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Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

 

 

 

 

Francis Cousin à propos de l’euthanasie :

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90 Commentaires

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  • Moi à mon avis, il faut faire la différence entre l’argent adossé à l’or et l’argent de singe. Et avec le N.O.M il faut que tous les pays soit soumis, la Russie, la Chine, l’Inde etc… ne sont pas prêt à se soumettre donc allons nous avoir deux monde ? Même s’il faut instaurer le N.O.M après une guerre mondiale comme disait Atalli, qui nous dit que les USRAEL/UE et ses allies vont gagner ? S’il n’ya pas une guerre mondiale et que la "paix" devrait revenir les USA avec toutes ses organisations vont se dissoudre comme l’ancien UDSSR. Et enfin il faut aussi que le peuple accepte de jouer le jeu, sinon le projet ne marchera pas. Si le peuple ne veut pas acheter/consommer va-t-on le forcer à le faire ?

     

  • Cela fait un moment que j’entends ce raisonnement aussi incontestable que désespérant...
    Je suis quasiment certain qu’il produit le même effet sur chacun d’entre nous : "c’est très bien, mais faut-il remplacer l’argent, et si oui, par quoi ?"
    L’ampleur du problème a pour corollaire la profondeur de l’abîme dans lequel nous allons devoir sombrer pour espérer voir autre chose naître de la misère et du désarroi des hommes...
    On comprend aisément que beaucoup préfèrent se tourner à nouveau vers la fiction divine que d’affronter en face la complexité et la sauvagerie de cette sordide réalité.
    Profitons du temps qu’il nous reste...

     

    • #1252832

      "c’est très bien, mais faut-il remplacer l’argent, et si oui, par quoi ?"

      Soyez un peu créatif. L’argent est comme une religion, le gouvernement NOUS l’impose et NOUS avons accepté. Avons nous besoin des banques pour vivre ? Par compte la banque a besoin de nous pour exister. C’est simple sinon l’argent n’est rien qu’un moyen d’échange. Avez-vous compris ?


    • #1252841

      Selon Cousin, le problème ne serait pas l’usure mais l’argent. Il sort cela tout droit de son manche sans arguments...
      Pour une analyse argumentée (contre l’usure), il y a Bernard Friot.


    • #1252891

      L’usure nous oblige à faire de la croissance pour payer les intérêts sur l’argent (car avant de produire il faut investir donc emprunter de l’argent qu’il faut rémunérer et c’est valable pour tout le monde : l’Etat, les sociétés, les particuliers). La preuve c’est qu’il nous faut au moins 1% de croissance annuelle pour que le chômage baisse. Qui dit croissance dit extension des échanges marchands. Donc si il n’y a plus d’usure, plus besoin de croissance économique. Si on inventait une monnaie sans usure, il faudrait faire en sorte que chacun puisse emprunter un montant normal (de quoi s’acheter une maison et une voiture et par exemple interdire d’emprunter pour acheter sa 5e maison...) et idem pour l’Etat afin qu’il n’emprunte pas à tort et à travers ce qui provoquerait une massive inflation, encore que si la politique de l’Etat était stratégique pour notre économie alors cette inflation se répercuterait sur les salaires et on repartirait dans un cercle vertueux...mais bon là je rêve


    • @ Bromélia

      St François d’Assise : "l’argent est le crottin du diable"

      L’argent mène à l’usure. C’est incontestable historiquement. L’argent est une démesure fonctionnelle, un équivalent universel objectivement fétichiste. Ce n’est pas une matière neutre, mais une substance philosophique et historique de séparation.

      L’or pas plus que le dollar n’a de valeur humaine fondamentale, car il repose sur une logique d’appropriation intrinsèque. L’argent est le produit historique de l’émergence du commerce, qui ne se répand lui-même que dans la foulée de la destruction des groupes premiers, concomitant de l’apparition des "pouvoirs" séparés, de l’explosion démographique et de la sédentarisation des Hommes.

      Autour de vous, tous les membres de votre famille, vos proches et collègue sont d’une façon ou d’une autre, dévastés par l’argent. Vous voulez de l’argent sans usure, ce qui est rigoureusement impossible. 3000 ans d’histoire le confirme. L’argent est historiquement lié au pouvoir, à la coercition et mène implacablement à l’usure.


    • #1253358

      à Muntzer,

      Une corrélation ne signifie pas forcément une relation de cause à effet ce n’est pas parce que l’argent est impliqué comme le sont nos têtes et nos bras que c’est intrinsèquement mauvais. Par contre l’usure est intrinsèquement une injustice, c’est une faute morale comme le vol. Sans usure, l’argent est la reconnaissance économique de la valeur d’un travail dans une société organisée. Avec usure, l’argent est substantivé et considéré pouvoir faire des petits (comme un pommier produit des pommes), constitue un capital lucratif au lieu d’être la reconnaissance économique d’un travail accompli. Le mensonge est là.

      La religion de l’empire est de nous faire croire que seule l’activité au service de l’intérêt d’un employeur privé peut avoir une valeur économique (une mère qui éduque son enfant est utile mais elle ne peut être payée, un ingénieur qui fait de l’obsolescence programmée ou de marketing est grassement payé).
      Cette religion nous contraint à l’usure. Prenez le temps d’étudier Bernard Friot à ce propos (http://www.reseau-salariat.info/4f9...)

      Comme l’écrit « Economisator » plus haut, l’usure nous lie à la croissance et des siècles d’usure (et de fuite en avant) ont façonné notre monde avec ses mégalopoles dans lesquelles nous ne sommes pas autonomes car l’argent (dans le sens de système reconnaissant la valeur economique du travail de chacun) est nécessaire. Si vous supprimez l’argent et l’échange dans le contexte actuel vous provoquez le chaos, alors que vous pouvez très bien supprimer l’usure.

      Si vous écrivez que l’argent sans usure est rigoureusement impossible, vous croyez dans le dogme de la religion de l’empire qui veut nous faire croire que seul le travail au service de l’intérêt peut avoir une reconnaissance économique. L’erreur de Cousin de mettre l’argent à la place de l’usure comme cause de notre perte amène la confusion par rapport aux analyses de Soral et de Sigaut. Suivre Cousin c’est la défaite programmée de toute action responsable.


    • #1253401
      le 26/08/2015 par Vive l’humain, vive le Christ, Vive Marx
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      @Bromélia

      FC n’a rien inventé... Il transmet la radicalité Marxiste. C’est un des rare à avoir lu correctement Marx. Marx n’a rien inventé, il a transmis ce qu’il à constaté à un moment donné.

      Si tu trouve que Marx n’a pas argumenté pourquoi "l’argent" au sens large était le problème... Je te suggère de lire "Le capital" mais cette fois les yeux ouverts. Francis Cousin à donné sur le net quelques dizaines d’heures à étayer cela.

      Nul n’est plus sourd que celui qui ne veut entendre.


  • Pour ma part je ne souhaite pas en voir davantage : plus de GPA, plus d’euthanasie, plus de marchandisation du vivant ( le sort abominable des animaux de batterie, considérés comme de simples produits, le broyage des poussins vivants uniquement parce que ce sont des mâles donc improductifs etc...) une société inhumaine en plus du gaspillage, et nous seront traités exactement de la même manière et c’est déjà le cas, tout ça pour l’argent, toujours plus d’argent, oui il est certain que l’argent détruira tout, et si c’est inéluctable, que faire, regarder tout ce chaos autour de nous ?


  • #1252845

    Francis Cousin est de loin le meilleur et le plus perspicace des analystes politiques....il a sans doute raison : le Capital finira par tout détruire, rien ne l’arrêtera, surtout pas les peuples qui s’opposent en théorie au libéralisme, mais y succombent dans la pratique !!! c’est un tableau juste que fait là monsieur Cousin, mais faut avouer que c’est désespérant....

     

    • #1252899
      le 25/08/2015 par The Shoavengers à la plage
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      Désespérant c’est bien le mot, quand on lit les commentaires de gens qui semblent n’avoir rien compris à son discours et qui osent la ramener et étaler leur bêtise.
      La vérité réside dans la radicalité du discours, donc du raisonnement. On ne coupe pas les cheveux en quatre. Le Capitalisme détruira tout. A partir de cette réalité radicale, il faudra tout recommencer à zéro, par se servir des déchets du Capitalisme en prétendant construire une société vertueuse.
      C’est précisément ce que Soral reproche au FN : la dédiabolisation est une perte de radicalité, une forme de soumission. Si le FN ou le monde se soumet au Capitalisme, il sera détruit.
      Donc soyons cohérents : on ne négocie pas avec le capitalisme. D’ailleurs, prétendre sauver la France quand on sait très bien qu’écologiquement et économiquement, le monde va droit dans le mur, c’est déjà une arnaque. Piero San Giorgio et les mouvements survivalistes l’ont amplement démontré.
      Ce que dit Francis Cousin, c’est que si notre dialectique ne se débarasse pas de ces faiblesses dans le raisonnement, c’est la dialectique de la marchandise qui gagnera. Donc que nous disparaitrons.
      Si on ne lâche rien, on ne lâche rien. On ne fait pas de pacte avec le Diable (l’Argent) en espérant bêtement qu’on va lui mettre profond. En tout cas, si ce n’est pas demain la veille que cela se produira, il faut au moins avoir cet objectif en tête pour pouvoir résister suffisamment. Faire des compromis= se compromettre. Rien de positif à ce genre d’action.


    • #1252901

      Francis Cousin ne croit pas aux partis politiques. Ces derniers sont par essence capitalistes. Revoyez ses entretiens pour le "Cercle des Volontaires", tout y est dit.


    • Que c’est bon de ne pas se sentir seul... merci !!
      Pour moi, Cousin a été une énorme révélation et m’a donné envie d’approfondir Marx et de le lire sans les préjugés qui nous sont rabâchés depuis notre enfance !


    • Bravo à ses commentaires de lucidité critique réelle.

      Le déterminisme n’est pas le désespoir. Le désespoir c’est l’aliénation, c’est-à-dire la fausse conscience. C’est en mesurant l’autonomie des trajectoires historiques qu’on est susceptible d’amorcer des actions d’efficience réelle.

      Une phrase de Debord, à méditer ici : "L’organisation révolutionnaire a dû apprendre qu’elle ne peut plus combattre l’aliénation sous des formes aliénées "


    • #1253399
      le 26/08/2015 par Vive l’humain, vive le Christ, Vive Marx
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      @Janus moi aussi certains commentaires me consolent et me donne espoir que certains transmettent cette vérité absolue autour d’eux.

      Toute mon humanité en un message à toi Janus


    • Si vérité il y a, il est pas loin de la source.

      Ce qui me trou le cul pour parler poliment c’est qu’il a des arguments et faits similaires à ceux que j’ai pu exposer récemment, si l’efficacité était gagnante alors les nazis auraient du remporter la mise mais non ce fut le plus Gros Capital & les moutons (drivé par une oligarchie qu’on dénonce mais à la limite ça pourrait en être une autre).
      http://www.egaliteetreconciliation....

      Alors jusqu’où aller en radicalité ? sans argent maintenant c’est marginalité et misère ! alors tous au Larzac ? profiter du progrès en brandissant du non argent avec un minimum d’argent ?
      seule l’autodestruction semble arrêter cette marche, se donner les moyens de démissionner et de sauter du train fou ?


  • #1252849

    Je ne suis pas d’accord avec ce monsieur lorsqu’il dit qu’il faut détruire l’argent.
    L’argent est nécessaire pour faciliter les échanges de biens et de services. Il est même plus que nécessaire, il est indispensable. La monnaie était utilisée dans les civilisations les plus anciennes et aux 4 coins du globe. C’est ce qui explique que Dieu, dans son infinie sagesse, n’a pas interdit l’argent mais l’usure. Cela veut dire qu’il faut simplement moraliser le système et non le détruire. On peut s’amuser à revenir à l’époque du troc, ou bien à un mode de vie primitif, la monnaie finira par s’imposer naturellement ainsi que la modernité.
    Par contre je suis tout à fait d’accord à propos de la généralisation future de l’euthanasie et autres accessoires du capitalisme par l’oligarchie.

     

    • #1252904
      le 25/08/2015 par The Shoavengers à la plage
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      Très joli de ne pas être d’accord et d’affirmer une chose sans aucun argument autre que ses propres certitudes.
      On peut très bien se passer de l’argent, il suffit de le vouloir et d’y réfléchir.
      Le fait d’avoir rendu l’argent indispensable dans votre esprit démontre que vous êtes contaminé jusqu’à l’os.
      Qui dit commerce dit libre-échange. Vous n’y couperez pas. C’est comme ça depuis le début et c’est ce qui fait qu’on arrive là où on en est, à savoir aux portes de l’Apocalypse. Soral, Jovanovic et Cousin s’évertuent à le démontrer sur plusieurs Siècles, voire sur plusieurs Millénaires, ce n’est pas pour faire joli. L’Ancien Testament c’est quoi et quand ?
      Vous ne voyez pas que l’humanité a vécu et survécu pendant des millénaires dans une sorte de Communisme primordial et que le jour (façon de parler) où les sociétés ont commencé à s’organiser dans la modernité (société pyramidale, spécialisée, technologisante et aliénatoire, toutes les catastrophes possibles et imaginables se sont produites avec toujours plus d’intensité jusqu’à aujourd’hui ?
      Donc bon, il faudrait voir à passer la seconde avant que le moteur explose définitivement et pour tout le monde. En gros, il faut choisir entre l’Humanisme et le Capitalisme étant donné le déséquilibre grandissant des forces. On n’a plus le luxe du choix, des mixs ou des compromis.


    • Pour ma part je ne suis pas aussi formel, je ne pense pas forcément que la suppression de l’argent est synonyme d’un retour à l’état dit primitif mais plutôt à une société tellement éloignée de la nôtre que l’on a du mal à se l’imaginer. En revanche,je vous rejoins sur l’usure et la régulation du capital qui améliorerait sans doute grandement la situation. Mais pourquoi ne pas aller au bout du raisonnement comme il le fait et supprimer totalement l’argent... A discuter et réfléchir je ne suis formel en faveur ni de l’une ni de l’autre hypothèse d’autant qu’elle se rapproche beaucoup sur leur fondement.


    • Combien de siècles d’Histoire vous seront nécessaires pour ouvrir les yeux ?
      Je comprends votre angoisse, qui est avant tout l’expression d’une grande impuissance historique. La civilisation de l’argent est une parenthèse historique infinitésimale dans l’histoire de l’Humanité.

      L’argent appelle l’usure
      . L’argent, et des siècles d’histoire nous le démontrent, engendre nécessairement des conduites pathologiques à l’égard des congénères. C’est donc matriciellement une source d’inauthenticité éthique. Aucune autorité politique n’a contrôlé, ne contrôle et ne contrôlera l’argent, pour une raison très simple : la politique et l’argent sont les deux résultats d’une même matrice.


    • #1253231

      c’est bien , il y en a qui commencent à comprendre : il n’y a pas d’argent moral, il n’y a pas d’état moral ,il n’y a pas de pouvoir moral. la seule solution pour sortir de la matrice est d’éradiquer ces trois fléaux et l’histoire nous démontre que si aucune révolution n’y est encore arrivée c’est qu’ elles ne se sont jamais attaquées aux trois problèmes à la foisl.(peut être le christianisme primitif, mais il est mort dans l’oeuf)
      ce que Cousin nous donne c’est juste une leçon de réalisme
      Et pour ce qui est du désespoir, rappelez vous que la mort est le terme obligé de tout être vivant et cela ne nous rend pas tous désespérés pour autant.


    • #1253258

      Faux et archi faux, les amérindiens d’Amérique du Nord, Iroquois, Algonquins, Hurons, Sioux etc.. n’utilisaient pas d’argent, les tribus germaniques de l’Antiquité n’utilisaient pas d’argent, tout étaient commun et tout les membres de la tribus participaient au biens être commun de l’ensemble de la communauté, les chasseurs chassaient pour tout le monde de même que les cueilleurs cueillaient pour tout le monde, il n’y avais pas de gaspillage ni de sur-consommation tout étaient pleinement utilisé et également partagé, ce système que je viens de décrire c’est le vraie communisme pure comme il aurait du être, tout est commun et il n’y a pas d’inégalité sociale entre les différents membres de la tribus.

      >Sitôt qu’il y a de l’argent, il est automatique que certains vont en cumuler plus que d’autre et hop les inégalités sont de facto créé et irréversible et ainsi le vraie communisme n’est plus possible, voilà pourquoi l’URSS était en fait du Capitalisme d’État et non du vraie communisme.


  • Je pense que Françis Cousin est beaucoup trop pessimiste. Il se focalise trop sur la dialectique des forces productives et les ennemis argent et marchandises.
    L’argent n’est pas la source du problème. Revenir au troc semble bien difficile...
    Ce que Cousin néglige est la force de la relation d’amour qui permet une émancipation consciente et libre et non aliénante. Le capital peut servir au bien-être de l’homme quand il se trouve dans les mains d’hommes de paix et pas de puissants aliénés, dégénérés par chosification.
    Ce sont les puissants décideurs qui se trouvent aliénés et doivent s’émanciper car ils sont déconnectés de leur réalité profonde par matérialisme et occultisme débridé et infernal...des psychopathes que l’on peut soigner.

     

    • Il ne s’agit pas de troc (échange) mais de don et contre don.

      "Le capital peut servir au bien-être de l’homme quand il se trouve dans les mains d’hommes de paix et pas de puissants aliénés, dégénérés par chosification" : mais pourquoi ces gens là finissent toujours par "perdre" ?

      Parce que précisément, le fait d’être comme cela induit le fait de ne pas avoir ni pouvoir ni argent in fine.

      Les dirigeants politiques sont toujours des voyous parce que pour être dirigeant il faut être un voyou. Si vous n’êtes pas un voyou, vous perdrez contre un voyou.

      C’est comme en "séduction" : ce sont les "bad boys" qui gagnent pas les saints...


    • @Odyle

      vous écrivez :
      "Le capital peut servir au bien-être de l’homme quand il se trouve dans les mains d’hommes de paix et pas de puissants aliénés, dégénérés par chosification."

      Réponse de Proudhon, sur les "hommes de paix" sur lesquels vous fantasmez chimériquement : "Mettez saint Vincent de Paul au pouvoir, il y sera Guizot ou Talleyrand"

      Jacques Ellul : "Plus la puissance est grande, plus les valeurs se dissolvent"

      La logique systémique du pouvoir est de ne placer à sa tête que des Hommes prédisposés à la reptation et à la soumission. Si un "saint" y parvient, il s’y travestira immédiatement.

      Enfin "revenir au troc" ou "abolir l’argent" ne relève pas d’un choix individuel ou de votre libre-arbitre. La civilisation de l’argent s’est autonomisée sans votre aide, elle s’auto-invalidera sans votre aide.


    • #1253140
      le 25/08/2015 par The Shoavengers à la plage
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      @ Odyle

      J’ai l’impression que vous cherchez à réaliser une simple substitution argent vs troc. il ne s’agit pas du tout de cela. Le travail pour le bien commun, l’autonomie et la communisation des moyens de production rendent caduques toute mainmise du commerce sur la société, puisque, tel que je le vois, toutes les ressources et tous les biens seront LIBREMENT à la disposition de tous. Plus besoin de possession obessionnelle ou de compétition aliénante, mais un PARTAGE équitable.
      Chaque communauté produisant, et éventuellement échangeant ce dont elle a besoin, le commerce devient résiduel.


  • Il y a une grande parade/mascarade/gabegie qui se prépare à la fin de l’année à Paris, le COP 21, si vous n’en avez pas encore entendu parler ça ne tardera.

    Durant ce grand foutoire international (notre flasque président rêverait bien d’en faire un Kyoto) vous entendrez parler de tout du tri séléctif à la pale d’éolienne à un gouvernement mondiale (l’écologie, un problème qui transcende les frontières !), bizarrement sans même une évocation de la "solution ultime" qui s’appelle Malthus...ou, entre autre, le contrôle les naissances.


  • #1252859

    Magistral Francis Cousin. Vivement l’entretien complet. Le problème est que la majorité des gens sont complices de ce système. Évidemment, et comme a pu le dire Francis, "il faut bien bouffer". C’est une question de psychologie et d’individualité. On peut être salarié mais libre d’esprit. Les salariés d’aujourd’hui défendent leur propre exploitation car ils n’ont aucune individualité personnelle, aucune ressource ni conscience personnelle qui pourraient les défendre face aux assauts sournois du capital. Leur esprit et le corps sont tout entiers dirigés par le système. Essayez-donc de défendre en société la moitié des propos de Francis Cousin. L’expérience est désespérante.


  • #1252864

    Je ne suis pas philosophe mais je me permet de le contredire. Notre ennemi c’est la FINANCE (Industrie militaire/pharmaceutique etc..). En un mot l’ARGENT. Si nous supprimons l’ARGENT en introduisant un système échangeable (pétrole pour nourriture, viande pour habits, force musculaire pour ordinateur etc…) il y aurait moins de guerres. Car ce que nous vivons actuellement n’est rien d’autre que le TERRORISME de l’ARGENT qui pousse nos dirigeants corrompus agents des BANKSTERS a reduire nos LIBERTES et à utiliser les manipulations. Il y’a par exemple le royaume de Buthan en Asie, la bas c’est pas l’ARGENT qui est roi mais c’est le plaisir/joie humaine de vivre en harmonie avec soi et avec la nature.

     

  • Merci E/R, n’hésitez jamais à poster les interventions de ce monsieur car il nous apprend beaucoup de choses. Détruire l’argent... à essayer oui mais quand tout se sera effondré et que les survivants retourneront à "la communauté de l’être".


  • Non, je pense que peut maîtriser l’argent, et si l’usure n’est pas notre ennemi, en tout cas, ceux qui pratiquent, le sont, eux. L’usure se pratique pas tout seul non plus.


  • #1252903
    le 25/08/2015 par Jérémie Delage
    Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

    Le problème ce n’est pas l’argent - qui n’est qu’un outil - mais c’est la morale, cette morale qui commande notamment à l’usage de l’argent.

    Seule la foi peut ancrer la morale suffisamment profond dans le cœur des hommes pour qu’une société fonctionne durablement. Ce n’est pas pour rien que les religions sont les structures sociales ayant connu les plus grands succès dans le temps et dans l’espace (physique et social).

    Le dévoiement et la disparition progressive des religions expliquent seuls ce triomphe du matérialisme.

    Marx et Cousin ne peuvent le comprendre, ils ignorent fatalement Dieu. C’est bien pour cela qu’ils ne voient aucune solution à leurs problèmes. Chercher le salut dans un paléolithique vu par un prisme tout aussi matérialiste ne réglera rien...

    Et d’ailleurs qu’est-il resté du paléolithique, hormis quelques artefacts ? Des peintures rituelles...

     

    • Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.

      JC


    • L’argent n’est pas un outil puisqu’il est par essence incontrôlable. La morale est une notion obsolète dans la civilisation de l’Argent. IL n’existe pas de morale en lévitation, indépendante des aliénations sociales et historiques en mouvement.

      Le dévoiement des religions- principalement le christianisme- s’explique par le fait que celles-ci, en fusionnant avec le pouvoir politique et avec toutes les mystifications subséquentes, se sont invalidées. Les monarchies d’Ancien Régime, où des paysans chrétiens se révoltaient au nom du christianisme contre les fossoyeurs politiques du christianisme, sont les filles de la modernité capitaliste.

      Le travestissement de la radicalité christique de l’amour anti-mercantile était la réalité quotidienne des contradictions délirantes des sociétés d’Ancien Régime. Aujourd’hui les "républiques" de l’Argent universel prolongent avec une grande cohérence les réalisations précédentes.


    • #1253166
      le 25/08/2015 par The Shoavengers à la plage
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      Vu l’Histoire et les évènements présents, je n’ai pas vraiment constaté que la Religion ai freiné beaucoup la dynamique de l’argent et du Capital. Je trouve même que les Catholiques se sont plutôt bien intégrés à l’idéologie dominante. Compromis, compromis....
      Dieu est une chose, l’Homme en est une autre. Visiblement de plus en plus éloigné l’un de l’autre.


    • #1253200

      l’argent n’a rien à voir avec Dieu ou la religion, l’argent est une création humaine qui porte en elle sa propre contradiction : la monnaie est un outil d’échange, un étalon, mais le problème c’est qu’elle garde sa valeur entre deux échanges et devient donc aussi outil de réserve. d’un côté elle doit continuellement circuler pour faciliter les échanges, et d’un autre elle est immobilisée en tant que réserve. l’usure ne fait que doper cette contradiction en rendant les riches encore plus riches et en rendant la monnaie de plus en plus rare alors qu’elle devrait être abondante pour faire tourner l’économie.
      donc Cousin a raison : c’est le concept même de la monnaie qui est un problème insoluble (c’est d’ailleurs la monnaie qui crée la marchandise et un marchand sera toujours un parasite)). si nous pensions partage au lieu d’échange (ce qui économiquement revient au même) l’idée même de monnaie ne se poserait même pas.


    • Que fais-tu des lois ?
      Car pour que le capitalisme puisse exister il lui faut tout un carcan législatif.
      Le capitalisme supprime toute humanité, car si tu ne veux pas mourir de faim, tu dois agir contre ta nature, contre ta vraie nature, pour simplement agir dans un tout petit espace que t’octroie le système, au travers du labyrinthe de la propriété privée.
      Qu’est ce qu’ils en avaient à foutre de l’usine et de la consommation, les éleveurs des enclosures, et ceux qui prenaient la route, pour le plaisir, travailleurs saisonniers, qui passaient la plus grande partie de leur temps avec leurs potes, avant qu’on les force à coup de trique, et par la faim à aller se vendre dans les ateliers de Manchester, pour 4 chiques.
      Ensuite il y aurait bien des choses à raconter sur les religions, monotéïstes, on peut leur accorder qu’elles ont inventés l’aumône, le clochard et la peur de la mort, qui n’existait nulle part sur la planète.
      Le capitalisme est le fils spirituel des religions monothéïste en un sens non ?
      Enfin, Max Weber l’explique très bien, dans l’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, un ouvrage fondateur de la sociologie moderne.


    • #1253310
      le 26/08/2015 par Jérémie Delage
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      Merci à tous pour vos commentaires mais, à ce stade, je maintiens ma position :

      À RD :
      L’argent est un outil d’échange. Dans un paradigme religieux, cet outil est mis au service du bien - c’est-à-dire de la loi de Dieu. On ne sert alors qu’un seul maître : Dieu.

      Muntzer :
      "L’essence incontrôlable" de l’argent reste à démontrer. L’argent n’est pas une entité surnaturelle dominatrice : c’est un outil créé par l’Homme. Et l’Homme peut choisir d’en être le maître, de l’asservir à un idéal. D’ailleurs l’argent a des maîtres : ceux qui le fabriquent...

      Shoavengers :
      L’Histoire montre surtout que le déclin du religieux coïncide avec la montée en puissance du rationalisme matérialiste et de l’argent-roi. Le point de bascule en Occident se situe à la Renaissance : schisme protestant, "humanisme", montée en puissance de la banque, etc. Du coup, il y a peut-être des conclusions à en tirer...

      Paramesh :
      La loi de Dieu interdit l’usure mais elle oblige également l’aumône. Et l’aumône entrave la thésaurisation. Dans l’optique d’une foi sincère et authentique, le marchand est un serviteur de Dieu comme les autres.

      Je maintiens donc que la solution du problème présenté par Cousin dans sa terminologie de matérialiste dialecticien c’est... la loi de Dieu et la morale qui en découle, ancrée profondément dans le cœur de l’Homme par une foi authentique et sincère (et non un simulacre).

      Pour le coup, j’ai parfaitement conscience que c’est utopique. Il me semble pourtant que c’est la seule solution viable à long terme à toutes les contradictions soulevées dans cette vidéo.


    • #1253406
      le 26/08/2015 par Vive l’humain, vive le Christ, Vive Marx
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      Jeremie,

      Tu refais les erreurs de tes paires. L’argent serviteur, Dieu le maître... Vatican en est la preuve !!! Et pourtant il y avait certainement des gens sincères.

      Le Christ n’était pas du monde des marchants mais peu de chrétiens aujourd’hui le comprennent. L’argent n’est qu’une croyance qui induit une relation à l’autre.

      Il faut absolument que tu regardes les vidéo de Francis Cousin afin de comprendre cela. 3000 ans que nous discutons sur l’argent outil de nos vie mais constatons que nos vie sont confisquées par l’argent... Assez.

      Je dois te quitter pour allez gagner ma vie à la perdre au travail... Et c’est comme cela depuis 25 ans.


    • #1253411
      le 26/08/2015 par MadMarx sudo apt-get upgrade
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      - Jérémie Delage
      Il faudrait connaître l’histoire d’ Henricus Dandulus, doge de Venise au 12 ème siècle, un vrai croyant et pourtant capitaliste avéré bien avant la renaissance, grand usurier devant l’éternel, spécialiste (déjà) du pillage d’autres nations, tel que la mise à sac de Byzance,
      L’argent domestiqué, la morale, je n’y crois pas une seconde, une manière d’abolir ce système, c’est d’empêcher l’ accumulation du travail sous sa forme argent, à partir de là on commence à respirer un peu mieux et à y voir plus clair.
      En un mot la fin de l’accumulation, c’est la fin du capitalisme ./


  • #1252919
    le 25/08/2015 par Francois Desvignes
    Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

    J’aurais deux désaccords :

    -1/ La chosification de l’homme n’est pas une conséquence obligée du seul capitalisme mais de toute société athée en général et christophobe en particulier.

    Car la société chrétienne en affirmant que tout homme est fils de Dieu s’oppose à la prétention des sociétés a-chrétienne pour qui l’Homme est son propre dieu.

    Si l’Homme est son propre dieu alors tout homme qui n’est pas dieu (initié) n’est pas homme et donc par stades successifs, une chose.

    Soit vous êtes initié trois points soit vous êtes une chose (dans le commerce) au service exclusif des initiés.

    L’organisation économique de ce processus de la deification de quelques uns contre la chosification du plus grand nombre est une question seconde par rapport au postulat : l’Homme est son propre dieu.

    Aussi longtemps que nous évoluerons dans cette société de l’Homme dieu, nous tenderons vers la chosification d el’homme.

    -2/ Ce n’est pas en supprimant l’argent qui est un outil qu’on se prémunie contre l’ idéologie de l’Homme dieu.

    La preuve : l’idéologie d e l’Homme-dieu existe très précisemment depuis la pomme, c’est même à cette occasion qu’elle a été créée.

    Or l’argent n’existait pas encore.

    Donc même à considérer que l’argent est la conséquence de la pomme, ce ne peut être en supprimant la conséquence qu’on se prémunit contre la cause.

     

    • 1) Ce que F. Cousin dit c’est que Dieu sur terre perdra toujours contre l’argent.
      2) L’abolition de la propriété privée et de l’argent est une condition nécessaire mais non suffisante contre l’homme dieu.


  • #1252921

    En Belgique ce "progrès" nous a été imposé, il y a une dizaine d’année, dans l’indifférence de la majorité du peuple. il y a trois ans environ, la loi sur l’euthanasie à été élargie pour permettre aux enfants de moins 12 ans de "bénéficier" d’un cocktail létal. Aujourd’hui, une anversoise de 24 ans, en parfaite santé physique, a obtenu l’autorisation légale de se faire euthanasier pour souffrance psychologique inapaisable. En Belgique, se révolter contre ces lois est devenu inconcevable et peu de gens proteste contre cette décision de justice qui est un crime légale. l’euthanasie est un engrenage. Quand ils légifèrent sur les questions sociétales, ils vont jusqu’au bout de la déshumanisation. .


  • #1252975

    Très bonne dialectique mais la conclusion arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.


  • Ce qui revient à dire que l’euthanasie est en final la destruction de l’argent (liquide) par l’argent (électronique) qui se détruira lui-même pour faire place à l’homme-argent. C’est alors que la valeur sera transférée en l’homme quand il sera dépossédé de tous ses biens, qu’il en sera juste l’usager provisoire jusqu’à sa mort. Le seul recours contre cette "euthanasie" est le retour à l’échange de services et la mise en commun du bien au sein de petits groupes qui le constitue.


  • Tout est dit soit on détruit l’argent soit il nous détruit.
    Le capitalisme est une contradiction en procès (processus).
    Le capitalisme est une aliénation, car pour acheter il faut se vendre, il faut se faire marchandise soi-même.
    L’aliéné n’a pas conscience que tous les rapports sociaux sont subjectivés à la marchandise.
    Ce système dans sa crise ultime qui a commencé il y a déjà un siècle, survit sur une masse colossale de dettes une méga bulle et ça c’est tout de même une bonne nouvelle.
    NB
    La Chine ex locomotive économique, n’est pas parvenue à créer les conditions d’une demande interne, pour que son économie trouve un second souffle, la micro-électronique remplace de plus en plus les travailleurs, une preuve que l’automaton, n’augmente pas la valeur globale.
    Ceci est édifiant, le capitalisme n’est prometteur que pour une frange minimale de la société.
    La Chine vient de mettre ses deux pieds dans la fiente, avec sa baisse des taux et en accordant un effet levier démultiplié aux banques....
    Même causes mêmes effets, ceci n’est pas dû aux salauds de capitalistes, même si ça peut exister, mais surtout à une baisse globale de la valeur, que le capitalisme n’est plus en mesure d’apporter.


  • "L’homme en produisant les choses se fait chose lui-même."

    Quel sophisme éhonté ! L’homme ne se fait chose que dans le cadre du capitalisme, c’est-à-dire lorsqu’il met en valeur le capital des actionnaires, mais pas si les travailleurs sont les copropriétaires d’usage des entreprises. De plus, l’humanité disparaîtra forcément si l’homme cesse de produire des choses.

    Ensuite, lors de la conférence qu’il a donnée avec Frédéric Lordon Bernard Friot nous rappelle que la monnaie est à la fois l’expression de la violence et l’institution qui permet de gérer la violence. Il nous dit que dans le cadre des SEL (système d’échange local) la violence est loin d’être absente bien que la monnaie soit écartée.

    L’abolition du système monétaire entraînerait le retour de la loi du plus fort et donc de la barbarie.

     

    • "L’homme en produisant les choses se fait chose lui-même." : si vous écoutez ses conférences en entier vous verrez qu’il n’est pas contre la production mais conte l’échange marchand.

      Le SEL est du pipo lorsque tout le reste du monde fonctionne dans l’individualisme.

      "L’abolition du système monétaire entraînerait le retour de la loi du plus fort et donc de la barbarie." : affirmation gratuite si j’ose dire.


  • #1253050

    Très difficile à suivre à cause du jargon. Abolir l’argent veut dire aussi abolir la nation et ne rien envisager de plus grand qu’un gros village homogène.


  • #1253169

    Je conseille vivement la lecture du magnifique "La Sensibilité individualiste" de Georges Palante. En voici un extrait :

    "Qu’il y ait lutte entre l’individu et son milieu social, c’est ce qu’il n’est guère possible de contester. Une vérité élémentaire de sociologie, c’est qu’une société est autre chose qu’une somme d’unités. Par le fait du rapprochement de ces unités, les parties communes et semblables tendent à se fortifier et à écraser les parties non communes. Une certaine notion d’un ordre social extérieur et supérieur aux individus se forme et s’impose. Elle s’incarne dans des règles, des usages, des disciplines et des lois, dans toute une organisation sociale qui exerce une action incessante sur l’individu. D’autre part, dans tout individu (à des degrés divers, il est vrai, suivant les individualités) se font jour des différences de sensibilité, d’intelligence et de volonté qui répugnent au nivellement inséparable de toute vie en société et par suite aussi se font jour des instincts d’indépendance, de jouissance et de puissance qui veulent s’épanouir et qui rencontrent les normes sociales comme autant d’obstacles. Les sociologues et les moralistes qui se placent au point de vue des intérêts de la société ont beau qualifier ces tendances de « vagabondes », d’inconséquentes, d’irrationnelles, de dangereuses ; elles n’en ont pas moins leur droit à l’existence. C’est en vain que la société veut les mater brutalement ou hypocritement ; c’est en vain qu’elle multiplie, contre l’indépendant et le rebelle, les procédés d’intimidation, de vexation et d’élimination ; c’est en vain qu’elle s’efforce, par l’organe de ses moralistes, de convaincre l’individu de sa propre débilité et de son propre néant ; le sentiment du moi — du moi socialement haïssable — reste indestructible en certaines âmes et y provoque invinciblement la révolte individualiste."


  • #1253199
    le 25/08/2015 par Vive l’humain, vive le Christ, Vive Marx
    Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

    @RD Ravi de lire ce que tu écris.

    Aux autres : Francis Cousin par sa transmission des constats du passé est un des seul penseur radical (car il va à la racine du mal) de la dissidence. Tous les autres s’égarent depuis des siècles, des millénaires.

    Il transmet les messages du Christ, des pre-socratiques, de Marx etc qui avaient vu de leur yeux vu ce que nous semblons incapable de voir aujourd’hui.

    L’argent EST le problème posé en terme d’échange. L’homme si il veut reproduire la continuité de la reproduction de son espèce avec humanité doit œuvrer de réciprocités. Dés qu’il y a argent donc échange la graine de wall street est semée.

    Aux pagano-christiques : Le message est absolument christique ! Il est surprenant que le message du christ soit tellement inconnu des chrétiens eux même... Le christ est probablement le 1er révolutionnaire contre le royaume de l’argent. Vatican, la bourse de Genève inaugurée en son nom, et tant d’autres fétichismes sont bien loin de son message. Il faut virer l’église, la bible, les fétichismes en tous genres pour retrouver l’essence du message christique et surtout l’oublier pour jouir en essence de l’être sans code de soumission.

    Aux juifs, aux musulmans et autres chrétiens sincèrement alliés à l’autre du monde, leur dieu : je suis navré de vous écrire que vous êtes les chiourmes du capitalisme... Si vous n’aviez œuvré à briser le sacral pour le transformer en "sacré et profane" permettant l’exploitation du grand tout, rien n’aurait été possible. Maintenant que vous avez servis le capital, celui ci vous liquidera pour pouvoir avancer plus loin comme il le fera toujours. Et vous n’y pourrez rien... Les chrétiens ne servent plus à rien et l’église est le lieu des fétiches. Certains musulmans servent un peu la manipulation terroriste qui permet au capital de faire illusion aux moins regardants (avec un soupçon de manipulation monétaire). Certains juifs semblent assumer leur dévotion au capital tentant de ravir la place de la classe capitaliste le temps qu’ils pourront. Mais pas d’illusion, nous seront tous chosifié par l’argent (ou l’échange si certain préfèrent).

    Nous ne verrons pas la fin de l’inhumain car si ici, sur un site de personnes en réflexion, quelques 10ène seulement sont capable d’une réflexion hors matrice... Les jours seront encore beaux pour le capital. Les autres prônent quelques aménagements de l’humanité de l’argent sans jamais remettre radicalement en question ce qui est important.

     

    • Merci. Le concept que l’argent ne peut être contenu est une hypothèse de base dont le reste découle.
      Mais effectivement plus les décennies et les siècles passent, plus la thèse inverse se décrédibilise.

      Le seul problème que je vois est qu’il est contre la division du travail qui est une condition nécessaire à un monde "technologique", comme il le dit lui-même il ne veut pas revenir à la bougie.

      La question est alors de savoir à mon sens s’il est précisément possible d’un point de vue organisationnel et humain de procéder un jour à une fédération de communautés.

      Je dois reconnaître que cela me semble extrêmement difficile même avec des mentalités différentes.

      Je penche plus pour un communisme d’antan avec échange entre communautés et donc marchand en quelque sorte même s’il dépérira pour des raisons analogues à celles développées par Cousin.

      En effet, supposons une communauté Périgourdine de 100 000 personnes qui produit des biens agricoles, immobilier, etc. Ils veulent suivent a croissance démographique créer de nouveaux immeubles. Pour cela il leur faut du fil électrique soit du cuivre du simplifier (il y a aussi le problème de l’isolant à base de pétrole mais bon !), au Chili une communauté produit du cuivre. Peut-on raisonnablement imaginer un système ou toute la production mondiale de cuivre serait disons centralisée selon les "besoins humains" comme dit Cousin ?

      Je pense qu’il est plus raisonnable de penser que la communauté chilienne enverra du cuivre contre du foie gras/truffes et autre spécialité de cochon ! Cela sera du troc mais dans ce cas il est évident que l’argent réapparaitra très vite comme certains communautés voudront stocker en vue de "jours difficiles" (comme en Suisse ou en Bavière).
      Il est bien évident que cela créera alors des tensions et des risques de guerre en vue d’absorber d’autres communautés.


    • #1253639

      Tu es intéressant par ton questionnement. Et il est vrai qu’à y réfléchir il faut se poser les questions qui nous ont amenées au désastre. Ton interrogation est vitale.

      Ce qui est difficile pour moi c’est de comprendre comment l’humain gardera sa conscience mondialisée pour ne plus se perdre. Recréer le grand tout du monde ou la communauté retrouve ses droits et reste soudée malgré les montagnes.

      Finalement j’ai pu voir pas mal de commentaires de personnes très conscientes dont les tiens et c’est bon de ressentir qu’il y a toujours de l’humain ici bas.


    • @Vive l’humain, vive le Christ, Vive Marx
      Vos intentions sont sans aucun doute bonnes mais puisque vous nous interpellez (gens de foi) je me permets de reprendre vos conseils pour vous même, puisque vous faites de la mesure humaine l’alpha et l’omega de la vie, il n’existe pas de salut mondain ; les reproches du passé ou espoirs de demain sont tous contenus dans votre rapport directe à la vie présente, en vous coupant de la transcendance (causes extérieures) vous êtes tout simplement sorti de la religion et appelez les autres à en faire autant !..et ceci pour renforcer son message originel, vous êtes sur de votre coup ?


    • Lorsque tu t’en prends aux musulmans, chrétiens, juifs, etc., tu es toi-même dans l’erreur.

      Ce que Marx nous apprend et que Cousin nous transmet, c’est que la dialectique du capital est inévitable. S’il n’ y avait pas eu ces religions, il y en aurait eu d’autres. Car les religions - ou le sacré - sont les vestiges du sacral que le capital en mouvement ne pouvait liquider aux prémisses de son avènement.

      Et ceux qui fantasment sur le communisme originel des premières communautés de l’être sont également dans l’erreur car ce que le capital a détruit est mort et l’histoire ne ressert jamais les mêmes plats et lorsque cela arrive tout de même, ce ne sont que des caricatures de ce que cela a pu être.

      On ne combat pas le capital en lui courant derrière, mais en lui courant devant. Le retour à l’être ne pourra se faire qu’à travers un communisme universel de toute l’humanité, un communisme que la Terre n’a jamais connu car le communisme primordial, celui des chasseurs-cueilleurs, était local et donc n’était pas universel. Quand deux communautés locales se rencontraient, elles se tapaient sur la gueule. Et c’est à force de rencontre entre différentes communautés que le capital est né, cela était inévitable.

      Seulement, le capital est contre-nature, donc il s’effondrera de lui-même, cela aussi est inévitable. Il ne s’effondrera pas parce qu’on aura transmis la connaissance de la critique radicale. En revanche, la critique radicale est essentielle car elle permettra de construire le monde d’après, celui de l’être universel de l’humanité retrouvée.


    • #1253898
      le 26/08/2015 par Vive l’humain, vive le Christ, Vive Marx
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      @Greg J’adhère à ce que tu dis et certes l’effondrement ne viendra pas de la transmission de la conscience radicale mais c’est aujourd’hui notre seule illusion d’action pour propager la nécessité de l’homme universel... Mais je te concède que je pourrai regarder les oiseaux par la fenêtre çà aurai le même effet...

      La problématique des gens comme moi qui ont pris le capital en détestation est qu’il sont évidemment contraint d’y participer par absence d’échappatoire. Lorsque j’entends tel ou tel libérale, nationalise, socialiste, écolo, et tant d’autres etc etc je ne peux m’empêcher de me dire quel temps perdu.

      Concernant les religions, toi tu as compris à quoi elles ont servis et certes l’inévitable de leur pérégrinations. Penses tu que tout le monde à compris cela ?


    • @ vivre

      Je cite Cousin et je t’invite à regarder plusieurs fois ses vidéos (la chaine YouTube Bhû par exemple). Pour ma part, à chaque visionnage, j’y retiens une nouvelle information.

      L’acte premier philosophique radical nous dit Héraclite, c’est de ne pas sombrer dans le narcissisme de l’impatience et de l’immédiateté. Là, on veut tous faire quelque chose, on veut tous participer à l’histoire. On voit des bouillonnements, on voit des mouvements, on voit des fractures, mais on peut pas rester sans rien faire, il faut bien faire quelque chose. Sauf que faire quelque chose dans la thématique du politique et dans la thématique de l’économique, c’est participer à la reconduction et au réagencement de l’aliénation.

      Il y a la pensée radicale d’un côté, et la quotidienneté obligatoire de l’autre. Tout ce que l’on peut faire aujourd’hui, c’est remettre de l’humain dans l’inhumain, au travail, dans la famille, avec ses amis, avec chaque être humain que l’on rencontre.

      On travaille parce qu’il faut bien bouffer, alors pour sortir un minimum de l’aliénation, on arrête de se tuer à la tâche et on fait le minimum pour ne pas se faire virer et pouvoir bouffer. On apprend à se détacher de notre égo narcissique en se déconditionnant du regard des autres ainsi que du nôtre.

      Ce que je pense, ce que tu penses n’ont aucune importance, ce qui importe c’est la critique radicale pour ne plus être dupe et le jouir du temps présent.


  • #1253241

    Au dessus y a personne.

    Je vous conseille de regarder toutes les vidéos disponibles sur youtube, c’est un régal, un condensé, de la dynamite ! puis de lire son livre ! et de le relire ! et de lire Guy Debord, puis Marx !

    A quand une conférence avec Mr Soral ?

     

    • #1253391
      le 26/08/2015 par Vive l’humain, vive le Christ, Vive Marx
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      D’accord avec toi JP à 100%

      Un séisme intellectuel et certainement la suite radicale de l’éveil de AS. Francis nous montre le grand complot automoteur de l’argent contre l’humain. La grille de lecture du communisme authentique de nos ancêtre pré-néo-lytique nous montre le fou du monde depuis que l’humain travail pour l’argent et plus pour l’humain.

      Est ce un paradoxe qu’après avoir suivis Soral pendant 10 ans, je découvre mes erreurs et devienne un communiste authentique hors matrice (pas celui du PC, ni de bolchevisme, ni celui de gauche...) ? D’autres ont ils suivi ce chemin ?

      Regardez ses vidéo, lisez "l’être contre l’avoir", "critique de la société de l’indistinction" puis Marx si le courage vous en dis... Les présocratiques, Orwell dans "Catalogne libre"... Après cela vous aurez compris qu’il n’est plus nécessaire de lire quoi que ce soit d’autre ! Tout étant justification de la marchandise.

      Il n’y a rien de plus radical que la transmission de FC


    • Le problème (cf ; post ci-dessus) est que cela est incompatible à mon avis avec le confort moderne qui requiert échange et une certaine division du travail.


    • #1254069

      @Vive l’humain, vive le Christ...

      Tu n’es pas le seul !
      Dieudonné parle a bcp de gens, Soral s’adresse à une minorité, et Cousin parle à la minorité de la minorité !
      Mais comme toutes minorités, un jour elles viendront majoritaire :)
      La question que je me pose, d’où l’intérêt de faire une conférence Soral / Cousin, c’est que tous les deux ont lu Marx, ont lu Hegel etc... et pourtant les deux ne disent pas la même chose.

      Il y a tant à dire !
      J’irai faire un tour sur le forum des adhérents lorsque j’aurai plus de temps. (Les lectures laissent moins le temps pour flâner sur le net...)
      _


  • #1253283

    Toujours excellent et rafraîchissant !
    En revanche, en lisant les commentaires, je réalise à quel point il est difficile de saisir la complexité et la radicalité du propos de M. Cousin lorsqu’on l’entend pour la première fois.

     

    • #1253395
      le 26/08/2015 par Vive l’humain, vive le Christ, Vive Marx
      Francis Cousin : "L’euthanasie sera généralisée"

      Souviens toi le temps que tu as mis pour adhérer à ces idées :)

      Sortir de l’illusion est douloureux au départ mais la graine est semée pour quelques auditeurs et c’est déjà magnifique. Autour de moi tout le monde adhère désormais, bien conscient que nous participons au système sans choix, mais au moins conscient.


  • Bonjour,

    Ce que dit Francis Cousin reduit a néant tout le logiciel sur lequel est construit E&R.

    Depuis que j’ai compris la critique radicale, je ne suis plus sur la ligne E&R

    Et c’est pour cela que je continuerai a soutenir E&R, il font cet effort de partage au delà de leur intérêts objectifs, ils placent l’intérêt de l’être au dessus...

    II faut que Alain Soral réagisse a cette critique radical.

     

    • Exact. L’analyse marxiste semble indiquer que même les dieux de l ’argent et de la manipulation sont eux mêmes pris dans un système qui les dépasse. Cela rejoint d’ailleurs l’analyse libertarienne sur l’inefficacité de l’état, des banques centrales etc.


    • Vous n’êtes pas les seuls et même certains qui ont du mal à accepter cette critique radicale peuvent avec le temps s’ouvrir à elle.

      Ce qui compte, c’est de semer les graines, peu importe le temps nécessaires à celles-ci pour pousser.

      C’est pour cela que les autres êtres humains, même s’ils défendent un maintien ou un contrôle ou une meilleure version du capital, ne sont pas nos ennemis, aucun être humain n’est l’ennemi d’un autre être humain, nous sommes tous des frères et sommes tous dévorés par l’appétit dévastateur du capital, riches ou pauvres, blancs ou noirs. L’ennemi, le seul, c’est le capital.


    • Je trouve pas vraiment... je trouve pas vraiment... puisque la critique radical marxiste implique des choses du domaine de Dieu comme la communauté de l’être mais sans jamais le nommer, sans jamais en parler et tourne donc autour du pot puisque le fait de ne pas admettre cette vision de Dieu empêche la suite de déduction sur notre propre rôle en tant qu’humain. C’est quoi le projet de la critique radicale ? Revenir à une communauté de l’être ? Mais rendez vous compte de ce que cela implique... Jadis ! Là oui c’était possible et c’est même l’étape naturelle que certains appelle l’age d’or... mais plus aujourd’hui et si ce n’est plus possible aujourd’hui c’est que ça doit être ainsi. Il y a des catégories de personnes et pour en venir à une communauté de l’être de 70 millions d’individus il faudrait que chacun d’eux soit d’une catégorie bien précise, celle des clairvoyants en quelque sorte. Or c’est impossible.

      La critique radicale, quoique très incisive dans son argumentaire reste un mouvement idéologique athée comme le XIXeme en a produit à la pelle. Dans l’absolue elle permet de comprendre que la société elle même est alienatoire. Mais c’est arrivé bien tard après Dieu qui nous apprend que c’est la matière elle même, le plan dans lequel on vit qui est aliénatoire. Alors maintenant on fait quoi ? On écoute Soral et on s’occupe déjà de nettoyer la crasse, on fera du rangement plus tard.


  • Encore une intervention brève mais d’une très grande qualité ! Je ne suis pas en accord avec tout ce que dit Francis Cousin (car je suis un défenseur de la Nation) mais j’admire sa dialectique et son intelligence. Je vous recommande chaudement la lecture de son dernier ouvrage L’être contre l’avoir.

     

    • #1254411

      Oui, l’ouvrage (dense !) de F. Cousin : "L’Etre contre l’Avoir" est fondamental pour piger pas mal de choses. Un bémol en passant, le petit défaut de Cousin c’est son mode pédagogique qui use et abuse d’un lexique assez marqué "marxiste" qui gêne la lecture aisée. Certes, on pige quand même mais cela exige une concentration non point sur le sujet lui-même mais essentiellement sur le choix sémantique, le lexique et les formules-technico marxistes que Cousin à totalement intégré à son expression courante.

      Hormis ce petit avertissement, OUI il faut lire Cousin. C’est radical mais il va indiscutablement au coeur du problème de la post modernité. C’est bien l’argent, symbole d’abord en papier puis aujourd’hui simple chiffre abstrait sur des écrans de banques et de terminaux qui est LE problème.
      Le retour au monnaie locale, aux structures communales de petites dimension et au troc intelligent par la production de proximité sont des voies à étudier et qui ne vont pas à l’encontre de la croissance démographique. Tout est question de loi naturelle et d’organisation sociétale prenant en compte les grandes Lois de la Vie.

      Mais beaucoup de temps passera avant que l’Eveil utile et efficace se fasse. Et ce, tout simplement parce que même nous qui sommes un peu éveillés sur ceci ou cela, sommes aussi toujours preneurs de smartphones, d’écrans et d’accessoires techniques de tous ordres que la société en pourrissement dans laquelle nous fermentons tous nous impose sans aucune alternative puisqu’elle base ses "modernités" sur des lois nationales, lesquelles nous forcent donc à adopter ses aliénations technologiques pour "fonctionner" dans le ventre du monstre économico-financier mondial.


  • #1253611

    La croyance dans la religion actuelle martelée par les médias que seul le travail au service de l’intérêt d’un capital lucratif (par opposition au capital d’usage) puisse avoir une reconnaissance économique est tellement intériorisée qu’il semble impossible pour la plupart des commentateurs de réaliser que l’argent et l’usure n’ont aucun lien logique.
    L’intérêt est un mécanisme qui implique la croyance que l’argent (représentant une valeur attribuée à un objet ou un travail en vue de faciliter les interactions entre l’offre et la demande) se reproduit avec le temps. Substantiver une représentation (l’argent) et lui attribuer la faculté de se reproduire est un processus d’idolâtrie et un non-sens logique. Dire que le problème est l’argent et pas l’usure (qui est intrinsèquement un mensonge et une erreur logique) c’est saboter l’action de tous les opposants au projet apocalyptique de l’Empire.
    On n’est pas ici pour des jeux intellectuels mais pour, si possible, éviter la guerre le chaos et la destruction de la nature. Avec 80% des gens vivant en ville et qui sont dépendant d’une économie comment voulez-vous supprimer l’argent du jour au lendemain sans produire une catastrophe ? Par contre on peut déjà commencer à supprimer l’usure en s’appuyant et en développant le « déjà là » qui fonctionne sans (http://www.reseau-salariat.info/4f9...).
    Francis cousin dit des choses très justes sur le capitalisme, mais dire que le problème n’est pas l’usure mais l’argent est une erreur très préjudiciable pour toute action responsable.

     

  • #1253830

    Mais si on renonce à lutter contre la dialectique du capital (finance, banque, forces productives), comment peut-on se motiver à lutter contre l’argent ?
    L’argent est la dialectique par excellence, et sûrement la plus dialectique de toutes les dialectiques (lire la Philosophie de l’argent de Simmel). Autant dire qu’il est encore plus difficile d’en sortir que de finance, banque, forces productives.

    Le vrai problème, il me semble que c’est la pensée dialectique. Elle oppose à chaque chose sa nécessité, et la nécessité même de tout ce qu’elle n’est pas lui devient nécessaire.

    Ah triste vie ! Si quelqu’un trouve une solution de moins de 2500 mots à cette profonde exclamation humaine, qu’il manifeste son illumination !


  • Un penseur épatant, pertinent, original, mais un peu autiste, avec une pensée en vase clos : rien entre Parménide et Marx et plus rien ensuite. Un long tunnel avec une lumière aux extrémités. Et puis le retour à la communauté d’origine, sauf qu’on est plus 200 000 mais 7 milliards, et que la division du travail et la complexité rendent ce retour impossible. Pour ne prendre qu’un exemple, comment une communauté sans spécialistes va-t-elle gérer les centaines de centrales nucléaires à travers le monde qui ne sont pas démantelables (leurs effets court sur des centaines d’années) et demandent une maintenance par des techniciens, des ingénieurs, pour éviter la catastrophe. Quid des déchets radioactifs, quid des arsenals d’armement en tout genre que les communautés ne se disputeraient pas bien sûr pour l’appropriation des ressources en voie de disparition avec la surproduction et le réchauffement climatique ?

     

    • #1254070

      A bas toute cette merde !

      Là voilà ta réponse ! Et c’est Marx qui te le dit !


    • Il ne s’agit pas d’un retour à la communauté d’origine, mais d’un communisme universel, de l’ensemble de l’humanité, ce qu’elle n’a jamais connu, à ne pas confondre avec le communisme politique qui n’est rien d’autre que du bolchévisme, c’est-à-dire du capitalisme d’état.

      Ce qui est mort est mort. On ne pourra jamais revivre le temps des communautés primordiales et si on essaye, cela ne sera qu’une caricature.

      Il ne faut non plus pas attendre de Marx ou de Cousin des solutions à l’après-capital. Ils ne font que transmettre la critique radicale. Les solutions aux diverses problématiques se trouveront d’elles-mêmes par le truchement du bouillonnement de l’humanité retrouvée.

      En revanche, c’est un leurre de vouloir conserver ou améliorer le capital pour résoudre des problèmes qu’il a lui-même créé.

      C’est également un leurre de vouloir avoir une vision globale à travers une partie ou un exemple car, comme nous le disent les penseurs présocratiques, le tout du monde est contenu dans son tout, autrement dit on ne peut percevoir le tout à travers une partie. Un expert ou un spécialiste sont maître dans l’art de ne rien savoir.

      On ne peut pas imaginer ce que sera l’après-capital en utilisant les mécanismes de pensées et de réflexions que le capital nous a inculqués. Aujourd’hui, plus rien ne va de soi, mais lorsque le capital se sera effondré et que l’être aura retrouvé son immanence, tout ira à nouveau de soi. Donc ce qui est important, c’est la critique radicale. Pour l’après, on verra après.


  • #1253888

    @ Deus Patriae
    « Abolir l’argent veut dire aussi abolir la nation et ne rien envisager de plus grand qu’un gros village homogène. »

    Salut,

    Une nation doit être maître de ses moyens d’échanges, mais qui dit que ceux-ci doivent se baser sur une valeur marchande ? Ils pourraient se fonder sur un contrat national, où chaque citoyen met le fruit de son travail à disposition des autres citoyens. Donc si tu es salalrié dans un monde sans argent, tu as accès au marché par le fait que ton entreprise a assez de clients citoyens. Pour ceux qui sont dans l’export, sans rentrer dans le détail, des solutions existent.

    Certains objecterons que des heures de ménages vaudront autant que celles passées à diriger une entreprise. A ceux-là, je demande : où est le problème ? et j’espère qu’ils sont au moins indignés aujourd’hui de voir que les plus sales boulots sont les plus mal payés.

    Via la carte à puce et l’informatique, on peut déjà pratiquement se passer de l’argent pour les échanges économiques. Arriver un jour à rembourser la dette par contre, ça c’est utopique, et tenter de le faire ne sert à rien d’autre qu’à asservir la nation.

    Liberté, Egalité, Fraternité.

     

    • "Via la carte à puce et l’informatique, on peut déjà pratiquement se passer de l’argent pour les échanges économiques.".

      Salutations.

      L’argent est un concept. Il n’est pas seulement physique (papier), mais aussi virtuel (informatique). Et sa forme virtuelle est la plus pernicieuse.

      Cordialement.


    • #1254529

      @Bert,

      Comme vous le dites : l’argent est un concept. Il est imprimé dans nos cerveaux avant d’être imprimé à la banque centrale. La dématérialisation complète de l’argent ne va donc pas provoquer son abolition.

      Si vous voulez bien relire mon commentaire, j’évoque une solution de remplacement au concept de l’argent. Quand on a abolit le concept, l’utilisation d’une carte à puce citoyenne qui enregistre notre participation aux échanges économiques en tant que pourvoyeur et consommateur n’a rien de pernicieuse.


  • Cette rupture radicale est en route. Elle est en train de s’effectuer. Radicale, ne signifie pas uniquement rupture brutale, séïsme, chaos, chute ! Radical = racine : retour aux Sources, à la Source universelle (« Unus versus » à savoir tournée vers l’Unité intérieure, le cosmos intérieur dont le cosmos extérieur est le reflet visible. La matière est de l’Esprit intensément dense.

    Elle peut ainsi se liquéfier, retourner à l’état gazeux. Notre corps physique et mental aussi. Nous ne réagissons déjà plus comme nos ancêtres car notre état vibratoire se modifie par nos émotions entretenues par le flux d’informations (pensées) que nous traitons beaucoup plus vite que la vitesse de la lumière.

    Nous sommes sur le point de retrouver nos racines primitives, nos mémoires, pas seulement celles de notre cerveau mais celles de nos gènes ! Notre ADN se réveille !

    Nos lignées ancestrales vibrent inconsciemment en chacun de nous. Ils nous obligent à remonter le Temps, celui de la Tradition Primordiale si bien suggérée par Francis Cousin.

    Le temps des mystifications s’achève !

    Celui des révélations et de la Révélation suprême est arrivé !

    Faudra-t-il attendre que l’électricité ne vienne à disparaître ?


  • #1253993

    Intéressante analyse de Monsieur Cousin. Oui en effet demain en France l’euthanasie pourra être, non seulement légalisée mais encouragée voir généralisée, comme il le dit.
    Cette généralisation, qui sera pourtant visible à la grande masse des français, à mon avis n’arrivera pas à les réveiller.


  • #1254134

    En disant que le problème n’est pas l’usure mais l’argent, Cousin suit la même ligne qu’Attali c’est-à-dire faire croire que l’usure est consubstantielle à l’argent dans le sens où ne peut être payé que le travail au service de l’intérêt du capital même si ce travail est nocif (obsolescence programmée, pub, destruction de la nature, guerre…).

    La croyance en cette définition de la valeur économique fait que l’action politique se limite à discuter comment distribuer des taxes prélevées sur de l’intérêt mais reste sans prise sur notre liberté de choisir notre activité. En effet, les nations doivent avant tout offrir un maximum de croissance pour attirer l’investisseur dont nous nous sommes rendus dépendants en pensant que nous avons besoin de son intérêt pour produire de la valeur !

    Etre acteur politique nécessite avant tout de faire sauter le verrou idéologique que seule l’activité au service de l’usure a une valeur. Là où Cousin a raison est que la Nature est Le Référentiel de ce qui a de la valeur, mais dans le monde actuel nous nous sommes coupés de cette nature. Avant de renouer avec la nature il faut bien gérer une économie d’échange dont nous sommes rendus dépendants. Dans une telle situation l’expression politique n’est pas un droit de vote entre des candidats dont la marge de manœuvre est soumise à une taxe sur de l’intérêt qui ne doit jamais tarir mais la liberté de donner une valeur économique à l’action que nous jugeons utile par rapport au référentiel naturel. La question de la valeur de son activité est justement celle qui donne une responsabilité politique au citoyen, le dogme de l’usure comme référence absolue de valeur étant une erreur d’ordre logique.

    Bernard Friot propose de remplacer l’emploi (où le poste de travail est payé) par le grade (où la qualification est payée, comme pour les fonctionnaires). Tout citoyen ayant une majorité politique démarre avec un salaire à vie dont la contrepartie est la responsabilité de son activité (par exemple cultiver son jardin est plus utile que faire de l’animation commerciale), voire l’obligation d’un service civil (corvée) pour des travaux que personne ne souhaite faire et qui s’avèrent indispensables. La responsabilité de son activité et de l’investissement devient ainsi un acte politique et libérateur (qui dégonflera le fétichisme de l’argent). Bien sûr on pourra évoluer en grade si l’utilité de son activité est socialement reconnue.


  • #1254249

    Même les chiens peuvent parfois s’occuper d’un congénère handicapé en lui fournissant de la nourriture, en le protégeant...mais ça c’est primitif ! Le progrès et la modernité impose l’élimination des improductifs pour le capital ! D’ailleurs nous sommes sur le point d’en arriver à "Soleil Vert", bientôt le cadavre devra aussi être productif pour le capital !
    J’aime bien la grille de lecture marxiste de Cousin ! C’est fascinant de voir que l’on peut avoir plusieurs grilles de lecture toute autant pertinentes les unes que les autres.


  • La pensée que transmet F. Cousin est une véritable bouffée d’air frais. Si la vraie pensée philosophique permet de prendre de la hauteur, de respirer l’air du large, on peut dire qu’on est servi.
    Je pense que la pensée radicale est la seule actuellement à proposer de remonter à la cause des causes, et de penser le monde de manière totale.
    Le juge de paix pour toute pensée c’est la réalité. Or sur ce point les positionnements de F. Cousin, à la suite de Marx, sont non seulement vérifiés, mais aussi prophétiques. Certains positionnements sont des vrais "tests", et on constate que F. Cousin est simplement extrêmement lucide à chaque fois :
    - La question du terrorisme d’Etat. Il est le seul quasiment avec Debord, parmi les philosophes, a comprendre ces mécanismes, quand d’autres benêts avalent encore goulûment les fables qu’on leur raconte (11 Septembre etc.)
    - La question juive. Même Hervé Ryssen paraît être un petit joueur aux côtés de la pensée radicale de Marx sur la question. Le judaïsme est le symptôme d’un contrat matériel avec un divin fantasmé et instrumentalisé... Une fois qu’on a compris ça...
    - Les mensonges de la 2ème guerre mondiale. Je ne suis pas sur que F. Cousin se soit exprimé là-dessus, mais je suis sûr qu’il dirait une fois de plus la vérité...
    Ce que je préfère, enfin, dans cette pensée, c’est qu’elle nous relie fondamentalement à notre instinct. Si un jour ça pète, c’est notre instinct qui nous le dira : Cette vie matérialiste de merde qui détruit tout n’est plus possible. Ou dit autrement : "la vraie vie est ailleurs" (Rimbaud), ou mieux encore "Mon Royaume n’est pas de ce monde" (Jésus-Christ).

     

    • #1254738

      Il est douloureux pour moi de l’avouer, mais l’art est aussi une forme d’aliénation. Revoyez à ce sujet ses courtes interviews pour "l’Agence Info Libre". Antonin Artaud et Arthur Rimbaud sont peut-être ceux qui se rapprochent le plus de la pensée de Francis Cousin. De manière artistique du moins.

      "Il sait que la vraie vie est là-bas, bruissante comme une volière, mais comment en forcer l’accès ?"


  • Cette vidéo aura au moins le mérite de montrer dans les commentaires que Cousin a rassembler une petite communauté de semi allemand autour de lui... oui semi allemand parce que Marx les à imprégner jusque dans leur langage. (pensez à un petit brun moustachu au bras raide) Capital, aliénation, critique radicale, dialectique, absolu, chosification, radicale, albergensis... je plaisante mais ce qui est vrai c’est que je reconnais ce claquement systématique mécanique saccadé dans la façon de s’exprimer : C’est le témoignage de l’esprit perdu dans une illumination sans lumière.
    Sa n’est que mon ressenti, peut être que cela parlera à quelqu’un.

    Et à ceux qui cite "JC" pour dire que l’argent c’est Mammon et qu’on ne peut avoir qu’un seul maître, je rappelle que Jésus avait un travail et je doute qu’il ne faisait que du troc.
    Sans parler de tous les autres autres prophètes, Muhammad le premier.


  • #1254786

    Je n’ai pas lu Marx (mon temps n’est pas infini) mais la plupart des personnes qui y font référence (dont Cousin) considèrent l’argent comme cause des problèmes. La question de l’usure (le capital lucratif par rapport au capital d’usage) ne se poserait alors plus car le problème ne serait pas l’usure mais l’argent.

    Cette proposition n’est pas différente de celle de certains « écologistes » (sur d’autres forums) qui affirment que la source de tous les ennuis c’est l’homme (vivement qu’il disparaisse, il l’aura mérité…). Certes on ne peut contester la logique d’une telle affirmation basée sur le réel, mais c’est justement la vacuité de ce type d’écologisme ou de gauchisme de salon qui ne résout rien qui est usuellement dénoncé sur E&R.
    Dénoncer l’argent qui est indispensable dans l’état actuel d’organisation de notre société et balayer sous le tapis l’usure sur laquelle nous fondons notre société et qui relève de l’erreur logique (un moyen facilitant les échanges ne peut se reproduire par lui-même) est tout simplement de la paresse boboifiante pour ne surtout pas se fatiguer à réfléchir sur comment éviter d’attribuer une valeur économique seulement au seul travail au service de l’usure (vision hélas naturalisée).

    Surtout que les mécanismes d’une civilisation de l’être existent déjà, notamment par le salaire à vie comme c’est déjà le cas des retraités (qui produisent leur salaire), ou des fonctionnaires (qui produisent leur salaires) ou encore les artisans privés qui travaillent selon les règles de l’art et dont la situation est protégée. Elle est là la dialectique de l’Etre et de l’Avoir de nos jours : donner une reconnaissance à la personne, à sa qualification au lieu de donner une reconnaissance économique à un poste au service de la chimère d’un capital lucratif. En faisant que l’argent devienne un moyen de reconnaissance économique de l’activité de la personne qui n’est pas au service de l’usure on en fait un outil de responsabilisation politique du citoyen en lui donnant la possibilité de définir son travail et de s’affirmer de ce qu’il est dans la société .


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