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Les ambitions contrariées de la Chine

par Aymeric Chauprade

« Quel eût été le destin de l’Asie, si en abordant aux Indes et en Malaisie, les navigateurs européens y avaient trouvé établie une thalassocratie chinoise ? » se demandait le grand historien René Grousset. La question retrouve toute sa force au moment où la Chine affirme son ambition maritime.

Les ambitions maritimes de la Chine peuvent se résumer en trois objectifs géopolitiques :

1) d’abord sécuriser des routes maritimes empruntées par 90% du commerce international chinois. Les Chinois ont en effet la quatrième flotte marchande du monde et la troisième industrie navale mais ils doivent s’assurer du contrôle de routes d’exportation (en 2012 ce sont quelques 290 milliards d’euros de biens de consommation qui ont été exportés vers l’Union européenne) qui vont de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale jusqu’au Golfe arabo-persique, en passant par la mer de Chine méridionale puis l’Océan Indien.

En particulier, au sein de ce commerce, l’approvisionnement pétrolier joue un rôle stratégique pour la Chine, devenue importateur net de pétrole en 1993. En 2030, la Chine devra importer 60% de son pétrole, et plus des deux tiers de ce pétrole viendra du Moyen-Orient.

2) exploiter les ressources pétrolières off-shore et halieutiques des "Méditerranées asiatiques" (mer Jaune, mers de Chine orientale et méridionale). Les ambitions de souveraineté maritime de la Chine s’expliquent donc aussi par la volonté de disposer des ressources des fonds marins.

3) accéder au grand large, l’océan Pacifique, pour devenir réellement une puissance de dimension mondiale, ce qui implique non seulement de contrôler le détroit de Formose et Taïwan (objectif premier de la réunification chinoise), mais aussi de franchir les chaînes d’îles qui s’étendent du Japon jusqu’aux Philippines ; ce qui commande la volonté de développer une Blue Water Navy et non plus seulement une Brown Water Navy.

Ces trois objectifs géopolitiques expliquent que la Chine ait pu déclarer officiellement, en 2010, que la mer de Chine devait désormais être considérée comme étant du même niveau d’intérêt stratégique que Taïwan, le Tibet ou le Xinjiang. Et l’ampleur de la demande en matière de souveraineté maritime est immense. Alors que la ZEE chinoise ne couvre aujourd’hui que 800 000 km2 (contre plus de 11 millions pour la France), il convient de prendre la mesure de ce que la Chine ambitionne de recouvrir : en comptant les îles disputées en mer de Chine du Sud (Spratleys et Paracels) ou avec le Japon et la Corée du Sud, ce sont plus de 3 millions de km2 de zones économiques exclusives et d’extension du plateau continental qui sont revendiqués.

Le problème est que cette ambition est en contradiction flagrante avec les intérêts géopolitiques d’au moins quatre puissances rivales : d’abord les États-Unis, qui entendent conserver la domination sur le Pacifique (domination qu’ils ont obtenu en brisant au XXe siècle l’ascension du Japon) mais aussi, ordonnés suivant une échelle décroissante de la menace, le Japon, l’Inde et le Vietnam. Nous n’oublierons pas d’évoquer un État plus faible, les Philippines, mais qui constitue aussi un obstacle à la Chine, notamment du fait de l’appui américain dont il dispose.

Le Japon est sans doute le principal problème maritime de la Chine. Outre le fait qu’il ne faut jamais oublier que Taïwan a été arraché à la Chine continentale par le Japon (traité de Shimonoseki de 1895), il convient d’avoir à l’esprit que les deux pays ont exactement le même problème : sécuriser des routes du commerce international et d’approvisionnement en matières premières qui sont les mêmes !

La stratégie maritime des Forces maritimes japonaises d’auto-défense est commandée par trois cercles concentriques ayant pour centre le Japon. Le premier anneau est la sphère d’influence immédiate du Japon, comprenant la mer de Chine orientale, la mer du Japon, certaines parties de la mer Jaune et du Pacifique Nord. La priorité japonaise est d’y protéger les îles de toute attaque pouvant venir de la Corée du Sud (îles Takeshima pour les Japonais, Dokdo pour les Sud-Coréens) comme de la Chine (îles Senkaku pour les Japonais, Diaoyu pour les Chinois). Sur le plan maritime, la Corée du Nord n’est pas considérée comme une menace aussi importante que la Corée du Sud ou la Chine, car elle ne pose pas le problème de l’accès à l’énergie et aux ressources minérales off-shore. Au-delà du problème de la souveraineté sur les îles revendiquées, de part et d’autre, la volonté chinoise de traverser la chaîne d’îles japonaises au-delà de la fosse d’Okinawa (notamment dans le passage entre les îles Okinawa et Miyako) et ce afin d’atteindre le Pacifique, constitue aussi, aux yeux du Japon, une menace stratégique directe.

Le deuxième anneau stratégique japonais est la mer de Chine méridionale. Par celle-ci passe 90% du commerce japonais et ses riverains accueillent une part importante de la base industrielle japonaise. Pour s’assurer que les Chinois n’obtiennent un monopole dans la zone et notamment sur les ressources (hydrocarbures off-shore et richesse halieutique des Paracels et des Spratleys), les Japonais renforcent leur coopération avec le Vietnam et les Philippines. Au-delà de la mer de Chine méridionale (troisième cercle), et même si le Japon participe aux opérations internationales de lutte contre la piraterie au large de la Somalie, les ambitions japonaises sont plus faibles. Tokyo n’est pas encore entré dans la logique de construire une capacité significative de projection de force lointaine.

Au-delà, c’est l’Inde qui constitue le principal obstacle aux velléités chinoises. C’est après la fin de l’ère bipolaire (1990) que l’Inde a choisi de développer son influence en Asie du Sud-est, de concert avec le Vietnam et les Philippines et dans le but de bloquer la projection chinoise vers l’océan Indien. La priorité maritime de l’Inde est en effet de conserver sa supériorité dans l’océan Indien. Or la stratégie chinoise dite du collier de perles qui vise à aménager le long des routes maritimes des facilités portuaires (Birmanie, Bangla-Desh, Sri Lanka, Maldives, Pakistan) est vue comme une menace par New-Delhi. Il convient donc d’analyser la sur-activité indienne en mer de Chine méridionale comme une réponse à la sur-activité chinoise dans l’océan Indien.

Quoique bien plus faible que l’Inde, le Vietnam constitue le troisième obstacle sérieux aux ambitions maritimes de la Chine. Il suffit de regarder la géopolitique intérieure du Vietnam, fin ruban de terre tendu entre les bassins de la Rivière Rouge et du Mékong, pour comprendre à quel point la souveraineté maritime est vitale pour les Vietnamiens. De fait, les activités maritimes représentent la moitié du PIB de ce pays. Le pétrole brut sorti de Cuu Long Bay entre en premier dans les exportations du Vietnam : une manne de 5 milliards de dollars annuels qui couvre les importations de pétrole raffiné. Mais, exploité depuis 1975, ce champ entre en phase terminale. Si le Vietnam n’exploite pas rapidement les hydrocarbures off-shore de la mer de Chine, il deviendra, d’ici trois ans, importateur net de pétrole et son modèle de croissance sera menacé. A cela s’ajoute l’activité des pêcheurs vietnamiens qui extraient, à eux seuls, la moitié de tout ce qui est pêché en mer de Chine. L’activisme naval chinois dans les Paracels et les Spratleys est donc perçu par les Vietnamiens comme une menace existentielle, ce qui explique l’absence d’hésitation du Vietnam quant à une confrontation directe avec la Chine. Les Américains ont d’ailleurs bien compris l’intensité de cette rivalité et ont exprimé leur intérêt pour un accès des navires américains à Cam Ranh Bay, un port stratégique en eaux profondes. Pour autant, le Vietnam ne laissera pas les États-Unis devenir son partenaire stratégique exclusif. Les partenariats avec la Russie et l’Inde conservent une place essentielle aux yeux d’Hanoï.

Le même phénomène d’alliance de contrepoids à la Chine se reproduit avec les Philippines. Celles-ci disputent les Spratleys à la Chine (mais aussi au Vietnam, à la Malaisie et à Brunei). On a pu voir, début septembre 2013 les Marins chinois poser des structures en dur sur l’atoll de Scarborough situé à un peu plus de 200 km des Philippines à l’intérieur de sa ZEE revendiquée et à 650 km de l’île chinoise de Hainan. Officiellement les Américains (qui affirment leur attachement à la liberté de navigation en mer de Chine du Sud) ne veulent pas prendre parti dans les conflits entre riverains. Dans les faits, ils sont du même côté que le Japon, le Vietnam et les Philippines. L’avion espion P3-Orion de l’US Navy fournit à Manille des renseignements sur l’activité militaire chinoise dans la zone. Quant aux Japonais, ils financent (par prêt) l’achat par Manille de patrouilleurs nippons. Un navire américain a également été vendu en août 2013 à la marine des Philippines dans le but d’intensifier la protection navale.

La Chine est donc bien seule dans ses ambitions maritimes au moins de la mer Jaune jusqu’à la mer de Chine méridionale (car dans l’océan Indien elle peut s’appuyer sur tous les rivaux de l’Inde). Tout au plus pourra-t-elle trouver quelques convergences avec la Russie qui entend bien maintenir, au détriment du Japon, sa souveraineté sur les Kouriles, condition de sa projection vers le Pacifique depuis la mer d’Okhotsk. La Russie et la Chine pourraient ainsi étendre leur alliance du Groupe de Shanghai à la dimension maritime. Mais, sur le long-terme, Moscou craint aussi la toute-puissance de la Chine et sa coopération militaire avec Hanoï et New-Delhi entre en contradiction avec l’idée d’un rapprochement trop étroit avec Pékin.

Pour assurer sa sécurité et sa croissance, la Chine entend bien se frayer un chemin libre vers les océans Pacifique et Indien. Seulement voilà, ses voisins constituent son principal obstacle et nul doute que les Américains sauront en jouer. La montée en puissance des programmes d’armement naval en Chine, en Inde, au Japon n’a d’autre explication que la montée de ces rivalités géopolitiques pour le contrôle des routes, la souveraineté sur les îles et les ressources des fonds marins.

 

Chronologie indicative récente :

Octobre 2011 : L’Inde et le Vietnam signent un accord relatif à l’exploration conjointe de blocs pétrole et gaz, en mer de Chine méridionale, provoquant la colère de Pékin.

Novembre 2011 : Obama décide de redéployer l’US Navy du Moyen-Orient au Pacifique. En 2012, la base australienne de Darwin, en sommeil depuis 1945, est réactivée face à la mer du Corail.

Mars 2012 : Au large de Taiping (plus grande île de l’archipel) les garde-côtes taïwanais échangent des tirs avec les Vietnamiens.

Avril 2012 : Des manœuvres navales conjointes qui engagent 6000 hommes des marines états-uniennes et philippines à l’ouest de l’île de Palawan (proche des Spratleys) provoquent des tensions avec Pékin qui refuse de voir la VIIe flotte américaine dans ces parages.

Été 2012 : Nouvelle tension entre la Chine d’une part, le Vietnam et les Philippines d’autre part, à propos des Paracels. Pékin a décidé d’installer une garnison permanente sur l’île de Sansha ; en représailles, les Vietnamiens invitent les Américains à disposer du port de Da-Nang.

10 septembre 2012 : le Japon annonce qu’il va nationaliser les îles Senkaku (Diaoyu en chinois), déclenchant une crise sérieuse avec la Chine.

18 février 2013 : La Chine contrôle officiellement le port stratégique pakistanais de Gwadar (Baloutchistan) proche du détroit d’Ormuz et qui lui permettra de s’approvisionner en pétrole moyen-oriental via le corridor terrestre pakistanais.

7 mai 2013 : La Chine envoie une importante flottille de pêche dans les eaux disputées de l’archipel des Spratleys (une centaine de petites îles), également revendiqué par le Vietnam, les Philippines, Taïwan, la Malaisie et Brunei, en mer de Chine du Sud.

Mai 2013 : Nouvelle tension Chine Japon autour des îles Senkaku (nom japonais) Diaoyu (nom chinois) situées à 200 km au nord-est des côtes de Taïwan et 400 km à l’ouest d’Okinawa. Tokyo annonce la constitution d’une force spéciale de 600 hommes et 12 navires pour protéger les îles.

Août 213 : La Chine annonce que cinq de ses bateaux de guerre ont accompli un tour complet du Japon en empruntant les détroits de la Pérouse et de Miyako, au nord et au sud de l’archipel.

16 août 2013 : La première traversée de l’Arctique par un navire de fret parti de Chine illustre les ambitions polaires de Pékin et ouvre au premier exportateur mondial la possibilité de livrer plus vite ses marchandises.

3 septembre 2013 : Les Philippines accusent la Chine de construire une structure en béton sur sur l’atoll de Scarborough en mer de Chine méridionale.

24 octobre 2013 : le gouvernement japonais annonce un exercice majeur (35 000 hommes) en novembre 2013 visant à mieux protéger des îles du Sud Ouest. Déploiement pour la première fois de missiles anti-navires sur Miyako-Jima. Cela signifie que le passage, par des navires chinois, entre les îles de la première chaîne vers le Pacifique s’expose désormais à des frappes japonaises.

Octobre 2013 : La Chine qui, depuis dix ans, refusait l’idée de l’ASEAN consistant à signer un code de bonne conduite pour la mer de Chine méridionale, se dit ouverte sur la question.

Retrouvez Aymeric Chauprade chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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13 Commentaires

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  • #604222

    ca veut dire que les accords commerciaux entre pays valent seulement si ces pays sont vraiment capables de commercer entre eux et d’assurer des routes commerciales sûres. la puissance maritime américaine rode sur les mers du monde...d’où l’intérêt de renforcer la route de la soie passant par l’Asie centrale.


  • #604305
    le 26/11/2013 par themastred
    Les ambitions contrariées de la Chine

    Toujours passionnant de lire les écrits de Monsieur Chauprade, je me réjouis à l’idée de le voir de plus en plus dans les médias.

     

    • #605118
      le 27/11/2013 par nimenet
      Les ambitions contrariées de la Chine

      Katiba, tu te trompes du tout au tout, je prèfère mille fois la culture japonaise à la culture Chinoise beaucoup trop matérialiste à mon goût, mais je sais reconnaitre les faits, les chinois géostratégiquement sont infiniment plus cools que les Japonais (ce ne sont pas eux qui ont envahi l’asie pendant la dernière guerre mondiale. les marchands Chinois ont de tout temps parcouru l’Asie et il n’y a jamais eu d’empire thallasocratique Chinois (comme le dit ton ami Chauprade).
      tu parles derrière ton ordinateur, je vis en Asie (thailande et Inde depuis plus de 30 ans). les Chinois sont partout en Asie, et ils sont respectés et aimés, j’y peux rien, c’est un fait,
      J’ai des relations avec pas mal de gens très haut placés, (entre autres un ministre Chinois de la RPC), des militaires des renseignements, des financiers, ce que je dis n’est qu’ un condensé de ce que je vois tous les jours. et pour te dire un truc important, le problème des élites Chinoises à l’heure actuelle est que se sont des "nouveau riches" sans culture traditionnelle (la faute à la révolution culturelle de Mao) mais petit à petit ils reprennent leurs marques (la bonne vieille efficacité confucéenne) et on peut espérer qu’ils vont changer de stratégie économique. les Japonais eux sont englués dans le moule américain, la politique et l’économie là bas sont entre les mains des mafias yakusas qui ont une alliance de fait avec la CIA depuis 1945 . ce sont des faits avérés, cherches et tu trouveras.
      Regarde qui sont tous les capitaines d’industrie Japonais (tous d’anciens Yakusas ou apparentés).
      relis l’histoire de la crise japonaise dans les années 80 et dis moi encore que ce n’est pas un pays soumis à 100 pour cent aux USA. oui le Japon est très mal parti, tout comme la France, tu ne vas tout de même pas me dire que je hais aussi la France ?


    • #607628

      themastred ,vous écrivez n’importe quoi,votre raisonnement ne repose que sur des points de vues personnel et erronnées contrairement à Chauprade qui se réfère à des sources sûres et analyse le sujet très objectivement.Je réside en Asie du Sud Est et je connais aussi parfaitement les Chinois certains très influents .Votre naïveté me fait sourire et fera certainement sourire beaucoup de Chinois.Ne voulant pas polémiquer je m’arrête là.


  • #604357
    le 26/11/2013 par nimenet
    Les ambitions contrariées de la Chine

    dommage que chauprade n’ait aucune connaissance de la culture asiatique. tout ce qu’il raconte ne repose que sur des structures de pensée stratégique purement occidentales. c’est un peu comme voir les chinois comme des juifs de l’Asie. la Chine c’est l’empire du milieu, le centre, (comme l’Inde d’ailleurs avec une petite différence près que les élites politiques indiennes ont été formées en Angleterre). le Chinois n’est pas un colonialiste, il réussit par le commerce, mais pas le commerce juif, le bon commerce, celui qui donne satisfaction aux deux parties. ce n’est pas de la morale au sens chrétien, mais de la morale bien comprise au sens confuséen : utile car efficace. les seuls problèmes en Asie par rapport au grand frère Chinois (car c’est le grand frère unanimement respecté) ce sont les pays sous influence occidentale Japon en premier lieu, , les phillipines aussi grâce aux évangélistes,et l’Inde uniquement par ses élites. et il y a enfin le problème musulman (désolé pour les camarades musulmans, mais le wahabbisme sionniste est très fort dans son rôle de fouteur de merde) on parle géostratégie, pas religion. donc si les Chinois arrivent à leurs fins, ce sera toujours par la voie pacifique et "relativement" équitable.
    S’il y a conflit : on sait donc d’ou ca va venir. or en Asie, en ce moment le vent tourne, les Américains ont de moins en moins la côte car les gens ne sont pas cons, ils se sont aperçu qu’ils payaient les pots cassés à chaque crise économique occidentale. (à part bien sûr les Japonais qui eux sont vraiment lobotomisés.) donc hors le Japon (et les philippines) tout baigne. le problème Indien se règlera de lui même quand l’Inde aura enfin compris que son intérêt est la Chine et non Israel-occident pour contrecarrer le projet wahhabite de l’islam asiatique. (dommage que Cheik Imran Hussein ne soit pas plus clair la dessus car il est au coeur du problème (Indonésie).
    Enfin, les chinois sont respectés partout car ce sont de merveilleux entrepreneurs, d’honnêtes commerçants et de farouche patriotes de leurs pays d’adoptions, et en plus ils se mélangent. racisme anti chinois en Asie ?, vous rigolez,

     

    • #604605

      On peut voir ces prétendus bon cotés de la Chine ...
      mais faut pas se leurrer ils sont aussi dans la matrice ...
      La question est bien :
      vont ils réussir à s’émanciper et créer un univers un peu différent ?

      Bon nombres franc-mac dans leur élites,
      leur non appartenance au monde monothéisme les écartes d’un fanatisme
      mais aussi d’une espérance en la valeur de l’homme, bon c’est en fait kifkif ...

      Leur développement c’est pas mal fait via migration massive de capitaux et de technos d’ici ...
      Ils sembleraient qu’ils veillent s’émanciper de cela, mais leur forces n’est pas encore d’aplomb, alors en bon chinois ils savent attendre, ... une décennie ?


    • #604752
      le 26/11/2013 par katiba
      Les ambitions contrariées de la Chine

      "si les Chinois arrivent à leurs fins, ce sera toujours par la voie pacifique et "relativement" équitable. "
      > effectivement, construire une garnison sur une île qui ne leur appartient pas, c’est très pacifique !
      > de même, verrouiller des missiles sur des navires japonais, c’est très pacifique, tout le monde en conviendra.

      "(à part bien sûr les Japonais qui eux sont vraiment lobotomisés.) donc hors le Japon (et les philippines) tout baigne."
      > hop, on hésite pas à la moindre occasion de cracher sur le Japon, parait que ça fait un bien fou de le faire, et toutes les occasions sont bonnes à prendre !
      > « Pourquoi voyez-vous une paille dans l’oeil de votre frère, tandis que vous ne voyez pas une poutre dans la vôtre ? » (Extrait de L’Evangile par Saint Matthieu)
      Avant de critiquer les autres, balaye devant ta porte, et il y a de quoi balayer en France !
      Mais là, ce n’est même plus de la critique, c’est de la haine pure à l’égard du Japon.
      Exprimer sa haine en toute circonstance à l’égard du Japon, c’est en passe de devenir une sorte de tampon "Approved" de la dissidence E&R, Réconciliation avec tous, sauf le Japon, on ne les connait pas, mais y a juste pas moyen !

      "il réussit par le commerce, mais pas le commerce juif, le bon commerce, celui qui donne satisfaction aux deux parties. "
      > Ôde au Made in China... à bon entendeur.

      "Enfin, les chinois sont respectés partout car ce sont de merveilleux entrepreneurs, d’honnêtes commerçants et de farouche patriotes de leurs pays d’adoptions, et en plus ils se mélangent."
      > ben bien sûr, le gouvernement chinois agresse ses voisins, avec le soutien du peuple, et par le plus grand des miracles, ça force le respect des peuples agressés et menacés ! Ca doit être une agression pacifique !
      > Ah et là c’est bon, ils ont le tampon "métissage" de nimenet, alors c’est bon, ils sont inattaquables ; rangez vos arguments, ne vous avisez pas à critiquer la politique chinoise, sinon, c’est procès pour racisme et xénophobie illico !

      Ca commence par dénigrer un géopolitologue, pour se draper dans des habits de moralisateur et spécialiste auto-proclamé de la culture asiatique, rien de moins, et dès la 4ème ligne, jusqu’à la fin, on bascule dans l’idôlatrie.
      Sans oublier de vomir sa haine sur le Japon au passage, ça doit faire "dissident au Système", pour des gens qui n’ont jamais été au Japon, qui ne savent peut-être même pas le situer sur une carte ; ça doit être réflexe : Japon ? on vomit sa haine.


    • #604965
      le 27/11/2013 par Elric de Melniboné
      Les ambitions contrariées de la Chine

      dommage que chauprade n’ait aucune connaissance de la culture asiatique. tout ce qu’il raconte ne repose que sur des structures de pensée stratégique purement occidentales. c’est un peu comme voir les chinois comme des juifs de l’Asie.




      le Chinois n’est pas un colonialiste, il réussit par le commerce, mais pas le commerce juif, le bon commerce, celui qui donne satisfaction aux deux parties.




      à part bien sûr les Japonais qui eux sont vraiment lobotomisés.




      les chinois sont respectés partout car ce sont de merveilleux entrepreneurs, d’honnêtes commerçants et de farouche patriotes de leurs pays d’adoptions




      racisme anti chinois en Asie ?, vous rigolez



      Merci, j’ai bien rigolé.


    • #604991
      le 27/11/2013 par webster tarplay
      Les ambitions contrariées de la Chine

      Le concept chinois impérial de relation avec les états étrangers c’est "le tribut/échange commercial", pas le "pillage guerrier" "monotheiste/eschatologique"...cf Confucius /Equilibre Ying/yang....
      Leur politique concrète a découlé et découlera de cet invariant...


    • #605125
      le 27/11/2013 par fred13
      Les ambitions contrariées de la Chine

      Je suis d’accord avec nimenet, on ne peut pas présenter la Chine comme un pays expansionniste qui représenterait une menace pour le monde comme les pays occidentaux, arabes ou la Russie, ce n’est pas dans son histoire et sa culture. On le voit bien dans ses prises de positions sur les questions internationales : ils mettent le principe de non-ingérence au-dessus de tout. Ce qui est cohérent avec sa situation car la non-ingérence occidentale et musulmane notamment (cf Tibet, Taiwan, Xinjiang) est le principal danger contre sa propre sécurité. Il ne s’agit pas de faire passer la Chine pour un pays idéal loin de là, mais il faut lui reconnaître ces qualités. Nous avons certainement beaucoup à partager avec eux dans la perspective d’un monde multipolaire ou d’un projet eurasiatique (au moins autant qu’avec les Russes). Tout comme les russes d’ailleurs, les chinois respectent la culture et le génie français contrairement à nos anciennes colonies.


    • #605677
      le 27/11/2013 par paramesh(nimenet)
      Les ambitions contrariées de la Chine

      David, je ne dis pas que ce sont de bons côtés, mais des faits, les chinois sont malgré tout un immense empire et le seul empire antique qui est perduré jusqu’à nos jours, même l’Inde s’est écroulée contre les Anglais. oui c’est l’empire du milieu, ils se foutent éperdument du monde extérieur si ce n’est pour le commerce.Mais la Chine s’est fait inoculer le communisme comme les amérindiens la variole. ce sont les occidentaux qui en ont fait des stakhanovistes de la production et du coup ils ont eu besoin de matières premières mais ils le font à leur manière, sans faire de vagues et sans arrogance guerriere. la Chine est coincée financièrement par le dollar. sa seule option raisonnable est le développement de son marché intérieur et surtout de réduire sa production. la Chine est en chantier comme toute l’asie ils sont en train de se créer des liens histoire de ne plus dépendre des occidentaux. bien sûr c’est la Chine le chef, mais c’est le plus gros et le plus puissant, c’est naturel.
      on est malgré tout à mille lieues des rapports de force occidentaux et de la politique de la canonière. même la Thailande, l’ex alliée inconditionnelle des USA se tourne vers sa grande soeur. la Corée du sud dit merde au bouclier nucléaire américain,l’Inde et Taïwan troquent avec l’Iran, la Birmanie dit merde à l’occident tout comme le Laos et se tourne vers la Chine et la Thaïlande. la Malaisie musulmane soutient la thailande contre ses insurgés islamistes. on construit une nouvelle route de la soie ultra moderne en silence mais le chantier est gigantesque. tout va très vite en ce moment. en tous les cas ce ne sont pas eux qui nous feront chier sur notre vieux continent.
      Enfin la franc maçonnerie en Chine c’était nationaliste et ça c’est replié sur Taïwan après la prise de pouvoir de Mao, de plus, c’est une maçonnerie de rite américain , c’est dire le manque de sérieux de tout ça (du folklore avec uniformes et parades)


  • #604368

    " Lorsque la Chine s’éveillera, le monde tremblera " Napoléon Bonaparte

    Le monde n’a pas fini de tremblez...