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Georges Frêche, « ami fidèle du peuple juif et d’Israël », soutenu par l’extrême droite sioniste

La Ligue de défense juive, et à travers elle, l’ensemble de la mouvance extrémiste sioniste en France, soutiennent officiellement Georges Frêche suite à ses propos controversés tenus à l’égard de Laurent Fabius et qualifiés par certains d’ « antisémites ». S’ils brocardent aujourd’hui Fabius, ils oublient que ce dernier, par l’intermédiaire de son épouse, avait beaucoup soutenu, dans les années 1980, la mise en place de groupes armés sionistes en France, au mépris des principes républicains les plus élémentaires.

Suite aux propos controversés du président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon envers Laurent Fabius, Georges Frêche a reçu, le 31 janvier, un soutien sans faille de la part des milieux ultras du sionisme en France par l’intermédiaire de la Ligue de défense juive (LDJ), en ces termes : « La LDJ soutient Georges Frêche ami fidèle du peuple juif et d’Israël depuis de nombreuses années face à un Fabius qui a choisi de renier son judaïsme et que nous n’avons jamais vu dans une seule manifestation de soutien à Israël depuis 40 ans. Monsieur Fabius et ses amis socialistes sont toujours là pour dénoncer l’antijudaïsme quand il provient de l’extrême droite. Par contre leur silence est éloquent quand les agresseurs racistes sont issus de minorités qu’ils défendent. Nous félicitons Monsieur Frêche d’avoir dénoncé les agissements du mouvement pro arabe CIMADE ».

Or, ce qu’écrit l’administrateur du blog de la LDJ concernant l’ancien Premier ministre socialiste n’est pas tout à fait exact. En effet, les responsables de la LDJ ont sans doute oublié que, dans les années 1980, la propre épouse de Laurent Fabius, Françoise Castro, avait très largement soutenu les milices sionistes d’extrême droite d’alors, comparables à ce qu’est aujourd’hui la formation kahaniste, interdite aux USA et même en Israël*. François Fabius-Castro, épouse du Premier ministre de François Mitterrand, en tant que principale animatrice de l’association Socialisme et Judaïsme, déclarait ainsi le 4 mars 1986 devant une assemblée de 400 convives à Sarcelles (95) : « la gauche a permis à des milices juives de s’installer dans des quartiers, rue des Rosiers à Paris, mais aussi à Toulouse, à Marseille, à Strasbourg. Ces milices ont des contacts réguliers avec le ministère de l’Intérieur » (Le Monde, 7 mars 1986), tout en établissant clairement lors de son exposé une corrélation entre la montée du Front national et la permissivité accordée à ces bandes armées en dépit des dispositions de la loi républicaine qui interdit, depuis 1936, toute forme de milice armée et assimilée. Aucun démenti du ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, n’avait alors été signalé.

A cette période, ces bandes armées, loin de faire de « l’autodéfense », s’en étaient prises à plusieurs reprises au Mouvement national, comme par exemple le 30 décembre 1987 lorsque les locaux de National Hebdo, rue de Courcelles à Paris, avaient été saccagés par un commando d’une quinzaine d’individus se revendiquant de l’Organisation juive de combat (OJC), casse sexe du Betar-Tagar lié au Herout de France, formation d’extrême droite israélienne proche du Likoud ; ou encore le 11 mai 1988 lorsque quatre permanences du FN** furent attaquées par cette même OJC, faisant plusieurs blessés dans les rangs nationaux ; sans parler du cambriolage avec vol de fichiers du siège parisien du Front national revendiqué par l’Organisation juive de défense, cette fois.

On le voit, la LDJ semble avoir résolument la mémoire courte ou cherche délibérément à faire oublier qu’elle est l’héritière directe de ces nervis antinationaux qui se sont toujours opposés au renouveau national et patriotique français, incarné depuis les années 1970 par le Front national de Jean-Marie Le Pen.

* En Israël, le mouvement kahaniste est totalement interdit car « antidémocratique », la LDJ y est juste tolérée comme association de fait.

** Le local d’Entreprise moderne et libertés ; le siège de la fédération FN d’Ile-de-France ; le local du Comité de soutien à Jean-Marie Le Pen et, de nouveau, les locaux de National Hebdo.