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La dépression, problème psychologique ou intuition politique ?

Le documentaire Dépression, une épidémie mondiale ?, réalisé par Michèle Dominici et diffusé sur Arte en 2015, évoque la propagation planétaire de la dépression. Au Japon, en Allemagne et ailleurs, ce mal-être radical y est d’abord assimilé à une maladie, qu’on attrape et qu’on vit comme une malédiction – un cancer de l’esprit, en quelque sorte. Mais le documentaire ne devient intéressant que dans son dernier tiers, lorsqu’il aborde (brièvement) des considérations morales et politiques, donnant la parole à des chercheurs refusant la psychologisation du problème. Le refus, conscient ou intuitif, d’accepter le monde tel qu’il est – laid, mensonger, immoral, lieu de toutes les manipulations – et de s’y soumettre est en effet une source majeure de dépression. C’est aussi, d’ailleurs, la clef de la solution : après le constat vient l’action, et agir pour changer un monde qui ne nous convient pas permet de surmonter un mal-être qu’on croyait insondable, d’autant plus si cette action s’incarne dans un collectif.

 

Le documentaire diffusé sur Arte :

 

Alain Soral sur la dépression :

 

Pour sortir de la dépression, comprendre les forces en présence
avec Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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33 Commentaires

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  • C’est suite à une expérience malheureuse où j’ai fait une dépression que je vous ai rejoint. Merci de m’avoir ouvert les yeux et de m’avoir donner goût à la vie.


  • Très curieusement, depuis que j’écoute Alain Soral et que je lis les publications E&R, je suis beaucoup moins dépressif. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

     

    • Ce qui cause la dépression c’est ce décalage entre le monde absurde qu’on veut nous imposer et ce que nous ressentons au fond de nous. Nous savons qu’un truc ne va pas mais on n’arrive pas à mettre les mots dessus. Quand on le comprend (via ER par exemple), on va mieux, car on réalise qu’on est pas fou.


  • #1633240

    Nom de Dieu ! Il avait des cheveux ! Comme quoi, internet, c’est une invention qui commence à dater.

     

  • #1633275

    Une petite réflexion...
    Lorsqu’il m’arrive d’échanger avec des personnes aux conditions de vie difficiles, ou ayant traversé des drames personnels, je les trouve parfois extrêmement lasses, ou bien tristes, mais pas forcément "dépressives" (au sens courant, soit moralement abattues, découragées, défaitistes, sans flamme ni espoir...)
    Parallèlement, beaucoup de dépressifs au sein de mes proches, pourtant plutôt épargnés par la vie... la plupart sont des gens sensés, mais totalement perdus, et "à vif" (on utilise beaucoup le terme "hypersensible" par les temps qui courent, mais je ne suis pas certaine que ce vocable convienne...)
    Je n’ai jamais réussi à leur faire passer mon message : normal, lorsqu’on a une vision claire, une perception aigüe des choses, d’être dépressif dans notre monde actuel... anxiolytiques, somnifères et autres pilules roses n’y changeront rien.
    Pour moi, la dépression serait plutôt l’expression d’un vide ressenti en soi et autour de soi, d’un manque de sens, d’un sentiment d’incapacité face à notre environnement, et de notre inaptitude à renverser cet état de fait pour reprendre le pouvoir sur notre vie. C’est en soi-même qu’il faut trouver la force de résister, et en se connectant avec d’autres esprits libres et idéalistes (on peut être idéaliste sans être un Bisounours).
    Malheureusement, j’ai pu constater que c’était peine perdue, mes paroles tombent dans un puits, et la plupart des "malades" (c’est comme ça que les dépressifs sont parfois abusivement surnommés) préfèrent la planche pourrie du soulagement immédiat (une conscience endormie, "In Prozac, we trust !") à l’hypothétique salut que recèlent le travail sur soi, le partage et l’accès à la connaissance.
    Savoir, comprendre, prendre conscience... certes, tout ça génère parfois une grande souffrance intérieure. Cela peut aussi nous faire progresser, nous ouvrir à des mondes parallèles passionnants, et finalement nous faire aimer la vie... Résistons pour rester des hommes et femmes libres. Continuons à lire, à apprendre et à partager ! Et pour nous aider, Alain Soral, notre phare, notre gourou, notre étoile de Noël, hahaha :-)
    P.S. : Je précise que je ne porte aucun jugement sur les solutions adoptées par chacun ; ayant moi-même traversé une période noire, je n’ai pu échapper qu’in extremis aux sirènes des traitements chimiques et de la psychanalyse, "thérapie" désormais universellement réputée incontournable (j’ai des doutes...)

     

  • #1633280

    Cette dépression n’est qu’un retour à la simple réalité.
    Le rêve est amusant à condition de savoir en sortir de temps en temps.
    Le capitalisme est fondé sur une hyper activité des peuples (croâ-sence) que peut produire le rêve utopique.
    Mais n’oublions pas que "le premier rêve primordial" (extraordinaire) est la vie.

    A bon entendeur...

    Nocif


  • Manque de perspective et dépression semble former un lien assez pertinent en effet.
    Et ca me renvoi à quelque chose que j’ai découvert hier à propos de la STASI, la police politique est-allemande qui procédait à une méthode d’une perversité inouïe sur les opposants et les récalcitrants.
    La méthode en question était appelé la décomposition et elle consistait à pourrir la vie des cibles jusqu’à les rendre complétement dingues, certains ont même fini à l’asile.
    Les agents de la STASI infiltraient le cercle d’amis, ou de collègues et semaient la zizanie, ils se renseignaient sur toutes les habitudes de la cible, les hobbys, les éventuels relations extra-conjugales, les rivaux, ennemis et diffusaient toutes les informations gênantes qu’ils découvraient. Ils envoyaient des lettres anonymes à son entourages avec des fausses informations mais qui sont vraisemblables par rapport au habitudes et au train de vie de la cible. Ils pouvaient truqué des photo si il n’en trouvait pas de vrai assez compromettante.
    Ils pénétraient par effraction et modifiait la disposition des meubles, sans rien détruire ou volé, ils harcelaient les cibles au téléphones.
    Ou bien encore ils pouvaient envoyés des "agents Roméo" pour séduire une cible, même des "agents Roméo" mineure d’age...
    Avec cette méthode les agents de la STASI n’avait plus besoin d’utiliser la contrainte physique pour faire régner l’ordre sovietik en Allemagne et en appliquant cette méthode au groupe militant radicaux ils les ont fait explosé de l’intérieur. Il suffisait par exemple que l’état octroie une plus grande maison à un fonctionnaire pour faire croire à son entourage qu’il bénéficie d’une récompense, si le fonctionnaire en question est aussi, par hasard, membre d’un réseau d’opposants il sera immédiatement suspecter d’être un infiltré par les autres membres du réseau.
    Bref de sérieux candidats aux championnat du monde de fils de puterie.
    Et c’est avec cette méthode qu’ils ont tenu l’Allemagne de l’est sous coupe régler jusqu’à la chute du mur.
    Et bien aujourd’hui quand je vois notre système et la déprime massive qu’il produit je me demande si on applique la bonne vielle méthodes de la décomposition mais cette fois sur tous l’occident.

     

    • #1633386

      Aujourd’hui avec l’informatique...
      Un ptit retard sur le remboursement de tes médocs, un ptite erreur sur tes impôts etc...
      Il n’y a juste qu’à imaginer un bon programme qui automatise les taches en fonction de tes surfs sur internet et c’est bon... T’auras même pas émergé du lot pour ouvrir ta gueule qu’on t’aura déjà pourri la vie...


  • #1633328

    Quand on voit ce qu’on fait de la France, et de l’Occident, c’est pas surprenant qu’il y ait autant de dépressifs !
    Certains prennent des médicaments, d’autres deviennent alcoolique, ou se suicide.
    Moi, je prend des médicaments.

     

  • Nos marges de manoeuvre pour nous libérer de ces chaînes sont énormes : foutre des quenelles, un max, à chaque instant dans l’fion du système pour rester debout, libre et digne. La culture, un vécu certain permettent de poser la bonne question pour y répondre par la quenelle.

     

  • #1633364

    La dépression, c’est lorsque le dernier bastion de combativité de l’esprit est annihilé, lorsque la digue cède et notre capacité de recul est submergée.
    Lorsque on entre en dépression, on devient "possédé", plus la moindre parcelle de l’âme pour répliquer face à un état apathique..

    Une fois démêler le nœud extrêmement complexe des raisons qui ont mené à cette état, on peut renaître, le sentiment de honte se transforme en fierté, le sentiment d’impasse en grande lucidité.

    Tout ce qui ne tue pas rend plus fort, beaucoup plus fort et puis, plus on tombe de haut vers très bas, mieux on rebondit...


  • L’alimentation joue aussi un rôle certain dans l’épidémie de mollesse/lassitude/déprime. Il paraîtrait que près de 80% des neurotransmetteurs sont produits dans les intestins, mais comme nous les avons englués par de longues chaînes glucidiques qui les colmatent et les empêchent de jouer leur rôle...toute une série de problèmes majeurs en découle :
    - mauvaise assimilation
    - dénutrition, déminéralisation et carences malgré un surplus calorique
    - problème hormonaux et psychologiques
    - manque d’énergie et fatigue chronique

    Le tout dans un contexte économico-social laid et pesant, rien d’étonnant donc. Et rien d’irréversible, ça peut même être très simple, les sionistes ne font pas les courses à notre place !

     

    • #1633454

      Une alimentation physiologique, de l’exercice physique 1 jour sur deux ou trois, lire 1 livre par semaine ou 1 toutes les deux semaines, sortir et chercher des gens qui partagent nos valeurs, pour s’entraider, même si çà débouche sur rien, discuter (en dehors de sa famille surtout).

      On pourrait parler de discipline mais en fait tout doit rester source d’enthousiasme, toujours, et surtout ne pas culpabiliser, être conscient qu’on vit dans une société plutôt mal en point et se dire que nous au moins on a fait les bons choix, qu’on refuse de se faire une raison...
      Soyons tenaces et patients, car comme vous dites, tout peut changer très vite, de manière imprévue, il suffit d’une bonne rencontre ou opportunité.


    • tout à fait, mastiquer, céréales complètes, légumes frais de saison, équilibre macrobiotique, et le santé physique et mentale retrouvée tu auras.


  • Il faut être révolté au jour le jour, tout le temps ; partout ; et pas dépressif amorphe, atone...ça favorise le système qui n’attend que ça. Saisir dès que l’on peut la lumière et la joie qui ne sont pas liées à notre condition , même si ça devient de plus en plus dur je le reconnais.

     

    • C’est vrai et ne pas hésiter à dire ce que vous pensez, dire merde parfois, voir aller tous vous faire enculer ! Ça soulage aussi :)

      Oui c’est dur parce que la pression se fait grandissante, mais lorsqu’on a compris que ce état de fait est voulu et sciemment organisé, l’effet inverse se produit.
      Les attentats, le truc parfaitement voulu et organisé pour maintenir la population dans la peur et le marasme et bien chez moi ça prend pas, voila, tout simplement.
      j’en rigole même maintenant tellement j’ai appris à décrypter tout ça, la vie devient un film comique.
      L’être humain s’est tellement égaré qu’avec un (grand) recul, tout ceci apparait comme désolant mais parfois très drôle également.

      Alors ça peut choquer, je vous rassure je fais la part des choses. Tout ça pour dire que je refuse cette soumission et cette fatalité qu’on est bien priés d’accepter sans sourciller. Et bien non, dire non fait aussi parti de la résistance.
      Et être anti-conformiste aussi.

      Lâcher prise, quitte à passer pour un "fou" aux yeux de certains, mais ce qu’ils n’ont pas compris, c’est qu’à vos yeux ils sont complétement timbrés parce qu’ils ont pris la voix qu’on leur a pré-mastiqué.

      Voila, chacun se situe où il veut, il y a plusieurs chemins :)


  • mon message pour les agents sionnistes , votre objectifs c’est de nous emmerder sur le plan économique , sociale et sécuritaire et politique . mais grâce aux valeurs du christianisme catholique universel et aussi grâce aux valeurs de l’islam modéré contradictoire à l’extrémisme salafiste notre résistance psychologique durera jusqu"aux derniers battements de notre cœur.


  • Plusieurs facteurs conduisent à la dépression, l’analyse d’Alain est pertinente, tout comme le facteur alimentaire évoqué par un camarade ou bien le bruit, la pollution etc. Je pense que la perte de foi joue également un rôle majeur, tout du moins la foi permet-elle d’atténuer les effets de la dépression et de pouvoir mieux en sortir.


  • Dépression : conséquence du déracinement céleste et du déracinement terrestre . L’homme privé à la fois de Jésus-Christ et de la terre qui le nourrit ne peut être que déprimé .


  • L’étiologie de la dépression est vraiment complexe. Ce que l’on peut déterminer c’est que c’est lié à un mode de vie à la fois confortable sur le plan physique mais dénué d’authenticité et de sens sur le plan mental. On remarque que la dépression touche surtout les pays dits d’opulence. Les gens mangent à leur faim, jouissent d’un haut niveau de confort physique (chauffé l’hiver, à l’abri des intempéries dans leur piaule aussi miteuse soit-elle...), accès aux soins médicaux, relative sécurité physique (on est à peu près sûr de rentrer vivant chez soi après une expédition à Carrefour ou à la boulangerie du coin...)...par contre il y a une profonde insatisfaction en ce qui concerne la réalisation de soi, on exerce des boulots inintéressants offrant ni reconnaissance/identité sociale réelle, ni satisfaction personnelle dans leur exercice. Par contre à Alep je vous fais le pari qu’il n’y a pas de dépressifs ! Il y a des gens vivant dans l’angoisse et la terreur...mais vous ne trouverez probablement pas de cas de dépression nerveuse ! Tout l’attention et l’énergie des gens sont occupées au maintien de la vie ! Pas de temps libre pour la pleurniche ! Et après la normalisation de la situation il n’y aura pas non plus de dépression mais une grande effervescence, un grand enthousiasme populaire apparaîtra dans la reconstruction de la ville...
    La dépression modifie la perception du niveau de gravité que l’on a de ses problèmes. Le moindre petit truc que l’on supporte tant bien que mal habituellement devient un drame invivable et impossible à résoudre, une obsession permanente quand on est dépressif !


  • Les analyses de AS sont très justes, mais la majorité des dépressifs le sont surtout parce que leur petite personne n’est pas comblée au quotidien, en majorité par des futilités.

     

    • #1633737

      Et bien tu iras faire part de ton sens de la futilité aux :
      Chômeurs, postiers, agriculteurs, policiers, gendarmes, salariés de orange, indépendants affiliés au RSI etc etc qui se flinguent... des petits capricieux surement...

      Tu sais, tout le monde n’aspire pas à rester encore à 30 ans chez sa maman...
      Il y en a même qui ont vu grand, au moins payer leurs propres factures...


  • Chez les animaux, personne ne déprime et tous dorment la nuit sans pilules.
    Vivons nous dans une société civilisée ?
    Je me le demande.
    La seule vraie raison de la déprime est l’IGNORANCE, ce qui n’est pas le signe d’une société civilisé.
    Pour un être humain, la déprime est une honte.
    Et tenez vous bien, même des super riches dépriment ! Et que font-ils ?, ils se réfugient dans la drogue. Paradoxe.


  • #1634131

    La dépression se manifeste souvent suite à l’écroulement d’un mur de raisons mal emboité ou reposant sur des semblant de fondation. La fatigue accumulée peut donc fissurer ce mur (ou utopie) que l’on ne peut plus soutenir par manque d’énergie. Tous s’écroule alors.
    Apparait une hyper lucidité inhabituelle, on découvre alors dans quel monde l’on vit réellement et l’on découvre notre réelle position sociale (vermisseau de luxe en devenir).

    Don Juan, dans les ouvrage de Castaneda parle de prise de conscience pour ce état non ordinaire.
    Dans nos sociétés ces dépressifs (état qui ne devraient être que passager) sont maintenu dans ce état par la prise d’ inhibiteurs neuronaux qui se prolonge par une dépendance.
    Dans d’autres sociétés, un sorcier (homme médecine) se mettra dans la peau du dérangé et tentera de le ramener à la raison du groupe tribal par des technique de voyage onirique "en lui tenant la main" (la guidance).
    Il aura quelques bonnes chances d’en sortir renforcé ou sera perdu définitivement.

    En conclusion : la dépression est-une épreuve qui permet de se renforcer en se débarrassant des zones erronées que sont nos mauvais concepts de vie, ou de mourir idiot.
    Là se trouve le véritable choix de vie de l’homme guerrier.

    Bien à vous.

    Nocif


  • Il est normal d’être totalement inadapté à un monde globalement malade. Krisna Murti

     

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