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L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

Conférence de Marion Sigaut

L’affaire Damiens : une affaire de mœurs ?

Il y a encore vingt ans, personne ne parlait de pédophilie et peu de gens connaissaient même le sens du mot. Aujourd’hui, chacun sait qu’il existe des pervers qui tirent leur jouissance de l’exploitation sexuelle des enfants.

La dépravation des mœurs de l’Ancien régime est chose admise, comme est admise la décadence de la noblesse, de l’Eglise et d’un système à bout de souffle remplacé par la victorieuse Révolution française : les Lumières sont passés par là.

L’apparition de la pédophilie dans le champ de l’étude historique va bouleverser cette perception : que se passait-il sous l’ancien régime ?

Pourquoi n’a-t-on jamais entendu parler d’affaires de mœurs touchant aux enfants dans ce système tant décrié qu’on a mis à bas ? Qui disait quoi ? Qui faisait quoi ? Que nous a-t-on dit ? Que nous cache-t-on ?

Qui ment et pourquoi ? Quel rôle ont joué les historiens ? C’est à partir de l’étude du procès, truqué d’un bout à l’autre, d’un fils du peuple ignominieusement mis à mort, que j’ai démonté la mécanique d’un mensonge qu’on nous vend depuis deux siècles : les pervers ne sont pas ceux qu’on croit, ceux qu’on nous fait croire, ceux qu’on nous présente.

Damiens n’était pas fou.

Tout est à revoir.

 
 



Article ancien.
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104 Commentaires

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  • #203969

    J’aimerai VRAIMENT qu’elle fasse un livre où elle troll Voltaire comme jamais, montrant toutes ses contradictions, son amour de l’argent et du luxe, ses réseaux, ses manipulations etc...

    Et avec une petite quenelle en avant-propos où elle fait le lien ultime : Voltaire ou le BHL du XVIIIe siècle :)

     

    • #204189
      le 16/08/2012 par QuenelleEpaulee
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Et avec une petite quenelle en avant-propos où elle fait le lien ultime : Voltaire ou le BHL du XVIIIe siècle :)



      C’est exactement ce que je me suis dit en écoutant Marion, Voltaire était le BHL de l’époque !

      Merci Mme Sigaut pour tout votre travail et vos conférences, je fais acquisition de vos livres dès que j’en ai les finances.


    • #204222
      le 16/08/2012 par Oursquipense
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      A noter que Voltaire a eu de fervents détracteurs et rapidement. Par exemple Robespierre et Marat se sont opposés fortement à la proposition de transférer les cendres de Voltaire au Panthéon en 1791. Robespierre parlait de la morale de Voltaire comme d’une philosophe pratique qui érigeait l’égoïsme en système. Marat avait écrit dans l’Ami du peuple qu’il était inenvisageable de panthéoniser un homme qui n’avait cessé de ramper aux pieds des puissants.

      Après le recul le plus drôle est ce mariage forcé que l’on a fait de Rousseau et Voltaire via Hugo et son Gavroche. Contemporain certes mais c’est là le mariage de la carpe et du lapin. Un homme sincère et parfois naïf d’un côté, un fripon adroit de l’autre. Je me documente actuellement sur l’affaire Callas afin de voir à quel point l’action de Voltaire dans cette affaire était désintéressée.


    • #204589

      Des livres existent depuis longtemps pour dénoncer cela, y compris depuis le 18ème siècle même.

      Exemple :

      - Voltaire méconnu, aspect caché de l’humanisme des lumières - Xavier Martin - Ed Dominique Martin Morin

      - Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme - Abbé Augustin Barruel (cet abbé du 18ème l’a dénoncé à l’époque)

      - Maçonnerie et sectes secrètes, le côté caché de l’histoire - Epiphanius

      Le tout, trouvable à www.chire.fr


  • #203984

    Mine de rien, la serveuse derrière Marion est de plus en plus captivée au fur et à mesure que la conférence progresse !... ^_^

     

  • #203992

    Je crois avoir reconnu la voix du monsieur qui a posé la deuxième question (celle qui concerne le poignard) ! ^_^

     

  • #203994
    le 16/08/2012 par jonathandufour
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    mark twain it’s easier to fool people than to convince them that they have been fooled (il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés)


  • #204005

    Les bourgeois ont toujours eu l’esprit tordu. Bien plus que les cas sociaux qui "pointent" leurs enfants, eux au moins ne les tuent pas.


  • #204007

    Zaper le 18eme aujourdhui il y a plein de pedophile francais au maroc ,une pensé au calvaire des enfants marocain.

     

    • #204488
      le 17/08/2012 par Louve de France
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      D’accord pour les pédophiles européens, Hassan, mais les pédophiles arabes ne sont pas en reste non plus, et que dire du gouvernement marocain qui laisse faire (qui ne dit rien consent !). De toute façon quelque soit l’époque et d’où que vous veniez, le trop d’argent a toujours rendu les hommes pervers, vicieux et dégénérés, du fait qu’ils ont toutes les plus belles femmes qu’ils veulent, ils deviennent blasés, et ils recherchent alors des sensations de plus en plus fortes d’abord avec d’autres hommes, ensuite avec des enfants, quand ce n’est pas avec des animaux... après toujours et encore blasés.... il leur faudra de la torture et de la mise à mort. Biirk pauvre monde !


  • #204008
    le 16/08/2012 par Szczebrzerzyszczykowski
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Madame Sigaut, de plus en plus affûtée, de plus en plus précise.

    Les différents fils de l’histoire démêlés ont de plus en plus de liant. La construction commence à avoir de plus en plus de gueule dans son ensemble : THE BIG PICTURE :) De plus, l’expérience de transmettre votre savoir acquise à vitesse grand V.

    En si peu de vidéos, vous êtes devenue une conférencière incisive et pleine de répartie (pour la partie questions). C’est à se demander si, en prenant encore plus de "bouteille" (si je puis me permettre) face caméra, vous allez devenir quoi ? Une véritable bête de scène ? Plus haut c’est quoi : le soleil ? Le niveau télévisuel (encore que je doute qu’on vous laissât débattre dans une émission comme Secrets de l’histoire, ou affronter Méchanclon ou Mme Badinter sur la question des "Lumières" : vous les mettriez trop à l’amende, laissant entrevoir derrière leurs masques leurs horribles petits museaux froissés corrompus…)


  • #204009

    Réellement passionnant, mais si effrayant...

    Merci à E&R et à Marion Sigaut.


  • #204014
    le 16/08/2012 par De Villars
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    "la victorieuse Révolution française" ? la bourgeoisie a remplacé la noblesse, ni plus ni moins.


  • #204016

    Comme à chaque fois, très intéressant !


  • #204024

    haha Franck Abed à la fin

    Sinon c’est super intéressant, ça donne envie d’acheter le livre en tout cas, vraiment un bon décorticage.

    Toujours cette satanée secte de pédophiles...


  • #204026
    le 16/08/2012 par Bérenger
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Toujours un plaisirs de vous écouter Marion, et votre sourire est radieux. Bon courage pour la suite, j’espère que vos livres sont un succès.


  • #204027
    le 16/08/2012 par chris de beaumesdevenise
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Je viens de finir son livre "la marche rouge" ...
    Ce qu’elle y décrit a de quoi mettre la gerbe au bords de lèvres !!!
    Il y avait bien quelque chose de pourri en le royaume de France ...
    je n’ose pas peine imaginer ce qu’il se passe aujourd’hui ..

     

  • #204047

    ahhhh j’adore les vidéos de Marion, il en faudrait plus souvent !


  • #204062

    un grand merci madame


  • #204069

    Passionnant comme toujours. Marion Sigaut a une telle aisance dans sa manière de conter, on se croirait presque à la fenêtre de ces maisons parisiennes, redoutant les sanctions infligées à ceux qui seraient trop curieux et regarderaient le supplice de Damiens.

    Encore une fois, merci à vous digne continuité de Henri Guillemin.


  • #204098
    le 16/08/2012 par Marion Sigaut
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Erratum :

    Restif de la Bretonne est entré à l’âge de onze ans à Bicêtre, c’est-à-dire pas en 1734, date de sa naissance...

     

    • #205060

      Nous avions rectifiés de nous même, vous aviez fourni la bonne information en nous donnant son age d’entrée.

      Merci encore pour ce cours magistral.


  • #204107

    Du très très lourd.
    J’achèterai la marche rouge.

    Bravo Madame Sigaut pour votre persévérance (30 ans dans l’ingratitude et la censure c’est dingue).
    Et un grand merci au(x) créateur(s) de ce site et de Kontre Kulture.


  • #204108
    le 16/08/2012 par ptitepierre
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Etant nouveau sur le site et ayant "assisté" à la 3ème de vos conférences .....je constate que vous êtes bien informé sur les jésuites .... !
    A quand un développement qui pourrait nous faire profiter de vos connaissances .....
    merci d’avance !


  • #204110

    merci madame Sigaut, vous êtes tout simplement géniale. Vous pouvez me compter dans votre public à votre prochaine conférence.
    Concernant la vidéo, je suis révolté, avec 200 ans de retard mais révolté quand même.


  • #204125

    Magnifique marion ;)

    Juste une question, comment expliquer le fait que l’on ne vois jamais de carnage chez les victimes des pedophiles ?

    C’est tellement etonnant.

    Il y’a sans cesse des affaires montrant les abominables carnages de pedo sur les gosses, mais jamais d’exécutions de ces pedophiles par les familles (et leurs amis) des victimes.

    Comment cela ce fait ? Comment ça marche ?

     

    • #204168

      La pédophilie de réseau est liée à et protégée au plus haut niveau de l’État par la franc-maçonnerie. On ne peut pas lutter contre la Police et la "Justice".


    • #204250
      le 16/08/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Sur ce qui se passait alors, je peux vous dire que les enfants abusés étaient des miséreux qu’on avait séparés de leurs parents, et que les gens à qui on aurait éventuellement pu porter plainte étaient les coupables. Comment voulez-vous que qui que ce soit se plaigne ou se fasse justice ?


  • #204128

    Je ne suis pas du tout dans la mouvance politique du site et encore moins de Alain Soral, je visite le site dans un souci de documentation. Ceci dit, en tant qu’historienne professionelle je trouve passionnante la démarche de Marion Sigaut, son adhésion aux archives qui nous restituent en effet la vie douloureuse et foisonnante du monde populaire. Elle rappelle les recherches de l’historienne Arlette Farge... Mes félicitations !

     

  • #204148
    le 16/08/2012 par Oursquipense
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Extrêmement intéressant, comme toujours, Madame Sigaut.

    Néanmoins, je ne comprends pas les réactions des personnes qui prenaient comme argent comptant l’histoire "officielle" et qui, désormais, prennent comme argent comptant votre version (j’ai la même attitude vis-à-vis de Guillemin que je respecte au plus haut point).

    Vous parlez vous-même d’une intuition qui a guidé votre travail. J’acquiesce à la définition de l’objectivité en histoire telle que définie par Guillemin : une fois que l’on a choisi son option ne rien cacher des pièces qui existent, qu’elles corroborent ou non l’option de départ. Alors, quite à jouer l’avocat du diable (questions ou précisions en gras), je dirais donc :

    - vous parlez d’écart d’environ deux jours entre le départ d’une institution de certains enfants et l’arrivée dans une autre pourtant très proche. Le 18ème siècle n’est pas le 21ème siècle, ne peut-on envisager une lenteur au niveau de l’établissement des documents ? La date indiqué sur les documents correspond-t-elle forcément à l’arrivée des enfants ou plutôt au jour de l’établissement des documents (qui ne peut être immédiat rien que par le fait qu’il s’agit de documents écrits à la plume et non d’un listing sorti d’une imprimante) ?

    - vous dîtes que des enfants disparaissent des listes, que parfois certains disparaissent pour réapparaître quelques temps plus tard puis disparaître à nouveau. Avez-vous envisagé l’hypothèse que certains documents aient été perdus, jamais archivés ou carrément simplement jamais établi ? L’argument peut paraître facile mais c’est ce qui expliquerait ce que vous constatez sans forcément supposer (ni d’ailleurs nier l’existence, car ce genre d’horreur peut exister avec des papiers en règle) d’un réseau pédophile.

    - concernant la torture. Si la question était toujours appliquée après la condamnation, la torture a été employée à plusieurs reprises pour tout ce qui concerne les flagrants délits d’assassinats (outre Damiens, ce fut le cas, si l’on parle que de régicide, de Ravaillac il me semble) pendant les interrogatoires.

    - Enfin n’est-ce pas un peu exagéré d’imputer l’absence ou la disparition de certains documents à tel ou tel parti ? Par exemple vous évoquez le fait que lors du premier interrogatoire de Damiens (enfin celui qui a été répertorié comme tel) on fait référence à un précédent interrogatoire. Pourquoi considérer que ce premier interrogatoire a forcément été dissimulé ?

     

    • #204169
      le 16/08/2012 par Oursquipense
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Et suite de mon dernier point : Si les auteurs du tout premier interrogatoire (dont on n’a nulle trace écrite si je vous ai bien compris) voulaient faire en sorte que cette pièce n’apparaisse pas, comment ont-ils été assez stupides pour y faire réference lors du "deuxième-premier" interrogatoire ? Il me semble que des gens assez retors pour établir de vraies-fausses pièces et se dispenser de greffiers ne devraient pas commettre une erreur aussi énorme

      En tout cas je vous remercie pour rétablir une vision plus équilibrée de la monarchie. On voit à quel point ce pouvoir dit absolutiste était parfois très partagé. Très peu de personnes ont entendu parlé de la force du Parlement (certains n’envisagent même pas qu’une telle insitution pouvait exister) et la seule Fronde dont on parle en France est celle des nobles. De même, la présentation d’une église omnipotente sous l’Ancien Régime confine au ridicule. On confond en fait certains fins politiques ou certaines crapules qui étaient aussi hommes d’église avec l’église, enfin la communauté chrétienne, je dirais. Et on voit bien que les laïcs ne naissent pas avec la Révolution, ni même avec les Lumières et que cette partie du peuple avait un véritable pouvoir depuis au moins le XVIIème siècle.


    • #204187

      Les observations de Oursquipense recouvrent en partie quelques perplexités de détail que j’ai eu moi aussi, surtout sur ce qui concerne la disparition possible de pièces pour des raisons involontaires aux hasards des choix de l’administration. Il y a des livres du personnel (livres matricule) de plusieurs usines qui ont des "trous" et il ne s’agit pas de données "sensibles"... Et on oublie volontiers que les personnes qui établissent les archives ne pensent certainement pas souvent aux historiens futures. Mais en tant qu’historienne du monde du travail je suis sensible à l’empathie de madame Sigaut avec le peuple parisien, celui qui vivait si souvent "dans la rue" entre garnis et ateliers, et à son écoute des Archives à qui fait si souvent illusion Annie Lacroix Riz.


    • #204210

      On confond en fait certains fins politiques ou certaines crapules qui étaient aussi hommes d’église avec l’église, enfin la communauté chrétienne, je dirais.



      Vision naïve et idéale...La religion a toujours été aussi une affaire de politique. Et plus on s’élève dans la hiérarchie épiscopale plus on a affaire à la politique.
      .


    • #204270
      le 16/08/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Pour vous répondre précisément :
      1) Les registres sont tenus très correctement, et quand un enfant arrive dans un lieu, on l’inscrit au moment où il arrive à destination, sans s’occuper de sa date de départ. Il y a une différence de un, ou deux jours, entre le registre de départ (la Couche rue St-Antoine) et les registres d’arrivée, celui de la salpêtrière, et celui de la Pitié. Les deux établissements d’arrivée sont distincts, ce ne sont pas les mêmes lieux, et les dates d’arrivée correspondent exactement pour l’ensemble des enfants. On pourrait se tromper sur un enfant et sur un lieu, pas sur des dizaines et des dizaines d’enfants, à de multiples reprises, et dans deux lieux absolument distincts (La Salpêtrière était là où elle est aujourd’hui, et la Pitié de l’autre côté du jardin des Plantes. )
      2) Les registres d’entrée et de sortie des enfants étaient très bien tenus, et pour la période considérée il n’y a aucune lacune. Aussi, si je dis qu’un enfant est sorti à telle date et qu’il est réapparu dix-huit mois plus tard, il n’y a rien d’autre à comprendre que son absence de l’institution pendant dix-huit mois, sans aucune explication recevable sur son absence.
      3) Sur la torture : elle a été pratiquée, et abondamment,par une justice dure et inhumaine. Mais ce que je dis c’est qu’on ne condamnait pas quelqu’un sur la foi d’une vérité obtenue par la torture. Dans le procès des poisons, dont j’ai lu plusieurs études, la torture a toujours été pratiquée (ou on a fait s’emblant de l’appliquer, d’ailleurs), après le procès et juste avant exécution. Damiens n’a pas été torturé avant sa condamnation (à part sous l’effet de la colère dans la salle des gardes, avant que le juge chargé de son affaire ne le prenne en charge). Il ne s’est pas agi, là, d’une torture légale qu’il aurait fallu interdire : c’était de l’abus pur et simple.
      4) Le premier interrogatoire a forcément été dissimulé. Le dossier, estampillé et coté, qui comporte les signatures de ces Messieurs et de Damiens, commence par un interrogatoire qu’on date de trois quarts d’heures après l’attentat, (c’est un original, pas une copie). On y lit : "contrairement à ce qu’il nous a dit dans un précédent interrogatoire"...
      Ces MM se sont mal relus et ont laissé passer une preuve de leur dissimulation. Toutes les pièces sont cotées, numérotées, elles se suivent. La moindre manipulation se retrouve, et c’est comme ça que je les ai découvertes.


    • #204523
      le 17/08/2012 par Oursquipense
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Un grand merci pour vos réponses, Marion.

      Mes questions de "Candide" (Raahh, Voltaire réapparaît !) étaient surtout là pour vous permettre de repréciser à quel point vous êtes documentée. Après avoir lu d’autres réactions je me permets d’évoquer certains points car il me semble qu’il y a confusion sur ce que vous avez dit lors de cette conférence.

      1 - Certains trouvent le terme "pédophile" exagéré pour qualifier Louis XV. Olive, je crois, semble tenir pour acquis que le Roi aurait eu au pire des filles de 15 ans dans son lit, ce qui pour l’époque n’a rien de choquant (Il est vrai que la dernière maîtresse d’Henri IV avait cette âge). Pouvez-vous nous confirmer que lorsque l’on parle de "fillettes" au sujet de Louis XV, il s’agit bien de filles de moins de 15 ans ? Le terme "pédophile" vous semble-t-il exagéré au sujet de Louis XV ?

      2 - Au sujet de la fille de Damiens, son enlèvement supposé est contesté dans différents messages.Disposez-vous d’une pièce corroborant cet enlèvement en dehors de témoignages de proches ? Par exemple, existe-t-il trace d’un dépôt de plainte de Damiens à l’époque de l’enlèvement ?

      3 - Il s’agit là plutôt d’une avis personnel avec demande de précisions. Mon image de Louis XV est plutôt celle d’un bon père de famille, même s’il était extrêmement..on va dire "volubile" sexuellement parlant. En fonction de cette image deux choses me troublent vis-à-vis des éléments dispensés lors de votre conférence. Comment un homme aussi porté sur le "radada" (pour reprendre le terme scientifique que vous avez utilisé ;-)) a-t-il pu s’enticher d’un frigidaire comme la Pompadour ? Selon les élements dont vous disposez jusqu’à quel niveau de dépravation a pu tomber le monarque ? Par exemple peut-on parler d’orgies, de rapports avec des bambins... ?


    • #209999

      @ Oursquipense,

      - La tenue des registres il y a deux siècles n’était pas nécessairement plus mauvaise qu’actuellement : on saisissait les données en les écrivant dans des registres plutôt que de les taper sur un clavier, voilà tout... les saisies étant dans les deux cas effectuées par des opérateurs humains, elles n’en sont ni plus ni moins fiables.
      - Surtout, ce qui rend les croisements d’informations de Marion si pertinents, c’est la corrélation entre ces temps de latence dans les transferts et les taux de mortalité : totalement inexplicables dans l’hypothèse d’erreurs administratives.

      - Pour les pertes et erreurs trouvés dans les documents et les conclusions à tirer quant à leur falsification, je me permettrai de faire part de mon expérience personnelle : j’ai eu à faire face à 5 années de procès contre un adversaire qui produisait une version falsifiée des faits. Et j’ai pu observer qu’au fil des procédures il lui était de plus en plus difficile de ne pas présenter des documents incohérents. La raison en est simple : chaque document créé présente une ou plusieurs connexions (renvois, références...) à d’autres documents du dossier. Au fur et à mesure de l’augmentation du nombre de pièces, l’augmentation du nombre de connexions est ainsi quasiment exponentielle et le travail de vérification du falsificateur devient de plus en plus insurmontable (selon mon estimation, au-delà d’une quinzaine de documents, on dépasse les capacités humaines de vérification).

      - Corrolaire de cette observation, cela donne une bonne méthode d’analyse critique : si l’on prend un dossier de plus d’une quinzaine de pièce dont on a de bonnes raisons de penser qu’il a été falsifié, on a la certitude d’y trouver des renvois inappropriés, des références inexactes, des erreurs chronologiques... reste à les détecter, ce qui est un travail de bénédictin.
      - Dans mon cas, j’ai dû passer plusieurs centaines d’heures à lire, relire et rererelire jusqu’à la nausée un dossier d’une quarantaine de pièces, pour y relever une vingtaine d’erreurs et d’incohérences (pour tout dire, aux dernières lectures j’en trouve encore). Travail donc fastidieux et épuisant, mais à ce stade, payant.

      ...Et le travail n’est pas fini, puisqu’il faut ensuite synthétiser le résultat de ce lourd labeur pour le rendre compréhensible par un juge (mon cas) ou par des lecteurs (celui de Marion).

      Dans tous les cas, vélléitaires s’abstenir !


  • #204155

    "les pièces originales et procédure du procès de Damiens", paru en 1757, faisait déjà état de la femme et de la fille de Damiens. L’ouvrage est disponible sous forme numérique sur google books.


  • #204156

    AH ! la revoila ! :)

    pour resumer, finalement rien n’a changé depuis cette époque en france. les pédophiles effectuent leur sale besogne toujours en toute impunité, le peuple est trompé.

    comme on dit : dans un conflit la premiere victime c’est la vérité.

    j’appuie Ptitepierre,
    je pense que vos connaissances sur les Jésuites nous passionneraient !

    persévérez, la providence est de votre coté. :)


  • #204178

    Magnifique !!!
    Chère Marion vous êtes rayonnante de sincérité, comme tous les chercheurs de vérité.
    Ça ne m’étonne pas que vous soyez bâillonnée depuis des années.
    J’aurais aimé venir à la conférence mais je n’ai pas pu et j’espère bien un jour avoir la chance de vous écouter sur Paris.
    Continuez votre quête de vérité pour satisfaire notre soif de cette même vérité.
    Amicalement.
    Marco.
    PS : avez vous des infos sur "l’affaire des poisons" ??? mon instinct me dit que la dessus on ne nous a pas tout dit non plus.

     

    • #204273
      le 16/08/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Oui il y a un tas de trucs sur l’affaire des Poisons, vraiment. Voyez mon article dans la série historique, je donne des références.


  • #204181

    Insulter Louis XV de pédophile ? Je suis pas du tout d’accord. Moi ça me choque comme accusation.

     

    • #204213
      le 16/08/2012 par Oursquipense
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Ma foi, il semble bien établi que Louis XV ait eu dans son lit (entre autres) des jeunes filles qui n’étaient pas pubères. Par quel nom doit-on désigner ce genre de personnes ?


  • #204199

    Une minuscule précision encore : E. Badinter parle du "corps sacré du roi" en rapport à la théorie monarchique des deux corps du roi, le corps physique transitoire, qui appartient à l’homme, au particulier, et le corps sacré en qui s’exprime la continuité de la fonction monarchique, ce qui explique qu’un attentat au corps du roi puisse mettre en branle les équilibres du pouvoir d’Ancien Régime (d’après Ernst Kantorowicz, Les deux corps du roi...publié, je crois, à Princeton en ’57 et, je cite à mémoire, traduit en français presque immédiatement)

     

  • #204201
    le 16/08/2012 par ptitepierre
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    je trouve également que dire " j’ai EU une intuition " , est plus correct que de dire
    " j’ai intuité "
    Au niveau de la conjugaison je ne discute pas !
    Mais au niveau de la compréhension , dans le 1er cas, je saisis que celà est indépendant de mon bon vouloir ! J’ai EU une intuition !
    Dans le 2ème cas j’ai l’ intuition , ....( je n’intuite pas , je n’y arrive pas encore ) j’ai donc eu comme une intuition que l’égo est mis en 1ère position .... !
    ( je peux me tromper , je n’ai pas fait d’université ) !
    On pourrait objecter que celà n’est pas très important vu le gros problème de DAMIEN ...mais les détails .....ont parfois leur importance !
    Hormis celà , je voulais intuiter sur des probs insignifiants de notre époque , mais là je suis ....je suis .....je ne trouve pas les mots ...ce forum est super passionnant merci à vous tous qui m’empêcher d’aller voir ailleurs qu’est ce qu’il se passe !!!

     

  • #204216

    Quand bien même cette histoire serait avérée (délestons-la tout de même de termes aussi anachroniques que "réseau pédophile"...), peut-on vraiment porter sur elle un jugement aussi moralisateur ? Ne fait-on pas fausse route en mesurant ces actes d’un autre temps à l’aune de nos codes moraux actuels ? Peut-être faudrait-il rappeler (comme le fait intelligemment Badinter en qualifiant le roi de "corps sacré") à quel point on craignait alors pour la vie du souverain ? Avez-vous songé qu’en le fournissant en jeunes femmes vierges (plutôt qu’en "petites filles"...), on songeait avant tout à le prémunir contre certaines maladies ? Faut-il enfin rappeler enfin à quel âge se mariaient les jeunes filles au XVIIIè ? Du couvent, elles passaient très souvent dans le lit d’un vieux barbon. Inacceptables aujourd’hui, de telles pratiques n’avaient absolument rien de choquant en ce temps-là...
    Bien à vous, Madame

     

    • #204238
      le 16/08/2012 par Oursquipense
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Bonjour,

      si cela n’avait rien eu de choquant à l’époque alors pourquoi Louis XV aurait-il cherché à le cacher ?

      Car question morale on ne peut pas dire que l’on ne passait rien à nos souverains depuis des siècles :

      - acceptation évidente des favorites
      - reconnaissance des batards par le biais de titres, de legs

      Donc dans notre très chrétienne France le premier représentant de Dieu pouvait tromper sa femme, engendrer une descendance non licite mais il y avait quand même certaines limites. Si Louis XV n’avait pas pensé les dépasser il aurait fait juger Damiens à Versailles ou l’aurait gracié, non ? Il y a fort heureusement des tabous qui transcendent les époques.


    • #204276

      @ Olive

      Ah ! bon, parce que le fait que des centaines d’enfants de pauvres, orphelins ou abandonnés soient utilisés par des pervers d’une classe sociale qui se croit tout permis ça ne doit pas susciter de notre part de "jugement moralisateur" ??
      Bien évidemment on retrouve dans votre discours le relativisme qui empoisonne les échanges philosophiques de notre temps. Mme SIGAUT a bien dit que la pédophilie (tout comme la sodomie d’ailleurs) était punissable de la peine de mort. La force de la pulsion perverse ou normale étant ce qu’elle a toujours été dans l’espèce humaine, les types qui étaient affublés de ce "cintrage cérébral" n’avaient pas envie de se faire pincer par les autorités. Tout comme aujourd’hui, ils puisaient dans ce vivier d’enfants sans famille ou délaissés pour ne pas avoir de plaintes et pratiquaient certainement l’assassinat pour ne pas avoir de témoins et victimes gênantes...
      Avez-vous lu les ouvrages du marquis de SADE (je ne dis pas l’oeuvre !) ? Ils sont très symptomatiques de cette société pourrie tout comme la nôtre et ce n’est donc pas une question d’époque.
      Les Grecs anciens magnifiaient la pédérastie mais les empereurs romains les plus décadents (Tibère, Caligula, Néron...) ont fait des choses atroces avec de jeunes enfants (Lire "La vie des douze césars" de Suétone). Chaque fois que le mal est fait en contrevenant aux règles élémentaires de l’Ethique, il se fait de la même manière quelle que soit l’époque ! Ce qui change ce sont les méthodes de coercition que possèdent la justice et les châtiments pour punir ces horreurs faites aux plus faibles et non consentants.
      Gilles de RAIS, compagnon d’armes de JEANNE D’ARC a été condamné à la pendaison et à la crémation pour avoir enlevé, torturé, violé et tué des dizaines d’enfants de son fief. Deux siècles après il a inspiré le conte de Barbe bleue. Je passe aussi sur l’histoire d’Elisabeth BATHORY, en Hongrie au XVI siècle...

      Tous les siècles jusqu’à la fin des Temps auront, ont perpétué et perpétueront encore ce genre de crimes odieux. Le problème est de savoir comment en protéger nos enfants et en cas de malheur comment punir !
      Ce n’est pas en sortant un discours relativiste qu’on assume et utilise les leçons de l’Histoire. Essayez ne serait-ce qu’un moment de vous mettre à la place de ces "bambins" (dixit Marion SIGAUT) qui ont eu à subir et qui subissent encore de nos jours des assauts sexuels voire pire...C’est pas une mince affaire, n’est-ce pas ?...


    • #204292

      Ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas empêché en pratique, qu’il est forcément toléré sur le plan moral. Les standards moraux eux-même sont fonction du milieu. Ce qui est vrai, c’est que c’était une époque où l’on attendait beaucoup moins qu’il y ait une justice terrestre. De nos jours, malgré les lenteurs de la justice, on débusque les assassins, on retrouve les violeurs, on puni les incendiaires, et une bonne partie des vols déclarée est traitée. Ce n’était pas le cas avant, et on ne le demandais pas vraiment (en tout cas, on ne demandais pas le niveau de sécurité qu’on a à l’heure actuelle, ça ç’aurait été anachronique). Surtout en campagne, tout se déroulait dans la communauté, sans intervention d’autorité extérieure. D’ailleurs, même ces autorités extérieurs n’avaient pas vraiment des moyens supérieurement puissants comme aujourd’hui : une enquête était une suite de témoignages et d’interrogatoires.

      C’est vrai que la vie était plus rude, la notion de justice plus lointaine, sa manifestation effective plus rare et moins puissante, il y avait probablement plus de résignation et de fatalisme (si tant est que le travail de la terre ou en fabrique laissait le temps de se morfondre). Pour autant, je ne pense pas qu’impunité constituait normalité. Je pense que les gens à l’époque, face aux comportements immoraux, avaient le même dégoût que nous. Je pense plutôt que l’impunité des crimes forçait une certaine forme d’accoutumance, sans que ce soit une tolérance. Comme de nos jours, quand on parle de la traîtrises de nos élites, après cinq minutes de virulence, commence à sortir les "Eh, mais que veux tu, on peut rien y faire", "Bref, on dit ça, mais ça changera pas les choses", etc. On ne tolère pas sur le plan moral, mais sur le plan pratique, on constate notre impuissance, et pour éviter de devenir fou, on laisse de coté notre rancoeur, on passe à autre chose. Ca devait juste être encore plus courant et pour des problèmes encore plus quotidiens au XVIIIe siècle.


    • #204333

      à Caltech,

      je travaille actuellement sur des personnages féminins du XVIIIè. La 1ère, mariée à 15 ans, la 2nde à 17... Dans les correspondances, on ne perçoit aucune remise en question de ce mode de vie. Je ne vous parle donc pas de relativisme. Ce qui était acceptable hier ne l’est pas aujourd’hui. Par conséquent le fait d’employer le terme de "pédophilie" me gêne. Séduisant pour le chaland en quête de sensations, mais peu rigoureux sur le fond... Précisons par ailleurs que M Van Kley (qui a longuement travaillé sur cette affaire) n’a jamais trouvé trace d’un enlèvement d’enfant rive gauche (ou habitait Damiens), au moment présumé des faits. Mais c’est un autre problème


    • #204724
      le 17/08/2012 par Monte Cristo
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      @Caltech

      L’étude de l’Histoire n’est pas une question de jugement de valeurs, de "bons" et de "mauvais". Vous parlez de relativisme qui "empoisonne", sauf qu’effectivement, les valeurs, les moeurs, les habitudes sont des choses qui évoluent au cours des siècles, c’est comme ça. Pour faire de l’Histoire, il ne faut pas rentrer dans le sentiment, ce que fait trop Mme Sigaut, bien qu’elle soit sincère. De plus, vous parlez de Sade, des empereurs romains décadents etc qui tueraient leurs victimes...à ce que je sache, Louis XV ne les égorgeaient pas une fois qu’il en avait fini. Personnellement j’aime bien le caractère de ce roi, qui avait une personnalité complexe, et ce ne sont pas des moralisateurs qui jugent au lieu d’étudier qui me feront changer d’avis.


  • #204240
    le 16/08/2012 par l’impatient
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Sans vouloir être malpoli, on attend toujours la partie question de la conférence précédente..., sinon encore une intervention passionnante, merci.


  • #204244

    Brillantissime Marion SIGAUT !
    Une historienne qui est la preuve de ce que le système des médias actuels peut étouffer comme démystification du roman national que notre "éducation républicaine" a bien martelé dans nos cerveaux malléables d’enfants...

    En effet il y a peu de chance que Marion aille discourir à la TV face aux auto-proclamés "lumières de la culture", se cooptant les uns les autres, s’invitant, se congratulant toujours autour des fausses vérités.
    J’apprécierais beaucoup qu’elle aille mettre une pile en direct entre autres à cette suffisante et hystérique Lisbeth Bad-Inter, égérie de la pensée féministe, thuriféraire de ces lumières bien faiblardes, de purs coquins pour la plupart.

    Mais bon, ça fait plaisir au "bon peuple" de s’entendre raconter l’histoire de leur passé surtout quand c’est Stéphane Bern (berne !) qui officie en grand historien télévisuel, croyant remplacer les Decaux et Castelot, certes historiens de l’évènementiel et des secrets d’alcôves mais historiens quand même !
    Comme tout cela est bien fait, bien construit, bien verrouillé. Les fils de bourges, d’artistes, des gens du pouvoir en place et les copains des copains de "la communauté qu’on ne doit pas critiquer" ont en fait remplacé ces aristos dédaigneux et pourris jusqu’à la moëlle.
    Qui a dit déjà que l’histoire ne se répétait pas... ?


  • #204290
    le 16/08/2012 par Jean-Philippe F.
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Geniale et adorable Marion Sigaux, comme toujours !

    Je fais suite a un commentaire ci-dessous. La franc-maçonnerie française – je dirais même francophone - est effectivement pourrie et mafieuse, et ce depuis très longtemps. Mais il y a une question que je me pose depuis longtemps : La franc-maçonnerie anglo-saxonne parait plus propre et plus digne. Est-ce le cas ? D’ailleurs, aucune des grandes loges maçonniques françaises n’est reconnue par la grande loge d’Angleterre, qui est la ‘maison-mère’ de la franc-maçonnerie mondiale. Serait-ce a cause de leurs turpitudes ? Quelqu’un a-t-il des infos ou des liens sur ce sujet ?

    Merci d’avance !

     

    • #205039
      le 17/08/2012 par Jérémie
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Je dirais que la FM française est aussi un autre point centrale de la FM mondiale. Chaque année il y a un rassemblement international sous l’arche de la défense.
      Donc je suppose qu’il y a une certaine rivalité interne entre ordres maçonniques dominants sur la pratique de la foi de leur religion non-déclarée (des loges inférieures au 30, 31, 32, et 33ème degré [le plus haut placé] peut être seulement...). Mais bien évidemment, tous ayant pour dénominateur commun la doctrine de Lucifer.


    • #206198
      le 20/08/2012 par MagnaVeritas
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Il y a des rivalités entre les fm des différents pays, entre les loges, entre les fran-macs eux-mêmes. C’est une école du coup de pute et du backstab, du moins pour ceux qui veulent monter en grade. Les autres restent toujours dans les niveaux inférieurs avec le baratin pseudo-humaniste.


  • #204305

    sinon moi j’ai une question a tous
    on sait ce qui se passe se prépare et ce qu’il va se passe donc ma question est simple
    QU EST CE QU ON FAIT ?
    on attend que ce soit trop tard ? la radicalisation viendra uun jour ou nous périrons tous "éveillé" mais consentant ? voilà j’attend vos réponses....car c’es bien beau d’éveiller les consciences mais après ?


  • #204346
    le 16/08/2012 par prof crasseux
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Sympathique conférence, félicitations. J’ai lu L’affaire Damiens et La marche rouge et ça a profondément changé à la fois ma vision historique et ma compréhension de l’époque contemporaine. Quand on vous lis et qu’on s’intéresse à votre parcours on apprend ce qu’on a essayé de vous empêcher de dire, ce qui comme le dit Soral nous signale qu’on entre sur un terrain du pouvoir. Un autre de vos textes m’a profondément touché également, c’est ’de l’amour et du crime’ qui est pour moi l’éclairante mise en relations d’un tas de choses personnelles éparses. Un véritable décillement. Par contre je n’avais pas tellement aimé votre conférence sur les ’Lumières’ et j’avais un peu trollé niveau commentaires. Autant j’admire vos deux livres, je trouve que la méthode des citations isolées est trop simple et me laisse sur ma faim, alors que le menu est sompteux. J’espère que vous travaillez à un livre sur les Lumières, car je verrais la différence entre une conférence propédeutique et l’approfondissement d’une recherche comme pour cette video sur Damiens que j’ai vue j’ai après avoir déjà lu votre livre. Merci, et bonne continuation.


  • #204446

    Les juges laics jansénistes qui non seulement résistaient au Pape et au Roi mais en avaient raison !...Bigre ! Ca sent la societé secrète à plein nez, même genre de goût pour certaines pratiques d’ailleurs...
    Y a t’il moyen de savoir à quel point la franc-maçonnerie aurait pu infiltrer tout ça, est-ce que des grands ’pontes’ jansenistes étaient maçons ? Ce serait interessant de savoir, d’autant plus que ce sont les mêmes auj’hui qui ns bassinent avec la laïcité, autre recoupement.

     

    • #204528
      le 17/08/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      La collusion entre les uns et les autres était flagrante. Le prince de Conti, qui fut un temps grand-maître si je ne m’abuse, fut un ardent défenseur du parlement.
      Conti n’était pas janséniste (il était plutôt athée) mais il a bel et bien été dans le camp des jansénistes dans toutes leurs prétentions au Parlement de Paris
      Le problème est que, quand j’ai volulu orienter ma recherche dans cette direction (j’avais des noms de juges jansénistes et je voulais savoir lesquels étaient FM), j’ai fait une requête en bonne et due forme auprès de la personne habilitée à la BNF, et celle-ci m’a répondu à côté. C’est le moyen redoutablement efficace dont se servent les gens qui ne veulent pas répondre. Je n’avais pas le temps de m’y mettre. Si quelqu’un veut se lancer, je me ferais un plaisir de l’aider.


    • #204553

      Faut-il le rappeler, ce n’est qu’à la fin du siècle que les loges françaises se constitueront véritablement. Il suffit de revoir ce qui est dit de l’initiation de Voltaire en 1778. Une bonne tranche de rigolade, rien de plus.


    • #204957

      @ Marion SIGAUT et Popodi

      IL ne faut pas oublier qu’à cette époque la franc-maçonnerie se réclamait d’un certain théisme ( Avec le Grand Architecte de l’Univers GADLU ou le Grand Horloger pour Voltaire). Ce n’est qu’au XIXe siècle, en 1876 si je me souviens, qu’il y eut "schisme" entre les francs-maçons croyants et les non croyants pour des raisons extrêmement compliquées et longues à expliquer ici.
      Aujourd’hui les francs-maçons qui vous bassinent avec la laïcité, le mélange ethnique, le mariage des homos, etc, etc... sont ceux du Grand Orient( non reconnu par la loge Mère d’Angleterre) pratiquement tous athées et bien à gauche et le Droit Humain (mixte hommes-femmes).La GLNF, Grande Loge Nationale Française est plutôt à droite mais tous ses membres doivent appartenir à une religion théiste ou au moins croire en Dieu et en l’immortalité de l’âme. Cette franc-maçonnerie de tradition est beaucoup plus réactionnaire mais n’en est pas moins affairiste et influente...
      Pour répondre encore à Olive (historienne je sais-tout), les loges françaises se sont bien constituées et implantées en France dès 1717 ( juste après la mort de Louis XIV) et non pas à la fin du siècle. Sous le règne de LOUIS XIV il aurait été beaucoup plus difficile voire impossible que la franc-maçonnerie s’installe avec autant de facilité. Croyez-moi je sais de quoi je parle...
      De toutes façons comme Mme SIGAUT l’a très bien souligné, les Jansénistes qui au XVIe siècle représentaient la rigueur morale et le côté saint sulpicien de l’existence (notre grand PASCAL en fut un fervent, comme quoi on peut être génial et fondamentaliste), sont devenus par la collusion des pouvoirs et des privilèges de fieffés hypocrites qui cachaient tous les vices sous leur cilice (Molière s’en est sûrement inspiré dans Le Tartuffe ?)...


    • #205399

      @olive & caltech (et merci à Marion pour sa réponse)
      Olive fait référence aux loges Grand Orient, mais effectivement des loges étaient déjà constituées autour des années 20 sous la houlette de la United Grand Lodge d’ Angleterre, la Grande Loge de Paris date des années 30.
      Sans parler des loges tendance franco-écossaise jacobites également présentes durant cette même période.
      D’ailleurs le Chevalier Ramsay a fait son célèbre discours devant les fr-maçons de Paris en 1737.


  • #204638
    le 17/08/2012 par jean marie guerin
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Si Louis XV était si frians de très jeunes filles, vièrges de préférence, c’est surtout par sécurité.
    La syphilis (vérole) était, à l’époque assez mortelle et sans traitement.
    Les vièrges était une forme de prophylaxie.

     

    • #204705

      Oui. Il suffit de se remémorer ce qui s’est dit au moment de sa mort. Je pense notamment aux chansons populaires qui prétendaient qu’on lui avait fourni une "contaminée" et qui périssait par là où il avait pêché


    • #204740
      le 17/08/2012 par Oursquipense
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Si je puis me permettre :

      - la sécurité idéale était de rester fidèle à son épouse (et qu’on arrête de nous faire croire que ce cas est forcément minoritaire)

      - si c’est sécurisant pour l’amant ça ne l’est absolument pas pour les vierges qui elles peuvent se trouver contaminées, engrossées, choquées...mais c’est sûrement sans intérêt les problèmes de filles. Et pour une vierge être dépucelée par un roi ç’est forcément un privilège sans doute. Une première fois ça n’a guère d’importance et ne mêlons pas l’amour au sexe, c’est tellement vulgaire...l’amour !

      A vous lire on a l’impression qu’il n’y avait aucune autre possibilité pour Louis XV que d’avoir des vierges dans son lit. Faut quand même pas exagérer, il avait une femme qu’il a suffisamment honoré pour avoir une tripotée d’enfants, il a eu des maîtresses, belles et sûrement plus ardentes que la Pompadour (ce qui n’était visiblement pas difficile). Comme je l’ai dit dans un autre post il y a heureusement des tabous qui transcendent les époques.


    • #204964

      @ Olive

      Si je comprends l’esprit de vos post, vous niez la valeur du travail effectué par Madame Sigaut. Pourquoi ? Vous ergotez sur l’âge de puberté de ces jeunes victimes et les mœurs de l’époque pour relativiser l’acte pédophile, je vous cite "Par conséquent le fait d’employer le terme de pédophilie me gêne. Séduisant pour le chaland en quête de sensations, mais peu rigoureux sur le fond". Madame Sigaut a effectué un travail de recherche sur des archives. Non ?
      Je vous cite encore "délestons-la (cette histoire) tout de même de termes aussi anachroniques que "réseau pédophile"... . Il me semblait que les chercheurs devaient rendre intelligible leur découverte. Que niez-vous ? L’existence d’un réseau pédophile ? Les découvertes de Madame Sigaut ? Son honnêteté intellectuelle ? Comment qualifiez-vous alors l’organisation de l’Hôpital Général ? Pourriez-vous être beaucoup plus précis s’il vous plait ?
      J’espère que vous ne vous défilerez pas.

      @Madame Sigaut
      Lorsque je me risque à parler de ces affaires étouffées par la FM, le rôle de l’institution publique comme fournisseur de chair fraiche, etc ... Je provoque le mépris de ces gens assermentés à avoir une opinion sur tout sans efforts de documentation. Une fois, je me suis fais "sécher" par un universitaire (puisqu’il le dit ...). Son propos était qu’il n’existait rien de sérieux dans le patrimoine documentaire pour de telles assertions, tout cela n’est que fantasme. J’ai voulu argumenter, mais ... " il n’y a rien à argumenter ! Sinon cela se saurait !".

      J’ai l’intuition que vous avez rendu au Peuple de France un service inestimable.
      Grâce vous sera rendu pour cela Madame. Gardez vous bien.

      @ tous
      Justice pour la petite Marion, pour le petit Jonathan, pour la petite Estelle, pour tous les enfants disparus. Justice pour toutes ces mères, ces pères qui n’ont pu défendre leurs enfants face à ses prédateurs sataniques. Justice pour les petits africains et magrébins victimes de nos associations caritatives. Parlez en, encore et encore ..., parlez en toujours, partout. Nous ne pouvons faire que cela ... pour l’instant. Leurs jours sont comptés, j’en ai l’intuition ...

      RP


    • #205408

      A RP
      Je ne nie évidemment pas le travail effectué par Mme Sigaut, même si la thèse concernant les raisons de l’attentat ne repose que sur des conjectures. Ce qui me gêne de la part d’un historien (ce ne serait pas le cas s’il s’agissait d’un polémiste...), c’est cette tendance à porter des jugements moraux sur des comportements propres à une époque et une culture obéissant à d’autres codes moraux que les notres. Par ailleurs, le fait d’employer l’expression "réseau pédophile" vise à susciter l’indignation du lecteur/auditeur contemporain (il suffit de voir le rapprochement que vous faites vous-même avec Estelle ci-dessus !).
      Tout n’est pas dit, mais tout est sous entendu, et ça fonctionne ! Si l’intervention avait montré qu’on fournissait le roi en "vierges" plutôt qu’en "petites filles" pas encore nubiles, j’aurais effectivement trouvé le propos plus honnête (ou plus sérieux).


  • #204830

    Pour Marion Sigaut, un commentaire unique laissé sur amazon qui mériterait une réponse de votre part http://www.amazon.fr/Mourir-lombre-...

     

    • #205119

      Je ne voudrais pas répondre à la place de Marion SIGAUT mais j’ai justement lu le commentaire de ce prof d’histoire à St Chamond.
      Cela ne vous met-il pas la puce à l’oreille ? Je soupçonne ce prof d’être le fameux Olive qui m’agace depuis le début.
      La plupart des profs d’histoire sont très à gauche (dans toute ma scolarité je n’ai eu qu’une prof d’histoire qui était gaulliste, tous les autres étaient socialistes ou communistes ou extrême gauche !...) et de plus quand ils n’ont pas pondu un bouquin ils sont assez jaloux du travail de leurs confrères. Je connais très bien ce milieu de petits péteux prétentieux qui ont toujours trouvé "le truc" génial venant d’un professeur d’université américaine (ah, oui, LA référence), pour flinguer le travail de celui ou de celle qui a mis les mains dans le cambouis.
      Marion SIGAUT est une historienne sérieuse et comme je l’ai déjà écrit et persiste à le penser, le fait qu’elle soit rattachée à E&R doit certainement agacer ces petits profaillons de province, pour la plupart gauchistes ou ex soixante-huitard.
      J’espère que Mme SIGAUT saura lui répondre et lui fermer sa boîte à sophismes et à contre-vérités...


    • #205141
      le 18/08/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Un commentaire qui ne m’avait pas échappé et qui m’a laissée bouche-bée.
      1) J’ai découvert l’existence de la famille de Damiens en lisant Dale Van Kley.
      Or cette existence est mentionnée dans les Pièces originales du procès.
      Donc mes recherches sont superficielles.
      Vous suivez ?
      2) Dale Van Kley a recherché des petites filles au Châtelet et n’en a pas trouvé : donc on n’en a pas mis ailleurs (à l’Hôpital général par exemple…)
      Vous suivez encore ?
      3) Ensuite Dale Van Kley n’a apparemment jamais eu vent des enlèvements qui ont eu lieu à Saint-Sulpice, à la foire Saint-germain, et à la Croix-Rouge et qui ont donné lieu à des chasses à l’homme et des émeutes. Donc il n’y a pas eu d’enlèvements rive gauche.
      Vous suivez toujours ?
      Or, Dale Van Kley a effectué des investigations longues et rigoureuses.
      Donc Marion Sigaut est nulle, CQFD.

      Il y a un degré dans la bêtise qui laisse pantois.


    • #206191
      le 20/08/2012 par MagnaVeritas
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Le tout petit monsieur qui a écrit ce commentaire a aussi attaqué le livre de Werner Sombart, recommandé par Soral : http://www.amazon.fr/gp/cdp/member-...

      Ce type, "michel renard", serait un "professeur d’histoire", comme il est mentionné sur la page amazon. D’après mes recherches, il existe un michel renard, instituteur (et non professeur) au lycée Saint-Chamond (Loire). Déjà ce n’est pas un vrai académicien, donc que ce soit d’un point de vue académique ou d’un point de vue dissident, il est grillé. Je me demande à quoi joue ce crétin.
      La page wiki de Daniel Lefeuvre fait référence à un certain "michel renard", historien spécialiste de l’Islam. Il aurait écrit avec Daniel Lefeuvre un livre intitulé Faut-il avoir honte de l’identité nationale ? .

      Je note certains points importants :
      - Visiblement, la contre-Histoire n’est pas du goût des pseudo-historiens officiels qui défendent leur bifteck.
      - Si ce type est effectivement un professionnel, ce n’est ni le lieu (site commercial) ni la méthode (délire bourré de sophismes) pour porter la contradiction à Madame Sigaut.

      Par extrapolation, je parie que des procédés crapuleux de ce genre ont été utilisés contre des lanceurs d’alertes façon William G. Carr*, Nesta Webster* et autres.

      *Je n’ai pas les connaissances ni la patience pour juger de leur pertinence et de la justesse de leurs recherches, cependant intuitivement j’ai plus l’impression qu’ils étaient dans le vrai. Mais il existe sûrement d’autres exemples.


    • #206192
      le 20/08/2012 par MagnaVeritas
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      J’ai oublié d’ajouter à mon précédent commentaire que le débile en question a carrément évalué le livre qu’il a coécrit (5 étoiles évidemment).

      Je pense qu’il s’agit d’un aliéné qui se prend pour un professeur d’histoire, tout seul, dans son lycée, auprès de ses élèves.


  • #204847
    le 17/08/2012 par charles antoine
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Cette dépravation et cette décadence ont un nom : le libertinage !

    Libertinage dont des roturières anoblis tel la pompadour savaient déja stratégiquement usé et abusé pour affaiblir et corrompre ceux dont elle convoitait les priviléges.

    Libertinage qui lui même accoucha du système de pensée libérale/libertaire propre aux Lumières, et à l’affaiblissement de l’autorité morale de l’Eglise sur les princes de ce monde, qui en résulta !

    Pour rétablir la vérité, il est également indispensable de rappeler que le peuple de France savait déja parfaitement bien d’ou provenait cette décadence propre à certains membres de l’episcopat et de la Noblesse, et c’est pourquoi ce même peuple de France méprisait et haïssait la Pompadour ainsi que tout ceux qui parmis les roturiers prétendaient à un titre de noblesse qu’il n’avaient pas noblement mérités.


  • #204910

    @ Gotfried

    Donc "natura humanae nec varietur"...
    Quand on n’a pas trouvé le remède ou la punition à de telles pratiques, il ne faut pas s’étonner que cette pratique perdure...
    Aujourd’hui on fait l’inverse ; ce qui était jugé pratique perverse autrefois est aujourd’hui classé comme tout à fait normal. Quand j’avais vingt ans l’homosexualité était jugée perverse et criminelle et punie comme telle. Dans le DSM IV (manuel de référence des psychiatres) elle était classée comme une perversion. Ce que je veux dire et marteler, c’est que si on continue à dire que c’était l’époque qui voulait cela et que ça ne devait pas s’appeler "pédophilie" on assistera sous peu à la légalisation de ces pratiques car pour certains légaliser le vice (drogues, pédophilie, pratiques perverses...) c’est éluder le fait qu’il y a justement des vices qui nuisent à la société et à la plus grande partie de ses membres...


  • #204940

    @ Olive

    Le fait d’employer le terme "pédophilie" vous gêne peut-être mais c’est pourtant le terme approprié pour ce genre de pratique même si "à l’époque" il n’était peut-être pas usité comme aujourd’hui. D’ailleurs on pourrait aussi discuter sur l’étymologie de ce mot qui veut dire "qui aime les enfants" mais ne sous-entend pas la façon d’aimer !
    Maintenant nous attendons avec impatience votre ouvrage qui viendra contrer les thèses de Marion SIGAUT. Quant à M. VAN KEY, ce n’est pas parce qu’il n’a pas trouvé trace d’enlèvement d’enfants sur la rive gauche qu’il n’y en a pas eu ! Marion SIGAUT s’est tuée à vous expliquer que les magistrats avaient tout pouvoir pour faire apparaitre ou non ce genre de faits. Un peu comme aujourd’hui quand le ministère de l’intérieur fait dire ce qu’il veut aux statistiques en matière de délinquance...
    Longtemps des scientifiques éminents ne croyaient pas aux pierres tombées du ciel parce que ce n’était pas possible. Et pourtant aujourd’hui c’est un fait avéré de tous !
    Je ne comprends donc pas ce qui vous motive à nier ces faits d’enlèvement et d’exploitation sexuelle des enfants, faits qui sont sortis de l’ombre par le remarquable travail de Marion SIGAUT. Un peu de jalousie ? Quant au sensasionalisme je ne vois pas où il résiderait car pour ma part le sujet est très dur à lire et ce n’est pas parce qu’on parle de "pédophilie" que j’ai plus d’intérêt par rapport à d’autres sujets. Ce qui est intéressant C’EST LA SIMILITUDE AVEC NOTRE EPOQUE. Comprendo ?
    D’autre part je me suis tué à vous expliquer que ces faits ont toujours existé et ont été plus ou moins punis ou acceptés selon les rapports de force. Je vous renvoie au procès de Gilles de RAIS qui a été personnellement impulsé par le roi Louis XI en personne suite à certaines plaintes qui finirent par arriver à ses oreilles car vous comprenez bien qu’un personnage du rang de ce triste sire n’’était pas facile à mettre en examen. Mais une fois de plus l’Eglise a bien fait son travail et le sieur tueur d’enfants finit comme il le méritait bien que maréchal de France et ex compagnon de Jeanne d’ARC...

     

    • #205253

      à Caltech,

      je ne nie évidemment pas les enlèvements d’enfants, qui sont connus des historiens depuis belle lurette ! La thèse soutenue par Mme Sigaut est donc séduisante, quoique insuffisamment étayée.
      Concernant la franc maçonnerie, il me semble que les loges constituées dans la 1è partie du siècle ont davantage suscité d’amusement que d’hostilité chez les philosophes. Elles réunissaient essentiellement des membres de la bourgeoisie, souvent des catholiques traditionalistes refoulés des "sociétés" qui comptaient alors. Ce qui se jouait dans certains salons parisiens (où siégeaient les philosophes) me semble donc beaucoup plus intéressant ! Seule la naissance du Grand Orient, vers 1775 de mémoire, va infléchir la donne


  • #205030
    le 17/08/2012 par Jérémie
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Je trouve Marion merveilleuse. Je n’ai rien à ajouter.


  • #205083

    Le suprématisme des Lumières atteint son point culminant avec les massacres de Vendée.
    Madame Sigaut connaît-elle les livres de Reynald Secher sur le génocide Vendéen ? Qu’en pense-t-elle ? Peut-elle confirmer qu’il y a eu tentative de génocide ?

     

    • #205144
      le 18/08/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      J’ai juste entendu parler de Reynald Seycher et je ne l’ai pas lu. Je ne sais si on peut parler de "génocide" ou si le mot est inapproprié. Ce que je sais, c’est que les atrocités commises contre les Vendéens sont de l’ordre de l’insoutenable, que ça s’appelle des crimes contre l’Humanité.


  • #205158
    le 18/08/2012 par Marion Sigaut
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    @oursquipense
    Excusez-moi de ne vous avoir pas répondu plus tôt, votre message m’avait échappé.
    Je me doutais bien que vous jouiez les Candide, c’est pourquoi je vous ai répondu volontiers.
    Pour ce qui regarde la pédophilie, le terme est celui qu’on emploie aujourd’hui, je ne vais pas me mettre à parler comme au 18e siècle. Le marquis d’Argenson a parlé de « petites filles toutes neuves » que le roi s’amusa à pourchasser dans sa chambre. Je crois me souvenir qu’il parlait d’une gamine de huit ans.
    En toute hypothèse, quinze ans, c’est l’âge de la puberté à l’époque, où l’âge moyen des noces pour les filles était entre 22 et 25 ans.
    Le terme de pédophilie me semble donc approprié, et qu’importe d’ailleurs le nom que ça porte. Du vice ou pas du vice ? Pour moi, du vice, point.
    Que ceux qui contestent l’enlèvement de Marie Damiens veuillent bien refaire tout le travail que j’ai fait. Évidemment qu’il n’y a pas eu de plainte, et y en aurait-il eu une qu’on l’aurait promptement fait disparaître. Et chercher la lettre que Damiens a écrite à ce propos est tout aussi vain : personne n’a jamais dit qu’il l’avait envoyée. Il l’a lue à son maître. Qui l’a raconté aux juges. Qui l’ont étouffé et qui ont fait taire la fille.
    Louis XV n’a pas seulement été un bon père de famille, il a d’abord été un époux empressé et amoureux. Il ne l’est pas resté (banal, non ?) Des rumeurs convergentes ont fait état d’un soupçon, crédible, d’une relation incestueuse avec une de ses filles…
    Je pense que la Pompadour a très bien pu faire semblant d’aimer la chose (si tant est que sa frigidité soit avérée, on n’y était pas…) Mais on sait que le roi allait ailleurs même avec elle, et c’est d’ailleurs comme ça qu’il l’a infectée.
    L’ascendant qu’elle avait sur lui ressemble, malgré tout, à de l’amour : elle le consolait, le comprenait, le rassurait, le câlinait, il ne pouvait se passer d’elle et ne se passa jamais d’elle.
    A propos de radada, j’ai lu quelque part que, quand il fit entrer la Du Barry dans son lit, le roi fut surpris de découvrir des choses qu’il n’avait jamais ressenties. Quelqu’un lui aurait répondu que, compte tenu de ses partenaires précédentes, ça n’avait rien d’étonnant : madame Du Barry était une professionnelle. Le roi tombait des nues et découvrait, sur le tard, des sensations qu’il n’avait jamais soupçonnées.
    Vous voyez, on peut semer des bâtards partout, coucher à qui mieux mieux, et rester un bleu jusqu’à un âge avancé…
    Enfin, je n’ai jamais entendu parler d’orgies et de rapports avec des bambins. Ca ne colle pas avec ce que j’en sais. Des femmes, des jeunes filles, des gamines, oui. Au-dessous, je l’y vois mal et n’ai aucun soupçon là-dessus.
    Jusqu’à plus ample informé.
    Bien à vous

     

    • #206291
      le 20/08/2012 par Oursquipense
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Encore un grand merci pour vos réponses.

      Sinon je puis comprendre que l’on puisse critiquer les conclusions tirées d’un travail sur un corpus (un ensemble de documents quoi !) lorsque l’on a soi-même consulté ce corpus. Donc toutes les critiques attaquant votre travail en fonction d’autres travaux portant sur des corpus différents me semblent forcément illégitimes.

      Comme vous l’avez dit vous-même, quelle logique peut-il y avoir à vous opposer le travail d’un historien qui a travaillé sur les registres du Châtelet alors que vous avez travaillé sur ceux de l’Hôpital général ? C’est comme de comparer les mémoires au même jour de personnes qui vivaient à deux endroits différents, l’un dit qu’il faisait beau, l’autre qu’il y avait une tempête. Il faudrait donc forcément, selon la logique de certains, que l’un des deux auteurs mentît !!??!! Alors qu’il est tout à fait logique que ce type d’informations ne se recoupe pas.


  • #205634

    Tres bon travail. Bravo !

    Tres intéressant !


  • #205777

    J’ai lu son bouquin, et j’en suis encore horrifiée.
    Je crois comprendre enfin une chose : tant que ceux qui décident - à quelque niveau que ce soit - fréquentent les prostituées, la prostitution perdurera. Tant que ceux qui décident sont quelque peu atteints de pédophilie, la pédophilie perdurera et ainsi de suite....
    Comment y remédier ? En recourant - comme en Suisse - plus souvent au référendum ? Il me semble que c’est la voie la plus démocratique, la plus sage mais les français ne sont pas les suisses et avant de les tirer de leur TV de m., les référendums n’auront pas d’écho véritable.
    Ah, quelle vie, quel monde !


  • #205888

    Madame Sigaut,

    tout d’abord merci pour votre formidable travail d’honnêté et de dé-tricotage historique.

    J’ai une question à vous poser concernant la torture ou question.
    Vous dites que la torture n’était pas pratiquée avant la condamnation, bien que les accusés soient rudement châties ( cf damiens).

    Je suis entrain de lire La révolution Française de Albert Soboul, et il stipule à la page 123 : " Une ordonnance criminelle supprimait la question préalable, c’est à dire les tortures qui précédaient l’exécution des criminelles ( la question préparatoire qui accompagnait l’instruction, l’avait été en 1780) "

    Dans l’encyclopédia Universalis j’ai trouvé cette définition : QUESTION PRÉPARATOIRE & QUESTION PRÉALABLE

    "La torture ou question était sous l’Ancien Régime un moyen d’instruction couramment utilisé, même si l’ordonnance criminelle de 1670 en limitait l’usage aux cas les plus graves. La question préparatoire était appliquée à l’accusé afin d’obtenir de lui des aveux. Précédant l’exécution, la question préalable était appliquée au condamné afin qu’il révélât le nom de ses complices. Si la question préparatoire différait de la question préalable par sa moindre intensité, les modalités proprement dites de la question n’étaient pas réglementées. Aussi, suivant les provinces et les époques, connut-on le chevalet, les osselets, l’estrapade, la question par le feu. À Paris, la question était administrée par l’eau ou, surtout, par les fameux « brodequins ». Les aveux obtenus par la question devaient, pour faire foi, être librement confirmés et renouvelés."

    L’affaire Damiens étant antérieur a cette fameuse ordonnance de 1780, je voulais savoir à quoi correspond , selon votre point de vue, cette notion de question préparatoire ?

    Cordialement.

     

    • #206741

      Je ne voudrais pas répondre à la place de Marion Sigaut, mais il me semble qu’elle parle de l’absence de condamnation avant le procès. Ici, dans vos citations, il est écrit : "Une ordonnance criminelle supprimait la question préalable, c’est à dire les tortures qui précédaient l’exécution des criminelles ( la question préparatoire qui accompagnait l’instruction, l’avait été en 1780)"

      L’exécution se fait évidemment après le procès. Donc il n’y a jamais eu de tortures avant le procès...


    • #206979
      le 21/08/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Bonjour et merci de vos encouragements.
      Je suis embêtée pour vous répondre, car je ne retrouve pas les notes que j’avais prises au moment où j’étudiais les modalités de la Question qui devait être appliquée à Damiens et qu’on discutait dans l’entourage du procureur général.
      Une recherche sur wiki indique ce que j’en ai retenu : au siècle des Lumières, si la torture, sous l’appellation de « question préparatoire », pouvait en théorie être pratiquée avant la condamnation et pour obtenir des aveux, c’était dans des cas où la culpabilité ne faisait pas de doute :
      « Lorsque le torturé avouait, l’ordonnance de Blois de 1498 imposa que les aveux devaient être renouvelés hors de toute contrainte. Si le torturé n’avouait pas, il était acquitté, l’ordonnance criminelle de 1670 remettant finalement en cause cette disposition lorsqu’il pesait une présomption forte de culpabilité sur l’accusé. Ces ordonnances accélérèrent ainsi le déclin de l’usage de la torture.
      « La torture a été abolie en France par Louis XVI en deux étapes :
      • Abolition de la question préparatoire (torture infligée à un accusé pendant la procédure pour lui arracher les aveux de son crime, appliquée qu’au cas où sa culpabilité est déjà établie mais pas suffisante pour pouvoir le condamner à mort) par ordonnance royale du 24 août 1780
      .
      Abolition de la question préalable appelée aussi question définitive (torture infligée à un condamné pour lui arracher des aveux et lui faire dénoncer ses complices et comparses, et éventuellement de découvrir les choses ayant permis de commettre l’infraction. Cette torture est appliquée juste avant l’exécution du condamné) en 1788. »

      C’est-à-dire qu’on n’utilisait pas la torture pour déterminer si un prévenu avait, ou non, commis un crime. Mais on préférait, de toute évidence, un coupable ayant reconnu son crime qu’un coupable le niant.
      Si vous prenez les très nombreux procès des Poisons, aucune condamnée ne subit la torture avant sa condamnation, alors même que nombre d’entre elles nièrent jusqu’au bout.
      Peut-être se souciait-on peu de décharger leur conscience et sauver leur âme par des aveux…
      Damiens ne subit pas la question préparatoire, mais exclusivement la torture précédant son exécution, le matin-même, dans l’enceinte du palais de Justice où il était détenu. Je rappelle que les tourments que ses gardes lui firent subir lors de son arrestation ont été absolument illégaux et pratiqués sous l’effet de la colère.
      Bien à vous.


    • #206987

      On dispose pourtant de chiffres tenaces. Au parlement de Bourgogne, 63 accusés sur 6000 sont encore soumis à la question préparatoire au cours du XVIIIè (plus aucun après 1766). 52 sont également soumis à la question préalable.
      C’est l’inefficacité de cette pratique qui a entraîné sa disparition. Ainsi, lorsque le roi la fait interdire, elle n’a dans les faits plus cours nulle part ! Je laisse volontairement de côté la question dite "ordinaire" à laquelle on a soumis La Barre (notamment)
      Pour info, la question préparatoire avait été abolie en 1734 en Suède, en 1738 à Genève, en 1740 en Prusse, en 1752 en Autriche.
      Dans ce domaine du moins, on ne peut pas prétendre que les revendications de nos philosophes aient été particulièrement novatrices !


  • #206252

    passionnant et tragique à la fois ,rien n’a changé en somme depuis ce temps là.... ! merci à E&R de nous avoir fait découvrir la charmante Marion Sigaut ! cela nous change de Stéphane Bern..... !

     

  • #207264

    C’est toujours une joie de vous entendre Marion Sigaut.


  • #208452
    le 23/08/2012 par delta123omega
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Merci infiniment pour votre travail, Marion. J’attends avec impatience vos prochains ouvrages / entretiens / conférences qui, je l’espère, seront nombreux. Cela fait beaucoup de bien de comprendre enfin ce que nos enseignants ne nous ont jamais expliqué sur l’Histoire de France.


  • #208810
    le 23/08/2012 par Cassandre
    L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

    Marion Sigaut,

    Merci pour toutes vos fructueuses recherches !
    La lecture de "La Marche Rouge" m’a ouvert les yeux sur le siècle des Lumières et notamment sur les libertins que je croyais être simplement des libres penseurs ; je n’avais pas réaliser que leur discours n’était que le reflet de leurs pratiques perverses. Et à la fin du livre, je me suis dit : mais si les réseaux pédophiles n’ont pas été supprimés avec la révolution française, ça veut dire qu’ils existent certainement toujours. Grâce à l’internet, j’ai eu immédiatement des réponses, et je dois dire que j’ai découvert une réalité que je ne connaissais pas. De nouveau la discrétion et la falsification des médias sur le sujet m’avaient induit en erreur.
    Merci donc à Marion !


  • #217404

    Bonjour Marion Sigaut,

    Merci beaucoup pour vos conférences passionnantes. Je demande pardon si ma question n’est pas directement liée au sujet, mais j’aimerais savoir quelque chose à propos des jésuites. Si l’ordre a été supprimé en 1764 par les Jansénistes, dont les successeurs sont les Lumières dont nos politiques se revendiquent, qu’est-ce qu’il en est des jésuites d’aujourd’hui ? Sont-ils de vrais jésuites, si je puis dire, c’est-à-dire avec le même idéal humaniste qu’autrefois ? Ou est-ce qu’il y a tromperie ?
    Avant d’écouter vos conférences, je ne connaissais des jésuites que l’image qu’en donne Alexandra Dumas dans sa trilogie des Trois Mousquetaires. Il les décrit comme des intrigants et des hypocrites (à travers Aramis, mon préféré !), organisés en société secrète, complotant contre l’autorité royale, avec un général dont l’identité n’est connue que des "Maîtres", et qui communiquent avec des signes et tout. Est-ce qu’il y a un peu de vrai là-dedans ou est-ce que Dumas nous a fait de la janséno-franc-maçonnerie inversée ? J’ai une passion indéfectible pour ces 3 romans mais je me rends compte à vous lire à quel point ils sont empreints de la pensée des Lumières, hélas.

     

    • #217601
      le 08/09/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Bonjour Aude,
      votre question est très intéressante. L’ordre des jésuites a été supprimé, restauré, supprimé encore et restauré enfin. Il existe encore et prospère aujourd’hui.
      Je ne connais personnellement aucun jésuite, j’en ai croisé un une fois, une seule. Mais un ami à moi a voulu être jésuite et a suivi un long cursus qu’il n’a pas mené au bout, pour des raisons purement d’épanouissement personnel.
      Il m’affirme que les jésuites sont des gens hors du commun, vertueux, tirant vers le haut, humanistes.
      C’est tout ce que je peux vous en dire.
      Un jésuite, Pierre Teilhard de Chardin, m’a montré la lumière. Certainement j’ai surmonté les épreuves de ma vie grâce à l’inspiration que son oeuvre m’a insufflée. Ca ne dit rien des autres jésuites.
      Par contre, ce que je peux vous dire, c’est que les gens qui bavent sur eux sont des immondes. Ca-lom-nie. De A à Z. J’ai longuement lu des textes du 18e siècle émanant de la fabrique à diffamation anti-jésuite : la secte janséniste. Un affreux, Louis-Adrien Le Paige, s’était spécialisé, c’est totalement dégueulasse, mensonger, paranoïaque. Si on avait eu des vraies informations contre eux on n’aurait pas fabriqué des balivernes pareilles.
      Je n’ai pas lu Dumas, mais ce que vous me décrivez des jésuites dans sa trilogie me donne une piètre image de l’auteur. Il semble bien, en effet, qu’il ait repris à son compte toutes les saloperies anti-jésuites. Pas à son honneur.
      Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires de signes secrets et autres. A part le signe de croix, je ne vois pas bien...
      Je comprends votre déception de devoir réviser votre jugement sur quelqu’un que vous aimez. J’ai passé l’épreuve à différentes reprises dans ma vie, c’est vraiment dur.
      Mais c’est aussi comme ça qu’on grandit.
      Bon courage !
      Marion


    • #217853

      Merci Madame Sigaut pour votre message. Je vais chercher les livres de Pierre Teilhard de Chardin.
      Je ne peux pas ne pas aimer les Trois Mousquetaires, c’est le trésor de mon enfance, le monde dans lequel je me suis évadée. Tout l’amour que j’avais besoin d’éprouver pour quelqu’un je l’ai précipité sur ces hommes qui n’existent pas. C’est bête, mais on fait ce qu’on peut. Ils sont la force, le courage, le sacrifice, l’amitié éternelle qui résiste à toutes les épreuves. Tous les mensonges dans lesquels ils baignent ne me les terniront pas, ils ne ternissent que Dumas.
      Merci encore. J’ai hâte d’entendre de nouvelles conférences.


  • #217715

    Bravo Madame Sigaut, votre travail est remarquable !
    J’aurais des questions à vous poser sur un tout autre sujet cependant :
    Que pensez vous de la version officielle de Napoleon bonaparte ? Pensez-vous qu’il y a un lien entre sa disparition des livres d’histoires ( tout comme Louis XIV) et le fait qu’il ait réellement compté pour le peuple de france ( au contraire du tyran sanguinaire dont on nous parlait à l’école ).
    Si vous ne le savez pas encore, pensez-vous que cela serait un sujet d’étude interessant pour un probable prochain ouvrage ?

     

    • #217905
      le 09/09/2012 par Marion Sigaut
      L’affaire Damiens : une affaire de moeurs

      Bonjour Fabrice, et merci de votre petit mot.
      Concernant Napoléon, il me semble que s’il y a quelque chose à cacher du personnage, ce n’est pas sa valeur mais au contraire son côté épouvantable. Il a mis l’Europe à feu et à sang, a saigné le peuple français à la fois en vies humaines et en pauvreté, il a "sauvé la République" en tirant dans une foule désarmée qui avait faim. Pour moi c’est un affreux, un affreux absolu, et on peut avoir intérêt à ne pas parmettre aux jeunes de savoir à quel point. On s’arrête au tyran sanguinaire, que dire de ce qu’il a fait à l’Eglise catholique et à la banque...
      Il y a eu tellement d’ouvrages écrits sur lui que je ne vois pas ce que je pourrais ajouter, surtout que Guillemin a fait une série de conférences tellement brillantes, qu’on doit se taire après... sauf si on a quelque chose à ajouter et ce n’est pas mon cas.
      Regardez-les et faites circuler. C’est édifiant, passionnant, magnifique. Du Guillemin quoi.


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