Egalité et Réconciliation
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« Israël est derrière le 11 septembre », selon le professeur Sabrosky

« Le 11 septembre a directement causé la mort ou blessé plus de 60′000 Américains, et Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays ont été tuées, blessées ou rendues sans-abri. C’est une une plaie actuelle ! Ce n’est pas votre blessure de l’USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam, c’est une plaie ouverte ! Et ce que les Américains doivent savoir, c’est que ce sont les Israéliens qui l’ont fait. Ils l’ont fait ! »

Professeur Alan Sabrosky

Transcription de l’entretien :

Mark Glenn : Dr Sabrosky, bienvenue à l’émission.

Dr Alan Sabrosky : Merci beaucoup, Mark. C’est un plaisir d’être ici.

MG : Eh bien, croyez-moi, tout le plaisir est pour nous. Comme je l’ai dit, cet article que vous avez écrit cette semaine – il y a très peu d’articles qui captent vraiment mon attention ces temps-ci, comme vous pouvez le comprendre, Dr Sabrosky, parce qu’il y a tellement d’informations et tant de gens qui s’expriment. Mais celui-ci a particulièrement capté mon intérêt et maintenu mon intérêt pendant toute la lecture de cet article – que je vais vous lire ici dans une minute. Mais avant d’entrer là-dedans, je vais juste aller de l’avant et vous donner la parole ici, et vous laisser dire des choses que je crois nécessaire de dire.

AS : Mark, nous nous sommes parlés plus tôt et, vous le savez, mes sentiments sont que je suis tout à fait disposé à débattre de problèmes avec n’importe qui sur n’importe quel sujet. La plupart d’entre nous ont des vues différentes sur les choses, et aucun d’entre nous, je pense, ne croit détenir toute la vérité pour lui-même. Ceux qui le croient sont des imbéciles.

Le sujet sur lequel j’ai écrit cette fois a attiré mon attention aussi parce que s’il y a quelque chose qui est plus important c’est la loyauté : la loyauté envers le pays, la loyauté envers le peuple, la loyauté à la Constitution. Et à mon grand mécontentement et j’ai honte – parce que j’ai une famille juive, dont aucun n’est sioniste – la grande majorité des juifs américains donnent leur allégeance à un pays étranger. Ils peuvent avoir la citoyenneté américaine, mais leur allégeance va à Israël. Et comme je l’ai dit dans l’article, c’est une forme de bigamie politique qui est tout aussi malhonnête que la bigamie matrimoniale. Je ne suis pas marié en ce moment, mais quand je l’étais, la loyauté envers ma conjointe était absolue. Elle doit être là. Je pouvais regarder et dire : « Ah ! Il y a Farrah Fawcett, » et je pouvais admirer quelqu’un là-bas mais je n’ai pas offert à cette personne mon allégeance. Il y a une différence entre admirer de loin et donner allégeance à cette chose. Et c’est la même chose avec un pays.

Certains de mes parents [américains] sont allemands, certains sont irlandais, et ils ont tous une certaine mesure d’allégeance à ces cultures, mais ce n’est pas une allégeance politique. Il s’agit d’une appartenance sociale. C’est comme dire : « On va se tenir debout le jour de la St-Patrick », ou « On va se tenir debout à l’Oktoberfest », ou « Nous allons fêter ça,« et nous sommes fiers d’être allemands ou irlandais, ou quoi que ce soit d’autre. Mais aucun d’entre nous ne donne son allégeance à l’Irlande ou à l’Allemagne. Les Juifs le font. Et si nous ne le disons pas – peu m’importe d’être taxé d’antisémite – si nous ne nous levons pas pour dire, « La vérité est la vérité, leur allégeance à un pays étranger, ils sont des traîtres », alors nous sommes malhonnêtes avec nous-mêmes.

MG : Ce serait une chose s’ils avaient cette allégeance à ce pays étranger, et que les intérêts nationaux de ce pays étranger imitaient les nôtres – or ce n’est pas le cas. La troisième patte de ce fauteuil est aujourd’hui un homme ayant vécu de première main le fait que les intérêts nationaux de cet autre pays ne sont pas les mêmes que les intérêts nationaux de ce pays.

AS : Mais c’est encore plus que cela, Mark. J’ai eu une discussion amère avec un de mes cousins juifs qui a émigré en Israël et conservé la nationalité américaine. Si quelqu’un aime un autre pays assez pour y déménager : tant mieux pour lui. Ils y vont, et c’est tout – ils sont partis. Mais ils gardent la nationalité américaine afin de pouvoir continuer à participer à nos élections, à siéger dans nos bureaux – regardez Rahm Emanuel : il a servi dans les forces armées israéliennes, et non dans les forces armées américaines, et il est de loin la deuxième personne la plus puissante de ce pays – facilement.

C’est une trahison. Je vais vous dire maintenant : si les Palestiniens avaient la même influence en Amérique, je m’y opposerais de la même manière. Je me fous de quel pays il s’agit, quelle est l’allégeance, ce qui compte pour moi, c’est que si vous êtes américain, vous aimez ce pays en premier, et en dernier, et ça s’arrête là. Et je ne m’inquiète pas que vous soyez de la Navy, de la Marine, peu importe ce que vous êtes. Phil, vous et moi serons sans doute d’accord sur ce point — et sans doute l’une des rares choses sur lesquelles un gars de la Navy et un gars de la Marine soient d’accord — mais je pense que chacun de nous est d’accord que la loyauté envers l’Amérique est la seule part non-négociables de la citoyenneté américaine.

Phil Tourney (survivant du USS Liberty) : Absolument, Alan, et je vais vous dire, vous être un Marine des États-Unis, cela vous est consubstantiel, et d’être un Marine – Semper Fidelis, toujours fidèle – vous êtes fidèle à votre pays ; et je suis désolé que vous ayez eu cette prise de bec avec votre cousine, mais vous êtes toujours fidèle à votre pays et je comprends exactement d’où vous venez.

** Mark, je ne pense pas que tu aies lu au début de l’émission les références du docteur. Je souhaiterais que tu le fasses, parce que ça signifie beaucoup, et cela signifie beaucoup pour moi de les entendre.

MG : Absolument, et je vais le faire dès maintenant car je suis sur le point d’entamer la lecture de cet excellent article.

Alan Sabrosky (Ph.D, Université du Michigan) est un Américain qui a oeuvré pendant dix ans dans le corps des Marines et qui est un ancien diplômé de l’US Army War College.

Maintenant, non seulement cela – Dr. Sabrosky me corrigera si je me trompe ici – non seulement vous êtes diplômé de l’US Army War College, mais vous étiez le directeur des études pendant un certain temps – est-ce exact ?

AS : C’est exact. Pendant cinq ans et demi.

MG : Cinq ans et demi comme directeur d’études à l’US Army War College. Vous savez, de tous les titres que j’aimerais avoir à la suite de mon nom, Dr Sabrosky, celui de directeur des études au US Army War College serait certainement l’un d’entre eux.

AS : Merci beaucoup, j’apprécie.

MG : Très bien, Mesdames et Messieurs, même si j’ai l’air de la mère d’un écolier ici en lisant cet article pour vous, néanmoins, je vais le faire. Non pas comme un geste d’insulte à votre intelligence – parce que je sais que vous êtes tous bien lettrés – mais j’ai été tellement impressionné par cet article qu’il soit dûment conservé ici dans le contexte de cette conversation, et c’est la raison pour laquelle je vais le lire.

En date du 12 mars 2010, par le Dr Alan Sabrosky :

Le visage sombre du nationalisme juif

« Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a dit un jour à une réunion du Likoud qu’ « Israël n’est pas comme les autres pays. » Curieusement pour lui, cette fois là il disait la vérité, et ça n’est nulle part plus évident que dans l’exemple du nationalisme juif, qu’on lui attribue ou pas l’étiquette de « sioniste ».

Le nationalisme dans la plupart des pays et des cultures peut avoir des aspects positifs et négatifs, unifiant un peuple et, quelquefois, le poussant contre son voisin. L’extrémisme peut émerger, et l’a souvent fait, au moins en partie dans presque tous les mouvement nationalistes/d’indépendance dont je me souviens (par exemple, le mouvement nationaliste français avait La Terreur, le Kenya avait les Mau-Mau, etc.)

Mais alors que l’extrémisme des autres mouvements nationalistes est une aberration, l’extrémisme dans le nationalisme juif est la norme, montant les juifs sionistes (laïques ou observateurs) contre les Goyim (le reste du monde), qui sont potentiellement ou bien des prédateurs ou bien des proies certaines, sinon les deux successivement. Cela ne signifie pas, d’aucune façon, que tous les Juifs ou tous les Israéliens ressentent et agissent ainsi. Mais cela signifie qu’Israël est aujourd’hui ce qu’il ne peut éviter d’être, et ce qu’il serait sous n’importe quel gouvernement élu (un point que je vais développer dans un autre article).

Les différences entre le nationalisme juif (le sionisme) et celui d’autres pays et cultures, sont selon moi quadruples :

1. Le sionisme est un véritable balai de sorcière de xénophobie, de racisme, d’ultra-nationalisme, de militarisme, ce qui le place en dehors d’un simple « contexte nationaliste » – par exemple, quand j’étais en Irlande (dans les deux portions), je n’ai vu aucune indication selon quoi les PIRAs ou quelqu’un d’autre faisaient pression pour qu’une Irlande unie planifie d’envoyer les protestants dans des camps ou à l’extérieur du pays, bien qu’il puisse très bien y en avoir une poignée qui pense ainsi – et qui dépasserait de loin les misères infligées par les nazis ;

2. Le sionisme sape la loyauté civique de ses adhérents dans les autres pays, ce que les autres mouvements nationalistes (et même des mouvements ultra-nationalistes comme le nazisme) n’ont pas fait – par exemple, une grande majorité des Juifs américains, y compris ceux qui n’ont pas ouvertement la double citoyenneté, épousent une forme de la bigamie politique appelée « double loyauté » (à Israël et aux États-Unis) qui est tout aussi malhonnête que la bigamie matrimoniale, les tentatives de faire impasse sur la préséance qu’ils accordent à Israël par rapport aux États-Unis (beaucoup de Rahm Emanuel là-bas qui ont servi dans l’armée israélienne mais PAS dans les forces armées américaines), et n’a absolument aucun parallèle dans le sens d’une identité nationale ou culturelle adoptée par n’importe quel autre groupe ethnique ou racial définissable aux États-Unis – même le Bund nazi aux États-Unis a disparu une fois que l’Allemagne et les États-Unis sont entrés en guerre, avec la quasi-totalité de ses membres se portant volontaires dans les forces armées américaines ;

3. L’« ennemi » des mouvements nationalistes normaux est la puissance occupante et peut-être ses alliés, et une fois l’indépendance assurée, des relations normales avec la puissance occupante sont vraiment la norme, mais pour le sionisme presque tout le monde extérieur est un ennemi réel ou potentiel, ne différant qu’en terme de proximité et de position dans sa très longue liste d’ennemis (qui est maintenant la liste des cibles des États-Unis) ; et

4. Presque tous les mouvements nationalistes (y compris les irrédentistes et les variantes sécessionnistes) ont l’intention de créer un État indépendant à partir d’une population en place ou pour réunir un peuple séparé (comme les Allemands des Sudètes dans les années 1930) – il est très rare qu’il comprenne le déplacement massif d’une autre population indigène, qui est beaucoup plus commune dans les mouvements colonialistes réussis tels qu’aux États-Unis – et peut-être une raison expliquant que la plupart des Américains ne se sentent pas concernés par ce que les Israéliens font subir aux Palestiniens, même s’ils le savaient, puisque ce n’est pas tellement différent de ce que les Européens d’Amérique du Nord ont fait aux Amérindiens ici sur une plus longue période de temps et avec une technologie peu développée.

Les implications pour les perspectives de paix au Moyen-Orient, et pour d’autres pays sous l’emprise (ou pas) de leurs lobbies juifs domestiques, donnent le frisson. Le fait que le livre du Deutéronome prenne vie dans un État doté d’un arsenal nucléaire serait suffisant pour donner à réfléchir à quiconque n’est pas soumis par l’argent ou la corruption – qui de nos jours englobe le gouvernement des États-Unis, compte tenu de l’inclination d’Israël à lancer de la boue dans le visage de l’administration Obama et compte tenu de l’inclination visible Obama à accepter cela avec le sourire, l’ « Oncle Tom » de Bibi Netanyahou vient à Washington.

Feu le général Moshe Dayan, qui – sionistes ou pas – fait partie de mon propre Panthéon honorifique des héros militaires, aurait apparemment fait remarquer que la sécurité d’Israël dépend du fait qu’elle soit perçu par autrui comme un chien enragé. Il avait sans doute raison. Mais il a négligé de noter que la réponse préférée de tout le monde est de tuer ce chien enragé avant qu’il puisse décider de se déchaîner et de mordre. Il s’agit d’une option à considérer. »

MG : C’est ce qu’écrit Alan Sabrosky PhD, ancien directeur des études à l’US Army War College.

Dr. Sabrosky, je ne peux penser à aucun autre article que j’aie lu, de mémoire récente, qui résume essentiellement le problème auquel nous avons affaire en ce moment de manière plus précise et aussi succincte que cet essai que vous avez écrit. Vous avez, pour toutes fins pratiques, enfoncé le clou de cette affaire. Je suppose que la raison pour laquelle je suis tellement enthousiasmé par cet article, Dr Sabrosky, est que l’une des choses que j’ai noté au sujet de ce problème auquel nous faisons face – en termes de sionisme, de la puissance du lobby juif, et tout le reste – c’est que tout est enveloppé dans un brouillard de confusion ou de mystère, et cela, je crois, de façon délibérée. Je pense que c’est l’un des principaux éléments expliquant le fait que ce puissant intérêt étranger soit en mesure d’obtenir ce qu’il veut. Je veux dire, regardons les choses en face : il s’en est tiré avec l’attaque d’un navire américain durant près de deux heures et tuant 34 hommes – c’était un acte de guerre, et ils s’en sont tirés. Non seulement ils s’en sont tirés, ils ont même été récompensés par trois milliards de dollars par année minimum. Quand on regarde les deux guerres dans lesquelles les États-Unis se retrouvent, et sur le seuil d’au moins deux autres, et tout cela au profit d’un certain pays étranger assis sur la rive orientale de la mer Méditerranée – ils ont eu un franc succès à mettre tout cela en place et je pense que l’une des principales composantes de cela est le fait que très peu de gens comprennent réellement la nature du problème – et je pense que votre article révèle essentiellement le problème, qui est que lorsque vous avez des gens qui essaient de dire qu’ils sont fidèles aux États-Unis et, en même temps, fidèles à un gouvernement étranger, c’est un mensonge.

AS : Ça l’est, et c’est plus que cela, Mark. Ce que nous devons proclamer bien haut, c’est que non seulement ils ont attaqué le USS Liberty, ils ont fait le 11 septembre. Ils l’ont fait.

J’ai eu de longues conversations au cours des deux dernières semaines avec des contacts à l’Army War College, au Siège du corps de la Marine, et j’ai dit très clairement dans les deux cas qu’il est à 100% certain que le 11 septembre était une opération du Mossad [services secrets israéliens]. Point final.

Vous savez, Phil, je ne dénigre pas ce qui est arrivé au USS Liberty, pas le moins du monde – vous comprenez cela – mais pour la plupart des Américains ce qui est arrivé au USS Liberty, ou au Vietnam, c’est de l’histoire ancienne. Maintenant, c’est de l’histoire ancienne. Vous savez, ils peuvent être préoccupés à ce sujet, mais ils ne vont pas se mettre en colère à ce sujet.

Le 11 septembre a directement causé plus de 60 000 Américains morts et blessés, Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays nous avons tués ou blessés ou rendus sans-abri, et c’est une plaie actuelle. Ce n’est pas votre blessure du USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam. Nous en avons tous les deux, chacun de nous s’en préoccupe. Mais c’est une plaie ouverte. Et ce que les Américains ont besoin de comprendre, c’est que c’est eux qui l’ont fait. Ils l’ont fait. Et s’ils comprennent cela, Israël va disparaître. Israël va tout simplement disparaître de cette Terre.

J’ai envoyé un film à l’un de mes collègues et cela montrait essentiellement des Américains endeuillés alors que leurs morts sont rapatriés. Et je l’ai montré l’un d’eux – c’est une femme – le coeur complètement arraché par la douleur en train de pleurer son soldat mort. Et j’ai dit, vous le savez, si jamais les Américains savent qu’Israël a fait cela, ils vont les rayer de la surface de la Terre, et ils ne vont pas s’en faire pour eux comme lorsqu’on tue un rat – pardonnez mon langage – de ce que cela va coûter. Ils n’auront pas de pitié. Ils vont le faire. Et ils le devraient. Et ils le devraient.

PT : Alan, votre article et votre cœur et votre témoignage et ce que vous croyez en est déchirant pour moi. C’est comme nos pères fondateurs, et leurs ombres, qui parlent et qui disent : « Nous devons résoudre ce problème, nous devons le faire à notre manière, et nous devons le faire maintenant, ou nous seront terrassés. »

AS : Exactement. Absolument, Phil. Je suis entièrement d’accord.

TP : Votre article doit être expédié à la Bibliothèque du Congrès immédiatement.

AS : Eh bien, je peux vous dire qu’il est lu par certaines personnes au siège du corps des Marines et à l’Army War College. Je leur ai envoyé la semaine dernière et j’ai eu de longues discussions avec les gens là-haut, et il y a certaines personnes très, très mécontentes.

MG : Que disent-ils, si vous pouvez parler de cela, Dr Sabrosky ?

AS : L’étonnement. La première chose, Mark, est l’étonnement. Ils ne savaient pas. Ils ne savaient vraiment pas. Et ce ne sont pas des gens stupides. Ils ne savaient vraiment pas.

Et la réaction suivante est la rage. Une véritable rage. Et les sionistes jouent ceci comme un pari « tout ou rien », parce que s’ils perdent celui-ci, si le peuple américain réalise ce qui s’est passé, ils sont finis.

Et je vais vous dire franchement – je ne pense pas que l’un de vous ait une ascendance juive. J’en ai. Vous savez, j’ai un grand-parent qui est juif. Comme nous en parlions moi et Phil Weiss de Mondoweiss – c’est un juif qui publie beaucoup d’articles critiques sur Israël – et j’ai dit que pour le Rabbinat orthodoxe je ne suis pas un Juif. Mais pour les nazis, je suis passé par là. Et si cela explose, je vais tomber avec le reste d’entre eux. Et je le sais. Je le sais tout simplement. Mais si tel est le prix pour refaire l’Amérique à neuf…

Quand j’ai prêté serment il y a 51 ans au sein du corps de la Marine des États-Unis, personne ne nous a promis la vie. Personne ne l’a fait. Ils nous ont promis le devoir, la fidélité et le service – et peut-être la mort. Et c’est comme ça qu’ils nous parlait en 1959. Je ne pense pas qu’ils leur parlent encore ainsi. Mais en 1959 ils le faisaient, et si ma mort était une condition nécessaire pour sauver l’Amérique – alors, qu’importe, j’aurais pu mourir au Vietnam. C’est mon service, mon pays, mon corps [de la Marine]. Et, Phil, c’est comme vous dans la Navy : nous avons signé pour cela et nous aimons notre service. Et aucun de nous ne veut mourir. Certes, je ne le veux pas. Je ne pense pas que l’un de vous ne le veuille. Mais si c’est le prix, alors c’est le prix que j’aurai à payer. Je le pense vraiment.

PT : Quand vous parlez des Marines, j’ai le plus grand respect et je connais votre devoir envers votre pays. Lorsque la torpille a frappé notre bateau et que je suis entré dans la partie inondée, devinez qui j’ai tiré de là : un soldat de la Marine des États-Unis, du nom de Bryce Lockwood. Et il était accroché à un autre marin et lui sauva la vie, et il a reçu une étoile d’argent. Dieu le bénisse pour cela.

Et je comprends de tout mon cœur ce qu’il y a dans le vôtre, car je l’ai dans mon cœur. Je n’ai pas appris en devenant un marin en tant que tel, mais je l’ai appris par la grâce de Dieu pour sauver notre navire, je l’ai appris par des savants comme vous, je l’ai appris par des bons amis comme Mark Glenn et mes compagnons de bord – et je l’ai appris à travers les actions d’Israël. Et quand vous m’avez frappé très, très fort il y a tout juste une seconde lorsque vous avez parlé du 11 septembre. Vous êtes très prêt à dire que, oui, ils l’ont fait, le 11 septembre. Oui, ils ont fait. Et, vous savez, mon cœur s’est brisé. Et j’ai vu cet avion – le dernier – entrer dans la tour. Et de voir cela … Je veux dire, je sais que c’est dans votre cœur, et dans celui de Mark, et tout les autres, de voir vos compatriotes américains massacrés et assassinés comme ils l’ont fait au USS Liberty. Alan, c’est quelque chose qui, si nous ne parlons pas, si nous n’avertissons pas les gens à ce sujet – je crois que Dieu veut que nous le fassions – et si nous ne le faisons pas : honte à nous.

AS : Je suis amplement d’accord à ce sujet, et je vais vous le dire – j’ai un rêve, comme Martin Luther King Jr. a dit un jour, et mon rêve est que les 5e et 6e flottes des États-Unis attaquent Israël et le rasent. Et c’est la fin de ce rêve.

MG : Juste pour le rappel, Dr Sabrosky, c’était il y a trois ans – et je me souviens distinctement que j’étais à une émission de radio au cours des préparatifs pour la réunion des gars du Liberty qui allait avoir lieu à [Washington] DC – et j’ai fait une prédiction en ondes que je pensais de tout mon cœur à l’époque et je le crois toujours de tout mon coeur, qu’un jour, d’une manière ou d’une autre – je ne sais pas exactement comment cela va se passer – je m’en doute – qu’un jour et d’une façon ou d’une autre, peut-être beaucoup plus tôt qu’aucun de nous s’y attend, les États-Unis vont se trouver en guerre avec Israël. Et je veux dire une vraie guerre de tirs.

Maintenant, techniquement parlant, nous sommes en guerre avec elle parce qu’elle est en guerre avec nous. Elle cherche à nous détruire. Nous ne l’avons tout simplement pas réalisé pour le moment.

Ma prédiction personnelle est que, probablement, – encore une fois, plus tôt qu’aucun d’entre nous pourrait s’y attendre ou ne souhaite l’envisager – Israël va commettre un autre 11 septembre. Elle va faire un nouveau USS Liberty. De toute évidence, certaines personnes assez puissantes dans certains lieux très visibles, comme le président du Joint Chiefs of Staff, Mike Mullen, pense que c’est une possibilité, étant donné qu’il a coupé court à un voyage qu’il avait fait en l’Europe il y a quelques années pour s’empresser d’aller en Israël pour rencontrer son homologue et l’avertir en termes non équivoques combien il était important qu’il n’y ait pas un second USS Liberty.

Ainsi, concernant ce que vous deux venez de parler, que nous avons besoin d’en parler, je vais proposer une autre théorie ici pour en discuter. Nous aurions déjà eu ce second 11 septembre, ou ce second USS Liberty – cela aurait déjà été un fait accompli si ce n’était du fait qu’un nombre croissant de personnes ont parlé de ce problème depuis le 11 septembre.

Je pense qu’Israël a regardé tout cela et s’est dit : « Nous devons laisser les choses se refroidir un peu pour le moment – si nous essayons une nouvelle tentative dès maintenant, alors nous sommes cuits : nous allons faire éclater notre couverture. »

AS : Ce n’est pas seulement une question de souffler notre couverture. Si jamais les Américains comprennent vraiment cela – ils sont de l’histoire ancienne. Ce sera une guerre sanglante et brutale – et ils disparaîtront. Je veux dire, ça ne sera même pas un match serré. Et ils le savent. Ce qu’ils comprennent, je crois, aussi, c’est que leur influence est sur les nominations politiques. Leur effet de levier n’est pas dans les services en uniforme [militaire].

Si vous consultez l’Army Times, le Navy Times, ou n’importe lequel des journaux de n’importe quel service, vous avez une vision très différente de celle que l’on voit lorsqu’on regarde le Congrès et la Maison Blanche. Et l’armée n’a pas été achetée. L’armée est fidèle mais elle n’a pas été achetée. Et si jamais elle comprend cela – qu’elle le comprend vraiment, vraiment profondément – et c’est ce que j’ai constaté lorsque j’ai remis certaines de ces informations à l’Army War College et au siège du Corps des Marines – et j’ai mentionné à l’un de mes contacts au siège du Corps des Marines, j’ai dit : « Tu sais, ils ont fait le 11 septembre …, » et il a répondu : « Vous n’y pensez pas. » J’ai dit : « Absolument ».

Et si jamais ils comprennent cela, ces gens là sont de l’histoire ancienne.

MG : Eh bien, maintenant laissez-moi vous demander quelque chose, docteur, et évidemment je comprends que nous avons besoin de protéger les noms des innocents ici…

AS : Il n’y a pas innocents ! [Rires]

PT : Je suis d’accord.

MG : Je voudrais en savoir un peu plus à ce sujet. Je veux dire, ces conversations que vous avez avec vos collègues qui sont encore en service en uniforme. Quelle est leur réaction lorsque vous leur dites de telles choses ?

AS : La première est l’incrédulité, et ce que je leur montre immédiatement après, c’est une entrevue avec un expert en démolition danois nommé Danny Jowenko, et ça montre le troisième bâtiment du World Trade Center en train de tomber – le WTC 7. Et ils regardent ça, et je leur ai dit : « Maintenant, vous comprenez que si l’un des bâtiments a été câblé pour être démoli, ils ont tous été câblés pour être démolis. » Et c’est tout. C’est le point de bascule.

Je veux dire, entrer dans les arguments au sujet de qui était aux commandes de quoi, et où ils étaient, et s’il y avait de la nano-thermite – ces choses sont vraies, mais elles sont accidentelles. La chose qui est nécessaire est de dire aux gens : trois bâtiments sont tombés ; le troisième n’a pas été touché par un avion, il a été câblé pour une démolition contrôlée, par conséquent, ils ont tous été câblés pour une démolition contrôlée. Et à partir de cet instant, la réaction est la rage. L’incrédulité d’abord et puis ensuite la rage.

MG : Eh bien, je dois vous dire, que je trouve cela très encourageant, car sur la base des conversations superficielles que j’ai eu avec certains militaires – et je fais très attention à ce que je dis parce qu’on ne sait jamais sur quoi on marche lorsqu’on démarre une discussion de ce type avec l’un d’entre eux – à partir de ces conversations rapides que j’ai eues avec certains d’entre eux, ils ont aucune idée et ne veulent pas en entendre parler. Ils sont fidèles au drapeau qui est sur l’écusson de leur manche gauche, et l’idée que le gouvernement puisse être impliqué d’une manière ou d’une autre dans toutes sortes de hauts crimes et de trahison contre le peuple américain est impensable pour eux, ainsi je suis heureux d’entendre qu’il reste encore quelque matière grise et quelque patriotisme – au moins dans les milieux auxquels vous avez accès, Dr Sabrosky.

AS : Eh bien, ce n’est pas qu’ils ne veulent pas l’entendre, c’est qu’ils ne le savent pas. Ce que j’ai fait quand je l’ai présenté à ces gens et que je leur ai dit, « Examinez seulement ce point-là – il suffit de regarder cette image. Je ne vais pas vous donner d’arguments – il suffit de regarder. » Et ils regardent le film et, sans exception, ils reviennent en disant : « Ils l’ont fait, n’est-ce pas. » Je leur ai dit, « Ouais – ils l’ont fait. »

** PT : Puis-je vous interrompre ici une seconde – je voulais juste mentionner, parler des militaires, certains des militaires les plus distinguées que j’aie eu le plaisir de rencontrer … L’amiral Thomas Moore, l’ancien chef d’état-major qui nous a soutenu du début à la fin dans l’enquête sur le USS Liberty, et ainsi de suite et ainsi de suite.

Et puis Ray Davis – il était un commandant du corps de Marine des États-Unis. Il a dit directement – cela ne concerne évidemment pas le 11 septembre – que le USS Liberty n’était pas une erreur d’identité, c’était un meurtre de sang-froid, prémédité. Donc, il y a des gens dans l’armée [qui savent].

Ces gars étaient retraités à l’époque – mais quand vous éduquez les gens, comme vous faites, Alan, les gens qui servent dans l’armée maintenant, vous avez parfaitement raison : ils ne savent pas, car personne ne sait. Cela a été caché. Tout a été caché. Cela a été si bien camouflé que ça prendrait presque un messie pour nous sortir de là.

MG : Dr Sabrosky, je voulais vous demander – puisque nous sommes dans une certaine mesure en train de pronostiquer aujourd’hui, et de faire des prédictions – que pensez-vous qui va se passer ?

Je veux dire, j’avais une conversation avec quelqu’un l’autre jour à propos de la situation avec l’Iran, et le fait est que, indépendamment de savoir si l’Iran poursuit activement ou pas la construction d’une arme nucléaire, le fait est qu’Israël ne peut se permettre que cette guerre n’ait pas lieu. Quelque chose doit se produire, même si c’est juste quelques bombardements en Iran et puis rendre ça vraiment spectaculaire grâce au contrôle des médias. Ils doivent faire quelque chose pour récupérer une partie de leur image publique, alors seriez-vous d’accord avec moi sur ce point, et en supposant que vous êtes d’accord avec moi à ce sujet, que pensez-vous qu’Israël fera dans un proche avenir ?

AS : Nous allons avoir la guerre contre l’Iran. Et je suppose que la « rue arabe » va exploser.

PT : Je suis d’accord.

AS : Et les forces américaines, les unités américaines, comme siège de la 5e Flotte à Bahreïn, tout le reste – il va y avoir une liste de victimes desquelles nous n’allons même pas nous préoccuper.

PT : Alan, je pense que cette chose était prédestiné dès le premier jour. Ça a commencé en Afghanistan. Ils vont ensuite en Irak et l’Iran était le gros morceau de résistance prévu depuis le début. Qu’en pensez-vous ?

AS : Oui. Pas de doute là-dessus. Et en fait, si la résistance irakienne n’avait été si forte cela aurait déjà eu lieu dans la seconde administration Bush.

PT : Absolument. Je suis d’accord à 100%.

MG : Donc, toutes ces réticences, la réticence – peu importe comment vous voulez l’appeler – ce qui semble être de la réticence de la part de l’administration Obama – qu’est-ce qui se passe selon vous ? Je veux dire, regardez, juste la semaine dernière nous avons eu quelques choses que je considère assez dramatiques qui ont été dites par l’administration Obama en ce qui concerne Israël et les colonies de peuplement et quoi d’autre. Qu’en est-il ? Est-ce là rien de plus que de la gesticulation de la part de l’administration Obama ou sont-ils vraiment en train de se replier ?

AS : L’administration Obama n’a pas retenu un seul dollar, un seul avion – rien. Les mots ne valent pas grand chose.

Les Israéliens ont commis une erreur tactique en insultant Biden – et Biden n’est pas un de mes favoris, mais il est un gars intelligent de la rue et il n’aime pas être humilié. Cela fait partie de la donne. Mais rien ne s’est produit de façon à affecter concrètement quoi que ce soit que nous donnons à Israël. Rien. Et tant que rien ne se passe qui puisse affecte concrètement ce que nous leur donnons, rien d’autre n’a d’importance.

MG : Pourquoi ne sommes-nous pas déjà en guerre avec l’Iran alors ?

AS : En partie parce que nous ne pouvons pas trouver une excuse suffisante pour justifier cela et pour nous permettre de nous soustraire à ce que nous faisons en Afghanistan et, dans une moindre mesure, en Irak. C’est qu’il y a juste un petit trop à gérer.

Je suis sûr que le schéma était le suivant : l’Afghanistan en 2001, l’Irak en 2003, l’Iran en 2005, la Syrie en 2007. Le problème est que la résistance irakienne n’a pas laissé cela se produire. Alors maintenant, l’échéancier est un peu différent, et je ne suis pas sûr de savoir comment cela va se jouer, mais je pense que de la manière dont nous sommes partis, c’est d’essayer de créer un prétexte pour une guerre.

Et une fois que la guerre a lieu, les gens peuvent poser des questions, mais cela ne change rien au fait de la guerre.

MG : Vous avez raison. S’il y a quelque chose que nous avons appris du Vietnam c’est qu’une fois que les troupes se sont engagés, pour une bonne ou une mauvaise raison, vous soutenez les troupes. C’est une des choses que j’ai remarqué avec la première guerre du Golfe, et c’était bien avant que je connaisse quoi que ce soit à tout ça.

J’ai pensé, étant jeune, qu’en regardant le genre de manifestations qui ont eu lieu – et j’étais à l’université au moment de la première guerre du Golfe – quand on regarde le genre de manifestations qui ont eu lieu durant le Vietnam – et bien sûr dans les collèges vous aviez quelques personnes grommelant et disant ceci ou cela, mais, en général, les néo-conservateurs ont vraiment joué magnifiquement la guerre du Vietnam – si un tel mot peut être utilisé pour quelque chose d’aussi tragique. Et ne vous méprenez pas, Dr Sabrosky : je sais que vous êtes un vétéran du Vietnam et je tiens ces gars-là en plus haute estime aussi, et quand je dis qu’ils ont joué cette chose magnifiquement, c’est qu’ils ont réussi à faire passer les manifestants pour des êtres grotesques, laids, des gens antipatriotiques, au point où, lorsque la grande guerre suivante a commencé, personne n’oserait élever la voix contre les troupes de la façon qu’ils l’ont fait pour le Vietnam.

AS : Oui, absolument. Mark, je vais devoir quitter dans une minute. Si je pouvais faire une sorte de déclaration finale … Et je pense que vous me seconderez à ce sujet.

Rien pour moi n’est plus important que la loyauté ou l’allégeance à mon pays. Rien. Mais cela nécessite que mon pays et mon gouvernement se comportent d’une manière honorable. Notre gouvernement, aujourd’hui, ne se comporte pas de façon honorable. Et il y a quelque chose dans la Déclaration d’Indépendance qui dit que chaque fois qu’une forme de gouvernement devient oppressante, il est du droit et du devoir du peuple de la modifier ou de l’abolir, et je pense que nous sommes rendus au point où nous devons la modifier ou la supprimer. Et je dis cela en tant qu’homme qui est toute sa vie resté fidèle aux États-Unis.

PT : Je vous comprends. Que Dieu vous bénisse pour cela. Que Dieu vous bénisse.

MG : Mesdames et messieurs : « Le visage ténébreux du nationalisme juif ». A consulter sur Internet – je ne pense pas que vous ayez du mal à le trouver. Rédigé par notre très bon ami et invité spécial de ce soir : Dr Alan Sabrosky.

Docteur, j’espère que nous aurons la chance de vous recevoir à l’émission dans un proche avenir, et d’ici là s’il vous plaît continuez votre excellent travail. Honnêtement, autant que cela va sonner prétentieux pour vous, il y a très peu de gens, comme je l’ai dit, qui disent quoi que ce soit qui fasse en sorte que je vais m’asseoir et porter une attention particulière, et vous êtes certainement l’un d’entre eux.

AS : Je comprends cela, Mark. Prenez soin de vous.

Phil, salutations les plus chaleureuses. Semper Fi à vous, mon ami.

PT : Semper Fi. Que Dieu vous bénisse, monsieur, et nous allons nous reparler.