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Étienne Chouard : 10 raisons de sortir de l’Union Européenne

 
 



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14 Commentaires

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  • blasphématoire l’association de ce chef d’œuvre musical de Ludwig Van avec l’ignoble projet européen, j’en n’est la nausée !

    sinon très bonne vidéo...


  • Un homme brillant.


  • Clap clap clap...
    Bravo. C’est une supère vidéo.


  • Meeerciiii !


  • Un GRAND merci à Mr Chouard, la France, que dis-je, le peuple du monde tout entier (surtout occidental) a besoin d’entendre et de comprendre cette manipulation pour qu’il y ai "révolution"...


  • Merci M. Chouard.

    Vos critiques sont précises, c’est bien.


  • Les réflexions d’Etienne Chouard ont un certain nombre de limites. Si sur le diagnostique de la tyrannie Européiste, il est bien au point et en décrit bien les rouages, en revanche, sur ses conceptions politiques, il tend à utiliser les principes du XVIIIème, celles des lumières "libérales".
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    Or l’histoire a montré les méfaits de la pensée politique de cette époque, que ce soit pour la généralisation du salariat et la montée des inégalités, d’un point de vue économique, ou encore la propension à la tyrannie du système, d’un point de vue politique.
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    S’il cible bien l’inaptitude de l’élection à produire un gouvernement au service du bien commun, il croit devoir en déduire la pertinence du principe du contre-pouvoir (principe utilisé d’ailleurs pour justifier les banques centrales indépendantes et autres institutions technocratiques mondialistes).
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    Mais a-t-on déjà vu, pour arbitrer un match de foot, 2 arbitres, chacun étant chargé de promouvoir les intérêts des deux équipes compétitrices ? Non, il suffit d’un seul arbitre et que celui-ci soit totalement indépendant des intérêts particuliers de chaque compétiteur, sans corruption.
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    L’inconvénient de la division des pouvoirs à la Montesquieu, c’est que cela affaiblit le pouvoir politique, et que, par conséquent, les pouvoirs économiques privés mènent la danse.
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    Il faut donc un pouvoir politique fort, indépendant, unique et sans séparation en son sein. Mais comment alors éviter la tyrannie ?
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    Quelques définitions :
    - L’autorité, le pouvoir légitime, c’est un pouvoir qui sert autrui pour qu’autrui parvienne à ses fins. Le pouvoir légitime n’a d’autre fin que de servir les fins d’autrui. Il n’a pas d’autres fins propres. C’est la bienveillance d’un père par rapport à son fils.
    - La tyrannie, le pouvoir illégitime, c’est un pouvoir que se sert d’autrui pour parvenir à ses propres fins. Le pouvoir illégitime a une ambition pour lui-même.
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    Le modèle actuel est fondé sur le principe de la tyrannie impuissante.
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    - Tyrannie, parce que tout candidat met en avant ses fins particulières pour remporter le suffrage, et, si l’élection les légitime, l’exercice du mandat consiste alors à utiliser le pays pour les réaliser.
    - Impuissante, du fait de la séparation des pouvoirs inscrite dans la constitution qui organise cette impuissance.
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    Plutôt qu’un pouvoir légitime, la République propose en fait un pouvoir justifié (par le suffrage). Mais, du fait de sa dérive tyrannique intrinsèque, il est nécessaire de réduire le pouvoir de l’élu par une quantité sans cesse croissante de dispositifs de protection.
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    L’alternative, c’est l’autorité, sans contre-pouvoir : un pouvoir politique suffisamment fort pour ne pas subir les pouvoirs économiques privés, mais au service des fins du peuples, toujours en position arbitrale, pour éviter les dérives tyranniques. Bref : un Roi au service du salut des âmes du peuple, la monarchie Française historique, la monarchie populaire, un système proche de la perfection.
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    Il ne devrait échapper à personne que le choix du souverain par la naissance relève du tirage au sort, vu que personne ne choisit où il naît.

     

    • Je ne pense pas que le retour à une sorte de monarchie serai la solution, ona bien vu dans l’histoire les abus que cela a entrainé. Il y aura forcément abus de pouvoir si celui-ci est transmis de génération en génération.


    • Sauf que l’idée de donner la parole au peuple pour qu’il fasse ses doléances est le fait de la monarchie (Louis XVI). Bon, certes il y avait 477 francs-maçons sur 605 représentants... Ce ne fut pas très représentatif.
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      Mais vous avez mal lu mon message. Un pouvoir porte en lui la possibilité de la tyrannie, s’il est pris par un ambitieux qui le convoite pour accomplir ses fins personnelles. Or cette possibilité est absente dans la monarchie historique car le détenteur du pouvoir est choisi par le coup du sort de sa naissance. Confronté à cette idée depuis sa plus tendre enfance, il la conçoit plutôt comme une charge. De plus, éduqué dans l’idée que Dieu jugera son action après sa mort, celui-ci est incité à être juste. Eduqué dans le christianisme, il a le commandement d’aimer ses sujets.
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      Aujourd’hui, l’on a du mal à comprendre comment cela fonctionnait. Pourtant, il suffit que le détenteur du pouvoir croit en un Dieu bon et juste pour éviter la tyrannie...
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      Tout ceci a marché de manière admirable. Le nombre d’invention qui ont eu lieu en France est considérable et profite à l’humanité entière. Le patrimoine culturel créé résiste au temps, est un des plus important classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, et est très pourvoyeur de devise grâce au tourisme. Les famines ont été éradiquées bien avant la révolution. La France contenait la moitié de la population de l’Europe, et était la première puissance mondiale.
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      Un résultat politique qu’une tyrannie ne pourra jamais obtenir....
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      Le Roi, évidemment ne décide rien seul, et nombre de ses ministres sont issus du peuple. Colbert, par exemple, fils de Drapier.
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      Le Roi permet l’unité du pouvoir et donc la puissance du politique, chose que la division du pouvoir "à la Montesquieu" empêche. La croyance du Roi en Dieu permet d’éviter la tyrannie, chose que l’athéisme institutionnalisé du pays n’empêche pas (d’où la nécessité d’introduire la division des pouvoirs).
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      Nous sommes, par la République athée, dans le modèle de la Tyrannie impuissante. L’histoire de France depuis la révolution le montre (Terreur de Roberspierre, génocide vendéen, Tyrannies de Napoléon I et III, envoi d’1 500 000 jeunes à la mort en 14, défaite de 40, explosion des inégalités sociales). Le lent déclin du pays montre que son système actuel est moins profitable au peuple. Nos élus politiques ont même réussi à vendre tous les attributs de la souveraineté à des puissances étrangères (monnaie -> BCE, loi -> UE, Défense -> OTAN, Commerce extérieur -> OMC, Justice -> Cours de justice européenne (CURIA))... La lutte contre la tyrannie, basée sur l’idée fausse qu’il suffit de "diviser les pouvoirs", a abouti à introduire la concurrence des tyrannies (BCE, OTAN, OMC, CURIA) sur notre propre sol. Aucune d’entre elle ne découle de près ou de loin du peuple... La démocratie s’éloigne donc.
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      L’idée correcte est donc l’idée historique, dont nous avons de multiples preuves de l’efficacité : il suffit que le détenteur de l’autorité croit en un Dieu bon et généreux, qui se met au service des hommes, pour que l’autorité se mette identiquement au service du peuple et éviter ainsi toute tyrannie. La monarchie permet l’unité du pouvoir, donc sa puissance d’action et son efficacité. Sa catholicité permet la bienveillance dans l’exercice du pouvoir.
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      D’où la monarchie catholique peut être vue comme une forme d’autorité fondée sur le principe du pouvoir magnanime, puissance bienveillante mise au service du peuple.
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      Tout ceci repose sur un passage de l’évangile. (Luc)
      22.24
      Il s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation : lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand ?
      22.25
      Jésus leur dit : Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs.
      22.26
      Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
      .
      L’autorité au service du peuple, c’est le service public, inventé dès Louis XI avec la Poste, puis prolongé par les manufactures monopoles d’état. C’est le fondement chrétien du pouvoir en France, son antidote contre la tyrannie et le secret de la réussite du pays.
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      Notre future monarchie n’abolira pas les services publics, elle les prolongera, car ils lui sont intrinsèques. Au contraire, la République privatise les services publiques, car ce principe de servir le peuple est étranger aux conceptions des aspirants-tyrans qui en convoitent les commandes.


    • Pour moi mieux vaut que le pouvoir change de main d’une façon régulière et courte car de toute façon on ne peut tomber ds l’asolu et essayer de trouver un pouvoir parfait(ce qui n’existe pas).C’est pk pour moi mieux vaut alternance car si la personne au pouvoir abuse eh bien il y aura moyen de la déloger tandis que ds la monarchie....Il faudra peut-être sortir la guillotine(lol).Bref pour moi il doit y avoir alternance car avec toutes les qualités que vous pouvez donner à la monarchie si les gens on voulu s’en débarassé c’est que à un moment donné le peuple crevait de faim du à un abus de pouvoir.Ne pas oublié que les hypocrite existeront tjrs et que l’apprentissage aux plus jeunes de l’hypocrysie est encore d’actualité.

      Cordialement à vous.


    • Faux : 477 députés sur 605 étaient Francs-Maçons, ce qui n’était pas du tout représentatif du pays. Cela explique parfaitement la coordination des députés pour se proclamer Assemblée constituante. L’accomplissement fut permis parce que Louis XVI a toujours refusé la manière forte : s’il avait été un tyran, il aurait fait intervenir l’armée.
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      Maintenant, votre calcul est faux. Si la mentalité générale est à la pratique du pouvoir d’une manière tyrannique, alors rien ne sert de changer les individus à la tête, car ce sera à chaque fois la tyrannie, du simple fait de la mentalité. Certes, nous avons des tyrans en CDD, mais la tyrannie, elle, est continuelle. Un coup à gauche, un coup à droite.
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      Le libéralisme moral est le germe de la tyrannie : selon cette théorie, poursuivre exclusivement ses propres fins, rendrait le pays le plus prospère possible : "les vices privés font la vertu publique" affirme-t-il (par Bernard de Mandeville). Il porte en lui l’apostasie du principe chrétien "que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert", seul antidote possible à la tyrannie, fondant un pouvoir viscéralement à l’écoute et au service du peuple (d’où les services publics "à la Française" qui découlent directement de cette conception, ceux que détruit l’UE, au nom de la concurrence "libérale").
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      Seuls les pays chrétiens ont échappé durablement à la tyrannie lors du dernier millénaire, d’où la révolution économique et scientifique en son sein. Les régimes musulmans, Africains ou asiatiques n’y ont jamais échappé, d’où leur stagnation historique.
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      Bref, l’élection ou les usines à gaz anti-dérives (séparation des pouvoirs) ne sont rien, c’est le principe moral qui guide le pouvoir qui est tout. Si toute l’organisation économique et toutes les philosophies contemporaines poussent à une morale intéressée, alors tout pousse à un pouvoir tyrannique. Les modalités d’attribution du pouvoir et sa durée sont secondaires puisque tyrannie consiste en une mentalité dans l’exercice du pouvoir.
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      Seule une autorité très chrétienne permet d’éviter ces dérives. Le principe du Roi très chrétien permet d’avoir à la fois un pouvoir en capacité d’agir (du fait de son unité) mais sans tyrannie (du fait de sa chrétienté). Ce dispositif politique permet le maximum libertés individuelles, le maximum de protection du bien commun et le maximum d’efficacité politique.
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      C’est un système si parfait que tous progrès ultérieurs à celui-ci se sont payés soit en liberté moindre (Terreur, Napoléons, commune), soit en protection du bien commun moindre (UE, généralisation du salariat, privatisation des services publics, inégalités sociales), soit en efficacité politique moindre (défaite de 70, défaite de 40, chômage, etc...).


    • Je suis d’accord avec certaines de vos analyses. Mais penser que seul une pratique des valeurs chrétiennes viendrait à bout de la tyranie ds un monde de personnes`dont la majorité sont athées, cela devient presque utopique.Pour la tyranie elle n’a pas besoin d’être physique.Je suis bien d’accord avec le fait que la tyranie n’est pas en rapport avec le temps, mais pour moi pour s’assurer que quelqu’un puisse se faire débarquer si il dévit est quelque chose de très important car même si on voulait inculquer toutes les bonnes valeurs du monde à quelqu’un il pourrait pareil tombé ds la tyranie.


  • Super. Merci E&R de poster les vidéos de l’excellent Etienne Chouard.

    Longue vie à E&R et vive la France

    (un ancien gauchiste)


  • Bon bah j’ai plus qu’a relire Proudhon et kropotkine !