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Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

Comment la nouvelle élite a trahi le peuple

Le géographe Christophe Guilluy vient de publier Le crépuscule de la France d’en haut (Flammarion), un ouvrage passionnant dans lequel il met en évidence la partition géographique, culturelle et sociale des deux France qui se font désormais face : d’une part, la France des bourgeois-bohêmes (très minoritaires) qui profitent de la mondialisation libérale et qui règnent sans partage sur la quinzaine de métropoles françaises et d’autre part, la France périphérique des perdants (très majoritaires) de cette même mondialisation. L’oligarchie a choisi de concentrer les richesses dans ces quinze métropoles dans lesquelles elle vit à l’écart des « red-necks » de la périphérie qui sont supposés être fascistes.

 

La minorité de privilégiés qui bénéficie des effets de la mondialisation libérale pratique un apartheid qui ne dit pas son nom et utilise les lois du marché qui, du fait de l’augmentation du prix des biens immobiliers dans ces quinze métropoles, permettent de créer une barrière de verre infranchissable sans avoir à utiliser les méthodes habituelles (murs, grillages, forces de l’ordre…).

Une partie de la population de ces métropoles est d’origine immigrée et accepte de vivre dans des zones résiduelles de moindre qualité et désertées par les autochtones qui ne veulent plus vivre au contact de populations aux mœurs par trop différentes des leurs. Cette population immigrée sert d’alibi aux privilégiés qui se veulent ouverts aux autres et leur permet, en fait, de disposer d’une main d’œuvre bon marché dans le domaine des services domestiques et commerciaux (restaurants…).

Les bobos sont les bourgeois du XXIème siècle qui se donnent bonne conscience en participant au combat fantasmatique contre le fascisme et le racisme. Fantasmatique parce que le danger fasciste n’existe pas (Jospin lui-même l’a reconnu) et parce que les Français ne sont pas racistes (seule une très petite minorité l’est) ; ils veulent seulement préserver leur culture, leur mode de vie, leur sociabilité, leurs institutions… qui sont menacés par l’immigration que nous subissons depuis quarante ans.

L’idéologie de la bobocratie est véhiculée par la quasi-totalité des médias mais, malgré cela, les Français ne tiennent plus compte des sermons, des mises en garde, des menaces, des injures, des mensonges qu’ils profèrent à longueur d’année. 90% d’entre eux ne leur font pas confiance (lors d’un sondage fait récemment par une radio très connue, 91% des auditeurs ont répondu que les journalistes sont des menteurs !) et Marine Le Pen a été la personnalité politique préférée par les Français en 2016, devant tous les candidats du système ! La bobocratie est en perdition, en France, comme en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Europe centrale et à peu près partout dans le monde occidental.

 

L’idéologie de la métropole

 

 

L’idéologie de la métropole est celle d’une nouvelle bourgeoisie, libérale-libertaire, dont le modèle est celui de la Silicon Valley californienne. Comme l’a écrit Jean-Claude Michéa, cité par l’auteur : « Ce modèle repose en effet sur cette idéologie libérale-libertaire qui “constitue depuis des décennies la synthèse la plus accomplie de la cupidité des hommes d’affaires libéraux et de la contre-culture californienne de l’extrême-gauche des sixties” ». Cette nouvelle bourgeoisie, cool et décontractée, n’en partage pas moins avec la bourgeoisie du passé, un mépris à peine voilé pour les classes populaires :

« D’un côté des métropoles embourgeoisées qui travaillent, de l’autre une France périphérique peuplée d’assistés. Une représentation condescendante des classes populaires qui est, à peu de choses près, celle de la bourgeoisie traditionnelle depuis au-moins les Rougon-Macquart ! ».
« Bénéficiaires d’un modèle économique et territorial qui assure aussi leur hégémonie politique et culturelle, les classes supérieures métropolitaines sont les gardiennes du temple libéral. »

Dans ces métropoles désertées par les gros bataillons des autochtones les plus modestes au cours des vingt-cinq dernières années, il y a une population d’origine immigrée qui permet aux privilégiés de disposer d’une main d’œuvre peu exigeante, disponible pour des activités de services domestiques et commerciaux et qui leur donne le sentiment de vivre dans un univers mondialisé et ouvert, ce qui n’est qu’un trompe-l’œil :

« Cette présence populaire et immigrée permet aux tenants de la métropolisation de mettre en avant l’image d’une ville ouverte et mixte. La réalité est que la présence de ces catégories ne freine qu’à la marge le processus d’éviction des catégories modestes des métropoles. Par ailleurs, l’accentuation des inégalités spatiales montre que le modèle métropolitain ne favorise pas l’ouverture et la mixité, mais la ségrégation. »

 

Les bourgeois-bohêmes ou la nouvelle bourgeoisie

Selon Christophe Guilluy, les bobos ont horreur de cette appellation parce qu’elle contient le mot « bourgeois ». Ils ne peuvent pas imaginer qu’ils sont les nouveaux privilégiés, ceux qui profitent d’un système économique très dur pour l’immense majorité des Français (ou des Italiens, ou des Anglais… la situation est la même partout). Pour se donner bonne conscience, le bobo affiche sa solidarité avec les homosexuels, les immigrés et les victimes des guerres. Çà ne lui coûte pas cher ; un tweet de temps en temps et la participation à une manifestation lui donnent l’impression d’être un rebelle. Le bobo vit claquemuré dans sa métropole dont il pense qu’elle est un monde ouvert, à la différence de la France périphérique qui serait, selon lui, intrinsèquement « pétainiste  ». En fait, tout cela est faux. Le bobo est le bourgeois du vingt et unième siècle ; un bourgeois hypocrite qui essaie de dissimuler son aisance derrière un look débraillé et un langage branché, « cool ».

« Derrière le mythe de la société ouverte et égalitaire des métropoles cosmopolites, nous assistons donc au retour des citadelles médiévales, de la ville fermée, et à la consolidation d’un modèle inégalitaire de type anglo-saxon… Détachée de toute appartenance collective autre que celle de son milieu, la nouvelle bourgeoisie surfe sur la loi du marché pour renforcer sa position de classe, capter les bienfaits de la mondialisation et se constituer un patrimoine immobilier qui rivalisera demain avec celui de l’ancienne bourgeoisie. »

L’idéologie des bobos est un libéralisme poussé dans ses plus extrêmes conséquences en matière d’individualisme ; ce qui se traduit par un mondialisme radical, une désaffiliation à l’égard de toute communauté autre que socio-économique, une approbation totale du libéralisme économique et un libertarisme radical en matières de mœurs.

 

L’antifascisme : une rhétorique qui vise à dissimuler une guerre de classes

Les bobos se donnent bonne conscience en « militant » contre le racisme et contre le fascisme, deux maux illusoires dont « Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que cette “lutte antifasciste en France n’a été que du théâtre” et même que le “Front national n’a jamais été un parti fasciste” ».

Lire la suite de l’article sur breizh-info.com

Comprendre la trahison des valeurs par la classe dominante
avec Kontre Kulture

 

Décorticage de la symbolique « bobo », sur E&R :

 



Article ancien.
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14 Commentaires

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  • #1638441
    le 07/01/2017 par anonyme
    Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

    Je viens de lire la France périphérique et sa suite et j’ai trouvé son propos intéressant. A faire lire à ceux qui, dans leur petit confort, sont encore tentés par PS-UMP...

    Un extrait de la conclusion du "Crépuscule de la France d’en haut" (presque du Soral) :



    Le maronnage [*] des classes populaires étant désormais acquis, l’avenir dépendra de la capacité de la classe politique à s’approcher, à épouser les demandes et aspirations de ces catégories, pas à leur hypothétique adhésion à un projet idéologique. Cela suppose de sortir du déni de réalité, de cesser de criminaliser toute opinion critique du modèle dominant, mais aussi d’accepter enfin une représentation de cette France populaire et périphérique.
    La France d’en haut n’a qu’une alternative. Soit elle opère un aggiornamento sur un modèle qui ne fait pas société (et qui reste sous la menace d’un effondrement du système qui repose sur une dette impossible à rembourser), soit elle choisit la fuite en avant. Il est à craindre qu’elle ne privilégie le court terme en cherchant à maintenir sa position de classe malgré le chaos social et culturel qu’elle génère - ou grâce à lui. Si la France d’en haut choisit cette option, elle le fera au nom du bien, de la société ouverte, de l’égalité, et de la République. Les classes dominantes et supérieures semblent de plus en plus tentées par le totalitarisme soft, comme l’ont révélé les réactions au Brexit. [...] Mais ce pari totalitaire est risqué, tant il apparaît que le modèle mondialisé ne sera jamais un modèle durable.

    * dans le sens de libération des chaînes de l’esclavage



    J’ajouterais juste que les réalistes savent déjà quelle sera la (non) réaction politique. Une voix de plus qui semble donner raison aux autonomistes et preppers.

     

  • #1638445

    Très bonne analyse sociologique. Cependant, il faut souligner que notre pays n’a rien de libéral économiquement : l’Etat a le contrôle de toute l’économie à travers ses multiples connivences avec les grandes entreprises, le contrôle des autres par toutes sortes de réglementations et impôts qui gênent beaucoup moins les multinationales, le contrôle des salariés par syndicats corrompus interposés pour les uns et peur du chômage pour les autres, ainsi que les multiples impôts et taxes qui étouffent les initiatives. La liberté d’entreprendre, des contrats et des prix, dans le cadre du droit fondamental, ce serait tout à fait autre chose.
    La situation actuelle ne peut perdurer que parce que suffisamment de gens sont protégés (ceux dont le niveau de vie dépend de l’Etat directement) ou tirent parti du système actuel. Comme le souligne bien cet article, la métropolisation joue un grand rôle dans l’antagonisme entre ces "inclus" et la relégation des autres. Encore qu’il reste un nombre significatif de nouveaux pauvres dans les grandes villes.
    On ne dira jamais assez que le meilleur remède à une telle partition sociale est une instruction performante pour tous.

     

    • #1638471
      le 07/01/2017 par The médiavengers
      Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

      Alain Soral avait mis en lumière le fait que le Libéralisme n’existe pas réellement, dans une conférence donnée à Lyon il y a quelques années notamment. Que ce "Libéralisme" avait même besoin de l’Etat comme intermédiaire pour continuer la mascarade, et qu’au final Libéralisme et Mondialisme ne peuvent aboutir qu’à un Communisme qui ne dit pas son nom.


    • #1638562

      Effectivement la France n’est pas un pays libéral, merci à Domino de le rappeler.

      Avec un taux de prélèvements obligatoires de près de 50% du PIB, la France fait au contraire parti des pays les plus interventionnistes et les plus administrés au monde. L’Etat Français est au service des intérêts de l’oligarchie et des clientèles électorales du Système. La France d’en haut prospère (malgré la crise) grâce aux niches fiscales en tout genre et grâce au capitalisme de connivence qui lui permet précisément d’échapper aux lois du marché.

      A titre d’exemple, la hausse surréaliste du CAC40 sur le mois de décembre 2016 illustre bien la totale mainmise du Système sur le marché action (qui n’a plus de marché que le nom). Cette hausse va permettre à bon nombre d’Happy Few du Système de toucher des bonus en "monnaies sonnantes et trébuchantes" alors que les valorisations sont purement fictives (boustées via l’argent fictif que la BCE prête aux banques à taux négatif).

      Je crois fondamentalement que le Système est mort et que nous vivons ces derniers soubresauts. Le mot d’ordre actuel est "prend le pognon et tire toi", à charge aux politicards de créer des diversions pendant le casse (via le terrorisme et l’état d’urgence permanent notamment).


    • #1638657
      le 07/01/2017 par Michel Chesterfeld
      Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

      @ Médiavengeur

      La société actuelle n’est pas libérale mais oligarchique : elle bloque la créativité avec le principe de la propriété intellectuelle, scientifique & technique (copyright) qui empêche les jeunes créateurs ou ingénieurs d’innover sans s’endetter à payer des droits aux détenteurs de ces mêmes droits qui n’ont souvent rien crée mais qui se sont contentés de sortir le chéquier. De ce fait, le pouvoir n’appartient qu’à une minorité de possédants qui financent les projets qui lui semblent les plus intéressants et qui en tirent les principaux bénéfices pour elle seule, qu’importe si ces projets détruisent plus qu’ils ne créent. C’est pour quoi il vaut mieux employer les mots "oligarchisme" ou "ultralibéralisme" que libéralisme. Il n’y a pas de libre-entreprise à l’heure actuelle, pas dans une société où la majorité des gens qui se suicident sont des entrepreneurs ou des petits patrons de PME-PMI.

      La société actuelle n’est pas non-plus vraiment capitaliste : le "libéralisme" détruit le capital ou le concentre auprès de quelques gros acteurs, On arrose les peuples d’un matérialisme superflu, mais on ne le noie pas sous l’abondance (sinon, les pharmacies ne seraient pas de plus en plus à cours de médicaments).

      La société actuelle n’est pas non-plus strictement anti-nations : il faut des états-nations pour pressurer les plus pauvres. Tout ce que les puissants demandent, c’est que le pouvoir fiscal accru ne s’ablate que sur les pauvres et que, eux, y échappent.

      Il n’est pas d’avantage athée ou "libéré" de la superstition : les dirigeants de gougle caressent le secret espoir de devenir "immortels", les financiers croient en la croissance éternelle dans un monde finit, les européistes pensent que l’on peut rembourser la dette en matraquant encore plus les peuples et en leur faisant emprunter encore plus.

      Le système n’est donc ni libéraliste, ni capitaliste, ni anti-état-nation, ni "éclairé" : ce n’est qu’un pouvoir de jouisseurs, près à faire subir l’enfer au monde entier pour conserver leur bien-être, effrayés par le réels et incapables d’assumer les conséquences de leurs actes, trompés par leurs propres mensonges mais entourés par les meilleurs conseillés qui soient, raison pour laquelle le système perdure. Ce pouvoir est le pouvoir des faux-semblants et du désincarné.


  • #1638470
    le 07/01/2017 par The médiavengers
    Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

    Très bon résumé Soralien. Mais.... Edité chez Flammarion. Une explication ?

     

    • #1638571

      Au hasard, je ne sais pas, peut-être que l´auteur ne cerne pas les vrais responsables de la situation, ne parle pas de la Loi du 3 Janvier 1973, de la soumission de la France à la finance internationale, donc la finance bretonne.
      Le système est assez salopard pour faire pleurer sur les saloperies qu´elle a elle-même créé : ñ´immigration incontrôlée -en fait très contrôlée- ; le niveau scolaire désastreux, les services hospitaliers qui se dégradent, la précarité généralisée, etcaetera.
      Surtout l´impossiblité de sortir, pour le citoyen moyen de sortir, soit de l´assistanat, soit d´un salaire de survivance.

      C´est bien du communisme, mais, à visage humain, gentil, avec le sourire, qui n´a pas besoin de geolier. À noter qu´en 1989 le communisme est tombé car, la RDA ne pouvait plus économiquement contrôler les frontières, ses habitants filants par milliers durant l´été à l´ambassade de Prague pour demander un passeport.
      C´est la même chose aujourd´hui, les forces vives, de moins de 35 ans souvent, partent, non par haine du pays, mais pour construrie quelque-chose ailleurs.

      Le fameux bobo, est effectivement le descendant du bourgeois, plus souriant et ensoleillé, plus couillon aussi. Il est l´éternel cocu-crétin dont parle Céline, car, son petit pécule minable, un appartement à Paris de 60 m carrés, 3-4 vacances loin par an dans des pays exotiques, n´est jamais qu´un masque cachant une futur ruine, car son assise économique est en réalité très faible, et soumise aux aléas. Il n´est pas courageux physiquement le bobo, ni moralement, et surtout pas uni économiquement.
      Il est le jouet de l´hyper-classe, qui saura le liquider quand la guerre viendra.


    • #1638658
      le 07/01/2017 par Michel Chesterfeld
      Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

      Si ça peut toucher le public de Flammarion, alors c’est toujours bon à prendre.

      Qu’importe le flacon du moment qu’on a l’ivresse.


    • #1639195
      le 08/01/2017 par Whyldman
      Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

      @Michel Chesterfeld

      Et encore... avec cette société du virtuel et de la digitalisation intégrale, on aura bientôt même plus aucune ivresse.
      Au mieux "l’ e-vresse" ... 3.0 en 4K (?)


  • #1638635
    le 07/01/2017 par Esclarmonde
    Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

    c’est très bien. J’ai lu d’ailleurs les deux précédents livres de Guilluy mais c’est un peu plus compliqué : je vis dans cette France périphérique loin du boboland mais tout de même ce bobo land a beaucoup de relais dans les petites villes qui fait localement la propagande à base de "culture urbaine" (de l’art complètement déraciné) du "vivre ensemble" et de "fêtes du métissage". Ce sont surtout des profs, des instits ou des intermittents du spectacle.... D’autre part, le petit peuple perd petit à petit les repères de base et bien des gens autour de moi ont des vies affectives délirantes et des enfants qui jouent les adultes bien trop tôt. Pourvu que ça change et vite !


  • #1638695

    Encore un excellent ouvrage, clair et direct, qui déconstruit bien des idées reçues par le prisme de la géographie (ce qui est beaucoup trop rare, donc d’autant plus louable). A lire (comme les précédents).


  • #1638999
    le 08/01/2017 par Stéphane
    Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

    Bruno Guillard, l’auteur de cette recension, cite Jean-Claude Michéa et Simon Leys. Il y a des signes d’intelligence qui ne trompent pas.


  • #1639176
    le 08/01/2017 par envolées_des_incultes
    Guilluy et le crépuscule de la bobocratie

    Il eut été bien venu de noter, tout de même, les nuances et différences qui subsistent entre le modèle américain et celui qui règne en France.
    .
    Sur le constat général concernant la concentration sous forme de métropoles et la "gentrification", je suis d’accord avec l’auteur.
    .
    Mais ... Il n’y a que la classe moyenne française pour être assez stupide et aller s’enfermer au cœur de la ville, quand les américains font l’inverse : les plus riches vont en périphérie et la ville est pour les plus pauvres. Les français sont en immeubles quand les américains sont en maisons individuelles.
    .
    C’est important car cela montre à quel point le bon sens a complètement déserté les kapos français du système mondialisé.
    .
    Je crois que chacun sera d’accord avec cet axiome : du capitalisme résulte l’hyper-concentration à de nombreux niveaux ( humains, énergies, capitaux, constructions, etc ...).
    .
    Or, partout où il y a concentration humaine, il y a concentration bactérienne. Une ville est le pire endroit en terme de santé, de sécurité sanitaire ( même de sécurité tout court ), qui puissent exister, car la vermine, les bactéries, les virus et champignons qui se feraient dégommer par les substances émises naturellement en milieu sauvage par la flore ( particules aromatiques ) sont protégées par l’urbanisation, le béton, le goudron.
    Les américains, malgré tout ce qu’on peut leur reprocher, semblent avoir intégrer ce facteur, quand les français semblent trop cons pour s’en soucier.
    A noter également que les sociétés en charge de l’épuration, du nettoyage et de l’alimentation en eau de ces métropoles suivent les mêmes règles du capitalisme que les autres sociétés, et pourtant, leur taux de marge dépassent celles des sociétés pétrolières. D’où provient cette rentabilité sinon dans la réduction des couts ? Et dans ce cas, quelle sont les conséquences de cette réduction des couts, rentabilité exclue ?
    .
    Quoi qu’il en soit, le rangement et la concentration géographique des nigauds par classes pourrait bien être utile un jour, qui sait ... ?