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Le leader de la République autoproclamée de Donetsk tué dans une explosion

Une explosion dans un café du centre de Donetsk a coûté la vie à Alexandre Zakharchenko, le chef de la République populaire autoproclamée de Donetsk, qui a succombé à ses blessures à l’hôpital. Trois autres personnes sont blessées.

 

Alexandre Zakharchenko, dirigeant de la République populaire autoproclamée de Donetsk (RPD) dans l’est de l’Ukraine, a été tué par une explosion survenue ce 31 août dans un café du centre de Donetsk, non loin de sa résidence. Il est décédé à l’hôpital des suites de ses blessures. Trois autres personnes ont été blessées, parmi lesquelles le ministre des Finances de la RPD, Alexandre Timofeïev.

« Le dirigeant de la République populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, est mort dans un attentat », a fait savoir l’agence de presse DAN, ajoutant que les « circonstances [étaient] en train d’être élucidées ».

Plusieurs médias avaient rapporté une violente explosion survenue dans la matinée du 31 août dans un établissement situé sur le boulevard Pouchkine, à quelque 100 mètres de la demeure d’Alexandre Zakharchenko, dont l’état de santé était encore incertain. Finalement, l’agence DAN a confirmé sa mort quelques heures plus tard.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a réagi au meurtre d’Alexandre Zakharchenko : « Tout porte à croire que le régime de Kiev se trouve derrière l’assassinat [de Zakhartchenko], il a d’ailleurs déjà utilisé ces méthodes pour éliminer des dissidents. » Moscou craint en outre que ce meurtre n’ait des répercussions négatives sur le processus de paix déjà fragile et regrette que Kiev ait pris la voie d’un « combat sanglant ».

« Au lieu de se plier aux accords de Minsk et de chercher une solution pour résoudre le conflit intérieur en Ukraine, les fauteurs de guerre de Kiev ont opté pour un scénario terroriste », a-t-elle ajouté. La Russie enquêtera en outre sur le meurtre considéré comme un acte de «  terrorisme international ».

De leur côté, les services de sécurité ukrainiens ont nié toute implication. Ils ont réagi en estimant que le meurtre d’Alexandre Zakharchenko n’était que la conséquence d’un conflit interne entre « les terroristes et leurs soutiens russes ».

 

Une situation explosive dans le Donetsk

Alexandre Zakharchenko avait déclaré, lors d’une conférence de presse le 18 juillet 2017, vouloir parvenir à la création d’un État indépendant en trois ans. Estimant que l’Ukraine avait démontré être « un État failli », il avait appelé la communauté internationale à soutenir son initiative afin de mettre un terme au conflit qui ensanglante l’est de l’Ukraine depuis 2014.

Après le coup d’État de Maïdan, à Kiev, durant l’hiver 2014, l’est de l’Ukraine a décidé de faire sécession. Le nouveau gouvernement ukrainien avait alors décidé de dépêcher ses forces armées, refusant le dialogue avec des rebelles qualifiés de « terroristes ».

Les accords de paix, dits de Minsk II, ont été signés en février 2015 après les discussions entre les représentants de Kiev et des républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk, sous l’égide de la Russie, de l’Allemagne, de la France, avec le concours de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Ce traité prévoit un cessez-le-feu dans la zone du conflit, le retrait des armes lourdes par les troupes ukrainiennes et rebelles, l’élargissement de l’autonomie des régions de Donetsk et de Lougansk, ainsi qu’une réforme constitutionnelle de l’Ukraine qui permettra de remplir cette dernière condition, de même que l’échange des prisonniers et l’octroi d’une amnistie à tous les participants du conflit.

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Prolonger l’article avec Kontre Kulture :

 



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