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Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

Haro sur les chômeurs ? Le patron des patrons, Pierre Gattaz, a annoncé souhaiter, mardi 17 octobre sur sa page Linkedin, que les demandeurs d’emploi soient davantage contrôlés, évoquant l’idée de contrôles « quotidiens, hebdomadaires ou mensuels ».
La veille, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait déclaré sur BFMTV : « La liberté, ce n’est pas de se dire que je vais toucher les allocations chômage pour partir deux ans en vacances ».
Deux déclarations qui ont fait réagir, certains les accusant d’entretenir les idées reçues sur les chômeurs, parfois vus comme des profiteurs, voire des fraudeurs. Franceinfo revient sur quatre stéréotypes associés aux demandeurs d’emploi.

 

1 – « Les chômeurs ne sont pas contrôlés »

Le président du Medef persiste et signe. Pierre Gattaz veut davantage de contrôles pour les chômeurs. Qu’il s’agisse « d’un contrôle (...) journalier, hebdomadaire ou mensuel », il faut qu’il soit « important », a-t-il précisé mardi dans la soirée. Pas assez contrôlés, les chômeurs ? Contactée par franceinfo, Marie, 59 ans, demandeuse d’emploi dans le sud de la France, s’étrangle.

« J’ai des mails quotidiens me demandant de mettre mon CV à jour ! Et je suis convoquée deux à trois fois par semaine par Pôle emploi ! » (Marie, demandeuse d’emploi)

Elle se dit soumise à une double pression, de la part de sa référente à Pôle emploi, mais aussi d’un organisme spécialement dédié à ceux qui, comme elle, cochent « toutes les mauvaises cases : chômeuse de longue durée, la cinquantaine passée et un peu ronde ».
« On vous explique que vous n’avez pas le physique, que vous avez très peu de chances de trouver un emploi, et ces gens-là sont censés vous motiver », déplore-t-elle. Coordinateur de l’ouvrage Chômage, précarité : halte aux idées reçues (éditions de l’Atelier) et ancien président du Mouvement national des chômeurs et précaires, Jean-François Yon confie à franceinfo sa lassitude :

« On nous rebat les oreilles avec cette histoire de contrôles, qui ont été sans cesse renforcés au cours des années. La vérité, c’est qu’il manque surtout beaucoup d’emplois. »

Pôle emploi astreint les chômeurs à un certain nombre d’obligations, comme « accomplir des actes positifs et répétés de recherche d’emploi » ou « accepter les offres raisonnables d’emploi ». En juin, juillet et août 2017, 48 800 chômeurs en moyenne ont ainsi subi une « radiation administrative » pour avoir manqué à leurs obligations, notamment de répondre à une convocation et aux relances de Pôle emploi. En outre, quelque 200 agents sont spécifiquement chargés des contrôles, depuis 2015, à hauteur de 900 dossiers par an et par agent. Le demandeur d’emploi ciblé reçoit alors un questionnaire et doit fournir des justificatifs pour prouver qu’il cherche vraiment du travail. Si ce n’est pas suffisant, le contrôleur l’appelle. En dernier recours, le demandeur d’emploi est convoqué à un rendez-vous, soit par le contrôleur, soit par son conseiller, s’il est géographiquement plus proche.

 

2 – « Les chômeurs mènent la belle vie »

La vie de chômeur est-elle plus belle que celle de salarié ou de patron ? Christophe Castaner l’a sous-entendu, en déclarant que « les allocations chômage » pouvaient permettre de partir « deux ans en vacances ». C’est ignorer que les cinq semaines de vacances des chômeurs doivent être déclarées, et sont contrôlées.

« Pôle emploi sait, par exemple, à partir de quelle adresse IP sont envoyées les déclarations mensuelles », remarque Denis Gravouil, le secrétaire national de la CGT en charge de la négociation sur l’assurance-chômage. Il est donc facile de vérifier si le chômeur est à l’étranger ou dans le sud de la France, quand il est censé chercher un emploi en région parisienne. En cas de doute, le demandeur d’emploi est convoqué.

 

Lire l’article entier sur francetvinfo.fr

L’idéologie du profit et ses dégâts sur l’humain, lire chez Kontre Kulture

 

Le chômage n’est pas toujours combattu, que ce soit par le haut ou par le bas, voir sur E&R :

 






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30 Commentaires

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  • #1823997
    Le 21 octobre à 15:03 par dixi
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    S’il y avait du boulot en France ça se serait .Qui pourrait refuser un travail bien payé ? avec possibilité d’avoir un crédit, d’acheter une bagnole, une maison, faire vivre sa famille, partir en vacances avec ?enfin vivre normalement , au lieu de se soustraire à ça, sans savoir ce que l’on va devenir . Faudra que le "Medef"et"l’État" trouve d’autres arguments, étant responsable la situation et de surcroit fliquant les gens, pensant que ce sont des fainéants..

     

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  • #1824011
    Le 21 octobre à 15:19 par kantor
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    Maintenir une concurrence entre travailleurs productifs, par le biais d’un chômage important voulu, cela est très sain et rentable pour les foyer fiscaux qui vont se voir exempter de l’isf par le servile macron...

     

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  • #1824072
    Le 21 octobre à 17:25 par RZA
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    Le problème en France, c’est que l’on est trop comme ceci et pas assez comme cela.
    Des entretiens où on vous pose pleins de questions débiles, qualités, défauts, loisirs,...
    Dans les pays anglo-saxons c’est plutôt "qu’est ce que tu peux m’apporter par rapport à quelqu’un d’autre ?"
    Ba je suis bosseur, tombe rarement malade, et résistant.
    Ok tu as le poste, fais tes preuves sinon c’est la porte.
    En France on est trop blanc, pas assez noir, trop vieux, trop jeune, trop gros, trop maigre,...

     

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    • #1824102
      Le 21 octobre à 18:07 par Eric LBR
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      Ben la réponse est dans la question...
      Aux USA, tu ne fais pas le job : la porte immédiatement
      En France, tu ne fais pas le job : convocation à un entretien prélable, puis 15 après entretien préalable, puis un jour franc après notification de licenciement avec période de préavis de plusieurs mois (payée ou effectuée), risque de prudhomme avec amende à la clé, voire réintégration d’un salarié qui ne fait pas l’affaire, etc
      Oui en France, les employeurs sont tatillons car une fois embauché un salarié peut vraiment foutre la merde dans une entreprise qui plus est, sont toutes ou presque en trésorerie tendue voire au bord du dépôt de bilan... Je ne parle pas de la SNCF ou de la RATP... mais des forces vives de la France que sont les artisans et les TPE/PME.

       
    • #1824338
      Le 21 octobre à 23:45 par Patriote syndiqué
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      @ Eric LBR

      Hé oui en France il y a des lois pour empêcher les licenciements abusifs. Rassure toi ce cauchemar est bientôt terminé.
      Je pense pas que ta boîte s’en sortira mieux mais par contre les salariés l’auront dans l’os.
      Merveilleux non ?
      Pas rassurant de lire les louanges des US sur ER... tu lis vraiment les articles du site ?

       
    • #1824365
      Le 22 octobre à 01:13 par Eric LBR
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      @Patriote syndiqué
      Et toi tu as lu mon commentaire ? c’est une réponse au commentaire précédent.
      1/ il n’y a pas de louange des US
      2/ Non seulement, je lis les articles mais j’en écris aussi
      3/ ER n’est pas un syndicat trop politisé pour défendre vraiment les intérêts des salariés comme ceux que l’on a en France et qui manipulent les salariés avec des idéologies d’un autre âge (lutte des classes, patron vs salarié, droite vs gauche) le monde change il faut évoluer et s’organiser.
      Et vraiment la solution n’est pas dans les mains des syndicats du moins ceux que l’on a en France qui ne représentent qu’eux même... les salariés sont dégoutés de leur médiocrité....
      4/ j’écris ce que je veux ici mais si cela te déplait
      5/ ER n’est pas un syndicat où règne la pensée unique mais un lieu d’échange où les ayatollahs de la bien-pensence et les maître penseurs n’ont rien à faire (le propre de la pensée gauchiste)

       
    • #1824491
      Le 22 octobre à 12:03 par Patriote syndiqué
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      @ Eric LBR

      1/ il n’y a pas de louange des US

      - Ou bien je ne sais pas lire ou bien tu tresses des couronnes de laurier à leur modèle social

      2/ Non seulement, je lis les articles mais j’en écris aussi

      - Grand bien vous fasse. Pour En marche ?

      3/ ER n’est pas un syndicat trop politisé pour défendre vraiment les intérêts des salariés comme ceux que l’on a en France et qui manipulent les salariés avec des idéologies d’un autre âge (lutte des classes, patron vs salarié, droite vs gauche) le monde change il faut évoluer et s’organiser.

      - A ma connaissance ER n’est pas un syndicat.
      La lutte des classes ne me paraît pas dépassée, je pense même qu’elle a rarement été aussi flagrante. Le libéralisme est le fruit des « Lumières », encore plus « hors d’âge » le comprenez-vous ?

      Et vraiment la solution n’est pas dans les mains des syndicats du moins ceux que l’on a en France qui ne représentent qu’eux même... les salariés sont dégoutés de leur médiocrité….

      - La dernière fois où les syndicats ont pris les choses en mains ils ont créé la sécu, la prévention et la réparation des accidents du travail, etc..

      4/ j’écris ce que je veux ici mais si cela te déplait

      - Affirme toi, ça fait du bien

      5/ ER n’est pas un syndicat où règne la pensée unique mais un lieu d’échange où les ayatollahs de la bien-pensence et les maître penseurs n’ont rien à faire (le propre de la pensée gauchiste)

      - Et bien échange alors…

       
    • #1824602
      Le 22 octobre à 17:42 par Eric LBR
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      @Patriote syndiqué
      On est de plus en plus dans le surréalisme...
      Je crois vraiment que votre façon de faire, celle d’ailleurs assez répandu dans une certaine culture, qui consiste à sortir des phrases de leur contexte pour les détourner du propos initial pour distiller son idéologie perverse et agressive voire stupide et d’un autre âge est l’apanage du gauchisme à la Mélanchon ou Cohn-Bendit... La réalité du monde vous échappe par aveuglement idéologique.
      Et toutes occasions est bonne quand vous croyez saisir une pensée qui n’est pas celle que vous autorisée pour traiter les gens de pro US, de fascistes, de racistes ou , allez n’ayons pas peur de mots et pourquoi pas, d’antisémite... Arguments faciles et creux...Ainsi vous avez forcément raison (à vos yeux) et le débat est clos !
      Eh bien, cher Monsieur Plus syndicalisé que Patriote, vous n’avez pas parole d’évangile et la pensée unique n’ a pas cours ici... Et commencez à vous servir de votre cerveau, au lieu de gober le prêt à penser tout chaud que l’on vous sert régulièrement...

       
    • #1825193
      Le 23 octobre à 17:17 par Patriote syndiqué
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      @ Eric LBR

      Comprends tu la différence entre syndicaliste et gauchiste, social et sociétal, Ambroise Croizat et Cohn Bendit ?

       
    • #1825438
      Le 23 octobre à 21:40 par Eric LBR
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      @Patriote syndiqué

      "Comprends tu la différence entre syndicaliste et gauchiste, social et sociétal, Ambroise Croizat et Cohn Bendit ?"

      Déjà première chose, je ne vous ai pas tutoyé et la moindre des politesses serait également de me vouvoyer. Mais le concept de politesse et de respect doit également vous échapper...
      Ce que je constate c’est que vous avez une certaine difficulté à comprendre le français, soit par inculture soit à cause d’une lecture trop rapide mais en tout état de cause il y a un véritable problème de compréhension...
      Bref, vous êtes dans un combat idéologique où malheureusement la pensée libre et originale m’a pas sa place... Vous cherchez le moindre prétexte que vous croyez trouver pour distiller votre idéologie d’arrière garde aussi creuse que vos arguments faciles et convenus, qui plus est jonchés d’attaques personnelles... Il faut rester au niveau du débat d’idée... Ce qui est impossible aux chantres de la pensée unique qui ne connaissent que la force pour imposer leur idées...
      En deux mots et pour finir : aucun intérêt...

       
  • #1824088
    Le 21 octobre à 17:55 par Eric LBR
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    Cela relève du dilemme solidarité/efficacité. Le problème des allocations chômage c’est que les personnes qui en bénéficient adaptent leur mode de vie au revenus qu’ils touchent.
    Par ailleurs, il ne faut pas nier qu’il y a des profiteurs du système.
    Des exemples que j’ai connu personnellement :
    Mon beau frère n’a jamais réellement travaillé de sa vie. Après son BTS mesure physique il a trouvé un emploi à coté de chez lui assez bien payé. Il a démissionné au bout de quelques mois et depuis enchaîne les petits boulots au noir, les contrats qui lui permettent de toucher le chômage et la chasse aux allocations en tous genres. Il a maintenant 50 ans et depuis 25 ans ca continue encore et encore... Donc double peine pour la société : versement d’allocations en tous genres et travail au noir...
    Par ailleurs, j’avais une connaissance, il y a une dizaine d’année, cadre sup dans l’informatique qui a été viré pour incompatibilité d’humeur avec son boss (accord transactionnel) et il a pu bénéficié du chômage pendant presque 2 ans avec un niveau assez proche de son salaire. Son projet : vivre ses envies au maximum et se faire plaisir tant que le chômage le prendrait en charge (propos entendu directement de l’intéressé)...
    Moi même en charge de recruter une personne pour un poste où le salaire proposé étatit 1700 Euros brut, celui-ci a été refusé pour une chômeuse de 24 ans sous prétexte qu’elle "gagnait" 1200 euros net au chômage et que la différence n’était pas assez importante pour qu’elle travaille....
    Voilà des exemples "réels" qui montrent qu’il y a bien un problème et que cette affaire n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. La solidarité est complexe à gérer dans une société car elle peut induire des effets qui sont contraires à l’intérêt de celle-ci car au bout du compte ce sont ls travailleurs qui la financent par leur travail et qui financent donc les abus de certains...
    Car comme la sécurité sociale, toutes les charges proportionnelles aux salaires, qu’elles soient salariales ou patronales sont bien un pourcentage pris sur un salaire brut lié au travail et donc de facto financé par le travailleur. Les gens semble avoir perdu du vue cela...

     

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    • #1824135
      Le 21 octobre à 18:53 par Bobo
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      Un patron d’une boîte qui marche, et qui n’est pas capable de donner 2 000 net n’est qu’un jean-foutre.
      Le bénef net des grosses sociétés peut atteindre le PNB du Maroc.

       
    • #1824145
      Le 21 octobre à 19:17 par Eric LBR
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      Pourquoi ? Un patron va tous les matin chier le fric ? C’est la poule aux oeufs d’or ou l’âne du conte de Pérrault ? ce sont des contes pour enfant dans l’imaginaire d’un simplet qui n’a jamais bosser et qui ne sait même pas que le salaire à la fin du mois dépend exclusivement du travail fourni et ne tombe pas du ciel.... enfin pour ceux qui sont artisans, TPE/PME

       
    • #1824342
      Le 22 octobre à 00:00 par Milouz
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      Chômage prévu le mois prochain pour moi. Une entreprise de la région engage régulièrement, et très facilement (intérim). Salaire 9,5€/h brut. 38h/semaine x 4 = 1444€ brut sur le mois. En net, ça ne fait même pas 1000€. Le chômage me donne droit à 1200€ net.

      Je suis contre les profiteurs, mais j’estime ne pas en faire partie. C’est juste du bon sens. Parce que les 1000€ net, c’est sans compter les frais de transport (voiture obligatoire, car entreprise à 20 bornes et shift 6h du matin).

      Après, on revient toujours à la même question : diminuer les allocations de chômage ou augmenter les salaires ?

      Moi, je préfère trouver un boulot qui me plaise, et qui paye correctement. Même si ça prend du temps, et qu’il faut se faire contrôler. Pour info, en Belgique, j’ai déjà fait un an de chômage il y a trois ans, je n’ai eu que deux "rdv". Le premier, après trois mois de chômage, un genre de "conférence" avec plein d’autres chômeurs. C’était pour nous présenter les papiers qu’on avait reçu (oui oui) relatifs à la description de notre avenir professionnel. Le deuxième, après dix mois de chômage, c’était pour demander où j’en étais dans mes recherches. Je leur ai dit que je passais des tests dans la fonction publique et que ça s’annonçait bien. Ca leur a suffit, le rdv a duré 10min chrono. J’ai pas eu le job de fonctionnaire, mais j’ai trouvé du boulot ailleurs (je devenais fou chez moi).

      Ps : l’entreprise dont je parle n’est pas du tout une PME.

       
    • #1824361
      Le 22 octobre à 00:58 par Eric LBR
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      Bien évidemment la majorité des personnes au chômage ne sont pas des profiteurs. Les allocations chômage sont indispensables pour faire la jonction entre deux postes (encore faut-il qu’il y ait du travail) et permet de continuer à vivre en payant ses échéances (maison, voiture, etc). Il faut voir cela comme une "assurance" et ne l’utiliser qu’en cas d’accident i.e. une rupture de contrat.
      Néanmoins il y a des gens qui profite du chômage. Il y a plusieurs catégories.
      Les "pros" qui en font un métier (j’en connais) ce sont les plus nuisibles car souvent il travaillent un peu au noir et pourrissent l’économie.
      Les "amateurs" genre j’ai payé pour donc j’y ai droit. Moins nuisible que les premiers mais profitent un peu du système quand même et ne se rendant pas compte que si tout le monde faisait cela mettrait la protection sociale (en l’occurence le chômage)en péril.
      Les autres ceux qui ne profitent pas et qui ont perdu leur job et qui cherchent vraiment. C’est la majorité et pour eux le chômage est une chance et une protection pour laquelle nous payons tous.
      Celui qui cherche vraiment n’a pas peur d’être contrôlé...

       
    • #1824560
      Le 22 octobre à 15:21 par Bobo
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      N’oubliez pas, Monsieur : dans les années 60, un mineur de fond pouvait avoir 6 enfants et sa propre maison sans que sa femme travaille, et retraité à 50 ans. Ca a été le cas de toute ma famille.
      Depuis cette époque, la productivité a été multipliée par 8. Et vous soutenez ce système ???
      Je ne peux pas vous aider, continuez...

       
    • #1824571
      Le 22 octobre à 16:11 par Eric LBR
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      Et vous, vous soutenez ceux sui vous volent ? Ceux qui abusent, même s’ils ne sont pas la majorité, doivent être chassés car ils mettent en péril le système de protection pour tous, payé par tous... Oui un système d’entraide doit profité à tout le monde mais doit pouvoir être contrôlé pour limiter les abus. C’est sa survie qui est en jeu...
      Continuez à payer pour ceux qui vous volent, vous n’avez fait que cela toute votre vie (impôts en tous genres payés et utilisés par les politiciens sans réel contrôle du peuple, sécurité sociale et chômage usés er abusés par certains).
      A moins que vous ne fassiez partie de ceux qui abusent du système....
      Nous ne sommes pas dans le monde de ouioui, le contrôle est nécessaire et ceux qui payent ont droit à la protection du système qu’ils financent pour pouvoir être assurer qu’il sera là encore en cas de problème pour les soutenir !
      C’est dingue que certain ne comprennent pas l’évidence et s’oppose par principe (idéologique ?)

       
    • #1825356
      Le 23 octobre à 20:15 par Patriote de Branche
      Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

      @ Eric LBR
      Tout à fait d’accord avec vous, j’en ai connu toute ma vie des profiteurs qui cumulent chômage + travail au noir ou qui restent au chômage car quand on tient compte de toutes les aides ils sont gagnant par rapport à un job à 1300€ net.

      Le RSA est pas mal non plus dans le genre.
      Exemple concret : La mère d’un ami, qui s’est retrouvée initialement au RSA pour cause de dépression, n’a plus jamais travaillé car ses APL de RSAiste lui permettaient de ne payer que 100€ net de loyer. Vous avez bien lu. Quand votre principal poste de dépense passe de 600€ (travail) à 100€ (RSA) allez faire la comparaison.
      Et je ne parle même pas des autres avantages (CMU, tarifs sociaux du gaz et de l’électricité, Allocations familiales maximales [d’autant plus depuis qu’elles sont modulées en fonction du revenu] , etc).

       
  • #1824123
    Le 21 octobre à 18:36 par coyoterevolte
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    Pas d’accord pour les chômeurs contrôles. D’accord avec les chômeurs contrôleurs. On pourrait utiliser les chômeurs pour vérifier le travail des politiques et sanctionner ceux-ci à la mesure de leurs méfaits. Tout homme politique doit être suivi 24h sur 24 par un chomeur (on peut faire des tours de garde de 4-5h). Mieux encore, tout patron du cac40 ou tous ceux qui se plaignent des chômeurs seront contrôlés par les chômeurs.

     

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  • #1824194
    Le 21 octobre à 20:08 par Gentil prolo
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    Le chômeur ou le surnuméraire fait partie de la surpopulation relative indispensable à la reproduction du système . Elle met la pression sur les prolétaires occupés et pèse sur la valeur de la force de travail . Les seuls profiteur du système s’est la classe capitaliste . L’abruti de base peste à juste titre contre le petit artisan profiteur sans comprendre que si celui-ci est tolérée par le système c’est précisément par ce qu’il lui sert justement à faire accepter par la masse les mesures de mise au travail forcer à des conditions moindre , ce qui précarisera mécaniquement la situation de notre abruti de base .
    L’objet de cette propagande c’est que maintenant que l’on a fait venir l’armée de réserve sur place il faut la forcer à aller sur le champs de bataille car habitué qu’elle est à la misère matériel et au système D elle pourrait tout à fait se contenter des minima sociaux et ne pas effectuer sa mission .
    L’objet du travail salarié c’est d’augmenter le capital. Pour notre bien pour améliorer nos conditions d’existences ? non pas du tout . La seul chose pour laquelle nous suons , nous saignons , nous pleurons ses pour augmenter de quelques mètres la longueur du yacht du gros profiteur . Ainsi il est impératif pour la classe capitaliste de masquer l’antagonismes travail-capital en exacerbant l’antagonisme prolo occupé - prolo non occupé afin de détourner son attention et le faire continuer à pédaler pour son compte .
    Ne soyons pas dupe quand le gros profiteur nous pousse à nous révolter contre le petit profiteur .

     

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  • #1824313
    Le 21 octobre à 22:47 par Lars
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    A quand le contrôle des députés à l’assemblée nationale ? Ils s’en foutent parfois plein les poches malgré un grand nombre d’absences...

     

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  • #1824330
    Le 21 octobre à 23:19 par Abdu
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    Voilà comment créer de l’emploi : devenir un contrôleur !

    En fait, ce Pierre je ne sais quoi, veut par ces mesures, pousser les sans-emplois à aller trouver les employeurs avec ces mots : « j’accepte un salaire très bas, très très bas même »... Un vicieux. Il ne faut pas oublier : on est chez les financiers !
    Modeler par la peur, le harcèlement. A la fin, il y a un mouvement général d’acceptation.

    Hervé Ryssen le disait, presque en ces termes : soyez aussi désagréable qu’un jeune maghrébin ! Envoyez les chier, haussez le ton, méprisez en gueulant comme un Gabin ... Sinon, ils vont vous bouffer ! Ils vous voient ainsi, dans leur logique malthusienne étendue : vous êtes une ressource - des cannibales, des porcs !

    Se lever chaque matin pour moins de 1600 euros/mois, en 2017 ! Beaucoup pour 1200-1300 euros ! Un spectacle déprimant...

     

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  • #1824425
    Le 22 octobre à 08:38 par Abraracourcix
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    Le monde se divise en deux catégories : ceux qu’ont du fric, et ceux qu’en ont pas. Si t’en as pas, t’as le choix entre esclave et parasite. Tout le reste, c’est du blabla... Après, tu peux toujours gagner au Loto....

     

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  • #1824459
    Le 22 octobre à 10:50 par L’après Macron
    Le chômage permet-il vraiment de se la couler douce ?

    Il est effectivement difficile de se la couler douce au chômage, pour les raisons suivantes :

    - hyper contrôle de toutes ses activités et injonction de devoir en rendre compte régulièrement = humiliation
    - absence totale de cohérence entre les efforts déployés pour trouver un emploi et les résultats obtenus = sentiment d’incompétence
    - très grande difficulté à mettre en adéquation ses diplômes et son expérience avec les diplômes et expériences demandées pour exercer tel ou tel emploi = sentiment d’inutilité + sentiment d’avoir fait de mauvais choix dans la vie, culpabilisation
    - obligation d’affronter une concurrence qui laisse dès le départ très peu de chance à chacun. Avec 100 candidats pour un poste, à compétences égales, il est possible de prendre le plus jeune, le plus beau, le plus à l’aise en entretien, le mieux coiffé, celui qui a les dents les plus blanches etc etc = sentiment de ne rien valoir
    - très grande difficulté à faire face au quotidien et à accéder à des conditions de vie décentes (prix de l’alimentaire et des loyers en pleine explosion) = angoisse
    - incertitude totale vis à vis de l’avenir et projection impossible = angoisse bis + renoncement à un certain nombre de projets de vie, dont celui pour une partie des autochtones de fonder une famille (ce qui rend bien service à qui on sait, au passage)

    Le souci, c’est qu’on est passé du métier (je choisis un apprentissage, j’acquière des compétences, j’exerce un métier qui me permet de me servir de ces compétences et de les mettre au service de la société) à l’emploi (je dois être en adéquation avec les besoins du marché).

    Et ce passage s’est fait lorsque le contrôle de notre pays a été remis entre les mains de la finance.

     

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