Egalité et Réconciliation
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L’indomptable Liban !

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a révélé ce lundi 09 août 2010, lors d’une conférence de presse à Beyrouth retransmise en direct à la télévision, les indices de l’implication de l’entité sioniste dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri (le 14 février 2005). L’implication d’Israël dans la préparation de divers attentas de personnalités libanaises a ainsi été amplement argumentée par des faits précis et des vidéos (se reporter aux larges extraits du discours publiés sur notre site).

En résumé, après avoir rappelé qu’Israël lutte contre le Hezbollah depuis 1993 (refus des accords d’Oslo), Sayed Hassan Nasrallah a mentionné les nombreux réseaux d’agents israéliens démantelés au Liban, et leurs activités de repérage en vue de l’assassinat de personnalités libanaises (l’actuel Président libanais Michel Sleiman, l’ancien commandant de l’armée libanaise Samir Geagea, le cadre militaire du Hezbollah Ghaleb Mohammed Awali…). Il a fait état des récentes arrestations d’agents israéliens travaillant dans le secteur des télécommunications libanaises, et qui fournissaient à l’entité sioniste la possibilité de situer rapidement toute personne sur le territoire libanais. Il a également mentionné une activité anormalement élevée de drones israéliens effectuant des repérages sur les trajets de Rafic Hariri, ses domiciles, et son palais ministériel quelques temps avant son assassinat…

Certains médias occidentaux qui ont évoqué ces révélations – une minorité ! – se sont demandés, avec mauvaise foi, pourquoi le Hezbollah n’avait pas fourni toutes ces preuves au Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) chargé d’enquêter sur l’assassinat de Rafic Hariri. La raison est toute simple : ce Tribunal, comme l’immense majorité des organisations dites internationales, est fortement sionisé, et ne jouit d’aucune confiance auprès de la population libanaise. Il est d’ailleurs symptomatique que ce tribunal n’ait jamais recherché le moindre indice pouvant mettre en cause Israël, mais a porté tous ses soupçons dès le départ vers le Hezbollah et la Syrie. En fait ce tribunal a pour mission d’accréditer la version de l’USraël et du gouvernement français, à savoir : désigner la Syrie et le Hezbollah comme coupables, chercher à opposer les communautés libanaises entre elles, et bien entendu ne jamais parler d’Israël et de ses agressions répétées contre le Liban.

Aujourd’hui c’est principalement le Hezbollah qui est visé, et les « fuites » publiées par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel il y a plusieurs mois avaient alors pour objectif de désigner par avance certains des membres du Hezbollah comme étant impliqués dans l’assassinat de Rafic Hariri. L’intervention du secrétaire général du Hezbollah, et les révélations qu’elle contient, ont pour objectif de tordre le coup à cette manœuvre. Le Hezbollah est depuis toujours dans le collimateur des sionistes et de leurs alliés. Non seulement ce mouvement de résistance chiite est toujours resté fidèle à son esprit d’opposition au sionisme, mais surtout il a su, par son action politique et sociale, étendre son influence bien au-delà de la communauté chiite libanaise. Son alliance avec les chrétiens du général Michel Aoun, mais également avec tous les sunnites patriotes et résistants en témoigne. On comprend aisément qu’Israël et ses amis ne puissent tolérer un tel exemple d’unité. Ils préfèrent depuis toujours un Liban morcelé en communautés, faciles à opposer les unes aux autres, au profit du sionisme.

Le temps des divisions au Liban semble dépassé. Lors de la dernière provocation israélienne (le 03 août 2010), l’armée libanaise a réagi immédiatement et vigoureusement, telle une armée nationale défendant tous les Libanais. La tentative de l’USraël d’isoler le Hezbollah, afin de le faire passer pour un corps étranger à la nation, a échoué. La prochaine guerre, si guerre il y a, ne sera pas une guerre d’Israël contre le Hezbollah, mais une agression sioniste contre toute la nation libanaise.

« Israël ne veut pas la paix avec ses voisins, Israël ne veut pas de voisins » disait un citoyen syrien à l’écrivain français Gabriel Matzneff (Le Carnet arabe, 1971). Telle est la nature profonde du sionisme. Et quand ce voisin, ici en l’occurrence le Liban, a en plus la prétention d’être uni, indépendant et libre, pour Tel Aviv et son lobby la seule issue reste la guerre…

Le Président, Yahia Gouasmi.