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Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

L’esclavage avait du bon, pour certains, les mieux lotis. Un statut colonial, c’est ce qu’on fait de mieux, dans le genre, et ça reste plein d’attraits pour ceux qui ont su se faire une place juste en dessous des sahibs et nettement au-dessus des nèg’ marrons natifs. La révolte de Hong Kong, c’est la mutinerie des arrivistes qui découvrent que l’écart entre eux et les natifs est en train de fondre rapidement.

 

Jadis, un résident de Hong Kong était bien au-dessus des coolies misérables du continent ; il parlait anglais, il avait des choses, il avait sa place dans les tentacules qui suçaient les richesses du continent, et un peu de cette richesse restait collée à ses mains moites. Mais maintenant il n’a plus d’avantage particulier en comparaison avec les habitants de Shanghai ou de Beijing [Pékin]. Il y a une énorme dilatation de richesses dans les grandes villes de la Chine rouge. Les Chinois sont bien habillés, ils voyagent à l’étranger, et n’ont pas besoin de la médiation de Hong Kong pour leurs affaires avec l’Occident. Beijing offrait à Hong Kong un accord (relativement) égalitaire : on ne leur prendrait rien ; mais l’écart qui se rétrécissait était inévitable, et même désirable. Ceci étant, Hong Kong était la tête de pont impériale en Chine depuis trop longtemps.

Ses habitants étaient complices, ou plutôt partenaires volontaires dans chaque crime occidental contre la Chine, à commencer par le dumping de l’opium et l’aspiration de la richesse chinoise. Des millions d’accros à l’opium, de familles ruinées et de foyers écartelés avaient quasiment broyé l’Empire du milieu, et tout cela ajoutait une pierre à la prospérité de Hong Kong. Le sang, la sueur et le travail de toute la Chine nourrissaient l’île en abondance. Hong Kong était le premier des ports concernés par le traité, et le voici dernier à reprendre le chemin du bercail. Le peuple n’était pas vraiment désintoxiqué ; ils n’étaient pas prêts, idéologiquement, pour une nouvelle vie en tant qu’égaux.

Le président Mao abritait de lourds soupçons contre les villes compradores, les cités et les gens dont la prospérité reposait sur la collaboration avec l’ennemi impérialiste. Il leur avait administré un récurage au savon communiste et une rééducation patriotique ; les compradores récalcitrants avaient été envoyés donner un coup de main aux paysans dans des villages reculés pour les faire renouer avec le peuple. Les successeurs de Mao avaient une foi solide – quoique peut-être déplacée – dans le nationalisme chinois, comme remède universel, ils pensaient que les Chinois de Hong Kong, de Macao et de Taïwan reviendraient vers eux dès que le joug colonial se briserait. Mais c’était là un excès d’optimisme. Les forces impérialistes n’avaient pas renoncé à leurs ex-esclaves domestiques, et au moment requis pour les activer contre la Chine indépendante, elles savaient où porter leur regard.

Leur heure est arrivée, au moment où le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis s’est exacerbé. Le gouvernement secret de l’Ouest, alias l’État profond, est arrivé à la conclusion que la Chine va trop loin, avec ses bottes de sept lieues. Elle ne se contente plus de fabriquer des gadgets bon marché pour les clients occidentaux. Elle produit des appareils de pointe, qui rivalisent avec les produits américains, et, ce qui est pire, leurs appareils échappent à la surveillance de la NSA. Ils ont ciblé la firme chinoise Huawei ; puis les sanctions et les tarifs douaniers ont pris le relais. Quand le yuan s’est frayé un passage, les Chinois ont été accusés de manipuler leur monnaie. C’est une accusation grave : quand le Japon avait été attaqué par l’Ouest dans les années 1990 et que le yen avait pris ses aises à juste titre, ils avaient su forcer Tokyo à maintenir un yen fort et à plonger le Japon dans le marasme pour vingt ans. Mais la Chine n’a pas reculé.

Alors le pouvoir suprême a sorti son arme bien rodée : ils se sont mis à fomenter des troubles en Chine, et ont fait à la chose toute la place dans leurs médias. Au début, ils ont misé sur le sort des islamistes ouïghours, mais cela n’a guère marché. Les Ouïghours ne sont pas nombreux, ils ne sont même pas majoritaires dans leur zone traditionnelle ; leur influence en Chine est limitée. Malgré les gros titres dans les médias occidentaux proclamant que des millions de Ouïghours étaient enfermés dans des camps de concentration, l’impact a été nul. Pas un État musulman d’importance n’a soutenu leur cause.

Arrive l’anniversaire de Tian’anmen (début juin) et rien ne se passe. Pour une bonne raison : le supposé massacre est un mythe, comme l’ont toujours su les Chinois et comme nous le savons maintenant grâce à la publication par Wikileaks d’un câble de l’ambassade américaine. Il n’y avait pas eu des milliers d’étudiants écrasés par des tanks. Un petit nombre avait péri en affrontant l’armée, mais la Chine avait su échapper au destin amer de l’URSS. En Chine d’ailleurs l’événement était presque tombé dans l’oubli. Une poignée de participants rabâchent leurs expériences au public occidental, mais la crise souhaitée ne s’est pas matérialisée.

Alors est venue l’heure de Hong Kong. C’est une partie autonome de la Chine ; elle n’avait pas été rééduquée, il reste assez de gens pour se souvenir des beaux jours de l’esclavage colonial. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres, le traité d’extradition prévu, était excessivement faible. Depuis la dernière décennie, Hong Kong était devenue un refuge de choix pour les prévenus du continent, parce que Hong Kong avait des traités d’extradition avec les États-Unis et le Royaume-Uni, mais non avec le continent. Il fallait remédier à cette situation.

[Le traité d’extradition avait joué un rôle important dans l’affaire Snowden. L’ex-espion de la CIA Edward Snowden avait décidé de révéler au monde l’ampleur de la surveillance par la NSA, à laquelle nous sommes sujets. Il avait choisi le Guardian pour publier ses révélations, probablement en tenant compte du précédent de Wikileaks. Lorsqu’il avait donné une longue interview au Guardian à Hong Kong, son identité avait été révélée. L’arrivée d’une demande d’extradition de la part des États-Unis était imminente. Les autorités chinoises ont dit à Snowden qu’elles allaient devoir l’expédier dans une prison américaine, où il serait torturé et abattu, parce que le traité d’extradition ne leur donnait pas le choix, dans son cas. C’est seulement grâce à la rapidité d’action de la courageuse assistante de Julian Assange Sarah Harrison qu’il avait pu échapper à cette triste fin, et se retrouver en sécurité à Moscou].

Alors que les autorités de Hong Kong étaient obligées d’extrader Snowden, elles ne pouvaient pas extrader de nombreux criminels du continent. C’est quelque chose qui devait être rapidement corrigé, face à la tension grandissante. C’est alors que les agents dormants de l’Ouest se sont réveillés et ont activé leurs réseaux. Ils avaient pratiquement des fonds illimités, pas seulement en provenance de l’Ouest, mais aussi de criminels qui n’étaient pas particulièrement impécunieux, et qui redoutaient une extradition. Une fois que les manifestations ont commencé, les médias occidentaux leur ont donné une couverture maximale, encourageant les mutins et magnifiant leurs menées.

Des centaines d’articles, des histoires affriolantes et des éditos dans des journaux importants ont joué leur partition pour soutenir les rebelles de Hong Kong. « La guerre du peuple arrive à Hong Kong », écrit le New York Times aujourd’hui. Voici un fait ahurissant (à supposer que vous soyez fraîchement débarqués de Mars) : le même quotidien et ses nombreux épigones n’ont prêté aucune attention à la véritable guerre du peuple qui fait rage en France, où les Gilets jaunes ont continué à se battre depuis quarante semaines contre l’austérité imposée par le régime de Macron. Onze personnes tuées et 2500 blessés en France, mais les médias occidentaux se contentent de marmonner sur l’antisémitisme des Gilets jaunes. Rien de neuf là dedans, certes. Les mêmes médias n’avaient pas remarqué la manif d’un million de personnes (one-million-strong demonstration) contre la guerre américaine en Irak, n’ont pas accordé d’attention au mouvement Occupy Wall Street, et ont sous-estimé les protestations contre les guerres américaines et les interventions. Une centaine de milliers de personnes marchant dans les rues à New York ne méritait pas un reportage si leur objectif ne cadrait pas avec les désirs du gouvernement réel ; en revanche, trois mille protestataires à Moscou – qui a douze millions d’habitants – se voyaient présentés comme la voix du peuple défiant Vlady le tyran.

C’est de cette façon bien particulière que les médias jouent leur rôle pour nous tenir informés. Si les médias mainstream s’intéressent à quelque chose, c’est habituellement pour mentir ; mais si les médias ne disent rien, vous pouvez parier que c’est important et qu’on ne vous encouragera pas à en apprendre plus. C’est particulièrement vrai dans le cas des revendications populaires. Comment pouvez-vous savoir qu’ils sont en train de vous mentir, disent les naïfs : parce qu’ils bougent les lèvres !

Le plus gros mensonge c’est d’appeler les rebelles de Hong Kong qui manifestent avec les drapeaux de l’Union Jack des manifestants « pour la démocratie ». Ces gens veulent restaurer le gouvernement colonial, se retrouver à nouveau régis par leurs seigneurs aux yeux ronds, stricts mais fiables. Ce pourrait être une bonne ou une mauvaise idée, mais rien à voir avec la démocratie. Le second plus gros mensonge c’est le slogan « Make Hong Kong Great Britain Again » (« Rendre Hong Kong britannique et grande à nouveau ») . Hong Kong n’a jamais fait partie de la Grande Bretagne. Cela n’a jamais été sur la table, ça ne rime à rien. Le politicien britannique le plus porté sur l’aventure et la diversité n’envisagerait jamais de faire de sept millions de Chinois dans un territoire au bout du monde des citoyens britanniques à part entière, membres de la démocratie britannique qui, quoiqu’imparfaite, n’en est pas moins réelle. Hong Kong était une colonie ; c’est ce à quoi les manifestants aspirent, ils veulent restaurer la colonie britannique.

Toutes proportions gardées, ceci vaut aussi pour les rassemblements à Moscou. Les manifestants moscovites rêvent d’une Russie occupée par les forces de l’OTAN, pas de la démocratie. Ils croient qu’ils constitueraient eux, les pro-occidentaux, au niveau culturel élevé, à l’esprit entrepreneurial, la classe compradore et prospère aux dépens des hoi polloi [Le petit peuple, NdlR]. Heureusement, ils ne sont pas nombreux ; les Russes ont déjà essayé de vivre sous occupation occidentale bienveillante entre 1991 et 2000, lorsque le FMI administrait leurs finances et que des conseillers venus de Harvard géraient la machinerie étatique. Des juifs raffinés et sans pitié, comme Bill Browder, Boris Berezovsky ou Roman Abramovich, ont alors fait fortune, mais la Russie s’est retrouvée ruinée et sa population réduite à la pauvreté. Bien peu sont les Russes qui voudraient revenir à ces années-là, mais il y en a. La majorité tient à empêcher cette minorité impatiente de satisfaire ses propres attentes. Ceux qui n’y arrivent pas fileront en Israël, comme ce jeune M. Yablonsky qui a découvert ses racines juives au bout de deux nuits de garde à vue. Il avait atterri en prison après avoir violemment combattu l’érection d’une église dans sa ville.

Les Chinois vont en finir avec leur souci Hong Kong de la même façon. C’est faisable si le gouvernement ne promet pas de réduire ses contre-attaques à des mesures inoffensives. Seule la menace imminente de suppressions douloureuses et sanglantes peut rendre ce genre de mesures superflues. De même, seule la menace d’un Brexit sans accord pourrait faire reprendre leurs esprits aux dirigeants bornés de l’Union européenne. Un État qui n’est pas prêt à user de la force va nécessairement échouer, comme c’est arrivé à l’État ukrainien sous Yanoukovitch en 2014. Le sang coulera et l’État se retrouvera en ruines, si ses dirigeants sont trop timorés pour couper court au soulèvement.

Nous pouvons distinguer un soulèvement réellement populaire d’interventions inspirées par l’étranger pour le compte des compradores. Le premier sera passé sous silence tandis que les seconds seront glorifiés par le New York Times, c’est aussi simple que ça.

Je ne me fais pas trop de souci pour la Chine. Les dirigeants chinois savaient comment s’y prendre avec Tian’anmen, ils ont su gérer les troubles des minoritaires, sans cruautés inutiles, mais sans hésitation ni prévarication. Ils n’ont pas tergiversé lorsque les États-Unis ont tenté d’envoyer leurs navires de guerre à Hong Kong, ils ne leur ont pas fait ce plaisir. Ils s’en remettront.

Israël Adam Shamir

 

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26 Commentaires

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  • #2264332
    Le 24 août à 11:32 par paramesh
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    Les Chinois voyagent à l’étranger, et n’ont pas besoin de la médiation de Hong Kong pour leurs affaires avec l’Occident.




    Cà c’est sûr, par contre , l’occident a un besoin vital de Hongkong et Singapour pour investir en Chine. En effet , il est impossible d’investir directement sur le marché financier chinois, on doit obligatoirement passer par l’intermédiaire de banques et de gestionnaires de fonds non domiciliés en Chine mais ayant les connections idoines avec la Chine continentale pour traiter ce trafic financier. ces institutions intermédiaires se situent pratiquement toutes à Hong Kong ou Singapour et toutes les grandes banques d’affaires mondiales ont pour se faire un département domicilié dans ces territoires pour faire ce travail. (Si vous en voulez la preuve, demandez à votre banque par quel biais vous pourriez investir (exclusivement) sur des produits financiers chinois.(quelques fonds de placement occidentaux proposent des produits chinois mais enrobés dans dans un bouquet de produits divers (émergents, asie,etc) et ils passent, de toutes façons, obligatoirement par les territoires pour négocier les produits chinois)

     

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    • #2264692
      Le 24 août à 22:22 par Sedetiam
      Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

      L’article est on ne peut plus explicite : les demi-nantis préfèrent être les esclaves du dessus du panier plutôt que les éclaireurs, depuis leurs paradis fiscal et autres avantages comparés, de leurs frères continentaux...

      Anecdote : de passage dans le sud-est pour cause de météo propice à la photographie de la Voie Lactée et autres déesses qui lui prêtent le sein, je suis tombé par hasard sur un défilé de G.I. recomposés, dont véhicules d’époque, commémorant la libération de Cannes, m’a-t-on confirmé : c’était il y a 75 piges.
      Et chacun d’applaudir au passage, empli de liesse : asiatiques y compris, sans qu’il ne s’agisse de Chinois ou de Coréens dont nous connaissons les traits physiologiques. Oubliées la diplomatie de la canonnière, la résolution du Golfe du Tonkin, les bombes atomiques ; vive Sardou !
      J’ai eu le toupet de m’adresser à une femme aux allures hexagonales pour lui demander combien le cortège en avait violé avant le défilé, pour la reconstitution historique : c’est l’idéal pour passer pour un débile à « l’étranger ». Par contre, zéro Tabor et pas le moindre Sénégalais au sein de la cohorte : quelques Maliens ou Congolais fraichement débarqués de Lampedusa via Vintimille apparaissant sur les trottoirs ou à la plonge des restos, oui, quelques autres Africains de Beauval autrefois confié par M. Pain au chocolat à « sa secrétaire » de 2012 lorsqu’ils n’avaient pas trouvé à s’insérer chez les édiles mis au piquet de la ligne P du Transilien : mais rien d’autre ; pas un seul succédané de Dorie Miller sur la colonne de chars...
      C’est dire si les Gaulois des villes et leurs descendants des champs (de coton) ont bouffé du Fernand Nathan et de l’O.N.G. Quant aux nouveaux boat people...

      Comme avait dit César : « On n’est jamais mieux baisé que par les siens ». Je vous accorde qu’en latin, la citation est plus belle : seulement, même cette langue est morte...

       
  • #2264347
    Le 24 août à 11:55 par Sedetiam
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    « Le sang coulera et l’État se retrouvera en ruines, si ses dirigeants sont trop timorés pour couper court au soulèvement. »



    Est-ce à dire que, pour les Gilets Jaunes cités en référence...

     

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    • #2264795
      Le 25 août à 06:46 par Ducius
      Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

      Je dirais tout à fait...

      Néanmoins dans les premières semaines, le gouvernement à eu peur (exfiltrations en hélico, blindés...).

      Le seul déterminant de la suite serait :
      Si répétition un cran au-dessus le pouvoir devra monter au niveau supérieur (faire des morts par balle ?) Et la suite sera déterminante.
      Les corps constitués ne sont pas en bon état (matériel et opérationnel)... Tout serait possible, dont un effondrement...

       
  • #2264356
    Le 24 août à 12:13 par nonyme
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    Si on essaie tous de construire une démocratie à l’échelle mondiale, ça va être un sacré bordel !
    Quoique dans l’autre sens aussi, donc bon...

     

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  • #2264374
    Le 24 août à 12:38 par spirit
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    J’ai lu quelques piges sur cet événement...beaucoup d’encre pour pas grand chose !
    La presse est trop unanime pour ne pas être suspecte.... !!!
    Israël Adam Shamir a tout à fait raison sur ce point et révèle certains côtés du dossier jamais évoquer par quiconque dans la presse mainstream...autre preuve s’il en est.. !!

     

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  • #2264417
    Le 24 août à 13:57 par Jacques
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    ER nous a rendus méfiants. Or la Chine actuelle, c’est le pire du capital du XIXe siècle et du bolchevisme. Et la référence à Mao (qui vivait dans le luxe et la pédophilie* -voir biographies- et le peuple dans la famine et les camps mais bon on a les héros qu’on peut...) reste inquiétante sauf si on adore un certain totalitarisme. Dans ce pays, on serait tous en taule. Ou morts.
    Donc oui il y a des voyages possibles à l’étranger (Afrique, UE etc) mais pour qui ?
    D’accord c’est un ennemi (mollasson) de l’empire, certains manifestants arboraient des drapeaux rossebiffes voire amères-loques mais ça ne suffit pas à en faire des néocons.

    *= sujet qui semble passionner le lectorat en ce moment, je ne résiste pas à l’envie de rappeler quelques précédents historiques qui sont foison et connus des spécialistes

     

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    • #2264466
      Le 24 août à 15:53 par batisto
      Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

      Enfin ! Merci, c’est exactement ça.

      Comment souhaiter la mort aux dissidents hongkongais alors que nous luttons contre le même genre de types en France ?...

      Si certains hongkongais souhaitent se rapprocher de la perfide Albion pour retrouver un semblant de liberté, c’est même compréhensible tant la peur légitime qu’ils ont de se retrouver sous la menace chinoise doit être grande.

      Pour qui connait la terreur qu’inspire le pouvoir chinois, il est impossible d’être contre les manifestants hongkongais, même ceux qui arborent des drapeaux UK. Et pourtant dieu sait comment je déteste les anglais et tout ce qui s’y rapporte (commonwealth).

       
    • #2264797
      Le 25 août à 06:59 par Ducius
      Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

      Certe certe...

      Mais bien malin de comprendre l’ensemble du tableau du théâtre diplomatique.

      Personnellement, je ne souhaite la mort de personne et personne ne dit que la Chine est exemplaire.

      La question est : ce soulèvement, et donc cette dissidence, est-il noyauté et âprement manipulé.
      Si téléguidé, l’élan est peut être légitime mais les fins probablement improductives...

      Alors d’ici à"soutenir"... Il faut prendre du recul...

      "Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont elles chérissent les causes..." Bossuet (il me semble)

       
    • #2265063
      Le 25 août à 17:11 par francky
      Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

      ER nous a rendu egalement intelligent alors reflechissez au lieu d’ecrire des anneries.... Regarder la Lune et non le doigts.
      Dans un combat politique on soutient l’ ennemi de notre ennemi même si le premier ne pense pas comme nous...
      Qd au chinois ils ont toujours vécu sous un regime autoritaire, ils ne veulent pour rien au monde d’une democratie liberale qui ne leur apporteraient que pauvreté et les obligeraient à terme à idolatrer Mammon !!!!

       
  • #2264638
    Le 24 août à 21:20 par Rolf
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    Bientôt dans les pays d’Afrique noire francophone on dira : " Faite l’Afrique à nouveau française " . Ca se chuchote déjà à Madagascar où on regrette "l’odieux oppresseur" . Bernard Lugan pourrait faire le point à ce sujet . Et puis il n’y aurait plus de migrants .

     

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  • #2264747
    Le 25 août à 00:10 par goy pride
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    Hong Kong un peu comme Taiwan c’est un peu plus complexe que la position du nègre de maison. En effet Hong Kong bien que colonie a toutefois bénéficié pendant longtemps d’une très large autonomie politique rendant la présence britannique indolore et pour ainsi dire imperceptible. Les institutions étaient certes de type britannique (organisation du système de justice...) mais ce sont les Chinois de Hong Kong qui géraient leur cité avec une intervention des Anglais minimale. C’est pour cette raison que cela a fait naître chez les Hong Kongais une conscience identitaire singulière. Chez l’écrasante majorité des Chinois de Hong Kong cela ne se traduit pas par des velléités d’indépendance mais ils n’en sont pas moins très attachés à leur particularités et sont inquiets de perdre cela. Et perso bien que je sois pro-Pékin je les comprends car il y a des aspects de la société chinoise actuelle qui font très peur ! Par exemple ce système de bon point social consistant de noter les gens et de rendre public la note de chaque citoyen et de voir leur droits altérer en fonction de cette dernières. C’est en fait une sorte de permis à points mais étendu à la vie entière...enfin bref ce qui se passe à Hong Kong est relativement complexe, il s’agit d’un mouvement basé sur des inquiétudes légitimes dans lequel se mêle des agitateurs professionnels télécommandés depuis l’étranger. Si la Chine réagit avec tact et évite la brutalité ce mouvement se fatiguera de lui même car les fanatiques sous contrôle étranger ne sont qu’une poignée de branleurs étudiants et membres d’ONG...mais le reste de la population ont autres choses à foutre que de passer journées entières dans la rue.

     

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  • #2264788
    Le 25 août à 05:47 par Monnaie de singe vs crépuscule des idiots
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison



    Excellent titre, qui d’ailleurs résume parfaitement la vraie-fausse* révolte des Nations (radio-guidées par la fine équipe...)

    Vraie, car la colère est effectivement là,
    et fausse, car les Nations sont d’artifices et de clichés...

    Les constructions des frontières politiques de ces derniers siècles sont les résultats de contrats marchants (avec leurs annonces publiques solennelles, couvertes de slogans démocratiques, d’allégories fantastiques, ou ornées d’épitaphes royales délabrés, selon les latitudes et les sangs croisés...)

     

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  • #2264879
    Le 25 août à 11:07 par Hijack
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    Excellent titre que « Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison » , tout autant que l’analyse globale de très haut niveau de Shamir, homme pensant sans aucunement être atteint du syndrome du « vu a la tv occidentale », comme bcp en sont atteints à l’insu de leur plein gré.

    La Chine, tout comme la Russie sont et seront tjrs ds l’oeil du cyclone et une majorité de bien pensants occidentaux en profitent pour étaler leur confiture industrielle. Ces 2 géants sont un vrai contre pouvoir anti imperialo_sioniste, sans trop faire de cinéma, mais avec sourdine « real politique » oblige.

    Les fils à papa de H.K, comme l’indique Shamir, ne supportent plus que l’écart social entre eux et le continent se réduise. La vérité, tout comme contre la Libye, la Syrie etc ... les medias occidentaux ne manquent jamais de nous en donner la teneur, soit par leurs mensonges, soit leur silence.

    Cet article de Shamir est le plus réaliste, tenant compte de tous les paramètres, tant historiques que géopolitiques ... merci à lui et à E&R.

     

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  • #2265322
    Le 26 août à 10:29 par mariz
    Hong Kong, ou la révolte des nègres de maison

    Nier, minimiser ou justifier l’oeuvre génocidaire des Hans contre les Ouïgours élimine d’office l’auteur de l’article...

    A Hong Kong c’est plusieurs MILLIONS de manifestants régulièrement, on est très très loin des milliers ou centaines de gilets jaunes : alors vouloir insulter les uns et encenser les autres, bof.

    La vérité c’est que la Chine n’est pas un contre-modèle, aucun gilet jaune ne voudrait d’une société pareille.
    bref, article nul

     

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