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L’état-major israélien aurait bloqué 3 projets d’attaque contre l’Iran

Ministre de la Défense de 2009 à 2013, Ehud Barak ne s’est pas fait que des amis après la diffusion, le 21 août, de ses propos enregistrés par biographes (Danny Dor et Ilan Kfir) par une chaîne privée israélienne. En effet, de nombreux responsables de l’État hébreu n’ont pas apprécié les révélations qu’il a faites au sujet des plans d’attaque contre des sites nucléaires en Iran.

Ainsi, a-t-il affirmé, l’idée de frapper le programme nucléaire iranien, suspecté d’avoir une dimension militaire, fut mise sur la table en 2009 et en 2010 par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par lui-même. Et à chaque fois, le chef d’état-major de Tsahal de l’époque, le général Gaby Ashkenazi, s’y opposa, en faisant valoir qu’il ne disposait pas de la « capacité opérationnelle » pour une telle entreprise.

Un an plus tard, la prise de fonction d’un nouveau chef d’état-major, à savoir le général Benny Ganz, ne modifia pas la donne. Ce dernier exprima ses réserves et mit en garde contre les « risques » que supposaient une telle attaque contre les installations iraniennes, ce qui fit changer d’avis au moins deux ministres membres du cabinet de sécurité restreint de M. Netanyahu. Ce dernier, mis en minorité, ne fut donc pas en mesure de lancer l’opération.

En 2012, a ajouté M. Barak, Israël n’a pas « exploité » une « nouvelle occasion d’attaquer » le programme iranien car l’opération devait « avoir lieu au même moment que d’importantes manoeuvres militaires avec les États-Unis ce qui risquait d’embarrasser Washington et de donner l’impression que les Américains étaient directement impliqués dans l’attaque ».

La chaîne de télévision israélienne qui a diffusé les enregistrements a avancé, le lendemain, que la « colère » envers Ehud Barak était « très répandue » parmi les responsables israéliens. Et plusieurs d’entre eux ont indiqué que la version des faits qu’il a donné n’est pas totalement exacte.

Ainsi, le général Ashkenazi n’était pas le seul à se dire réservé au sujet d’une possible attaque des installations nucléaires iraniennes : Meir Dagan, alors patron du Mossad [ndlr, service secret] à l’époque l’était tout autant. Et, d’ailleurs, il ne se priva pas le dire après avoir quitté ses fonctions.

Quoi qu’il en soit, et alors que M. Netanyahu est vent debout contre l’accord de Vienne, le programme nucléaire iranien n’est pas une priorité pour l’armée israélienne. Un nouveau signe en a été donné avec la publication d’un document d’une trentaine de page, qui signé par son nouveau chef d’état-major, le général Gadi Eisenkot, évoque la stratégie qu’elle entend appliquer au cours des prochaines années.

En effet, le risque de voir l’Iran doté de l’arme nucléaire n’y est pas cité explicitement alors qu’il y est fait grand cas du soutien de Téhéran aux organisations considérées comme terroristes. Cela étant, le document met en garde contre le fait d’exposer Israël « à des risques qui ne sont pas raisonnables pour son existence ».

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