Dans son discours devant l’Assemblée Générale de l’ONU, le président des États-Unis, tout en se lançant dans une violente diatribe contre Assad, n’a pas oublié de tancer Israël.
Je crois qu’il y a une conviction qui gagne du terrain en Israël et qui est la suivante : l’occupation de la Cisjordanie ternit l’image de la démocratie israélienne"
En diplomatie, les mots ont leur sens et le mot "occupation" ne peut pas signifier quelque chose de bon surtout quand il s’applique à Israël. Anne Bayovsky, l’analyste de Human Watch US affirme : "Obama a dit que l’occupation est dans l’essence même de l’État juif . Mais ce mot occupation n’est pas un mot que prononcerait un allié !"
Obama a aussi appelé la communauté internationale à fournir davantage d’efforts pour aider à l’émergence de deux États tout en soulignant :
"Les palestiniens ont le droit de vivre dans la sécurité et la dignité et dans un État indépendant à eux."
Cette partie de son discours n’a pas non plus été appréciée par les politiques israéliens. Le député du Likoud et membre du cabinet israélien, Danny Danone, fait l’écho de son mécontentement :
"Le Likoud est toujours le parti national le plus puissant en Israël. c’est un parti qui croit toujours à la séparation des territoires juifs de la terre des non-juifs. Je crois qu’une majorité des membres de ce parti s’oppose à ce que les palestiniens vivent dans l’arrière-cour d’Israël."
Mais le pire reproche à adresser à Obama est son ouverture envers l’Iran : certes, il a affirmé vouloir empêcher "l’accès iranien à la bombe atomique", mais il a aussitôt ajouté qu’il "ne cherchait pas à renverser le régime iranien et qu’il respectait le droit des iraniens à avoir le nucléaire civil".
Ces propos "gênants" pour plus d’un responsable sioniste font d’ailleurs suite à une correspondance de plusieurs semaines entre Obama et Rohani et sont précédés par des interviews en chaîne de Rohani avec les médias états-uniens.
Rohani a certes assuré que son pays ne cherchait pas à se doter de la bombe atomique, mais qu’il ne reconnaîtrait jamais Israël, "régime d’occupation et d’agression".
"Comment Obama peut-il se résigner à normaliser les relations avec un pays (l’Iran) qui traite Israël d’agresseur ?" ne cessent de se demander les analystes israéliens pour qui Obama vient de franchir là "une ligne rouge" !











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