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Hollywood ou la propagande en économie de marché

Quand on pense à la propagande sous ses différents aspects, on a souvent à l’esprit celle qui est produite par les régimes autoritaires comme celui de Corée du Nord ou encore celui qui gouverne actuellement en Syrie.

Pourtant, les systèmes de propagande de ces pays se caractérisent avant tout par leur manque de subtilité et, surtout, d’efficacité sauf quand le pays concerné est complètement fermé vis-à-vis du monde extérieur. La population locale est alors complètement tributaire des médias gouvernementaux.

Ce qui est le cas de la Corée du Nord mais pas du tout de la Syrie qui était encore récemment largement ouverte sur son environnement régional et même au-delà.

Dans la crise que vit ce pays, d’aucuns insistent sur le poids de la propagande gouvernementale dans la couverture des évènements. Pourtant, chacun sait que les médias dépendant du gouvernement syrien n’ont qu’un impact limité hors de Syrie et ne représentent absolument rien par rapport aux poids lourds de la communication que sont TF1 et Libération en France, Sky News et le Times au Royaume-Uni ou CNN et USA Today aux États-Unis. On se souvient du rôle de ces médias dans la crise en Libye, les guerres contre l’Irak, le conflit yougoslave, etc.

Et ce ne sont pas quelques blogueurs ici ou là qui seraient susceptibles de concurrencer ces médias lourds (sans parler des blogueurs pro-opposition).

De fait, les principaux acteurs de la propagande relative à la Syrie sont bel et bien les médias occidentaux dont beaucoup se parent de la qualité d’organes de presse « indépendants » et donc crédibles.

Pourtant ces médias ne sont ni indépendants, ni nécessairement crédibles et leur rôle dans la propagande a été démontré dans divers contextes, notamment celui de la seconde guerre mondiales ainsi que nous le rappelait opportunément Timothy Sexton à propos du cinéma hollywoodien dont le rôle idéologique n’a fait que croître avec le développement de la télévision.

Mounadil al Djazaïri

L’histoire d’Hollywood : la propagande pendant la deuxième guerre mondiale

Par Timothy Sexton

 

Beaucoup d’américains seraient hérissés par l’idée que les films hollywoodiens étaient aussi délibérément propagandistes que les films produits en Allemagne à l’époque du nazisme. Alors que ces films [allemands] étaient pour la plupart lourds et sans subtilité, il y eut des exceptions comme Olympia [connu en France sous le titre : Les Dieux du stade], un documentaire sur les jeux Olympiques réalisé avant-guerre par Leni Riefenstahl. Peu de gens contesteraient qu’Olympia a une valeur artistique bien supérieure à sa valeur propagandiste.

Les américains restent cependant encore réticents devant toute suggestion selon laquelle la propagande pro-américaine serait sous un aspect quelconque comparable à la propagande produite par n’importe quel pays qui serait notre ennemi du moment. Et pourtant, il suffit simplement de regarder Rambo III de Sylvester Stallone pour en avoir confirmation. Ce film dépeint comme des héros les « combattants de la liberté » en Afghanistan qui sont maintenant des terroristes connus sous le nom de Talibans.

La propagande pendant la Deuxième Guerre mondiale tendait à être beaucoup moins flagrante à Hollywood qu’elle ne l’était à Berlin, mais pour une seule raison. Même dans la quête d’un aussi noble objectif que d’appeler à soutenir la guerre, les dirigeants d’Hollywood gardaient un seul véritable objectif : gagner de l’argent en faisant des entrées. Le fait que les films américains n’étaient pas que de la propagande pure et simple témoigne du bon vieil appât du gain des patrons des studios et du talent des scénaristes, des acteurs et des réalisateurs. Si les intrus de l’Office of War Information [bureau d’information sur la guerre] et du Bureau of Motion Pictures [bureau du cinéma] avaient eu les coudées franches, il est à peu près certain qu’on se souviendrait aujourd’hui de peu de films relatifs à la guerre.

Là où Hollywood a le mieux réussi – ou a peut-être fait le pire – pour présenter l’idée propagandiste de Washington, c’est dans ses courts métrages et ses dessins animés. Certains dessins animés de la Warner de l’époque ont été définitivement retirés de la circulation en raison de leur description souvent raciste ou à prédominance raciste des allemands et, spécialement, des japonais. Le fait que ces dessins animés n’aient pas passé avec succès l’épreuve du temps du point de vue artistique et sont aujourd’hui considérés comme embarrassants par les studios est en vérité une preuve suffisante pour démontrer qu’Hollywood savait ce qui se passait. À côté de ces dessins animés, toute une série de courts métrages avaient été produits montrant des vedettes d’Hollywood contribuant à l’effort de guerre, tentant d’inciter à l’achat de bons de guerre en se faisant généralement passer pour des gens ordinaires. Ces courts métrages sont à peu près aussi ridicules aujourd’hui que les dessins animés, offrant une image d’authenticité et de sincérité qui n’existait pas.

Le gouvernement cherchait à influer sur tous les aspects de la production cinématographique du temps de guerre, depuis la quantité de sang qui coulait pendant les scènes de combat jusqu’à décider si un film qui faisait d’une manière ou d’une autre la satire des valeurs américaines devait être distribué à l’étranger. (En passant, saviez vous que M. Smith au Sénat [de Frank Capra avec James Stewart dans le rôle principal, NdT] avait été dénoncé dans la vraie vie par certains sénateurs à sa sortie à l’époque comme étant un-américan, anti-américain ? Ce n’est pas une blague.) Les politiciens semblaient déterminés à jouer le même jeu que leurs homologues allemands : c’est-à-dire à dépouiller complètement les films de toute valeur artistique au profit d’une propagande enthousiaste et naïve.

Heureusement, l’appât du gain l’avait emporté sur le patriotisme à courte vue. Même si une bonne partie de sous-produits oubliés dans l’instant du cinéma de propagande avait pu voir le jour, la démarche d’Hollywood pour instiller de la ferveur guerrière était incroyablement subtile. Même le film de guerre typique qui essayait de présenter une unité militaire comme un microcosme du rêve américain en y mettant un soldat de chaque groupe ethnique, à l’exception des noirs et des japonais, s’est avéré un terrain fertile pour des récits dramatiques. Le concept d’un groupe de types venant de différents milieux et s’unissant pour une cause commune a peut-être tôt fait de devenir un cliché, mais il a rarement nui à un film.

Un aspect essentiel de l’effort de guerre consistait bien sûr en l’arrivée de la main-d’œuvre féminine, un fait qui se reflétera dans les films. Tout film qui se déroulait dans un contexte contemporain – qu’il traite ou non de la guerre – devait par définition tenir compte de l’absence d’hommes dans la main-d’œuvre. Le résultat fut que le public féminin se voyait montrer de manière routinière des images de femmes au travail. Même si les femmes qui travaillent étaient depuis longtemps un élément de base des intrigues cinématographiques, c’est seulement avec les années de guerre que le fait qu’une femme occupe un emploi normalement exercé par un homme n’a plus fait partie intégrante de l’intrigue. La femme occupait un emploi masculin parce c’était le reflet de la réalité.

Le plus bel exemple de la grande subtilité avec laquelle Hollywood menait une campagne de propagande est peut-être le film Casablanca, un classique du cinéma.

Quoique considéré dans le monde entier comme étant peut-être le plus beau mélodrame jamais porté à l’écran, l’histoire sentimentale n’était pas la seule chose qu’avaient à l’esprit ses producteurs. Les cinéastes d’aujourd’hui feraient bien de regarder plusieurs fois Casablanca avant de se lancer dans leurs projets de films de propagande ; c’est un magnifique exemple de la manière dont un film peut fonctionner efficacement à deux niveaux. Tout en étant une des plus grandes romances de notre temps, Casablanca existe aujourd’hui d’abord parce que certaines personnalités puissantes d’Hollywood voulaient faire quelque chose qui pourrait convaincre l’Amérique de cesser d’être un pays qui ne prend de risques pour personne [isolationniste, NdT].

Timothy Sexton

Article original : http://voices.yahoo.com/hollywood-history-world-war-ii-propaganda-147642.html, publié le 29 décembre 2006

Traduction : Mounadil al Djazaïri (http://mounadil.blogspot.fr/)

Autour de ce sujet, chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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11 Commentaires

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  • #295369

    L’Amérique n’a été isolationniste que pour le péquin ordinaire. Les 2 dernières guerres mondiales ont été des tentatives réussies de main basse par l’oligarchie économique et surtout bancaire US sur la city et la marché européen, marches incontournables vers l’hégémonie actuelle. Le principal bénéficiaire et "sponsor" de 14/18 est John Pierpont Morgan, dans les deux cas il s’agit également d’une lutte des classes interne féroce entre grands capitalistes qui se sont opposés sur les champs de bataille par chair à canon interposée : nos pères et grands pères et il serait tout à fait approprié de pleurnicher, comme certains, sur nos familles qui furent hachées menues dans l’horreur des champs de bataille n’ayant rien à envier à Auswitch ou sobibor.

     

  • #295441
    le 02/01/2013 par matrix le gaulois
    Hollywood ou la propagande en économie de marché

    J’adore le cinéma des années 70 car il marquait une contestation par rapport aux canons en vigueur dans les années 50 (John Wayne contre les méchants bandits), dans Pat Garrett & le Kid, cette fois on prend parti pour les ’outlaws’.

    Et pourtant, force est de constater 2 choses :

    1) Le cinéma contestataire était également propagandiste, mais cette fois, la propagande se portait contre l’amérique WASP et montrait la prise de pouvoir des néo-cons pro-israël. (dans les dents de la mer, comme dans une blague : vous avez 2 caricatures de bourgeois juifs et un prolo WASP vétéran de la guerre qui sont sur un bateaux...le WASP est mangé par le requin, qui reste à bord ? Gagné !)

    2) Force est de constater que la plupart des films américains (du moins ceux qui passent en salle, il y a bien quelques "direct-to-dvd" qui échappent un peu à la règle) sont revenus aujourd’hui à la lourdeur des films des années 50 dans le propos, le scénario & avec pourtant une co-habitation très bizarre, malsaine même, entre des "acquis" des années 70 avec les lourdeurs du cinéma des années 50 :

    - retour du manichéisme simplet où les grands méchants sont WASP à 90 %, alors qu’avant c’était les indiens/japonais...le racisme inversé, ça reste du racisme.
    - retour de la pruderie et du "cachez-ce-sein-que-je-ne-saurai-voir" mêlé à une vulgarité assez gerbante (on floute les seins de Megan Fox ou de Paris Hilton, mais vu leur dégaine elles n’auront jamais la classe d’une Audrey Hepburn ou la sensualité d’une Jane Fonda)
    - incapacité à critiquer le bellicisme américain actuel si on le compare aux films faits sur la guerre du Viet-Nâm où sur la peur de la guerre atomique. On pouvait espérer un retour de la critique du bellicisme avec la guerre en Irak (Lord of War de Andrew Niccol, le documentaire pro-Chavez d’Oliver Stone...) mais l’hystérie bobo suscitée par l’élection d’Obama a balayé toute forme de contestation, à tel point que l’on assiste même à la réalisation d’œuvres idéologiquement très inquiétantes (Batman 3 : film anti-Occupy-Wall-street, les contestataires sont nommés ici, péjorativement, "anarchistes").

     

    • #295649

      @ Matrix le Gaulois

      Ton commentaire est vraiment intéressant !

      Je te rejoins complètement sur le ciné contestataire US des années 70. Tu cites "Pat Garret", mais je trouve que Sam Peckinpah, à travers tous ses films, est l’ambassadeur parfait du cinéma intelligent et subversif de cette période aux USA. Ce n’est pas un hasard si il est assez méconnu du grand public et que, toute sa vie, il a du se battre comme un chien enragé contre les producteurs et la censure !

      Tu cites Oliver Stone, mais j’avoue que, lui, j’ai du mal a le suivre !
      Il réalisait des films frondeurs et engagés a ses débuts (’Platoon, Né un 4 juillet, Tueurs nés, Wall Street, The Doors...), alors que, depuis une dizaine d’années, il semble s’être totalement soumis à la propagande en enchaînant les mauvais films de commande (L’enfer du dimanche, World Trade Center, W....). Il a perdu sa rage en vieillissant, et c’est dommage ! Ou alors il a juste décidé de changer de camp !

      Scorsese également a beaucoup souffert, toute sa carrière, de la dictature des producteurs Hollywoodiens. On a d’ailleurs perdu le grand, le vrai Scorsese depuis bien longtemps ! Depuis Casino (1995) en fait..

      Il est bien difficile d’être un artiste à Hollywood !


    • #295755
      le 02/01/2013 par matrix le gaulois
      Hollywood ou la propagande en économie de marché

      Ha ! Sam Peckinpah ! Ce gros beauf’ de Tarantino disait vouloir faire un western se déroulant pendant la seconde guerre mondiale avec Inglorious Basterds...Dans ce cas je ne suis pas sûr qu’il ait vu le chef-d’oeuvre de Peckinpah : les croix de fer qui marie merveilleusement bien les codes du western (le "héros", les combats qui perdent en réalisme ce qu’ils gagnent viscéral) avec la dureté d’un film de guerre qui fait du soldat Ryan un épisode de G.I. Joe. Rien que la fin où il fait passer une série de photos où se mêlent victimes de la shoah, d’Hiroshima, des bombardements de Londres et de la guerre en Palestine...en plus c’est un des rares films à se passer du côté des "méchants".

      Pour Oliver Stone

      Quant à Scorcese : j’ai jamais été un grand fan, mais sa série HBO, "Boardwalk Empire", comme la plupart des séries de cette chaîne, est pas désagréable à regarder. De plus il se permet un petit taccle en y parlant de "mafia juive". Ok, il en fait des victimes...mais je crois que c’est la première fois que l’on voit cette facette de la communauté organisée est montrée dans un média grand public.

      Par contre je pense que, au risque de me faire insulter, Spielberg est plus complexe qu’on ne pourrait le croire :
      - Avez-vous remarqué que le méchant qu’il a inventé pour son adaptation de Tintin avait tous les traits de caractères du BHL/Dray/Fabius/... en plus de ressembler à Spielberg physiquement ? Bizarres.
      - De même, dans le soldat Ryan : si vous regardez bien les détails, le seul soldat allemand honorable du film, celui qui tue au couteau le G.I. juif, ce qui laisse à penser que c’est un antisémite, mais qui épargne juste après le petit jeune, signe qu’il voulait juste sauver sa propre vie...si vous regardez bien, il a l’écusson des Waffen SS !
      - Et le plus surprenant, j’ai trouvé, c’est Munich : où le héros Israélien est aidé par des français (Amalric & Lonsdale) qui ne disent jamais à quelle organisation ils font partie...mais qui semblent, si on les écoute bien, être des membres de l’OAS. Spielberg explique que l’extrême droite française (la vraie, la colonialiste) et Israël travaillent de concert !


    • #295772

      Totalement d’accord pour le constat sur Oliver Stone. World Trade Center est le pire somnifère cinématographique qu’on n’ai jamais pondu.


    • #295831

      @Matrix

      Oui j’ai beaucoup aimé "Croix de Fer". Film dur, âpre, mais en même temps tellement fin et intelligent. Un film Américain ou les soldats de la Wehrmacht sont vus comme des êtres humains sensibles, c’est rare !!
      Et perso, je suis un fan absolu de James Coburn ! Une vraie gueule de cinéma à l’ancienne, une présence, un charisme silencieux inouï. La pure classe Américaine que l’on aime !!
      En France, on regrette Gabin et Ventura.....Aux States, je pense qu’ils regrettent Coburn ou Brando !

      Oui, Spielberg a beau surtout être devenu une machine à cash, n’oublions pas qu’il est aussi un grand cinéaste qui avait déjà réalisé 2 ou 3 chefs d’oeuvres avant ses 30 ans ! C’est pas n’importe qui ! Même si on peut regretter certains de ses films, très orientés Shoahnanas Shoabricot (Schindler’s list, Munich) !


    • #295849
      le 03/01/2013 par Moi, Peter Sellers
      Hollywood ou la propagande en économie de marché

      C’est quoi le titre du film ?!
      Il faut sauver qui ?
      Qu’es ce qu’un film de guerre hollywoodien ? Un hommage à l’héroïsme des combattants ?
      Ryan est le héros, Rambo est le héros ? C’est dans le titre non ?
      Habituellement le héros à un comportement héroïque... dans un film de guerre (même ceux anti-militaristes) il est toujours question de la cohérence et la cohésion des soldats, le but commun, le leadership + des rôles interdépendants précisément définis pour chacuns. Tous ces points sont des éléments essentiel de la trame narrative de ce film de genre. Le héros hollywoodien est un surhomme dans une action noble qui doit immanquablement
      sacrifier sa petite personne pour sauver le plus grand nombre...
      Tous les films de guerres suivent ce principe...
      Maintenant, ce film de commande du Pentagone est une inverSion totale du concepte : l’histoire c’est quand même tout un bataillon qui se fait liquider pour sauver l’élu : le soldat Ryan... Pas parce qu’il est mieux (qu’il va sauver l’humanité), non le soldat Ryan est lambda... mais parce que sa famille (tout un symbole) à beaucoup souffert... Ça vous rappel rien ?
      Ce film prépare le soldat goyim américain à mourir pour Israël...

      Ps : "The Hero with a Thousand Faces" sur les archétypes du héros dans les mythes universel est un ouvrage célèbre sorte de livre de chevet du scénariste hollywoodien, tout comme "Poetics" d’Aristote cela parle des actions du héros. Le soldat Ryan est un héros malgré lui... car il représente un idéal "supérieur" et c’est la masse qui est à la charge de l’action rédemptrice, salvatrice : le sacrifice.


    • #296093

      @Peter Sellers

      Ton analyse sur le film de Spielberg (Soldat Ryan) est assez impressionnante et, hélas, très juste.

      A la première vue de ce film (très spectaculaire et réussit il faut l’avouer dans le genre pur divertissement), c’est surtout le patriotisme US exacerbé et guimauve qui ressort. Le drapeau Américain, le cimetière, la famille du soldat etc....

      Mais le message profond caché est en effet bien plus subtil, pervers et tordu !! Franchement, chapeau d’avoir réussit à décoder ça !

      Et au final, ça fout encore plus les jetons et ça prouve, s’il en était besoin, que Spielberg est un Sayanim 5 étoiles !!


    • #296167
      le 03/01/2013 par Moi, Peter Sellers
      Hollywood ou la propagande en économie de marché

      Merci Maximebossis, cependant Matrixlegaulois à raison le réalisateur peut être bien plus complexe qu’on ne le voudrais. Alors Sayanim je ne sais pas... De la façon dont je m’imagine une film de commande du Pentagone c’est soit c’est totalement ouvert et présenté comme un échange de bon procédé soit cela doit être extrement sophistiquer peut-être même à l’insus des principaux collaborateurs... Spilberg à fait ET, recontre du 3ième type (les gentils aliens différent venus d’ailleurs) puis post-nine-eleven La guerre des mondes (le clash des civilisâSion). Entre temps de l’imperialisme-idiana-jones puis de l’anti-regarde-dans-le-rétroviseur avec Jurassic Park... Il n’a pas l’air d’être dans le creux de la vague, jamais.


    • #296344
      le 03/01/2013 par Moi, Peter Sellers
      Hollywood ou la propagande en économie de marché

      Je crois même qu’il y a une scène course poursuite dans Jurassic Park ou ils ont peur de regarder dans le rétroviseur de peur d’y voir un dinosaure... Anti-tradition tout simple. Si vous regardaient en arrière vous seraient sévèrement punis... Fonce vers ton avenir Johnny !