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"Femmes noires racisées " : de la fragmentation de la lutte sociale en micro-luttes communautaires

Prologue

La Ville de Paris accorde un local pour une association un peu spéciale, MWASI. Un collectif de femmes noires discriminées. Jusque-là, rien que du très normal dans une ville de gauche culturelle antiraciste qui place le sociétal avant le social. On rappelle que Paris vide ses pauvres (Français) tout en faisant venir des migrants. Des petits curieux se sont rendu compte que le colloque estival de ce collectif copié-collé sur le Black Lives Matter américain, était à la fois organisé dans un lieu public et interdit aux hommes et aux Blancs, donc aux hommes blancs. Cela fait double désordre. La preuve dans le jargon gauchiste habituel :

Ce collectif non-mixte de Femmes et personnes assignées Femmes, Noires et métisses, lutte contre les violences et différentes oppressions qu’elles subissent. Son approche intersectionnelle des luttes qu’elles rencontrent, le place sur de nombreux champs de bataille ; contre les discriminations liées à la classe, au genre, à la sexualité, à la santé, la religion ; contre l’institutionnalisation des dominations hétéropatriarcales dans le système capitaliste hégémonique blanc dans toute sa complexité.

Une association anti-discriminations qui pratique une discrimination racialo-sexualiste, voilà qui pose problème. Mise sous pression par ce que la presse mainstream appelle la fachosphère, mais qui n’est que l’émanation des Français de bon sens, le maire de Paris Anne Hidalgo a reculé. Tout en essayant de conserver sa clientèle afroféministe... Exercice de contorsion qui ne satisfait personne. Une polémique de plus pour une ville de Paris empêtrée dans ses dettes et une cavalerie financière...

 

 

Bien joué le Système ! On applaudit des deux mains et des deux pieds. Le collectif MWASI des « femmes noires discriminées » a réussi son coup. Cette fragmentation intéresse les tenants de notre système à double titre : un, cela empêche tout front social unifié, deux, cela permet de lutter contre le nationalisme, cet ennemi intime et fondamental de l’oligarchie en place.

 

Place donc aux « femmes noires racisées », pour qui l’homme blanc est l’ennemi. Comme par hasard ! Alors que le premier ennemi de la femme noire qui se sent noire avant toute chose semble bien être l’homme noir ! Mais là, on retombe dans un féminisme de bas étage, celui-là même que les homosexuelles américaines nous ont légué dans les années 70.

Ce qui compte, c’est la création de fractures dans le corps social. Il y a donc deux tendances politiques fortes, les fractureurs et les réconciliateurs. On est en pleine ingénierie sociale, mais tout n’est pas perdu. Si beaucoup de « femmes noires racisées » se retrouvent dans ce nouveau collectif qui tombe du ciel, après les collectifs « pour Adama » et autres victimes de la police fasciste blanche (lol), il n’y a pas foule non plus dans ces pièges tendus par la gauche culturelle.

Car c’est bien la gauche culturelle qui a fragmenté la lutte sociale en micro-organismes afin de les contrôler électoralement et de faire son sale boulot de trahison sociale pour le Système. On remarque effectivement que depuis l’avènement de la gauche culturelle aux affaires, qu’on appelle exagérément le « socialisme », les luttes sociales se sont éteintes, par rapport à ce qu’elles étaient jusqu’en 1979, lors du défilé des sidérurgistes le 23 mars à Paris.

 

 

Cinq ans plus tard, déçus par le plan Acier de Mitterrand, les sidérurgistes lorrains reviennent faire front :

 

 

Le 13 avril 1984, des dizaines de milliers de sidérurgistes et leurs proches manifestent à Paris pour s’opposer aux 20 000 licenciements annoncés en Lorraine. Georges Marchais accompagne la délégation du PC dans le cortège. Ce sera le chant du cygne de la lutte sociale à la française. Il y aura un sursaut, celui de décembre 1995, lorsque Juppé Premier ministre tentera de passer sa loi de « réforme » de la Sécurité sociale en force.

 

 

Depuis, la racialisation et la sexualisation des conflits ont eu raison de l’unité de la force populaire. En 2017, fort logiquement, on en arrive au croisement entre racialisation et sexualisation, ce qui donne les « femmes noires racisées ». Un conflit pauvres-pauvres ou victimes-victimes, quand la pointe du triangle reste elle en sécurité. Il faudra encore beaucoup de pédagogie pour que les perdants de la guerre que l’oligarchie nous mène comprennent que tous les pièges leur sont tendus…

Pour comprendre qui a intérêt à la guerre civile,
lisez sur Kontre Kulture

 

Analyse des précédentes « affaires » Adama et Théo, sur E&R :

 



Article ancien.
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