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Gérer la période d’installation d’un jardin-forêt en permaculture

Par Christophe Köppel

 

 

Christophe Köppel explique les principales causes d’échec dans l’installation d’un jardin en permaculture, et les solutions pour s’en sortir :

 

Voir aussi, sur E&R :

Réussir son retour à la terre avec Kontre Kulture et Prenons le maquis :

Découvrir les produits d’une agriculture saine chez notre partenaire Aubonsens :

 



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13 Commentaires

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  • Bonne intervention (sauf sur le plan technique vidéo/son, mais comme pour la permaculture, ce côté bordélique est de mise je suppose). La permaculture existe depuis les années 70 en gros. Mais les jardins "brouillons", çà a toujours existé. J’ai compris les grands principes : laisser faire la nature avec au départ des choix de plantations judicieusement orchestrés (une herbe bouffe ou protège l’autre, pareil pour les insectes). N’empêche qu’une serre ou deux (avec de la bonne flotte, celle du robinet étant des fois mieux que celle du ciel dans ma région chemtrailisée) avec des plantations bien "carrées", de l’engrais de poule bien géré, les mauvaises herbes éradiquées à l’ancienne, les limaces tuées avec la ligne d’insecticide (ben oui), gérée le long des carrés (trucs en bois remplis de terreau), et où on ne va pas chercher ses tomates à plat ventre parce-que quasi les tuteurs c’est pas "perma", c’est bien aussi.
    Surtout que si on regarde bien, la permaculture, c’est en fait compliqué et chiant...
    J’ai dit une connerie ?

     

    • On a presque tous des serres en permaculture. En plus des serres d’hiver on a même des serres d’été. Et je ne connais personne qui cherche ses tomates à plat ventre en permaculture.

      Les 3/4 des conseils dans cette vidéo concernent :
      - l’agriculture en générale, dont celle "conventionnelle" dont tu parle"
      - les jardins partagés,
      et seulement après la permaculture, plus exactement l’agriculture naturelle.

      Ayant plusieurs jardins en permaculture à coté de mon exercice de profession libérale je ne pourrai pas me permettre quelque chose de chronophage.
      La permaculture c’est au contraire ce qu’il y a de plus simple si on accepte de faire fonctionner son cerveau avant ou à la place des muscles.
      Mais il y en a toujours pour préférer le coté labeur du maraîchage classique, avec l’emploi de neurotoxiques et autres biocides à longue durée de vie. C’est une question de choix.


    • @ Jardin "J’ai dit une connerie ?" : Je te répondrais, non. Tu en as dit plusieurs. Mais ton commentaire est le bienvenu, du débat jaillit la lumière. Et j’ajouterais, ne vois pas celui qui ne veut pas voir. La plus belle démonstration et explication que je connaisse sur la permaculture, à voir : https://www.youtube.com/watch?v=H4t...


    • La permaculture en agriculture n’a rien de bordélique, c’est une réplication des systèmes naturels qui sont hautement organisés et complexes. L’impression de ce bordel c’est que l’homme aime que les choses soient alignées, carrées, identifiables et compréhensibles au premier coup d’oeil...pour simplifier l’humain tend à préférer un jardin à la française où tout est rectiligne, tiré au cordeau et à l’équerre, taillé avec des formes géométriques au millimètre près...plutôt qu’une forêt naturelle...par exemple quand quelqu’un d’ignorant, c’est à dire 99.9% des gens, voit mon verger qui est dans sa phase d’établissement il ne voit que chaos parce qu’il ne comprend pas ce qu’il s’y passe. Il ne sait pas que le tas de bois en train de se décomposer à tel endroit sert à nourrir les champignons dont le mycélium formera des mycorhizes en association avec mes arbres fruitiers...il ne sait que ses "mauvaises" herbes "envahissantes" font office de couvert végétal protégeant mon sol de l’érosion et des rayons du soleil, et qu’une fois tondues elle formeront de la biomasse pour nourrir les organismes du sol...il ne sait pas que cet arbre "une saloperie qui ne sert à rien" à côté d’un de mes fruitiers est en fait une espèce pionnière fixatrice d’azote à croissance rapide qui enrichie le sol en azote, qui à chaque taille fournie du bois à décomposer pour les champignons et qui l’été offre une ombre protectrice pour le jeune fruitier encore fragile...
      Donc oui la permaculture c’est compliquée et potentiellement source d’énormes frustrations. Chiant ? Bien au contraire c’est fascinant, c’est un "jeu" passionnant avec lequel on ne s’ennuie jamais.
      La difficulté de la permaculture c’est le temps nécessaire à la mise en place d’un système efficace et la complexité à mettre en oeuvre pour les agriculteurs lambdas. Sans un engagement sérieux des pouvoirs publics dans cette direction pour assister les agriculteurs il ne faudra pas espérer de grands changements rapides. Les agriculteurs n’ont pas les moyens d’attendre 5 ans avant qu’un système soit productif et rentable, les mecs ne s’amusent pas, l’agriculture c’est leur gagne-pain. Il est rare que les gars osent franchir le pas tout seuls, il faut qu’ils soient accompagnés par des gens compétents...toutefois il est possible de créer des systèmes de transition progressif qui permettent à l’exploitation de maintenir un niveau raisonnable de revenus tout en évoluant vers un système de production permaculturel.


    • Merci à vous pour vos commentaires (mesurés et... sympathiques) + Philippe pour le lien.
      De fait çà mérite réflexion.
      Amicalement,


  • argh, non j’en peux plus, j’ai vraiment besoin de comprendre parfaitement ce qu’il dit.
    Je me rabat sur ça :
    https://www.youtube.com/watch?v=Qks...


  • #1262034

    J’ai un petit potager (120 m2) en bandes permanente de 1.20 m X 6 m. Je fais mon compost et j’utilise un paillage permanent. Je ne retourne jamais la terre, j’aère avec ma grelinette.

    Ayant une terre qui est devenue très souple, c’est vite fait. En fin de culture, je sème un engrais vert dru (plutôt moutarde et phacélie chez moi) qui maintient une bonne structure du sol l’hiver et qui nourrit le sol un fois coupé s’il n’a pas gelé. je n’achète aucun engrais (même bio) ni traitement (même bio). Je fais mes purins (ortie et prêle) et le seul traitement maison que je fais est un mélange de bicarbonate de soude et de savon noir après les épisodes pluvieux pour éviter le mildiou et l’oïdium.

    En cultivant mon potager ainsi, je n’ai pas de travail de désherbage ou très peu, pas besoin de motoculteur, la vie du sol est protégée, ça grouille d’insectes et de vers de terre, mon sol est bien nourrit, je n’ai pas de maladie sur mes légumes et j’ai de très bonnes récoltes.

    Cela pour vous dire qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des hectares pour manger des légumes sains. Nous sommes une famille avec 4 enfants dont un bébé de 9 mois et nous avons largement assez pour manger des légumes à volonté.

    J’ai planté que 6 pieds de tomates que j’ai cultivé "en cage" sans taille et contrairement aux croyances on obtient des fruits de bonne taille et en nombre, à conditions d’avoir un sol bien nourrit. Mes plants sont encore en place et encore garnis de belles tomates bien rouges alors que nous en mangeons depuis juillet.

    Mes aubergines et poivrons sont toujours en place, ça donne encore beaucoup, on m’a même demandé si mes plants sont greffés. Il s’agit de variété anciennes que j’ai moi même semé.

    J’ai récolté une cinquantaine de courges butternut sur 6 plants, tous les fruits sont de belle taille et délicieux.

    Les haricots verts sont excellent et la récolte a été énorme.

    J’ai semé des poireaux du Poitou dont je commence à récolter, idem magnifique.

    Grosse récolte de concombre, courgettes,fraise, etc...

    Désolé si mon message fait un peu vantard mais un petit potager bien nourris avec les bonnes plantes compagnes et un sol toujours protégé et jamais retourné, fournit assez de légumes pour une grande famille. Je n’aurai pas les moyens d’acheter tous les légumes que nous consommons.

    Si vous ne pouvez pas vous lancer dans un projet en permaculture, orientez vous vers une petite surface.

    Amitiés.

     

  • J’ai expérimenté la culture de pommes de terre sous tontes de gazon : 4 plans de pommes de terre posés sur le sol et recouverts de tontes de gazon, la récolte m’a surprise : 9 kg ! soit 2,250 kg par pied ! plus du double de ce que l’on considère être une récolte convenable : 1 kg par pied.
    La plus grosse pesait 560 g !


  • J’ai trouvé une petite vidéo plutôt bien foutue qui explique en un quart d’heure les principes des base de la permaculture appliquée à l’agriculture :

    https://vimeo.com/35870820


  • Merci pour cette vidéo. Christophe Köppel m’apprend beaucoup.


  • Je témoigne que les débuts en permaculture sont difficiles . Je suis en basse vallée du Rhône, sur une terre de vigne pauvre et filtrante , sans eau ni ombre ni coupe -vent . Je couvre mon sol avec tout ce que je trouve de végétal . Effectivement j’ai peu d’adventices et l’humidité est préservée sous mon épais mulch . Je vais installer des mures et semer des engrais verts en espérant les pluies d’automne . Le seul fait de mulcher fortement le pied de mes deux fruitiers abandonnés a suffi à les faire produire à nouveau, alors qu’ils étaient mourants lorsque j’ai acheté ma parcelle . Si mes rendements sont pour l’heure insignifiants, l’état d’être procuré par le "soin à la terre " est bien réel .


  • Rien à redire, juste des trucs décevant mais à accepté ou des trucs flippants :
    * faut du temps au temps surtout en permaculture, Mitterand avait dit ça mais pour vous embobiner
    * l’intolérance sur ce qui sort des sentiers battus, ton jardin il est pas très conventionnel, ben justement on le juge à ses fruits et souvent ce sont des ignorants qui jugent (le pire est quand ils ont de l’ascendant donné par un pouvoir pire encore si il relativement illégitime, comme le maire)
    * vous aurez des échecs : tenter un jardin à 1heure de route, c’est trop, vos jeune arbres laissés en canicule kaput, surtout si le terrain retient pas un peu l’eau (argilo)
    * même des apartés excellents, d’actualité migrante : ambiance pourrie, à l’allemande à la lidl, pas de syndicats mais aussi moins sympa c’est plus de travail effectif, hein Angela ?