Parler de la possibilité d’arrêter l’effusion de sang et de poursuivre le dialogue politique signifie prendre le désir pour la réalité. Pour l’heure, l’Ukraine oscille entre la transformation en une Libye européenne et celle en une nouvelle Yougoslavie. Il faut reconnaître que le scénario libyen est, malheureusement, plus probable.
Le ministère des Affaires étrangères de Russie a caractérisé la situation en Ukraine comme une tentative de coup d’État. Face à un coup d’État, tout pouvoir soucieux de garder, au minimum, sa vie et, au maximum, son pays ne mène pas les négociations avec les putschistes, mais donne l’ordre de tirer.
Par ses tentatives de régler le conflit par la paix Viktor Ianoukovitch, président faible et acculé au pied du mur du « projet Ukraine », apporte de l’eau au moulin des extémistes et des néo-nazis. Toute trêve sera utilisée pour intensifier la pression politique sur Kiev et la prise du pouvoir dans les régions.
Toutefois la situation actuelle renferme deux aspects positifs. Le département d’État américain exprime sa vive préoccupation par l’impossibilité de contacter les chefs des services sécuritaires ukrainiens. Plus encore, les diplomates américains sont sérieusement inquiétés par les remaniements au sein de ces structures sécuritaires.
Un autre aspect positif est dans l’apparition des groupes de la résistance dans le sud-est de l’Ukraine. Des activistes à Kharkov, à Odessa et à Dnepropetrovsk montrent aux partisans de la nazification de l’Ukraine qu’ils peuvent aussi utiliser la force. Cela veut dire qu’il y a en Ukraine des forces aptes à la résistance avec lesquelles il faut coopérer pour défendre la population pacifique, russe comprise.
L’Ukraine s’enlise dans une guerre civile. Il est nécessaire d’extirper les putschistes ne serait-ce que dans le sud et l’est de l’Ukraine. Sur le reste on pourra réfléchir après.











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