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Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

Toujours imprégné de libéralisme mitterrandien, le socialisme à la Hollande ne convainc pas le philosophe Jean-Claude Michéa. À l’occasion de son nouveau livre, "les Mystères de la gauche", il s’en explique en exclusivité pour "Marianne".

Au moins depuis la parution d’Impasse Adam Smith en 2002, un livre de Jean-Claude Michéa est toujours attendu. Avec jubilation. Ou avec un fusil, c’est selon. D’abord parce que la parole de ce philosophe, nourri à la pensée de George Orwell, de Guy Debord et du meilleur Marx, est extrêmement rare dans les médias.

Ensuite parce qu’il appartient à cette espèce politiquement ambidextre, hélas si peu représentée et si mal comprise, capable de se montrer aussi cruel à l’égard d’une gauche libérale qui s’autocaricature en valorisant toutes les prétendues transgressions morales et culturelles, qu’il sait se montrer lucide à l’égard de l’incroyable cynisme des dirigeants de la droite actuelle (Sarkozy et Copé en tête), lorsqu’ils se posent en défenseurs des « petites gens », que vient en fait piétiner tout leur programme économique, voué à l’expansion illimitée des intérêts du CAC 40.

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Comprendre les « gauches » occidentales avec Kontre Kulture :

 






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14 Commentaires

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  • #356446
    Le 13 mars 2013 à 15:07 par machin
    Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

    "Autrement dit, un ensemble hétéroclite de forces essentiellement précapitalistes qui espéraient encore pouvoir restaurer tout ou partie de l’Ancien Régime et, notamment, la domination sans partage de l’Eglise catholique sur les institutions et les âmes".

    A l’entendre, on croirait que la royauté était un système totalitaire. Quant au terme précapitaliste, que veut-il dite par là ? Capitaliste avant l’heure ?
    Il a des préjugés sur l’ancien régime.

     

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    • #356792

      J’ai remarqué la même chose : Michéa semble assez ignorant sur le dit "Ancien Régime", ce qui montre une limite dans sa pensée et son argumentation.
      Je souhaiterai l’inviter à une conférence organisée par mon association royaliste afin de pouvoir en discuter avec lui.

       
    • #356918
      Le Mars 2013 à 19:37 par Un Canadien
      Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

      Surtout que le "précapitalisme" date du 12e siècle, le capitalisme était déjà largement en place durant l’Ancien Régime.

      La limite de Michéa, c’est qu’il a une formation purement philosophique, il ne connait rien à l’histoire, et il ne connait rien à l’économie. C’est le meilleur philosophe actuel, mais ce n’est que ça, un philosophe.

       
    • #357057

      Michéa est anarchiste et donc contre les systèmes hiérarchiques de ce genre, mais sa critique n’a rien à voir avec la propagande ripoublicaine.
      "Précapitaliste" est à prendre dans le sens d’"avant le capitalisme", tout simplement. Michéa rappelle souvent que la vraie droite "réactionnaire" n’a rien à voir avec le culte du marché.

       
    • #357114

      J’imagine que quand il évoque le terme de précapitaliste il fait référence à la situation historique qui prévalait avant la révolution industrielle .Le capitalisme des petits artisans de l’ancien régime a peu de choses en commun avec le capitalisme de la finance spéculative et des grands barons de l’industrie minière du 19 ème siècle.

       
    • #357537

      Il faut arrêter de croire que le capitalisme est né au lendemain de la Révolution.

      Pré-capitaliste est à comprendre dans les deux sens du terme : avant le capitalisme industriel, et qui le prépare.

      Les Lombards, Venise, Anvers ont existé bien avant la "modernité" et précède même la Réforme qui a surtout accéléré la transformation du précapitalisme essentiellement financier du Moyen-Age (la première bourse apparaît au XIVème siècle) en un système économique basé sur la production industrielle.

       
    • #357557
      Le Mars 2013 à 06:21 par goy pride
      Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

      Avec tout le respect que je dois à Michéa je ne peux toutefois pas m’empêcher de constater qu’effectivement il est encore très ignorant et formaté en ce qui concerne l’Ancien Régime. Bien entendu il ne s’agit d’adopter la posture diamétralement opposée qui consisterait à proclamer que l’Ancien Régime était la Parousie, toutefois il y a beaucoup de chose à tirer au clair et réviser sur ce sujet ! Marion Sigaut a commencé le boulot...

       
    • #357677
      Le Mars 2013 à 10:25 par massgraveaesthetics
      Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

      "Michéa semble assez ignorant sur le dit "Ancien Régime", ce qui montre une limite dans sa pensée et son argumentation.
      Je souhaiterai l’inviter à une conférence organisée par mon association royaliste afin de pouvoir en discuter avec lui."

      ( RIRES ) Tout EST dit

       
    • #358890

      Encore faut-il lire les livres de Michéa !! Il connait bien cette période l’histoire contrairement à ce que vous dîtes et si vous lisiez ses livres, beaucoup n’auraient pas attendu la conférence de Marion Sigaut pour connaître l’oeuvre de Steve Kaplan par exemple ! ou encore le retournement de Diderot dans "l’apologie de l’abbé Galiani".

      Il n’en parle bien sûr que très brièvement dans "Impasse Adam Smith" et "l’empire du moindre mal" mais dans tous ses livres, il donne énormément de références historiques, anthropologiques, économiques : Mauss, Caillé, Polanyi etc. qui permettent de se renseigner par soi même sur tous ces sujets.

       
    • #359254

      @Septime : il se trouve que j’ai lu la quasi intégralité des livre de JC Michéa et que depuis le début je trouve son regard sur la Royauté française assez parcellaire et au final assez proche de la vulgate idéologique républicaine.

      Je ne vois aucun changement sur le sujet dans l’évolution de sa pensée, preuve qu’il ne s’y intéresse pas ou. Je trouve que c’est assez regrettable.

      @massgraveaesthetics
      Qu’est ce que vous trouvez risible ?

       
  • #356457
    Le 13 mars 2013 à 15:22 par david
    Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

    Monarchiste de gauche c’est pas possible ?

    J’avoue que la vraie monarchie est plaisante mais bon face un vrai socialisme, je balance.

    En tout cas on cherche du vrai et pas du vernis sur du capitalisme libéral.

    Quant au 2 pôles cristalisés émergents super riche / super pauvre,

    j’ai pas envie d’être un super pauvre ni la volonté d’être un super riche.

    Quant à l’issue suite à l effondrement, seule la société décente me tente ... mais je ne fais pas trop d illusion.

    De la convivialité avec de la décence, voila ce qui ferait un beau tableau pour se bref passage au monde.

    Ca vous dit pas de prendre une retraite anticipée, de jouer aux boules toute la journée dans l’arrière pays provençal ?

    En arrosant de temps en temps ... gare aux espiègles tricheurs.

    Fany !

     

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    • #356937
      Le Mars 2013 à 19:44 par Les Dieux ont Soif
      Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

      Une "vraie" monarchie n’est pas un régime qui se décide mais s’élabore avec le temps, l’histoire et les guerres et qui repose à la toute fin de son avènement sur une légitimité divine. C’est en l’état des choses tout à fait impossible.
      Un "vrai socialisme"... ça me rappelle encore et toujours la galinette cendrée des inconnus du bon chasseur et du mauvais chasseur. Le socialisme, c’est le monde d’aujourd’hui. Il existe une tripotée d’auteurs l’expliquant en long en large et en travers.

       
  • #357849
    Le 14 mars 2013 à 12:58 par Alain Mille
    Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

    cette droite réactionnaire, cléricale et monarchiste a été définitivement balayée en 1945 et ses derniers vestiges en Mai 68 (ce qu’on appelle de nos jours la « droite » ne désigne généralement plus, en effet, que les partisans du libéralisme économique de Friedrich Hayek et de Milton Friedman). Privé de son ennemi constitutif et des cibles précises qu’il incarnait (comme, la famille patriarcale ou l’« alliance du trône et de l’autel ») le « parti du mouvement » se trouvait dès lors condamné, s’il voulait conserver son identité initiale, à prolonger indéfiniment son travail de « modernisation » intégrale du monde d’avant (ce qui explique que, de nos jours, « être de gauche » ne signifie plus que la seule aptitude à devancer fièrement tous les mouvements qui travaillent la société capitaliste moderne, qu’ils soient ou non conformes à l’intérêt du peuple, ou même au simple bon sens)




    Marrant, nous ( à E&R) butons tous sur cette phrase, qui semble montrer que Michéa ignore totalement la renaissance de cette droite catholique, à travers justement ce que ces salopes de UMPS appelle l’extreme droite (fourre tout facile et repoussoir pratique).
    L’ensemble de son discours se tient bien et est remarquable, cependant, nulle mention d’un Alain Soral , ou d’un autre resistant à l’empire, meme si il explique bien que le "petit peuple" intuitivement sent la trahison du systeme bipartiste poour se retournber vers cette extreme droite symbolisant les valeurs anciennes...

     

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  • #358310
    Le 14 mars 2013 à 18:13 par Robespierre
    Jean-Claude Michéa : "Pourquoi j’ai rompu avec la gauche"

    Michéa est toujours percutant et appuie là où cela fait mal, sans hésiter à avoir l’honnêteté de citer ses sources.

    Bien sûr que nous sommes aliénés par un « mode de vie forcément privé de tout sens humain réel » dès lors que le but qui est assigné au travail est absurde. Accumuler pour accumuler, jusqu’à en venir à rendre volontairement obsolètes, objectivement ou par la mode, les objets. Le système des gadgets absurdes asservit. Observez les foules assises côtes à côtes, murées dans le silence, encamisolées par l’écran d’un portable. Toujours ailleurs elles ne sont jamais au lieu véritable de leur épanouissement : l’ici, le maintenant et autrui.

    Le système ne tient que par le perpetuum mobile illusoire et la frustration permanente. Merci à Michéa de me faire découvrir au passage l’existence d’Eduard Bernstein. Nous sommes des hamsters qui courent dans une roue pour obtenir la friandise promise par voie de réclame. Vous n’êtes pas le vainqueur radieux qui affiche son sourire carnassier sur tout la largeur de l’écran ? Achetez un nouveau déodorant.

    Marx a remplacé, avec intelligence, son idée de jeunesse de l’« aliénation par le travail » par celui de fétichisme de la marchandise. Une fois de plus il s’avère pertinent. Le travail, à la base, nous élève. Il nous met en relation avec les autres. Il est l’expression de notre esprit technique qui marque notre spécificité. Car nous ne sommes pas une espèce animale comme les autres.

    Mais il a été détourné de manière perverse. Désormais sa majeure partie produit de l’inutile. Des rasoirs à quatre lames. Des produits ménagers emballés de manière hyper-technique là où suffit une bouteille de vinaigre ménager. Des pâtes déjà cuites et assaisonnées dans les supermarchés parce que, pressés de faire grincer le jouet d’animalerie, nous n’avons pas le temps d’avoir le plaisir de cuisiner. Activité pourtant éminemment importante. Distinguer Le Cru et le Cuit n’est pas innocent.

     

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