illustre le fait absolument scandaleux qu’il ne peut même pas parler à un chef d’État étranger sans que la transcription de cette conversation ne soit divulguée aux siomédias.

Je crois que ce sont là des étapes préliminaires pour préparer une crise majeure et l’utiliser pour chasser Trump, soit par un processus d’impeachment soit par la force sous prétexte de crise. Regardez le message que les siomédias ont martelé dans les esprits de la population américaine.

 

La préparation psychologique pour le coup d’État à venir : les terrifier tous à mort

Voici trois exemples très parlants tirés de la couverture de Newsweek :

 

 

Posez-vous la question : quel est le message ici ?

Trump est un traître, il travaille pour Poutine, Poutine veut détruire la démocratie aux États-Unis et maintenant, ces deux hommes sont ensemble les deux personnes les plus dangereuses sur la planète. C’est un « complot contre l’Amérique », pas moins !

Pas mal, n’est-ce pas ?

Lire la suite de l’article sur lesakerfrancophone.fr

Qui sont les néocons ?
Lire chez Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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7 Commentaires

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  • Vous inquiétez pas pour eux, ces gens ont gagné toutes les grandes guerres.


  • Ce sont toujours les mêmes qui tirent les ficelles. Ils détiennent les médias en France, comme ils les détenaient en Allemagne après la guerre 14-18, on a vu la montée, financée bien sûr par eux (lire Antony C. Sutton), du phénix qui releva le pays jusqu’au 8 mai 45.
    Ils ont pompé l’argent mondial, ils peuvent se faire bronzer maintenant. Certes il n’y en a jamais assez, ils vont parier sur l’effondrement, qu’ils sont obligés de provoquer, pour gagner encore, et encore.
    Le peuple ne prendra jamais conscience de cela. Triste.


  • On ne parle pas d’effondrement des métastases. Les USA sont les métastases les plus virulentes. - même dans la négation de la vie, cette volonté de puissance métastatique cherchera des chemins détournés à l’intensification de sa propre puissance. Poutine agit comme médecin de la culture devant l’incurable : quarantaine, confinement. Faut y aller en délicatesse, ces petites saloperies sentent les murs (!) comme des contraintes à leur croissance, à leur liberté...

    Pourquoi ils détruisent tout et cela de manière infraconsciente ? C’est la mort incarnée. - ce premier africain, « Estevanico le Maure », qui a frôlé le sol de ce qui sera les USA annonçait bien avec sa gourde, la mort qui allait venir. Les Indiens zuni ont vu, comme les Berbères et autres peuples, un oiseau de malheur. Pierre Hillard qui aime souligner les drôles de hasard, fera sans doute le lien avec un autre Zemmour, une autre Zemmouri...

    https://s-media-cache-ak0.pinimg.co...


  • Un grand article du Saker.

    Mais le Saker est d’un naturel plutôt pessimiste (lucide ?).
    Depuis quatre ans maintenant que je fréquente les médias alternatifs, il y a toujours quelqu’un chaque mois pour prédire l’effondrement dans l’année à venir ; il faudrait être stupide pour nier que nous vivons des "temps intéressants", mais je gage que les pilotes du système mondial ne sont pas prêts à des catastrophes bouleversantes avant au moins 30 ans. Quand on domine le monde, pourquoi le réduire en cendres ?

    Je pense à quelque chose de pire : l’aggravation patiente, la continuation du lent grignotage des conditions de vie (politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales) du bas peuple que nous sommes pour bien finaliser le 1984 en cours ; et encore je ne parle que de l’Europe de l’Ouest nantie ; combien de zones chaotiques, de terrains vagues géopolitiques créés depuis 2001 ?

     

  • Sur ce qu’il ne contrôle pas et d’abord sa propre survie, l’Empire met du temps à mourir et ainsi l’Empire romain mit 300 ans avant de mourir tout à fait.Avec ou sans Trump ou les neocons, l’Empire vieillit donc lentement, mais inéxorablement, et pour reprendre la formule de Voltaire "je vieillis depuis que je suis né".

    Sur ce qu’il contrôle croit encore espère toujours contrôler, l’Empire procède comme un pyromane, réglant ses problèmes de pouvoir par l’incendie des guerres et révolutions locales.

    Depuis l’Empire assyrien jusqu’à celui de l’Uncle Sam.

    Mais il ne meurt jamais de cela : il s’y affaiblit mais sait éviter de brûler sa maison quand il brûle son jardin. Et même quand il faut créer des incendies internes, il sait maitriser les incendies qu’il finance : en arrêtant de jeter de l’huile sur le feu.

    Néanmoins tout incendie l’affaiblit, lui retire une partie de son capital immunitaire, sans récupération ultérieure possible.

    C’est ainsi qu’il tombe.

    Quand amoindri par ses incendies de contrôle, démographiquement, financièrement, économiquement et donc militairement il peut de moins en moins puis plus du tout faire face à des menaces extérieures.

    C’est à sa capacité militaire que l’on juge l’âge et la santé de l’Empire.

    Quand celle de l’U.S. sera totalement vermoulue, il sera alors cueilli par plus jeune que lui.

     

    • Ah, je vous rejoins tout à fait sur la lenteur d’un effondrement impérial - j’aurais aimé écrire votre commentaire ;-)

      J’y ajoute cette petite citation, tirée d’un article de Brandon Smith relatif à la Corée du Nord, reproduit par le Saker francophone, qui fait écho à mon premier commentaire ci-dessus :



      Cette guerre va-t-elle aboutir à une conflagration nucléaire mondiale ? Non. L’establishment a passé des décennies et dépensé des milliers de milliards à construire des réseaux de contrôle biométriques et mettre en scène le nouveau cadre monétaire mondial dans le cadre du système des DTS. Ils ne vont pas vaporiser tout cela en un instant par un échange nucléaire. Ce qu’ils feront, cependant, c’est lancer des guerres régionales et aussi des guerres économiques. Ceux qui s’attendent à une apocalypse genre Hollywood vont trouver quelque chose de différent, mais à mon avis bien pire : un déclin régulier mais plus lent dans la ruine économique et la centralisation globale.



      L’article in extenso est ici.