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L’homme, ce héros souvent si médiocre

Par un prêtre catholique

« Quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés. » Le mot de Soljenitsyne est aussi splendide qu’oublié…

Pour avoir occulté la destinée éternelle de l’être humain – et donc la mort – on a amputé l’homme masculin de la plus belle prérogative dont Dieu l’avait orné lorsqu’il créa Adam : gouverner la terre, c’est-à-dire la mener à sa destinée ultime. C’est à Adam qu’un tel ordre fut donné et non à Eve, tout comme c’est à Joseph et non à Marie que l’Ange révéla la destinée unique du Dieu donné, venu pour sauver son peuple du péché.

 

Virilité et destinée

Indissociablement, masculinité rime avec accomplissement de la destinée. A l’homme est confiée la destinée de la création comme de l’être humain, afin qu’il œuvre à son accomplissement, qu’il en fasse ressortir la beauté et la grandeur tel un chant à la louange de Dieu : Et Dieu vit que cela était bon.

Sans devoir ni responsabilité à l’endroit d’une destinée à accomplir, il ne reste plus à l’homme qu’à manger jusqu’à la fin des temps des produits surgelés devant un sempiternel écran, avec pour seule liberté l’incommensurable pouvoir de zapper ou de changer de marque de vêtement. Tel est l’homme moderne. Il a renoncé à sa richesse propre, de laquelle découle le sens de l’honneur, de la gratuité, de l’engagement, de l’ardeur et de l’élégance : autant d’atouts désormais déclarés obsolètes – c’est que souvent l’homme vil appelle valeurs dépassées celles qui le dépassent. Vainement, l’homme a essayé de compenser cette perte par l’acquisition de biens matériels, l’ambition rapace, le confort intellectuel et sentimental. Un tel homme est devenu un mollusque : dur voire violent à l’extérieur, son intérieur est souvent fait de mollesse, de faiblesse et de peur ; il en devient l’un de ces crabes qui marchent de côté, voire une écrevisse qui n’avance qu’à reculons. Insatisfait de lui-même, l’homme a perdu son visage : c’est un résigné, et non plus un bâtisseur ; un blasé, et non plus un homme de cœur. Un tel homme a déserté son être. En lui la masculinité est morte, il faut lui redonner vie.

 

L’homme, ce héros solitaire

C’est avant tout en lui-même et dans ses semblables que l’homme est appelé à parachever l’œuvre de Dieu. Aller à la rencontre de soi-même, c’est le chemin du saint comme du héros, qui seul lui permettra ensuite d’œuvrer en vérité auprès de ses semblables. Deviens ce que tu es (M. de Corte) : chemin solitaire et exaltant, avant qu’il ne devienne rayonnement.

Être un héros, c’est sortir de l’ordinaire, autrement dit de l’apathie, de la lâcheté. Ce n’est pas un hasard si nos classiques ont décrit le héros comme un homme du voyage, celui qui délaisse le factice pour partir à la recherche du transcendant et de l’infini. Sortir de la vile quotidienneté pour témoigner, en tout premier lieu à ses propres yeux et sous le regard de Dieu, de cette part d’immortel qui fait la grandeur de l’homme. C’est en cela que réside le véritable honneur. Il repose sur le respect et l’estime de soi, il est une exigence de dépassement qui n’a pas besoin de l’approbation d’autrui. Car cet honneur, le vrai, n’a pas pour but de plaire à l’autre mais de ne pas se dégrader à ses propres yeux.

Être un héros, c’est encore être persuadé, pour l’avoir expérimenté en soi-même, que chacun de nous est un être unique et irremplaçable, et qu’il convient donc d’aller au bout de soi-même pour accomplir sa vie, brève ou non, et en faire une œuvre d’art, une cathédrale d’amour, de « virtus » et de grandeur d’âme.

Héros solitaire, l’homme l’est précisément en ce qu’il est unique. Car Dieu ne travaille pas en série. Le clone n’est pas son œuvre, et chaque étoile diffère en clarté de toute autre étoile (1 Co 15.41). D’ailleurs, à suivre l’étymologie, l’individu désigne un être entier, non-divisé, doué d’harmonie et d’une certaine autonomie. Vivre en individu, c’est se vouloir ni assisté ni parasite ; loin de vivre dans la dépendance du regard d’autrui, c’est découvrir les richesses reçues de Dieu et apprendre à en être fier ; c’est encore en entreprendre l’indispensable labeur de purification et de fortification, pour les mettre en valeur par le service d’autrui.

Loin d’être l’apanage d’une élite, cet héroïsme est proposé à tout homme, et l’on ne devient homme qu’à la mesure de son accomplissement. Seuls les faibles et les tièdes – ceux que Dieu vomit ! – y renoncent, car un tel chemin fait peur, souvent du fait qu’il passe par la solitude. Il paraît tellement plus confortable de se protéger sous la possessive tendresse maternelle qui cache le fils chéri, lequel pourrait avoir mal ; ou encore dans les bras de la fille qu’on croit aimer, alors qu’on n’est pas encore soi-même au monde… Au diable le confort affectif, la nostalgie de la maman et les gratifications du sentiment amoureux qui coupe les jarrets et émascule l’âme ! Une telle tendresse fait des ravages : elle ne rend pas les hommes amoureux, mais ramollis. Tant que la tendresse sera ainsi le refuge des faibles, des couards et des paresseux, elle demeurera suspecte. Car la tendresse est un aboutissement, non un abêtissement. Notre monde n’a pas besoin de « gentils garçons », mais d’hommes valeureux, capables ensuite de délicatesse et de courtoisie, notamment à l’endroit des plus faibles.

 

« Vir », ou homme de cœur

La valeur d’un homme s’acquiert par l’épreuve, par la confrontation de soi-même avec l’obstacle, la difficulté, la dure réalité du monde. Du voyage d’Ulysse aux rites initiatiques, nos anciens, mêmes païens, l’avaient parfaitement saisi. L’homme, pour devenir homme, doit commencer par se mesurer aux rudes difficultés de la vie pour y découvrir le magnifique ressort que Dieu a posé en lui, et découvrir ainsi cette véritable confiance en soi, qui n’est autre que la certitude vécue de l’amour créateur de Dieu sur soi, plus fort que tous les obstacles.

Au jeune roi François Ier en route pour l’Italie, le chanoine François Demoulins envoya un emblème figurant une rose épanouie, accompagnée de la devise : Ut rosa spinis gloria ex labore capitur ; comme la rose se cueille au milieu des épines, ainsi la gloire au sein de durs labeurs. Cette devise pourrait être méditée longuement en nos jours où le sens de l’effort est remplacé par l’assistance généralisée, destinée à parer toutes sortes de problèmes.

Pourtant, l’homme digne de ce nom sait que le monde n’est pas fait de « problèmes » qu’on s’emploie à résoudre jusqu’à l’usure de soi-même, mais d’épreuves, qui sont autant d’occasions de grandir, de se découvrir, de se laisser transformer. Loin d’être une entrave, l’épreuve relève donc de l’élection : Les grandes tempêtes sont pour les grands navires, écrivait le grec Kazantzàkis.

Le latin ne s’y est pas trompé lorsqu’il a appelé l’homme masculin du même nom que la force, « vir ». Le Moyen Âge avait une idée à peu près semblable lorsqu’il en appelait aux « hommes de cœur ». Ce « cœur », pendant longtemps, désignait le courage : lorsque Rodrigue a du cœur, c’est pour affronter les Maures ou Don Sanche, non pour conter fleurette à Chimène.

Tel Rodrigue, l’homme de cœur est un homme de force, non de violence : c’est un guerrier. Du samouraï au chevalier, la caractéristique du guerrier est non la soif de verser le sang et de détruire, mais le désir de mesurer ses forces, d’accomplir des exploits au service du bien, quitte à défier la mort. Il affronte, au risque de payer de sa personne ; rester indemne n’est pas son idéal. Il ne fait pas preuve d’instinct de conservation parce que seul l’impérissable l’intéresse. Il sait toute la véracité de la parole du Christ : Celui qui veut trouver son âme en ce monde la perdra, et celui qui la perd à cause de mon nom la trouvera (Mt 16.25).

En ce sens, tout homme est appelé à être un guerrier, à commencer face à lui-même. Mais également face aux autres : il en faut du courage, pour se maintenir ainsi les yeux tournés vers l’absolu, alors que le monde se vautre dans le relativisme ; il en faut, du courage, pour témoigner de la beauté, alors que tant d’autres raillent et abaissent.

 

Chantre de la beauté et de la grandeur

C’est qu’en effet, la figure complète du guerrier, incarnée au Japon par le samouraï, relie les arts et les armes, le courage et la sensibilité. De même en Occident : l’éducation du chevalier médiéval comprend la musique et les lettres en même temps que l’enseignement de l’escrime ou de l’épée. La voie du noble guerrier n’est pas de détruire, de propager la violence et la mort, mais bien de se construire, avec ardeur et beauté, face à la mort.

À partir du moment – cela a commencé au XVIIIème siècle – où l’on a dénié au guerrier la culture, le goût du chant et de la poésie, on a fait de lui un homme violent, un soldat destiné à tuer ; et lorsque la figure du noble guerrier s’efface devant celle du soldat, on peut être sûr que les manuels de sexologie tiennent lieu d’art d’aimer. De même, en séparant l’ardeur guerrière de la sensibilité, on a fait de l’artiste un être raffiné, certes, mais bientôt efféminé et sans vigueur, tourné sur lui-même beaucoup plus que vers la grandeur. Devenu narcissique, l’artiste prend alors son « art » comme un exutoire à ses médiocres maux et lamentables fantasmes, désireux qu’il est d’entraîner dans sa fange et sa bêtise ceux qui approcheront leur « œuvre ».

Ce dramatique divorce est à l’œuvre quotidiennement. Pour se croire virils, les hommes ont délaissé la grâce et l’élégance au profit des manières brutales et des tenues débraillées ; ils ne savent plus s’endimancher ni se respecter. Ils ne sont plus épris de beauté. Car vivre en beauté est une constante recherche d’harmonie, une attitude qui englobe tout : il y a de la beauté à se conduire avec bravoure, de la beauté à converser brillamment et galamment avec les femmes, il y a de la beauté dans la grandeur d’âme et de la beauté dans la finesse de l’étoffe et la recherche du vêtement.

Indissociables donc, sont les arts et les armes. On comprend que tant de peuples aient voulu décorer les armes, les casques et les cuirasses des guerriers, en faire des atours splendides. Ils savaient que la beauté est aussi efficace que la force, qu’à l’égal du courage elle ennoblit le combattant.

La beauté est en effet un puissant remède. À l’homme blasé, elle redonne le sens de l’émerveillement et bientôt, par la communion à l’harmonie primitive, elle communique apaisement et joie. Les Anciens savaient par exemple la force apaisante de la musique. De même, lorsque le riche chancelier Nicolas Rolin décida de faire construire à Beaune un hospice pour les pauvres, il pensa en premier à la beauté qui devait régner en toutes les parties de l’édifice : il savait que la beauté guérit plus sûrement que les drogues et les électuaires. À voir aujourd’hui tant de lycées ou d’hôpitaux conçus du seul point de vue fonctionnel, je m’étonne toujours : comment peut-on grandir ou recouvrer la santé en ces lieux d’où la beauté est bannie ? On en bénit que plus Dieu de nous avoir donné la beauté de La Placelière pour l’éducation de nos enfants !

Chantre de la beauté, telle est aussi la vocation de l’homme. Donner aux choses apparemment banales leur sens le plus élevé, révéler le mystère qui habite même les choses les plus habituelles, parer le fini de son miroitement infini, voilà bien l’œuvre de l’homme accompli. Un tel homme est redevenu cet enfant qui seul peut entrer dans le royaume des Cieux. Demeurer un enfant dans la jungle des hommes sceptiques et affairés, c’est refuser les mensonges, le monde tel qu’ils l’ont fait avec leur cupidité et souci de rentabilité. Préserver l’Enfant en soi, et même le faire croître, c’est ouvrir chaque jour des yeux attentifs et émerveillés sur la beauté d’un monde et d’une vie tels que Dieu les a voulus. C’est encore œuvrer à le rendre plus beau sans se croire pour autant important. L’homme redevenu enfant dévoile alors ce que d’autres n’osent plus voir, encombrés qu’ils sont par leurs peurs, leurs vices et leurs habitudes. La voix d’un tel homme est prophétique : il dit sans méchanceté, sans intention de nuire. Il est le porte-parole de la clarté, tout simplement.

 

Libre, courtois et chevaleresque

C’est parce que le cœur est tout à la fois courage et sensibilité que l’homme sait ensuite aimer en vérité, avec noblesse, ardeur, et magnificence. Le voici en effet devenu responsable et courtois – on dirait aujourd’hui délicat. Il est désormais capable d’aimer. Responsable, il peut assumer autrui, précisément en ce qu’il ne plie pas devant le danger, qu’il est prêt à donner de sa personne, voire sa personne, pour le bien de l’être aimé. Être aimé dont il sait respecter le mystère, et c’est là sa délicatesse.

L’homme accompli est un homme juste, qui grandit et s’élève vers le Ciel comme le cèdre du Liban et s’épanouit auprès des siens tel un palmier (Ps. 92.13) sur lequel on peut s’appuyer, à l’ombre duquel on peut reprendre force. Il est un homme d’engagement, doté de ces qualités chevaleresques que sont le courage, la loyauté et la grandeur d’âme. Toujours en quête d’absolu et de bien, il entraîne les autres à sa suite, les soutient dans l’épreuve, pour n’en ressortir que grandi.

 

Je cherche un homme

Devant ce portrait à peine esquissé des richesses de la masculinité me revient la quête du vieux Diogène : Je cherche un homme. Porteur de lumière en plein jour, il ne faisait que mettre en relief l’évidence, tout comme cet article qui n’a rappelé que des banalités. Mais ce faisant, le même Diogène manifestait la terrible réalité : l’homme digne de ce nom est rare. Ce n’est pourtant pas sans lui que se relèvera notre monde ébranlé.

Un prêtre catholique

 

Courte biographie pour aller plus loin

- Marcel de Corte, Deviens ce qui tu es : la vie de son fils, mort à dix-huit ans en homme pleinement accompli ;
- Jacqueline Kelen, L’Éternel masculin : plein de richesses naturelles, ce livre sera néanmoins lu avec circonspection, car la non-catholicité de l’auteur y apparaît à plus d’un endroit ;
- Xavier Lacroix, Passeur de vie : décrivant la mission paternelle, l’auteur s’appuie page après page sur les qualités propres à la masculinité.

 

Illustration : statue de Guillaume le Conquérant, Falaise, Normandie.

Voir aussi, sur E&R :

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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51 Commentaires

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  • #954580

    La beauté, l’art et l’harmonie sont les premiers besoins de l’homme, Beaudelaire l’affirme déjà "on peut se passer de manger quelquefois, de poésie, jamais". Napoléon le savait, qui habillait bien ses cavaliers et sa Garde, et qui , avant les munitions ou la nourriture, approvisionnait en "eau de vie", qui est un peu de poésie en flacon. Il vouvoyait tout le monde.

    C’est bien connu par nos élites. C’est pourquoi les modes grunge, les hommes pas rasés, mal habillés, la violence et la pauvreté verbales, l’abscence de chant, de musique, de dessin, de danse dans nos écoles, la disparition des récitations, des classiques de théatre dans nos médias, la politesse enfin...

    Et l’attitude des manières, l’honneteté, la bonté, le courage n’empechent rien quant à destruction de l’ennemi, au contraire.

    Et vous aurez meilleure mine.


  • #954593
    le 04/09/2014 par Ignatius J. Reilly
    L’homme, ce héros souvent si médiocre

    Bonjour
    Je profite de ce très beau texte pour demander des renseignements. J’ai 18 ans et j’ai grandi dans un environnement athée, je n’ai donc aucune culture religieuse. Me posant de nombreuses questions quant à l’existence de Dieu, j’aimerais découvrir le catholicisme traditionnel mais je ne sais pas comment m’y prendre, étant donné l’influence de Vatican II dans l’Église actuelle. Quels livres me conseillez-vous ?
    Merci d’avance.

     

    • #954680

      D’autres te répondront sans doute mieux que moi sinon la Bible me semble évidente, et il y a sans doute une Eglise traditionnelle (tridentine ou sédévacantiste) ou des chrétiens de cette branche ou une paroisse quelconque vers chez toi.


    • #954698
      le 04/09/2014 par Jeanjean
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      Personnellement je te conseille le nouveau testament.


    • #954700

      Va à la FSSPX. T’es de quelle ville ?


    • #954810

      Tu peux egalement ecouter Radio Courtoisie.
      Qu’en pensez-vous Soralistes ?


    • #954852
      le 04/09/2014 par Ignatius J. Reilly
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      @ Sebde
      Merci, c’est exactement ce que je cherchais.

      @azer
      Je suis sur lyon pour mes études. La FSSPX y est présente mais je préfère acquérir un certain savoir et être sûr de ma foi avant de m’y rendre.


    • #955175
      le 05/09/2014 par Le pirate
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      Essai ce site : pierre2.net

      j’etais dans le même cas que toi et les pdf qui s’y trouvent expliquent très bien le fait religieux monothéiste.
      De façon objective et intégrale c.-à-d. Sans couper ou tronquer le message de dieu (intégriste est un vilain mot :))

      apres ça tu comprendras mieux la chrétienté l’islam et le Judaïsme et et tu seras sûre d’une chose Dieu est avec ER :)


    • #956240
      le 05/09/2014 par Johan Livernette
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      à Ignatius J. Reilly : Bonjour, je vous recommande vivement de contacter l’abbé Murro qui est sur Lyon. N’hésitez pas à m’envoyer un message via mon site Internet et je vous laisserai son mail en privé.
      Quant au livre, il vous faut acquérir et étudier le catéchisme de Saint Pie X pour avoir de bonnes bases.
      Bonne continuation et bonne soirée.
      Cordialement.
      Johan Livernette


    • #956947

      Bonjour, je te conseille d’aller à la messe à la paroisse Saint-Georges, à Lyon. Ce sont des traditionnalistes fidèles à Rome. Tu peux aussi fréquenter si tu le souhaites, la paroisse de la Fraternité Saint-Pie X.
      Bien sûr, il te faut lire d’abord le nouveau testament. Dans la religion catholique, ce qui importe c’est la célébration du rite, institué par Jésus-Christ. Le conflit entre traditionnalistes et modernistes porte sur la façon de célébrer le rite.


    • #958325
      le 07/09/2014 par esperanza
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      Ignatius Reilly ! bienvenue dans la conspiration/confédération des catholiques imbéciles ( bigots, bornés et coincés) (ironie inside) ! Bienvenue, petit frère ! Pour te trouver et trouver Dieu, tu peux faire une retraite dans un monastère, il n’y a pas traitement plus puissant ! Luxe (car beauté), calme (car silence) et volupté (spirituelle)
      Signé : Myrna (alias esperanza)


    • #959371

      Je vais te parler de ma propre expérience.

      J’ai eu les mêmes interrogations que toi il y a quelques années de ça lorsque que j’étais moi aussi, étudiant sur Lyon. Je me suis tout simplement rendu à la cathédrale sans avoir lu une page de la bible et j’ai demandé s’il était possible d’être baptisé. Évidemment, on ne baptise pas comme ça, il faut d’abord passer par le catéchisme. Du coup c’est un croyant de longue date qui te prend sous son aile afin de t’apprendre les bases du Christianisme. Moi j’étais avec une sœur, A-DO-RABLE, elle m’a permis d’avancer sur le plan spirituel. Je n’ai pas eu besoin de préparation... j’y suis allé et j’ai étudié avec elle les textes, d’Abraham jusqu’à Jésus et j’ai pu poser mille milliards de questions.

      En espérant que cela puisse t’aider.

      PS : ensuite tu pourras choisir de te faire baptiser au bout de 6 mois (assez rare), 1an (la "norme"), 2ans (ceux qui ne se sentent pas encore prêt) ou même jamais.


    • #960481

      Bonjour

      Je ne sais pas où tu en es exactement, mais peut-être qu’avant de te plonger dans le mystère de la foi d’un point de vue strictement "technique", qui risque peut-être de te décevoir au premier abord (tous les prêtres et éducateurs ne se valent pas, et puis partant de zéro tu auras toi-même des réticences bien légitimes au début, si ton coeur ne l’emporte pas sur ton esprit...), il vaudrait mieux que tu consolides ce désir de foi. Quel est ton domaine de prédilection ? as-tu une sensibilité pour un domaine quel qu’il soit (art, histoire...) qui pourrait te permettre d’entrer en catholicité par la meilleure porte, c’est à dire celle où s’impliquera le mieux ta propre intelligence, où ta pâte sera plus à même de répondre.

      Par exemple, si tu aimes la littérature, intéresse-toi aux oeuvres des grands auteurs catholiques français récents (Bloy, Bernanos, Claudel, Peguy... évite Mauriac) ou anglophones (Flannery O’Connor, Green...). Si tu préfères une approche globale, politico-spirituelle (catholique monarchiste), je te conseille de lire De Maistre, notamment les entretiens de St Pétersbourg, les considérations sur la France, le Protestantisme... C’est une merveille de lire cet homme, et puis son texte est truffé de références chrétiennes, grecs et romaines, qui t’enverront vers d’autres auteurs.
      Si tu aimes l’histoire, intéresse-toi au Moyen-Âge (Hélas, peu de livres dignes de ce nom, tant les prétendus "médiévistes" français sont généralement des crétins athées de gauche, condescendants, qui n’en pigent rien). Est-ce que quelqu’un a une idée d’ouvrage valable (c’est à dire catholique) sur le moyen-âge ?

      Quand tu auras opté pour le passage du stade purement contemplatif et bienveillant au stade de chrétien pratiquant, intéresse-toi vite à ce qui est actuel, car il faut que ta foi vive : vie des saints ou bienheureux contemporains (Charles de Foucault, Padre Pio...) les dernières apparitions de la Vierge, ses mises-en-gardes, ses recommandations, et tout ce qu’il peut y avoir d’absolument mystérieux (La Salette bien sûr, mais surtout Fatima). Tu auras le temps pour t’intéresser ensuite aux saint plus anciens.

      Enfin, concernant les testes sacrés évidemment, je ne peux que te conseiller de ne sur tout pas faire l’impasse sur l’ancien testament, en passant vite sur les livres du style Levitique qui ne sont pas d’un grand intérêt pour un chrétien.

      Mais avant tout : soit vaillant (à l’extérieur ET à l’intérieur de l’Eglise)


    • #962080

      Il y a une chaîne catholique, KTO, sur Youtube, ni particulièrement traditionaliste ni particulièrement moderniste, et pour quelqu’un qui ne connait pas bien la religion chrétienne, c’est pas mal à mon avis. Il y a des retransmissions de cérémonies mais aussi pas mal d’émissions littéraires ou théologiques intéressantes.


    • #962164

      Je reviens sur mon message : Kto est pro-Vatican II. Mais sans être trop moderniste. Enfin il y a pas mal de bon dedans. Et c’est la seule chaine TV disponible sur le sujet. Bref, ce n’est pas à rejeter dogmatiquement...
      Pour les livres, Simone Weil est un auteur méconnu, mais qui a beaucoup travaillé sur la question politico-sociale et qui, d’origine juive non pratiquante, s’est rapprochée de plus en plus du christianisme jusqu’à détester l’Ancien Testament ! Une sensibilité particulière qui ne plait pas à tout le monde avec sa vision très ascétique de la foi, mais un grand auteur.
      Sinon tu as Thérèse d’Avila, Saint Jean de la Croix, Saint Ignace de Loyola... Sainte Thérèse de Lisieux... beaucoup d’écrits majeurs là-dedans. En gros, cherche à "Docteurs de l’Église". Saint Thomas d’Aquin si tu es orienté philosophie, sans doute l’auteur majeur du genre.
      Une grande figure historique : Saint Louis, pour le côté "âge d’or du royaume de France catholique idéal". Ce thème étant repris par La Varende et Jean Raspail (Sire) pour le côté royaliste traditionnel fidèle et tout et tout.
      Après pour la littérature, tous les écrits sur la quête du Graal, pour un accès à la sensibilité du Moyen-Age, avec les chevaliers de la Table Ronde qui n’ont évidemment rien à voir avec Kaamelott, et puis aussi les écrits de Bernard de Clairvaux, ou encore François d’Assise. Pour le Moyen-Age encore, mais à réserver à un lecteur patient, la Divine Comédie de Dante.
      Enfin tu as le Seigneur des Anneaux, écrit par un auteur catholique (et aussi les Lettres de Tolkien où on voit mieux sa pensée) qui est évidemment (et voulu par son auteur) une métaphore du christianisme (Frodon doit se sacrifier pour sauver le monde) sur fond d’un univers pourtant "païen", magistrale synthèse romancée de l’histoire de la religion en Europe au fond.
      Sur la religion proprement dite, l’abbé Guillaume de Tanouarn s’exprime pas mal dans les médias cathos tradis : une piste possible. Les textes de Monseigneur Lefebvre pour ce qui concerne l’opposition à VaticanII (voir "oeuvres" sur sa page wikipédia). Conciliaire mais pas du tout "moderne" : l’abbé Grosjean sur le PadreBlog, sa conférence "Aimer en vérité" pour la vision (trop ?) catho de l’amour, assez peu soralienne...
      Après il y a de tout, c’est si vaste. Un seul conseil : ne pas tourner le dos au catholicisme parce qu’on est tombé sur la porte qui ne nous convient pas, il y a beaucoup d’accès très différents. En espérant t’avoir un peu aidé.


    • #965440

      Si je peux me permettre, je te conseille le Coran. Les enseignements du Coran et ceux d’un catholiscisme traditionnel sont plus proches qu’on ne le pense. Le roi chretien "le Negus" qui protegea dans son royaume les compagnons de Mohamed (paix et salut sur lui) finit par leur dire : "Finalement ce qui nous separe n’est pas plus epais qu’un trait tracer sur le sol".


  • #954595
    le 04/09/2014 par amar rabah
    L’homme, ce héros souvent si médiocre

    dans toutes les civilisations , il y a ce souci de l’homme viril et bon , dont l’exercice d’excellence sert d’étalon à la vertu et dont la valeur aristocratique fonde l’éthique de la Cité et la morale de la communauté ...les religions sont venues pour que la foi en Dieu soutienne cet exercice et le prolonge en métaphysique ... que ce soit par la voie du Samourai , de la Mouroua arabe , du Djouad berbère , de la chevalerie franque , du Brahmane hindou l’exercice de l’Excellence masculine demeure cet état d’éveil et de vigilance de la conscience de la vertu pour que l’ascèse ne soit pas corrompue par le ressentiment du clerc fanatique et pour que le guerrier ne devienne pas le sadique ou le tortionnaire narcissique .... Si les religions ne sont pas capables de tempérer la surhumanité de la masculinité , elles sont les plus propices pour lui susciter sa sous-humanité ....Merci pour l’article


  • #954617

    jour apres jour a force de comprendre le catholicisme, je me dis que mis a part les dogmes respectifs, qui doivent rester ce qu’ils sont, le catholicisme et l’islam ont decidemment les meme valeurs...et mis a part cette parenthese (du Dieu donné), les deux premiers paragraphes pourraient etre ecrit, mot pour mot, par un musulman...

    Dieu vous benisse frere pretre catholique


  • #954619

    Je ne doute pas un seul instant du fait que ce membre du clergé connaisse son sujet (le potentiel humain, je passe outre le fait qu’il le limite au potentiel masculin, peut être un truc catho), mais je me demande toujours à quoi peuvent servir ce genre de textes l’éthique et de la morale (qu’ils proviennent de philosophes ou de religieux) et je les trouve toujours contre-productifs
    On ne devient pas un homme d’honneur parce que quelqu’un (le clergé, un philosophe, ou nos parents) nous a fait la leçon de morale. C’est même plutôt l’inverse qui se produit et un homme d’honneur tend à le devenir en dépit de tout cela. Un peu comme SOS-Racisme tend à créer des racistes, et un anti-raciste authentique est anti-raciste, en dépit d’SOS-Racisme
    C’est la vie qui fait de vous un homme honorable, ou pas. Les grands principes doivent se découvrir par soi même, ou pas du tout. C’est la vie qui décide. Le mecs mangeant des chips, affalé devant "les ch’tis à Miami" accomplit autant son destin, et est aussi utile à l’ensemble du système que le plus héroique des héros. Et c’est en cela que l’infinie intelligence du bon dieu s’exerce continuellement. Tout est pour le mieux, dans le meilleur des Univers.

     

    • #955522
      le 05/09/2014 par Parrizien
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      Personne n’a la science infuse. Certes on apprend par soi-même, mais des Autres ! En lisant les autres ! En écoutant les Autres ! Tu parles francais car tu as imité tes parents ... Ce texte ne parlera pas à tout le monde certainement, mais du moment qu’il parle au moins à une personne, c’est positif !


    • #955589

      C’est certainement une bonne chose, si ce texte touche, ne serait-ce, qu’une personne.
      Mais quand vous parlez d’apprentissage de la langue, vous parlez d’apprentissage "expérientiel". Je préfére voir le clergé (qui, de nouveau, a beaucoup de choses à nous apprendre sur le potentiel humain, que l’on soit religieux ou pas) apprendre la morale :
      1. De manière expérientielle. Par des actions sur le terrain. C’est toujours un succès quand des curés se retroussent les manches.
      2. Adaptée à chacun, par opposition aux références à des archétypes mythologiques ou historiques (genre Guillaume le conquérant). Pour prendre des exemples extrêmes : Le branleur devant les chtis à miami valorise une grande idée comme la paix, dont il a simplement un concept erronée (associée ici au confort de son canapé). La bimbo valorise, par exemple, la beauté et l’amour. L’élévation de l’individu s’effectue, selon moi, quand il cesse de se centrer sur soi, et se met progressivement au service de ces idéaux.
      Nous n’avons pas tous un destin de guerriers, et ça n’est pas le seul archétype de héros, ni la seule voie d’accès à Dieu.
      Pour ces raisons, un texte comme celui de Monsieur le prêtre s’apparente, pour moi, à de la poésie (et je n’ai rien contre la poésie), mais voilà quoi :)


    • #957296

      @Dr d

      sur le "adapté a chacun".. les résultats de cette logique on les connait, c’est le pédagogisme des annees 70 et ca donne l’ecole d’aujourd’hui, l’individualisme, voire meme le narcissisme et non respect d’autrui. il faut des figures et il faut des exemples


    • #957507

      Je pense qu’il faut faire attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Nous parlons d’une approche pédagogique, et une approche pédagogique est toujours au service d’une idéologie. C’est cette idéologie qui est en cause dans le modèle "à la Scandinave"(pour faire vite) que vous évoquez.
      Voir par exemple cette interview http://www.cahiers-pedagogiques.com...
      "Le rôle principal de l’enseignant est d’aider l’élève à fortifier son «  estime de soi  »" hahaha

      Pour prendre une analogie, si la psychanalyse et l’industrie du développement personnel ont aujourd’hui le monopole sur les questions de "potentiel humain", cela ne doit pas dégoutter quiconque d’y réfléchir.

      Parmi les communautés catholiques en Afrique, j’ai vu le travail remarquable des prêtre et le rôle central qu’ils ont encore dans l’éducation des enfants. Ces actions m’ont toujours plus parlé que les grands discours. Mais j’ai l’impression que le fil de mes commentaires s’éloigne un peu de l’objet du texte qui, dans son registre, est de qualité.


  • #954626

    amen mon Père !!


  • #954658

    texte magnifique, inutile de gloser autour.....çà me fait penser principes de moralede A de Benoit : ’placer quelque chose entre soi et la mort’....merci ER


  • #954900
    le 04/09/2014 par gaston lagaffe
    L’homme, ce héros souvent si médiocre

    "Au jeune roi François Ier en route pour l’Italie, le chanoine François Demoulins envoya un emblème figurant une rose épanouie, accompagnée de la devise : Ut rosa spinis gloria ex labore capitur ; comme la rose se cueille au milieu des épines, ainsi la gloire au sein de durs labeurs. Cette devise pourrait être méditée longuement en nos jours où le sens de l’effort est remplacé par l’assistance généralisée, destinée à parer toutes sortes de problèmes."
    Le capitalisme a quand même modifié la donne, et cette ’assistance généralisée" va de toute façon bien vite disparaître avec la disparition du travail (robotisation), plus de travail, plus d’assistanat, en tout cas sur le modèle conçu par le Conseil National de la Résistance, et les résistants sont des héros.
    L’homme aujourd’hui pour se réaliser doit affronter les oligarchies qui sèment le trouble sur son chemin et l’égare de sa voie, assurer le quotidien de ses proches, car ce manque de travail actuel va augmenter (le président nous parle d’inversion de courbe, mais c’est plus compliqué que ça) c’est comme un handicap pour un homme d’être incapable d’assurer le pain quotidien. Pour être un héros, il faut réussir à s’affranchir du capitalisme, se révolter.

    "il y a de la beauté à se conduire avec bravoure, de la beauté à converser brillamment et galamment avec les femmes, il y a de la beauté dans la grandeur d’âme et de la beauté dans la finesse de l’étoffe et la recherche du vêtement."
    Là encore, comment avoir de la classe avec des vêtements fabriqués dans des conditions d’exploitation de l’homme (ou de la femme) épouvantables, alors que le smic généralisé ne permet pas de s’habiller avec des habits qui respectent une éthique, la vie humaine.
    Le travail aujourd’hui, c’est une soumission au système, il ne permet que de se mettre en concurrence les uns avec les autres, et les salaires baissent ainsi que l’emploi à cause du "toujours moins" fiscal et salarial du fait de la disparition du travail agricole et industriel.

     

    • #954939
      le 04/09/2014 par gaston lagaffe
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      Et merci pour cet article, c’est un précieux rappel.


    • #956832
      le 06/09/2014 par goy pride
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      L’assistanat généralisé va probablement être en voie d’extension sous cette forme : construction de cité dortoirs style cage à lapin avec studio de 20 m² pour une personne seule et 10 m² par personne supplémentaire. Cela sera conçu pour être ergonomique avec tout le confort technologique moderne dont bien entendu internet et le cable (cela se fait déjà aux USA à New York). Chaque branleur recevra une petite allocation qui lui permettra de venir compléter ses médiocres revenus que lui rapporteront des sous-job du genre vendeur de hamburgers, vigile dans un supermarché ou suceur de bite à 5 euros la passe (la prostitution sera tellement banale que se faire enculer ou sucer ne rapportera pas des masses)...le shit sera légalisé...la débauche encouragée avec des fêtes populaires officielles du genre partouze de quartiers un peu sur le modèle de la gay pride...on continuera à empoisonner volontairement tout ce beau monde domestiqué (malbouffe, vaccination...) afin de faire diminuer la fertilité et la longévité. En parallèle on banalisera l’usage de l’euthanasie pour les vieux pauvres...Au fil du temps le bétail en excédent disparaîtra...
      L’assistanat ne pourra pas être complètement éliminé car cela risque de créer des hordes d’affamés difficilement contrôlables. Il va falloir continuer à assister les gens afin de leur hôter tout capacité d’autonomie, d’instinct de survie pour en faire des zombies et non pas du jour au lendemain les abandonner et risquer d’en faire des criminels du genre de ce que l’on peut rencontrer dans les favelas brésiliennes. Trop emmerdant à gérer !

      Ce prêtre ne fait qu’un constat, inutile d’être sur la défensive en cherchant des raisons et excuses...l’objet du propos de ce prêtre n’est pas spécifiquement une attaque contre les prolos qui n’ont guère les moyens de s’acheter autre chose que des fringues pourris made in china...c’est une critique globale du système qui fait que nous sommes des merdes. Ceci étant dit à titre personnel je trouve qu’il y a aussi beaucoup de gens qui se complaise dans cette médiocrité ! Beaucoup de gens choisissent de dépenser leur thunes en semaine de ski, à la plage, en cigarette, en shit, en gadget électroniques superflus...plutôt que de dépenser un peu plus pour s’offrir de vêtements de qualité fabriqué en France (ça existe encore ?)...personne n’est obligé de foutre ses thunes en l’air en bouffant à McDo, en sirotant des sodas à longueur de journée, en portant des baskets Nike à 150, 200 euros...


  • #954951
    le 04/09/2014 par Siegfried
    L’homme, ce héros souvent si médiocre

    Une remarque : Dommage d’insister toujours sur l’affirmation de l’homme sur la femme. Le paradigme homme-femme est bien sûr réel, masculin et féminin, soleil et lune, etc...

    Cependant, c’est Marie qui a donné naissance à Jésus. Shakti est un être féminin. Sans chercher à faire la liste de toutes les femmes "qui comptent" (comportement fallacieux typique du "féminisme" et autres identitarismes destructeurs), la place de la femme est autant importante que celle de l’homme, et il serait bon de s’en rappeler un peu plus sur ces pages.

    Mise à part cette inélégance, ce texte mériterait d’être étudié au Lycée. Voilà qui donnerait une référence bien plus humaine et civilisée à nos "jeunes". On donnerait une vision bien plus honorable et respectable de la France aux mêmes qui semblent la renier dans les quartiers.

     

    • #955036

      Pour cette histoire Homme / femme, c’est vrai que le début de l’article peut donner cette impression. Mais ton vœu a déjà été exaucé dans un article précédent : http://www.egaliteetreconciliation....
      "Eloge de la féminité" et c’est aussi signé "Par un prêtre catholique". Je dirai qu’il est même encore plus brillant.

      Au regard de ces deux textes mis bouts à bouts, le problème que tu soulève est inexistant.


    • #955170
      le 05/09/2014 par le corbeau
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      Entièrement d’accord mais si ont regardent le monde aujourd’hui pouvez vous me citer en France voir dans le monde une femme militante reconnu ,respecter,et connu ?

      une femme scientifique ayant fait une découverte permettant de révolutionner le monde scientifique ?

      une femme engagé comme peuvent l’être Dieudonné ou soral ?

      moi personnellement je trouve rien ,y’a belghoul avec ces jra,sigaut pour l’ histoire mais c’est restreint et peu révolutionnaire au final.

      les seuls femmes que je vois sont des Lesbiennes histeriques et pro laïcs .


    • #955861

      Oui et d’après les deux textes c’est parce qu’il ne peut y en avoir. Je vais donner mon avis toujours en m’appuyant sur ce que je comprends de ces deux textes.
      Il n’y a pas de grandes femmes qui se mettent en avant pour des projets quels qu’ils soient (sciences, politiques, militantisme). C’est la place des hommes, qui est plus autocentré et dont l’accomplissement passe par la réalisation de ces projets. Les grandes femmes tu les trouveras aux côtés d’hommes, de leur mari ou de leurs enfants. Ou bien, pour d’autres comme Jeanne d’Arc (celle là tu concèderas que c’était une grande femme) aux côtés de Dieu. C’est à cela qu’elles se dévouent et non pas à des projets personnels dédiés eux à l’accomplissement des hommes car c’est à eux qu’est confiée la destiné de la création.
      Les féministes elles même ne disent-elles pas que derrière chaque grand Homme il y a une femme ? on peut leur répondre que Oui, évidemment ! Et c’est bien normal. Hommes et femmes se complètent et pour s’accomplir vraiment ils doivent être deux. Dans notre monde ces femmes authentiques ne sont pas mises en avant. On met en avant l’inverse, celles qui représentent Eve au moment du pêcher originel, c’est à dire le seul moment où elle est seule, séparée d’Adam.
      Alors qu’on n’encourage pas les hommes à s’accomplir, on encourage les femmes à se mettre en avant à la place des hommes. Ce sont ces femmes que notre système promeut. D’où les "hystériques et lesbiennes pro laïques".
      F. Belghoul à travers son combat ne contredit pas cette vision car elle se bat corps et âme comme une Jeanne d’Arc mais pour ses enfants. M Sigaut je dirai qu’elle fait juste son travail, mais c’est une bonne personne et elle veut le faire de manière honnête. De là viennent ses problèmes et c’est pour ça qu’elle est dans la dissidence (c’en est même incroyable dit comme ça).


    • #956605
      le 06/09/2014 par Jean d’Artois
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      Pour la majorité des amérindiens ( par exemple ) , c’est à dire un continent , outre les divinités secondaires , mais leur Dieu unique est la TERRE mère ! ...à l’image de la femme : c’est elle qui nourrit etc ...( c’est seulement après la venue des colons européens , qu’ils ont " bidouillé " avec la religion catholique ! Surtout en Amérique latine .
      c’est d’ailleurs beaucoup moins évident avec les protestants d’Amérique du nord , beaucoup plus sectaires ( contrairement aux lieux communs ) , ont bien moins accepté les croyances des " indiens " et en les parquant dans des réserves ont moins touchés leurs croyances originelles .
      Outre le rôle fondamental de la femme dans ces vastes contrées , ces purs souchiens vaincus par les colons , qui ont pillé et détruit leur civilisation , devraient à bien des égards nous interpeller sur notre sort et nos croyances dans un futur proche !
      Entr’autre , Dieudo a raison de faire une piqûre de rappel à propos des relations Cameroun / France , il faut toujours remettre les pendules à l’heure , même si cela dérange ! ...c’est aussi le gage d’une indépendance d’esprit préservée !


    • #960644

      La femme a une place, qui est la sienne, et où elle restera. Merci de nous obliger à cette lapalissade...

      Le plus important pour la bonne "reproduction" d’un groupe donné, (c’est à dire une bonne transmission des choses saintes) c’est que les femmes soient elles mêmes saintes. La sainteté de l’époux est secondaire (d’où l’important pour la religion de tenir les femmes, et sa tolérance relative vis à vis des maris). De ce point de vue tu devrais être content : j’ai placé la femme au-dessus, et donc tu ne seras plus angoissé. Enfin... Le problème c’est que ce principe religieux est le dépot des hommes, qui, d’après ce que leur enseigne la sagesse, se doivent de veiller à la bonne éducation des femmes, et se rendent de facto responsables de la chute de celles-ci (mythe d’Adam et Eve).

      D’où l’entreprise de destruction de cette règle sainte depuis un bon siècle, avec : la suppression de l’autorité patriarcale et du statut juridique de "chef de famille", l’émancipation des femmes (laïcité notamment pour soustraire les femmes à l’autorité des curés, indépendance financière pour consommer à max, libération sexuelle, etc...)

      Pour rester avec vos métaphores, si vous voulez, admettons que la femme soit la terre, originelle et féconde. Il s’ensuit bien sûr que l’homme repose dessus, mais il y repose comme un pilier, comme ce pilier de tente des anciens hébreux (l’amine, qui a donné "amen" = "c’est du solide") et c’est lui qui fait tenir tout ce qui arrive ensuite (la famille, la tribu, la nation, la civilisation...) parce qu’à l’Homme la terre ne suffit pas.

      Aussi, si l’homme refuse cette place qui lui est dévolue (c’est à dire si la femme ne rencontre plus l’ombre d’un pilier), celle-ci sera fertile en vain, fertile en destructions surtout. Tout et n’importe quoi pourra sortir d’elle, car elle peut autant être un foyer de sainteté qu’un foyer de chaos...

      Vous avez le droit de me répondre, mais merci d’avance d’élever le débat en expurgeant ces complexes égalitaires qui vous empêchent de penser.


  • #955070

    Très beau portrait d’homme.

    Cet homme là se fait rare de nos jours ! (La norme, aujourd’hui, c’est plutôt le lâche, un peu effeminé, style adolescent attardé, avachi devant son écran, ramolli et paresseux) Il y a quelques décennies le modèle pouvait se trouver encore facilement. Depuis, le moule a dû se casser... Mon papa était de cette trempe ! J’ai eu la chance d’avoir un père que j’ai beaucoup admiré. Un homme courageux, autoritaire, juste, toujours gai et optimiste, mais surtout tellement drôle ! (c’était un Italien !) Un homme qui savait se faire respecter sans avoir à élever la voix, et qui était capable d’une immense tendresse.


  • #955267
    le 05/09/2014 par clara Imbert
    L’homme, ce héros souvent si médiocre

    La valeur d’un homme s’acquiert par l’épreuve, par la confrontation de soi-même avec l’obstacle, la difficulté, la dure réalité du monde. Magnifique !!


  • #955310

    Dieu c’est l’enfant.
    L’enfant intérieur.

    Et plus on vieillit plus on s’éloigne de Dieu.
    Ou pas.

    Dieu est présent en nous jusqu’à 33 ans.
    Programmation hormonale.
    L’âge de la mort du Christ aussi.
    La métaphore est puissante et riche de gnose.
    Il y a aussi le fameux 33ème degré de la maçonnerie...
    Trois cycles solaires de 11 ans.

    Ensuite place au purgatoire...
    Place au nettoyage des errances de la jeunesse.

    Soit on en sort vainqueur en ayant rétabli la flamme intacte du Dieu-enfant que l’on porte en soi : c’est Dieu fait homme et notre fin de vie sera paradisiaque tant que le feu sacré demeure.
    Résurrection.

    Soit on en sort perdant et on poursuit l’errance de la jeunesse dans la vieillesse, sans Dieu intérieur : c’est Dieu fait bête et notre fin de vie sera infernale tant que l’animal indompté demeure.
    Damnation.

    Mais il n’est jamais trop tard car le ferment divin de l’enfant-Dieu que l’on a été ne peut pas disparaître complètement, quel que soit le mal qu’on a fait.
    D’où le pardon...

    L’espoir est toujours plus fort que le Diable au même titre que le sommeil est toujours plus fort que le soleil. Les deux forment un tout qui s’appelle la vie.

    Le grand sommeil ou la maladie contractée c’est la victoire de Dieu sur les démons de minuit.
    Et personne n’est immortel car nous sommes tous de pauvres pêcheurs mais le paradis et le bonheur ne sont pas inaccessibles sur Terre pendant le peu de temps que dure la vie.

    Le Diable nous fait trop aimer la vie et nous rapproche de la mort à grands pas.
    Dieu nous complique l’existence dans les épreuves mais nous éloigne aussi de la mort par ce biais.

    L’accident subi c’est autre chose. C’est le hasard. Il existe aussi.
    Dieu ça se passe en dedans, pas en dehors.

    Nous compliquer l’existence...
    D’où le salut par les juifs car sans les juifs la vie serait peut-être trop simple et les jouissances trop faciles.

    Ce n’est pas l’homme qui descend du singe mais le singe qui descend de l’homme.

    Le frigidité des rhésus négatifs qui les amènent à pouvoir faire le mal sans en jouir est peut-être à l’origine de cette humanité qui a dû s’y opposer pour survivre et qui a dû apprendre à faire le bien sans en jouir pour rétablir l’harmonie.

    L’humanité ce serait peut-être alors une grâce biologique entre l’excès de froideur du lézard et l’excès de chaleur du singe.

    Une espèce d’atmosphère terrestre viable qui élève vers sa descendance.
    Une éducation naturelle en somme.


  • #955431

    Merci pour ce texte qui me parle beaucoup,ça fait 20ans que mon coeur et mon âme sont habités par l’infini et l’absolu,mais ce n’est pas facile d’être conscient et lucide sur le grand tout cosmique,d’en avoir une vision claire,j’ai toujours ressenti le monde moderne coupé de la transcendance comme une oppression insupportable,décidément E&R me surprendra btoujours par la qualité et la diversité des textes publiés.


  • #955501
    le 05/09/2014 par azzedine
    L’homme, ce héros souvent si médiocre

    comme la rose se cueille au milieu des épines, ainsi la gloire au sein de durs labeurs. Cette devise pourrait être méditée longuement en nos jours où le sens de l’effort est remplacé par l’assistance généralisée, destinée à parer toutes sortes de problèmes.




    L’homme sans (état) âme d’aujourd’hui est à l’instar du rosier génétiquement modifié sans épines.


  • #955604
    le 05/09/2014 par JeanClaudeVandale
    L’homme, ce héros souvent si médiocre

    En effet, voilà bientôt 6000 ans que le mal(e) triomphe.


  • #955680

    Texte absolument sublime, et qui arrive au moment ou je me demandais pourquoi les nouveaux architectes cherchent le fonctionnel mais plus le beau. Ce texte y apporte une réponse, "l’homme" moderne n’a plus d’intérêt pour le beau, synonyme d’élévation spirituelle.
    Si un jour la France doit se relever et si elle cherche un homme providentielle il y aura un long chemin à parcourir et il faudra que l’homme soit comme décrit dans cet article, juste, viril, courageux, cultivé et raffiné ! Un vrai hommage à ce que dieu nous permet d’avoir ici bas sur terre dans la création.


  • #955801

    Je suis pas convaincu par ce texte. Je le trouve un peu trop idéaliste à vouloir magnifier la masculinité.
    La vérité c’est ce que ce portrait du héros on ne le trouve que dans les contes et les mythes. Alors on peut très bien 1000 ans plus tard faire l’éloge du chevalier ou du samouraï médiéval en tant que symbole de la masculinité mais un homme reste une homme avec toutes ses faiblesses et ses défauts. Au mieux nous mimons la puissance mais la réalité c’est que nous sommes tous des impuissants face à notre condition humaine et aux injonctions de l’existence. la figure du héros est un mythe, autrement dit une abstraction pure fondée sur un espèce d’individualisme aristocratique ; qui ne me parle absolument pas d’autant plus qu’on ne cesse de nous rabâcher que seul le collectif est productif et fécond. Cet affabulation quasi-mystique de l’homme-héros est aussi ridicule que le sur-homme nietzschéen.

     

    • #956000

      Oui mais un puissant collectif ne peut resulter que de l’ épanouissement des individualités. le collectif étant par définition composé d’ individus, si les individualités sont médiocres, on obtiendra une médiocrité encore plus grande au niveau collectif et on aboutit à l’instinct grégaire dans lequel ni l’individu, ni le groupe ne peut être viable à long terme(comme dans la société de consommation) .C’est un faux débat que de faire une opposition artificielle entre le groupe et l ’individu, nous sommes bien plus complexe que cela , il faut plutôt voir un équilibre entre les deux.


    • #956213
      le 05/09/2014 par Alphonse
      L’homme, ce héros souvent si médiocre

      N’empêche que quand on arrive à la fin du texte on se dit qu’il a raison et on se regarde le nombril en n’étant pas très fier de sa vie foutriqueuse de consommateur du XXI eme siecle.

      Tout homme a cette soif d’absolu et, s’il n’est pas courageux, jalouse l’homme libre qui lui ose dire non et marche la tête haute


  • #956782

    Dans le Coran, l’Ange apparait à Marie.
    Mise à part cette distance, ce texte est magnifique. Homme de foi, je me sens en fraternité avec des hommes tels ce prêtre. Happé par cette même grandeur, cette même beauté.


  • #958241

    Je n’en suis qu’à la moitié et je suis déjà totalement subjuguée par la supériorité de sa pensée ; aucun cliché réconfortant ne peut y résister ; aucune impasse douillette ne peut y échapper. C’est extraordinaire !

    La richesse extraordinaire de la vie perce à travers chacun de ses mots ! La beauté du destin de l’Adam (l’Homme en chacun de nous, hommes ou femmes) nous est rappelée par la puissance de ces mots simples ; la notion d’accomplissemt revient au cœur de nos êtres, perçue par l’instinct qui entend ces échos d’infini, de grandeur, d’élévation ; échos qui mettent en branle notre véritable vibration, au plus profond de nos cœurs ; vibration émoussée par l’absurdité de la vie moderne, mais jamais éteinte ; ainsi, jusqu’au dernier souffle, nous pouvons trouver l’Amour et l’humilité nécessaires en nous pour prendre le chemin de la Vie, et devenir de véritables Hommes incarnés.

    Ces premiers paragraphes m’ont émue au plus profond. Merci à Alain et à E&R pour tant d’intelligente générosité !


  • #958848

    Le premier paragraphe est criant de vérité ! J’en ai reconnu quelques uns ... L’homme est devenu un consommateur, pour la très très grande majorité des individus avec comme principal trait de caractère l’égoïsme. Aujourd’hui
    la femme est en train de le rattraper allègrement sur ce point.


  • #958851

    Que veut dire être chevalier ... Chevaucher le Temps ... Tu es lié au Tout va tu es ton propre chef ... En oubliant cela l’homme s’est écarté en plus de sa propre route. Il ne pourra pas voir combien la Nature est incroyablement exacte ... C’est ça le Beau. Si tu ne peux le connaître ... Comment l’aimer ?


  • #960332

    Le noble chevalier du moyen-âge, rempli d’idéal, allant délivrer la terre sainte, ne s’est pas gêné pour mettre à sac et piller Constantinople. Si notre prêtre catholique l’a oublié, je doute qu’il en soit de même pour les prêtres orthodoxes...


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