Français de souche, de branche, métaphores de l’arbre "France". On tend à l’oublier mais pas mal de branches aussi dans le passé de la souche, différences certes moins visibles issues d’une généalogie commune. Peuples blancs, cousins plus ou moins éloignés, qui auront néanmoins passé le plus clair de leur histoire à s’entretuer au gré des volontés hégémoniques d’élites théologico-guerrières. Manipulations déjà, car nations, peuples, ethnies, clans, ne se comportent pas naturellement comme des abstractions réagissant spontanément à l’unisson de leur élites.
Chacun se doit de tenter la relecture de l’histoire comme aussi d’analyser l’actualité. Et ce que fait Alain Soral de si dérangeant pour le « système » est de nous livrer un décodage convaincant des subterfuges utilisés pour la distorsion de notre vision. Nous faire devenir plus libres de faire en conscience des choix autres que ceux auxquels veulent nous pousser ces cercles politico-confessionnels agissant hors-champ, unis par leurs propres intérêts communs de domination, pour qui "diviser pour mieux régner" est juste le moyen d’empêcher la nation de mettre à sa tête des représentants défendant ses intérêts.
La nation constitue une transcendance, un fantasme d’unité agissant au-delà des diversités d’opinions, sociales ou ethniques. En de rares occasions, ce fantasme s’incarne face à un ennemi soudain reconnu par cette diversité comme un danger mortel. De Gergovie aux Champs Catalauniques, jusqu’à la seconde guerre mondiale, le projet commun de la patrie doit être maintenu et réinventé en y incluant aujourd’hui les éléments les plus divers. Il n’y a pas d’autre choix raisonnable. N’en déplaisent aux identitaires qui lorgnent vers un passé qui ne reviendra sûrement jamais.
Que l’on soit de souche ou de branche, l’avenir commun implique d’intégrer ses propres récits nationaux dans une perspective de réconciliation ne faisant plus le jeu des manipulateurs agitant des problèmes d’identités nationales ou religieuses. Ces êtres malfaisant seraient sans prises sur nous si nous arrivions simplement à être chacun sûrs et fiers de notre propre identité, héritée ou acquise, tout en adhérant coeur et âme au projet commun d’une nation que l’on admire. Etre de branche n’implique pas de renier sa propre histoire, mais juste de faire de la France sa patrie de coeur et à se préparer dans son for intérieur à en être les dignes représentants.
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