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Le Hip-Hop français, victime de l’éternel détournement

AteliER
Article initialement publié dans l'atelier E&R

Lorsqu’on observe l’histoire des formes musicales du XXème siècle, l’expression « vendre son âme au diable » prend tout son sens.

Qu’il s’agisse du Jazz ou du Hip Hop, les courants musicaux contestataires sont bien souvent victimes d’une prostitution (à en faire rougir de honte les plus putes des hommes politiques).

Quel amoureux de musique n’a pas éprouvé dégoût et tristesse en se remémorant les belles années Hip-Hop, celles des Suprême NTM, des IAM, des Assassin, et j’en passe. Allons, assumons notre nostalgie : c’était mieux avant. D’ailleurs, pour s’éviter d’inutiles souffrances, il convient d’éviter de comparer ce courant musical à ce que Skyrock nomme aujourd’hui le « Rap Français ». Mais, par un souci scientifique, essayons de comprendre. Que s’est-il passé en seulement 20 ans pour que le Hip-Hop se dégrade à ce point ?

Rappelons-nous. En 1991, Suprême NTM sort son premier album. A cette époque, le Rap qui se développe en France est un réel mouvement de contestation, qui exprime à la fois la douleur profonde de la vie en Banlieue et une profonde haine pour la société capitaliste. Certes, la forme est parfois violente (mais jamais aussi agressive que la voix de Bob Dylan dans son Never Ending Tour), mais elle s’inscrit dans une logique cohérente : celle de la lutte.

Par ailleurs, si les rappeurs incitent parfois les jeunes de banlieue à « fumer des splifs », rappelons-nous qu’ils ne sont pas les premiers drogués de l’histoire de la musique (de l’héroïne de Miles Davis à la LSD du Velvet Underground). Le message global n’est pas toujours joyeux, mais il est souvent d’une grande justesse. Dans le dernier album de Suprême NTM (en 1998), on trouve ainsi un message aux parents de Banlieue dans Laisse pas traîner ton fils :

"Que voulais-tu que ton fils apprenne dans la rue ? Quelles vertus croyais-tu qu’on y enseigne ? T’as pas vu comment ça pue dehors, Mais comment ça sent la mort […] Ton cerveau te fait défaut, puis fait des bonds Et c’est vraiment pas bon, quand t’en perds le contrôle Quand pour les yeux des autres tu joues de mieux en mieux ton rôle Ton rôle de « caï-ra », juste pour ne pas Qu’on te dise : « Voilà, tu fais plus partie de la mille-fa d’en bas".

Ici, Kool Shen évoquait une aliénation propre à la banlieue, celle de la rue. Les issues sociales officielles étant bouchées, les jeunes dans les quartiers sensibles étaient (et sont toujours) quasiment contraints d’envisager une autre solution. En effet, le réseau social des familles pauvres et issues de l’immigration est à peu près aussi développé que leur capital culturel « légitime » (donc très faible). Le commerce illicite apparaît alors comme l’une des seules solutions si l’on veut échapper à la manutention ou aux travaux dans le bâtiment. Le choix est simple, c’est soit travailler dur pour peu d’argent (et se démettre au passage quelques vertèbres), soit faire valoir l’authentique - quoique peu académique - talent de commerçant des méditerranéens au-bas des immeubles de banlieue.

Dans un second temps, notre ami rappeur évoque un autre problème, de fond cette fois-ci : l’éternel problème du conformisme. Aussi rusés et philosophes soient-ils, les banlieusards n’ont que rarement le loisir – situation d’inconfort oblige – de méditer sur les questions existentielles de l’homme. Aussi, les parents n’ont que trop rarement la compétence (et le temps, vu qu’en banlieue même les femmes travaillent) pour enseigner à leurs enfants la dialectique des relations humaines. Or, les adolescents en banlieue – en plus d’être dans une période de trouble intérieur – sont multi-déterminés par les facteurs suivants : manque d’argent (donc pas d’accès à la consommation), qui entraîne un manque conséquent de notre culture (une barrière immense pour s’en sortir) d’où résultent le fort conformisme et l’effet de meute. La haine immense de ces jeunes troublés et écorchés provient de ce cercle – pour le moins vicieux – ainsi que de l’impitoyable stimulation médiatique des nerfs de ces malheureux. Mais ceci n’est qu’un rappel destiné à illuminer notre recherche. D’ailleurs, ces deux problématiques, nous allons tôt faire de les retrouver.

Pour en revenir au Hip-Hop, c’est simple. Une fois de plus, la logique marchande l’emporte grâce à son éternel atout : l’oseille. Le principe de base pour détourner un mouvement culturel de son but initial, c’est de l’intégrer dans un autre système. Évidemment, c’est bien plus subtil et vicieux que d’envoyer les contestataires dans un joli camp de travail au nord de la Sibérie.

Pour cela, la société marchande détient un moyen infaillible, qui a aussi bien marché pour le Jazz, pour le Punk que pour le Rap. Les contestataires ont toujours une raison pour contester. Or, il s’agit toujours (ou presque) de l’argent (s’il est aujourd’hui mal vu d’être marxiste, établir un parallèle entre l’homme social et sa condition économique n’a rien d’une utopie : c’est une vérité sociologique). On sait bien que les pionniers du Jazz étaient pauvres (et victimes de la ségrégation raciale aux États-Unis). C’est la même chose pour le Rap en France. Le système capitaliste s’appuie sur cette pauvreté (et donc sur le désir humain naturel d’améliorer sa situation) pour acheter les dissidents, et les rallier à sa cause.

La question qui suit naturellement est la suivante : comment peut-on savoir qu’il s’agit d’un détournement orchestré ? Ne s’agit-il pas juste d’un soudain amour populaire pour le rap, qui aurait propulsé ses artistes en haut du hit-parade ? Encore une fois, il y a une réponse très simple. On remarque les albums les mieux vendus dans le Hip-Hop ne sont pas ceux à haute teneur subversive, mais bien ceux que je nommerai par euphémisme les « merdes sans fond ».

D’ailleurs, les Suprême NTM ont été traînés en justice pour leurs propos dérangeants, tandis que les Booba, La Fouine et autres tanches au bras long n’ont jamais dérangé que les honnêtes gens. C’est bien ici une preuve que ces arnaqueurs ont bien repris l’étiquette Hip-Hop pour détourner celui-ci de son but initial. Même Kool Shen (qui fut pourtant un des plus grands) a souhaité un jour faire gonfler ses économies, là où la raison originelle de son existence sociale était de véhiculer un message fort et cohérent pour représenter les banlieues. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter « Un Ange dans le ciel » (qui ressemble plus à une chanson de Céline Dion qu’à un réel morceau de Hip-Hop).

Le Hip-Hop aujourd’hui a du plomb dans l’aile. Les médias dominants refusent la subversion, et empêchent ainsi aux mouvements culturels d’avoir une quelconque utilité. Les artistes censés représenter la banlieue dans la vie culturelle de notre pays sont bien loin.

Dressons d’ailleurs une petite liste des vendus primitifs qui peuplent le paysage du rap français :

Booba jadis pionnier, aujourd’hui l’équivalent de David Guetta dans le milieu (auteur des célébrissimes maximes « j’trempe mon pénis dans l’eau bénite » ou encore « fais-moi la bise puis suce moi la bite »).

Joeystarr : surnommé « la pucelle », qui a récemment fait un scandale, ne voulant pas monter sur scène pour cause de pluie dans un festival dans lequel il était programmé (festival Terres du son). C’est triste pour un type issu de la banlieue et qui sort de prison, de ne pas avoir le courage d’affronter la pluie.

Diam’s : rappeuse féministe, sentimentaliste s’essayant parfois à la politique de comptoir, bref, du Brut de femme comme on aime (Dieu merci, elle n’a plus rien créé depuis 3 ans).

La Fouine : la légende dit qu’il est dans un état constant de mort cérébrale dû à une trop forte concentration de THC dans son système nerveux (d’où le pseudonyme).

Sexion d’assault : Si vous ne connaissez pas ce collectif virtuose en philosophie et poésie (dont la thèse pourrait globalement se résumer à : « les soirées le samedi soir, quelquefois ça me déçoit »), sachez que j’admire votre incroyable chance. Heureusement, il existe une scène hip-hop plus alternative, dont l’existence médiatique est très souvent due à l’internet (dont je vous conseillerais volontiers quelques artistes en fin d’article).

Le Hip-Hop français, s’il est au départ l’expression d’un mal-être en banlieue a très vite été racheté par la société marchande. La métamorphose d’une forme langagière subversive et revendicatrice en outil de domination n’a guère attendu, l’aspect symbolique originel du courant ayant été amputé au profit du simple loisir (ou même valorisation sociale de la connerie, dans de nombreux cas).

Aujourd’hui, impossible de compter sur Skyrock pour promouvoir ceux dont l’intelligence a permis la création de nombreuses œuvres de qualité. La solution en la matière reste l’internet, qui apparaît aujourd’hui comme l’ultime bastion des dissidents et des Hommes d’honneur (ceci est vrai pour la musique, mais aussi pour le reste : n’est-ce pas M. Soral ?).

La route est longue vers la reconnaissance des artistes authentiques. Mais, je crois qu’il est de notre devoir de citoyen de savoir distinguer certains d’entre eux pour leur courage et leur foi, ainsi que leur talent. Qu’il s’agisse de rap pur ou qu’ils expérimentent le slam, les artistes proposés plus bas sont tous restés fidèles au message d’origine du Hip-Hop français.

Voici les quelques artistes de qualité que je vous suggère :

Pour les anciens : Suprême NTM, IAM, Assassin, Mc Jean Gabin, Mc Solaar…

Pour les plus récents : Sniper (les débuts), Kenny Arkana, La Rumeur…

Et le Slam : Oxmo Puccino, Abd al Malik…

 



Article ancien.
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202 Commentaires

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  • Diam’s c’est convertie a l’islam et a mit un point finale à sa carrière, tout en critiquant son passage dans le milieux du rap et du schowbis.

     

  • BOOBA est un imposteur...à vrai dire il n’a jamais été un grand rappeur ;il a seulement récolté le travail semé d’Ali quand il était dans le groupe Lunatic !
    RESPECT ALI

     

    • A réécouter Lunatic (Mauvais Oeil), je trouve qu’Ali est surtout chiant, moralisateur-donneur de leçons et que Booba a toujours assumé son côté matérialisto-capitaliste. On ne peut pas honnêtement nier qu’il a un flow et un univers personnel, des textes, cela et le fait qu’il a été copié, imité. Donc, qu’on aime ou pas, c’est un grand rappeur. J’ai écouté ses derniers titres, et c’est d’un ridicule achevé, ça tourne en rond, il a l’air déconnecté de la réalité dans son rêve capitaliste, mais du coup, on ne peut pas nier qu’il est allé au bout de sa logique, de façon absolument intègre. Vous ne pouvez pas juger Booba à partir de vos propres aspirations...
      Mayhem ou Cannibal Corpse sont des projets différents, ainsi Alain Souchon, Zaz etc...


    • mettre côte à côte "grand rappeur" et"matérialisto-capitaliste" n’est-t-il pas une façon de corroborer l’imposture de BOOBA ?!


    • Eric B. & Rakim, "Paid In Full", 4th & Broadway, 1987.
      Personne ne vous l’ a peut-être dit (les gens sont méchants), mais la plupart des rappeurs ne sont
      pas vraiment des gauchistes... Dites-moi Staline, après les portraits et photos officielles, vous allez
      retoucher à votre sauce totalitaire l’Histoire du rap ? Bin y’a du boulot...
      Je vous laisse, je vais me réécouter EJM, "Je Veux du Cash" (1991, BMG Ariola France)...


    • #234824

      @GuyLux, justement EJM lorsqu’un rapeur sur Paris à l’époque sortait un texte du genre au Bataclan, au Globos, au Zulu-Party de banlieue c’était presque une parodie... L’idée principale c’était la Zulu Nation le coté matérialiste bas du front ça n’existait pas... en tout cas pas dans la performance artistique !
      Quant à ÉricB & Rakim l’album "Paid in Full" passé l’imagerie de l’album avec bagoose en or et gros dollars les textes ne prônent pas du tout le consumérisme... si ça n’est le plaisir de vivre, malgré que les blacks aient morflés sous Reagan. Le rap capitaliste du ghetto de l’homme prédateur sur l’homme c’est plus tard, et le Gangstarap est vraiment l’établissement d’un nouveau paradigme. Même le bad-ass héros des films de black-explotation ne sont que des fables sur le défaitisme et le quotidien sordide. Alors non le ver n’était pas dans la pomme dès le début. Les radio commercial aux states sont connus pour leur oreilles sélectives. Lire Chuck D dans son livre "fight the power". L’histoire de Skyrock la prise d’otages me fait passer pour un complotiste, ou plus informé et réaliste.


    • O.K. Pete, on pourrait se contre-argumenter sans fin à coup d’exemples, citations, etc... Ce qui ressort à mes oreilles, c’est que lorsque les mecs (D.J.s) sortaient leurs platines dans les fêtes, les rappeurs venaient se défier à qui serait le meilleur... Il y a cependant une chose que j’ai du mal à saisir quant au terme "gangsta-rap". Je n’ai pas l’impression d’y désigner la même chose que la plupart des intervenants. Mais on s’en fout, il y a suffisament
      dans le rap pour que chacun trouve midi à sa porte, que ça soit sur une tocante toute pétée ou une de la collec’ à "Juju".


    • #235188

      Effectivement, se défier... Mais tout ça été très codifier... Le hip-hop pour les non-initiés peut paraitre très original... mais ça l’ai guère. Ou enfin si, mais sur des variations minimes perceptible seulement au initiés. En graffiti le wild style est très codifié, en break-Dance les passe-passes pareilles, dans le rap les thèmes dans la ville, les clubs sont établis (et constamment réinventé). Ce qui toujours fait avancer le mouvement hip-hop c’est les "ex-centriques". Créant une nouvelle tendance qui est vouer à être immiter pour faire mieu, ou comme dédicace, ou comme preuve de l’esprit alerte conscient de l’innovation esthétique.... Le hip-hop c’était pas élitiste c’était comme un sport collectif. On joue pas au foot pour être tous des Zidane. C’était pas le but. À Paris je crois que NTM avais initié une direction nouvelle avec son hard-core... D’ailleurs en banlieue leur agressivité n’était pas bien accepté par un public qui écoutait aussi de la funk, de la soul, du reaggea. Ils se faisaient souvent caillasser...
      Le rap de la west-coast fut un changement du rap East-coast. NWA (niggers with an attitude) fut peut-être emblématique de ce changement de paradigme... Ce new-style fut mis en avant par les radios aux states alors qu’un rap conscient fut mis sous silence... Je grossi le trait mais c’est ça.
      Amicalement


  • Très bon article, les "rappeur" d’aujourd’hui sont vraiment pitoyable enfin des " rappeur " c’est plus des acteurs, des images... ( des merde soumise pour de l’argent qui chante ce que l’ont leur demande... )
    j’etait pas encore née le jour ou Ntm est a commencer, mais je me régale des les écouté aujourd’hui.

    Kool Shen : « Pouvoir faire de la musique tout en gardant mon éthique, Faire du fric sans jamais tâcher l’image de ma clique »


  • "Les artistes proposés plus bas sont tous restés fidèles au message d’origine du Hip-Hop français."
    Je vois pas la liste ? Elle est où ?
    Pour moi le rap actuel, c’est Mysa, antisioniste et relativement subversif.

     

  • "Qu’il s’agisse de rap pur ou qu’ils expérimentent le slam, les artistes proposés plus bas sont tous restés fidèles au message d’origine du Hip-Hop français."

    Dommage, j’attendais des artistes. Sinon tout n’est pas négatif, en dehors de l’esprit hip-hop je trouve qu’il en a qui ont du talent question paroles : Orelsan et Stupéflip.
    Même si ce n’est pas vraiment contestataire, leurs textes ont assez de sens pour que je les apprécie.

     

  • Le mec qui tient le rap actuellement en France s’appel Tefa (pour Kilomaitre production) , il appartient à la communauté dont on a pas le droit de nommer... il fait partie de la clic des producteurs (Masta/Tefa ou Kore Scalp) qui manipulent la jeunesse à travers des rappeurs comme Kery James ou bien Diam’s... En éspérant que mon message ne soit pas censuré, veuillez vous interesser à son cas et la suite vous parraitra beaucoup plus logique ! Pour preuve voici une vidéo (comme dit Kemi Seba " comprend qui pourra ") : http://www.dailymotion.com/video/x8...
    Merci au modérateur de ne pas censurer mon commentaire, étant ingénieur du son et ayant fréquenté les backstages ou certaines séances studio je sais de quoi je parle ! Ces mecs sont des mafieux et connaissent très bien les méthodes les plus sombres pour intimider les rappeurs, ce sont des satanistes qui décide qui passe sur Skyrock qui ne passe pas et qui percera ou qui ne percera pas !

    ps : dans la vidéo le gars n’est pas super futé mais ceux qui connaisse le hiphop français savent d’ou il vient !

     

    • d’ailleurs ce "Tefa" n’est autre que le gros lard qu’on peut apercevoir dans les films du misérable minable Mickael Youn... Mickael Youn qui est le "comique" (il ne mérite même pas l’appelation) le plus pitoyable que la France aie jamais connuet qui a débuté sa carrière en étant...animateur a skyrock


  • bonsoir,
    Je vous conseille la série documentaire " the music industry exposed" !
    http://www.youtube.com/watch?v=wWfn... ( partie 1 )

    et les commentaires jouissifs du Libre Penseur sur les rappeurs français ...
    http://www.youtube.com/watch?v=onQf... (sérieux )

    et celui là hihihi !http://www.youtube.com/watch?v=W6r6...


  • d’accord avec l’article,sauf sur Miles Davis qui n’a jamais prôné la consommation de l’heroine et ça reste un génie du jazz par rapport au rap français de skyrock.Miles a joué et réuni les plus grands (John Coltrane,Herbie Hancock,Tony Williams ,Carlos Santana,John McLaughlin,Marcus Miller,etc......................................................... c’est d’un autre niveau musicalement,on a demandé a Miles Davis ce qu’il écouté comme musique,il a répondu de la musique classique"Tchaïkovsky" en autre.


  • il n’y a pas "d’age d’or" du rap français...... ça a toujours été de l’imitation "en toc" du modèle ’ricain.

    Les "Chaussettes Noires" et "NTM", c’est le même principe..... on fait les faux ’ricain (le looks, les attitudes et même dans les blazes...... Dick Rivers ou Joe Starr... c’est kifkif !)...

     

    • franchement parler d’artistes quand on evoque c’est cretins ça fait mal...les comparer à miles davis ou meme les velvet faut arreter.pour moi le rap à fait la promotion de la racaille et tout ce qui va avec.si tu sais aligner 3 rimes et gesticuler en gueulant dans un micro+une bonne photo sur la pochette de l’album c’est bon t’es un rapeur.c’est de la daube,au usa comme en france,ça juste creer des pauvre types,qui savent meme plus s’exprimer,ça a favoriser la mentalité guetto et le repli communautaire...non franchement,on peu s’en passer.pour moi la "culture" hip hop a grandement favorisé cette violence et la connerie dans les banlieue.


    • Putain .. Vous êtes vraiment à la ramasse ..
      Écoutez donc "Demain c’est loin" de IAM sur "l’école du mic’ d’argent" avant de critiquer ..
      16 minutes de texte acide qui reflète la réalité des quartiers de l’époque. Trouvez-moi UN duo de rappeur US qui balance autant sur 16 min —> rien, nada, wallou, keud’chi.

      Que des blaireaux se fassent mousser ou s’identifient par rapport à ce texte est normal, "on joue les caïds dans la cour de récré pour une bille puis une fille, le ton grimpe pour des peccadilles.." C’est justement ce qui est dénoncé ...
      Faut vous faire une culture ....


    • 9 minutes, pas 16, me suis trompé. Mais ça change rien au message de cette chanson, "Demain c’est loin" ...


  • #232389

    Franchement, une tuerie cette article ... comme d’habitude avec E&R. Mais ce qui m’a choqué, c’est de voir Joey STARR joué le rôle d’un homosexuel dans un film. Lui qui jouait les caïds sur les plateaux TV il y a quelques années ...

    Je peux vous dire qu’il en a déçu des milliers de banlieusards comme moi ...


  • Bonjour,

    Un article un peu court sur le fond, si je puis me permettre.
    Vous oubliez notamment que le rap français ne s’est construit (et ce dès le départ) que dans l’imitation du grand frère américain : il suffit pour s’en convaincre d’écouter les premiers NTM et un Run D.M.C. par exemple. Le rap américain était né avec une forte ambiguïté vis-à-vis de la société marchande, un versant contestataire qui cohabite avec une mentalité d’esclave ... C’est le prolétaire qui critique ses maîtres mais qui dès qu’il le peut achète une cadillac et un bling-bling en or. Le rap français a hérité de cette ambiguïté. Il ne s’en est pas mieux tiré.


  • un peu simple tout ça...

    En ce qui concerne Booba, sachez qu’il a eu droit à un article dans "la nouvelle revue Française" à lire impérativement car très bien expliqué par des connaisseurs. J’aime beaucoup leurs analyses, Booba, l’inventeur de la "métagore".
    Le lien pour Booba : http://haterz.fr/2010/05/booba-dans...

    Pour NTM, je soupçonne l’auteur de l’article d’être un ancien fan de NTM, je trouve que les textes de Kool Shen et Joey Star sont très faibles, à la limite le ministère amer, Doc Gyneco c’est plus intéressant en ce qui concerne la description des banlieues (à écouté "Ma rue - Doc gyneco" (évident en ce qui concerne la déchéance, Doc Gyneco est le pape).

    Avez vous vue Diam’s récemment ? sur TF1, en Niqab ?

    Pour finir et pour le fun, un lien trés drole melangeant l’argot banlieuzard avec du Céline et du Rousseau : http://bolossdesbelleslettres.tumbl...

    Bien à vous !


  • Tu lis E&R, tu penses détester le Hip-Hop français, alors écoute ATK.

     

  • Oui mais ça n’excuse en rien leur comportement envers les souchiens. Les sociologues de gauche sont bien gentils mais c’est pas eux qui ont grandi dans les écoles au milieu de ces prédateurs urbains.


  • c’est un peu schématique, quand même et on sent que votre connaissance de la culture pop et rap est gossière : le Velvet, c’est plutôt l’héroïne, non ? Cela dit, je suis d’accord avec la thèse d’ensemble mais on peut être sceptique sur la capacité de changer le monde de la musique de variété en général, qui est quand même une industrie de divertissemet (et le rap en fait partie).


  • Seul keny Arkana reste la seule insoumise du Hip hop à ce jour ...


  • On peut aussi rappeler l’affaire Skyrock - La Rumeur.

     

    • Moué la Rumeur, quand tu vois Ekoue qui traine avec Houria Bouteldja au PIR... moyen ! Surtout que leur dernier album s’appel " tout brule déjà " et à écouter les gars, ils ont l’air de s’être embourgeoisé (vie dans le marais, invité canal + et sponsoring pour leur film à venir...) Bref, La Rumeur c’était sympa mais ils se sont pas mal ramollis !


  • Booba est un maître quenellier incontestable

     

  • Il est tout de même important que le Rap que l’on entend à la radio ou sur les autres médias n’est pas représentatif du mouvement Hip-Hop. Comme pour d’autres styles, et comme pour la plupart du temps, les meilleurs ne sont jamais médiatisés.


  • On est bien d’accord sur le fait que les majorité des rappeurs français retournent leurs vestes dès que le succès les trouve. Le cas Booba est une exception. Il n’a jamais changé son discours mais l’a popularisé. Kemi Seba vous l’expliquera mieux que moi : http://www.youtube.com/watch?v=XHcs...


  • Ecoutez "Dead HipHop" du Klub des loosers. Ça illustre totalement cette article.

     

    • Bof, " klub des loozers " c’est surtout les riches de versailles qui s’essait au hiphop et qui font vraiment de la m.... , surtout le Fuzati (déjà vu en concert avec des propos un peu limites sur les jeunes de banlieue genre Trotskiste cheveux long comme dirait Alain)
      C’est la même clique que TTC avec le gros dégeulasse Tékilatex qu’on a pu voir avec l’autre dégénéré de Lio chez Faugiel il y’a quelques temps ! Ces mecs sont de vrais racistes pret à monter et signer des groupes de noir dans leur label de rap pour gagner en crédibilité de la rue... faut le faire quand même ! La preuve les gens les ont tellement bien grillé qu’ils ont du se reconvertir dans la house expérimentale et tout ce qui tourne autour des bobos de Colette et cie.


  • Bonsoir , sur Booba ; http://www.youtube.com/watch?v=xLAI... , Kemi Seba explique très bien l’homme , et le "Jadis pionnier , aujourd’hui l’équivalent de David guetta" est totalement faux , Booba dit le même chose depuis ses débuts a aujourd’hui , il n’a pas commercialisé sa musique pour vendre plus mais a continué a dire la même chose et a juste popularisé son oeuvre , en outre , pour la plupart de ceux qui ont grandit en écoutant du rap , booba reste le meilleur en terme de flow et de technique , meme si ses valeurs affichées plus ou moins au second degrés ne sont pas les miennes , l’homme est un AS dans son genre .


  • Bonsoir,
    Le rap français n’est pour moi qu’un ersatz de son homologue américain et, malgré sa soi-disante subversion au début de son arrivée en France, a toujours été anti-français ou anti-France.
    Je pense que c’est une des raisons principales pourquoi il a été récupéré aussi facilement.


  • Ils y a toujours de très bon rappeur même aujourd’hui, il suffit juste d’étreindre Skyrock. Pour moi le meilleur reste et restera Mysa.


  • "Il suffit pour s’en convaincre d’écouter « Un Ange dans le ciel » (qui ressemble plus à une chanson de Céline Dion qu’à un réel morceau de Hip-Hop)."

    Faux , "Un ange dans le ciel" est presque un classique , produit par Zoxea , très bien écrit . Un morceau très émouvant en hommage à Lady V . Le hip hop , c’est paix , amour & unité , ce n’est pas que de la révolte et de la contestation . Comparer la profondeur de l’écriture de Kool Shen à du Céline Dion n’est pas honnête .

    Pour le reste , c’est un bon article qui pose de vraies questions .

    Pour ceux qui disent que le rap français n’a pas eu d’âge d’or , je dirai juste qu’ils n’y connaissent vraiment rien . Les influences , c’est une chose . Mais dans les années 90 , il y a eu des tas de rappers ultra talentueux , c’est indéniable .

    Merci à E&R d’avoir relayer cet article qui redore un peu une culture que les médias dominants ont mené au déclin . Le rap reviendra quand les artistes voudront retrouver l’underground , quand ils reprendront le pouvoir . Pour l’instant , l’appât du gain prend le dessus .


  • Je trouve cette vision du rap des années 90 biaisée et peu fondée. L’auteur cite la chanson de Supreme NTM "Laisse pas trainer ton fils" comme un modèle de conscience sociale ; il faut néanmoins rappeler que sur le même album était présente une chanson comme "Ma benz", où Joey, Kool Shen et Lord Kossity nous parlaient joyeusement des putes qu’ils baisent dans leurs grosses voitures allemandes.
    L’"anticapitalisme" que l’auteur cherche absolument à voir dans le rap des années 90 n’a en fait rien d’évident (à part quelques exceptions comme Assassin)... Les mêmes se plaignaient que "l’argent pourrit les gens" puis se prenaient dans le morceau d’après à rêver de liasses de billets, de villas de rêve, de voitures de luxe et de filles faciles. Je ne leur jette pas la pierre, c’est une contradiction partagée par beaucoup de gens, bien au-delà du rap : se plaindre que l’argent dirige le monde tout en rêvant soi-même d’être riche.
    Ca nous amène à se demander de quelle "subversion" parle l’auteur... Certains rappeurs ont eu des problèmes judiciaires, non pas parcequ’ils combattaient la "société capitaliste" mais parce qu’ils appelaient au meurtre de flics. Ils étaient d’ailleurs défendus par l’establishment libéral-libertaire des médias parisiens, qui y voyaient certainement là l’esprit renaissant de Mai 68.
    Et cette pauvreté dans la "critique" est malheureusement le lot de la plupart des rappeurs "conscients" que semble vénérer l’auteur : si tout va mal, c’est de la faute à la police, au racisme, au Front National et à la colonisation. Je conçois qu’un gauchiste ou un bobo puisse s’exciter là-dessus mais ça n’a pas grand rapport avec la doctrine d’Egalité & Réconciliation.
    Très honnêtement, je préfère encore un Booba dont le message est "je suis riche, des putes me sucent dans ma Lambo et je vous encule tous", au moins c’est clair, cohérent, plutôt qu’un rappeur con-scient qui a lu deux livres et qui raconte n’importe quoi en se prenant pour un grand esprit.

    Personnellement j’aime le rap, mais musicalement avant tout. Il faut être perdu pour croire qu’un rappeur va t’apprendre la politique... C’est peut-être utile pour se faire une idée de ce qu’est la vie dans une cité mais rien d’autre. Pour se faire une éducation politique, mieux vaut lire des livres ou écouter des gens plus sérieux.

     

    • C’est tout à fait ça.


    • Très bonne analyse, sans doute un des meilleurs post lu sur E&R.

      Sinon connaissez vous la différence entre le rap et le slam ?

      Réponse : Le slam a été à l’école (c’est du comte de bourderbala qui a fait un excellent sketch sur le rap en passant)


    • Merci Piccolo d’avoir mis un frein aux prétentions moralisatrices et interprétatives de cet article, qui part pourtant certainement d’un bon sentiment. Personnellement, j’apprécie énormément Booba pour la qualité et l’humour de ses textes mais je ne prête qu’une oreille discrète aux rares analyses politiques simplistes et inutiles que les journalistes le poussent parfois à livrer lors d’entretiens télévisuels.


  • Pas du tout d’accord avec l’article, on voit que l’auteur est toujours enfermé dans le mythe d’un Rap français militant, c’est faux et archi-faux, Kémi Séba l’avait bien expliqué dans une de ses chroniques à la radio afro-insolent, ça n’a jamais existé des rappeurs dissidents et vraiment contestataires, dés le début le système a contrôlait cette musique, les quelques artistes qui ont osé vraiment aller au bout d’une démarche militante et contestataire, ont soit été rappelé à l’ordre ou ont vu leur carrière terminée ; le Ministère Amer a d’ailleurs était le seul groupe de rap à avoir été condamné et par un gouvernement de GAUCHE, en 1998(le ministère de l’intérieur de Durant avait gagné son procès contre le groupe) ;
    On sent l’auteur fan de NTM de l’époque et un anti-BOOBA, le cliché par excellence, BOOBA est sans doute le rappeur le moins vendu de tous, lui a toujours assumé son choix dés le départ, il ne sait jamais caché, certains citent souvent son époque LUNATIC mais il faut écouter ce qu’il disait ds Lunatic, on comprend tt de suite ; On voit que l’auteur ne connaît pas l’histoire rélle de NTM,comment se groupe est naît, etc... certes sans enlever le talent des deux MC, mais leur ascension soutenu par Canal +,Qd aux exemple présentés cô les seuls rappeurs intègres, encore une arnaque de plus, Abdel Malik, le rappeur qui plaît aux bobos, la figure emblématique du "rappeur intelligent en mode sos racisme", SNIPER, groupe talentueux mais pas inquiétant du tout, surtout lorsqu’en emmerde uniquement les identitaires, le départ de Blacko est d’ailleurs une bonne chose, le cas de Keny Arkana est un peu différent, elle est proche des mouvances alter-mondialistes qui disent bcp de choses vraies mais à l’image de ce milieu qui restera tj ds le folklore du discours anti-capitaliste sans aller au bout des discours contestataires, LA Rumeur est ds la posture des rappeurs intelligents et instruis ds un milieu qui n’ en compte pas énormément avec un discours gauchisant version" PC et indigènes de la républiques", soutenu dailleurs par ce milieu donc pas très dissidents tout ça ;
    Alors faut toujours éviter de croire que le RAP est une musique contestataire, c’est un cliché qu’il faut combattre, il faut le prendre cô ce qu’il est, sans prétention aucune, il existe des vrais rappeurs dissidents mais ils sont inconnu du public pcq le système ne les laissera pas d’exprimer, il n’y a pas encore d’équivalent Rap de Dieudonné, Soral, Joe Le Corbeau, kémi Séba ou autre Zéon


  • J’aimerais juste apporter ma pierre à l’édifice : MC Jean Gabin n’est pas un ancien, il a certes 45 ans environ, mais il a sorti ses premiers raps au début des années 2000. Avant, il était braqueur et il est venu dans le rap pour se faire de l’argent, sa doctrine ayant toujours été de "survivre". Né dans une famille très nombreuse, très tôt ses parents se séparent et son père tue sa mère et son beau-père. Il arrive à la DDASS et explique très bien que les violences et les abus sexuels sont monnaie courante. Bref, j’vous fais pas un dessin, ce mec n’a fait que survivre toute sa vie, j’vous conseille de regarder quelques interviews de ce mec sur Youtube.

    Concernant les autres rappeurs cités, il est vrai que La Rumeur est pas mal sur le plan des lyrics uniquement. Sur le fond, ils ne font que verser dans le pathos du colonisé éternel, de la victime arabe et noir du méchant occidental blanc. Bref, sans parler d’un de leur membre qui a fait Science-Po, ce qui suffit pour dire que leur rap ne vient pas de la rue et manque déjà d’authenticité (voir MC Jean Gabin qui en parle très bien : le rap vient de la rue et doit y rester sinon c’est de la merde).

    Kenny Arkana pareil, à part un discours un peu anarcho-communiste très marqué extrême-gauche, elle tombe dans le plus typique des pièges du rap français, i.e. cracher sur le FN.

    Quant à Oxmo Puccino ça n’est pas vraiment du slam, mais je dirais qu’il crée vraiment un rap à sa sauce. Dernièrement il se produisait avec des musiciens et ne se contentait pas d’une boîte à rythme et d’un autotune comme la plupart des rappeurs et rien que pour ça il faut l’écouter, sachant que les lyrics suivent. Je ne saurais que conseiller Fuzati aussi, dans un style complètement décalé il est toujours intéressant à écouter même si on finit par vite se lasser de sa prose suicidaire.


  • #232503

    L’homme moderne de l’Oncle Ben & l’homme post-moderne de Sébastien Paullin (qui est un pillage du premier) sont, je trouve excellent à écouter, je vous les conseille. Ils parlent exactement du mal-être du gars de 25-30 (ou moins) ans d’aujourd’hui : personne totalement oubliée aujourd’hui. Les seules îcones entre 20 & 30 ans...ce sont les ectoplasmes intellectuels visibles dans les émissions de la téléréalité. Ça se voit que ce sont des baby-boomers qui font ce monde.


  • Bon article, mais une petite précision quand même.

    Tu écris : "Le Hip-Hop français, s’il est au départ l’expression d’un mal-être en banlieue a très vite été racheté par la société marchande."

    Le rap français, tout comme pour les block parties new-yorkais, n’a jamais été QUE l’expression de ce mal être. Tu omets dans ton article une face importante de son tout : le festif.
    Depuis ses débuts, le rap était aussi une musique d’hédonisme pour une partie de la population vivant dans des conditions difficiles - la preuve avec les Sages Poètes de la Rue, MC Solaar ou certains morceaux de NTM (La fièvre) et d’IAM (Attentat II). Un exutoire tout autant nécessaire d’ailleurs dans le jazz, le reggae, la Northern Soul, le Funk...
    Les « merdes sans fond » ont aussi leur importance :).

     

    • L’album "Qu’est-ce qui fait marcher les Sages" , des Sages poètes de la rue , est un chef d’oeuvre . Le plus grand classique de rap français de tous les temps , selon moi . Aujourd’hui , quasiment personne ne le connaît mais c’est sûrement l’album qui a le plus tourné dans les années 90 , chez les passionnés de Hip Hop . Il y avait tout , influences jazzy , flows extraordinaires , écriture soignée , message , musicalité . Cet album devrait être au panthéon de la musique française . Tout ça pour dire que beaucoup de gens jugent le rap mais n’y connaissent rien et n’y comprennent rien .
      En effet , le rap est loin de n’être qu’une musique contestataire . L’avantage de cette musique est justement l’extrême diversité qu’elle peut apporter , on peut y mettre toutes les influences qu’on veut , on peut tout utiliser , tout créer , tout écrire . Et c’est une source inépuisable .
      Le rap , c’est la musique la plus moderne et celle qui offre le plus de possibilités . Il faudrait aussi rappeler que 99% des rappers sont des auteurs , on ne peut pas en dire autant de toute la variété qu’on nous assène dans les médias généralistes . Alors oui , le rap est tellement présent que c’est toujours sur lui qu’on tape le plus .

      Mais comme disait Michael Jackson , "plus on est populaire , plus on est une cible" .


  • Puis-je me permettre quelques suggestions ?...
    Scred connection, Mysa, Anfalsh, Assos de dingos (les oreilles vont mieller), la Cliqua évidemment, VII (à découvrir)...

     

    • VII c’est de la grosse merde satanique.


    • #233920
      le 03/10/2012 par Grindsel Tirédunevi
      Le Hip-Hop français, victime de l’éternel détournement

      « VII c’est de la grosse merde satanique. »
      Je dirais même plus, le rap est une grosse merde satanique, tant dans le fond que dans la forme (boum boum ... pur style satanique, même les plantes en crèvent). Après je comprend qu’on essaye d’y trouver du bon, comme partout, mais pour ma part c’est niet définitivement.
      Essayer de s’honorer d’un prétendu rap français c’est faire peu de cas de son honneur.
      La techno ou le rock auquel on oppose souvent le rap je met tout dans le même sac (et je le brûle).
      PS : Par contre ce type d’article est toujours le bienvenu, il a le mérite de mettre les pieds dans le plat et de créer la polémique.


  • #232518

    Bonjour ce n’est que mon avis mais a mon sens, il ne faut pas tout mélanger, le talent d’auteur et la capacité de subversion. Et pour moi le mélange le plus détonnant se trouve chez KENY ARKANA. La preuve par le verbe :

    Dans la marge et la rage, bastion des galériens
    Ensemble nous sommes le monde et le système n’est rien

    Tous un ange à l’épaule présent si tu le cherches
    Qaund le coeur ne fait qu’un avec l’esprit et le geste

    Ces vers sont extraits d’une chanson qui s’appelle ’’cinquième soleil’’. Je ne peux en témoigner car je n’écoute jamais skyrock, mais ils paraît que ces couillons ont passé pendant quelques temps le morceaux, et il est vrai que le texte, si on à pas les clefs (le vocabulaire adéquat) peut paraître une poésie un peu noire et irréelle. Pour ceux qui en saisissent pleinement le sens, attention les oreilles ... Quenelle auditive, ça réconforte.

    PS : Sur le dernier album (L’esquisse 2), il me semble qu’elle fait un clin d’oeil à ce site (V pour Vérité). Le présentateur télé, à un moment mentionne un ’’groupe connu de leur services : Egalit... ’’ Et keny lui recoupe la parole avant qu’il n’est le temps de finir. Je suis pas sur à 100% mais je vous laisse en jugez, quoiqu’il arrive vous ne perdrez pas votre temps à écouter le titre ne serait-ce que pour ce couplet :

    Révolution intérieur, dés lors qu’on comprend
    Qu’il faut porter le changement dedans
    Pour qu’il puisse éclore,
    Urbain sera l’exode, que le verbe nous honore,
    Car c’est les enfants de la terre contre les armées du veau d’or


  • Si vous permettez, ce que j’écoute en rap français : ALPHA 5.20, LIM et leurs satellites...
    Alpha ayant raccroché les gants... A propos du Hip-Hop : c’est une croyance, une religion...une enflure consummériste.Master P prétend ne pas être un rappeur, par exemple.
    Les peintres du graffiti qui ont posé les bases (et ensuite) n’écoutaient pas de rap.
    Ils écoutaient plutôt du hard-rock, du heavy metal ou n’importe quoi d’autre qui pouvait bien leur plaire, et ils avaient raison, n’ayant de compte à rendre à personne.
    L’Histoire du mouvement rap-hippopop en France n’a été qu’une grosse manip’, du différé,
    Diam’s aujourd’hui semble heureuse et sortie de cette ornière.
    Au final, chacun ses conclusions, la vie a les siennes, qui ne font pas de cadeaux.
    Les bons sentiments et les mauvais calculs n’engendrent pas d’artistes en tant que tels,
    c’est-à-dire capables de se dépasser, eux et leur environnement.
    Il va sans dire que je suis effectivement en désaccord avec cet article, pour rester courtois...


  • Ben le rap français fait encore comme le ricain, c’est devenu de la grosse merde commerciale, même si perso le rap français m’a toujours gonflé (à de très rares exceptions près come IAM). Aux US t’as maintenant Drake, l’autre chauve de Floride j’me souviens plus de son blaze, Florida (Booba ricain), ah si Pitbull pour le chauve... Quelles merdes comparé à NWA, Lords of the Underground, The Goats, ou tout bêtement Tupac...
    Allez tiens pour finir un conseil de morceau qui rend de bonne humeur : "Bop Gun- One nation under a groove" (la version de 10mn, pas le remix radio) de Ice-T. Attention grosse tuerie !


  • Très bon article dans l’ensemble, où le hip-hop a été repris en main par les marchands du temple pour annihiler toute contestation sociale ou politique.
    Les rappeurs ont été les premiers à vendre leurs âmes… Quelle chute spectaculaire pour cette musique qui se voulait être la plus contestataire ! Quelle tristesse de voir, quelques grandes légendes du rap aller à la petite soupe, manger les miettes de l’industrie du divertissement.
    Je suis d’accord avec vous pour clamer que le hip-hop a été pendant les années 80 et 90, l’expression d’une certaine révolte populaire, soutenu par les petits gens de la rue, eux-mêmes victimes d’un système capitaliste cruel et brutal. Ce n’est pas un hasard si le hip-hop émerge pendant les années Reagan aux Etats-Unis. A la fois, nouveau mouvement musical contestataire et contre culture, où les rappeurs étaient les porte-voix d’une souffrance populaire, des inégalités et de la misère sociale.
    En fait, la culture hip-hop n’est pas universelle ou mondialisée comme on peut l’entendre, ce sont les majors qui ont transformé cette musique de niche en musique mondialisée grotesque. Le hip-hop a grandit dans la rue, dans les quartiers du Bronx à New York, où les jeunes habitants noirs et hispaniques, enfermés dans des ghettos urbains, privés de culture et discriminés dans le système capitaliste américain, décidèrent de créer leur propre révolte culturel pacifique. Musique avant tout populaire et profondément locale, le hip-hop n’a pas survécu à la sauce mondialisée, il ne reste plus rien !
    Il existe autant de rappeurs que de misères à travers le monde, voilà l’un des messages du hip-hop. Nos ridicules rappeurs viennent dénoncer (ou rapper) la misère pour s’en servir à des fins purement commerciales. Mon quartier baigne dans la merde, mais achetez mes chansons pour que je sorte de ce quartier pourri et faire comme ceux qui exploite mon quartier ! Aujourd’hui, nous assistons à l’émergence d’une sous-culture urbaine mondialisée qui abruti les jeunes et les maintiens comme de simples consommateurs. La culture hip-hop est déjà morte, pire encore, elle véhicule des valeurs néfastes et justifie les inégalités sociales à travers les divers chansons de ces rappeurs. Voyez, Jay-Z, celui-ci est devenu le nouveau porte drapeau du capitalisme mondialisé, qui ne comprend pas les le mouvement Occupy Wall Street dans sa propre ville de New York ? On aura tout vu !


  • #232560

    le hip-hop c’est de la merde. Reveillez-vous !

     

    • #232687

      Chacun ses gout, faut pas se mettre en colère l’ami


    • #232891

      Aucune colere du tout, au contraire une posture pedagogique. J’encourage les jeunes a developper leurs gouts musicaux. Mon commentaire est sans aucun doute expeditif, mais pas le temps de developper des arguments. Ceci dit, il suffit de pratiquer un instrument de musique ET de jouer en groupe (peux importe le style musical, valse, zouk, blues, rai ...) pour ce rendre compte que le rap c’est de la merde. Le rap est a la musique ce que le fast food US et a la gastronomie.

      C’est valable pour le punk aussi d’ailleurs, puisqu’ils (rap et punk) n’ont aucune pretention esthetique et la seule ambition avouee est celle de delivrer un message emancipateur (subversif, contestataire, bla bla). Je veux bien, mais je n’ai jamais decele de tels messages (statistiquement, on pourra tjs trouver deux ou trois tocards qui ont sorti un texte potable).


    • The Roots !!!


    • merci tshussdelamort, enfin après 50 commentaires !
      C’est bien le site d’Alain Soral ici, je rêve ou quoi ?


  • Qui a des informations sur Tefa et Masta deux producteurs de rap avec des méthodes crapuleux ?(noms et parcours)


  • L’article est malheuresement bourré de clichés, plus ou moins vrais...pour ne pas dire faux.
    Avancer que le rap a été anti-capitaliste, c est fort !!!
    Que ce soit NTM,IAM,le Secteur A et d’autres...Ils ont participé a la democratisation du rap , mais en réalité c’etait une logique commerciale de A a Z !! Et une triste histoire de representativité et de quotas !!!

    Et une fois le travail terminé,les millions empochés, tous ces groupes "pionners" soi disant revolutionnaires ont raccroché les gants ou adouci le message !

    NTM a peut etre eu un message, qui a fait vendre du disque...
    ce qui a donné une groupe un bonne visibilité... qu’en on t ils fait ?
    Ntm a t’il vraiment eveillé les consciences ? etait-ce vraiment subversif ?
    Avec le recul force est de contaster que le rap n’a rien produit !!
    Ni en terme de culture,ni en terme de social !!
    Au contraire le rap a "crystallisé" une epoque,un esprit, et cela a empeché les banlieues
    d evoluer....(pour ne pas dire que le rap a carrement eu une mauvaise influence sur la societe)

    La motivation premiere de tous ces gens etait evidemment l’argent, le tout dans un contexte politique..
    il est interessant de noter que ce sont les memes "crew"(ou les gens qui gravitent autour)qui tiennent le devant de la scene depuis des lustres.....

    Et finalement on peut se demander pourquoi un jeune francais pauvre,de teint mat ou foncé se voit imposé le RAP comme musique ordinaire ?
    Une musique qui ne passe pas en boite, qui est souvent vulgaire,qu on ne peut guere chanter ...
    Comme quoi le mouvement a ete instrumentalisé dès sa naissance.... et si il n’y avait pas eu une vrai volonté politique les premiers albums ne seraient jamais sortis !!

    Ce n’est pas le peuple qui a choisi le RAP ..c est le RAP qui a ete imposé au peuple...dés le debut !

     

    • Votre commentaire me laisse penser que vous êtes aussi clichés en affirmant une analyse plus ou moins vrai sur ce qu’est vraiment la véritable culture Hip Hop.

      Le hiphop a commencé à émerger fin des années 70, début 80 par une création spontanée d’artistes vivants dans la pire sphère du résultat du capitalisme : Des quartiers sinistres, ravagés par la drogue, la violence et la pauvreté. Ils ont voulu changé la donne en créant une expression artistique avec leur peu de moyen : Danse de rue, Breakdancers, smurff, beatboxing, DJ , et le "graffiti" pour redonner un peu de "couleurs" à ce qu’était devenu le "bronx" (une zone de guerre grise, abandonnée, morbide) en faisant passer des idées nouvelles sur les murs et les métros qui allaient traverser tout le Manhattan capitaliste !! Donc le message était clair...
      Le Rap est venu ensuite avec des "flow poétique" d’une longueur de texte vraiment plus longue que les chansons du Rock’n’Roll (qui paraissent niaises et paresseuses à côté) dont le message était positif et réconciliateur : PEACE UNITY AND HAVING FUN...

      Ça a poussé de nombreux jeunes à trouver à l’intérieur d’eux une expression créative et positive en prenant un stylo et un micro plutôt qu’un revolver ou une douille de crack !
      Cependant, étant une rébellion positive sans arme mais avec la parole, c’est devenu une bombe à retardement pour le pouvoir en place... par exemple Afrika Bambaataa ou Public Enemy qui a sorti : "Fight the Power !"
      Suite à cela est arrivé le "Gangsta Rap" début 90 avec l’apologie du meurtre, des gangs, des armes à feu, des "biatch" (Snoop Dogg, NWA, Dr Dre, Jay Z, Lil Wayne) qui a complétement renverser la donne et tente d’effacer le message original de départ qu’était le RAP ou le Hip Hop.

      Donc dire que le rap a été instrumentalisé dès le départ, je ne suis pas d’accord !
      Je pense qu’ils ont voulu (les majors) récupéré ce mouvement en infiltrant des messages tronqués visant à affaiblir la prise de conscience des jeunes par un discours servant les intérêts de certains et allant dans l’axe de la pensée dominante.
      Et prendre IAM et NTM comme les uniques pionniers, c’est se faire un peu piéger soi-même. Y’en avait pleins d’autres... tout aussi bons ! D’ailleurs "Assassin" (Esclave de votre société) a toujours refuser de s’exposer aux médias et de faire la "pute" alors qu’ils sont arrivés un peu avant NTM.


    • @Redouane

      Non pas vraiment. L’origine "reconnue" sont les soirées de DJ Kool Herc. Donc cela a commencé par des soirées où ce DJ (et plus tard d’autres) utilisaient des platines pour faire ce qu’on a appelé après "break" ou "scratch" ou "turntablism" qui est en réalité une forme de "samplage" qui consiste à séparer différents parties audio d’une musique (pour garder un terme super général) pour les jouer différemment (typiquement on sépare les percussions ou le beat de la partie "mélodique" et on joue dessus ; apparition du concept de boucle aussi qui est repasser un succession de sons encore et encore). Donc à l’origine était le DJing.

      Le graffiti existait avant (depuis 1960) sous deux formes : une vaguement subversive et une de revendication de territoire par les gangs. Elle a était importé à New-York et reprise dans une culture plus artistique pour apposer son nom et le faire circuler dans toute la ville (d’où les métros).

      L’aspect danse ou b-boying est venu assez vite dans les soirées New-York-aises. Difficile de dire comment cette danse est apparue mais elle reprend des éléments aux art-martiaux, à la gymnastique et à certaines danses traditionnelles (capoeira).

      le rap ou au début emceeing (de MC = Master of Ceremony) est l’évolution du maître de cérémonie du rôle de simple animateur ("faites hey ho !", des choses du genre) à un rôle de créateur (prose ou rimes dans le style je vous raconte ma vie aujourd’hui ou je raconte mon quartier).

      L’alliance des quatre est postérieure et le terme hip-hop a été apposé dessus. Les artistes ne sont pas apparus de nul part, le nom est apparu de nul part (ou presque) et s’est répandu rapidement. Des gens comme Afrika Bambaataa ont permis de répandre ce terme et cette culture. L’idée était effectivement de tirer des jeunes de l’attrait des gangs avec plus ou moins de succès. La maxime "Peace, Unity, Love and Having Fun" est loin d’être partagé et ce dès le départ par toutes les personnes du mouvement hip-hop.

      Le mouvement hip-hop n’est absolument pas contestataire au départ. Il le deviendra (et encore) un peu plus tard. Depuis le début on peut séparer le rap "mainstream" qui a tourné autour des aspects "gangsta" et présentation victimaire (avec plus au moins de talent, le Illmatic de Nas de 1994 est bien différent du dernier album de Kanye West) de l’underground (qui est extrêmement varié).


    • L’industrie du disque a récupéré très vite ce mouvement. Les gens qui correspondaient au moule étaient sanctionnés par beaucoup d’argent (y compris Public Ennemy) les autres ne pouvaient même pas enregistrer un album. Paradoxalement le succès populaire du rap "mainstream" a bénéficié aussi à l’underground puisque des labels réellement indépendant ont pu se former et trouver un public.

      Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu des rappers mainstream contestataires mais que ce qu’ils contestait n’était pas fondamentalement dangereux.

      Evidemment il y a un autre aspect plus subjectif qui est le rythme, le flow, la qualité des instrumentales et la façon dont elles étaient conçues (le sampling) qui étaient une vraie révolution mais musicale seulement. C’est celle-ci qui peut aussi expliquer le succès de cette musique et sa portabilité. Pas besoin d’instruments, pas besoin de cours, juste essayer d’apprendre au début par mimétisme puis après on peut trouver son style.

      Cela explique l’importation du hip-hop en France par mimétisme total (par des personnes comme DJ Dee Nasty). Certains français sont partis aux Etats-Unis pour s’imprégner de cette culture et la ramener en France. Ils ont apportés avec eux -décalage temporel oblige- les quatre disciplines reconnues comme faisant partie du mouvement hip-hop (DJin, Emceeing, B-Boying, Graffitis). Il s’est d’ailleurs implanté en premier dans des soirées (comme à New-York au départ), et dans des boîtes de nuit. Rappelons que Joey Starr a commencé comme B-Boy et qu’il participait à ce genre de soirée (où était déjà présent Sidney il me semble).

      Le rap n’est pas contestataire et n’est pas subversif à la base. Comme n’importe quelle autre musique si vous cherchez des bons textes cherchez dans ce qui ne passe pas dans les média. Ce qui accroche avec le rap -au début du moins- c’est le style musical pas les textes (enfin pas le fond des textes mais comment ils sont mis en forme point de vue du style, consonance assonance, rimes riches ou pauvres etc).

      Les personnes qui écoutent des rappeurs subversifs sont celles qui écouteraient des rockers subversifs s’ils aimaient le rock. Pour conclure bien sûr que le rap devenu populaire et qui passe à la radio et à la télé est de plus en plus infect et cherche un public de plus en plus large (cf. le rapprochement avec l’électro-pop-R&B) mais ce qui passait avant n’était pas réellement mieux (enfin au niveau musical si mais ce n’est que mon avis subjectif).


  • J’étais d’accord jusqu’à la fin de l’article, qui m’aurait fait me retourner dans ma tombe, si j’étais mort !

    1 : Oxmo Puccino ferait du slam (ok, c’est idiot de s’insurger contre une erreur aussi anodine).

    Et surtout 2 : Le nom d’Abd El Malik dans les rappeurs conseillés, sachant que c’est l’un des mecs les plus récuperé (à une époque, avant que les médias ne s’en lassent et ne trouvent d’autres joujous). Au départ, dans le créneau racaille de banlieue, pour ensuite parler de religion sans y connaitre grand chose (il l’a lui meme avoué), s’instruire et enfin en parler intelligemment (là c’est moi qui avoue). Pour finir sur les plateaux TV à débiter des discours d’une mièvrerie à en faire rougire OUI-OUI ou un écolo lambda.
    Bref la fin d’un article c’est comme la fin d’un film.... Ca peut tout niquer.



  • Quel amoureux de musique n’a pas éprouvé dégoût et tristesse en se remémorant les belles années Hip-Hop, celles des Suprême NTM, des IAM, des Assassin, et j’en passe.



    Moi ! j’ai toujours trouvé que c’était de la m... sans une once de musique là-dedans. L’imitation de la sous-culture noire américaine du Bronx dans toute sa "splendeur"...et profondément anti-français dans l’esprit, évidemment.


  • En ce qui concerne Booba, je voulais juste rappeler qu’il avait fait un morceau avec Dieudonné. Voici le lien : http://www.youtube.com/watch?v=CJeJ...


  • L’article donne trop peu d’exemples de bons rappeurs.

    Comme cité dans les commentaires précedents, le rappeur Mysa, mérite d’etre écouter.
    Trés engagé, au point d’etre totalement censuré, et d’un trés bon niveau.
    Quelques titres pour le découvrir :
    "en attendant" , "jusqu’a la prochaine tempéte" , "vos vices par coeur", "partition triste", "plus de pécheurs"....

    En plus de keny arkana et mysa, on pourrait citer demi portion ("mon dico 2"), rockin squat, ou encore le talentueux et poétique bordelais FAYCAL !

     

  • Dernier exemple en date d’un gros baissage de pantalon, c’est Orelsan.

    C’est pas politique, il n’en a jamais fait, mais ses premières chansons étaient rigolotes, et paf, les féministes font annuler 3 de ses concerts, le mec flippe, s’excuse partout et fait un 2eme album poli et cucul la praline pour filles. Apparemment les rappeurs ne sont pas de très grands résistants. On peut pas leur en vouloir, c’est tellement difficile de réussir à percer dans la musique ...

    Mais bon je m’en fous j’en écoute pas, c’est pourri et en plus les " Français " serons toujours à la traîne du rap US ( s’en est même comique parfois, quand un effet dans un clip par exemple est systématiquement repris en France 3 mois plus tard )


  • Bon article mais qui oublie une personne
    LE RAT LUCIANO ... De très loin le meilleur


  • C’est bien de rendre hommage aux anciens et à "l’esprit hip-hop" mais c’est encore infantiliser et ne pas rendre service au rap français que de le juger seulement sur le critère moralisateur du message.

    Un rappeur c’est avant tout une plume. Et sur ce plan on peut reconnaitre que le "libéral" Booba (Mauvais Oeil, Temps Mort et j’inclurai Panthéon et Ouest Side) sans faire une croix sur la vulgarité de son langage s’est distingué d’une manière assez singulière ce qui lui a valu la reconnaissance de la Nouvelle Revue Française (pour Temps Mort). Par son génie il a réussi à extraire le rap français de la "sphère des initiés" pour le faire rentrer dans la "sphère culture française" sans passer par la case télé.

    Ce que le rap a peut-être perdu en conscience politique lors des années 2000 (ça reste à discuter avec l’apparition des Keny Arkana, Médine et consorts), il ne l’a certainement pas perdu en authenticité et encore moins en talent que ce soit sur le plan des textes ou de la musicalité. Il suffit d’écouter les anciens albums en général de Rohff, Rim’k, la Mafia K’1 Fry, Tandem, Sinik, Seth Gueko, La Fouine entre autres.

    C’est finalement récemment qu’est apparu le côté "mainstream" ou "plus plaisant" sûrement initié par les tauliers (Booba, Rohff, La Fouine) et suivi par Sexion d’Assaut et dans un sens un peu différent Mister You. Et là ce n’était pas une fatalité mais sur le plan de la qualité et de la profondeur des textes la scène rap français, pas dans tout son ensemble, mais par ses têtes les plus médiatisées a, à mon avis, régressé. Mais là encore il y a du choix pour tout le monde faut juste chercher.

    PS : Oxmo Puccino n’est pas un slameur


  • Je ne suis pas un grand spécialiste du rap mais il me semble que la chanson "Laisse pas traîner ton fils" a été considéré comme le titre qui a marqué le tournant du groupe auparavant vu comme un groupe violent incitant à la haine, avec un NTM plus consensuel et aussi plus bling bling.
    Et comme il a été dit plus haut, le rap n’a jamais été un mouvement contestataire anticapitaliste, mais au moins un style de musique qui cherche à raconter la vie des banlieues, ce qui est déjà ça. Cependant, si l’auteur regrette en pensant à un avant et un après dans le rap, avec bien sûr le fameux refrain "c’était mieux avant", on pouvait déjà voir dès le début que cela rentrait pleinement dans le système capitaliste. Les radios se sont mis très vite à diffuser le rap, et le succès a été très rapide, devenant un style populaire largement diffusé. Et si des radios ne diffusaient pas, la réputation sulfureuse des rapeurs a joué le rôle de publicité. Les petits labels qui voulaient se la jouer grands producteurs de rap ont poussé comme des champignons. C’est assez comparable à ce qu’a été et est maintenant le ska (qui a dérivé pour donner le reggae) depuis la Jamaïque. Juste un de ces innombrables styles de musique dits moderne catalogués comme contestataires (révolutionnaires diront certains) rapidement absorbé par le Système.

    Donc, qu’on ait préféré le rap à ses débuts, soit, ça se comprend, et je laisse le soin à chacun de s’en faire une opinion et qui a une connaissance et une passion plus importante sur le rap. Mais dire que le rap a été un symbole de lutte anticapitaliste, non franchement je ne vois pas.


  • Le hip hop n’a pas été détourné, il a été dès le début une création artificielle téléguidée par des individus de cette communauté qui officiellement n’existe pas.
    Le hip hop est de la fausse subversion et l’a toujours été. Qu’est-ce qu’a apporté en 30 ans d’existence le hip hop ? Du vent !
    Un certain monsieur Didier Morville par exemple ne s’est pas levé un jour en se disant tout seul comme un grand "Et si je montais un groupe de rap avec mon pote Bruno Lopes !" Morville (alias Joe Starr) c’est le Jean-Paul Désir (alias Harlem Désir) du hip hop. Un négro ghettoïsé pour la "bonne" cause...
    Certes récemment est apparu quelques autonomes produisant des textes authentiquement subversifs avec un message digne d’intérêt, mais ils sont minoritaires. Le hip hop a pour fonction originelle la destruction des nations, de canalisateurs des frustrations et colères en une expression pseudo artistique ne menant concrètement nullepart, la propagation de l’idéologie libérale libertaire, de l’idélologie anti-raciste, anti-Etat, anti-police, anti-Blanc... sous couvert de pseudo combat pour la justice...d’ailleurs parmi les grandes stars du hip hop américains qui avaient fini par réaliser la fonction occulte du hip hop et qui avaient essayé de le dénoncer ou de s’en affranchir elles ont pour beaucoup mal finies ! Du jour au lendemain elles se retrouvent avec des procès au cul, voir assassinées ! C’est presque systématique !

    Il serait peut être temps pour certains de grandir et de rompre avec cette habitude consistant à défendre coûte que coûte le hip hop. Que cette daube disparaisse de votre vie et vous verrez que cela ne sera pas une grande perte ! On peut très bien vivre avec pour seul musique le bruit du vent dans les feuillages et le gazouillis des oiseaux sans que cela empêche de temps à autre de s’écouter un morceau de musique galvanisant, même du hip hop pourri, histoire de recharger un peu les batteries lorsqu’on se sent à plat...mais juste un peu ! et avoir conscience de ce que c’est et ne pas en abuser !

    PS : les articles et commentaires sur ER semblent être lu avec avidité par nos amis ! Récemment la page wikipédia de Jean Paul Désir (Harlem Désir) a été modifiée sur à la vidéo de Kémi Séba ! On disparu les références sur ses origines familiale ainsi que son vrai prénom !


  • Je n’arriverai jamais à associer le mot "rap" et le mot "musique".
    Je trouve toujours étonnant l’extase de type "midinette devant Elvis" que provoque ce genre d’ "imprécations".
    J’ai beaucoup écouté de techno, et pourtant je sais tout de même que c’est de la merde.
    D’ailleurs la techno est un genre beaucoup plus proche de la culture "Européenne" que le Rap.
    Bref, je ne vois pas. Sans doute aveuglé par tant de "bling-bling" et submergé par tant de profondeur.
    Vive la musique sans bla-bla. On n’a heureusement pas demandé à Zola ou à Chateaubriand de rapper.


  • #232654

    Donkishot, un ovni dans le rap... a écouté ’Homme Sandwich’


  • Booba est une marionnette du système... Cette video le prouve ! :)

    http://www.youtube.com/watch?v=76wy...


  • #232686

    Pour rectifié le tire, je cite : « Même Kool Shen (qui fut pourtant un des plus grands) a souhaité un jour faire gonfler ses économies, là où la raison originelle de son existence sociale était de véhiculer un message fort et cohérent pour représenter les banlieues. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter « Un Ange dans le ciel » (qui ressemble plus à une chanson de Céline Dion qu’à un réel morceau de Hip-Hop »

    Pour info, ce morceau est dédié à sont ex-compagne qui est mlheureusement morte dans un accident de la route, donc rien à voir avec une quelconque envie de faire du pognon, c’eatit un hommage qu’il se devait de faire, je précise également que suite à cette accident, il est partit en sucette : Alcool, drogue etc .. et c’était effacé quelque années de la scène Rap

     

  • Le dernier album d’Ali "le rassemblement" est très bon, il parle de choses essentiel qui peuvent toucher tout le monde et surtout en restant positif.
    Il est dans l’esprit ER sans le savoir à mon avis.
    Sinon il y a El gouali qui est pas mal,bien qu’un peu trop haineux pour être réellement efficace un peu comme mysa.


  • Le problème est l’embourgeoisement du rap lorsqu’il est devenu gangstarap.

    La rivalité Biggie Smalls/2Pac Shakur a scellé ce tournant.

    Ca se résume à cela malheureusement.

    Il suffit de comparer les paroles du plus grand tube de rap de l’histoire, "The Message" de GrandMaster Flash qui parlait des conditions de vie des pauvres dans les ghettos avec les merdes actuelles qui nous parlent d’oseille à longueurs de lignes.

    Dois-je rappeler que l’expression "bling-bling" chère à Sarkozy vient du gangstarap embourgeoisé ?


  • #232702

    " les banlieusards n’ont que rarement le loisir – situation d’inconfort oblige – de méditer sur les questions existentielles de l’homme. Aussi, les parents n’ont que trop rarement la compétence (et le temps, vu qu’en banlieue même les femmes travaillent) pour enseigner à leurs enfants la dialectique des relations humaines."

    Pas besoin "de méditer sur les questions existentielles de l’homme" pour avoir des valeurs et des principes, ni d’avoir de grandes compétences pour les transmettre à ses enfants. Les premières générations de parents immigrés avaient largement moins de confort et de compétences que les générations de parents actuelles, et en leur temps les jeunes étaient mieux éduqués.

    Il faut être banlieusard pour savoir que même dans des situations aussi compliquées pour les familles, et à même niveau de confort et de compétences, des parents réussissent à bien éduquer leurs enfants et à les encourager dans la voie de la réussite sociale.

    Que ce soit dans le Hip Hop ou dans les banlieues pauvres, c’est la force de volonté et le degré d’intégrité qui détermine les comportements.

    Certains utilisent la cause pour briller, d’autres, quitte à rester dans l’ombre, cherchent à faire briller la cause.

    Certains malgré les difficultés, s’accrochent à leurs valeurs et à leurs principes, et fournissent les efforts nécessaires pour les transmettre à leurs enfants et faire en sorte qu’ils deviennent des gens biens.

    Si les fruits sont sains, ...


  • Le rap ça m’a toujour fait gerber parceque il n’y a pas un seul musicien sur scène en concert , c’est du play-back , du karaoké rien de plus . Ca donnerait une dimention plus respectueuse et professionnelle s’il y avait derrière les chanteurs de NTM ou IAM une bonne section basse-batterie et d’autres musiciens talentueux , ça remonterait le niveau . Faut dire que les jeunes de maintenant ils connaissent pas les grands groupes que nous on a connu dans les années 70 ou 80 alors ils se racrochent à ce qu’il y a , à la merde qu’on leur sert à la radio surtout depuis l’arrêt des radios libres et l’obligation de quotas de musiques Françaises sur les radios ça été un coup fatal à la diffusion de la culture musicale ... c’est un "vieux" de 46 balais qui parle ...

     

    • Keny Arkana a interprété "Nettoyage au karcher" sur la scène de l’Olympia pour le prix Constantin 2007, et il y avait des gratouilleurs sur scène... Guitares parfaitement intégrées...
      Public Enemy avait Professor Griff et ses troupes, deux rappeurs bien différents : Chuck D et Flavor Flav, et Terminator X derrière ses platines, au service de titres explosifs...Puis ils ont été taxés d’antisémitisme...
      Mais effectivement, Protis, scéniquement, le rap est souvent indigent, et se limite à arpenter la scène d’un bout à l’autre, en marchant, en faisant des bonds etc... C’est quand même un style qui est beaucoup passé par le clip
      vidéo, dont il a accompagné l’essor.
      Maintenant, c’est dans les petites salles, avec un public de connaisseurs et des rappeurs réactifs, inventifs, qui
      se défient entre eux au besoin, que c’est intéressant. J’ai vu R.A the Rugged Man dans ce contexte,et l’on comprends tès vite que c’est alors un art...Mais les grandes salles qui charrient un public venu voir leur artiste promotionné à la radio, c’est de la nourriture industrielle...
      Dans un autre registre, pourquoi Iron Maiden, est toujours là, énorme ? Les performances scéniques, pour une
      bonne part, sans doute... Et essayez de voir Pentagram, avec son chanteur possédé, Boby Liebling, ne serait-ce que sur You Tube ou Daily Motion...


  • vu que la France est toujours à la traîne, en Allemagne il y a déjà pas mal de groupe hip-hop vegan.


  • Article globalement bon

    Toute ma jeunesse le rap français des années 90, mais j’en écoute plus du tout après avoir passé une époque à écouter sinik, seth gueko, alibi montana etc.. oui oui, mais ça date d’il y 5/6 ans

    J’en écoute plus parce que ça ne me parle plus du tout, trop de capitalisme "faire du biff du du biff" avec cette mentalité de biznessman, j’aime pas du tout, après il y a aussi les anti france, les racailles etc... de la merde en fait.. ou pire ceux qui paraissent bien mais qui en fait sont des vendus aux idéologies dominante (mokless dans la merde "barrez vous")

    sinon l’auteur conseille certains trucs assez pourri :

    "Pour les plus récents : Sniper (les débuts), Kenny Arkana, La Rumeur…"

    sniper, ça reste de la méga merde, je peux pas pardonner les morceaux anti France ou on entend le coq gaulois se faire tuer, les mecs niquent la France, et ont participé à des morceaux de propagande anti Lepen en 2002 (et anti France vu les textes)
    En réécoutant ça, je me dis qu’ils travaillent pour l’empire.. tout un tas de jeunes ont été formés politiquement au rap et à sniper..
    Français = raciste
    Anti immigration = raciste facho
    France = esclavage/colonisation etc...

    la rumeur c’est pareil en pire mais en plus subtil et mieux musicalement, keny arkana, pas mal mais ça fait un bail (trop mondialiste et trotskiste comme beaucoup d’autres par contre)

    Maintenant, je ne vois le rap que comme :

    gangsta rap (ex : booba, une grosse partie du rap us )= promotion du capitalisme, sexe, violence, délinquance, drogue, satanisme

    rap de radio commercial (youssoupha, sinik, etc..) = relais des idéologies dominantes auprès de la masse jeune, mondialisme, anti racisme, anti france banalisé, vote ps, sous culture, variet

    rap de rue (LIM, alibi montana etc..) = anti France, délinquance, culture "cassos" (allez mater les clips de teuchiland....)

    rap indé et conscient (genre kery james etc..) = pire que les autres, car reprenant généralement leurs thèmes pour les traiter en plus extrême..
    comme le dernier clip de kery james "lettre à la république" cette merde anti Française.. idéologie anti raciste poussée à l’extrême, donc en toute logique, proche du racisme anti blanc, toujours parler de colonisation, d’esclavage, de tirailleurs etc..

    après il y a les autres, moins nombreux et moins mis en avant par le système, rap electro, rap hip hop (de plus en plus rare) rap underground etc... y a même du rap d’identitaires comme goldofaf..

     

    • #235065

      Vous terminez avec comme exemple le rap identitaire “Goldofaf”... C’est assez marrant car bien souvent le rap est “identitaire”... Ces groupes qui soit disant font de l’anti-France parcequ’ils parlent colonisation peut vous faire chier et ça peut se comprendre... mais qu’attendez vous d’un decendant de tirailleur sénégalais mort sur le champs d’honneur mais dont notre ètat n’a reconnu que la première femme de ce “serial” polygame ? Son petit fils peut être préoccupé par cette histoire... à ce que je sache il ne possède pas les finance pour faire de sont malheur familial une histoire national... Si il y a un problème c’est les music-lists des radios qui tirent les ficelles (putain de grosse corde !!) qui fait que on favorise les antagonismes. Ça n’est même pas le problème qu’un artiste ou pire un pseudo artiste trempant dans sa pisse dise "Nike la France" vu “l’errance” de certains ça serais même excusable... Non, ce qui pose problème c’est que l’égo-trip d’un jeune borderline racailleux
      soit choisi par une major pour en faire une chanson populaire pour nos “djeunes”...
      Les gens bouffent de la merde à la cantine car la "direction" leur sert de la merde... Arrêtez de vous plaindre des cuiseurs cuistots, les rappeurs ne font que réchauffer la merde pour laquelle ILS les paient.
      Un “redneck” au states assis dans son livingroom parcequ’il pense que le programme qu’on lui sert est pourris il s’attaque au “médium” et tire avec son fusil à pompe sur sa télé... Super l’extra-lucide vision.


    • #236187

      Je te répond à toi mais aussi à ceux qui ont écris que Keny Arkana était trop gauchiste ou alter-trotsko-mondialiste ou je ne sais quoi Antifa (d’ou ma véhémence en majuscule)

      KENY ARKANA EST AU HIP-HOP CE QUE DIEUDO EST A L’HUMOUR,

      Aurais-je tous les sioniste au trousse si j’insulte Israël ? Ne mélange pas politique, religion, encore moins religion, confrérie, confusion (liste noire)

      De plus j’ajoute, que la seule attaque qu’elle est portée au Front National est une réponse suite à un détournement de son clip ’’la rage’’ et je vous invite à écouter le titre sur you tube (la chanson n’est sur aucun album) car si elle attaque durement le FN elle n’épargne pas le l’UMP et le PS.

      Elle est sur la même ligne que vous, sur la religion, sur les manipulations médiatique (d’ailleurs moins médiatique qu’elle ...) sur l’eschatologie des temps actuels.

      Le 12 nov sort l’album ’’tout tourne autour du soleil’’ n’allez pas l’acheter (sauf pour soutenir, mais jusque-là tous ses albums ont toujours étés accessibles sur le net) . Mais juste pour vous réchauffez les oreilles, écoutez-le.

      Quelques-fois même si il faut, pour tous en saisir car c’est très riche. Elle ne vous tiendra pas rigueur de la pirater d’ailleurs, elle l’a chanté elle-même :

      Dis leur que j’avance là où les traîtres rechignent
      Si t’es d’dans fais tourner le son
      Moi j’cherche le nombre et pas le chiffre.

      (Sous entendu le nombre de gens que ça va toucher et pas le chiffre d’affaire que ça va rapporter)


  • Booba n’a jamais été un vendu. Il a toujours revendiqué son amour de l’argent, des femmes et des voitures. S’il réussit en ce moment c’est parce qu’il incarne avec brio ce rêve de matérialiste là où les autres rappeurs français auraient l’air ridicules

     

    • En effet, c’est le seul artistes, écrivain, poète Français qui incarne parfaitement le rêve matérialiste. Il l’incarne tellement bien qu’il est resté subversif, pour les connaisseurs...


    • Oui je suis d’accord avec toi Amine
      mais peut-être pouvons-nous dire que Booba est un vendu au sens propre où il se "prostitue" mentalement en promouvant le "gangsta rap" capitaliste amoral et obnubilé par la possession.
      C’est 1 bon homme d’affaires mais il n’incarne pas avec brio la réconciliation nationale :)

      Après,comme le soulignent les Inconnus, on en revient toujours à la même question : celle "du bon et du mauvais" rappeur, rockeur, politique ... ;)


    • Faut arreter de dire des conneries booba il a rien de subversif du tout, c’est le Sarkozy du rap ce type. J’en vois beaucoup qui veulent se donner bonne conscience en essayant de le défendre par tous les moyens car ils l’aiment bien. Faut arreter de penser avec votre affect et vous rendre a l’évidence que ce type est la représentation parfaite de notre époque dans toute sa crasse. Et qu’il rap bien ou pas n’est meme plus la question.


  • #232740

    Merci pour l’article, auquel il manque toutefois une reference importante : Roce, l’alias de Jose Kaminsky dont la plume et les arragements sont d’un niveau incroyablement elabore.

    Son histoire exolique beaucoup de choses : il est le fils du plus grand faussaire que l’histoire ait connu, le bien nomme Adolfo Kaminsky, qui a produit plusieurs dizaines de milliers de faux papiers aux resistences du monde entre la seconde guerre mondiale et les annees 70.

    Sa musique est un hip hop sans concession, et profondemen humaniste. Je pense qu’un morceau comme "je chante la france merite" d’etre ecoute par ceux qui ont des sensibilites nationalustes, tout comme "des problemes de memoire" pour ceux qui ne sont pas satisfaits des cours d’histoire, ou encore "les nomades de l’interieur" pour ceux qui etudient la science de l’esprit.

    Plus tous ses autres morceaux bien que Identite en cresendo soit de looin les plus abouti...


  • je trouve l’analyse cohérente, ayant moi même rapper plus jeune, venant du prolétariat et ayant vécu en cité...
    par contre la culture hip hop de l’auteur me fait peur :
    abdel malik, au chiotte, avec NAP à l’époque ça avait encore du sens (je viens de Strasbourg)
    ne pas pas parler de la scred connexion (Fabe à l’époque, Haroun, Koma, Mocklès) sur 10 ans tu peux voir leur discours évolué, de l’envie d’améliorer son quotidien grâce à l’argent à la compréhension et la dénonciation de skybouse et la récupération/prostitution des Mc’s
    et surtout le meilleur encore en activité : rocé
    et y en a d’autres : puzzle (rip au groupe), la FF (1er album seulement), sept (olympe mountain & les albums solo), dooz kawa (clin d’oeil à un mc local, il a quand même fait des feat avec birelli lagraine et mito loeffner.

    mais ça fait peur quand tu fais jouer 1995 et que tu vois des minettes qui en peuvent plus, gueuler comme à l’époque des boys band, dance machine & co.

    le hip hop est presque mort, j’ai dit presque...


  • Je ne sais pas, mais ça m’angoisse au point d’en frémir
    Tenir une bombe à la main comme certains tiennent une entreprise
    Un carnet de chèque, une valise
    C’est le seul pouvoir qu’on m’autorise,
    Je voudrais pas qu’on m’oublie
    Qu’on me radie de cette vie
    J’ai ma chance moi aussi
    Niais de celle ci on me dévie
    Je vois bien qu’on m’a banni, ici tout est comédie
    Niais je marquerai ma place tant pis.
    Comme un GRAFFITI
    Je reste qu’un graffiti qu’on méprise
    Quand devant moi, le monde s’ouvre à mes pieds
    C’est m’irriter, me rabaisser et nier toutes mes capacités
    Je n’ai pas besoin d’aide
    Vu qu’ici personne ne m’aime
    En bas même, mes amis se font bouffer par la haine
    Tous ceux qui tiennent le coup
    Ici m’abreuvent de bons conseils
    Le diable me poursuit, les démons veulent ma peau si
    Je relâche l’attention, c’est le train de vie
    Que je mène qui me pourrit
    Mais malgré tout, seul contre tous, vents et marées réunis
    Barrage, institution, barbelé, père démuni
    Je compte bien laisser ma trace
    Un jour, je serai quelqu’un et puis
    Tant pis pour ceux qui n’ont jamais cru en moi,
    J’ai ma place ici ...

    Parole de Rocca " Graffiti"(groupe :la cliqua)dédicace à l’auteur de l’article et à E&R.


  • Bonjour,

    Non mais qu’est ce que c’est que ça ?!



    Le commerce illicite apparaît alors comme l’une des seules solutions si l’on veut échapper à la manutention ou aux travaux dans le bâtiment. Le choix est simple, c’est soit travailler dur pour peu d’argent (et se démettre au passage quelques vertèbres), soit faire valoir l’authentique - quoique peu académique - talent de commerçant des méditerranéens au-bas des immeubles de banlieue.



    Paysans, courageux travailleur italiens, portugais, asiatique, ayant au prix d’une vie difficile correctement élevé vos enfants, marchant dans la rue avec fierté, vous auriez du vendre de la drogue !!

    C’est beaucoup plus facile !

    Vous etes des idiots !

    Le



    (et se démettre au passage quelques vertèbres)



    et particulièrement savoureux.

    Quel est votre métier a vous ? Je serais curieux de le savoir.



    Aussi, les parents n’ont que trop rarement la compétence (et le temps, vu qu’en banlieue même les femmes travaillent)



    Qu’est ce qu’il ne faut pas lire !

    Decidement, E.R ressemble de moins en moins a ER, vous dites exactement l’inverse de votre president.
    La valeurs du travail, ça ne vous dit rien ?

    Ecrire un article sur le rap et Trouvez des excuses aux dileurs (qui au passage emmerdent les vrais travailleurs pauvres mais courageux qui vivent avec eux ) je trouve cela lamentable.
    Je vais faire un courrier à Alain Soral, ça m’etonne qu’il laisse passer un tel article

     

    • "Le commerce illicite apparaît alors comme l’une des seules solutions si l’on veut échapper à la manutention ou aux travaux dans le bâtiment. Le choix est simple, c’est soit travailler dur pour peu d’argent (et se démettre au passage quelques vertèbres), soit faire valoir l’authentique - quoique peu académique - talent de commerçant des méditerranéens au-bas des immeubles de banlieue"

      Aucune raison d’aboyer comme ça Monsieur, l’auteur est clair dans son propos, il dit que le deal "apparait" comme la seule alternative au travail du point de vue des jeunes en question, mais ne donne pas son avis.

      Et pour ce qui est du travail, je ne pense pas qu’il y ait eu volonté de cracher sur les valeurs du travail mais simplement de dire que les jeunes de banlieue choisissent la solution la plus facile face à la difficulté du travail. point barre.

      Donc calmons nous et relisons tranquillement cet article et calmons nous un peu...


  • Les rappeurs sur la ligne E&R, ça existe ... En voici un, américain de surcroît. Immortal Technique de son blaze.
    Musicalement, c’est bon, rapologiquement, c’est le soleil.

    Une interview à propos de politique étrangère, 9/11, Obama : http://www.youtube.com/watch?v=QJux...

    L’album "Revolutionary vol.2" est à écouter d’urgence.

     


  • Voici les quelques artistes de qualité que je vous suggère :



    Vous avez oublié 25G et alkapote



    Et le Slam : Abd al Malik




    Lorsque je vois comment il a massacré Monsieur Brel samedi soir, j’ai honte pour lui


  • #232802

    Merci pour cet article sur ce sujet et à ses commentaires, qui montrent l’importance de ce sujet pour les générations nées à partir des années 70. Effectivement, on est tous d’accord pour dire que le rap est un immense gâchis en France.

    Et pourtant, il y existe un artiste singulier, jamais cité, jamais récompensé, et assez peu diffusé malgré la haute qualité de ses productions : Rocé (José Kaminsky). Son univers est indissociable de l’histoire de sa famille, et notamment de celle de son père qui fût le plus grand faussaire de l’histoire de France et qui a inondé de faux papiers les pays ou il y avait de vrais résistants entre les années 40 et 70. Et le tout gratos, dans la clandestinité et loin des honneurs et des caméras...

    Pour en revenir au fiston, son album "Identité en Crescendo" est une pure merveille, pour ceux que ça intéresse :

    Je chante la France, pour ceux qui ont des sensibilités nationalistes ;
    Les nomades de l’intérieur, pour ceux que les sciences de l’esprit ont déçu ;
    Problèmes de mémoire, pour ceux qui ne sont pas satisfaits des cours d’histoire ;
    Seul, pour ceux qui aiment Archie Shepp, l’un des rares jazzmen à avoir gardé son âme

    Ce disque représente à mes yeux le meilleur du rap en France ("et ils parlent de Slam quand je fais un accapela"). Alors oublions la "Bouine", et ouvrons les oreilles aux petites perles bien cachées...


  • #232803

    Le LSD du Velvet Underground ?
    Euh, Lou Reed et ses potes étaient plutôt dans l’héroïne ou le speed...
    Le LSD c’est plutôt les Beatles (entre autres).

    Pour moi le Rap est plus un genre littéraire que musical (trouvez-moi un rappeur qui sait jouer d’un instrument !). Et c’est ça le problème : un analphabète du ghetto peut très bien apprendre à jouer de la guitare et développer un talent musical, mais il ne sera jamais un poète ou un écrivain. Le "bon rap" ça n’existe pas, ça ne peut pas exister.

    Quand on voit la créativité musicale que montraient les Noirs Américains du Jazz à la Motown, jusqu’au funk des années 70, je ne vois pas comment on peut voir intrinsèquement l’émergence du rap autrement que comme un désastre culturel et un gigantesque pas en arrière pour la communauté en question. Et c’est pas 2 ou 3 chansons rap un peu rigolottes avec un sample bien choisi qui changeront ce constat global.

     

    • La voix, est un instrument. Le phrasé, la diction, les intonations, le rythme...
      Ecoutez Bone Thugs-n-Harmony, ou Balastik Dogg en France...
      Lorsque je regarde un film étranger, quelqu’il soit, je choisis la piste Version Originale.
      C’est bluffant pour des films asiatiques par exemple, niveau intonations, rythme... ça semble très codé.
      Donc oui, par définition, un rappeur joue d’un instrument, sa voix.
      C’est tellement vrai que je pense à un rappeur français , HIFI, qui a de bons textes, mais un flow insipide.
      Et j’ai pensé : il a les munitions, le flingue, mais il manque le percuteur...


    • #235684

      Les comparaisons sont toujours difficile. Mais soyez sur que l’univers hip-hop est et à toujours été iinvestie par des prolétaires et des bourgeois... Le Rap américain à énormément de fils de la bourgeoisie noirs, souvent des descendants de grand jazzmen. Le hip-hop est une pratique de masse, populaire. Avec une certaine élite, beaucoup d’artiste moderne de nos jours étaient d’anciens praticiens du graffiti. Le hip-hop est une activité ludique avant tout. Si ce mouvement pousse au dépassement de soi dans une activité artistique... il n’y a pas une culture de l’exceptionnel. Ses qualités intrinsèques sont plutôt dans l’émulation... plus le niveau des membres est bas, plus il le restera... Puis il y a des exception : des individus talentueux qui poussent les émulateurs vers le haut...
      Le hip-hop à été autant perverti... car comme mouvement artistique pour les masse il était extrement dangereux...
      des jeunes qui s’approrient un micro, la rue pour faire de la peinture, de la politique... c’est beaucoup trop dangereux...
      Au début du mouvement des lieux d’expression graphique aurais pu être mis en place par la RATP et la mairie de Paris. Je parle d’une époque ou ont faisaient du graff avec "les béruriers noirs", les gars de la fac de la sorbone, les "sportifs de barbés". Les tentatives n’aboutirent jamais... au lieu de ça... les tags vandales ont proliférés avec des coups énormes.


  • Du rap qui critique pas le lobby des esquimaux ne sera jamais subversif.

    Pour celui qui a cité Orselsan, du chenis, anti-FN et mondialiste.

    Point de vue de catholiques intègres sur le Rap d’USrael :

    http://www.les-intransigeants.com/2...


  • Globalement je suis d’accord avec l’article, c’était mieux avant. Mais cela n’a jamais vraiment été bon. Ce rappeur avec des textes pertinents, une aura, une conscience politique, on ne l’a pas eu. Au mieux, on a eu du moyen. On a au moins eu un bon humoriste, Dieudonné.

    Et pitié, ça suffit la pleurniche. C’est vrai, on a un handicap social, on a eu des soucis d’argent, mais on n’a pas grandi à Gaza et je n’ai jamais entendu parler de famines dans les banlieues.

    "Aussi rusés et philosophes soient-ils, les banlieusards n’ont que rarement le loisir – situation d’inconfort oblige – de méditer sur les questions existentielles de l’homme."

    C’est une plaisanterie ? Et la fainéantise, il faut en parler aussi. Dans la plupart des villes de France, on a des bibliothèques à entrée gratuite. J’allais à l’Alcazar à Marseille quand j’étais étudiant, abonnement gratuit et assez peu fréquentée à l’époque. Je n’ai jamais été refoulé à l’entrée.

    C’est cette mentalité "skyrock" (= parti socialiste) qui est très avilissante, et qui pousse à la victimisation plutôt que "l’inconfort".


  • Cet article nous livre une opinion à l’opposé de celle de Kemi Seba. Kemi Seba qui a fait une critique du rap conscient en faisant savoir que rares sont les rappeurs qui osaient aller au bout de leurs analyses. Il nous faisait savoir que finalement un rappeur comme Booba au moins n’a jamais baissé son pantalon afin d’être récupérer par le système. Et ce dernier dit dans son morceau "le météore" : "Tu veux qu’je te dise, l’esclavage pire que la shoah". Je connais pas un seul rappeur français ayant le courage nécessaire pour balancer une phrase de la sorte.


  • Pas trop d’accord avec le choix des nouveaux rappeurs, (sniper, mieux que Booba, là j’ai pas trop compris) mais les goûts et les couleurs...
    Moi je citerais plutôt Despo rutti dans le genre rap concious.


  • Petite piqûre de rappel monsieur Soral... "J’aurais pu croire" de IAM, paru en 1993.
    http://rapgenius.com/Iam-jaurais-pu...
    J’aurais bien copié les paroles ici mais ça ne tient pas en un commentaire, dommage.
    On est plus près de la charité chrétienne que du bling bling islamo racaille.
    La plupart de leurs textes sont recommandables, exceptions près ("Offshall", 2007, sonne comme une vulgaire propagande PS pour la discrimination positive...) et leurs instrus sont souvent top. Bisous


  • Je ne suis pas d’accord, Booba est un rappeur hors du commun avec un système de pensée unique (que je rejette sur des points importants, comme sa fascination pour l’argent ; mais auquel j’adhère par d’autres aspects, notamment sa conception de l’honneur, sa fierté, sa culture littéraire, son humour, sa liberté de ton etc), et une technique d’écriture à mille lieues au-dessus des crétins comme le bien nommé La Fouine, Rohff et consorts.

    On aurait tort de réduire un si grand personnage à ses chansons les plus récentes, qui sont certes recouvertes d’un nauséabond vernis de niaiserie mais dont on peut après maintes écoutes apprécier la puissance de détachement et d’insoumission (cela étant dit, je préfère bien entendu ses premières oeuvres, en particulier le magnifique album "temps mort", qui n’a rien à envier à ceux des plus grands chanteurs du beau pays qui était le notre il y a encore quelques décennies).


  • #232887
    le 02/10/2012 par serviteur de la lumiere
    Le Hip-Hop français, victime de l’éternel détournement

    phrase la plus ridicule de ce texte car faisant l’apologie du contentement spirituel bidon et de la faineantise intellectuelle, phrase tres insultante pour ceux et celles qui ont grandi en HLM et qui ont une âme vivante, bien plus vivante qu’un grand nombre de bourgeois de ce monde ---> "Aussi rusés et philosophes soient-ils, les banlieusards n’ont que rarement le loisir – situation d’inconfort oblige – de méditer sur les questions existentielles de l’homme’


  • très bon article ! c’est vrai qu’le rap c’etait mieux avant . Mais il reste certains MC qui sont heuresement toujours en 1990. Flynt, Nakk, Fayçal et bien d’autres.. avis aux amateurs !

    Petite rectification quand même, Oxmo Puccino n’est pas un slammeur .. ! ;)


  • #232912

    Sympathique article.
    Dans les anciennes references, il manque à mon sens : Lunatic (le groupe composé jadis d’Ali et de Booba, ce dernier avait encore à l’époque du talent), et Fabe.
    Sinon pour les plus récents dans une moindre mesure je rajouterais : Medine, Rockin Squat voir Kery James ...
    De plus, je suis plutôt d’accord avec Torbalte concernant Diam’s, cette derniere semble avoir changé, il me parait donc désormais bien difficile de l’affiliée encore avec des personnes (déchets) tels que Booba , Joey Star, Rohff, 1995 ...

     

    • Ne pas mettre tout les oeufs dans le même panier, je ne suis pas tout à fait d’accord avec cet article, dans le sens ou l’on ne mélange pas ceux qui mangent grâce au système, et ceux qui mangent AVEC le système. Prenons l’exemple de Booba (Lunatic), il n’est jamais allez dans le sens du système (malgré ses rimes parfois un peu limite et son machisme) et c’est l’un des seul qui peu se permettre d’insulter Skyrock tout en y passant. Il encourage les auto-entrepreneures, et remet l’esclavage au coeur des ses musiques.
      Je pense que la meilleur façon de comprendre ce "Game" est d’en parler avec les rappeurs eux-mêmes, parce que sans ça la confusion reste totale. Une exemple tout simple, on parle de Kery James comme un rappeur conscient etc.. mais c’est sans savoir que son Producteur (compositeur) n’est rien d’autre que Tefa, grand ami de Julien Dray, un incontournable de la communauté que l’on ne nomme plus .

      En revanche maintenant, vous pouvez demander à Booba qu’es-ce qu’il penserai du collab avec Tefa ? (Je connais la réponse)

      Il ne faut pas tout confondre je pense, car avant toute chose, ça reste un milieu très complexe, ou la gamelle passe avant l’honneur.
      JE PENSE QUE LE PENSEUR LE PLUS APTE A PARLER DE CA RESTE KEMI SEBA, DU FAIT QU’IL AIT COTOYER LES QUARTIER ET CE MILIEUX


  • Bonne analyse.
    m’a presque fait pleurer
    mais il manque quand meme le sud l’ami
    Akhenaton est indeniablement l’auteur des meilleurs CD du raps francais
    de "pousse au milieu des cactus ma rancoeur" a "le savon" ou encore "rien a perdre" avec le Luciano !
    "Si j’fais la fête c’est qu’tout va mal dans ma tête
    Normal j’m’endette éclate le fric les gens me trouvent bête
    Tout les week end j’rentrais ivre, j’apprenais à vivre
    Maintenant je rentre ivre tout les jours ? j’me contente de survivre
    Aucune vue de la grande vie j’ai eu du mal à suivre les cours de maths
    Ras le bol de l’école et d’ces femmes profs
    Les jours de fête ne me font plus marrer
    Même bourré à la bière, Noël, Pâques, mon anniversaire c’est pareil
    Plus d’suspense, d’sensation
    Ma participation suffit pour faire plaisir aux proches
    Ma famille mes amis, ils le savent
    Le sourire aux lèvres est rare 5,6 pétards et le fou rire vient tout comme le cafard
    Tu captes ça ?
    Frère écoute la terre tourne, ma tête tourne, la roue tourne,
    Chacun chacun son tour côtoie la skoumoun"


  • Bonjour...,Pardonnez moi je trouve que vous vous etes egarez, comment laisser passer que selon vous :" les pauvres petits qui n´ ont pas eu de chance parce que comme ils sont pauvre et sans lien familiaux fort,et qu’on leurs propose que du travail difficile il préfère le commerce illicite "talent de commerçant des méditerranéens au-bas des immeubles de banlieue."pour ne pas dire dealer car " Le choix est simple, c’est soit travailler dur pour peu d’argent (et se démettre au passage quelques vertèbres)",je trouve que c est un raisonnement malsain, que dire des artisans et des agriculteur ou des marin,(métier facile non ?) dont les secteur est ravagé part la crise,les multinationale et les réglementation de l’Ue sous pression des lobby,que dire des gens qui lutte tout les jours,souvent avec des contrats indigne pour des cacahuètes sachant qu’ils an graissent toujours les mêmes parasites, mais qui ont trop d ethique pour ce mettre aux byzz,...je ne croit pas que le fait d’être pauvre ni de ne pocédé de liens famillieux faible (ce qui n est pas vrai a mon sens)vous autodetermine , cela dépend de votre COEUR.

    Je pens que le "R.A.P" , s inscrit dans la stratégie de domination , et le choc de civilisation comme dit Alain , car pourquoi sinon premouvoire ces chanteur.(souvent ce disant "musulman") qui chie sur la France , sa culture et son histoire ?,qui insulte les "babtou" ou "sous-chiens" comme vous voulez , comment expliquer la place médiatiques qui leurs est faite,je me souvient d un dénommé Mr yu faisan le malin a l’emission de ruquier ce ventant de vendre des barret et de s’être fait prendre plusieurs fois,tout ça pour que la France entier ce dise " Ha ! cést bien ça ,encore un de ces maghrébin de banlieue,haineux et insolent qui vient nous chier dessus,comme ceux qu’on a en bas de chez nous on en prend déjà pas assez , avec la violence sociale.."(chômage,dette,pauvreté)"emission qu’il auront vu après le journal du 20h ou ont leurs montrera simultanément des jihadiste extrémiste aux moyen orien, et les prière de rues a la goûte d’ore...et a qui ça profite ??

    Je vient de la Courneuve et je suis pas riche...

     

    • Je suis pleinement d’accord avec vous. D’autant que gagner peu d’argent quand on est jeune et que l’on commence à travailler c’est normal on est tous passé par là, pour ceux qui ne sont pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Et ensuite on gagne mieux sa vie avec l’âge et l’expérience.

      Mais je crois que tous ces petits branleurs aimeraient gagner immédiatement autant qu’un homme de 40 ans sans savoir rien faire ! La dignité pour un jeune homme ce n’est pas d’être "commerçant" de shit en bas de son immeuble mais d’aller travailler même pour charger des cageots et d’aller vivre sa vie ailleurs comme l’ont fait ses parents avant lui. Moi j’ai commencé à travailler à 17 ans et j’ai exercé plusieurs métiers dans ma vie, même si je reconnais qu’il était plus facile à l’époque de se loger par exemple.

      Cet article est ridicule. La preuve, ils en sont où maintenant tout ces soit disant révoltés ? Des prostitués du showbiz pour la plupart...


  • Pour résumer, on doit retenir Mysa, Rocé, Lino, Krystal(rochdi) et Bazoo dans le rap francais


  • J’ai remarqué que EL GAOULI n’a pas été cité.
    Un vrai résistant, surtout les 2 derniers albums : Désordre mondial 1 & 2.

    Sinon, la référence reste ROCKIN SQUAT (pionnier du rap francais et boss du rap conscient), il faut écouter son oeuvre entière.

    D’autres artistes sortent aussi du lot comme SAMM, VEEN-KEY, MYSA, ARKANA, ROCE, MEDINE, ...

     

  • Le rap est une musique d’opportunistes. C’est plus facile de parler sur un remix de kool and the gang que de se lever à 5.00 pour aller bosser. C’est aussi moins risqué que de vendre du shit. Les mecs veulent surtout améliorer leur quotidien et se moquent de changer la société. Ils nous fatiguent avec les putes, les grosses caisses et les flingues. Mais, si demain, il faut chanter les fleurs et les petits oiseaux, ils le feront.

    Puis quand la roue tourne et que les mecs vieillissent, ont des gosses ; il faut bien mettre du beurre dans les épinards. Alors on baisse son froc, on devient acteur comme D. Morville ou on fait des fringues. Sinon on est contraint de chanter la révolte jusqu’à 70 ans, comme ceux qui voulaient mourir avant d’être vieux. Comme Dylan, dont la voix est insupportable et contribue à enrichir les orl. Continuez d’acheter la révolution, elle en vente chez Sony, Columbia, BMG. Les mêmes qui pleurent quand vous croquez une grosse part de leur gâteau en téléchargeant illégalement.

    D’ailleurs, pourquoi les oeuvres d’artistes morts (livre ou disque) ne sont elles pas vendues à prix coutant ? C’est pour continuer à developper de nouveaux produits, pardon de nouveaux artistes. Alors merci à vous : Brahms, Mozart, Hendrix, Tupac, Biolay, etc . . .

     

    • N’importe quoi ! En quoi une musique peut-être elle même opportuniste ?
      Le hip-hop a la base est une musique "underground" et le restera toujours, à part bien sûr si vous mangez de ce que vous donnes la télé qui décide elle-même de ce que c’est "le rap" et de ce qui doit être "reconnu"...
      Vous dites "C’est plus facile de parler sur un remix de kool and the gang que de se lever à 5.00 pour aller bosser." Vous préféreriez peut-être le contraire en vous aliénant tous les matins comme un robot vous rendre bosser pour le capital ? surtout dans des boulots miséreux de bureaux, de com, de marketing...
      Ce mouvement est très vaste, il y a de tout.... et le critiquer en prenant des références de ceux qui passent à la télé ou à la radios n’est pas faire preuve d’honnêteté .

      Je peux dire aussi que la littérature c’est de la grosse merde... ben oui ? il y a des gens opportunistes tels que Dantec, Bernard-Henri Levy, Houelbecq et tout... alors que je serai passer, par ignorance, à côté d’un monde qui grouille derrière...
      Et bah c’est un peu pareil avec le Rap.

      Bien à vous,


  • Petite aparté : Comment peux t’on suggerrer quelques artistes de qualité sans citer "Mysa" qui pour moi est l’artiste le plus intégre du rap .

     

  • dans la catégorie rap non commercial et pas connu , je vous conseille B6K un rappeur de nantes ! ses textes sont excellent !


  • Je trouve l’article très simpliste : d’un côté, les bons ceux qui restent fidèles et d’un autre, les vendus.

    Je suis désolé mais dans la "liste" des gens de bien du rap, il y a une brochette de vendus : NTM, Mc Solaar, Abdl Malik... Toutes ces personnes n’ont jamais été sur label indépendant (ou tout du moins, n’ont jamais sorti leurs principaux cd’s sur ceux-ci). Donc, ils ont été sur de grands labels qui appartiennent à la communauté organisée... Donc, ils peuvent dénoncer que ce que le patron du label permet de dénoncer ET RIEN D’AUTRES.

    Alors que du côté des "mauvais", on trouve Booba. Un mec qui de 1995 à 2012 a toujours été en indépendant, 1er rappeur en duo à vendre plus de 100 000 cd’s en indé. Tout ça, sans l’aide de la communauté organisée. En plus, ce rappeur (pour ceux qui savent comme dirait l’un des titres de sa chanson), utilise des paroles subtiles : "comment leurs faire confiance ils ont tués le christ" (= en clair, comment un rappeur peut-il faire confiance à un producteur (juif) de rap) ou encore d’autres : "peu d’élus dans mon milieux", "l’esclavage plus teriible que la shoah", "négros se fit sucer par Cléopâtre". De plus, il crache sur skyrock et devinez quoi, cette radio le passe en boucle.

    Donc, à choisir entre une bande de bobos du rap (IAM, Assassins, ...) qui passent leurs temps à donner des leçons, à rapper en déphasage avec ce qu’ils vivent (maintenant, ils sont riches) et à appeler à voter pour la gauche (Ségolène Royal), je préfère un rappeur qui crée son entreprise, crée sa fortune (créer aussi ses marques, fais vivre les siens), ne donne pas de leçons et s’en sort tout seul.

    IT’S A SELF MADE MAN tandis que les autres ont toujours été redevable de producteurs dont on connaît la tribu. A choisir...

    Cohérent jusqu’au bout : écouter cash flow de booba, il n’a pas changé. Tandis que dans votre article, vous parlez de Kool Sheen (un gentil) qui s’est soumis au pouvoir de l’argent ==> donc, qui s’est soumis et qui ne l’était pas ?

    NB : si je veux éveiller ma conscience, j’achète un bouquin de philosophie, d’économie ou de politique. Je n’écoute pas du rap car on ne demande pas à un rappeur d’être philosophe, économe ou politicien, on lui demande juste d’avoir un flow et de l’imagination dans ses récits.

     

    • C’est BENNY B( eh oui !) qui a fait connaitre le RAP en France.NTM et I AM l’ont anobli. Les autres l’optimisent et les suivants, s’effronderont et ne feront que de la copie d’ancien, comme pour tous les mouvement musicaux.
      Come back 2PAC.


    • Je suis d’accord coucou, et j’ajouterais que Booba a des textes d’une qualité bien supérieure aux éternels refrains niais et victimaire des groupes cités comme "authentiques" (certes pionniers en leur temps mais qui se sont maintenant abaissés plus bas que terre, à commencer par ce pauvre Joey Starr et ses pitreries grotesques à la télévision et au cinéma)


  • Salut
    Juste une petite pensee a propos des debuts du rap pour les toasteurs jamaicains qui sont a l origine du rap des l aube des seventies. Ecoutez donc uroy,dillinger,scotty,iroy etc.
    Et tout ca avec de la vrai musique du ghetto.


  • #233068

    Et faut savoir, soit " Les issues sociales officielles " sont bouchées (donc pas de travail), soit " travailler dur pour peu d’argent " est possible (donc les issus sociales officelles ne sont pas bouchées).

    Il faut être banlieusard pour savoir qu’en banlieue, malgré tout, il y a des travailleurs qui font le choix de trimer dur pour subvenir de manière honnête aux besoins de leur famille.


  • Je suis fatigué de ce procès qu’on fait au Rap alors que la perversion par l’argent touche toute l’industrie musicale, et plus largement encore comme nous le savons.
    En lisant cet article dans l’atelier, j’étais sur que ca partirais en débat stérile comme j’en ai l’habitude.
    Dieu sait que j’aime cette musique, mais je deteste polémiquer sur sa mauvaise adaptation francaise.
    Je vous laisse avec un avis different sur Booba, dernier rappeur francais audible en ce qui me concerne, de Kemi Seba
    http://www.youtube.com/watch?v=xLAI...


  • Ne dites pas d’absurdité , le hip hop était, est et restera de la merde. C’est le néant artistique par excellence, d’une médiocrité musicale au point de donner la nausée. Les textes ? Pourquoi pas, je ne juge ici que l’aspect musical, pas de quoi sauter au plafond vous en conviendrez pour qui aime les bons gros riffs, les lignes de basse ronronnantes et groovy ou les tourneries inspirées d’un putain de bon batteur. Je laisse ma part de rap aux autres, ce sujet ne me concerne pas. J’aime trop la musique pour débattre la dessus.

     

    • On m’a toujours appris à juger de ce que j’ai testé écouté. Pour les textes, je peux te dire que je préfère écouter du hip hop qui parle au coeur que de regarder des séries et des émissions sobres à la télé.

      Bon je vois que c’est pas non plus dans la musique qu’on va arriver à nous réconcilier


  • Le punk avait pour fondement le rejet de la société capitaliste moderne, le rap veut juste y entrer, et prendre sa part...on ne parle clairement pas des mêmes choses, m’est avis. Entre le désir d’insertion dans une société que l’on critique et son rejet pur et simple, le degré de ’contestation’ n’est pas égal. De plus, les musiques noires américaines précédentes ont donné d’excellents musiciens (blues, jazz, funk), le rap ne donne que des DJs...(qui ne sont et ne peuvent être des musiciens, les platines ne sont pas un instrument) et des textes que chacun est libre d’apprécier selon ses goûts. J’ai l’âge d’avoir connu la période 90 du rap français, et désolé mais à l’époque comme aujourd’hui aucun album de rap ne me semble pouvoir rivaliser avec l’énergie du rock et du métal. Le rap me paraissait (et c’est encore le cas la plupart du temps) assez mou même quand c’est énervé, geignard et sans humour (un peu comme les groupes de death ou de black métal qui ont toujours l’air constipés sur les photos). On peut tout déchirer en étant une bête de scène, un grand technicien, un compositeur de musique hors pair, un gars haït pour intransigeance et son refus de se fondre dans la mièvrerie ambiante, et faire tout ça avec le sourire et un slip de fourrure, mais il faut s’appeler Ted Nugent, pas Booba (quoique son pseudo révèle sans doute un forme de second degré).


  • Et tonton Kery James ?


  • Ca ne parle pas de stupeflip ?
    parce que niveau hors-système ils sont pas mal.


  • C’est vrai que je n’ai jamais vraiment accroché au Rap, j’ai rapidement vu ça comme un attrape couillons ou une truc pour dévier des légitimes revendications.

    Ou alors un peu au début avec Solar (j’ai failli écrire Soral :)), mais qui est plus un intello fils d’ambassadeur (sociologiquement à la Booba), le talent en plus. On est plus avec lui dans la beauté du phrasé, du rap à texte (on disait).
    D’ailleurs cette même origine sociologique des deux, permet de constater la baisse de niveau : réelle ou entretenue / voulue.

    Ou alors carrément, allez à la source pas trop pervertie, avec du Snoop Doggy Dog.


  • La meilleur pour moi avec les anciens comme Iam et troisième oeil, c’est Keny Arkana toujours authentique et n’a jamais ralliée le système !


  • Certes il y a du rap subversif qui parle de la rue. Pour moi IAM est et restera le meilleur groupe de rap français.
    Mais il y a le rap (dont on entend jamais parler, forcément) qui aborde des sujets beaucoup plus dérangeant....

    http://www.youtube.com/watch?v=D-Vl...


  • Pour ceux qui veulent du "bon" rap, faut pas écouter en France, cet article c’est ce qu’avais prophétisé Snoop bien avant, dans son Murder Was The Case :
    cf -> http://www.lacoccinelle.net/253725.html

    (Satan rappelle)
    "Just remember who changed your mind
    Souvient toi qui t’a donné une vie aussi bien
    Cuz when you start set-trippin, that ass mine"
    Quand tu commences à délirer, rappelle toi que tu m’appartient "


  • En gros pour moi , on a pris 2 groupe pour les opposé comme pour le rock.
    Iam c’etait les Beatles et Ntm c’était les rolling stones en gros que du commercial.
    A l’époque j’ecoute ATK , Expression Direct, Rocca , et des mec qui on fait que quelque apparition sur des mixtape que j’aller acheter a chatelet.
    Je comprend parfaitement les gens qui déteste le rap , vu qu’on leur a fait ecouter
    que de la daube. Les artiste subtile sur des prod de dingue ne sont jamais connu que des puristes. Y a des morceau qui rendre hommage a la langue français , a l’heure de l’auto tune est des artiste qui chante des chanson en anglais avec des texte creux je fait le choix du rap français , la 1er fois que je suis tomber sur les traduction des " grand du rap US " j’ai exploser de rire.
    Dans l’article on ne parle pas de groupe comme La Rumeur qui on était pendant des années en justice contre Sarkozy , ou de Mr R .
    Le Rap contestataire n’est pas mort faut juste bien le chercher.


  • #233311
    le 02/10/2012 par Tradition et Elevation
    Le Hip-Hop français, victime de l’éternel détournement

    C’est quand même dingue que sur un site comme ER, on nous conseille d’écouter un groupe comme La rumeur... C’est typiquement le genre de mecs qui n’aimes pas SOS Racisme pour de mauvaises raisons, en faite ils veulent aller plus plus loin, eux... Ce groupe se donne une allure "rebelle" à cause de leurs 5ans de procédure avec Sarkozy parce qu’il ont insulté la police dans un article... Il ont été relaxé a chaque fois... En plus de ça, le groupe avoue lui-même dans une interview avoir eu l’impression d’avoir un deuxième avocat en entendant le procureur... Leur procès ne vaut rien du tout. Ca refoule la haine de l’homme blanc et du catholicisme, que le groupe considère comme étant le source de tous leurs malheurs.

    Aujourd’hui, les super-héros de La Rumeur font du cinema et sont nominés au festival de canne pour un court métrage... Ils ont réalisé un film pour canal aussi... A noter qu’un leader sort de science-po, la "grande école"

    Maintenant je vais mettre des paroles de La rumeur, et on va m’expliquer si ces types ne sont pas complètement formatés (Je précise que je suis anti colonialiste, sur le dossier algériens aussi, je le dis parce que sinon on va me dire que je suis OAS, vu que La Rumeur, y sont super Anti colonialistes, apparemment...) :

    http://www.abcdrduson.com/lyrics/ly...
    http://www.abcdrduson.com/lyrics/ly...

    Bref, je suis sur qu’ils ont du beaucoup regardés la télés, et écoutés les professionnels de l’inversions accusatoire... En tout cas, pour un groupe anti colonialiste, le dossier sioniste ne les intéressent apparemment pas... Ben oui, ils ont une grande carrière dans le cinéma les rebelles de la La rumeur... Et puis l’anti colonialisme qui reste figé dans le passé, avec ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, c’est un peu gros !


  • Booba (Élie Yaffa de son vrai nom) incarne dans sa musique le parfait libéral à la marquis de sade ce qui peut fasciner certains apparement.
    Le mec a fait une partie de ses études au USA comme quoi tout peut arriver même en banlieue...
    Après qu’il soit indépendant ou pas, il fait le sale boulot que d’autres font en major c’est la seul différence. Peut-etre qu’il a aussi un réseau de financement différent des autres rappeurs.
    En tout cas il accompagne l’effondrement de notre société avec panache on peut lui reconnaître au moins ça.
    En bref c’est le Jacques attali du rap pour ceux qui ont pas encore compris le personnage.
    Un marionnettiste un peu plus subtil que la moyenne mais diablement efficace au vu de certain commentaire et du succès auprès de notre jeunesse à la dérive ...

     

    • Il est pourtant clair qu’un anarcho-libéral décomplexé qui assume complètement son égoïsme, comme Booba, est plus honnête que d’autres qui se font du fric et jouissent de leur petite notoriété tout en se faisant passer pour de grands défenseurs du Peuple, de l’Humanité ou que sais-je. Jacques Attali et les "rappeurs conscients" appartiennent à la deuxième catégorie.


  • Vous oubliez la Scred Connexion dans vos suggestions !


  • a lire ce texte il faudrait ne plus vendre et vivre clodo pour etre crédible, je vous signal que nous sommes tous dans le capitalisme qu’on le veuille ou pas , je tiens aussi signaler que e&r vend des livres fort intéressant mais qui ont aussi un code barre ce n’est pas pour autant que les membres d’e&r seront considéré comme des vendus a notre cause.
    Gagner de l’argent n’est pas le problème tant qu’on le fait dans le respect de certaines valeurs moraux et sincèrement je préfères voir ces mecs rapper que de les voir vendre de la cocaïne au coin du bloc a moins que vivre dans la misère est devenu un gage d’authenticité pour certains parmi nous , après comme dans tout art il y a des mauvais comme il y a des bons le rap est divers comme la littérature ou le cinéma , dans ces différents domaines il y a de bons réalisateurs ou de bons écrivains et on trouvera aussi des navets


  • "[...] ainsi que de l’impitoyable stimulation médiatique des nerfs de ces malheureux"
    vous avez à peu près tout dit....
    mille respect pour cette lecture dure mais intelligente


  • Par pitié , ça fait pas mal de temps que je suis E&R mais par pitié ne parlez de rap quand vous y connaissez absolument rien ..
    Etant un grand fan de rap je ne peux qu’être abasourdi quand vous citez Sniper , MC Jean-Gabin et Keny arkana en tant que référence dans le rap Français.
    La musique n’est pas forcément faite pour faire passer un message politique , va falloir arrêter :)

     

    • S’il n’y a pas un message politique dans le Rap c’est fait pour chanter quoi alors ? Les tassepés ? Ma salope à moi ? La teuch de ma zinevoi ? Ma grosse voiture qui en jette ? Ou plus poétiquement le temps qui passe ? Le vieillissement ? L’amour ? la souffrance du deuil ? Dans ce cas je préfère en rester aux classiques genre Jacques Brel...


    • @Goy Pride : Lis bien ce que te dis Maiskwa ! Quand on ne connait rien à ce mouvement et que l’on est dans le "cliché" que te balance les médias à longueur de journée, on ne l’ouvre pas ! Tu as le droit de ne pas aimer certes, mais sortir une critique basée sur des aprioris du rap en sortant des références plutôt "gangsta rap" que "Hip hop ou rap" n’est pas faire preuve d’une analyse aiguisé.
      Ce mouvement est très vaste, il y a de tout.... et le critiquer en prenant des références de ceux qui passent à la télé ou à la radios, ce n’est pas très honnête !

      Je peux te dire aussi que la littérature c’est de la grosse merde... ben oui ? il y a des gens tels que Dantec, Bernard-Henri Levy, Houelbecq, Beigbeider et tout... alors que je serai passer, par ignorance, à côté d’un monde qui grouille derrière... pleins de talents !
      Et bah c’est un peu pareil avec le Rap.


  • L’esclavage plus grave que la Shoah (Booba) , J’croise mon voisin sans lui dire bonjour depuis que j’sais qu’cest Bush qu’a niqué les deux tours (alpha 5’20) , Anormal comme ce peuple qui veux le monde , celui qui gèrent les ondes , si tu causes de ces batards tu tombes ( Dry proche de la sexion d’assault) , ya des trucs sympas dans le rap , mais c’est une petite phrase par si par la , on en fait pas le titre d’un album car comme la dit Dry dans ce que je viens d’écrire , si tu causes de ces batards tu tombes , et les rappeurs pour la plupart veulent passer a skyrock pour vendre des disques a des gamins de 12 ans et se faire un billet ce qui peut etre compréhensible mais qui n’est pas héroique .


  • En rap subversif on a plutôt des mecs comme Mysa, Fabe, la scred connexion..
    Abd al Malik est un vendu, Oxmo aussi.


  • #233603

    rap ou autre style de "musique" les meilleurs ne sont pas ceux qui béneficient de gros moyens publicitaire .


  • Ya que Rockin’squat, d’assassin production qui est proche de la ligne E et R, mème Johan Livernette lui lance un appel a rejoindre la dissidance sur une vidéo, il dénonce les élites sataniste, le nouvel ordre mondiale... Ya un album de rap qui est sortie cette année qui s’appel Sachons dire non, avec DIEUDO dedant, toute les pistes de cet album tire un boulet rouge sur le FN, ya que rockin squat qui met de la distance et qui met pa le FN en premier sur sa liste, c un bon lui, Matias Cassel de vrai nom


  • Un autre point à explorer est le CV du fondateur et PDG de Skyrock, Pierre Bellanger, c’est très instructif.
    Sa mère était une grande bourgeoise juive ayant émigré de Hongrie, son père un patron de presse proche des milieux franc-maçons.
    Pierre Bellanger a été condamné à de la prison avec sursis pour "corruption de mineure" (il avait fait d’une fille de 16 ans "consentante" son esclave sexuelle).
    Ce qui ne l’a pas empêché de devenir Chevalier de la Légion d’Honneur en 2008. Car Pierre a des amis bien placés... Quand les actionnaires de Skyrock ont voulu le virer, il a organisé une grande campagne de communication auprès des auditeurs, et actionné ses réseaux politiciens, Malek Boutih au PS, Xavier Bertrand à l’UMP, et même Laurence Parisot. Il sauva facilement sa place.
    Voilà qui est l’homme qui dirige la seule radio nationale spécialisée dans le rap...

    http://libertesinternets.wordpress....


  • Excusez moi de contredire mais Booba a aussi été trainé dans les tribunaux pour avoir dit j’encule la france jambes écartées ou un truc du genre
    Cependant je partage tout à fait votre consternation moi je n’écoute que du vieux rap us & fr


  • Moi aussi j’écoutais du rap quand j’étais ado, depuis j’ai grandi et je reconnais que c’est de la merde intégrale, musicalement et idéologiquement. Un conseil aux jeunes de banlieue et d’ailleurs qui écoutent du rap : sortez-vous le nez de la merde et ouvrez-vous à autre chose. J’aurais aimé découvrir beaucoup plus tôt la musique classique par exemple, Dvorak, Brahms, Tchaikovsky... Au début vous trouverez ça "chiant" car il vous faudra un temps pour rééduquez votre oreille et vous délobotomiser, mais ça en vaut la peine, il y a de belles choses à découvrir. De telles mélodies qui ont traversé les siècles mériteraient qu’on leur porte un peu plus d’attention. Il est beaucoup plus subversif aujourd’hui d’écouter du classique pour s’approprier un certain héritage, rechercher une forme de beauté intemporelle, que de perdre son temps avec tous ces merdeux incultes et décérébrés du rap. La fonction objective du rap, c’est d’enfermer les jeunes, notamment afro-arabo-musulmans, dans leur médiocrité. Comme disait quelqu’un, vous êtes dans les chiottes, essayez donc d’en sortir !

     

    • #234645

      Mon ptit’ gars il y a aussi les gouts éclectiques...
      Tu sembles avoir apprécié le rap d’un bloc fut un temps et tu le rejettes d’un bloc aujourd’hui. À l’époque tu aurais certainement du mieux exercer ton sens critique... et aujourd’hui encore tu nuance nullement, généralisant à souhait suite à un article que tu ne semble pas avoir lus.
      Quand à l’histoire des musulmans dans les chiottes... t’oublies l’autre partie qui dit qu’on est dans la salle de bain, hein ? L’objectif il me semble c’était de réinvestir le salon... et non pas votre auto-satisfaction.
      Des fois j’ai l’impression qu’on a des chameaux et des dromadaires qui se moquent des bosses des uns et des autres, sans prendre pleinement conscience de leur propre protubérances...
      N’y voyait pas de méchancete quand je dit ça.


  • BOOBA , rappeur Anarco liberaliste !! BOOBA , sur le terrain de l’écriture à une plume très grande, et renouvelle la langue Française ! La nouvelle revue Française reconnais Booba comme un Céline des temps moderne !
    Booba viens de poster une Video de KEMI SEBA sur son Facebook !!!

    http://www.youtube.com/watch?v=vpcP...

    Pour conclure une punchline.
    Mon rap a été crucifié à en devenir christ,. vivre à en crever, rire à en devenir triste !

     

    • Anarco liberaliste ? eheh !!^^à sa façon de causer,il me semble qu’il fait plus de torts que de justesse. Passons j’ai rien pour les fouslamerdes. Je me disais que tous nous avons une vision différente des mouvements musicaux d’ou la stérilité du débat. Toutefois, on peux reconnaitre qu’a force de cracher dans la soupe, on ne veut plus la boire..et oui pas facile de faire du pognon sur la critique du pognon. Difficile de reste humble et modeste quand le labor rapporte. Si on devait estimer le travail effectif par l’investissement personnel et l’énergie fournie à la commune je dirai que la plupart des artistes sont comme des footballeurs, ils servent à rien ou à faire les clowns. Ce qui me fait penser au rôle du bouffon qui disait en riant des informations sérieuses et qui disait sérieusement des conneries. Je ne regarderai pas les réactions , j’ai pas d’égo, désolé. RAPAPLA


    • C’est une blague !? Un Céline des temps moderne ? Pour moi Booba c’est des gros seins, des gros fessiers, des grosses voitures, des gros muscles, des gros poseurs, et des grosses tartes si t’ouvre trop ta gueule. C’est du divertissement bas de gamme sans substance, en gros c’est à la mode. Et avec de grosses fautes de français :

      Extrait du morceau Scarface de booba (dédicace à Céline) : "[...]Jusqu’à ce qu’elle n’en peuve (! !!) plus[...]"

      Excellent.


  • Très intéressant cet article mais incomplet...Pour bien connaitre le sujet ayant été activiste HIP HOP pendant plus de 10 ans (beaucoup moins aujourd’hui) je pense qu’il existe un HIP HOP de résistance et un HIP HOP de collaboration (ce qu’aurait surement dit AS mais le rap ne le passionne pas...). C’est un peu comme gauche du travail/droite des valeurs , il y a d’un coté un rap révolutionnaire (PE/Immortal Technique...) de l’autre un rap des valeurs (hérité de la spiritualité de la musique noire). Au milieu c’est bien simple il y a du gangstérisme , des islamos-racailles , du rap bobocollabo , du rap affairiste-satanique...Quenelle millénaire de TUPAC qui avait compris tout ça et qui a pu faire tout le parcours de A à Z...(jusqu’à finir sur la playlist du Vatican comme quoi Vatican II a aussi du bon). Concernant le rap français à part quelques exceptions qu’on entend plus sur les ondes , le reste c’est les yéyés du rap et c’est pas parcequ’ils sont antisionistes (voir plus) par mode qu’ils sont subversifs


  • Il y a une page facebook quasi inconnue qui s’appelle "HIP HOP CONTRE COURANT/HIP HOP RETOUR AUX SOURCES qui est éventuellement , dans une certaine mesure, compatible ER


  • Meilleur groupe de rap français : La Rumeur, des vrais subversifs.
    Des gens qui pensent différemment.
    Regarder leurs interviews chez Ardisson et autres.

     

    • Subversif ? Laisse moi rire...

      Qu’ as-tu a m’dire d’positif sur la France et son passé d’colon
      Autant pisser dans un violon , ne pense pas émotive sur la question

      Je vais pas copier toute la daube qu’ils écrivent. Je pensais qu’ils étaient subversifs quand j’avais 15ans.


  • Si vous aimez le rap subversif et réfléchi, écoutez Ali’N aussi. Encore peu connu, ces textes sont d’une qualité indéniables.


  • petite précision diam’s a arrêté le rap et c reconverti a l’islam a abandonné le star System et vie une vie normal tout a son honneur, beaucoup devrai en prendre de la graine l’islam et l’ultime vérité qu’il reste dans ce monde, toute c infos nous servirons a rien car la foi et la vrai raison de vivre,celui qui cherche sincèrement la vérité fini toujours par tombé sur l’islam,le coeur l’accepte ou pas....


  • N’ OUBLIEZ PAS AUSSI PLEASE !

    CASEY pour le rap en france ( du lourd et authentique)
    SOULEYMANE DIAMANKA pour le slam en france

    concernant le slam, abd el malik a un trés bon flot pour interpreter ses textes et GCM lui a de bons textes, il faudrait juste ses textes déclamés par abd el malik.

    Concernant DIAMANKA , un pur poete nostalgique dans ses interprétations..excellent

    Concernant LAFOUINE, j’ai eu l’information lors d’un boeuf à marseille entre slameurs et zicos qu’il était excellent dans ses compositions à la base mais qu’en effet ayant baissé son froc pour l’oseille, c’est tout simplement la honte de l’écouter à présent avec du rap de grande surface destiné aux ados boutonneux pré- pubère qui vont telecharger l’appli adéquate pour l’écouter sur leur iphone.


  • Vous en oublier certains. Le rap n’est plus ce que c’était, surtout avec nos médias et la fameuse chaîne Skyrock en grande partit. Mais il reste Rockin’ Squat, Youssoupha, Kery James malgré le fait de devenir populaire il est toujours dans le vraie.

    Rockin’ Squat d’ailleurs parle énormément de l’histoire, de notre système de gouvernement mondial ... Créateur du groupe Assassin.

    A écouté d’urgence !


  • Rocé !!!!! Un des seul rappeur a rappé comme un adulte !!! A écouter ! Peace !


  • Bonsoir, j’ai déjà posté un message, mais je tiens à mettre ce lien essentiel

    Le rap De Beketch
    http://www.dailymotion.com/video/x5...

    Juste au cas où certains auraient oublié les meilleurs textes du rap français..
    personnellement je trouve que c’est une honte que vous ayez cité sniper dans les "meilleurs rappeurs" alors qu’ils ne méritent que la déchéance de nationalité et l’expulsion.. les gens qui font l’apologie de la colonisation en se vantant d’envahir la France et en le souhaitant, ne méritent que de dégager, pas de figurer sur ce site.

    Après, oui c’est sur qu’il faut les citer afin que gens écoutent, juste pour comprendre avec quoi la jeunesse à été formatée


  • et kery james ??? vous ne l auriez pas oublier par hasard ...


  • Comment oublier FABE dans ce genre d’article et Oxmo puccino faisait plus partie de la scène hip hop que slam...mais un talent d’écriture digne de grands films.

     

  • Pour la qualité des textes je vous conseil "El Gaouli" son dernier albulm "desordre mondial 2" envoi du lourd


  • Le rap est une mascarade,une pseudo-musique qui n’a jamais été subversive.Voir des types habillés en adidas ou calvin klein de la tête aux pieds cracher leur "haine"de la société a quelquechose d’assez risible.
    Quand j’étais au collège dans les années 90,le rap était pour moi un cauchemar auditif ;quand à cette "subversion",ce style aurait été boycotté par les médias depuis longtemps si cela avait été le cas.
    Je me souvient des paroles de secteur A,que passait les ploucs dans mon car scolaire:jamais rien entendu d’aussi affligeant.Et ne venez pas me sortir vos exemples de rap soi-disant intelligent,underground et tout le toutim...on commence par faire du ministère amer pour finir avec "mon papa à moi est un gangster"...haha.

     

    • #235804

      Fin des années 80, à Barbès j’achetais dans des vieux stocks neuf des années 70 des vieux survêtements addidas et des addidas en daim ou des pumas. Comme les jeunes de newyork on portaient des frippes (neuves), des invendus des années 70. Puis comme beaucoup de jeunes du mouvement hip-hop se taper des top-models (ceux qui le savent, le savent) les designers ont vu ce style vestimentaire. Sur les défilées on voyais ça, comme accessoire des addidas en daim... Assez rapidement les marques de sport on compris... ils ont fait re-tourner les machines, à faire du rétro pour les gogos. Et puis nous début 90 ont été passé à autre chose.


    • #235908

      Si vous connaissiez les origine du hip hop vous ne seriez pas aussi direct dans vos propos .
      J’ai reçu chez moi un des membres des Last poets qui fut en même temps un des précurseurs de la "tchatche" et un militant activiste pour la cause noire américaine , qui a sacrifié une bonne part de son existence pour sa liberté et celles du peuple noir .

      Sans connaitre les origine du hip hop , je penses que vous n’êtes pas amateur de musique parce que le hip hop ; meme si son l’essence est un savant recyclage d’échantillons de musiques anciennes , c’est aussi un genre qui a influencé un bon nombre de grand musiciens contemporain comme Herbie Hanckock .

      Ne tomboms pas dans les clichés ou tout ce qui serait ancien serait bon et de notre epoque sans intérêt , le monde évolue , la musique avec ... les formes d’expressions se diversifient ou prennent de nouvelles formes la poesie le slam etc.. le hip hop vient du jazz du blues de la soul du funk tout se rejoint .

      Le problème c’est lorsqu’on commence à mettre des etiquettes pour vendre ... il faut conceptualiser , travestir la vrai nature de l’artiste .Ceux qui ont eu la chance de s’exprimer sous une étiquette ont souvent perdu de leur âme encore une fois sous l’influence des forces du mal et des majors qui ne sont ni plus ni moins que les grandes banques du secteur ... on y revient , si vous voyez ce que je veux dire ...

      Salutations

      Public enemy #1


  • oxmo puccino
    kerry james "le retour du rap français"
    NTM "qu’est ce qu’on attend"
    Médine
    Disiz "Moise"

     

  • Enormément de merdes dans le rap, et bcp de perles. Avant de juger rapidement, écoutez avec le coeur au lieu de juger un courant ou un artiste idéologiquement en interprétant une phrase

    Oxmo Puccino a pondu des poèmes d’une rare beauté sur :
    l amour de la mère : http://www.youtube.com/watch?v=cOyw...
    l’amitié : http://www.youtube.com/watch?v=6_ut...
    l’enfant seul : http://www.youtube.com/watch?v=d40s...

    Et que dire de la plume de Rocé :
    http://www.youtube.com/watch?v=PSw6...
    http://www.youtube.com/watch?v=iFOT...
    http://www.youtube.com/watch?v=xg1X...

    Une pensée pour la belle âme de Keny Arkana :
    http://www.youtube.com/watch?v=wA9L...
    http://www.youtube.com/watch?v=2LBX...
    http://www.youtube.com/watch?v=9p4k...

    J’adore Kemi Seba et il est dans le vrai mais des chansons de Kery James ont remis du baume au coeur de nombreux jeunes en contribuant à les mettre sur une voix digne :
    http://www.youtube.com/watch?v=vODD...

    Les classiques :
    Demain c’est loin IAM
    http://www.youtube.com/watch?v=vWFh...

    Les miens SHURIK’n
    http://www.youtube.com/watch?v=zOxv...

    That’s my people NTM
    http://www.youtube.com/watch?v=88ts...

    Puisqu’il faut vivre SOPRANO
    http://www.youtube.com/watch?v=7bMC...

    Le geste KDD ( écouter aussi Une princesse est morte)
    http://www.youtube.com/watch?v=hvOv...

    L’ombre sur la mesure LA RUMEUR
    http://www.youtube.com/watch?v=mzbF...

    Le coffre ne suivra pas le corbillard
    http://www.youtube.com/watch?v=FRpr...

    TANDEM la trilogie
    http://www.youtube.com/watch?v=yUe8...

    Et des milliers de beaux textes vont plus dans le bon sens, de la vertu, de la générosité, etc.

    Ecouter aussi Rohff "Regretté" et en ricain.. oulà, trop longue la liste des bons


  • Il ne faut pas rabaisser le rappeur Booba aux autres vendus de la profession !
    Je reprendrai ici les termes de Kemi Seba à son sujet.
    Il faut savoir qu’aujourd’hui il est l’artiste français qui vend le plus d’albums !
    N’oublions pas que malgré les apparences(côté Bling Bling femme pulpeuses et soumises dans ses clips) il est paradoxalement le moins vendu de tous !
    Sur la forme que je viens de décrire il s’inscrit oui certes dans son époque décadente et ultralibérale ;mais sur le fond il garde les mêmes propos que ceux qu’ils tenaient il y a 1Oans !
    Il est le seul à vendre autant tout en ne dépendant d’aucunes maisons de disques.
    Il a son propre label,et a craché ouvertement sur skyrock qui voulait le faire changer de direction dans ses dires.
    Il a une vraie plume et quand vous ecoutez bien ses textes et que vous allez plus loin que la simple surface qu’on veut bien nous montrer,il y a chez lui une vraie rebellion et dénonciation du systeme notamment de la cause noire et d’un refus de victimisation de celle ci mais d’une réelle prise en main en se servant des leviers d’argent du système.
    Booba n’est pas un philosophe.Mais je peux vous garantir que dans le rap français il est le seul à avoir pu populariser son art tout en gardant le même message.
    Il est une sorte d’anarcho-liberal qui contrairement à d’autres dans le milieu a une vraie connaissance et culture du rap et de ses origines.
    Non seulement Booba est resté le même mais en plus il a été plus malin que les autres malgré les bâtons qu’on lui a mit dans les roues dans ce pays raison pour laquelle il est parti aux Etats Unis(Berceau du Hip Hop).


  • Assassin toujours aussi préscis mais il y en a beaucoup d’autre :
    -la moza,la rumeur,casey,java,E-T CREW les Inco !
    Petite promo perso pour le dernier a découvrire des textes plus qu’engagés !
    Vive Mr Soral vivement la liberter ! EGALITER ET RECONCILIATION


  • Excellent article !!!!!!

    Seul bémol sur Diam’s. Je trouve ces textes beaux. Assez représentatifs du spleen de la petite banlieusarde, coincé entre un besoin d’élévation spirituelle inouïe et le fashion victime de la société moderne.

    Bravo à l’hauteur de l’article. On en redemande.


  • On parle toujours des mêmes rappeurs, où sont : Mysa (représentant le 57 ;) & Scred connexion ?! En total accord avec"benjamin" sur BOOBA pour auto-production et de ses lyrics inchangés depuis son début avec son binôme ALI .

    Sur ceux merci à E&R pour sa diversité de sujet et A.S pour ses vidéos,un véritable régale !!


  • médine aussi a de très bons morceau


  • MERCI. MERCI pour cet article excellent. Je comptais également écrire un papier comme cela pour tenter de dédiaboliser l’image du hip hop français.

    Comprendre que le système pervertit les cultures contestataires est un pas nécessaire pour approcher le Hip Hop sans préjugés. Et oui comme le savoir, la musique est de meilleure qualité en underground plutôt que celle exposé dans les mass médias. La raison : elle n’est pas pervertit par l’argent.

    A ta liste j’ajouterai quelques noms pour participer à l’ouverture d’esprit sur le rap.
    Les sages poètes de la rue, rockin’ squat (de Assassin), Faycal, Disiz la Peste (écoutez son titre "Mon amour", excellent), l’Affaire (notamment Mothas la Mascarade, excellent rappeur sur des ambiances Jazzy), Kacem Wapalek, les poètes du béton, Sniper (je conseille "Jetteur de pierre", ayant pour sujet la situation en Palestine. Des paroles criantes de vérités et en avance sur son temps. Et un appel à la paix) et j’en passe.

    Et il faudrait parler du graffiti. Qui excusez moi, mais rend beaucoup plus beaucoup plus beau certains de nos endroits froids, transpirant le capitalisme. Et sans parler de goût c’est aussi une manière d’exprimer son opposition au système.

    Et puis le break, qui dans sa pratique underground diffuse un état esprit basé sur le partage, l’humilité, le respect, la discipline et l’amour de la musique. Cet esprit est celui du Hip Hop en général.

    Je finirais sur une citation de la Fonky Family : "Une musique pas faite pour 100 personnes mais pour des millions". Ne pas voir ici l’attrait marchand de la chose. Au contraire, le rap propose (le vrai rap j’entends) une réelle critique du système capitaliste et à un message fédérateur. Le Hip Hop m’a amené à remettre en cause le système, et d’une certaine façon m’a amené à Soral et Dieudo.

    Encore bravo pour l’article.


  • Pour Sniper c’est vrai que cela ne va pas en s’améliorant cepandant il y’a une ou deux chansons pas si pire sur leur nouvel album comme blood Diamondz avec sexion d’assault en featuring :)


  • Beaucoup parlent de sous-culture et ils ont raison, les rappeurs ne peuvent être comparé à nos plus grand poètes. Selon moi le rap, au delà d’un message contestataire, n’est rien d’autre que la poésie du langage parlé. Il suffit d’avoir entendu le patois de nos campagne, le créole de nos iles pour saisir l’importance de cet espace de liberté. Les mots précèdent la pensée, la compréhension du monde et du réel passe par la maitrise du langage "classique". Mais il ne faut en aucun cas dénigrer cette appropriation de la réalité quotidienne à travers le slang et saisir l’incroyable vitalité du langage trivial.
    Selon moi Booba en est le meilleur exemple et le meilleur tout court.

    La plupart des rappeurs font dans la pleurniche (on est catalogué, coupable à chaque fois..) le prêche (laisse pas trainer ton fils) et la violence.
    Quel est le résultat ? Les gauchistes pleurent la banlieue qui stagne dans cet état de martyr, et oublient la France de souche. Les autres prennent peur de la banlieue et deviennent "raciste".
    Booba ne jure que par sa propre vie et l’idée principale qu’il inspire est "bouge-toi le cul avant de te plaindre si tu veux réussir et être digne de reconnaissance".
    Il ne sera probablement jamais un patriote français, sa musique n’exprime que le triste constat d’un monde où les valeurs se perdent. Quoiqu’on en dise il tire vers le haut la banlieue et les jeunes paumé identitairement.

    http://www.youtube.com/watch?v=SYVz...

    Quelques citations :
    "On dit qu’la vie des jeunes de la rue est triste mais qui tu blâmes ? J’ai pas besoin d’tes larmes où est l’drame ?"
    "Les vrais valeurs ne sont plus, ça n’fait pas le bonheur, ça n’fait pas l’malheur non plus"
    "J’bédave comme si c’est permis, la vis c’est : des griffes avec du verni, string 90C"
    "Tout l’monde peut s’en sortir aucune cité n’a de barreaux"
    "Qu’est-ce qui nous pousse ? La gourmandise, pas la faim quoiqu’ils disent dans leur musique"
    "J’ai peur de crier quand je vais griller, 92 hardcore, depuis le jardin d’Eden, j’avale une bouteille, et je m’endors avec du Wu-Tang"
    "C’est pas la rue mais l’être humain qui m’attriste, comment leur faire confiance ils ont tué le Christ"

     

  • #240292
    le 14/10/2012 par Déraciné de souche
    Le Hip-Hop français, victime de l’éternel détournement

    Si vous voulez écouter quelque chose d’original et qui sort des clichés du rap conventionnel, je vous conseil fortement d’écouter les albums d’Odezenne.


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