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Lettre ouverte aux catholiques perplexes

Bruno Gollnisch

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

À la veille de cette échéance décisive pour l’avenir de notre pays, vous vous interrogez peut-être encore. Au-delà de sa personne, vous n’avez pas de sympathie particulière pour le programme de Monsieur Macron, ni pour l’action passée de ceux qui le soutiennent aujourd’hui, mais vous hésitez à voter pour sa concurrente.

Peut-être êtes-vous de ceux qui avez cru, en votant pour François Fillon, soutenir des convictions plus proche des vôtres, bien qu’en matière de défense de la vie il se fût empressé de dire que ses convictions personnelles n’auraient aucune conséquence sur son action politique, et d’ailleurs n’en avaient jamais eu. Aujourd’hui les masques sont tombés  ; l’intéressé déclare à qui veut l’entendre que la principale cause de son échec est le soutien que lui a apporté «  Sens Commun  », cette frange de catholiques courageux qui pourtant l’avaient soutenu jusqu’au bout et qui en dépit de la publicité faite sur les faiblesses du personnage, ne l’avaient pas abandonné au milieu du gué, contrairement à ses amis politiques les plus proches, et avaient permis, lors de la grande manifestation du Trocadéro, de maintenir une candidature bien compromise.

Dans ces conditions, vous n’êtes évidemment pas tenu, bien au contraire, de le suivre dans un ralliement immédiat et inconditionnel à l’ancien ministre de l’Économie de M. Hollande, dont la veille encore il dénonçait le programme néfaste pour la France.

Certains aujourd’hui voudraient aussi vous faire croire que le vote en faveur d’Emmanuel Macron est celui de l’ouverture, de la générosité aux antipodes de celui en faveur de Marine Le Pen, représentant le repli, l’hostilité au monde extérieur, l’égoïsme, etc. L’une de vos principales réticences tient peut-être à la volonté de la candidate nationale de restreindre voire d’inverser le courant migratoire : on veut faire croire aux chrétiens que ce serait un manque de charité, une violation du devoir d’hospitalité, la force de la propagande est telle que certains vont le répétant, qui sont de bonne foi.

N’en croyez rien : le devoir d’hospitalité qui s’impose au chrétien dans sa vie personnelle ne saurait déboucher sur je ne sais quelle obligation de morale politique qui voudrait que l’État, protecteur de la nation, laissât pénétrer sur son territoire quiconque voudrait y rentrer. Car si l’action politique doit dépendre de la morale, la morale politique a ses règles propres, qui sont ordonnées au bien commun. Par exemple : c’est une obligation faite aux chrétiens que de pardonner les offenses qui leur sont faites. Mais que dirait-on d’un État dont les dirigeants, sous prétexte de fidélité à l’Évangile, renonceraient à poursuivre le crime, et à punir les coupables  ? On dirait que cet État manque gravement à ses devoirs. C’est la raison pour laquelle Saint Paul dit que c’est à juste titre que le prince use du glaive contre les criminels (Romains, 13).

Au cours des 20 dernières années, la France a accueilli 9 millions d’étrangers. Si beaucoup se sont intégrés, dont souvent les enfants ou petits-enfants sont dans nos rangs, il faudrait être aveugle pour ne pas en voir les conséquences sur la cohésion sociale, sur la montée du communautarisme, sur l’islamisation progressive, mais radicale de bien des secteurs de nos villes, et aussi, sur la progression de la délinquance : en effet, quelle que soit l’honnêteté de beaucoup, si l’immigration n’en est certes pas le seul facteur, elle en est certainement l’un des plus importants.

Le déracinement, la perte des repères de la société d’origine, et trop souvent le refus d’accepter ceux de la société d’accueil, sont autant de facteurs qui y prédisposent naturellement. Ceux qui, sous des prétextes humanistes, où sous couvert de générosité, veulent continuer à maintenir cette situation ne tiennent en fait aucun compte des souffrances de nos compatriotes parmi les plus démunis, contre lesquels joue de fait une préférence étrangère, dont le cadre de vie se modifie et qui, sans jamais avoir été consultés sur ce point, deviennent chaque jour un peu plus étrangers dans leur propre pays. Qui ne voit que la situation, si elle perdure, va directement à l’encontre de ce qu’affirme le Compendium de la doctrine sociale de l’Église, en reprenant l’enseignement de saint Jean-Paul II, à savoir que «  la nation possède un droit fondamental à l’existence  ; à garder sa propre langue et sa culture par lesquelles un peuple exprime et défend ce que j’appellerai sa souveraineté spirituelle originelle  ; à mener sa vie suivant ses traditions propres  ».

Marine Le Pen sait aussi bien que nous la différence qu’il y a entre les véritables réfugiés, comme par exemple les malheureux chrétiens d’Orient, et ceux qui cherchent essentiellement des conditions économiques meilleures.

L’enseignement de l’Église sur l’immigration n’est pas la préconisation d’un accueil illimité et inconditionnel de «  l’autre  ». L’Église, responsable, pose que l’immigration peut être limitée pour des motifs relevant du bien commun. Or, il est évident que le Front national ne souhaite limiter l’immigration pour d’autres motifs que le bien commun. L’accueil d’un million de migrants comme l’a fait l’Allemagne est objectivement irresponsable, comment rendre possible le devoir exprimé par le pape Benoit XVI qu’ont les migrants de s’intégrer à leur pays d’accueil : «  Les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité nationale  »  ? On ne trouve pas dans l’Évangile une ode au multiculturalisme, idéologie prônant la dissolution des identités et des nations dans un monde où les individus seraient «  libérés  » du joug des normes sociales et culturelles.

Depuis que le poète Paul Valéry a écrit la célèbre phrase : «  Le temps du monde fini commence  », le raccourcissement des distances et l’augmentation des communications ont provoqué une plus grande interdépendance entre les nations. C’est un fait, et nous sommes parfaitement conscients des conséquences de ce fait. Mais il ne faut pas confondre cette «  planétisation  » avec le projet mondialiste : projet économique, politique, moral (ou plutôt amoral), animé par de puissants réseaux financiers, idéologiques, politiques, médiatiques, qui se proposent la négation de toutes les différences et de toutes les identités : ethniques, culturelles, nationales, spirituelles… sexuelles, pour aboutir à un Homme indifférencié, soumis au dogme de la libre circulation indistincte des marchandises, des capitaux et des êtres humains.

L’Union européenne, mise au service de ce projet, accable de règles, de normes, de contraintes, de charges, cet espace européen, tandis qu’elle l’ouvre à la concurrence sauvage de pays qui n’ont ni règles, ni normes, ni contraintes, ni charges. Sa prétention à régir dans les moindres détails la vie de 500 millions d’européens en a fait une machine à tendance totalitaire, contraire au véritable génie de l’Europe : le continent qui, dans l’histoire de l’humanité, a inventé la liberté et l’égalité des nations. Elle viole allègrement, dans cette perspective véritablement luciférienne, le principe de subsidiarité dont la doctrine sociale de l’Église avait fait un élément essentiel du respect des collectivités naturelles.

Au nom des droits de l’Homme, mais plus exactement des «  droits de l’Homme sans Dieu  », elle pratique cette dictature du relativisme que dénonçait Benoît XVI, et dans laquelle se retrouvent toutes les forces politiques qui soutiennent aujourd’hui la candidature de M. Macron. Elle se voue en faveur de la généralisation de l’avortement massif, de la promotion du «  LGBT  » (lesbian, gay, bi – et trans-sexuel), de la théorie du genre, et demain de l’euthanasie, avec un prosélytisme qui vous stupéfierait si, comme nous, vous aviez accès à ses travaux. Il est urgent d’y mettre un terme et de revenir à une coopération faite de projets communs, de coopération scientifique, culturelle, industrielle ou autre, si possible dans ce cadre, sinon, dans le cadre d’autres coopérations qui, comme Airbus ou Ariane Espace, ne doivent rien au système de Bruxelles.

Ne croyez pas à la générosité des véritables initiateurs du mondialisme dont aujourd’hui Monsieur Macron est, de fait, le candidat. Sous des dehors «  humanistes  », il y a la volonté, évidente pour quiconque fréquente les milieux politiques, de porter atteinte aux identités nationales comme à la véritable identité européenne, de peser à la baisse sur les salaires, d’organiser les flux économiques entre une partie du monde travaillant dans des conditions proches de l’esclavage et des îlots de consommation (au moins provisoirement), avec comme conséquence inéluctable l’appauvrissement du plus grand nombre et l’enrichissement sans vergogne de la petite caste qui profite de ces flux.

Ce n’est d’ailleurs pas en «  tiers-mondisant  » la France que l’on résoudra les problèmes du tiers-monde, mais c’est, comme l’a proposé Marine Le Pen dans son ambitieux programme en direction de l’Afrique, par une politique de développement différente de celle que l’on a menée jusqu’à présent, qui consistait trop souvent à prendre l’argent des pauvres des pays riches, pour le donner aux riches des pays pauvres.

Dans votre légitime souci d’universalité spirituelle, ne confondez pas l’égalité ontologique de tous les Hommes avec brassage des populations, et, quoi que l’on vous dise, sachez que la préférence nationale n’est pas contraire à la justice distributive, car il est légitime que les Français soient prioritaires chez eux, comme les étrangers le sont légitimement dans leur propre pays.

Rappelez à cet égard les justes propos du Cardinal Feltin, alors archevêque de Paris :

«  L’Église qui proclame que tous les hommes sont frères, corrige l’interprétation erronée qu’on donne parfois à cette fraternité universelle. Elle déclare, en effet, que chacun doit aimer particulièrement ceux qui sont nés sur le même sol que lui, qui parlent la même langue, ont hérité des mêmes richesses historiques, artistiques, culturelles, qui constituent dans l’humanité cette communauté spéciale que nous appelons notre patrie, véritable mère, qui a contribué à former chacun de ses enfants. Elle a droit à un amour de préférence  ».

Nous ne prétendons pas vous imposer un choix électoral au nom de vos valeurs spirituelles, qui sont aussi les nôtres. Toutefois nous osons affirmer que notre projet n’est en rien incompatible avec celles-ci. Rappelons par exemple la Note doctrinale sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique donnée en 2002 par le cardinal Ratzinger alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et confirmée par lui, alors devenu pape, devant les représentants d’un groupe parlementaire européen en 2007 :

«  protection de la vie dans toutes ses phases  ; reconnaissance et défense de la structure naturelle de la famille – union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – ; protection du droit des parents à éduquer leurs enfants  ; protection sociale des mineurs  ; libération des victimes des formes modernes d’esclavage  ; droit à la liberté religieuse  ; développement d’une économie au service de la personne et du bien commun  ; respect de la justice sociale, de la solidarité et de la subsidiarité  ; sauvegarde de la paix  ».

À cette aune, si le programme de Marine Le Pen vous paraît imparfait, comme toute initiative humaine, celui d’Emmanuel Macron demeure le plus éloigné de ces principes, n’en déplaise au journal La Croix et à certains membres de l’épiscopat. En effet, ce programme ne va pas à l’encontre des valeurs chrétiennes dont nous connaissons l’importance dans la formation de la civilisation française et européenne. C’est finalement à un véritable retour au réel et au sens commun que nous aspirons légitimement et nous voyons avec espoir se dissiper progressivement la chape de plomb affective et idéologique qui pesait sur une grande partie des catholiques, clercs ou laïcs, et qui, tout en les empêchant de rappeler à temps et à contre temps les vérités enseignées par le Magistère, les incitait au contraire à hurler avec les loups contre les seuls mouvements de résistance politique face à la décadence de notre Europe.

Vous avez donc le droit de voter «  national  ». Vous en avez la possibilité, et c’est peut-être l’une des dernières qui vous soient données d’enrayer la décadence de nos mœurs, de notre culture, et de notre Patrie. Nous affirmons avec Marine Le Pen que «  l’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation  » et pour notre part, nous continuerons notre pacifique combat, nous souvenant des paroles de Jean-Paul II qui, il y a 30 ans, lors de sa rencontre à Rome avec le premier groupe de nos députés européens, leur avait adressé ce message :

«  Continuez à vous battre contre la décadence morale de l’Europe  !  ».

 

Bruno Gollnisch, député européen, membre du bureau politique du Front national

Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional Pays-de-la-Loire et membre du bureau politique du Front national

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18 Commentaires

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  • #1717924
    le 03/05/2017 par redsniper06
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    Bruno c’est du costaud !!!...


  • #1718007
    le 03/05/2017 par Marie Claude
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    C’est bien écrit et bien pensé.


  • #1718020
    le 03/05/2017 par PieGhi
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    France a notre coeur et Dieu a notre conscience entière dans l’accomplissement de notre Souveraineté Nationale, dans notre accomplissement de Peuple de France, dans notre accomplissement de dignes sujets de la République Française, dans l’accomplissement de l’Internationalité de la Nation France.


  • #1718045
    le 03/05/2017 par The Médiavengers
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    Je suis en train de regarder le "débat". Marine le Pen est nulle de chez nulle. Macron est bien meilleur débateur qu’elle.
    Ça fait mal et me met en rage mais c’est flagrant. C’est perdu pour le FN, et si madame le Pen ne s’améliore pas, les patriotes n’auront jamais aucune chance de l’emporter.

     

    • #1718078
      le 03/05/2017 par Evangéline
      Lettre ouverte aux catholiques perplexes

      Moi je me méfie des beaux parleurs. Et si Macron est bien ce que décrit le psychologue italien sur un autre fil, il ne peut qu’être très bon dans la séduction. Ce qui en fait un candidat à bannir ca rtrop destructifs et dangereux.


    • #1718082
      le 03/05/2017 par Josselin Bigaut
      Lettre ouverte aux catholiques perplexes

      Faut-il avoir de la merde dans les yeux et les oreilles pour dire cela.

      Le débat est à présent terminé ; elle n’a jamais été aussi brillante en confrontation avec un adversaire. Chaque fois que Macron tentait de mentir (le dossier SFR) elle sortait le document attestant qu’ils s’agissait d’un mensonge.

      Elle trouvait le temps de répondre à Macron, de le mettre face à ses contradictions, de mettre en évidence ses réseaux tout en établissant son projet et faisant discrètement un appel du pied aux insoumis ("Vous êtes la France soumise" a-t-elle dit à trois reprises). Elle s’est imposée comme la candidate sociale face à un ancien du gouvernement Hollande qui promet tout ce qu’il n’a pas fait lorsqu’il était à la tête du ministère de l’économie (elle n’a pas manqué de rappeler à plusieurs reprises son rôle de conseiller économique auprès de François Hollande avant d’être ministre de l’économie).

      Quant à sa conclusion, elle fut magistrale.

      Macron a juste eu à jouer les vierges effarouchées chaque fois qu’on rapportait ses soutiens en répétant sans cesse "Vous êtes indigne", "C’est des mensonges", "Vous jouez sur les peurs". Ce n’était pas un débat : c’était un massacre à sens unique avec un petit geignard qui criait à l’injustice en subissant une branlée bien méritée.

      J’imagine que pour reconnaître un débat de qualité, il faut avoir soi-même pratiqué pour mieux se rendre compte. Marine Le Pen a été magistrale, bien au-delà des espérances de beaucoup. Ce débat (très suivi) a mis en évidence le vide et les contradictions de Macron face au projet concret et rassembleur de Marine Le Pen.


    • #1718318
      le 04/05/2017 par The Médiavengers
      Lettre ouverte aux catholiques perplexes

      @ Josselin Bigaut

      Je vous laisse à vos leçons... Tout le monde pense la même chose que moi en grande majorité. Vous écouterez ce qu’en dira Soral.


    • #1718352
      le 04/05/2017 par loulou
      Lettre ouverte aux catholiques perplexes

      Si on regarde ce genre de débats de second tour, dans les dernières décennies, ils ont tous été "mauvais". Peut être qu’un candidat en sort à l’occasion plus ou moins vainqueur aux points.

      Mais au final, ça se résume à une bataille de chiffres simples, l’évocation de quelques faits ou traits de personnalités de l’adversaire...quelques mauvaises blagues ou invectives...et puis ça ne va pas beaucoup plus loin.(le format ne le permet pas).

      Il s’agit juste de consolider l’électorat déjà acquis, en plus ici l’opposition est forte (France d’en haut, France d’en bas, peuple/élite, villes/campagnes mondialisme/nationalisme..etc)
      Qu’est ce qu’il aurait pu se passer d’autre ?
      Marine aurait été moins performante dans son opposition à Macron que l’inverse ? bon...Cela reste de la joute verbale assez convenue.

      Ce n’est pas là que les idées se dessinent ou se décident,sauf pour celui qui s’intéresserait à la campagne 3 jours avant le second tour, mais ça semble peu probable comme cas de figure.


    • #1718681
      le 04/05/2017 par Godwin
      Lettre ouverte aux catholiques perplexes

      Ce débat est d’autant plus l’occasion d’imaginer ce qu’aurait donné Bruno Gollnisch en lieu et place de Marine Le Pen (et encore : souvenez-vous qu’il proposait de répartir éventuellement les tâches, elle candidate et lui président du parti).

      Je continue de penser qu’idéologiquement, stratégiquement et rhétoriquement, il est dix mille lieues au-dessus d’elle.
      Pour ceux qui voudraient absolument une version « dédiabolisée », Marion Maréchal-Le Pen aurait elle aussi assurément fait mieux que sa tante.

      J’aimerais savoir s’il y a eu répétition/entraînement ou pas, et si oui, quels sont les courtisans qui ont osé la laisser partir la fleur au fusil au casse-pipe…
      (Je soupçonne Florian Philippot, mais c’est purement spéculatif et intuitif ; surtout que je le vois se réjouir du déroulement du débat. Il plane complètement.)


  • #1718090
    le 03/05/2017 par Le Pen, vite !
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    Cette lettre s’adresse aux Catholiques, mais les Musulmans intègres et non hypocrites devraient également y trouver leur compte, non ?

     

  • #1718100
    le 04/05/2017 par Damien
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    Excellent article, d’une grande hauteur de vue.


  • #1718163
    le 04/05/2017 par Eléanore
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    Texte magnifique auquel j’adhère complètement. Il n’en reste pas moins que j’ai été un peu déçue de la prestation de Marine ce soir, et à de nombreux moments, je me suis dit que Marion aurait été bien meilleure. Intellectuellement et culturellement, elle est mieux charpentée que Marine et plus à l’aise dans le combat rhétorique. En plus, grâce à son atout beauté qui fait des ravages chez les hommes, elle peut "retourner" politiquement nombre d’indécis ou d’hésitants. Pour en revenir au débat, le bon point à retenir, c’est que puisque la prestation des deux candidats a été perçue comme moyenne, le ni-ni gagne énormément de terrain chez beaucoup de fillonistes et mélanchonistes, et même chez certains macronistes. Une abstention très forte favoriserait arithmétiquement le score de Marine. Gros espoir.


  • #1718247
    le 04/05/2017 par awrassi
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    Quand on écrit à des "croyants", on reste uniquement sur la "croyance". Parler de la parole du Christ, de la décadence morale de la France libérale, du monde des ténèbres qui dirige les âmes vers l’Enfer (francs-maçons, illuminati) eût suffit ... J’ai l’impression que le FN n’a pas encore compris comment communiquer !

     

    • #1718373
      le 04/05/2017 par Paysan Breton
      Lettre ouverte aux catholiques perplexes

      @ awrassi

      Gollnisch fait très certainement écho aux appels à peine voilés d’évêques au vote Macron pour des "valeurs d’humanisme, de tolérance et d’ouverture"... Voir à ce sujet le communiqué du service communication du diocèse d’Alsace représentant les trois communautés reconnues (juive, protestante, catholique), avec la signature du nouvel archevêque Mgr Ravel.

      Par ailleurs, un catholique ne fonde pas sa foi sur la "croyance", mais sur la "vérité". Gollnisch sait, lui, que la déchristianisation est la cause première de l’effondrement de notre belle maison France, car elle entraîne toute la déculturation, le déracinement et l’avachissement moral des temps présents.


    • #1718377
      le 04/05/2017 par Nagima
      Lettre ouverte aux catholiques perplexes

      C’est normal, nous sommes dans une époque post-Lumières. Nous sommes l’héritage des Lumières, et cet héritage, c’est la raison. Et la croyance est anti raison. La république est un gouvernement qui s’inspire des Lumières. Le pen postule pour la Res Publica, elle ne peut logiquement pas parler de "croyances".


  • #1718542
    le 04/05/2017 par ifuckcharlie
    Lettre ouverte aux catholiques perplexes

    Très bien , simple et clair . L’ église s’est vendue mais elle ne peut vendre votre intelligence ni votre bon sens .


  • #1718678

    Mr Golnish,votre discours n’est pas bâti suivant une démarche dialectique
    imparable.Vous essayez d’expliquer aux braves catholiques que la
    générosité n’a rien avoir avec l’acceptation des vagues récurrentes de
    l’immigration. Cela tout le monde le comprend et refuse de l’inscrire dans une quelconque fatalité. En parallèle,vous évoquez largement le phénomène de la mondialisation,qui vise dans sa conception l’effacement
    des frontières devant le commerce et les humains. Et c’est sur ce point
    capital que votre"lettre" aurait pu centrer une analyse structurée et
    structurante du message que vous vous êtes proposé de transmettre à
    nos amis catholiques,et sans doute,à tous les autres citoyens. Vous aurez
    pu faire le choix d’une approche qui privilégie les points clés suivants :
    - qui est derrière la mondialisation ?
    - quelle est sa genèse historique,notamment depuis"les lumières" ?
    - qui en France manipule le système politique pour le rendre"compatible" avec la mondialisation pour en tirer,aisément,le plus grand profit
    - qui sont les leviers idéologiques,médiatiques,culturelles,éducatives,économiques et politiques du phénomène de la mondialisation ?
    - quelles sont ses retombées économiques,sociales et morales sur le pays ?
    - comment le peuple pourrait organiser la lutte pour endiguer,dans un premier temps,ce désastre et le balayer à long terme ?
    Et c’est sur la base d’une telle démarche dialectique,qu’on verrait
    clairement que les citoyens catholiques français,et plus généralement
    toute la nation française dans son immense majorité, ont le même combat que les pauvres immigrés,musulmans ou non,contre un adversaire sanguinaire et prédateur.
    Et si vous persistez à dresser les français contre les immigrés,vous faites-
    que vous le vouliez ou non- le jeu de l’oligarchie mafieuse.