Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Le nucléaire iranien, un gage de stabilité au Proche-Orient ?

Le point de vue du Council on Foreign Relations

Ces derniers mois, un débat enflammé s’est déroulé sur la manière dont les États-Unis et Israël devraient le mieux réagir aux activités nucléaires de l’Iran. Pendant que la discussion s’est échauffée, les USA ont renforcé leur régime de sanctions déjà sévère contre la République islamique et l’Union européenne a annoncé, en janvier, qu’elle débuterait, le 1er juillet, avec un embargo sur le pétrole iranien. Bien que les États-Unis, l’UE et l’Iran soient revenus récemment à la table des négociations, on ressent toujours un sentiment de crise.

Cela ne devrait pas être ainsi. La plupart des commentateurs américains, européens et israéliens et les décideurs ont mis en garde qu’un Iran disposant de l’arme nucléaire serait l’issue la plus grave à cette situation actuellement bloquée. En réalité, cela serait au contraire probablement le meilleur résultat : celui qui permettrait de rétablir au plus tôt la stabilité au Proche-Orient.

Le pouvoir demande un équilibre

La crise autour du programme nucléaire de l’Iran pourrait se terminer de trois façons différentes. D’abord la diplomatie, liée à des sanctions très lourdes, pourrait convaincre l’Iran de renoncer à l’acquisition de l’arme atomique. Mais cette issue est improbable : les expériences historiques montrent qu’on ne peut presque pas dissuader un pays voulant posséder l’arme atomique. La punition d’un État au moyen de sanctions économiques n’entrave pas forcément son programme nucléaire. Prenons le cas de la Corée du Nord qui a réussi, malgré les innombrables sanctions et résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, à construire ses armes. Si Téhéran décide que sa sécurité dépend de la possession de l’arme atomique, les sanctions ne lui feront pas changer d’avis. Le rajout de toujours plus de sanctions pourrait donner le sentiment à l’Iran qu’il est encore plus vulnérable, et lui livrer davantage de raisons d’aspirer à la protection de la dissuasion ultime.

La deuxième issue possible est que l’Iran s’arrête juste avant le test d’une arme atomique, mais qu’il développe le potentiel de réussite, c’est-à-dire la capacité d’en construire et d’en tester une rapidement. L’Iran ne serait pas le premier pays qui parvienne à un programme nucléaire hautement développé, sans construire effectivement une bombe. Le Japon, par exemple, entretient une infrastructure atomique civile énorme. Des spécialistes croient qu’il pourrait construire rapidement une arme atomique.

Une telle capacité de réussite pourrait satisfaire aux nécessités politiques intérieures des dirigeants iraniens en assurant aux purs et durs qu’ils profitent de tous les avantages inhérents à la détention d’une bombe (plus grande sécurité), sans les inconvénients (comme l’isolation internationale, la condamnation et la proscription). Le problème est qu’une capacité de réussite pourrait ne pas être réalisable comme prévu.

Pour les États-Unis et leurs alliés européens, il s’agit en premier lieu de savoir si les armes seront construites. Ils pourraient donc accepter un scénario, dans lequel l’Iran s’arrête avant l’étape de la construction finale de l’arme atomique. Toutefois, Israël a déclaré clairement qu’il considère déjà une capacité importante d’enrichissement comme une menace inacceptable. Il est donc possible qu’un engagement vérifiable de l’Iran à s’arrêter au stade préliminaire pourrait calmer les puissances occidentales importantes, mais ne pas satisfaire Israël. Celui-ci se sentirait moins menacé par une bombe virtuelle que par une bombe véritable, et c’est pourquoi il continuera au moyen d’efforts risqués à miner le programme nucléaire de l’Iran par du sabotage et des meurtres – ce qui finalement pourrait conduire l’Iran à trouver que sa capacité de réussite n’est pas une dissuasion suffisante et que seule la construction de l’arme peut lui procurer la sécurité qu’il recherche.

« Le monopole nucléaire régional d’Israël, qui s’est montré remarquablement durable ces quatre dernières décennies, a attisé pendant longtemps l’instabilité au Proche-Orient. »

La troisième issue possible à cette situation bloquée est que l’Iran continue le cours actuellement entamé et devienne officiellement une puissance nucléaire en testant une arme. Les fonctionnaires américains et israéliens ont déclaré qu’une telle issue serait inacceptable et qu’un Iran détenteur de l’arme atomique constituerait une perspective suscitant une frayeur particulière, voire une menace existentielle. Un tel langage est typique des puissances importantes qui, dans l’histoire, se sont toujours excitées sur le fait qu’un autre pays a commencé lui-même à développer l’arme atomique. Cependant, jusqu’à présent, lorsqu’un autre pays a réussi à revendiquer sa propre place dans cette association nucléaire, les autres membres ont alors toujours modifié leur cours et décidé de vivre avec. C’est un fait que de nouvelles puissances nucléaires procurent plus – et non pas moins – de stabilité internationale et régionale en réduisant les déséquilibres de la force militaire.

Le monopole nucléaire régional d’Israël, qui s’est montré remarquablement durable ces quatre dernières décennies, a attisé pendant longtemps l’instabilité au Proche-Orient. Dans aucune autre région du monde, il n’existe un État exclusif et incontrôlé comme détenteur de l’arme atomique. C’est l’arsenal nucléaire d’Israël, et non le souhait de l’Iran d’acquérir l’arme atomique, qui a conduit en grande partie à la crise actuelle. Finalement, le pouvoir exige aussi la compensation. Ce qui surprend dans le cas d’Israël, c’est que cela a pris si longtemps avant que surgisse une puissance assurant potentiellement l’équilibre.

Bien sûr, il n’est pas difficile à comprendre pourquoi Israël veut rester la seule puissance nucléaire dans la région et pourquoi il est prêt à garantir ce statut au moyen de la force. En 1981, Israël a bombardé l’Irak pour empêcher que son monopole nucléaire soit remis en question. En 2007, il a fait la même chose vis-à-vis de la Syrie et aujourd’hui, il envisage une action semblable contre l’Iran. Mais justement ces actions qui ont permis à Israël de maintenir son avance nucléaire à court terme, ont prolongé un déséquilibre qui est insoutenable à long terme. La capacité démontrée par Israël, d’exercer contre de potentiels rivaux nucléaires des attaques restant impunies, a conduit à ce que ses adversaires deviennent obligatoirement soucieux de développer des moyens qui l’empêchent de recommencer. Ainsi, on ne doit pas considérer les tensions actuelles comme des stades préliminaires à une crise atomique iranienne relativement nouvelle, mais bien plutôt comme le stade final d’une crise nucléaire au Proche-Orient s’étendant sur des décennies, qui trouvera son apogée lorsqu’un nouvel équilibre de pouvoir militaire sera rétabli.

« Contrairement à l’opinion très répandue, la politique iranienne n’est pas faite par des “mollahs fous”, mais par des ayatollahs absolument raisonnables. »

Peurs infondées

Une raison pour laquelle on a fortement exagéré le danger émanant d’un Iran disposant de l’arme nucléaire repose sur le fait que le débat autour du problème a été déformé par des peurs déplacées et des malentendus fondamentaux sur la manière dont les États se comportent en règle générale au sein du système international. Le souci primaire souligné, qui en étaye beaucoup d’autres, est que le régime iranien serait par nature irrationaliste.

Contrairement à l’opinion très répandue, la politique iranienne n’est pas faite par des « mollahs fous », mais par des ayatollahs absolument raisonnables, qui veulent survivre tout comme d’autres dirigeants. Bien que les dirigeants iraniens adoptent une rhétorique considérée comme séditieuse et haïssable, ils n’ont pas de penchant pour l’autodestruction. Ce serait une très grave erreur de la part des décideurs politiques des États-Unis et d’Israël de supposer autre chose.

Pourtant, c’est justement ce qu’ont fait beaucoup de représentants d’institutions et d’analystes américains et israéliens. Le fait d’avoir présenté l’Iran comme irrationaliste leur permet d’affirmer que la logique de la dissuasion nucléaire ne s’applique pas à la République iranienne. Ils mettent en garde et imaginent donc que si l’Iran disposait de l’arme nucléaire, ce pays n’hésiterait pas à l’utiliser dans une attaque préventive contre Israël, même si cela suscitait un appel à une vengeance massive et risquait de détruire tout ce qui est cher au régime iranien.

Bien qu’il soit impossible d’avoir une certitude sur les intentions iraniennes, il est très probable que le souhait éventuel de l’Iran de détenir l’arme atomique vise à assurer sa propre sécurité et non pas à améliorer ses capacités d’attaque (ou bien à se détruire lui-même). L’Iran peut être inflexible à la table des négociations et réagir de manière obstinée à l’égard des sanctions, mais il agit malgré tout pour garantir sa propre sauvegarde. Les dirigeants iraniens, par exemple, n’ont pas tenté de barrer le détroit d’Ormuz bien qu’ils aient annoncé à grand tapage qu’ils pourraient le faire, après que l’UE ait annoncé, en janvier, son plan d’embargo pétrolier. Le régime iranien a conclu clairement qu’il ne voulait pas provoquer par une telle mesure une situation donnant l’occasion d’une réplique américaine prompte et dévastatrice.

Toutefois, les observateurs et décideurs politiques, qui reconnaissent le rationalisme du régime iranien, croient encore que l’arme atomique pourrait encourager Téhéran, parce qu’il lui procurerait un bouclier, et lui permettrait ainsi d’agir encore plus agressivement et de renforcer son soutien aux terroristes. Certains analystes craignent même que l’Iran puisse approvisionner directement des terroristes avec des armes nucléaires. Le problème de telles craintes est qu’elles sont réfutées par tout ce que l’on a pu constater depuis 1945 dans chaque autre État détenteur de l’arme nucléaire. L’histoire montre que les États qui accèdent à la bombe, se sentent constamment menacés et qu’ils deviennent extrêmement conscients du fait que leurs armes nucléaires pourraient les transformer, aux yeux d’autres puissances importantes, en cible potentielle. Cette conscience dissuade les États nucléaires des actions risquées et agressives. La Chine maoïste, par exemple, est devenue moins belliqueuse après avoir acquis la bombe atomique en 1964, et l’Inde et le Pakistan sont tous deux devenus plus prudents depuis qu’ils possèdent l’arme nucléaire. Il y a peu de raisons de supposer que l’Iran briserait ce schéma.

En ce qui concerne le risque d’une remise aux terroristes, il faut savoir qu’aucun pays ne pourrait transmettre des armes atomiques sans courir le risque d’être repéré. Les possibilités de surveillance des USA présenteraient un obstacle sérieux, tout comme la capacité imposante et croissante des États-Unis à identifier la source de matériel fissile. De plus, les pays ne peuvent jamais complètement contrôler ou même prévoir le comportement des groupes terroristes qu’ils soutiennent. Si un pays tel que l’Iran devient un jour une puissance nucléaire, il a tout intérêt à conserver le plein contrôle sur son arsenal.

« Quand Israël a acquis la bombe en 1960, il était en guerre avec beaucoup de ses voisins. Ses armes nucléaires présentaient une plus grande menace pour le monde arabe que le programme iranien aujourd’hui. »

Finalement, la construction d’une bombe est onéreuse et dangereuse. Il serait peu sensé de remettre le produit de tels investissements à des parties en qui l’on n’a pas confiance et qu’on ne peut pas diriger.

Un autre souci souvent émis est que si l’Iran acquérait la bombe, d’autres États dans la région suivraient l’exemple, ce qui mènerait à une course à l’armement au Proche-Orient. Mais l’ère du nucléaire est déjà vieille de 70 ans, et jusqu’à présent les craintes de prolifération sont restées infondées. La signification exacte du terme « prolifération » est une propagation rapide et incontrôlée. Rien de tel n’a eu lieu ; le fait est que depuis 1970, l’accession de nouveaux États à l’arme nucléaire a reculé clairement. Il n’y a pas de raison de supposer que ce schéma changera. Si l’Iran devenait la deuxième puissance nucléaire depuis 1945 au Proche-Orient, cela serait à peine un signal pour le début d’un revirement en raz-de-marée. Quand Israël a acquis la bombe en 1960, il était en guerre avec beaucoup de ses voisins. Ses armes nucléaires présentaient une plus grande menace pour le monde arabe que le programme iranien aujourd’hui. Si Israël, disposant alors de la bombe atomique, n’a pas déclenché de course à l’armement à cette époque, il n’y a pas de raison de penser qu’un Iran détenteur de l’arme nucléaire devrait en déclencher une aujourd’hui.

« Si l’Iran devenait puissance atomique, Israël et l’Iran se dissuaderont mutuellement, comme toutes les puissances nucléaires l’ont toujours fait. »

En 1991, les deux rivaux historiques, l’Inde et le Pakistan, ont signé un accord dans lequel ils ont conclu qu’ils n’attaqueraient pas les instal­lations nucléaires du voisin. Ils ont reconnu que l’instabilité, suscitée par les déclarations de guerre contre eux, serait encore plus inquiétante que la dissuasion nucléaire de l’adversaire réciproque. Depuis, les deux pays ont maintenu la paix, malgré de fortes tensions et des provocations risquées. Israël et l’Iran feraient bien de réfléchir à ce précédent. Si l’Iran devenait puissance atomique, Israël et l’Iran se dissuaderont mutuellement, comme toutes les puissances nucléaires l’ont toujours fait. Il n’y a jamais eu de guerre de grande ampleur entre deux États munis de l’arme nucléaire. Si l’Iran arrive un jour au stade de puissance nucléaire, c’est une dissuasion, même si l’arsenal reste relativement petit. Aucun autre pays de la région n’aura d’attrait vers la possession de l’arme atomique, et la crise actuelle se résoudra finalement et conduira à un Proche-Orient plus stable qu’aujourd’hui.

Pour cette raison, les États-Unis et leurs alliés ne devraient pas se faire de tels soucis pour empêcher l’Iran de développer la bombe atomique. La diplomatie entre l’Iran et les grandes puissances devrait être poursuivie, car alors les pays occidentaux seront bien plus capables de vivre avec l’Iran détenteur de l’arme nucléaire, si les canaux de communication sont ouverts.

Mais les sanctions actuelles contre l’Iran doivent être levées : elles nuisent avant tout aux citoyens Iraniens et ne sont pas sensées.

Le plus important est que les décideurs politiques et les citoyens dans le monde arabe, en Europe, en Israël et aux États-Unis se consolent à l’idée que l’histoire a montré que, là où les puissances nucléaires surgissent, une stabilité est aussi créée. Quand il s’agit d’armes nucléaires, le « davantage » pourrait – aujourd’hui comme par le passé – apporter un « mieux ».

Kenneth Neal Waltz, pour le Council on Foreign Relations

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

15 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Très bon article.

    De toute façon Israel n’attaquera pas l’Iran.

    Et l’une des stratégies américaine pour la région à long terme est l’alliance d’Israel, d’Iran et de la Turquie contre les Palestiniens et leurs alliés naturels que sont les pays arabes sunnites.

    C’est pourquoi je pense personnellement que Israel ne veut pas un pouvoir à majorité sunnite en Syrie et lui préfère Bashar Al Assad.
    Vous voyez les choses ne sont pas aussi simples que ce que l’on dit ou que l’on croit à première vue.

    Oui,Israel aimerait que l’Iran ne possède pas l’arme atomique,oui Israel n’aime pas le régime actuel iranien,mais les stratèges israeliens qui pensent le long terme considèrent l’Iran comme un allié naturel contre ses ennemis de toujours,les Arabes.

    Parce que n’oublions pas que l’Iran n’est pas arabe,que l’Iran n’a aucun conflit frontalier avec Israel,que le peuple iranien est beaucoup moins antisioniste que les arabes qu’ont eu plusieurs conflits avec Israel.
    L’orient est beaucoup plus compliqué qu’on ne le croit.

     

    • C’est sûr la Jordanie, le gouvernement Egyptien, et l’Arabie Saoudite aide le Hamas, le Hezbollah, et tout ceux qui ont su résister aux sionistes. Aucun doute là-dessus. C’est marrant comment l’eau de la rosée du matin et la chaleur combiné du soleil, à comme qui dirait produit un beau brouillard.
      Entendons par là, que certains pompiers pyromanes, qui déclarent vouloir arrêter le feu doivent d’abord l’allumer pour pouvoir le combattre. Pas de brouillard sans eau, pas de fumée de sans feu, pas d’omelette sans casser des oeufs. J’entends tout et n’importe quoi, mais les arabes anti-sionistes au niveau populaire p-ê, mais la bourgeoisie et ce, quels que soit les pays, n’à que faire de TES considérations eux ils vraiment la paix, et le mieux serait avec les dollars qui vont avec !
      Israël achète sa paix avant même qu’il ait été crée... Bon courage


    • Bon article,en effet,jusqu’à ce qu’on lise à la fin...pour le CFR ! du coup,mieux vaut ne pas trop tenir compte de ce qu’il y est dit...


    • L’Egypte Post-Nasser, la Libye Post-Khaddafi, la Jordanie et les petromonarchies.
      Israel doit trembler...
      Quel est l’interet de vouloir dominer des pays déja soumis.
      L’axe de la resistance contre Israel c’est
      Hier : l’Axe Nationaliste Arabe Bagdad-Damas-Le Caire
      Aujourd’hui : l’ Axe chiite Hezbollah-Damas-Teheran
      Si BHL et toute l’armada mediatique réclame le renversement de Al-Assad, c’est surement pour le bien des palestiniens.
      Un pouvoir Arabe Sunnite signifie Soumission et Bètise, c’est un fait


    • Bonjour, oui l’IRAN n’est pas arabe, mais le Hezbollah oui et le Hamas aussi.

      Le problème qui se poserait si l’IRAN dispose de l’arme atomique c’est que si officielement il y’aurait il y’aura dissuasion réciproque et donc respect avec israêl, que dire des armes que pourraient alors posséder le Hezbollah et le Hamas. Le hezbolla pourrait disposser de satellite et d’avion de chasse, le tout protégé par un IRAN surpuissant et donc inatquable.

      Alors que les états Unis nous parlent à présent et de façon complètement irrespossable, de mini bombes atomiques pour "percer les bunkers !!! Avec le droit "officiel" de travailler sur une bombe atomique, pour sure, le Hezbollah et le Hamas disposeront à moyen terme de mini bombes atomique, classe de fait par les US comme armes conventionnelles.

      Même si je ne suis pas en phase avec la politique de colonisation d’Israel,il me semble
      bien qu’ il y’a un lien direct entre un IRAN Atomique et l’existense d’Israel.

      Achille


    • @ Barjal :

      Calmez-vous.

      L’émotion n’aide pas l’analyse géopolitique.

      En plus,vous me faites dire ce que je n’ai pas dit.
      J’ai dit que les stratèges israeliens qui réfléchissent au LONG TERME pensent à cette alliance irano-turco-isralienne(l’alliance des minorités contre la majorité arabe de la région),car ils savent très bien que les régimes arabes actuels sionistes comme la Jordanie,l’Arabie Seoudite ne tiendront pas éternellement.

      Ce qui ne veut pas dire que les régimes actuels arabes comme la Jordanie ou arabie seoudite sont des régimes pro-palestiniens !
      De même que ça ne veut pas dire que Israel apprécie le régime iranien actuel,un régime sincèrement anti-sioniste je pense.

      Il faut essayer de voir plus loin que le bout de son nez,et de réagir émotivement.

      Tu devrais lire les géopoliticiens sionistes,tu verras ils font des analyses assez surprenantes.


    • Nan mais d’accord ! J’entends, mais on fait des plans sur la comète. Alors qu’on peut être sûr de deux choses leurs rêves de domination est n’a pas de limite, et que cette psychopathologie décrite dans les livres de Ryssen montre bien qu’ils sont guidés par un esprit "messianique" et donc fanatique et a fortiori sous l’effet de l’hyper-émotion... A parti delà je veux bien qu’on évite le pire...
      Mais à force de PENSER à éviter le pire, il finira pas arriver. Il vaudrait mieux penser au meilleur, à l’avenir et à construire non pas sur le sang des uns pour les autres, mais ensemble. Et je crois que la société hyper raciste Israëlienne (selon le sondage récemment paru) le veut bien mais avec des bantoustan comme en Afrique du Sud. Super l’avenir... Ils sont fous et le salut viendra de leur arraisonnement de gré ou de force. Ils en sont plus ou moins conscients et nous devons réfléchir aux questions cruciales et essentielles. Avec ce que l’on sait, et pas avec la géopolitique (il y a deux ans on nous vendait une Turquie anti-sioniste, j’y ai cru, et bah voilà le résultat, caniche un jour caniche toujours)


    • Vous dites que l’Iran n’est pas l’ennemi d’Israël, je ne sais ou vous allez chercher vos trucs mais alors d’où proviennent les armes du Hezbollah et du Hamas, qui a tué des Israeliens en Inde en Thaïlande, et dernièrement en Bulgarie.


  • En effet très bon article ... de diplomate même si je crois également que l’arme nucléaire iraninenne stabiliserait la région.

    Ceci dit elle empêcherait aussi les USA des républicains d’y faire leur petit business autour du pétrole, des dépenses militaires et des programmes de reconstruction des infrastructures. Je n’invente rien ; c’est l’histoire de ces dix dernières années. Et ce n’est pas d’hier que la guerre est bonne pour le business !


  • #248679

    Bouah, l’avenir le dira.


  • Sont il sincerre ou n est ce que la face caché du sionisme ????

    LA VENUE DE BENJAMIN NETANYAHU EN FRANCE EST INADMISSIBLE !
    de : Le Bureau National de l’UJFP
    vendredi 26 octobre 2012 - 07h50

    A l’invitation du président de la République, François Hollande, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sera reçu à l’Elysée le 31 octobre, puis se rendra le lendemain à Toulouse. Sa venue répond à deux objectifs : discuter du risque du nucléaire iranien et participer à une cérémonie à l’école Ozar Hatorah, école à Toulouse où ont eu lieu les crimes antisémites commis par Mohamed Merah.

    Nous rappelons notre attachement à la lutte contre toutes les formes de racisme, qu’il s’agisse de la lutte contre l’antisémitisme, contre l’islamophobie ou contre tout autre racisme. Mais l’Etat israélien, engagé dans une politique d’épuration ethnique à l’encontre du peuple palestinien, qu’il dépossède et humilie depuis plus de 60 ans, et de « choc des civilisations » contre les populations arabes et musulmanes, ne représente que lui-même et n’a aucune légitimité à venir honorer la mémoire des Juifs tués à Toulouse.

    Alors que cet Etat ne veut ni se retirer des territoires occupés ni reconnaitre l’égalité des droits aux Palestiniens, et pratique ouvertement l’apartheid, il est révoltant et inadmissible que Netanyahu vienne donner des leçons d’antiracisme !

    Les responsables de crimes de guerre dans la Bande de Gaza et de la poursuite de la colonisation en Cisjordanie devraient être déférés à la Cour Internationale de Justice au lieu d’être accueillis à bras ouverts par le gouvernement français !

    Par ailleurs, alors que les menaces d’intervention de la part d’Israël contre l’Iran se font de plus en plus précises, la politique de cet Etat est un danger permanent pour la paix dans le monde. Le gouvernement français est directement complice : il ne s’oppose ni à l’impunité constante d’Israël, ni au rehaussement continuel de ses rapports économiques avec la communauté européenne.

    Pour le respect du droit international, En solidarité avec le peuple palestinien,

    Contre les menaces de guerre en Iran, Contre la complicité de l’Etat français,

    Ne tolérons pas la visite de Netanyahu !

    L’UJFP vous informera de toute mobilisation inter-associative dans ce sens

    http://www.ujfp.org/spip.php?article2410


  • Le général Wesley Clark sur l’origine de la guerre en Irak et le projet de l’empire. Vidéo You Tube, 2mn 18 s.

    Comment arrivera la victoire d’Israël. Le combat de coq, Rav Ron Chaya. Vidéo Dailymotion, 3 mn 22 s.

    " La Chine n’hésitera pas à protéger l’Iran, même au risque de provoquer une troisième guerre mondiale." Le général chinois Zhozhong Zhang, le 1er décembre 2010.

    " Dans le pire des cas de figure, si Téhéran était menacé par une défaite militaire totale en résistant à l’invasion des forces des Etats - Unis et de l’Otan, la Russie lui apporterait son aide militaire. Du moins, technique." Le colonel Russe, Vladimir Popov.

    Gog et Magog, Chirac Bush. Vidéo Dailymotion, 6 mn.

     

  • Kenneth Waltz est le père de la théorie néo-réaliste en relation international. Le problème est qu’il applique ici sa théorie de façon religieuse. Si l’équilibre des puissances et la rationalité étaient des concepts qui se tenaient lors de la Guerre froide, rien n’indique que ces concepts se tiennent avec le régime apocalyptique de l’Iran. Si l’on suit cette logique, on devrait armer Al Quaida de bombes nucléaires afin d’avoir un équilibre de puissance… Mes 16 mois passé à Kandahar me font dire que Kenneth Waltz n’a jamais envisagé les bombardiers suicides. Ces derniers ne correspondent pas vraiment au modèle du choix rationnel. Se faire exploser ne permet pas recueillir des gains relatifs… Bref, Waltz croit tellement à sa théorie qu’il l’applique même à des situations qui ne s’appliquent pas.

     

    • Peut tu expliquer en quoi le regime de l Iran est apocapytique... Tu voulais dire celui d isrrael et des usa je suppose. Oui il faut que l Iran est la bome A pour retablir l equilibre. D ailleur je te signal qu Al Quaida n existe pas c est une invention americaine et cette organisation est fiance par la CIA. Alors avant d ecrire renseigne toi.