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Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

De la référence gastronomique à la déférence politique ?

« Selon le directeur international du guide Michelin, Gwendal Poullennec, les nouveaux étoilés de la promotion 2019 mettent en valeur la "diversité culinaire" de la France et promeuvent "la jeunesse" de notre gastronomie ». C’est dit ! Mais chez E&R, il nous en faut bien moins pour déjà sortir notre revolver !

 

Gwendal Poullennec
Gwendal Poullennec

 

Pas encore quadra, sorti d’un cursus de premier de la classe (Stanislas, prépa HEC, ESSEC), celui qui veut incarner chez Michelin « les valeurs de générosité », ce mot creux qui ne veut plus rien dire et appelle à la méfiance, nous inquiète. À 38 ans, Gwendal Poullennec est désormais marié à une vénérable dame de 120 ans, et cela a de quoi faire naître chez les Français de bien pénibles évocations. Mais ne jugeons pas trop vite, c’est peut-être par pur zèle que le jeune impétrant a péché. Mais tout de même, qu’on considère les quelques faits suivants.

 

D’abord le jeunisme : cette plaie des sociétés iconoclastes qui bazardent tout pour mieux vendre du toc parfois maladroitement ripoliné. Du neuf ! Comme si l’on entendait réussir une épaule d’agneau de 7 heures en 15 minutes. C’est la prime aux petites starlettes d’émission de télévision (Sarah Benhamed, Naoëlle D’Hainaut, Stéphanie Le Quellec, etc.), non pas qu’elles ne soient pas méritantes. Nous confessons honteusement devant notre poste nous adonner à ces plaisirs culinaires solitaires et il faut bien admettre que ces jeunes sont assez souvent bluffants. Mais le guide Michelin est une vieille dame à qui on en remontre pas : son maître mot n’était-il pas aussi et surtout la régularité ? Comment juger de la régularité chez ces rosières de la gastronomie établies depuis à peine quelques années ?

 

Naoelle d Hainaut
Jeune génie, mais jeune d’abord

 

Cette régularité c’est par exemple celle des mythiques Paul Bocuse, Troisgros ou autres Haeberlin, respectivement 3*** depuis 1965, 1967 et 1968. Or, il s’est laissé courir des bruits de couloirs terrifiants : à peine Paulo les bords de Saône enterré, que l’on voudrait lui retirer une étoile ! Il n’en fut rien, mais parions que l’année prochaine l’icône intouchable sera renversée par ces cacographes culinaires qui ne jurent que par le moléculaire (encore que la mode est passée), l’assemblage hérétique, le non-conformisme comme loi, les métissages cuisiniers les plus farfelus mais surtout quasi-obligatoires, le service sur des planches en bois exotique, des décors improbables épurés jusqu’à l’indigence, et autres inventions loufoques. L’important semble parfois d’être original jusqu’à l’incongruité. Le scandale avant le régal !

 

JPEG - 25.7 ko
La Permanence réifiée

 

Ici aussi le spectacle prend donc la main. Et le guide Michelin qui met depuis plus d’un siècle le holà aux modes déviationnistes est le garant de cette tradition gastronomique dont la France est le phare – et de loin – du Monde. La Nouvelle cuisine adoubée par le guide rouge a passé les années, il ne s’est pas agit d’une petite mode, il s’est agit d’une refondation profonde mais respectueuse de la génération précédente. Les feus Alain Chapel ou Senderens n’entendaient pas faire oublier le grand Escoffier, ni Paul Bocuse tuer son père putatif Fernand Point.

Cette année c’est pourtant bien L’Auberge de l’Ill à Illhaeusern (Haeberlin père puis fils) qui a perdu sa troisième étoile détenue sans discontinuer depuis 51 ans ! Nous attendons encore les explications du guide sur ce crime de lèse-majesté. Ce genre d’institutions mériteraient d’être au moins prévenues à l’avance en cas de baisse de régime. Il faut faire des exceptions, il s’agit ici de la grandeur de la France. À ce niveau d’excellence et de mythe, la maison dépasse le chef, l’ancien maître fondateur devient l’ouvrier d’une légende qui le dépasse. On ne sanctionne pas sans devancer la relégation par un avertissement.

 

 

De même c’est Marc Veyrat, le seul chef doublement triple étoilé qui obtint 20/20 au Gault & Millau, qui perd sa troisième étoile pourtant gagnée en... 2018 ! Même si le chef savoyard pratique encore et toujours des prix indécents qui interdisent toute déception, comment peut-on parler de grande table sans se projeter dans le temps long ?

Lyon capitale de la gastronomie mondiale
Lyon, capitale mondiale de la gastronomie

 

Cette année encore, en terres lyonnaises, de grands chefs comme Guy Lassausaie, anciennement deux étoiles, ou Pierre Orsi, une étoile, perdent chacun une étoile. S’il est vrai que Pierre Orsi s’est laissé aller depuis longtemps à un confort coupable dans sa grande demeure bourgeoise, il est plus étonnant que la célèbre maison de Chasselay soit rétrogradée aussi sauvagement. D’ailleurs le chef Laussausaie résume assez bien la teneur de notre propre billet d’humeur :

Je pense que le guide est parti sur autre chose, qu’il y a une nouvelle orientation. Si on regarde bien, les maisons qui ont perdu une étoile ont toutes le même profil : ce sont des maisons bien remplies, bien installées, assez classiques, mais avec de vraies cuisiniers derrière.

Oui, je pense que Michelin a voulu faire le buzz. Dans les communiqués envoyés quelques jours avant, ils annoncent une pluie d’étoiles pour les femmes, chez les jeunes. Le Michelin ne sera plus statique. Une chose est sûre : quand votre resto marche super bien et que vous avez 98 % de clients satisfaits, vous ne vous dites pas que vous allez changer quelque chose. Je n’ai eu aucun retour négatif sur la cuisine, il faudrait que le guide m’explique.

Je ne pense pas perdre trop en terme de chiffre d’affaires et de clients, ce sont surtout les habitués qui viennent. Ce que je retiens aujourd’hui, c’est surtout la sensation de mal-être au restaurant. Je ne vais pas changer mon style pour plaire au guide Michelin. Je ne vais pas faire de la mixité asiatique en servant sur des planches en bois. Mon style, c’est une cuisine classique et bourgeoise. Michelin privilégie les plus jeunes, les restaurants avec un seul menu, avec peu de couverts. Je ne veux pas juger le guide, loin de moi cette idée, sincèrement, mais c’est comme s’il donnait l’impression de mettre la cuisine plus classique un peu sur le bord du chemin.

C’est cela : exit la cuisine classique, celle « avec des os et des arêtes » faite de « beurre, de crème et de vin » comme disait Paul Bocuse. Le guide Michelin nous semble bien parti pour sacrifier de grandes maisons régulières qui font la fierté française au bénéfice de quelque étoile filante qui vous fait la poche gauche pendant que l’autre main tournoie dans un tour de prestidigitation cuistancière. On ne s’étonne plus que le pubescent nouveau directeur s’en soit laissé conter.

 

Dieudonné - Le Révisionnisme
Dieudonné, spectacle Mahmoud (2010)

 

Enfin, le politiquement correct n’épargne pas le guide rouge : féminisme, mixité, métissage culturel, diversité... Le comble de ces politiques progressistes font qu’on en vient à soupçonner les compétences des récipiendaires ! Albert Malongo Ngimbi (la Table de Saint-Crescent, Narbonne) a-t-il reçu le prix du meilleur sommelier en raison de ses origines ethniques ou par ses compétences propres ? Amélie Darvas et Gaby Benico seraient-elles d’abord lesbiennes ou des chefs cuisiniers exceptionnelles ? Virginie Giboire primée pour être une femme ou une grande cuisinière ? Le défiance persistante déprécie ces personnes sans doute très méritantes. C’est dommage.

 

Amélie Darvas et Gaby Benico - LGBT
Amélie Darvas et Gaby Benico,
entre deux makis végétaux et un vin forcément biodynamique,
s’inquiètent de l’homophobie de Bolsonaro

 

Le nouveau prix de la gastronomie durable est aussi à l’image de notre époque. Certaines grandes maisons converties aux menus 100 % Vegan offrent de la verdure étoilée à leurs clients satisfaits du monde et d’eux-mêmes. Triste. Indécrottables réactionnaires, nous préférerons toujours notre fidèle bouchon lyonnais qui ose encore afficher sur son menu : « Nous gardons la salade pour les chèvres ! ».

 

Bouchon Ma Maison Lyon
Vegans, passez votre chemin

 

Et quand une institution parisienne comme La Poule au pot, un des derniers restaurants pour noctambules, est racheté par le cathodique Jean-François Piège, le guide Michelin court servilement lui offrir une étoile. Bien sûr, on y mange bien et pour un prix presque raisonnable, mais bon sang c’est encore la prime au vedettariat et la mort programmée des établissements de la longue durée !

 

En ces temps de Gilets jaunes, déjà gavés ad nauseum des extravagances modernes qui ne leur bénéficient jamais, il serait donc bienvenu que le Guide rouge redevienne rapidement l’autorité gastronomique qu’il a su rester pendant 120 ans, garant de la culture française, celle qui traverse les siècles, dédaigne les modes et ne retient que ce que le temps, seul juge incontestable, adoube.

Voir aussi, sur E&R :

Plébiscitez la cuisine traditionnelle française
avec notre partenaire Au Bon Sens !

 



Article ancien.
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55 Commentaires

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  • #2130196

    Le but, c’est la destruction de la culture française y compris en s’attaquant à sa prestigieuse gastronomie, pourtant inscrite au patrimoine mondiale de l’humanité par l’Unesco.

     

    • #2130243

      Rappelez vous de Macron en campagne ; "il n’y a pas de culture française".


    • #2130677

      Une cuisine admirée par le monde entier et plus particulièrement le Japon. En tout cas vu comment Darvas et Benico sont moches, leur cuisine doit pas être terrible, je préfère 100 fois Julie Andrieu. Mais pour moi Norbert reste le meilleur, un vrai génie.


  • #2130201
    le 23/01/2019 par The Médiavengers Zionist War
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Je suis d’accord avec l’analyse de l’article, mais j’apporterais quelques nuances.
    Le milieu de la "grande cuisine" concerne une toute petite partie de la population. Sans doute une partie de la clientèle et des critiques gastronomiques sont-ils blasés de se voir resservir la même soupe.
    Il y a aussi possiblement le fait de laisser entendre qu’une étoile n’est jamais acquise à vie et qu’elle n’est au final qu’une photographie à un instant T.
    Sans vouloir tomber dans l’excès, je pense qu’une des forces de la cuisine française est justement d’avoir la capacité d’apporter de la nouveauté et de savoir se renouveler, ce qui me semble loin d’être le cas des gastronomies étrangères. Ce qui fait notre force peut devenir notre faiblesse si elle est utilisée à mauvais escient.
    On peut légitimement être suspicieux sur les motivations de promouvoir tel ou tel chef (cheffesse ?), mais je me souviens que dans les années 80, les médias promouvaient largement certaines tables parce qu’elles étaient fréquentées par tout une clique de "people" à la mode. C’est de bonne guerre. Il y a de la concurrence, de nouveaux marchés, rien de bien nouveau sous le soleil.

     

    • #2130275

      je pense qu’une des forces de la cuisine française est justement d’avoir la capacité d’apporter de la nouveauté et de savoir se renouveler, ce qui me semble loin d’être le cas des gastronomies étrangères.




      vous vous trompez sur le manque de renouvellement des cuisines étrangères, cela dépend de leurs règles gastronoiques, certaines cultures sont plus fermées que d’autres mais ce n’est pas une généralité, vivant et me déplaçant en Asie je peux vous dire que question innovation ils n’ont rien à nous envier. Tout simplement parce que gastronomie est synonyme de curiosité Enfin il y a mille façons de comprendre l’innovation ( l’invention française est technique et diététique mais il lui manque par exemple l’inventivité du produit brut local car son agriculture est moribonde, du coup elle s’internationalise avec des produits exotiques).
      pour moi qui suis un vrai amateur de cuisine, la cuisine française est sur le déclin pour des raisons structurelles qui de dépendent pas d’elle mais de la dégénérescence de son économie et de sa culture. c’est triste, mais pas irréversible, car il reste la tradition à défaut des produits, le travail de reconquête sera dur mais possible ( pour les fromages par contre c’est hélas foutu )


    • #2130431

      @ paramesh

      Étant jeune fromager (personne n’est parfait), j’ai été intrigué par votre dernière parenthèse. Pourriez-vous développer ?

      Bien cordialement.


    • #2130550
      le 23/01/2019 par The Médiavengers Zionist War
      Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

      @ Paramesh

      Merci pour votre réponse. Je ne suis pas un spécialiste. En quoi la cuisine française serait sur le déclin ? Culturellement, vu le nombre de moutons qui fréquentent les fast-food, je comprends du point de vue culturel. Mais il s’agit autre chose.
      Pouvez-vous m’éclairer ?


    • #2130820

      pour les fromages traditionnels, ce qui fait leur spécificité en plus de la qualité des laits et des techniques de fabrication ce sont les ferments, les bactéries, les pressures les champignons, il y a mille recettes , ce qui fait que dans une même région et avec le même lait, on a du camembert, du livarot et du pont l’évèque.
      toutes ces ferments naturels traditionnels (souvent jalousement gardés) ont été remplacés par des ferments industriels issus de laboratoires et des additifs pour le goût. Or comme les fromagers traditionnels disparaissent ou sont rachetés par l’agro alimentaire, (le cas des camemberts Lepetit racheté par Lactalis est exemplaire) les recettes disparaissent et à ma connaissance il n’y a pas de banque qui garde les ferments originaux.
      (il y a par exemple une bactérie présente dans l’urine de porc qui était utilisée traditionnellement pour la fabrication du pont l’évèque fermier (celui affiné sur de la paille). les vieux fromagers meurent en emportant leur savoir faire et leurs secrets avec eux.


    • #2130902

      Bonjour,

      Presque tous les camemberts appartiennent à Lactalis.

      Ils usent de ce monopole pour tenter de faire plier INAO afin de faciliter l’AOC en autorisant l’utilisation de lait pasteurisé.

      Et c’est valable pour une quantité phénoménale de marques fromages, les monopoles...
      Voir le documentaire France 5 sur le sujet : « Fromages AOP : le terroir caisse ? »


    • #2131043

      @The Médiavengers Zionist War
      cuisine française sur le déclin parce que l’amour de la bonne bouffe se perd, les recettes de grand mère ne sont plus transmises, on ne fait plus la cuisine à la maison, les produits de plus en plus chers et difficiles à trouver, même les restaurants deviennent de plus en plus dégueulasses. Un exemple lisez les recettes de télé loisir ou Elle, cela semble de plus en plus improbable et quand on tente d’en réaliser une c’est les trois quarts du temps dégueulasse ou au mieux sans intérêt. la haute gastronomie française cache encore la misère au niveau du quotidien. Par contre internet devient un incontournable pour retrouver les bases de notre cuisine (j’ai appris, avec du temps, à faire des baguettes grâce à internet et elles valent mieux que celles de bon nombre de boulangers actuels.
      Des pays comme le Japon, le Vietnam, la Chine, la Thailande par exemple, qui ont des traditions et des cultures culinaires aussi évoluées et diversifiées que la France et s’en sortent actuellement beaucoup mieux, car ce sont des pays encore agricoles, qui ont une tradition de restauration de rue (artisanale et populaire) et surtout où les gens font encore du tourisme culinaire et cuisinent (la femme traditionnelle est par culture une cuisinière). le français hélas perd l’amour de la bonne bouffe et si la demande tarit, l’offre dégénère, c’est normal. (vous parlerai-je aussi des normes sanitaires qui excluent les productions traditionnelles et font des restaurants des centrales à micro onde ?)
      la dégénérescence de notre production fromagère est typique de ce qui attend notre gastronomie, la mort faute de combattants.


  • #2130203
    le 23/01/2019 par jeandelalune
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    lorsque l’on apprend
    - que le couscous est le plat préféré des Français !
    - que la majorité des restaurants appartiennent à des chaines franchisées
    - que pratiquement tous font appel au produit pré cuisinés surgelés

    mefiance face aux cartes longues comme le bras, très souvent il s’agit de plats pré-cuisinés passés au bain marie ou au micro onde ( sous plastque bien sur )

    pourquoi continuer d’aller au restaurant ? il y a encore des routiers à la bonne franquette, sans "chichi" , fait maison, et sans comparaison rapport qualité prix , hormis le vin, je le concède

    pour 40 E je régale 4 personnes du dimanche matin jusqu’au dimanche soir, sans oublier le " 4 heure "

     

    • #2130336

      Prix d’un repas à la cantine de mon fils : 2,8 euros . Comme des parents se récriaient en estimant qu’on ne pouvait pas bien manger pour si peu une dame qui travaillait dans la restauration leur dit que pour 2,8 euros on pouvait bien manger, les cantines ont des prix de gros, comme les restaurants qui sont de plus en plus nombreux à Paris parce qu’ils rapportent beaucoup, d’autant plus qu’ils ne font plus la cuisine, c’est le four à micro-ondes qui s’en charge . La dame ajouta qu’un café payé 2 euros au restau lui coûte 20 centimes... 10 fois le prix des aliments, c’est ce que coûte le restaurant . Avec en prime les colibacilles fécaux du chef qui ne se lave pas toujours les mains en sortant des vécés . Bon appétit ! Et bonne gastro !


    • #2130684

      Justement c’est là le problème les gens ne savent pas cuisiner. Des mères de famille ne savent même pas donner un plat correct à leurs enfants. Il va falloir introduire des cours de cuisine à l’école afin de remédier à se problème.


  • #2130222

    Moi j ai juste une question (candide), à l’heure d’internet, des sites de comparaison, des reseaux sociaux, qui lit encore "Le guide Michelin"... ?????

     

    • #2130422
      le 23/01/2019 par H. K. Daghlian
      Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

      Méfiance quand même des sites de comparaison, car les premières places s’y achètent à prix d’or, rien à voir avec les avis de clients satisfaits, qui sont en fait des sous traitants pakistanais ou autres qui utilisent des comptes fabriqués pour ce genre de commerce. J’exagère à peine. Ce n’est pas pour ajouter du crédit au guide sus-nommé.

      Le meilleur moyen de savoir reste encore de se faire sa propre idée, empreinte d’un goût du risque et d’un pif assez fin pour déceler ce qui vaut le coup d’être testé.


    • #2130465

      Moi ! L’avis d’expert (Michelin, Gault, etc.) est à mettre en regard avec l’avis des clients (Tripadvisor, indispensable à lire aussi, mais en gardant un oeil critique).

      Et le guide Michelin existe aussi sous forme électronique via son site gratuit !


  • #2130224
    le 23/01/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Un bon grec-frites au coin de la rue, dans le froid, sous la pluie...
    Tu le déballes et la viande toute chaude fume dans son pain, sous une tonne de mayonnaise avec des rondelles d’oignon craquantes...

    Franchement...
    Juste viande, oignon, mayonnaise et les frites
    À emporter ?
    s’il-vous-plaît


  • #2130234

    C’est un marché de niche, qui ne concerne qu’à peu près 1% de la population, au grand maximum, et certainement moins, puisque l’un d’eux parle d’habitués. Peut-être même que la nourriture servie est dangereuse pour la santé (cirrhose voire cancer), mon nutritionniste m’a justement mis en garde contre la fréquentation de la restauration, pour lui la qualité n’existe pas mais les acides gras saturés oui.


  • #2130240

    J’étais allé manger chez Orsi à Lyon il y a qqes années... A moins qu’il ait progressé entretemps, je ne vois pas comment il a pu avoir une 2e étoile. Indépendamment du repas (très bon, valant bien son étoile ceci dit), j’en garde surtout le souvenir d’un Crozes-Hermitage absolument horrible, qui sentait la marée...

    Un peu plus tard, toujours à Lyon, je suis allé chez Nicolas Lebec, 2 étoiles. C’était définitivement un cran au-dessus ! Tarifairement aussi, mais quel festival gastronomique !

    Autre très bonne adresse à Lyon, plus abordable : Le Gourmet de Sèze, 1 étoile, tenu par Bernard Mariller. Mon premier étoilé, avec son mémorable menu appelé à l’époque "Marions-les", basé sur l’accord vin-plat (1 verre servi avec chaque plat).

    Ah, les souvenirs des grandes tables...il y a bien des raisons d’être fiers de notre nationalité ! :-)

     

    • #2130455

      Marrant : mon premier gastro c’était chez Marillier (Gourmet de Sèze). Mais c’était au milieu des années 90’ et il n’était pas encore étoilé. J’y suis retourné plusieurs fois depuis. Bonne maison, prix abordables.
      Quant à Lebec ça a été une étoile filante : 2 étoiles d’un coup puis pschitt disparu (une affaire trouble). On y mangeait bien, l’emplacement rue Grolée était magnifique.


  • #2130290
    le 23/01/2019 par Jean Barton
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    De toute façon, à 500 Euros par personne, j’ai pas les moyens.

     

    • #2130412

      Toi tu ne dois pas aller souvent dans des restos "gastros". Tu peux trouver des tables remarquables à moins de 100/150 euros.
      Et il y a toutes les bonnes tables "semi-gastros" à moins de 50 euros (pour le déjeuner par exemple).
      On est loin de tes 500 euros par personne !

      Même si ça reste un luxe pour une personne au RSA, bien sûr. Mais le RSA n’est pas l’alpha et l’omega de la pensée. La plupart des gens peuvent encore se payer une fois par an une bon petit resto. Et heureusement !


    • #2131188
      le 24/01/2019 par Jean Barton
      Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

      Effectivement, je n’y vais jamais.
      Avec le prix d’un repas chez Haeberlin, je me paie un an de cantine.


    • #2131824

      C’est surprenant comme retour
      Dans mon bled, plutot paumé, je trouve des tables avec des menus uniques de saison à 30-35e par têtes, hors boisson par contre mais le verre de bon vin bien accordé est très abordable.
      A ce tarif vous sortez la panse pétée, littéralement, ravi de tous vos sens.
      Pour déjeuner comptez moitié prix
      Produits toujours de saison, toujours locaux, pas d’étoiles, restau discret.
      Et vraiment une maitrise de la cuisine qui force le respect, de l’art culinaire, vraiment.
      Mon seul regret est de ne pouvoir m’y rendre plus souvent.


  • #2130303

    Très bon article qui résume tout !


  • #2130359
    le 23/01/2019 par Ifuckcharlie
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Quand on a un président qui sort ça a Aix la chapelle : " La part que je ne comprends pas en allemand a un charme romantique que parfois, le français ne m’apporte plus . " On ne s’ étonne plus beaucoup !


  • #2130386
    le 23/01/2019 par envolees-des-incultes
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    " C’est à l’image de la société. "

    Le slogan à la mode ... qui permet de transformer la France, mais aussi les autres sociétés, en idiocratie.

    On promeut des cruches et des tricheurs, des frimeurs et des pétasses. Tous ont un point commun : le QI de bulot.

    Pas grave ... A force de s’entourer de quiches, le pouvoir s’effrite, une fois.

    Hé, entre nous, qui ici a les moyens de bouffer dans ces trucs ?

    La bonne bouffe, c’est celle qu’on se prépare, car vous n’imaginez même pas ce qu’il se passe en cuisine, y compris chez les étoilés ...

    Quand on a travaillé en restauration, on ne va plus au resto. Plutôt bouffer un quignon de pain que de confier ma santé à des bulots que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam.

    La bouffe, c’est comme la médecine. Ça ne se confit à personne. Ça devrait faire partie de l’apprentissage élémentaire dans toute société saine, et chacun devrait en rester maître de bout en bout.


  • #2130387

    Ce serait bien que les articles soient signés, au moins de temps en temps, je veux pas envoyer au piquet..
    Belle plume ! (et rires)


  • #2130395

    Je suis cuisinier depuis 30 ans et je ne suis pas inquiet pour l’avenir de la gastronomie française.
    Il y a un retour aux produits locaux (circuits courts) et surtout à l’authenticité .
    Etant sur la côte méditerranéenne , on voit passer beaucoup de touristes . Les étrangers viennent pour le soleil mais surtout pour gouter aux mets locaux (surtout les anglais...ça se comprend !).
    Et se faire plaisir ne revient pas forcement cher


  • #2130399

    Bref c’est Tricatel qui a subverti le guide Duchemin (petite référence cinématographique^^)

    Plus sérieusement, ce n’est qu’une mauvaise passe pour notre gastronomie. Ce genre de délire ne dure pas très longtemps. Et puis, quand on peut prétendre à 1 ou 2 ou 3 étoiles au guide Michelin (et bien sur que si, ce guide est très lu en France et à l’étranger), c’est qu’on a le niveau, et le personnel.


  • #2130403

    Bon c’est pas tout ça, mais j’ai des canards à gaver, là...


  • #2130417
    le 23/01/2019 par H. K. Daghlian
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Soral disait, il n’y a pas si longtemps que ça, que ce qui restait de la France historique était la gastronomie, l’intellectuel et le culturel étant complétement anéantis sous des amoncellements de gauche bien pensante et fadasse.
    Ben voilà, nous y sommes...le dernier bastion attaqué par ce cancer qu’est la mondialisation.

     

    • #2130749

      Les amateurs de buzz peuvent tous aller se faire dorer ou fourrer selon la recette, la gastronomie française étant patrimoine culturel immatériel de l’humanité : et cela, les gogos à planchettes et autres ardoises éphémères n’y changeront rien ou plutôt, s’ils ne respectent pas l’étiquette qui en fait le patrimoine (de l’accueil, du service jusqu’au voiturier à l’issue, avec toute la déférence à la M. Septime) ils n’appartiendrons pas longtemps audit patrimoine, ce dernier étant affaire de transmission et de succession.
      Pour ce qui nous concerne, on se fait une table réputée par l’ancestralité de l’adresse et la tenacité à exceller du gonze derrière les fourneaux, chaque année : en ce cognant de la cuisine nouvelle, des molécules, du comment veux-tu que... En tous cas les instigateurs de ce rendez-vous annuel tiennent à ce « cliché » comme s’il s’agissait pour le voyageur contemplatif de visiter toutes les merveilles du monde : irait-il à Dubaï ou au Taj Mahal ? Trump’s and/or Israeli’s walls ou Muraille de Chine ? Tels sont les fondamentaux.

      Mais promis, si tant est que les deux donzelles conservent les présentes éloges jusqu’en 2020 au moins, mais plus encore, l’on viendra muser dans leur presbytère lors d’un détour qu’empruntent nos pas lorsqu’ils se dirigent sur Millau puis Clermont-Ferrand en remontant du sud-est : parole de scout. Et puis non loin, pour ceux qui ne le savent pas, sur ces terres de rugby, se niche le village qui vit naître Jean-Baptiste Poquelin : de quoi offrir l’autre spectacle de Femmes Savantes si l’humilité qui s’impose au regard de toute cocotte venait à se perdre dans les queues de bouilloires.


  • #2130426

    De toute façon dans 20 ans on sera tous vegans. Et l’Inspection Générale du Véganisme chapeautée par Aymeric Caron sera l’une des administrations les plus puissantes de France.
    Le guide Michelin même dans sa version boboïsée nous manquera

     

    • #2130694

      Il faudrait que ER mène l’enquête sur qui est derrière le veganisme, qui veut nous l’imposer et enfin dans quel but. Enfin j’ai déjà ma petite idée, tout ça c’est dans le but d’arriver la légalisation du cannibalisme, et aussi avoir une population faible physiquement c’est bon pour big pharma.


    • #2131141

      @Michelly58

      Le veganisme (vegetalisme en francais) est un sous-produit de l’agenda 21 ’sauvons la planete" avec le droits des animaux passé au dessus des droits humains.

      Deuxième aspect plus psycho-spirituel, le vegetalisme est le regime alimentaire pour l’elevation spirituelle, c’est a dire vers le haut mental. Ce qui est une bonne chose mais a quelques conditions. Une elevation spirituelle chez des êtres non totalement incarnés dans leur corps (tres mental voir psycho-rigides) emotionellement instable ou fragile,, crée des êtres encore plus instables et névrotiques ce qui est parfait pour la manipulation mentale. Donc Le vegetalisme "précoce" sert les elites

      Comme une maison, il faut de solides fondations (corps) et murs (emotionel) avant de construire le toit (spirituel) sinon ça s’écroule d’un bloque. L’elite mise sur cette fragilité pour faire de ces êtres fragiles leurs marionnettes.


    • #2131353

      Donc on est d’accord, si le veganisme est l’avenir, Aymeric Caron (signataire de la tribune immigrationniste) sera le BHL des 20 prochaines années.... L’agenda 21 en cache peut-être un autre


    • #2131434

      @Rie Merci pour vos explications. Le végétalisme est un régime qu’il n’est pas bon De pratiquer sur une longue durée.


  • #2130442

    C’est génial comme boussole ! Pour bien manger et passer un moment inoubliable allez dans lesrestaurants quii perdent leurs étoiles ! Le guide Michelin c’est le BHL de la gastronomie :) inversion quand tu nous tiens !


  • #2130445

    Le Michelin doit aussi se FEMINISER, les grands chefs doivent "féminiser" leurs cartes car les dames ont peur d’avoir un trop gros cul . Adieu le beurre la crème, la tête de veau bien grasse, aussi savoureuse que gluante...

     

  • #2130454
    le 23/01/2019 par La Reynière
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Z’avez remarqué comme le nombre des restaurants explose à Paris ? Rue de la Fontaine du but (18ème) sur 300 mètres on ne compte pas moins de 6 restaurants ! Et Rue Caulaincourt de nouveaux restaurants ne cessent d’apparaître, comme les minuscules boutiques "bio" . Pourquoi ? Parce que ça rapporte et qu’on n’a plus besoin de faire la cuisine : les fours à micro-ondes s’en chargent .


  • #2130491

    Le grand remplacement culinaire
    Le processus de dépossession-réarrangement de notre imaginaire, de notre mémoire, de notre histoire et culture, appelé " le changement/les réformes/le progrès/la créativité c’est maintenant " infiltre aussi l’art culinaire. C’est la technique du chaos des forceps merveilleux : en quelques années tous les médias nous imposent des aberrations certes de haute technicité, censées être géniales, populaires. La tradition n’est plus que prétexte. Il s’agit de marketing pour objets, livres, cours de cuisine, restaurants. C’est l’éloge de la mixité des gouts et la mise en avant de personnalités d’une même communauté au détriment de millions d’autres français diplômés et compétents, devenus les larbins et ramasse-miettes des premiers. Oui, çà profite * quand même * au pays, pourvu qu’il se soumette à l’idéologie du changisme et du jeunisme, deux concepts qui n’offrent ni réflexion ni stabilité.

    Il en est de même pour l’industrie vinicole, où cette communauté à beaucoup investi, dans les bars à thèmes, les vignes. On entend un ministre s’exprimer sur le vin, on voit des livres sur le vin en magasins, bibliothèques, des émissions de télé, etc, pendant que les alimentations ferment en province et que les vignerons se suicident aux pesticides. C’est la boboïsation de la France dont parlait Soral quand il prenait l’exemple de Paris et ses nouveaux bars " et bientôt dans les rues, on pourrait voir des acteurs payés par la mairie pour jouer de vrais français, avec bérets et baguettes sous le bras ". " Cela fait parti de notre patrimoine " nous dit-on, et nous sommes censé nous taire, voire nous réjouir. Mais le farfelu, le forcé, n’a pas le même gout que le vrai, le profond.

    Nous devons nous poser des questions sur l’authenticité, l’improvisation et la mondialisation. Le mondialisme n’est pas la mondialisation ? cela me parait faux car le mondialisme organise la mondialisation. Quand je vois que la tradition est remaniée puis niée je me dis que ce progrès n’a aucun futur car il ne relève pas d’un consensus populaire.

    Deux autres sujets ont été éludés. 1- Celui du rôle des intrants pharmaco-chimiques dans l’alimentation. 2- Il se prépare depuis des années de nouveaux aliments protéinés à base d’insectes et de cellules souches. Demain on vous en vantera les mérites gustatifs et sanitaires. Je vous laisse deviner qui est derrière l’opération. Le mouvement récent des ultra végans serait-il un maillon de cette ingénierie alimentaire ?


  • #2130580
    le 23/01/2019 par clocher béret pinard
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    N’oublions pas ce plat merveilleux, bien français : la quenelle, surtout si elle est servie avec panache.
    Le Train Bleu est-il dans le guide ??


  • #2130852

    Pour info, le guide Michelin a été racheté en 2018 par une société allemande, à suivre de prêt... et n’appartient donc plus à la France, pour la première fois depuis plus d’un siècle d’existence.
    CQFD.


  • #2130859
    le 24/01/2019 par Paix et paix
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Cuisine déstructurée pour une société déstructurée et maintenant un guide déstructuré , c’est Logique


  • #2130930
    le 24/01/2019 par mehmetyildizfr@yahoo.fr
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Il n’y a aucun but de qui que ce soit de détruire la gastronomie française. En rupture complète avec le terroir, le système bancaire mondial investit dans tout ce qui peut lui rapporter gros. Ils voient un potentiel à exploiter la gastronomie française pour engranger plus de fric ? Alors ils s’en foutent de ceci cela, ils investissent. Et si ces investissements détruisent la gastronomie française ? Bah ils s’en foutent. C’est les milliards qui rentrent qui compte pour eux.


  • #2131088

    avant le "jeunisme" et tous les autres ismes dont le nouveau guide gastronomique Michelin fait le promotion, il faut quand-même ne pas oublier en tout premier déterminant de tout ça : le FRIC-ISME ces "adresses" ces "chefs" ces investisseurs dans le monde de la "restaration", ces super-diplomés de l’université qui se font du fric à dresser la liste des adresses où leurs pairs iront dépenser leur argent et attester de leur "standing" et donc de leur appartenance sociale, tout ça c’est d’abord un ghetto de riches, merdeux et imbus de racisme anti-peuple.
    Aucun intrérêt !
    je (ni la majorité des français ! 99% d’entre-eux n’en ont pas les moyens) ne vais jamais dans ces trucs.
    à quand un guides des endroits où on peut manger bon et sain pour un prix abordable à tout le monde ? à quand la diversité REELLE des individus, des régions, des goûts, etc ?
    y’en a marre de la dictature en vase clos de tous ces macroniens. La France ce sont les gilets jaunes, ils ne vont pas dans ces ghettos de luxe.

     

    • #2131212

      C’est aussi stupide que de dire que comme nous ne pouvons pas nous acheter un château alors ceux-ci ne servent à rien et on devrait presque les détruire (si on suit ta logique) !

      Beaucoup de Gilets jaunes s’offrent de temps en temps (parfois même une fois par an seulement) un grand restaurant. Moi qui y vais souvent je vois bien qu’on n’y trouve pas que les riches et les bourgeois que tu dénonces.


  • #2131646

    Tres bon article,il reflète tous les changements produits au niveau de la société française à travers la "mondialisation" de la cuisine dont les valeurs traditionnelles sont désormais bannies.Si l’on regarde les menus des deux petites dames qui ont reçu une étoile, on observe que les matières premières de grande qualité ne sont pas au rendez-vous. Par ex ,on préfère le homard canadien quand on a un homard bien meilleur en France .La vraie cuisine (poule au pot,agneau de 7 h,etc) est remplacée par d’étranges mixtures,souvent non cuites,qui ne laissent aucun souvenir en bouche. On nous vend du rêve à des prix exorbitants ! Je ne trouve plus aucun sens à l’existence de ce Guide Michelin,tans pis pour les habitués...


  • #2131820

    La guide Michelin représente la gastronomie française inaccessible au commun des mortels. Donc, pour moi elle n’a aucune valeur. On doit pouvoir se nourrir chaque jour
    sans pour cela dépenser +100€ à la carte dans un restaurant 1 étoile.
    Les avancées de la cuisine française ne sont acceptables qui si elle sont accessibles aux plus nombreux.
    L’accès à une table 1 macaron Michelin en Angleterre en Allemagne ou ailleurs est de l’ordre de 60€. Les restaurateurs et entreprises en France sont trop imposés.
    C’est pourquoi la carte d’un restaurant 1 macaron Michelin n’est accessible qu’à partir de 120€

     

  • #2132309
    le 26/01/2019 par Grindsel Tirédunevi
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Tout un monde vaniteux qui s’écroule. La gastronomie française a tuée la vraie cuisine familliale, avec le travail des femmes et l’école obligatoire. Comme tout le reste dans ce pays : figé, académique, orgueilleux, froid... Voué à disparaître tôt ou tard.


  • #2132349
    le 26/01/2019 par me-ne-frego
    Guide Michelin 2019 : un tournant qui inquiète

    Excellent article.


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