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Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

Les futures canonisations annoncées par le pape François de Jean Paul II et Jean XXIII témoignent, par leur précipitation, de la mauvaise conscience et des doutes qui agitent les instances dirigeantes de l’Église.

Comme un enfant qui siffle pour se donner du courage alors qu’il a à traverser des rues plongées dans l’obscurité, les instances dirigeantes procèdent à ces canonisations expresses pour se convaincre, malgré les évidences, que la nuit que Vatican II et le magistère post-conciliaire ont fait tomber sur les fidèles est le jour. Iront-elles, dans leur frénétique besoin de se rassurer – qui ne pourra jamais être comblé – jusqu’à canoniser de son vivant Benoît XVI ou à intégrer dans le « package » des futurs papes la canonisation instantanée ?

J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises sur Eschaton les errances de Jean Paul II (ici, ici ou ici). Mais un des actes les plus graves que Jean Paul II a commis, dont je n’ai encore jamais parlé, et qui s’inscrit dans une rupture totale avec ses prédécesseurs et la doctrine catholique constante de l’Église, fut sans conteste la reconnaissance de l’État d’Israël. En 1904, saint Pie X avait claqué la porte à Theodor Herzl en ces termes :

« Nous ne pourrons pas empêcher les Juifs d’aller à Jérusalem, mais nous ne pourrons jamais les y encourager. Le sol de Jérusalem n’a pas toujours été sacré, mais il a été sanctifié par la vie de Jésus. Les juifs n’ont pas reconnu Notre Seigneur et nous ne pourrons donc pas reconnaître le peuple juif. Non possumus [1]. »

Ce que Benoît XV avait par la suite confirmé : « Les Juifs n’ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte. »

La reconnaissance de l’État d’Israël par Jean Paul II a affecté directement la théologie catholique. Les juifs eux-mêmes l’ont parfaitement compris, comme l’a fort justement expliqué Sergio Minerbi, un diplomate important d’Israël, professeur à l’université de Tel Aviv, qui expliqua, dans son livre sur le Vatican et le sionisme, que le refus de reconnaître le sionisme et Israël était mu par la doctrine constante de l’Église, selon laquelle l’Église est le seul et vrai Israël. Cette même doctrine qui voit dans les juifs qui n’ont pas accepté Jésus Christ un peuple rejeté par Dieu, dont le retour sur leur terre ancestrale ne peut être que le fait de la divine Providence et non de manœuvres attentatoires à la loi de Dieu : vol, meurtre, mensonges etc.

Cette doctrine du rejet de la partie du peuple juif hostile au Christ fait des persécutions qui s’abattent sur elle la manifestation du rejet divin. Sa logique a été étonnamment assumée, mais sous une forme pervertie, par les juifs séfarades, puisque le grand Rabbin d’Israël Ovadia Yossef, dans une interview donnée à la Stampa le 7 août 2000, expliqua que les victimes ashkénazes de l’Holocauste « sont les âmes des pécheurs réincarnés ashkénazes et punis par les Allemands [2] ».

Or, pour l’Église, si Dieu rejette la partie du peuple juif qui a refusé son Messie, et si les persécutions de celle-ci sont la manifestation de ce rejet, elles ne le sont pas dans le sens où Dieu veut leur persécution de cause antécédente, mais essentiellement de cause conséquente : il les autorise pour le bien qu’il en tire au regard de l’économie du salut universel dont lui seul est juge et maître. Si bien qu’il est impropre de dire que les juifs persécutés sont châtiés directement par Dieu en raison de leurs fautes personnelles, comme le déclare le rabbin Yossef. Les juifs persécutés reçoivent le salaire de la faute commise par leurs pères (« Et tout le peuple répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! », Mt 26.25), au même titre que la mort est pour tous les hommes le salaire qu’ils reçoivent pour le péché originel de notre Père à tous, Adam.

Mais pas plus qu’il est légitime de mettre à mort un homme pour le seul motif que la mort est le salaire que nous recevons en raison du péché originel commis par Adam, pas plus il est légitime de pratiquer des violences sur les juifs sous prétexte que les persécutions sont le salaire qu’ils reçoivent régulièrement pour la faute commise par leurs pères. C’est une théologie rude, difficile à comprendre, mais qui conserve à Dieu son rôle d’acteur principal de l’histoire des hommes, qui concrètement a toujours fait de l’Église la grande protectrice des juifs et qui interdit tout antisémitisme. Théologie qu’attaque malheureusement la « théologie du silence », promue par Benoît XVI à Auschwitz en 2006, qui détruit le lien entre le plan eschatologique et le plan historique dans le drame que vit une partie du peuple juif depuis qu’il a rejeté son Messie et, par extension, dans le drame que vit le monde moderne depuis que les instances dirigeantes de l’Église, par la personne de Jean XXIII, se sont couchées devant les apôtres de l’enseignement du mépris, Jules Isaac en tête.

Il y a donc une continuité parfaite entre la reconnaissance de l’État d’Israël et l’abandon, par les instances dirigeantes de l’Église, de la doctrine catholique, entre les errances des instances dirigeantes sur le plan politique et leurs errances sur le plan théologique. Et l’on voudrait nous faire croire que les canonisations de ceux qui sont à la source de cette tragédie seraient valides ? À d’autres…

Julien Gunzinger

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

Notes

[1] Saint Pie X, 25 janvier 1904, Cité du Vatican.

[2] La Stampa, 7 août 2000, p 11.

 






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30 Commentaires

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  • #544860
    Le 2 octobre 2013 à 16:32 par Charlotte Corday
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    L’Eglise "conciliaire" a été infiltrée par la franc-maçonnerie afin d’y répandre le poison moderniste. Toute la théologie s’y trouve subvertie, le sionisme n’étant qu’une conséquence.

    La Rome "conciliaire" a perdu la Foi.
    Le problème avec les canonisations c’est que le Pape engage son infaillibilité. Que doit-on en déduire ? Que le Pape n’est plus le Pape ? Que le Saint-Siège est occupé par l’Antéchrist ? (cf. Fatima) ?

    Jusqu’au 17 avril 2014, je veux espérer que ces canonisations n’auront pas lieu...
    Après, cette date je devrai beaucoup lutter pour ne pas devenir "sédévac" !

     

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  • #544861
    Le 2 octobre 2013 à 16:32 par toth
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    Vatican II : Jean XXIII affirme que les Juifs ne sont pas plus responsables de la crucifixion que les ...Chrétiens ! Quant à JP II, il a réservé son premier voyage à ...Auschwitz . Plus enjuivés que ces deux-là tu meurs ! Israel devrait leur remettre une médaille post mortem ou en faire à titre exceptionnel des " Justes " parmi les nations, je ne sais pas moi, leur dédier une ruelle dans un faubourg de Tel Aviv, histoire de marquer le coup, les bonnes soeurs seraient aux anges ...

     

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    • #545362
      Le Octobre 2013 à 02:52 par Bromélia
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      On peut noter que dans ses propos, Jean XXII est en adéquation avec :
      1) le Verbe rédempteur qui proclame l’humanité innocente : « …ils ne savent ce qu’ils font »
      2) Le texte coranique "ils ne l’ont tué non plus qu’ils ne l’ont crucifié…, ceux qui ne s’accordent pas là-dessus…, ne font que suivre les conjectures"

      Après c’est une histoire de foi, soit on croit le Verbe soit on ne le croit pas.

       
    • #545997
      Le Octobre 2013 à 18:50 par Isidor
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      @ Bromelia
      Vous dites :
      1) le Verbe rédempteur qui proclame l’humanité innocente : « …ils ne savent ce qu’ils font  »
      Selon vous ; Celui qui donne Sa vie de Fils de Dieu, pur et sans tache, pour notre rachat, proclamerait en même temps que l’humanité est sans péché, innocente. Et de même, ceux qui le crucifient à la suite d’un procès inique et violent, à savoir : coups, insultes, crachats, faux témoins, mis-à-nu publique, fouet, couronne d’épine, et pour finir crucifixion, - châtiment réservé aux pires des criminels et particulièrement à ceux qui portaient atteinte à l’ordre Romain- ceux-là donc qui auraient fait ces choses, seraient parfaitement innocents ?
      Si nous devions vous suivre, nous devrions aussi conclure que le " Sang de Christ " dont l’apôtre Jean nous dit qu’il nous purifie de tout péché , aurait d’abord purifié les pharisiens et les principaux sacrificateurs ainsi que la foule qui s’écria " Que son sang retombe sur nous et nos enfants ".
      D’un trait de plume, Bromélia, vous tracez des routes nouvelles dans la Christologie, car grâce aux prodigieuses ressources de votre lumineuse exégèse nous devons dorénavant qualifier d’acte de folie totale : Sa demande de pardon à Son Père,... pour des innocents. In fine, l’heure pour laquelle Il était venu n’était donc que déréliction absolue qui s’achève en folie douce et masochiste !
      Que vous répondre ? Que vous dire ? Vade retro satana... par les temps qui courent je crois que cela sera sans force, parce que, pour un temps, vous n’êtes plus enchainés !
      Le canard enchainé parlait du franchissement du "mur des cons", mais ici et avec vos "éclairages" nous sommes dans un autre registre, celui de la vitesse de la lumière, du voyage dans l’hyper-espace de la bêtise et de la connerie sidérale, puisque que vous continuez à appeler le Christ : " Verbe rédempteur."
      S’il vous plait, taisez-vous. Ce qui se traduit sur un mode Dieudonnesque par : "Ferme-la ", "ferme ta gueule, ferme ta gueule", oui c’est ça, ferme-la".
      Sur ce site la mode est aux quenelles et je m’en réjouis.
      Mais j’hésite sérieusement à vous glisser une Quenelle épaulée de peur d’y laisser un bras devenu définitivement gangréné, car il faut en effet se méfier des caveaux blanchis, selon les conseils du Maître.

      Quenellement vôtre, ...quand même !

       
    • #546377
      Le Octobre 2013 à 01:01 par Bromélia
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      A Isidor,

      « …ils ne savent ce qu’ils font » Ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Pensez vous que le Verbe radote ?
      Sinon et avant d’écrire des vulgarités, considérez les éléments suivants :

      Les croyants distinguent deux sources d’information :
      1) les conjectures (comme tout le monde)
      2) la révélation (la révélation prime sur la conjecture)

      Le démon possède et le possédé qui ne sait pas ce qu’il fait est victime du démon.
      Un homme tuant l’Innocent en pleine connaissance de cause aurait condamné l’humanité et rendu la rédemption impossible. C’est la raison pour laquelle il y a, pour cet épisode, une apparente opposition entre les conjectures et le Verbe.

       
    • #551356
      Le Octobre 2013 à 22:17 par Mimile
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      @Bromelia



      Le démon possède et le possédé qui ne sait pas ce qu’il fait est victime du démon.




      La tournure est incorrecte mais c’est la moindre des hérésies qui vous hantent. En effet, vous devriez la fermer , on va finir par croire que vous êtes possédé.

       
  • #544873
    Le 2 octobre 2013 à 16:39 par DY
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    Le problême est multiple : Il n’y a plus de vrais croyants en Europe (autant chez les juifs que les chrétiens), les juifs sont aussi manipulés par les pharisiens depuis la nuit des temps.
    Le peuple juif n’a pas reconnu le méssie, il faut dire plutôt que ceux sont les pharisiens qui ne l’ont pas reconnu.Les juifs sont un peuple "perdu" et considéré comme hérétique pour les chrétiens.
    Le problême vient des faux papes ou anti papes qui ont infiltré le Saint siège de Rôme.Et à l’heure actuelle, il n’y a toujours pas de pape sur le trône de St Pierre !

     

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    • #545110
      Le Octobre 2013 à 20:15 par Gotfried
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      C’est marrant, maintenant c’est le péquenaud de base qui sait, mieux que tout le clergé, qui est pape et qui ne l’est pas. C’est comme la démocratie, mais en encore mieux, puisqu’il n’y a même pas de bulletin de vote et d’urne : il suffit d’exprimer sa petite opinion pour avoir raison, même sur le clergé, même sur le Pape, peut-être bientôt sur Dieu lui-même.

      Tous ces schismatiques, qui renient la légitimité du pape, sont les dignes héritiers de la Réforme dans ce qu’elle a de plus bas, de plus vain, de plus orgueilleux. Les dignes héritiers des jansénistes aussi, qui se sont levés contre le pape et soutenaient, sur la religion, des opinions plus ou moins hérétiques, qu’ils voulaient faire reconnaître comme légitimes.

       
    • #545154
      Le Octobre 2013 à 21:05 par Vent Couvert
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      Une partie des judéens, les Esséniens, se sont convertis à la Pentecôte. Les Zélotes ont probablement été exterminés par les romains. Les pahrisiens sont ceux qui se nomment "juifs" aujourd’hui. Reste les sadducéens dont le destin n’est pas clair.

       
    • #545398
      Le Octobre 2013 à 07:00 par Talion
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      "Tous ces schismatiques, qui renient la légitimité du pape, sont les dignes héritiers de la Réforme dans ce qu’elle a de plus bas, de plus vain, de plus orgueilleux."

      En l’occurrence, les héritiers de la réformes, ce sont plutôt les modernistes qui ont tordus les rites catholiques au point de les vider totalement de leur sens... Et non pas ceux qui continuent à les pratiquer tel qu’ils le sont depuis des siècles.

      Les dignes successeurs de Luther qui ont trahi la foi authentique et qui dans leur orgueil ont remplacé Dieu par l’homme sur l’autel, c’est plutôt chez vous qu’on les trouve.

      Il faut être un aveugle n’ayant aucune conscience de ce dont il parle pour ne pas s’en rendre compte.

       
    • #545455

      « Tous ces schismatiques, qui renient la légitimité du pape, sont les dignes héritiers de la Réforme dans ce qu’elle a de plus bas, de plus vain, de plus orgueilleux. Les dignes héritiers des jansénistes aussi, qui se sont levés contre le pape et soutenaient, sur la religion, des opinions plus ou moins hérétiques, qu’ils voulaient faire reconnaître comme légitimes. »

      c’est amusant de voir que ceux sont ce genre de discours de faux traditionalistes qui sont les premiers à se sentir supérieur au petit peuple et aux "péquenauds" par leur pseudo-intéllectualité en utilisant des arguments de moderniste qui les mettent encore plus dans l’érreur.

       
  • #544893
    Le 2 octobre 2013 à 16:56 par Isidor
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    Très bel exposé, concis, précis et clair, avec lequel je suis en grand accord sauf sur le mot de fin : " Et l’on voudrait nous faire croire que les canonisations de ceux qui sont à la source de cette tragédie seraient valides ? À d’autres…". Votre conclusion est totalement recevable en tant que vous êtes catholique. Étant personnellement protestant calviniste amillénariste, je pense qu’aucune canonisation n’est valide.
    Toutefois il s’agit là d’un détail, eu égard à l’importance de ce que vous exposez et des ses conséquences pour toute la chrétienté.
    Bien à vous.

     

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  • #545252
    Le 2 octobre 2013 à 23:17 par Kirby
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    ’Les juifs persécutés reçoivent le salaire de la faute commise par leurs pères (« Et tout le peuple répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! », Mt 26.25), au même titre que la mort est pour tous les hommes le salaire qu’ils reçoivent pour le péché originel de notre Père à tous, Adam.’

    Quid de ’Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.’ (Luc 23,34) ?

    Quant à reconnaître l’Etat d’Israel, j’avoue ma méconnaissance de la déclaration exacte sur le sujet mais j’imagine mal le Pape Jean-Paul 2 approuvant le traitement fait aux Palestiniens. D’ailleurs comment fait-on pour dialoguer (et soyons fou amener à un traitement plus humain des palestiniens par ce biais) sur ce sujet épineux avec un Etat qu’on ne reconnaît pas ?

    Dernière question : En 1904 ça existait l’Etat d’Israel ? Je me dis qu’on était peut-être pas dans les mêmes réalités sur le terrain entre Saint Pie X et Jean-Paul 2 mais je peux me tromper.

     

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  • #545357
    Le 3 octobre 2013 à 02:30 par Bromélia
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    L’histoire de l’Eglise ne commence pas au Concile de Trente.

    A en entendre certains à partir de Vatican 2 l’Esprit aurait cessé de Souffler… Parce que confier les activités usuraires aux juifs sous prétexte qu’ils étaient condamnés quoi qu’il arrive c’était peut être mieux ?

    Et que dire des formulations du Crédo ne Nicée Constantinople qui correspondent, sous peine d’excommunication, à l’adoption d’un point de vue externe à la Trinité (à l’intérieur de la Trinité je vois le Père) à l’extérieur je décris une Trinité. La place à laquelle nous somme appelés est-elle celle de Jésus qui dit « Père » ou celle de ceux qui font de la théologie autour d’un café ?

    Si la mission de l’Eglise est d’évangéliser c’est un peu limite de dire qu’il faut juste reconquérir la situation d’avant Vatican 2. Il serait bon de ne pas mettre ces deux questions (avec celle de l’usure) complètement sous le tapis. Il y a là un important travail de pédagogie et de réconciliation à faire.

     

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  • #545420
    Le 3 octobre 2013 à 08:43 par neuronactif
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    Très bon article.
    Gommer le véritable aspect eschatologique du christianisme est une trahison.

    Je pense qu’il ne faut jamais oublier comment ce pape est devenu pape.
    J’en reste à l’idée que Benoit XVI a été poussé dehors par des forces bien obscures et que ce pape n’est pas sorti du chapeau par hasard. Jusqu’à présent ses décisions, ses prises de position me confortent dans cette idée. En voilà encore une avec ces canonisations.

     

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  • #545515
    Le 3 octobre 2013 à 11:13 par Charlotte Corday
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    Un avis sur la question à lire ici :

    http://www.laportelatine.org/vatica...

     

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  • #545546
    Le 3 octobre 2013 à 11:39 par thunderheart
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    Reconnaître Israel c’est comme donner le prix de camaraderie à Satan ... On ne fricote pas avec Taty Danielle ... On voit bien dans quel état est le Monde de Wall Street. Le Corbeau s’est fait baissé par le renard. Mais quand JP2 a fait cette connerie ya à parier que les banqstaires le tenaient déjà par ses saintes burnes ! Le talon d’Achille des Pouvoirs c’est le POGNON. Quand Louis XVI a hérité de la dette de "Louis XVI-Le Nôtre", il a fait appel à SatanLaw et il s’est fait niquer. Résultat 1789 la révolte du Peuple qui avait la Dalle. En tout cas les cathos sincères ne peuvent plus soutenir cette machine vaticane déviante. A la place Mamonrahell installe la marchandisation de tout et même de nos burnes. Ya un Témoin de Jéhova qui m’a dit ya pas longtemps : Mais pourquoi l’Eglise ne distribue pas ses richesses. Ya peut-être plus vraiment de "Richesse" là-bas ... Mais les ZionDits courrent très vite ! Si le pape bouge, on va lui trouver les Pédocuretonus vaticanus en omettant les bon pédos patentés de nos cercles élargis ... A vos rangs FIXE !!

     

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  • #545579
    Le 3 octobre 2013 à 12:24 par byb
    Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

    En tant que chrétien catholique né au début des années 80 (je pense que vous aurez compris mon rapport à la religion ainsi), j’ai une question purement politique (disons), sur cet article.

    Si je comprends bien, jusqu’à Jean XXIII l’Eglise catholique refusait le sionisme (entendez par là l’alliance judéo-chrétienne pour un retour des juifs sur la terre sainte) et c’est ce pape qui fait accepté cette alliance a l’Eglise.

    et c’est Jean-Paul II qui a reconnu l’état d’Israel en 93, pour x raisons j’imagine (d’ailleurs si quelqu’un a de bonnes explications...).

    Ici l’article dénonce le fait que ces deux papes ne devraient pas pouvoir être canonisés de part leurs actions et leurs conséquences. On se doute bien que le pape François, quelque soit ses convictions sur le sionisme, ne peut actuellement pas revenir en arrière (sur la reconnaissance d’Israël par exemple).

    J’en viens aux questions :
    Canonniser ces deux papes n’est-il pas un signal de soumission envoyer aux sionnistes ???

    Cela aurait-il un lien avec les problèmes de la banque du Vatican évoqué de ci de là par Mr Jovanovic ??? (je dis ça et y’a ça qui tombe en même temps : http://fr.euronews.com/2013/10/01/l...)

    Merci d’avance à ceux qui répondront.

     

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    • #546071
      Le Octobre 2013 à 20:05 par Grindsel Tirédunevi
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      « Canoniser ces deux papes n’est-il pas un signal de soumission envoyer aux sionistes ??? »
      Ma réponse va sûrement te décevoir par sa simplicité, mais la religion catholique est simple, il ne faut pas chercher midi à 14 heures.
      Vatican II n’est pas l’église, mais la contre-église de la fin des temps, qui tromperait "même les élus, s’il était possible". La véritable église catholique est "éclipsée", selon les mots célèbres de sainte Marie, elle n’est plus visible.
      C’est le plus grand châtiment de la fin des temps, bien plus grave qu’une 3ème guerre mondiale. Les chrétiens n’avaient déjà plus de respect pour l’église et ne se rendaient même plus compte de la chance qu’ils avaient d’être baptisés. Les dogmes (repères absolus de la religion catholique, étalon infaillible pour démasquer la contrefaçon) ne faisaient déjà plus autorité et la foi s’était ramollie, et on sait que Dieu "vomit les tièdes".
      Vatican II est intimement lié au sionisme, puisque c’est le résultat de l’infiltration et du "coup d’état" des ennemis judéo-franc-maçons. Ça doit servir de socle pour une religion mondiale dans laquelle devraient se fondre toutes les religions, tout en étant asservit au judaïsme et au peuple élu... élu du diable bien sûr, car la corruption du meilleur donne le pire (corruptio optimi pessima).
      Qu’il y ait des scandales au Vatican (banque, pédophilie etc) n’a rien d’étonnant puisque c’est devenu le repère du diable. Je dirais que """canoniser""" ces deux imposteurs, qui sont maintenant en enfer pour l’éternité, est avant tout une insulte pour les quelques 17000 saints reconnus par l’église. Un scandale de plus...

       
    • #546533

      ok merci beaucoup.

      Deux trucs que je ne comprends quand même pas. Comment est-il possible qu’à la tête de l’Eglise, et Dieu sait que je connais les systèmes pyramidaux et leurs défauts, on se retrouve avec plusieurs Papes "traitres" ??? et que celui là en soit aussi ???

      Que le Pape François soit un lache et qu’il ne se dresse pas violemment contre les injustices et l’oppression généralisée actuelle, c’est une chose. A la limite, tout Pape qu’il est, il reste un être humain comme vous et moi.

      Par contre je ne saisis pas le but de ces canonisations. Quel intérêt pour lui ??? On est Pape jusqu’à sa mort normalement, une fois en poste, on a quand même la main sur ce qu’on fait et toute la tranquillité d’esprit qui va avec une situation stable comme celle ci. De plus, en vieillissant, on commence à penser à son jugement. Ceci est un penchant naturel de l’homme.

      Alors si n’importe quel catholique de base comme moi comprends que ces deux Papes sont des "traitres", je ne peux croire que François 1er ne l’entende pas. De ce fait, il ne peut les canonisés de bonne foi. Il s’ensuit qu’il fait ceci forcément dans un but précis.

      C’est ce but que j’aimerais comprendre.

       
    • #546934
      Le Octobre 2013 à 17:12 par Grindsel Tirédunevi
      Jean-Paul II et Jean XXIII : les impossibles canonisations

      Je n’ai pas la réponse à vos questions, mais elles me semblent mal formulées : il n’y a pas "2 Papes" à la tête de l’église, ni même 1 seul, mais 0. Ces canonisations n’ont aucune valeur, niet, rien, nada.
      Un Pape est un être humain, avec plein de défauts, mais même un Pape faible et lâche ou même stupide ne cesse pas pour autant d’être Pape (on a le dirigeant qu’on mérite...), mais là c’est bien plus grave : on n’a pas de Pape. Même un Pape élu canoniquement cesserait d’être Pape s’il tombait dans l’hérésie formelle (c’est à dire commettre des erreurs volontaires, en connaissance de cause), car pour être Pape il faut impérativement être catholique (un membre détaché du corps ne peut pas en être la tête). Là, on a des prétendus Papes qui combattent ouvertement les dogmes catholiques : ce sont des antipapes (le commentateur "DY" a mit des liens intéressants à ce sujet). Ce n’est pas nouveau, il y en a déjà eu plus de 40, jugés par l’église après que la situation soit rentrée dans l’ordre : c’est un châtiment qu’on a déjà connu, mais à moindre échelle. La situation est très, très délicate. Attention également aux sédévacantistes et autres traditionalistes qui pullulent, car sans garde-fou ça part vraiment dans tous les sens, et ça devient dur de s’y retrouver. Il faut revenir aux bases de la foi catholique contenue dans les dogmes, pour être sur de ne pas en sortir, et ne pas se focaliser sur autre chose. Même si on n’a plus de chef visible, Jésus est toujours à la tête de son église et il lui appartiendra d’abréger ou non cette épreuve. *Être chrétien est simple, mais pas facile ("la voie est droite mais la pente est raide" comme on dit), et il y a nécessairement beaucoup de souffrances. On ne peux pas avoir le beurre et l’argent du beurre : les consolations terrestres ou la récompense céleste. Fais ton choix, mais entre les deux y’a pas photo...

       
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