Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Les prêts étudiants américains sont-ils les nouveaux subprimes ?

Alors qu’il y a maintenant près de 10 ans commençait la crise des subprimes aux Etats-Unis [1], une nouvelle crise financière menace : celle des prêts qui ont été accordés aux étudiants.

L’encours de ces prêts est aujourd’hui phénoménal. Le volume de la dette accumulé a dépassé les 1400 milliards de dollars aujourd’hui, dont 1000 milliards ont été empruntés aux banques privées et environ 400 milliards ont été empruntés aux services de l’État fédéral. Cette dette a dépassé de fait le montant de la dette liée aux cartes de crédit ou aux prêts liés à l’automobile.

Cette dette concerne donc aujourd’hui plus de 44,2 millions d’Américains, dont plus de 7,4 millions sont dans l’incapacité de rembourser. C’est 17% des anciens étudiants qui sont donc concernés, et cela correspond à 11% du total des dettes. Ces chiffres sont effectivement de l’ampleur des subprimes. C’est la raison pour laquelle j’ai consacré à ce problème une chronique sur Radio-Sputnik avec Pascal Gauchon, directeur de la revue Conflits et Philippe Béchade, président des Éconoclastes, que l’on peut écouter à cette adresse.

 

À l’origine de la bulle des prêts étudiants

C’est donc devenu le cauchemar des familles américaines. Il faut savoir qu’aux États-Unis, financer les études universitaires de ses enfants a toujours été très cher. Les grandes universités, et même ce que l’on appelle les « collèges », qui correspondent en réalité à notre premier cycle universitaire, sont payants. Il faut très souvent épargner longtemps à l’avance pour pouvoir offrir à ses enfants la possibilité de faire des études supérieures.

Jusqu’à la fin des années 1980, le système libéral américain, qui reposait sur des établissements largement financés par les frais de scolarité, auxquels s’ajoutaient des bourses de l’État, s’est cependant révélé efficace. Ce système, il faut le dire, s’appuyait sur des subventions publiques importantes, qui rétablissaient une forme d’égalité entre les enfants de la bourgeoisie et les enfants de la classe ouvrière. Les programmes d’aides publiques qui ont été mis en place après la Seconde Guerre mondiale ou la guerre de Corée ont joué un rôle important dans cette relative égalité des conditions d’accès aux études. Ce système a été progressivement copié par la plupart des pays développés avec plus ou moins d’ampleur.

L’envolée des frais de scolarité depuis plus de vingt ans (une hausse d’environ 5% par an alors que l’inflation a rarement dépassé les 2% par an) a transformé ce qui devait être un cercle vertueux en un piège qui aujourd’hui se referme sur les étudiants.

Lire la suite de l’article sur russeurope.hypotheses.org

Comprendre la logique de la dette avec Kontre Kulture :

 

 

Voir aussi, sur E&R :

 
 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

4 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Exactement ce que dit Alain Soral depuis au moins cinq années. Le 21è siecle, où quand le système monétaire mondialisé se révèle enfin (à ceux qui daignent ôter leurs oeillères) comme ce qu’il est : un système de contrôle, d’asservissement et d’oppression des 90% (voire bientôt peut-être, des 99%) par les 10% les plus riches. Bientôt il faudra se révolter ou tous consentir à l’esclavage moderne... Merci à
    Alain et à E&R en tout cas.

     

  • J’ai la curieuse impression que ces étudiants fauchés vont se retrouver comme à l’époque de la Grèce antique quand un individu se trouvait en banqueroute il se présentait sur le marché des esclaves pour y être vendu .


  • Les étudiants ont leur part de responsabilité dans leur sur-endettement. Emprunter des dizaines de milliers de $ pour des études d’art ou de communication est folie. Ces études n’ont aucun débouché.
    Qu’ils étudient le droit, la médecine, et ils auront un retour sur investissement, quand même !