Egalité et Réconciliation
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Haro sur le clodo

À l’occasion du plan anti-« personnes qui se livrent à une alcoolisation récurrente » lancé par l’adjoint chargé de la sécurité à la mairie d’Angoulême, à savoir des grillages autour de neuf bancs publics, qui ont déchaîné les passions de nos compatriotes humanistes sur Internet, nous avons retrouvé une vidéo qui avait déclenché la même vague d’indignation sur les réseaux sociaux il y a un an. On y voit un clochard, ayant élu domicile (un peu trop fixe) devant les prestigieuses Galeries Lafayette, se faire malmener par des policiers, devant des badauds qui filment la scène en poussant de petits cris d’indignation. C’est sûr que la misère a reculé d’un pas de géant, ce jour-là.

 

 

Profitons de l’occasion pour rappeler la fonction sociale du clochard. Le clochard, qui contre un repas faisait sonner les lourdes cloches de Notre-Dame, est aujourd’hui le résultat ultime de la violence sociale latente : inutilité, dépouillement, dépression, alcoolisation, désocialisation. Il se, on le métamorphose en poubelle. C’est l’homme-déchet, exemple exhibé devant tous par le système pour calmer les velléités des révoltés en puissance. Un panneau de signalisation vivant : « Voilà où mène l’insoumission. Avis aux intéressés. » Une torture publique qui distille la peur et impose la soumission sociale.

 

 

Ceux qui crient « c’est dégueulasse » en sourdine, n’interviennent pas contre la violence sociale révélée, mais filment, afin de dénoncer. C’est le résidu de révolte molle, la petite phrase lancée dans le dos d’un passant, prononcée juste assez fort pour les autres lâches, mais pas trop, sinon la police pourrait entendre. Signe que tout le monde est maté. Témérité minuscule psalmodiée pour soi, pour sa propre conscience.

 

Il y a la violence, et les spectateurs de la violence

 

Les citoyens dans leur ensemble – nous reviendrons sur les exceptions – ont été dénervés : ils n’ont plus ni courage, ni révolte, ni réaction. L’acceptation de la domination, malgré les apparences, n’étant pas une preuve de courage, mais de fatalisme. Toute possibilité de colère sociale a été anéantie. C’est pour cela qu’un fou ou une bande de salauds peut agresser tranquillement une fille dans le RER. L’occidental moyen, par définition, ne risque pas sa peau pour les autres : elle est bien trop précieuse. Les exceptions ? Activistes politiques, syndicalistes radicaux, supporters ultras, truands violents, sportifs lucides, secouristes entraînés, et plus récemment, chrétiens en colère.

 

 

On sait tous que notre société est faite pour les riches, et contre les pauvres, même si elle a besoin de pauvres (travail, consommation). Là, on en a une preuve éclatante. Mais de grâce, que personne ne fasse semblant de le découvrir. Les clochards n’ont aucun droit, car ils n’ont aucuns revenus. Et ne peuvent même pas exploiter leur pouvoir de nuisance… sauf quand ils emmerdent les pompiers. Une manif de clochards, titubant, rotant, et trébuchant ? Grotesque. Socialement, ils sont tout en bas, au niveau de l’animal de compagnie, puisque ce sont des sous-hommes, et pas de compagnie : ils puent, sont amochis (devenus moches), défoncés, et rarement dangereux. Disons « animal de compagnie forcée ou désagréable ».

 

Le match Lâcheté contre Violence

 

La rencontre entre la lâcheté généralisée et la violence sociale rendue soudain visible (flics qui tabassent un sac à puces) provoque des situations cocasses. Quand un SDF squatte une entrée d’immeuble chic, personne n’ose le re-jeter dehors. Retourner d’où il vient ? C’est-à-dire nulle part, sinon le froid, la galère, l’antichambre du cimetière. Ou plutôt la fosse commune. Les bourgeois, qu’ils soient de droite ou de gauche, hésitent à appeler la force publique pour déloger une merde non pas humaine, mais de la société. Car c’est la société qui chie des SDF. Un système tourné vers le profit, profit de peu sur le dos de beaucoup, produit immanquablement de la misère. Le frigidaire, pour maintenir son froid, produit de la chaleur. La société, pour maintenir son profit et sa hiérarchie sociale qui le sous-tend, produit du SDF. Quand nos économistes disent « profit, profit », il faut entendre « misère, misère ».

 

 

Certes, à l’instar des poubelles jaunes et vertes, il y a un camion benne pour clochards qui gênent. Un ramassage discret, dans la nuit du petit matin, loin des yeux et des oreilles. C’est la poubelle grise, du bus du même nom. Notre société occidentale est devenue tellement dure avec les perdants (qui cassent le moral des autres mais entretiennent la peur du déclassement) de la guerre civile économique, que la liquidation physique et la crémation de ces déshumanisés ne poserait pas tant de problèmes. Après quelques cris d’orfraie venus de la gauche d’en bas.

Nous vivons bien dans un camp de concentration, mais dilué, et sans barbelés, où la voiture-balai fait chaque matin sa moisson de morts-vivants que sont nos zonards. Les sociologues diront qu’ils sont le produit de violences intrafamiliales, de l’échec scolaire induit, et d’un mix de dérive intime et sociale. Drogue, viol, alcool, chômage, manche, ils sont nos cumulards d’en bas, comme il y a les cumulards d’en haut : hommes politiques multipostes, membres de conseils d’administration multi-jetons. SDF, ou le négatif absolu du dominant. Miroir craignos de nos héros.

 

La crise nous rapproche du Diable

 

Ceux qui réprouvent les méthodes hitlériennes (liquider discrètement les clochards, les fous et les handicapés) devraient jeter un œil dans nos « récupérateurs » à SDF, nos asiles et institutions spécialisées, sans oublier les prisons, qui en absorbent un paquet. Et pourtant, la France s’en sort plutôt bien de ce côté. En Arabie saoudite, c’est pas la même chanson : on mange par terre, attaché à poil comme une bête. Les asiles qui rendent fous ! Chez nous, un bon tiers des personnes à la rue souffre de troubles mentaux, proportion que l’on retrouve dans les prisons. Mais il n’y a plus de place dans les HP, ces services publics même pas rentables. Non seulement les fous sont notre honte, mais en plus ils nous coûtent du fric. Au moins en Afrique s’occupe-t-on bien des fous et des vieux, dit le cliché populaire de gauche. Oui, quand on ne jette pas à la rue les shegués, ces pauvres mômes qu’on soupçonne d’être des démons.

 

 

Les policiers appelés par les Galeries Lafayette n’ont qu’un tort : devoir faire le boulot devant des hypocrites, pour qui la violence a été confinée « à la télé ». Là, dans le réel, il n’y a pas de télécommande. Ah si, les petites consciences portables. C’est pour cela qu’ils ont filmé, distancié, télé-visualisé la scène. Quand la violence sort de la télé, on la renvoie vite à la télé. La violence sociale est habituellement contenue, mais parfois, des bulles crèvent la jolie peau de la société parfaite. Et c’est contre ça que les bonnes âmes s’offusquent. Les policiers ont beau neutraliser et évacuer rapidement le Morlock, créature cannibale venue des tréfonds de la terre, résurgence de La Machine à explorer le temps de H.G. Wells, les Eloïs que sont nos bourgeois indignables ont eu le temps de craindre pour leur tranquillité visuelle et mentale. Ils reprochent alors aux autorités non pas de ficeler le monstre, mais de laisser voir l’indicible violence, nécessaire à leur confort, condition sine qua non de leur bonheur.

 

 

De manière plus générale, quand une arrestation musclée a lieu devant ses yeux, la population prend fait et cause pour la victime des violences policières, même quand il s’agit d’un véritable agresseur. Inversement, quand elle subit une agression, cette même population s’en va pleurer au commissariat, se demandant ce que font les forces de l’ordre. La raison sous-jacente de ce double discours absurde de la part de citoyens qui d’un côté réclament de la sécurité et de l’autre récusent leur police, est à trouver dans la dévalorisation de cette institution par l’idéologie gauchiste depuis les événements de Mai 68.

 

 

La gauche a fait de la police la main armée d’un fascisme d’État inexistant, alors que le fascisme existait, mais ailleurs : dans le noyau dur de ceux qui prenaient le contrôle occulte de cet État. La Police, dont la réputation a été piétinée, souffre à l’image de sa cousine Justice d’un manque de moyens et d’effectifs flagrant, et voulu. Ceux qui hurlent au fascisme dès qu’un casseur ou un SDF dont la place est en HP se fait appréhender par les forces de l’ordre, régurgitent la propagande officielle préparée à cet effet par le vrai pouvoir. Qui a notamment la main sur les médias, ces relayeurs fourbes de la propagande. Les décideurs qui ont insufflé aux gens le dégoût de l’ordre, exploitent le désordre moral qui en découle. La police française n’est pas fasciste : c’est le pouvoir jamais nommé qui lui a collé cette étiquette, afin de démocratiser sa propre image.

 
 



Article ancien.
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52 Commentaires

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  • #1072081
    le 01/01/2015 par pranakundalini
    Haro sur le clodo

    Une solution : le revenu universel.
    Pour un minimum vital et un fonctionnement économique minimum de la société.
    Il faut que ER se différencie de TOUS les partis politiques.
    Pas de politique du pragmatisme.
    Pour enfin respecter notre constitution et la DUDH
    Il faut un programme ER minimum facile à expliquer et facile à retenir :
    1 Revenu universel pour la dignité de tous
    2 Nationalisation monétaire.
    3 Non violence dans la démarche et la finalité.

     

    • #1072174
      le 01/01/2015 par Mehdi69
      Haro sur le clodo

      Certains sans abris ont un compte bancaire bien garnit et peuvent gagner plus qu’une personne ayant un travail et un toit. Donner de l’argent ne suffit pas, certains ont choisis d’être misérables et de rester dans la rue. Et qu’on vienne pas me dire que je délire, il y’a énormément de punks à chiens ou sdf qui sont des fils de familles aisée, mais ils ne l’acceptent pas donc se marginalisent...


    • #1072176
      le 01/01/2015 par jean
      Haro sur le clodo

      La monnaie est pragmatique, la non-violence est pragmatique et la notion de revenu est pragmatique ; on ne gère pas l’ingérable, on le chevauche difficilement de manière ponctuelle. Chouard s’est fait péter la gueule, de manière dégueulasse certes, par le système. C’est la preuve que ses idées, qui découlaient directement de l’ère "réseaux sociaux" et étaient l’engendrement -et non l’inverse- de l’internet viral que le capital avait fait sien bien avant que Chouard ait ouvert son premier blog, étaient merdiques et non opératoires. Les tiennes le sont tout autant, les gens ne sont pas intrinsèquement bons. Ni mauvais d’ailleurs, il n’y a que deux catégorie : le vrai et le faux, le reste c’est du flan.


    • #1072182
      le 01/01/2015 par frederic
      Haro sur le clodo

      Revenu universelle pfffff. Après les parasites rentier trop riche, nous allons avoir les parasites branleur trop pauvre. Tu parles d’une solution.

      Perso je suis plutôt pour un plafonnement sévère des revenus et une interdiction absolue de la spéculation. Maxi 10,000 € mensuel pour le big boss (c’est déjà une somme rondelette). Taxation des dividendes à 100%, obligeant à réinvestir les bénéfices ou à embaucher au choix. A quoi bon augmenter les bénéfices de façon délirante en empruntant des sommes énormes au banquier/rentier, puisque les dividendes générés par les investissements ne peuvent pas être distribués. Dans ce cas autant distribuer de la richesse dans l’entreprise en embauchant.

      Cette incroyable course en avant qui consiste à écraser l’entreprise concurrente (donc créer du chômage car il faut améliorer la rentabilité...) en effectuant des investissements pour devenir plus gros, plus fort que l’autre. Alors que chacun pourrait vivre tranquillement de son coté, comme le font les artisans par exemple.

      Cette course à la croissance ne pouvait durer longtemps. Tout le monde veut croitre et au final tout le monde se vautre. La croissance dans un monde fini, cela signifie que l’on prend la part de quelqu’un. Pour pouvoir prendre la part de quelqu’un on est obligé de partager avec un parasite (banquier, fond d’investissement) qui veut une part du gâteau de plus en plus grosse.

      Le mode de fonctionnement capitaliste "financier" va droit dans le mur, c’est évident. La somme des richesses du monde est limitée et se trouve systématiquement confisquée par une poignée de parasites qui n’en créent justement aucune. Pendant ce temps, ceux qui créent la richesse accusent ceux qui n’ont rien, alors qu’il faudrait accuser ceux qui prennent tout.

      Terminé les rentiers pilleurs capitalistes. Le rentier immobilier il fournit un logement au moins, fait travailler des gens dans le bâtiment et prépare parfois une retraite bien méritée après des années de labeur.

      Le vrai problème vient de ces pilleurs de richesses qui ne créent strictement rien. Une sortent de cyclone égocentré, tel un nombril ambulant qui aspire toute les richesses qui croisent son passage pour ne laisser derrière lui que désolation, misère et destruction.


    • #1072377
      le 01/01/2015 par pranakundalini
      Haro sur le clodo

      Pour que l’économie redémarre il ne faut pas pas taxer ou figer les hauts revenus mais mettre de l’argent à la base
      ce n’est pas de la générosité mais du pragmatisme.
      Si nous ne le faisons pas le système économique continuera de se bloquer inexorablement.
      Le revenu minimum est un filet de sécurité qui peut permettre de lancer une nouvelle activité voir d’aider ceux qui sont complètement détruits ce n’est pas de la générosité mais du pragmatisme car ces gens sont un danger pour la société.
      Chaque individu a besoin de se réaliser, a besoin de faire quelque chose de sa vie c’est pourquoi le revenu permettra au contraire de remettre en activité toute une frange de population inactive, cet élément a été validé par des expériences locales de revenu universel.


    • #1072470
      le 01/01/2015 par sketch
      Haro sur le clodo

      Un état nourricier c’est le degré 0 de l’évolution

      " Au lieu de lui donner du poisson, apprends lui à pêcher "


    • #1072649
      le 02/01/2015 par pranakundalini
      Haro sur le clodo

      En effet il y a des priorités en éducation qu’il faudrait revoir :
      Apprends lui à pêcher, à construire sa maison, à cultiver son jardin.
      Pour une société de producteurs propriétaires de leurs moyens de production.
      Mais en attendant que tout le monde devienne indépendant il faut des aides alors autant que ce soit bien fait et de façon égalitaire et sans absorber une énergie formidable en bureaucratie.
      Le revenu universel payé avec de l’argent émis par l’état est un impôt sur la production car toute monnaie émise par rapport à une production fixe est un impôt.


    • #1074044
      le 04/01/2015 par paramesh
      Haro sur le clodo

      je marche à 100%, (on fait un club ?
      Quant aux clodos, les vrais, il y en a de moins en moins, le vrai clodo, celui qui a choisi sa vie par esprit de liberté,
      Dans ma jeunesse, c’était des gens que je fréquentais volontiers, il y avait souvent des esprits assez forts, cultivés (j’en ai même fréquenté un qui lisait Thucydide dans le texte) souvent anars, toujours gais et pas obligatoirement bourrés, et surtout gentils et respectueux avec les gens qui le leur rendait bien (le clochard de l’église ou du banc public était connu).
      comme quoi on a tellement plus de liberté qu’on ne peut même plus se payer le luxe d’avoir des chochards,
      maintenant c’est des miséreux, des SDF des punks à chien, des exclus, la dégénérescence est totale. mais je suis désolé, pour moi ce ne sont pas des clochards, ce sont les excréments rejetés par notre monde ultralibéral, et tout le monde s’en fout


  • #1072086
    le 01/01/2015 par GregM
    Haro sur le clodo

    L’article est doté, à mes yeux, d’une très bonne conclusion.


  • #1072092
    le 01/01/2015 par sebastien
    Haro sur le clodo

    "Ceux qui hurlent au fascisme dès qu’un casseur ou un SDF dont la place est en HP se fait appréhender par les forces de l’ordre, régurgitent la propagande officielle préparée à cet effet par le vrai pouvoir. Qui a notamment la main sur les médias, ces relayeurs fourbes de la propagande. Les décideurs qui ont insufflé aux gens le dégoût de l’ordre, exploitent le désordre moral qui en découle. La police française n’est pas fasciste : c’est le pouvoir jamais nommé qui lui a collé cette étiquette, afin de démocratiser sa propre image."

    BONJOUR ?Selon vous la place des SDF est en HP,je l’ai été moi meme,et sans HP ça va plutot bien,quand aux casseurs,il y a également des flics en civil entrainés a enflammer les manifs ne l’oublier pas.N’oublier pas également que l’on choisi de porter l’uniforme,pour certains avec des notions d’éthique,pour d’autre il ne savent meme pas ce que le mot veut dire tant ils ont été conditionné.N’oubliez pas également le pouvoir(juridique et moral) que vous donne le port de l’uniforme,le simple citoyen n’est pas assermenté lui.Un policier sait parfaitement quels intérets il sert,quel pouvoir il représente.Les policiers qui interviennent dans les videos sont des pauvres types,la plupart d’entre eux n’ont pas conscience que nous vivons exclusivement dans des rapports de domination et ont donc choisi l’uniforme pour assurer la leur.Mais je le répète,il l’ont fait inconsciement,ce qui fait d’eux des sujet intéressant pour la psychanalyse et pourquoi pas la psychiatrie.De toute manière nous savont très bien que c’est un des corps de métier ou les suicides sont les plus fréquents,bon nombres d’entre eux suivent des traitements médicamenteux digne de maladies mental.Alors le vrai pouvoir comme vous l’appeler il en font parti et ça les rend malade.Quand au journalisme mainstream qui évidement ne relais pas ce genre de fait-divers et bien il sont remplacés par ces vidéos amateur,on peut en penser ce que l’on veut mais il n’y a pas une personne dans la rue équipé pour s’opposer physiquement au force de "L’ORDRE".La réconciliation que vous prècher n’est pas très apparente dans cet article car pour se réconcilier avec l’ordre en place on ne peut pas tolérer que ces repésentants écrasent les plus pauvres qui selon vous devraient etre a l’hopital.

     

    • #1072112
      le 01/01/2015 par patatietpatata
      Haro sur le clodo

      Très juste !


    • #1072141
      le 01/01/2015 par Talion
      Haro sur le clodo

      Je pense que l’auteur a sciemment utilisé des formules et déclarations provocantes afin de secouer et de tenter de réveiller les consciences des moutons castrés que nous sommes devenus.

      Ce n’est peut-être pas très élégant, mais il faut admettre que c’est souvent bien plus efficace que le discours policé et soporifique que nous imposent les ayatollahs de la bienpensance.

      Sinon pour ceux qui persistent à penser que ce texte reste malgré cela totalement inacceptable, j’ai ici un lien qui leur conviendra bien plus :-)


    • #1072190
      le 01/01/2015 par Gerard John Schaefer
      Haro sur le clodo

      L’article ne parle pas de TOUS les SDF, seulement ceux dont la place est en HP.

      Tu as par ailleurs besoin de mettre de l’ordre -lol- dans ton appréhension policière.

      Entre "Un policier sait parfaitement quels intérets il sert" et "la plupart d’entre eux n’ont pas conscience", ’faudrait savoir...

      Par contre, d’accord, filmer et relayer ce que la propagande tait a vertu d’information.
      Mais généralement, ou le spectateur le sait déjà, ou il regarde ailleurs...
      Et ça revient à brandir la même menace, juste présentée autrement.


    • #1072223
      le 01/01/2015 par karimbaud
      Haro sur le clodo

      entièrement d’accord avec toi Sébastien....pour certains semble-t-il, la pauvreté est une maladie mentale !....affligeant mais tellement prévisible dans une société qui, elle, a tout à se faire soigner....il a bon dos l’H.P...bonne année, ainsi qu’à tous les sympathisants d’E&R et tous les coeurs compassionnels .


  • #1072095
    le 01/01/2015 par noel
    Haro sur le clodo

    Nous vivons une lente descente mais irréversible situation chaotique d’enfermements évidemment programmés !

    Ces "sans-noms" à la rue ne sont que nous même. Ils sont « l’avant-garde », les éclaireurs de ce que nous serons d’ici à peine dix années voire moins vu la pente politique au rabais du déclassement et « du tous contre tous » !

    Beaucoup de personnes vivent déjà seuls dans des conditions d’habitat tellement précaires qu’ils sont déjà des « à-la-rue » potentiels : les qui-font-les-poubelles mais ont un petit refuge, les hébergés, ... ! Beaucoup ne dispose déjà plus de l’équilibre alimentaire minimal par carence en nutriments ! La famine arrivera.

    Lorsque les curseurs du système provoqueront des pénuries de nourriture, fermeront les restaurants sociaux et « banques » alimentaires, diminueront drastiquement les portions dans les cantines scolaires, bloqueront les comptes bancaires à des retraits minimes, interdiront les découverts, peu à peu nous verrons une augmentation de « dans-la-rue », de « dans-les-cages-d’escaliers » !

    Et ce, sans plonger dans le catastrophisme, surtout un 1er janvier, nous y sommes déjà : la mentalité « camps-de-concentrations/goulags » est installée !

    Cet article "Haro sur le clodo" l’illustre. Il n’y avait pas de révoltes dans les camps mais une solidarité invisible hautement fragile, risquée. Elle émanait du supplément d’âme de chacun ! Ou tu reconnaissais un frère ou pas : la loi divine est d’une rigueur implacable !

    L’U.E. nous a menti ! Cette société dite de « consommation » s’est engagée dans le règne de la quantité en nous disant rechercher le bonheur collectif ou à défaut le progrès pour tous : c’est anti-naturel !

    Saint-Augustin affirmait : « Qu’il n’y a pas de progrès collectif, le progrès n’est qu’individuel, le reste n’est qu’ignorance des lois naturelles ».

    Nous allons vivre une période régression gigantesque. Après entre autres transgressions, à savoir bouffer comme un porc, jeter le pain dans les poubelles durant et post les 30 dites « glorieuses », vivre à crédit, dans l’abondance factice, pour les apparences, retour à la case départ : l’implacable rigueur en bien comme en mal, récompenses ou châtiments, les grandes lois cosmiques vont nous dessiller les yeux ....et le ventre !

    Nos hommes et femmes politiques n’ont jamais été des « pionniers », ni des sages ! Ce sont des brouillons. Avec eux la nation touche le fond de la décadence : c’est la tête qui pourrit le corps !


  • #1072119
    le 01/01/2015 par stef1304
    Haro sur le clodo

    Il y a quelques années, j’ai animé bénévolement un atelier d’écriture pour des SDF... dans un refuge ; et qu’elle n’a pas été ma surprise d’y rencontrer un ancien de l’Ecole Centrale, major de sa promotion en son temps...Bref, juste pour dire que le SDF, c pas forcément, juste un "nobody"... ça rejoins toutes les catégories sociales.

    Souvent, c le mec qui se prends dans la gueule, le divorce, le chômage... et qui était déjà plutôt dans une situation bancale à la base (cf. problème d’amis, de famille). Et donc, c’est le truc qui t’arrive pas quand la vie te fout des baffes, mais APRES ; au moment ou, à moitié Ko, tu n’arrives pas à te relever. Et que les huissiers viennent te réclamer les impayés du loyer, de la pension, etc...
    Au passage, vous noterez que ça a plus de chance d’arriver dans une grande ville (la solitude au milieu de la multitude, le montant du loyer) et une société ravagée par le chômage... avec un contexte affectif et social qui coince.

    Ensuite, l’autre truc, avec le SDF, c qu’un an à la Rue pour lui, c’est 7 ans de vie pour toi. Et que, généralement, il faut pas plus d’une semaine dehors pour qu’on t’ai pillé ton sac, tes papiers et que tu te sois pris tes premiers coups dans la gueule. Si ça t’était pas encore arrivé, ça te fait un petit kado de bienvenue, parce que la vie, hors du système, entre frères de galère ça ressemble toujours pas aux Evangiles.
    Et je ne parle pas de la difficulté de manger, dormir, rester propre, etc... très vite, ça occupe tout ton temps. Et tu développes les habitudes qui vont avec, surtout que tu as plus tes papiers, ni d’adresse, ni même une apparence vraiment très présentable.
    Bref, un SDF, très vite, c absence d’adresse et de papiers, des vêtements crade et l’hygiène qui le défini. C même à ça (oui, l’odeur) que tu sais ou il en est de sa sortie sociale. Et cette sortie, elle ressemble à un toboggan, avec bastos à l’arrivée.

    Avec en prime, bien sûr, rapidement la vinasse... ou toute autre béquille qui te permet de tenir le choc quotidien/répété et violent avec la modernité du bitume. Et si tu as de la chance, tu te trouveras quelques potes de galère plutôt cool et sympa. En fait, très rapidement, c’est même tout ce qu’il te reste, avec la soupe populaire (et autres bidouilles du même genre)

    Bref, le SDF, c’est retour à la "nature", façon clé de bras et trottoir. Et c un bon indicateur du degré et de la vitesse d’implosion de notre jolie société progressiste, libérale et libertaire.

     

    • #1074435
      le 05/01/2015 par paramesh
      Haro sur le clodo

      ouh là !
      les Chandalas ne sont pas une structure économique mais culturelle (c’est liè à l’impureté du sang ET à l’ impureté morale.
      tout Chandala peut se libérer de sa condition par l’ascèse (c’est valable depuis les lois de Manu et et répété par Adi Shankara.
      tu veux en fait peut être parler de la caste des mendiants, qui, elle, est structurée culturellement mais aussi économiquement, il y a d’ailleurs une infinité de varnas de mendiants "professionnels" pratiquement toutes issues d’ethnies nomades qui se sédentarisent par opportunité, leur morale ’très spéciale" est exclusivement tribale donc totalement amorale en dehors du clan, tout comme les varnas de brigands. Or ces classifications traditionnelles ne représentent pas la réalité d’aujourd’hui en Inde car y est apparu un système mafieux sur le modèle occidental : système mafieux utilisé par les politiques pour leurs basses oeuvres.
      l’interdiction légale des castes en Inde a eu l’effet pervers d’individualiser la société indienne et de laisser à l’abandon les plus faibles qui se retrouvent plongés dans l’indigence puis dans la délinquance (comme chez nous)


  • #1072133
    le 01/01/2015 par Miville
    Haro sur le clodo

    Attention, les clochards et les marginaux lourds sont une caste voulue par le système et comptant autant de dévoués serviteurs à lui que de victimes. Déjà dans l’Inde traditionnelle c’était d’après l’Arthashastra de Kautilya (traité indien de science politique, du genre à faire paraître Machiavel un enfant d’école) le milieu idéal de recrutement et de dissimulation des criminels et terroristes en tout genre disponibles pour l’état.

    La caste chandâla n’a pas seulement pour but par sa misère horrible à voir de présenter l’image vivante de la menace de l’exclusion attendant les désobéissants des autres castes pour la moindre incartade (par exemple une liaison d’amour trop sincère, sans calcul, ou un excès d’idéalisme au travail, ou un niveau d’éducation non justifié par la fonction), ses membres sont encouragés par l’ordre social (plus représenté aujourd’hui par les mafias de l’état mondial profond de toujours que par le gouvernement proprement dit) à dégrader les lieux et à attenter à la sécurité de personnes précises mises en liste noire par cet état profond, ce moyennant récompenses, dont la promesse de renaissance dans une caste supérieure : en hindouisme vishnouïte, comme en protestantisme anglais et en judaïsme kabbalistique, le salut se fait sur le même mode que la réussite économique.

    On se sert de ces clochards pour faire péricliter des commerces précis qui n’obéissent pas assez bien à la main invisible, et aussi pour commettre des assassinats impossibles à démêler, car ce qui vient de ce milieu hors de l’humanité où les agents ordinaires ne daignent pénétrer est à mettre au compte des accidents naturels.

    Une des erreurs à ne pas commettre en tant que secouriste en Inde est de vouloir faire des distributions de linge plus décent, de repas plus hygiéniques, de tentes modernes (à moins de le faire aux ordres d’une secte religieuse favorisée par le système et préposée à la gestion de cette population, c’est le cas des Missionnaires de Mère Teresa tout comme de sectes hindoues plus classiques qui se servent de cette misère pour mortifier leurs novices) : chaque personne marginale est tenue de porter un type de haillon ou de T-shirt troué précis, d’un certain code couleur et nombre de déchirures, et de vivre dans un dépotoir aux déchets disposés selon un motif rituel précis, sous peine de baston en règle, aujourd’hui la micro-informatique permet aux mafias de contrôler ce genre de population mieux que des oiseaux bagués aux ornithologues.

     

    • #1072258
      le 01/01/2015 par valdo
      Haro sur le clodo

      je suis très impressionné par cette analyse/commentaire
      pourriez-vous donner quelques autres références concernant ces formes de gouvernance contemporaine ?
      je suis fasciné par la capacité de l’individu à nier la réalité, à se voiler la face, et à délirer en groupe ou en solo’
      jusqu’où la nature humaine peut-elle tomber ?
      merci pour votre réponse éventuelle
      Valdo le communiste qui doit encore progresser


    • #1072301
      le 01/01/2015 par coyoterevolte
      Haro sur le clodo

      à Miville :
      Je partage ton analyse : il y a une ingénierie des super pauvres à des fins de domination.
      Bien parlé, camarade.


    • #1072451
      le 01/01/2015 par Louve de France
      Haro sur le clodo

      "On se sert de ces clochards pour faire péricliter des commerces précis qui n’obéissent pas assez bien à la main invisible"



      Dans ma petite ville ils sont devant Mac Donald. J’ignore si l’Empire utilise ces gens ( c’est une pensee tres interessante que nous devrions aiguiser) mais les clochards ont une position assez particuliere : ceux que je vois refusent le systeme, refusent le travail mais ils ne crachent pas sur l’argent. Plusieurs fois je voulais offrir un service a un clochard, apporter un plaid, un plat chaud, une brosse, de la nourriture pour leur chien mais ils veulent pas. Chaque fois ils veulent de l’argent...


  • #1072171
    le 01/01/2015 par lasieste
    Haro sur le clodo

    en s’éloignant de dieu, les conséquences sont justifiées. l’amour de son voisin transformé en l’amour de soit, l’homme dieu. un flic qui s’acharne sur un pauvre type menotté.


  • #1072183
    le 01/01/2015 par Marie59
    Haro sur le clodo

    Article cruel, vitriolé et cynique, mais si effroyablement lucide !

    Le spectacle de ces malheureux serait, en quelque sorte, un épouvantail pour nous tenir à carreau donc... Terreur bien décrite, et qui se devine surtout entre les lignes... Les mots sont violents, forts et forcément implacables. Pour mieux mettre de la distance ?

    Lors d’un récent passage à Paris, je discutais avec un chauffeur de taxi du problème des SDF dans cette ville. Il me racontait comment il avait assisté, jour après jour, à la clochardisation d’une femme, qu’il croisait souvent, en quelques semaines. Une femme assez distinguée et cultivée me dit-il. Les premiers jours, en la voyant assise à la station de taxis avec sa valise, il avait le cœur serré, il savait... Mainte fois, il a hésité à lui proposer son aide, une place chez lui, pour la dépanner, pour éviter cette dégringolade. Mainte fois, il a renoncé... Qu’aurait dit sa femme ? D’ailleurs, elle lui reprochait souvent : "tu ne peux pas changer le monde !" Alors, il a observé cette femme, jour après jour, s’enfoncer dans la nuit... Elle n’a pas fait illusion longtemps, à peine une semaine ; la rue c’est impitoyable ! Et, un jour, il ne l’a plus revue...

    Les SDF nous renvoient à notre propre fragilité. Ils nous obligent à nous remettre en question, à sortir de notre bulle et à enfin regarder la réalité en face : la précarité de la vie, tout n’est que vanités ! Les SDF sont là pour qu’on leur tende la main, une manière d’affirmer notre humanité, afin d’entrer dans la vraie vie... ! Bien-sûr, on ne va pas tous prendre un clochard à la maison, mais, parfois, un sourire, un mot gentil et une petite pièce suffisent à redonner l’espoir...

    Là, je crois bien que la crise nous rapproche de Dieu...

     

    • #1072402
      le 01/01/2015 par PIKACHU
      Haro sur le clodo

      "Mais je suis né dans une famille « politiquement correcte » et j’ai quitté le système scolaire à 22 ans avec un diplôme d’ingénieur chimiste en poche. Mon père, médecin de profession, était maire UDF-RPR du village et conseiller général. Nous habitions en plein cœur de la Normandie, dans une très belle région. Au village, la seule famille issue de l’immigration était d’origine portugaise. Parfaitement intégrée, elle dirigeait une entreprise de fabrication de pierres tombales. Enfant puis adolescent, je ne manquais de rien. La maison de mes parents était l’ancien hôtel du bourg, avec huit chambres et trois jardins. Chaque année, j’allais en vacances à la mer (l’été) et au ski (l’hiver). La devise de mon père était : « Mieux vaut dépenser sans compter que compter sans dépenser. » Je fréquentais des hôtels de luxe, d’excellents restaurants, de belles plages. Ma scolarité se déroulait sans problème majeur : école primaire au village, collège privé puis lycée public à Caen, le fameux « lycée Malherbe », bien connu dans la région comme étant l’un des meilleurs. Pour m’éviter l’internat, mes parents nous avaient loué, à ma sœur et à moi, un joli trois pièces dans un quartier bourgeois fort agréable. Je grandissais donc loin des tracas du monde " [....]

      " Je devais avoir neuf ou dix ans. Le 24 décembre, mes parents m’amenèrent à Paris pour y voir les vitrines animées des Nouvelles Galeries (je crois). Avec ma sœur d’un an mon aînée, nous étions là, à contempler émerveillés les automates qui évoluaient dans des décors féeriques. Une foule se pressait, portant des paquets cadeaux, de la nourriture, etc. C’était la fête. A un moment, je me suis retourné. Et sur le trottoir, j’ai vu, assise, une pauvre vieille femme, avec un manteau gris et un fichu sur la tête. Devant elle, il y avait un bout de carton avec quelques piécettes. J’ai su alors ce que signifiait l’expression : « avoir le cœur déchiré » ; car mon cœur s’est déchiré. L’enfant que j’étais ne pouvait pas comprendre comment une société qui offrait tout à certains — dont moi — pouvait en laisser d’autres croupir dans la plus sombre des misères. Le soir, chez ma tante, mon réveillon fut gâché par l’image de cette pauvre vieille. Je suis alors devenu socialiste — même si j’ignorais le mot. Et même si, par la suite, j’ai évolué, ce socialisme était toujours resté ancré en moi. Je rêvais d’une société où il n’y aurait plus de gens comme cette petite vieille."


    • #1072686
      le 02/01/2015 par henri
      Haro sur le clodo

      @PIKACHU
      malheureusement c’est le socialisme qui à probablement mit cette vielle dame à la rue (en resservent les aides et centre sociales à des étrangers fraîchement arrivé afin de crées une pompe aspirante de l’immigration (la fameuse armé de resserve du capital) ces socialistes de la gauche du capital qui en chassant la chrétienté du peuple français ont par conséquence détruit la fameuse charité chrétienne se qui à donc définitivement, irrémédiablement responsable du sort brutal de la malheureuse femme (je rappelle que le socialisme et la vitrine politique du Grand orient, maçonnerie qui à juré la destruction de la religion catholique et des valeurs chrétienne au profits de l’esclave et du mondialisme) et qu’aujourd’hui c’est leurs mondialisation (l’Europe,1er marche) qui balance avec perte et fracas de plus en plus de compatriotes à la rue

      Donc c’est pas dans le petit jésus socialiste des frères la truelle que tu aideras le monde (juste tu aidera la pieuvre)
      c’est bien dans le patriotisme, et le peuple Français qu’il faut aller ! et quelle est le partie patriote et proche du peuple ? (un partis composé de personne du peuple, est pas uniquement de bourgeois maçons, atlantiste, sioniste) Pas très dure,il y en a qu’1 seul, tout le système vomis sa haine sur lui h24. plus l’électorat grandit, plus les sangsues du système tachent leurs slips

      Se partis c’est le FN et le billet de sortis pour la France c’est LEPEN !


    • #1072769
      le 02/01/2015 par Gerard J. Schaefer
      Haro sur le clodo

      "mais, parfois, un sourire, un mot gentil et une petite pièce suffisent à redonner l’espoir..."

      Souvent, je tends une cannette de bière forte à la sortie de l’hypermarché.
      Alors, c’est "bien" et c’est "pas bien". Mais en général, le pilou est super heureux.
      Et puis, j’en bois moi-même...

      Je ne sais pas si ça "redonne espoir", mais les visages s’illuminent, sans effusion déplacée... y’a même pas besoin de parler.


    • #1073225
      le 03/01/2015 par Marie59
      Haro sur le clodo

      @Gerard J. Schaefer

      Finalement, on a encore de la chance dans nos villes européennes, les SDF sont toujours visibles, ce qui nous permet de les aider. Ce n’est pas le cas dans les grandes villes outre atlantique, New York, par exemple, les a déjà engloutis... Il y a en effet toute une ville marginale qui grouille dans les sous-terrains du métro new-yorkais. Comment ne pas penser, effectivement, au roman de Wells, La Machine à remonter le temps. On frissonne quand on s’imagine à la place des doux Elohims qui vivaient à la surface, si beaux, si joyeux et insouciants mais si horriblement égoïstes et individualistes, on sait leur fin... Quand je vivais à New York, on voyait encore des clodos plein les rues. Je me souviens de celui qui avait élu domicile près de chez nous. Il se tenait souvent, sur son carton, juste à côté d’un magasin style "Au toutou heureux" où l’on vendait de la nourriture...light pour chiens, ainsi que de superbes colliers et des manteaux chauds. Je le soupçonnais de le faire exprès. À force de le croiser, il avait fini par me raconter son histoire, terriblement banale : perte de son emploi, séparation etc... Aux États Unis, il n’y a pas de filets de sécurité, l’assistance sociale n’existe pas, et comme l’assurance maladie n’est pas obligatoire, il suffit parfois de quelques factures de médecins non payées pour que tout bascule... Le curé de l’église de notre quartier, 72nd East, avait ouvert la salle de paroisse à ces malheureux. Jeune mariée, j’avais beaucoup de temps libre et j’aimais bien aller donner un coup de main pour préparer les repas. Là, on voyait beaucoup de femmes et d’enfants...

      @PIKACHU

      Comme le dit Alain Soral, quand on est jeune on est tous socialiste ou communiste, à moins d’être un salaud... Ma meilleure amie d’enfance était militante trotskiste acharnée à 16 ans. Et, un jour, à 22 ans, la foi lui est tombée dessus. On avait eu des discussions très musclées à ce sujet, elle et moi...Quel ne fut pas mon choc, justement à mon retour de New York, quand je l’ai revue ! Elle, qui s’habillait toujours d’une manière très provocante, vêtements moulants, sexy et cuir noir (c’était une superbe blonde qui sortait avec un chanteur de groupe de rock), elle était métamorphosée : col roulé et jupe mi-mollets, elle me parlait avec enthousiasme de sa foi, elle était heureuse et apaisée. Je parle d’elle à l’imparfait, car elle est malheureusement décédée jeune. Je n’ai jamais connu personne plus entière et généreuse qu’elle...


  • #1072238
    le 01/01/2015 par Gerard John Schaefer
    Haro sur le clodo

    "Toute possibilité de colère sociale a été anéantie. C’est pour cela qu’un fou ou une bande de salauds peut agresser tranquillement une fille dans le RER. L’occidental moyen, par définition, ne risque pas sa peau pour les autres : elle est bien trop précieuse."

    C’est peut-être même pire encore : si tu t’interposes dans une agression physique de "racailles d’en-bas", que tu défonces du jeune zyva agresseur, c’est probablement toi que la juge va entauler, au bout du compte...
    Rappelons-nous le "mur des cons". C’est bien huilé.

    "Une manif de clochards, titubant, rotant, et trébuchant ? Grotesque."
    lol, Charles Bukowski avait imaginé ça dans une de ses nouvelles.
    Je crois que c’est dans Le Ragoût du septuagénaire.
    Passé minuit, ne serait-ce que devant la gare du Nord, Paris, c’est la Nuit des Morts-Vivants...


  • #1072240
    le 01/01/2015 par Chuchemimb
    Haro sur le clodo

    La vidéo rue89 est d’un grotesque !!! Entre le déploiement de force pour évacuer un seul gars et les hystéros autour (la folle qui hurle à partir de 3.00 est effrayante !!!) qui hurlent à l’injustice en bons gauchos bobos qu’ils sont, quel spectacle...


  • #1072263
    le 01/01/2015 par Marius
    Haro sur le clodo

    Superbe article pour dessiller ses yeux.


  • #1072279
    le 01/01/2015 par coyoterevolte
    Haro sur le clodo

    Plein d’aspects dans cet article sur les SDF et leur rôle assigné par l’empire.

    Dans la pratique individuelle : le mec qui dort dans le froid, il peut être en train de mourir mais, le plus souvent, il a atteint le degré d’abrutissement nécessaire pour trouver le sommeil. Si je le réveille, c’est nuisible pour lui.
    Pour les interventions policières : il y en a marre de cracher sur le flicaillon (j’ai pratiqué : repentance). Demandons des comptes au gros salaire donneur d’ordre dont le trajet menant de son appart à la loge passe probablement par les galeries lafayette (je suis mauvaise langue : je reconnais). Réclamation pleine de bon sens que préconise l’article.


  • #1072388
    le 01/01/2015 par blanc
    Haro sur le clodo

    Et oui , on n’est plus dans cette époque d’après guerre ou il existait encore en France une morale traditionnelle qui rendait les gens capables de porter un regard authentiquement tendre et généreux sur les clodos (voir par exemple le film "Archimède le clochard "dialogué par Audiard ou la chanson de Brel "Jef" ). Aujourd’hui avec l’américanisation de la société française ,tout doit devenir lisse et aseptisé . Le miséreux est une tache qu’il faut faire disparaître du tableau pour que la masse continue à voir le monde à travers le prisme d’Hollywood. Nous vivons dans un monde sans charme, qui sent l’ammoniac et qui n’est plus peuplé que par des zombies shootés à la consommation.


  • #1072466
    le 01/01/2015 par Momo
    Haro sur le clodo

    Sauf des mouchards et des gendarmes,
    On ne voit plus par les chemins,
    Que des vieillards tristes en larmes,
    Des veuves et des orphelins.
    Paris suinte la misère,
    Les heureux mêmes sont tremblant.
    La mode est aux conseils de guerre,
    Et les pavés sont tous sanglants

    Demain les gens de la police
    Refleuriront sur le trottoir,
    Fiers de leurs états de service,
    Et le pistolet en sautoir.
    Sans pain, sans travail et sans armes,
    Nous allons être gouvernés
    Par des mouchards et des gendarmes,
    Des sabre-peuple et des courtiers

    Le peuple au collier de misère
    Sera-t-il donc toujours rivé ?
    Jusques à quand les gens de guerre
    Tiendront-ils le haut du pavé ?
    Jusques à quand la Sainte Clique
    Nous croira-t-elle un vil bétail ?
    À quand enfin la République
    De la Justice et du Travail ?

    Oui mais !
    Ça branle dans le manche,
    Les mauvais jours finiront.
    Et gare ! à la revanche,
    Quand tous les pauvres s’y mettront
    Quand tous les pauvres s’y mettront


  • #1072473
    le 01/01/2015 par Quenellierdub
    Haro sur le clodo

    On pourra dire ce que l’on veut mais ce qui est sûr c’est qu’on est dans une société rempli de taffioles au sens stricte comme au figuré.

    Des spectateurs qui filment mais incapable de s’interposer !

    Les nouvelles technologies (Face de bouc, twitter....) la féminisation des hommes y sont pour beaucoup dans cette décadence.

    Un amas de tocards narcissiques qui se prennent en photo, se filment, pour ne pas dire s’admirent, font des selfies à la con et j’en passe mais qui dans le réel restent stoiques face à des injustices....

    Rien de plus niais qu’un crétin qui dit :" C’est déguelasse" mais qui derrière ne s’interpose pas.

    J’entends dejà les commentaires "mais tu aurais fait quoi toi le héros alors que les flics sont super équipés ?"

    Quitte à prendre un coup de matraque, ou allé en gav, je me serais interposé c’est certain.

    Et ça devient exaspérant ces gus avec leurs phrases à la con toute faite,qui racontent l’homme n’est ni bon ni mauvais....blablabla

    Comme si tous les hommes se valaient ? Si c’était le cas ça se saurait.

    Si beaucoup d’hommes ne se font plus respecter aujourd’hui c’est parce qu’il sont des soumis intégraux, passe leurs temps à faire des courbettes pour une augmentation ou autre ...

     

    • #1073645
      le 03/01/2015 par Game_Over
      Haro sur le clodo

      Ouf, Quenellierdub est là, il s’interpose, on est sauvé...

      Bon il va quand même manger 2-3 mandales dans la gueule, aller (comme il le sait) en gav, MAIS... absolument tout le système sera changé.

      Pfouuuu, on a eu chaud, merci à lui


    • #1073695
      le 03/01/2015 par Quenellierdub
      Haro sur le clodo

      La réaction typique que j’attendais....

      Avec ce genre d’attitude on se laisse mourir et on accepte la situation c’est ça game over ?

      Notre société aime démolir le plus faible.

      Et j’ai jamais pu blairer ceux qui jouissent d’écraser les plus faibles aussi bien moralement que physiquement.

      Il n’est pas question de sauver le monde mais d’avoir une attitude digne face à de tels situation.

      Si c’était un de tes proches, tu ferais quoi au lieu d’ironiser bêtement , tu dirais la même chose ?


    • #1074135
      le 04/01/2015 par Hervé
      Haro sur le clodo

      Et "game over", en anglais bien sûr, langue de l’empire par excellence, se déballonna...

      Je déteste moi aussi de toute mon âme ce genre de donneur de leçon. Mais ce que je déteste le plus, c’est qu’"on" leur a inculqué dès la plus tendre enfance que d’accepter ce genre de chose, c’est ce qu’on appelle précisément... "grandir" ! C’est ça aujourd’hui être "grand", être "adulte". "Comprendre" qu’"on" ne peut rien faire, "on" le sait, c’est comme ça - les phrases clés de ma mère misérabiliste défaitiste fataliste carabinée, ultra-démobilisatrice ("on a très vite les flics au cul, j’ai compris avec mon père" qui entre parenthèses avait osé traverser une propriété privée sur quelques centaines de mètres pour aller de A à B en raccourci, ce qui a valu à la famille une visite de courtoisie dont ma mère ne s’est visiblement pas remise) - et en fait, se soumettre sans broncher. Se mettre un goulag avec barbelés dans la tête... Nul besoin de frontières.

      Oooh je sais. Il y en a qui trouveront à redire. Notamment les rois de l’inversion accusatoire. J’ai compris moi aussi trop tard qu’il ne faut surtout pas les écouter. Mais comment faire quand c’est vos propres parents ?...

      Hervé


    • #1075657
      le 06/01/2015 par Clémence
      Haro sur le clodo

      Toi, Quenellierdub, tu me plais beaucoup !

      "Notre société aime démolir le plus faible. Et j’ai jamais pu blairer ceux qui jouissent d’écraser les plus faibles aussi bien moralement que physiquement. Il n’est pas question de sauver le monde mais d’avoir une attitude digne face à de tel[le]s situation[s]."

      Je suis tout à fait d’accord, et comme le dit la formule : plutôt mourir debout que vivre à genoux ! Amen !


  • #1072479
    le 01/01/2015 par sebastien
    Haro sur le clodo

    à Gerard John Schaefer:en parlant des flics"la plupart d’entre eux n’ont pas conscience",que les rapports humains en général et pas seulement dans le cas de la police sont des rapports de dominant à dominé et ce malgré nous le plus souvent.J’ajoute une remarque concernant nos plus proches cousins les grands singes,les bonobos qui vivent exclusivement au sud du fleuve congo sont pacifiques meme lorsque deux groupes se rencontrent,ce qui n’est pas le cas des chimpanzés qui vivent au nord,très agressifs entre eux(domination etc...)et en cas de rencontre avec un autre groupe(souvent des morts).En revanche il semble évident que la personne qui s’engage dans un corps constitué sait pour qui elle va "taffer".Aujourd’hui il est assez juste de dire qu’il sont la matraque du capital ou du complexe militaro-industriel qui dirige nos sociétées et nos vie pour le plus grand nombre d’entre nous.L’émancipation,la recherche d’autonomie dans divers secteurs(ex :énérgies,alimentation)sont des alternatives aux système prédateur dans lequel nous vivons et il faudrait en développer un max.Finalement je pense qu’une partie des SDF sont dans l’autonomie plus ou moins habilement,certains en ont fait le choix et refuse d’ailleurs toute assistance.En revanche au mème titre que les roms que l’on déloge au mois de novembre juste avant l’hiver en détruisant leur cahutes et autres caravanes il est scandaleux et parfaitement inhumain de les traiter comme dans ces vidéos.Je me pose la question de savoir si l’on meurt avec dignité en choisissant sa mort comme pourrait le faire un SDF dans la rue ?Et puis le système est bien huilé chaque année on s’émeut devant ces morts dans le froid et les médias "mainstream" en font choux gras,je préfèrerai évidement qu’on nous fassent réfléchir sur les sources de l’exclusion.L’idée du "revenue inconditionnel garantie" est une belle idée de mème que celle du "salaire à vie"défendue par Friot,espérons que ce sera débatus au mème niveaux qu’en suisse.

     

    • #1072697
      le 02/01/2015 par Gerard John Schaefer
      Haro sur le clodo

      Mondo Cane.
      La Police Nationale est une sorte d’égoût, jusque et même dans les sphères du Ministère des Finances et des Comptes Publics, Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, avec TRACFIN (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins)...

      Chacun à son niveau sait ce qu’il en est, ’faut pas déconner.

      On choisit très rarement d’être SDF, hein, ma gueule... enfin, pour ceux à qui il reste un neurone vaillant.
      Meilleurs voeux à toutes les créatures, petites, grandes, mortes ou vivantes... même les morts-vivants, lol


  • #1072666
    le 02/01/2015 par truc en ski
    Haro sur le clodo

    On a confondu "gardiens de la paix" et "forces de l’ordre".


  • #1072787
    le 02/01/2015 par Le Cynique
    Haro sur le clodo

    D’une manière générale, il vaut mieux ne pas avoir affaire à la volaille même si c’est pour qu’elle nous protège...

     

    • #1072887
      le 02/01/2015 par janus
      Haro sur le clodo

      Je suis bien d’accord... en cas de problème je réfléchirai à 10 fois avant de l’appeler !!


    • #1073194
      le 03/01/2015 par Abdu
      Haro sur le clodo

      Bien parlé et bien sage.


  • #1072895
    le 02/01/2015 par Barker
    Haro sur le clodo

    Ce qu’ il faut savoir sur Angoulême et les clochards, c’ est que cette ville ayant un marché de l’ immobilier très bas, pour les moins chères, 150 e un studio,( en comparaison c’ est 350 e pour la meme chose a la rochelle ...) il y a donc tres simplement par les APL ( max : 210 e ) le moyen pour les gens sans revenus d’ avoir un appartement gratuit ou a 20/30 euros par mois dans le centre historique ( juste a coté du lieu de "travail" ) d’ ou un nombre assez important de punk a chien et autre clochards qui par bouche a oreille se sont passer la combine. Cette ville de 40000 habitants a donc un taux de SDF élever, ce qui induit tension entre eux bagarre et invective des passants ce n’ est donc pas un hasard que cette ville ce fasse connaitre pour son emballage des clochards. Elle est déjà grâce a la politique nationale redistributive de la CAF et au prix de l’ immobilier une destination migratoire pour les clochards du Poitou-Charentes.


  • #1073066
    le 02/01/2015 par joe
    Haro sur le clodo

    Super article !!!

    Cependant, pour avoir fréquenté la maréchaussée, je peux vous dire qu’il y a quand même un paquet de bâtards dans la police !

    Je comprends bien leur difficultés, les manques de moyens matériels ou humain (quoiqu’en regardant la vidéo ... Sont ce les flics censé retrouver ma bagnole ou mon scooter volé), etc ... le nombre de suicides est là pour le prouver !

    Aussi je différencie les gentils des méchants, et il y en a dans tous les corps de métier.

    mais force est de constater sur la vidéo, un petit bonhomme méchant avec une matraque ...
    Alors de là à les faire passer pour des gentils qui veulent le Bien du Peuple ...
    je ne franchis pas le pas aussi vite que l’auteur de l’article (au demeurant, excellent )


  • #1073078
    le 02/01/2015 par david
    Haro sur le clodo

    Comme des mécréants disait Layat ...

    Quand j’étais gamin j’ai eu une once de naïveté vite disparue de croire quand Jospin avait promis 0 SDFs.

    Toutes ces situations sont pathétiques, au pire je fuis au mieux j’y gueule sans résultats mais j’ai pas le vice de les filmer et pourtant c’est de ma génération.
    Le cancer social est en phase avancée vous parlez de violence d’État mais quand les "citoyens" ont intériorisés l’idéologie promue c’est pas mieux : racailles, traders, gens du commun.
    Je me souviendrais de cette épisode de mon enfance ou j’observais par leur balcon des enfants gâtés à Noël de classe moyenne à une époque ou elle pouvait vivre, avec leur beaux jouets plastiques.
    La mère avait vue que je matais la situation elle se mis à tirer méchamment les rideaux, s’en suit quelques minutes après le père plus explicite laissant s’engouffrer le froid dans le foyer avec un dégage !
    Vraiment Babylone must die !

    Quant à l’image de la police elle a bon dos, même si on trouve des sados dans leurs rangs ils rendent services aux marionnettistes ça va de soi parfois à leur dépend.
    Et si un jour on passe aux drones, ça redorera peut être leur blason, les marionnettes se cachent mal derrière des jouets sophistiqués ? ou alors ce sera loufoque, des drones filmés par des Iphone 9.

    Sur cette idéologie 68arde et la justice, vous êtes clément, elle est infiltré sévèrement par le syndicat de la magistrature qui vous colles sur le mur des cons.
    J’ai retrouvé la couverture d’un livre qui trainait dans les milieux gauchistes quand ça existait encore autres que pour repère de bêtises.
    Vos papiers,
    http://www.causeur.fr/wp-content/up...
    tout un programme.

     

    • #1073188
      le 03/01/2015 par Skaffel
      Haro sur le clodo

      Je vous remercie pour les sept premiers paragraphes.

      Je n’ai rien à formuler pour ceux qui les suivent (trop à dire). Mais merci.


  • #1073462
    le 03/01/2015 par Pif75
    Haro sur le clodo

    Mouais... bien sûr que la compassion à la petite semaine n’a jamais suffit à laver une âme de ses péchés, mais plutôt que de jeter l’anathème sur l’"autre", c’est-à-dire sur le con-citoyen con-sommateur, mieux vaudrait accepter humblement la part d’incomplétude de l’homme, misérable égo prisonnier du "principium individuationnis", et qui se démène comme il peut dans ce meilleur des mondes possibles.
    Concernant le petit topo sur la haine du flic, je vous invite à vous prendre une bavure policière dans la figure, et je vous assure que votre vision de nos pauvres petits fonctionnaires victimes changera radicalement. Les violences policières ne sont pas un mythe, elles existent, je l’ai personnellement vécu sans avoir rien à me reprocher, et si la société refoule cyniquement ses inadaptés chroniques sur nos bancs publics et dans nos métros, il serait aussi souhaitable qu’elle se donne la peine de nettoyer la police des voyous qui la déconsidère.


  • #1074079
    le 04/01/2015 par marc
    Haro sur le clodo

    ca me rappelle les tours operators americains en republique dominicaine qui faont faire des detours aux bus pour que les touristes ne voient jamais les pauvres.


  • #1075634
    le 06/01/2015 par ledaron
    Haro sur le clodo

    Donner du "pouvoir" à des pauvres bougres génère systématiquement des abus.Les "chiens" du sytème que sont les forces de l’ordre nous prouve tous les jours qu’ils sont forts avec les faibles et faibles avec les forts.Se mettre à 1/2 douzaine d’agents sur un "damné de la terre" ne relève pas l’image d’une profession qui par ailleurs se plaint de la mauvaise image qu’on lui accole.La preuve en images !!!


  • #1080025
    le 08/01/2015 par Chade
    Haro sur le clodo

    Bonjour, que connaissez-vous, de ce monde là !


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