Selon une enquête du Nouvel Observateur, les OGM seraient très dangereux pour la santé. Pour illustrer ses propos, l’hebdomadaire français publie les résultats d’une étude, très inquiétante pour l’industrie alimentaire...
Des rats nourris avec un maïs OGM meurent plus jeunes et souffrent plus souvent de cancers que les autres, selon une étude de long terme à paraître mercredi en ligne dans la Revue internationale Food and Chemical Toxicology et présentée par ses auteurs comme une "première mondiale".
Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen, a mené une expérimentation qui risque de bouleverser le monde scientifique et l’industrie alimentaire : les résultats des recherches remettent totalement en question l’innocuité du maïs génétiquement modifié, soit le caractère inoffensif de la consommation d’OGM par l’homme.
L’étude a commencé en 2006 et a été menée dans le plus grand secret. Un véritable bio-thriller qui, comme le précise Le Nouvel Obs, a d’ailleurs conduit les chercheurs à prendre un nombre considérable de mesures afin d’éviter toute tentative de "sabotage" de la part des multinationales de la semence, directement menacées par les conclusions potentielles de ces recherches : échanges de courriers cryptés, employés liés à des clauses de confidentialité strictes, jusqu’à la divulguation de faux résultats pour faire diversion.
Les laboratoires français ont finalement réussi à récupérer les semences de maïs incriminées (OGM NK 603, propriété de Monsanto) par des voies détournées afin de fabriquer les croquettes et tester ses effets à long terme sur 200 rats de laboratoire. Ils ont été alimentés pendant deux ans maximum soit avec un maïs OGM NK603 seul, soit avec ce maïs OGM traité au Roundup, soit avec du maïs non OGM traité au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde.
Conséquences consternantes
Les effets néfastes liés à la consommation de ce maïs OGM sont consternants. Les pathologies lourdes observées chez l’animal font froid dans le dos : tumeurs mammaires chez les femelles, foie et reins gravement endommagés chez les mâles, les images parlent d’elles-mêmes.
"Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués pour leur impact sur la santé plus longuement que les agences sanitaires, les gouvernements et les industriels ne l’ont fait", a affirmé le professeur.
Selon lui, le NK603 n’avait jusqu’alors été testé que sur une période de trois mois. Quelques OGM ont déjà été testés à trois ans, mais jamais avec des analyses aussi approfondies. C’est la première fois, selon M. Séralini, que le Roundup est testé sur le long terme. Jusqu’à présent, seul le principe actif du Roundup sans ses adjuvants avait été testé plus de six mois. "Ce sont les meilleurs tests qu’on peut avoir avant d’aller tester chez l’homme", a dit le chercheur.
L’étude risque de provoquer des réactions en chaîne, de la contre-expertise au procès médiatique, et devrait encourager les militants anti-OGM à monter une nouvelle fois au créneau. L’affaire fera grand bruit, sans aucun doute. Elle ne fait que commencer...
Pour aller plus loin sur ces questions de santé et de nutrition avec Kontre Kulture :











!



