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Malheur aux vaincus

L’« ordre de famine » d’Eisenhower

« Jamais autant de gens n’avaient été mis en prison. L’ampleur des captures faites par les alliés était sans précédent dans toute l’histoire. Les Soviétiques firent prisonniers quelques 3,5 millions d’Européens, les Américains environ 6,1 millions, les Britanniques environ 2,4 millions, les Canadiens environ 300 000, les Français environ 200 000. Des millions de Japonais furent capturés par les Américains en 1945, plus environ 640 000 par les Soviétiques.

Dès que l’Allemagne capitula le 8 mai 1945, le gouverneur militaire américain, le général Eisenhower, diffusa un “courrier urgent” dans toute la vaste zone qu’il commandait, faisant pour les civils allemands un crime punissable de mort le fait de nourrir des prisonniers. C’était un crime passible de mort même de rassembler de la nourriture à un endroit dans le but de la donner aux prisonniers... L’ordre, [traduit] en allemand, fut envoyé aux gouvernements des provinces, leur ordonnant de le transmettre immédiatement aux autorités locales. Des copies des ordres ont été récemment découvertes dans plusieurs villages près du Rhin... Le message [reproduit par Bacque dans son livre] disait entre autres : “...sous aucune circonstance, des approvisionnements en vivres ne doivent être rassemblés parmi les habitants du lieu dans le but de les donner aux prisonniers de guerre. Ceux qui violent ce commandement et même qui essayent de tourner cet ordre en permettant à quelque chose de parvenir aux prisonniers, se placent eux-mêmes en danger d’être abattus.

L’ordre d’Eisenhower fut aussi posté en anglais, en allemand et en polonais sur le tableau d’affichage du quartier général du gouvernement militaire en Bavière, signé par le Chef d’état-major du gouverneur militaire en Bavière. Plus tard il fut posté en polonais à Straubing et à Regensburg, où se trouvaient de nombreuses compagnies de gardes polonais dans les camps proches. Un officier de l’US Army qui lut cet ordre en mai 1945 a écrit que c’était “l’intention du commandement de l’armée, au sujet des camps de prisonniers de guerre allemands dans la zone américaine, de mai 1945 jusqu’à la fin de 1947, d’exterminer autant de prisonniers de guerre que possible tant que l’affaire se passerait sans contrôle international”.

... La politique de l’armée [américaine] était d’affamer les prisonniers, selon plusieurs soldats américains qui se trouvaient là. Martin Brech, professeur de philosophie à la retraite du Mercy College à New York, qui fut gardien à Andernach en 1945, a raconté qu’un officier lui avait dit que “C’est notre politique que ces hommes ne soient pas nourris”. Les 50 à 60 000 hommes à Andernach mouraient de faim, vivant sans abris dans des trous dans le sol, essayant de se nourrir avec de l’herbe. Quand Brech leur passa du pain en fraude à travers les barbelés, un officier lui ordonna d’arrêter. Plus tard, Brech leur glissa plus de nourriture, se fit prendre, et le même officier lui dit : “Si vous refaites cela, vous serez abattu.” Brech vit des cadavres sortir du camp “par le camion de service” mais on ne lui dit jamais combien ils étaient, où ils étaient enterrés, ni comment.

… Le prisonnier Paul Schmitt fut tué dans le camp américain de Bretzenheim après s’être approché des barbelés pour voir sa femme et son jeune fils qui lui apportaient un panier de vivres. Les Français en firent autant : Agnès Spira fut tuée par des gardes français à Dietersheim en juillet 1945 pour avoir apporté de la nourriture aux prisonniers. Son mémorial près de Büdesheim, écrit par l’un de ses enfants, dit : “Le 31 juillet 1945, ma mère me fut arrachée soudainement et de manière inattendue, à cause de ses bonnes actions envers les soldats emprisonnés.” La note dans le registre de l’église catholique dit simplement : “Une mort tragique, tuée à Dietersheim le 31.07.1945. Enterrée le 3.08.1945.” Martin Brech vit avec stupéfaction un officier se tenant sur une colline à Andernach tirant des coups de feu sur des femmes allemandes qui s’enfuyaient en courant dans la vallée en-dessous. Le prisonnier Hans Scharf... vit une femme allemande avec ses deux enfants, qui vint vers un garde américain dans le camp de Bad Kreuznach, apportant une bouteille de vin. Elle demanda au garde de donner la bouteille à son mari, qui était juste de l’autre côté des barbelés. Le garde porta la bouteille à sa propre bouche, et quand elle fut vide, il la jeta sur le sol et il tua le prisonnier de cinq coups de feu.

De nombreux prisonniers et civils allemands virent les gardes américains brûler la nourriture apportée par des femmes. Récemment, un ancien prisonnier a décrit cela : “D’abord, les femmes de la ville la plus proche apportèrent de la nourriture dans le camp. Les soldats américains confisquèrent tout cela aux femmes, jetèrent tout en tas, versèrent de l’essence dessus et le brûlèrent.” Eisenhower lui-même ordonna que la nourriture soit détruite, selon l’écrivain Karl Vogel, qui était le commandant du camp allemand, désigné par les Américains dans le camp N° 8 à Garmisch-Partenkirchen. Bien que les prisonniers recevaient seulement 800 calories par jour, les Américains détruisaient de la nourriture devant la porte du camp. »

James Bacque, Crimes and Mercies : the Fate of German Civilians Under Allied Occupation, 1944-1950 [Crimes et pitié : le sort des civils allemands sous l’occupation alliée, 1944-1950] p. 41-45, 94-95.

 

« Le 20 avril était un jour de tempête. La pluie et la neige se mêlaient au vent du nord glacial qui parcourait la vallée du Rhin jusqu’au camp, situé dans la plaine. Derrière les barbelés un spectacle terrifiant nous attendait : étroitement serrés les uns contre les autres pour se réchauffer, près de 100 000 détenus hagards, apathiques, sales, émaciés, au regard vide, vêtus d’uniformes gris, se tenaient debout, enfoncés dans la boue jusqu’aux chevilles. On distinguait ici et là des taches d’un blanc sale qui se révélaient, à deuxième vue, être des hommes à la tête ou aux bras couverts de bandages, ou tout simplement en bras de chemise. Le commandant allemand de division nous apprit que les prisonniers n’avaient pas mangé depuis plus de deux jours, et que l’approvisionnement en eau représentait un problème majeur alors qu’à moins de 200 mètres le Rhin coulait à plein flot. »

« Compte-rendu d’une visite d’un camp de détention de prisonniers de guerre allemands aux mains de l’armée américaine », par le colonel James B. Mason et le colonel Charles H. Beasley, du Service de Santé militaire des États-Unis, publié en 1950

 

« En avril 1945, des centaines de milliers de soldats allemands, de malades capturés à l’hôpital, d’estropiés, d’auxiliaires féminines et de civils furent faits prisonniers... A Rheinberg un détenu était âgé de 80 ans, un autre, de 9 ans... Ayant pour seuls compagnons une soif atroce et une faim lancinante, les captifs mouraient de dysenterie. Sans relâche, un ciel peu clément déversait sur eux, au long des semaines, des torrents de pluie... les estropiés glissaient dans la boue comme des amphibiens, trempés et gelés jusqu’à l’os. Sans le moindre abri, jour après jour, nuit après nuit, ils gisaient sur le sable de Rheinberg, livrés au désespoir, ou s’endormaient, épuisés, au fond de leurs trous dont les parois s’effondraient, avant de sombrer dans l’éternité ».

Heinz Janssen, Kriegsgefangenen in Rheinberg, 1988

 

« Nous ne pouvions même pas nous allonger entièrement. Toute la nuit nous restions assis, tassés les uns contre les autres. Mais rien n’était pire que le manque d’eau. Pendant trois jours et demi on ne nous a pas donné d’eau du tout. Nous buvions notre propre urine. Le goût en était horrible, mais que pouvions-nous faire d’autre ? Certains d’entre nous baissaient leur tête jusqu’au sol et le léchaient, pour essayer d’en tirer un peu d’humidité. Alors que j’étais déjà tellement faible, que je n’arrivais plus à me dresser que sur mes genoux, on nous a enfin distribué un peu d’eau à boire. Je pense que je serais mort sans cette eau. Et le Rhin se trouvait juste de l’autre côté des barbelés. A travers le grillage, les gardiens nous vendaient de l’eau et des cigarettes. Une cigarette coûtait 900 marks. J’ai vu mourir des milliers de mes compagnons. Ils emportaient les corps dans des camions ».

George Weiss, témoignage recueilli par James Bacque, 1988

 

« On nous maintenait dans des enclos de fil de fer barbelé, en plein air et pratiquement sans nourriture. Les latrines n’étaient constituées que de planches jetées par-dessus les fosses, près des barbelés. Pour dormir, nous n’avions pas d’autre choix que de creuser un trou dans le sol avec nos mains, puis de nous serrer les uns contre les autres, tout au fond. Nous n’avions pratiquement pas d’espace vital. A cause de la maladie, les hommes devaient déféquer sur le sol. Très vite, beaucoup d’entre nous se sont sentis bien trop faibles pour retirer leur pantalon avant qu’il ne soit trop tard. Nos vêtements étaient infectés, ainsi que la boue dans laquelle il nous fallait marcher, nous asseoir et nous coucher. Au départ, il n’y avait pas d’eau du tout, à part la pluie ; au bout de deux semaines il nous a été possible d’en obtenir un peu à partir d’un robinet. La plupart d’entre nous n’avaient aucun récipient pour la recueillir, et nous pouvions seulement en avaler quelques gorgées après des heures de queue, et quelquefois une nuit d’attente. Il nous fallait marcher entre les trous, sur les monticules de terre molle dus aux excavations creusées par les prisonniers pour s’abriter. Il nous était facile de tomber au fond des trous, mais beaucoup moins facile d’en sortir.

Ce printemps-là, il a plu presque sans arrêt sur cette partie de la vallée du Rhin. Plus de la moitié du temps nous avons eu de la pluie. Plus de la moitié du temps nous n’avons rien eu du tout à manger. Pour le reste, on nous donnait une petite ration K. Je voyais d’après la liste imprimée sur l’emballage qu’on ne nous donnait qu’un dixième du contenu de ces rations fabriquées en Amérique. En définitive, nous recevions peut-être 5 % d’une ration normale de l’armée américaine. Je me suis plaint auprès du commandant du camp, un Américain, en lui disant qu’il violait la convention de Genève, mais il m’a simplement répondu : “Oublie la convention, tu n’as aucun droit.” Au bout de quelques jours, des hommes en bonne santé à leur arrivée dans le camp étaient déjà morts. J’ai vu nos compagnons traîner de nombreux cadavres jusqu’aux portes du camp, où on les jetait les uns sur les autres, à même la remorque d’un camion qui les emportait ».

Charles von Luttichau, témoignage recueilli par James Bacque, 1988

 

« Comme on était environ une trentaine, on croyait que le voyage durerait donc une journée, mais on a voyagé trois jours entiers, sans sortir, complètement enfermés. On regardait à travers de petites fissures pour savoir où on se trouvait... Après trois jours, on est arrivés à Rennes. Il y avait plus de 100 000 prisonniers dans le camp, à peu près le même nombre que dans la ville. Dans les baraques il y avait des lits, les premiers qu’on voyait depuis de nombreuses semaines. Ils étaient en bois, superposés sur trois niveaux, avec rien d’autre, pas de paille ou quoi que ce soit d’autre. On dormait sur les planches. C’était la première fois qu’on avait un toit au-dessus de la tête depuis notre capture. On avait passé trois semaines à Kreuznach, à même la terre, sans permission de faire du feu ou de creuser un trou, et notre seule occupation de la journée consistait à faire la queue pour avoir un peu d’eau. Elle était apportée par des fermiers et mise dans des tonneaux, mais elle était parfois épuisée avant même d’être versée dans ces tonneaux parce que les gens faisaient des trous dans les tuyaux et se dépêchaient de la boire. On manquait vraiment de nourriture. Quand les petits pois arrivaient, ils étaient divisés entre nous, et une fois le partage fait, il en restait quelques-uns. Tout le monde comptait et si on en avait six chacun, eh bien on attendait pour en avoir six et demi.

On est restés à Rennes pendant huit mois. (...) Quand les Américains ont quitté le camp ils ont eu un comportement dégueulasse envers les Français, qui se sont vengés sur nous. (...) J’avais trouvé un morceau de tissu dans une des baraques et je pouvais écrire dessus. J’ai découvert que je comprenais tout ce que j’écrivais mais, dès que je l’effaçais, cela s’effaçait aussi de ma mémoire. Ne pas se souvenir des choses, c’était le premier signe d’épuisement. C’était affreux, j’effaçais, et je n’étais plus capable de me rappeler ce que je venais d’écrire et de comprendre. Je n’étais pas déprimé, c’était juste la malnutrition. (...) Plus tard, quand la faiblesse s’est installée vraiment et que le plus petit mouvement nous faisait perdre conscience, on calculait combien de temps on restait évanouis. La malnutrition devenait tellement grave que le geste le plus infime, exécuté trop rapidement, nous faisait tomber dans les pommes. (...) La nourriture était tellement rare que les gens étaient en général malades, et quand vous étiez malade, on vous emmenait à l’hôpital. Quand les gens étaient emmenés à l’hôpital, on ne les voyait jamais revenir. Sur les 100 000 prisonniers détenus à Rennes, il y en a eu certainement une partie qui sont morts, et même une bonne partie, mais je n’ai jamais trouvé le moindre cimetière.

On n’a jamais vu la Croix-Rouge. Personne n’est jamais venu inspecter le camp pendant deux ans. Leur première visite a eu lieu en 1947, pour nous apporter des couvertures. On mangeait l’herbe qui poussait entre les baraques. Les Français n’étaient pas les seuls responsables de ce qui se passait dans les camps en France, parce qu’ils avaient reçu un grand nombre d’Allemands déjà considérablement handicapés par de mauvais traitements subis en Allemagne [dans les camps américains]. »

Heinz T., témoignage recueilli par James Bacque

 

« Quel dommage de ne pas avoir pu en tuer davantage. »

Lettre de D. Eisenhower à G.C. Marshall, mai 1943, après la reddition des forces de l’Afrika Korps [ce passage fut plus tard supprimé des éditions officielles de sa Correspondance].

 

« C’est exactement comme sur les photographies de Buchenwald et Dachau. »

Rapport du capitaine Julien, 3ème régiment de tirailleurs algériens, juillet 1945

 

« [J’étais] très étonné de voir que nos prisonniers étaient presque aussi faibles et émaciés que ceux que j’avais vus dans les camps de concentration nazis. Le jeune commandant nous dit calmement qu’il privait délibérément les prisonniers de nourriture, et déclara : « Ces nazis ont enfin la monnaie de leur pièce ». Il était tellement convaincu de se comporter correctement que nous ne soulevâmes en sa présence aucune polémique ».

Robert Murphy [conseiller politique civil du général Eisenhower], après une visite d’un camp de prisonniers pendant l’été 1945

 

« La situation des prisonniers de guerre allemands en Europe est devenue désespérée et est en passe de faire l’objet d’un scandale déclaré. Au cours des semaines passées, plusieurs Français, anciens prisonniers des Allemands, m’ont adressé des protestations relatives au traitement que le gouvernement français fait subir aux prisonniers de guerre allemands (...) J’ai vu Pradervand [Délégué principal du Comité international de la Croix-Rouge en France] qui m’a affirmé que la situation des prisonniers allemands en France est, dans de nombreux cas, pire que celle des camps de concentration allemands. Il m’a montré des photographies de squelettes vivants et des lettres émanant de commandants de camps français, qui ont demandé à être déchargés de cette responsabilité parce qu’ils ne peuvent obtenir aucune aide de la part du gouvernement français et ne supportent pas de voir les prisonniers mourir d’inanition. Pradervand a frappé à toutes les portes au sein du gouvernement français, sans le moindre résultat ».

Lettre de Henry W. Dunning [responsable de la Croix-Rouge américaine] adressée au Département d’État, 5 septembre 1945

 

« Nous apprenons que dans certains camps [français], une grande partie de la nourriture, en principe à peu près suffisante, affectée aux prisonniers de guerre, est détournée de sa destination, que l’on y voit errer des squelettes vivants presque semblables à ceux des camps allemands de déportés, et que les morts par inanition y sont nombreuses ; nous apprenons qu’il arrive à ces prisonniers d’être frappés sauvagement et systématiquement ; nous apprenons qu’on emploie certains de ces malheureux à des travaux de déminage sans leur fournir d’appareils détecteurs, ce qui fait d’eux des condamnés à mort à plus ou moins bref délai. Il faut que ces pratiques cessent ».

Éditorial du Figaro, 19 septembre 1945

 

« ... Ces prisonniers [aux mains des Français] sont au nombre de 600 000. 200 000 sont dès maintenant inaptes au travail, soit : a) 50 000 parce qu’ils sont rapatriables au sens des conventions (amputés, aveugles, fous, tuberculeux avancés, etc) b) 150 000 parce qu’ils souffrent de sous-alimentation grave. ... La situation des 200 000 prisonniers de guerre ci-dessus mentionnés est si précaire tant du point de vue alimentaire que sanitaire et vestimentaire, qu’on peut dire, sans être pessimiste, qu’ils ne supporteront pas les rigueurs de l’hiver. (...) Pour remédier à cette situation il est nécessaire qu’une action énergique soit entreprise d’urgence ... ».

Lettre de J. P. Pradervand [Chef des délégations du CICR] au Général De Gaulle, 26 septembre 1945

 

« Comme on parle aujourd’hui de Dachau, dans dix ans on parlera dans le monde entier de camps comme ... Notre correspondant cite celui de Saint-Paul d’Egiaux. Mais il apparaît que ce jugement est valable pour beaucoup des camps ou des dépôts français de prisonniers de l’Axe ».

Jacques Fauvet, dans Le Monde, 30 septembre-1er octobre 1945

 

« Les conditions de détention des prisonniers allemands au sein du théâtre européen, exposent [le gouvernement des États-Unis] à des accusations graves de violation de la convention de Genève ».

Lettre de B. Gufler, du Département d’État, 11 janvier 1946

 

« Le terme d’élimination n’est pas trop fort, si l’on considère que le nombre de ces morts dépassa de loin toutes celles subies par l’armée allemande sur le front de l’ouest, entre juin 1941 et avril 1945 ».

Dr Ernest F. Fisher Jr, colonel en retraite et ancien historien-chef de l’armée des États-Unis, 1988

 

« L’Histoire ne retient que les phénomènes de masse ... Sans le nombre massif de morts dans les camps, l’Histoire n’en aurait rien retenu. Pour empêcher que leur crime fût divulgué et transformé en événement historique, il suffisait donc aux Américains et aux Français de dissimuler l’ampleur d’un désastre qu’ils étaient les seuls à mesurer. Ce fut accompli ».

James Bacque, Morts pour raisons diverses, 1989

 

L’attitude du général De Gaulle :

« En tant que chef du gouvernement et chef des armées, il arriva certainement à De Gaulle d’évoquer ce problème avec son chef d’état-major de la Défense nationale, le maréchal Alphonse Juin, lui-même très au courant de la situation délicate qui régnait dans les camps. Conseillé par le maréchal Juin, De Gaulle refusa de recevoir Pradervand [Délégué du CICR], et offrit à la presse mondiale, au début du mois d’octobre, cette remarquable conférence de presse au cours de laquelle il aborda si prudemment le contentieux franco-américain relatif aux transferts de prisonniers ... Attitude au demeurant peu surprenante quand on sait que le général De Gaulle attendait des milliers de tonnes de matériel de guerre et des vivres livrés quotidiennement [par les Américains]. Charles De Gaulle était très préoccupé par les problèmes de politique intérieure, par le besoin d’asseoir son autorité dans une France divisée et soucieuse de la reconquête de son empire colonial. ... Le destin d’un million de prisonniers allemands ne pesait pas bien lourd dans la balance. (...)

Les vivres ne manquaient pas, mais au lieu d’être distribués aux hommes qui avaient faim, ils étaient vendus par des officiers au marché noir, à la stupéfaction et à la consternation d’hommes honnêtes tels que le maire de Bascons, Raoul Laporterie, qui osa risquer sa carrière en critiquant le général De Gaulle, et eut effectivement à en pâtir. (...)

Le général De Gaulle aurait pu aisément éviter de nombreuses morts en cessant d’ajouter de nouveaux prisonniers à ceux qui périssaient déjà d’inanition. Le maréchal Juin aurait pu le persuader d’agir dans ce sens. Le général Buisson [directeur du service des prisonniers de guerre] fut en quelque sorte victime, tout comme les prisonniers, d’une politique futile et vicieuse infligée par les détenteurs du pouvoir, qui n’étaient autres que le général De Gaulle et le maréchal Juin. A qui revient la gloire, revient la honte. »

James Bacque, Morts pour raison diverses, 1989

 

Chair à canon pour la guerre d’Indochine

« Les Français affamèrent délibérément certains des prisonniers, afin de provoquer leur « engagement volontaire » dans la Légion étrangère. En effet, nombre des légionnaires qui combattirent en Indochine étaient des prisonniers de guerre allemands transférés dans les camps français en 1945 et 1946. »

James Bacque, Morts pour raisons diverses, 1989

 

« On est restés à Rennes pendant huit mois. Pendant tout ce temps on a compris pourquoi on nous avait fait venir. La France avait besoin de soldats. Ils avaient un gros problème en Indochine et ils voulaient pourvoir leur Légion étrangère. Des agents allemands au service des Français s’étaient infiltrés parmi nous pour recruter des soldats. (...) Les soldats qui s’étaient engagés dans la Légion étrangère ont été mis dans un autre camp à coté où on pouvait les voir ; au bout de deux semaines, comme ils étaient mieux nourris, ils avaient l’air plus résistants, alors qu’on devenait de plus en plus faibles. On pouvait les voir commencer à jouer au football et chanter, tout à côté de nous ».

Heinz T., témoignage recueilli par James Bacque

 

À ne pas manquer, sur E&R :
- « Révisionnisme ? »
- « Alain Soral sur les souffrances du peuple allemand pendant la Seconde Guerre mondiale (extrait de l’entretien de novembre 2012) » (vidéo ERV)

Sur la Seconde Guerre mondiale, chez Kontre Kulture :

 



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75 Commentaires

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  • #610915
    le 30/11/2013 par John Wayne
    Malheur aux vaincus

    La Vérité. La plus puissante des drogues. La meilleure.

    Un fois qu’on y a gouté on ne peut plus s’en passer.

    Je remercie ER et Alain Soral pour m’avoir transformé en junkie de la Vérité.

     

    • #611187
      le 01/12/2013 par moumoune
      Malheur aux vaincus

      exactement ! Moi aussi !


    • #611254
      le 01/12/2013 par Mypadov
      Malheur aux vaincus

      "La vérité est révolutionnaire", comme le disait un peu recommandable individu...


  • #610922
    le 30/11/2013 par toto
    Malheur aux vaincus

    Du très bon travail de réinformation. Il faut rajouter qu’Eisenhower avait changé l’appellation des prisonniers de guerre en "Soldats ennemis désarmés", ce qui faisait qu’ils n’étaient plus couverts par la convention de Genève, et que les américains n’étaient plus tenus de les nourrir comme les G.I.s.
    Eisenhower a été un criminel de guerre.


  • #610948
    le 30/11/2013 par olivier
    Malheur aux vaincus

    C’est d’autant plus révoltant que les prisonniers de guerre français, britanniques et américains ont été bien traités. Les allemands ont respecté les conventions de Genève, même vis à vis des prisonniers de guerre juifs.
    Mon grand-père et un de mes grand-oncles se sont retrouvés en stalag en Poméranie.
    En près de 5 ans de captivité, ils ont eu peur une seule fois : à l’arrivée des troupes soviétiques...ils ont alors seulement "perdu" leurs montres ...et un peu de poids jusqu’à leur retour en France.
    Une dernière chose : ils ne m’ont jamais dit du mal des allemands.

     

    • #611175
      le 01/12/2013 par M. M
      Malheur aux vaincus

      @Olivier
      Pareil ! mes grands parents l’ont vécu ici, en France, en région parisienne et à la campagne, j’ai plein de petites anecdotes et même si ce n’était pas rose tous les jours (manque de vivre, école réquisitionnées etc...) , ils ne m’ont pourtant jamais dit du mal des Allemands, en tout cas il n’y a pas de haine.


    • #611246
      le 01/12/2013 par Mypadov
      Malheur aux vaincus

      Mes grands parents ont connu deux guerres et une révolution, l’exode et l’occupation, et ne m’ont jamais dit non plus de mal des allemands, bien au contraire (et ce n’était pas des "collabos").


    • #611582
      le 01/12/2013 par SERVITEUR.F
      Malheur aux vaincus

      Cela prouve 2 chose :
      L’HISTOIRE EST ÉCRITE PAR LES VAINQUEURS dixit Dieudonné
      L’Europe des 6 (France,Allemagne (RFA d’abord et RDA par la suite),Espagne,Italie,Gerce et Portugal) aurait pu etre une formidable aventure économique,social etc si les franc-maçon ,rosebeefs-maçon,yankee-maçon n’avaient pas mis leur grain de sable


    • #612066
      le 01/12/2013 par jojo
      Malheur aux vaincus

      Europe des 6 = France, RFA, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg et Italie.
      Les autres sont entrés bien plus tard.


  • #610952
    le 30/11/2013 par Henri
    Malheur aux vaincus

    Cela confirme ce que dit Faurisson sur les causes de mortalité/de l’état des prisonniers des camps. Un cas d’école de faire porter aux vaincus la responsabilité des exactions des vainqueurs.


  • #610970
    le 30/11/2013 par Mitch Bucchanon
    Malheur aux vaincus

    Roosevelt était donc une ordure ?.....Bof, rien de nouveau, on le savait déjà. Il ne valait guère mieux que Staline qui, lui aussi, laissait systématiquement mourir de faim les prisonniers Allemands (ajoutons, pour être complet, que le sort des soldats Soviétiques tombés aux mains des nazis fût également tragique).

    Difficile, par contre, de blâmer le comportement des soldats US qui avaient été lobotomisés, pendant des années, par la propagande anti nazie, qui avaient combattus durement, probablement perdus des camarades, connus le stress des combats, la peur, le froid etc, et qui devaient nourrir une haine tenace envers les Allemands.....On ne peut pas juger quand on a pas vécu soi même de tels événements.

    Mais j’avoue que c’est un fait historique que je ne connaissais pas....Je pensais que les prisonniers Allemands qui avaient eu "la chance" d’être capturés par les Anglo-Américains avaient été convenablement traités.

     

    • #611251
      le 01/12/2013 par Mypadov
      Malheur aux vaincus

      Excuse-moi, mais laisser mourir de faim des prisonniers et tirer sur des civils qui leur apportent à manger, c’est injustifiable même si tu as vu mourir des frères d’armes. Les vrais soldats ne se comportent pas ainsi. Sauf si tu appelles soldats le genre d’engeance qui a sévi dans les rangs de l’armée syrienne libre, par exemple.
      Là, on est dans le pur tribalisme et le oeil pour oeil dent pour dent (c’est pas helléno-chrétien tout ça).


    • #611758
      le 01/12/2013 par Mitch Bucchanon
      Malheur aux vaincus

      @Mypadov

      Ce que je veux surtout dire c’est que, dans un conflit aussi gigantesque et barbare, les exactions comme celles-ci sont inévitables.

      C’est ignoble, c’est dégueulasse, je suis d’accord avec toi.....mais ce genre d’atrocités contre les civils est le lot de toutes les guerres.......Je suis le premier à défendre les Allemands, mais n’oublions pas que les SS ont commis quelques saloperies aussi, eux qui étaient pourtant réputés pour leur bravoure, leur droiture, leur discipline, leur sens de l’honneur.

      Mais sinon je suis d’accord avec toi ! Les USA étaient gouvernés par un ramassis de brutes, de sauvages et de criminels qui étaient en effet rarement de confession catholique.


    • #612683
      le 02/12/2013 par Mypadov
      Malheur aux vaincus

      D’accord avec toi ! Il y a toujours eu des exactions ; mais elles étaient à la mesure de ce que les chefs laissaient faire ou non.
      Amicalement.


  • #610979
    le 30/11/2013 par prieux
    Malheur aux vaincus

    Bonsoir merci a monsieur Soral j’ai 46 ans on comprend mieux la manipulation de tous c’est jacobin avec la complicité des U.S.A et anglais via les bangster on nous a fait entretué avec nos cousins germain pour faire leur petit empire de merde de toute façon les américains avec la complicité des jacobin si il fallait compté tous les crimes contre l’humanité qu’ils ont fait et qu’il continue a faire Syrie anciennement Libye Irak Yougoslavie Vietnam et j’en oublie certainement de toute façon ils ne vivent que sur le sang des peuples et tous c’est guignol de professeur a l’école qui nous apprennent des conneries il ferais mieux de prendre des livres d’histoire c’est espèce d’abruti de gaucho mais je pense que le vent est entrain de tourné pour eux merci a égalité réconciliation Soral Dieudonné Jovanovic et De Gaulle j’ai du mal a comprendre pourquoi il n’a rien fait mais bon et tous les autre et vive le petit peuple Français

     

    • #612104
      le 01/12/2013 par jojo
      Malheur aux vaincus

      ces jacobins - banksters...
      C’est vraiment confus votre post. Nos cousins germains n’ont jamais respecté les Français malgré le fait que nous les aillons sorti de leur préhistoire pendant l’empire Carolingien et construit chez eux les premières églises et les premiers châteaux en dur. Ils ont caressé le projet de dominer toutes l’Europe continentale depuis l’an mil et des fois on se demande si cette idéologie leur est passé. Hitler avait pour projet de morceler la France en une demi-douzaines d’entités territoriales séparés pour pouvoir la dominer plus facilement, c’est le père fondateur du régionalisme européen qui a tout de suite été repris par les Américains dans leur projet de "construction européenne". Cela s’oppose évidement frontalement au jacobinisme qui est une forme d’administration territoriale qui a été crée après la révolution française précisément pour lisser les différences territoriales et maintenir l’unité et la concorde, pour réparer les dégâts hérités par prés de 600 ans de tentatives répétées de certaines puissances étrangères de soumettre et de dominer le peuple Français (les arabes mais surtout les anglo-germanique qui ont eux faillit réussir).
      Le système administratif jacobin est incontesté sur sa façon de découper les territoires en zones de plus en plus petites et certaines de ses routines de distribution des pouvoirs régaliens qui ont inspiré le monde entier, il est concurrencé uniquement par le modèle fédéral américain qui diffère surtout sur la répartition des différents types de tâches secondaires. La tentative américaine d’imposer un modèle fédéral à l’Europe est bien entendu due au fait que sur le vieux continent ils obtiendraient de façon soft la dissension, suivi de l’implosion et que le résultat serait identique à celui visé par Hitler, une éthnisation conflictuelle des territoires et un affaiblissement généralisé de tout le monde, diviser pour mieux régner.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacobinisme
      Vous noterez que les membres fondateurs du système sont Bretons, était-ce des traîtres ou des patriotes ?


  • #610998
    le 30/11/2013 par ZAÏS
    Malheur aux vaincus

    Plus j’en apprends sur cette période et plus j’en sors dégoûté. Je lis un peu ,donc j’en savais un peu. mais là c’est répugnant.
    Vous dire que je n’arrive plus à regarder un film de guerre américain (des années 40,50,etc), c’est le moins que je puisse vous dire.
    Le dernier qui m’a si fortement impressionné par ce qu’il m’apprenait par ses livres a été Dominique Venner. J’avoue avoir pris en grippe Gaulle et sa clique.
    Pourquoi ? parce qu’il a accrédité l’idée d’une libération alors que ça n’a été qu’une deuxième invasion. On a simplement changé de maîtres et de collabos !

    C’est probablement pour ce cautionnement là ,que ce que l’on appelle aujourd’hui le "gaullisme" ne nous servira à rien pour revivifier quoique ce soit. C’est un conte atroce pour inculte comme le reste (communisme, socialisme, libéralisme).
    Comment faire et est-il seulement possible aujourd’hui en 2013 pour renouer avec les anciennes traditions française de nos ancêtres ?
    Voilà ,je voulais vous faire part de mon désarroi, pour ceux que ça intéressera...

     

    • #611059
      le 01/12/2013 par Magnus MARTEL
      Malheur aux vaincus

      Et tu n’es pas tout seul.
      J’adhère à 100 % à ton propos !!!
      Amicalement.


    • #611081
      le 01/12/2013 par Tabezoo
      Malheur aux vaincus

      Bonsoir,

      Je ressens un peu ce désarroi également.
      Mais je pense que l’attitude des alliés, dont de Gaulle très probablement, n’est pas ce qu’on appelle le gaullisme. Ce dernier est plus un courant politique patriotique qui a duré durant les mandats du général. A mon humble avis, celui-ci a maintes fois montré par ses actes qu’il faisait passer les intérêts de son pays avant tout autre.
      Lorsque vous dites que vous méprisez l’attitude de De Gaulle vis-à-vis des prisonniers allemands, n’oubliez pas qu’il n’a pas de pouvoir à la libération du pays en 45, donc j’admets ne pas savoir quelle était sa responsabilité envers les prisonniers allemands.
      Enfin, considérez que ce sont les nazis qui ont envahis la France et remplacé la souveraineté de son peuple. Ils ont également emprisonné civils et soldats français. Et même si j’ai personnellement et de bons échos par mes grand-parents, déportés ou non, de leur traitement par les allemands durant l’occupation, il s’agit quand même d’une guerre longue et violente, et qu’elle ne pouvait pas se terminer avec une poignée de main et le simple retour des soldats chez eux...

      Cordialement


    • #611090
      le 01/12/2013 par Capitaine Tran
      Malheur aux vaincus

      Votre désarroi, je le partage et nous sommes quelques uns ici à vous comprendre.

      L’ Histoire des Hommes est celle de la fourberie des vainqueurs...et les vainqueurs sont ceux qui ont réussi à être les plus cruels.
      Tout récit inverse n’est qu’un "conte" comme vous dites : l’ histoire est un roman (utile). Hollywood a créé la "Happy End" pour divertir et dévier les peuples du caractère tragique de la vraie vie.

      Comment être heureux dans ce torrent de mensonges et dans ce monde répugnant ?
      Epicure vous conseillerait de ne s’en faire que pour ce qui dépend de vous.
      J’ajouterais modestement : la conscience et les valeurs. E&R nous y aide un peu je crois.

      Paix à vous.


    • #611258
      le 01/12/2013 par Mypadov
      Malheur aux vaincus

      Personnellement, devant toute cette horreur que j’ai découverte sur une quinzaine de mois de déconditionnement intensif, j’ai souvent également ressenti de la haine et du découragement, dans un premier temps. Le point positif est que cela peut nous ramener, par opposition à ces anti-valeurs qui ont gangréné nos société depuis au moins les "lumières", vers des valeurs morales de droiture et d’honneur, de compassion aussi. Je croyais souhaitable un retour à "la tradition" jusqu’à il y a peu, mais les livres de Francis Cousin, malgré leur abord difficile, m’ont ouvert récemment des horizons beaucoup plus larges et positifs ; selon lui, ce qu’on appelle "tradition" n’était que l’amorce vers le totalitarisme mercantile que nous connaissons, totalitarisme qu’il pense inéluctable dès lors qu’on passe d’une société de l’être communautaire à une société de l’avoir (même tempérée par la religion et encore imprégnée de valeurs communautaires fortes). Reste que dans un premier temps, ce retour à la tradition et aux nations souveraines serait de loin un moindre mal face à ce qui nous guette.
      Salutations amicales.


    • #611531
      le 01/12/2013 par Féthi
      Malheur aux vaincus

      @zais Dans mon cas,les seuls repas de famille que j’ai connus,j’étais entre un grand-père qui était dans le FLN,l’autre était dans l’OAS(de la réconciliation de très haut niveau,mais on l’a pas fait exprès,c’est juste un Français né en Algérie et une Algérienne née en France qui se sont mariés,vous avez suivi ou je fais un shéma croisé ?),donc je te dis pas ce que j’ai entendu sur de gaulle(désolé je ne peux pas mettre de majuscules,par respect pour mes deux vieux,paix à leurs âmes d’ailleurs),ça me faisait tout drôle d’entendre des insultes comme "pute" à son sujet,je me disais qu’il devait bien y avoir un fond de vérité pour qu’ils s’excitent comme ça...Féthi


    • #612115
      le 01/12/2013 par jojo
      Malheur aux vaincus

      Le gaullisme désigne la politique suivie entre 58 et 69, soit une politique d’indépendance et de non-alignement accompagné par le courage de critiquer la politique américaine quand elle est inacceptable. C’est clairement mieux que la soumission et l’alignement.


  • #611028
    le 01/12/2013 par matrix le gaulois
    Malheur aux vaincus

    Ça, c’est bien anglo-saxon comme technique que d’utiliser la faim comme une arme !

    - Quand Napoléon faisait le blocus de l’Angleterre, ses corsaires avaient ordre d’arraisonner tous les bateaux qui croisaient en direction de l’Angleterre & de saisir ou détruire toutes les cargaisons de biens ayant une quelconque valeurs ou pouvant servir à la machine de guerre anglaise...mais il interdisait que l’on s’en prenne aux transports de grains car il redoutait de passer pour un affameur alors qu’il projetait d’envahir la Grande-Bretagne.

    - Cette mansuétude, les anglais n’en auront pas beaucoup : pourquoi l’Allemagne a-t-elle demandé la paix en 1918 ? C’est parce que le peuple était au bord de la révolte, tenaillé qu’il était par la faim, car le blocus Britannique ne laissait aucun transport de marchandise (pas même de nourriture) arriver en direction du peuple allemand qui devait payer pour les choix de ses dirigeants.

    - Les américains, eux, ont massacré les bisons uniquement pour affamer les amérindiens.

    - Plus proche de nous : pendant 12 ans ils ont affamé le peuple Irakien soit-disant pour le pousser à se révolter contre le gouvernement de Saddam Hussein et/ou pour "négocier" du pétrole contre de la nourriture. Cela aurait pu être "pétrole contre biens de luxe" ou "pétrole contre promesse de non-saisie des biens financiers détenus à l’étranger par la bourgeoisie irakienne" ; ils pouvaient très bien menacer le gouvernement irakien sans s’en prendre au peuple...mais non ! Il fallait absolument affamer ce peuple vaincu à plate-couture en 91, ajouter l’attrition à l’humiliation, comme c’est humain ! Le gouvernement de Saddam Hussein, lui, n’a pas eu de problèmes pour s’alimenter, en revanche...

    Bref, quand on dit que le guerrier le plus cruel, le plus féroce & le plus dénué de pitié dans l’histoire de l’humanité c’est l’anglo-saxon : ce n’est pas une réputation volée.

    Il y aurait un travail historico-anthropologique à faire sur le sujet.

     

    • #611450
      le 01/12/2013 par MG 42
      Malheur aux vaincus

      Ça, c’est bien anglo-saxon comme technique que d’utiliser la faim comme une arme !

      - Quand Napoléon faisait le blocus de l’Angleterre, ses corsaires avaient ordre d’arraisonner tous les bateaux qui croisaient en direction de l’Angleterre & de saisir ou détruire toutes les cargaisons de biens ayant une quelconque valeurs ou pouvant servir à la machine de guerre anglaise...mais il interdisait que l’on s’en prenne aux transports de grains car il redoutait de passer pour un affameur alors qu’il projetait d’envahir la Grande-Bretagne.



      les pontons anglais, vieux bateaux réformés ancrés dans les estuaires anglais qui servaient de prisons flottantes aux prisonniers français. une horreur. contrairement aux camps allemands et russes, personne n’en est revenu sauf des mourants au dernier stade :

      http://ledroitcriminel.free.fr/la_s...

      http://passion-histoire.net/viewtop...

      il s’agissait de faire mourir le plus possible de marins français prisonniers afin de priver la marine française de marins même une fois la paix revenue



      A la vue de tels chiffres, on peut parler d’une véritable politique de destruction des populations maritimes de l’adversaire (alliée à une véritable haine provoquée par la peur de la France conquérante) qui répond à deux objectifs : la suprématie navale par l’asphyxie des réserves de matelots adverses (le manque chronique de matelots nous le dévoile durant la période) et, accessoirement, un avantage économique en supprimant une main d’œuvre qualifiée qui pourrait alimenter la machine commerciale concurrente (Pêcheurs de terre-neuve, équipage de long cours). L’absence d’une réelle politique d’échanges de prisonniers illustre cette forte volonté politique et stratégique.




      Si l’on taxait un pareil témoin de calomnie ou de prévention, qu’on se rappelle les procès-verbaux dressés à l’occasion des prisonniers jetés sur diverses plages du continent par les ordres de l’amirauté. Ces procès-verbaux, revêtus d’une authenticité incontestable, démontrent que le gouvernement anglais a fait jeter sur nos côtes des ballots de coton imprégnés de la peste ! ... On a compté cent cinquante mille Français morts au milieu des tourments sur les pontons d’Angleterre, pendant les deux dernières guerres, et trente mille qui n’ont revu le sol natal que pour y achever de mourir.



    • #612495
      le 02/12/2013 par dudule
      Malheur aux vaincus

      A propos des bisons... deux enculée notoires présentés comme des héros américains : Buffalo Bill et Wild Bill Hicock !
      Un film sur les massacre de bisons : "La dernière chasse" avec R.Taylor et S.Granger.


  • #611029
    le 01/12/2013 par toto
    Malheur aux vaincus

    " L’ordre de famine " d’Eisenhower : il ne faisait lui-même qu’obéir aux ordres de la Synagogue qui voulait faire crever le plus grand nombre possible de "grands Aryens aux yeux bleus" comme le répétaient sur les ondes les "héros" bien planqués de la BBC .

     

    • #611191
      le 01/12/2013 par M. M
      Malheur aux vaincus

      D’ailleurs à ce propos je vs invite à vs renseigner un peu plus sur ce Eisenhower ! (pas besoin d’aller plus loin vs avez compris ?)


    • #611409
      le 01/12/2013 par matrix le gaulois
      Malheur aux vaincus

      Et pourtant, il a été le premier à donner un nom à la vraie bête immonde : "le complexe militaro-industriel".


    • #612451
      le 02/12/2013 par Cassandre
      Malheur aux vaincus

      La mère d’Eisenhower faisait partie des Témoins de Jehovah.

      voir le livre de Laurent Glauzy : "Témoins de Jehovah : les missionaires de Satan" en. vente sur le site E&R


  • #611060
    le 01/12/2013 par Guy
    Malheur aux vaincus

    Très intéressant ! J’ignorais tout ceci. Après avoir lu cela, plus moyen d’être manichéen...


  • #611085
    le 01/12/2013 par Talion
    Malheur aux vaincus

    C’est tout simplement monstrueux...


  • #611096
    le 01/12/2013 par solaine
    Malheur aux vaincus

    Et après avoir lu ça qu’on vienne encore nous dire qu’il n’y a qu’un seul peuple auto-proclamé "peuple élu" qui aurait subi des atrocités pendant la guerre...
    Merci E&R pour se travail de mémoire et de vérité.


  • #611111
    le 01/12/2013 par rolalalalla
    Malheur aux vaincus

    Rien de très nouveau ; Il suffit d’avoir lu Alix étant jeune pour savoir que les mutilations de prisonniers de guerre après la défaite sont vieille comme le monde.


  • #611119
    le 01/12/2013 par Jha
    Malheur aux vaincus

    Mes plus humbles excuses au professeur Faurisson...pendant longtemps en entendant son nom,j’avais presque la nausée...le professeur Faurisson est ce qu’on peut appeler:un juste.Encore une fois je m’excuse et je le remercie pour son courage.La guerre est une abomination...le mensonge Hollywoodien est une autre abomination.


  • #611147
    le 01/12/2013 par Franck Ferdinand
    Malheur aux vaincus

    De mon côté, mêmes témoignages dans ma famille qu’Olivier. Mon grand-père a aussi été dans un camp de prisonniers. Il évoquait le froid, les privations mais aussi des Allemands ("des bosch" en VO) corrects.


  • #611174
    le 01/12/2013 par Charles
    Malheur aux vaincus

    C’est bizarre comme on se focalise toujours sur la cruauté de certain peuples, mais on ignore toujours celle des anglo-saxons. Exemple : les premiers camps de concentrations pendant la Guerre des Boers.


  • #611176
    le 01/12/2013 par jojo2k3
    Malheur aux vaincus

    Putain je suis sur le cul, je savais pour l’Indochine mais je ne savais pas que c’était dans ces proportions, 1,7 millions de soldats qui ne sont pas revenus et leurs morts attribuées à l’URSS bien sur...
    Et dire qu’on nous bassine avec le devoir de mémoire !


  • #611197
    le 01/12/2013 par goy pride
    Malheur aux vaincus

    C’est ça l’humanisme franc-maçon ! Les Lumière ! Massacre des vendéens, massacre des Algériens lors de la première phase de colonisation de l’Algérie...et le tout pas à la papa à coup de sabre et de glaive...non ! non ! Pas assez moderne ! Mais systématiquement, méthodiquement en utilisant des procédés autant sophistiqués que sadiques ! Et dire que cette vermine passe son temps à nous faire la leçon !
    L’objectifs des religions traditionnelles étaient d’empêcher la montée au pouvoir de cette engeance sans foi, sans morale...les Anciens avaient parfaitement identifié le danger mortel pour la civilisation que représentait la caste des mercanti !

     

  • #611209
    le 01/12/2013 par Druide
    Malheur aux vaincus

    Si vous cherchez sur le Net le livre de James Bacque Other Losses en français, il porte le titre "Morts pour raisons diverses". Lire également : Joseph App Austin, Arthur R. Butz, Alfred-Maurice De Zayas, Wolfgang Juchem, Ralph Franklin Keeling, Giles MacDonogh, John Sack et Udo Walendy.


  • #611215
    le 01/12/2013 par bobforrester
    Malheur aux vaincus

    bonjour

    Je ne connaissais pas moi non plus cet épisode de la guerre. Mon père revenu de Dachau que les troupes américaines venaient de libérer m a raconté ceci :
    Devant l état horrible des déportés et les montagnes de cadavres ( mon père atteint d’un typhus exanthématique ne pesait plus que 40kg et on lui avait administré l extrême onction) les soldats américains qui ont capturé les officiers du camp les ont attachés et traînés derrière leurs jeeps jusqu à ce qu’ils en crèvent. Connaissant bien l existence de mon père dans les camps ( il était NN nuit et brouillard, c est à dire itinérant)et le traitement infligé aux déportés dont beaucoup sont morts de faim ces faits ne m ont arraché aucune larme.
    L administration lui confia la garde d une quarantaine de prisonniers allemands à la Chaux de Fonds dans le Jura. Ma mère avec qui il n était pas encore marié le rejoint pour leur "lune de miel" . Il ne disposait que d’un fusil et des cartouches qui servaient à ses prisonniers à flinguer les chats qu’ils cuisinaient en civet et qu ils faisaient passer pour du lapin à ma mère, pendant que les tourtereaux roucoulaient. Mon père n en voulait aucunement aux Allemands après tortures et deux ans de camp inhumains( c est un euphémisme). Par contre il en voulait aux deux inspecteurs de police français qui l ont livré à la Gestapo. Ils n ont pas été révoqués et ont continué comme si de rien était leur -sale- boulot à la libération. Mon père a quitté ses "amis" prisonniers pour rentrer à la maison : métro boulot dodo pendant 40ans, tandis que ses prisonniers se sont fait la paire ne trouvant pas à leur goût leur nouveau geôlier.

     

    • #611242
      le 01/12/2013 par ’Umar
      Malheur aux vaincus

      Merci pour ce témoignage.


    • #611276
      le 01/12/2013 par Mypadov
      Malheur aux vaincus

      Ben moi, Bob, ces faits m’arrachent des larmes, comme m’en arrachent les saloperies infligées à toute victime, quelle qu’elle soit juive, tzigane, allemande, japonaise, française, russe, noire, blanche ou autre.
      Si je devenais insensible à la souffrance d’une victime innocente, quelle qu’elle soit, souffrance infligée du seul fait de son appartenance éventuelle à une communauté dont certains membres auraient commis des saloperies, je perdrais ce que je considère comme ma partie humaine, pour sombrer dans le tribalisme. Je ne veux surtout pas devenir comme mon ennemi ; je veux rester un homme capable de compassion et de pardon, et porteur de valeurs morales positives.


  • #611245
    le 01/12/2013 par Mypadov
    Malheur aux vaincus

    Voici le vrai visage de l’oligarchie, qui trouvera toujours quelques sadiques ou idiots utiles dans les échelons intermédiaires pour faire appliquer les pires saloperies. C’est une guerre à mort pour le contrôle de la planète et voilà ce qui nous arrivera en cas de défaite. Pour eux nous ne sommes que des insectes nuisibles qui pillons les ressources naturelles de la Terre, qu’ils estiment leurs, et tout juste bon à les servir (après réduction massive de la population "inutile").
    C’est juste la glaçante vérité, mais c’est la vérité quand les masques et les mensonges de l’histoire sont tombés.


  • #611266
    le 01/12/2013 par Gloups
    Malheur aux vaincus

    Il n’y a pas que les soldats allemands, il y a aussi les populations civiles allemandes qui ont subis des crimes de guerre de la part des alliés. Le plus scandaleux étant que ceux-ci se sont déroulés après la guerre, en temps de "paix".
    Il s’agit de la déportation des Allemands de l’Est qui s’est déroulé de 1945 à 1950 !
    13 millions d’Allemands vivant hors des nouvelles frontières de l’Allemagne (ou plutôt du territoire occupé, puisqu’il n’y avait plus d’Etat Allemand) seront déplacées, soit le plus grand nettoyage ethnique de l’histoire.
    C’est l’application directe des accord de Potsdam ratifié par les alliés qui décide de ce triste sort pour les Allemands de l’Europe entière, transportés dans des trains à marchandises dans le dénuement le plus total.

    7 millions en Pologne, 3 millions en Tchékoslovaquie, 3 millions en Hongrie/Roumanie, Yougoslavie. 2 millions d’entre eux vont y laisser la vie, victime principalement de maladie et de sous alimentation. C’est le résultat directe des multiples sévices que vont subir les populations allemandes de la part des autres populations (exécutions, tortures, viols, enlèvements d’enfants).
    Rappelons qu’à ce moment, ces millions d’Allemands sont sans aucune défense, puisqu’il n’existe plus d’Etat Allemand et même plus d’Allemagne. Aucun Etat, aucune institution, pour les protéger, sous la domination complète des vainqueurs ayant transformé l’allemagne en "zone d’occupation" (la RFA et la RDA ne seront créée qu’en 1949).
    Des enfants squelettiques, au ventre gonflé, un rapport du département d’Etat américain affirme qu’il s’agit avant tout de "femme, d’enfants et vieillards, présentant tout les degrés d’épuisement et de maladie, et on a l’impression en les voyants qu’ils ont été traité sans la moindre pitié, sans aucun respect des principes humanitaires."
    L’historien Roger Moorhouse souligne que " le mouvement de 6 millions d’être humains de l’URSS vers la Pologne et de la Pologne vers l’Allemagne exigeait des compétences administratives telles qu’on en attribue à Adolf Eichmann et une plannification logistique sur une échelle au moins deux fois supérieur à ce qui fut tenté durant la Shoah".

    Pour en savoir plus, je vous recommande le numéro 65 de La Nouvelle Revue d’Histoire (L’Amérique, l’Europe et le monde).

     

    • #612004
      le 01/12/2013 par Mypadov
      Malheur aux vaincus

      J’ai lu sur ce sujet ; il semble bien que là aussi il y ait eu des consignes pour rendre cette déportation la plus mortelle possible.


  • #611271
    le 01/12/2013 par spirit
    Malheur aux vaincus

    ça s’appelle un holocauste et pour celui là,on a tout les ordres et toutes les preuves !
    C’est pas pour rien que Roosevelt voulait fusiller 50000 officiers allemands...le résultat a été plus monstrueux encore....

    Le silence
    La chape de plomb durci,
    La falsification en tout genre....
    Pour finir par une amnésie générale...surtout en Allemagne !

     

  • #611279
    le 01/12/2013 par piero san giorgio
    Malheur aux vaincus

    article très intéressant qui traite bien d’un fait avvéré, connu, mais - étrangement - qui ne fait pas partie de nos manuels d’histoire....

    une question intéressante a poser, lors de diners mondains, pour faire le taquin, en toute légalité est celle-ci :

    "Pendant la guerre, un grand nombre de soldats et d’aviateurs anglais et américains ont été faits prisonniers par les allemands. Parmi ceux-ci, un certain nombre était de confession juive. Comment les allemands ont-ils traité ces derniers ?"

    la réponse des convives est en général fantaisiste et hallucinante... alors que la réalité est assez intéressante (il ne leur a rien été fait de particulier)... et semble aller à l’encontre de la volonté d’extermination systématique... bref, le régime Nazi a en tout cas mis le respect des conventions de Genève pour les prisonniers de guerre occidentaux plus haut que les lois raciales allemandes ou que les ordres de maltraitance et de discrimination.

    étonnant, non ?

     

    • #611742
      le 01/12/2013 par Hervé
      Malheur aux vaincus

      Bonjour Piero,

      C’est un fait que les prisonniers de guerre juifs (au moins ceux des armées occidentales) ont reçu le même traitement que leurs compatriotes. Il n’est pas certain du tout qu’à terme, la situation serait restée la même. Les autorités allemandes avaient établi des listes concernant ces prisonniers. Disons que la priorité n’était pas de s’occuper d’eux. Il ne fallait pas heurter trop frontalement certains partenaires des nazis, comme les autorités de Vichy. Il ne faut pas non plus, de la même manière, idéaliser le sort des prisonniers occidentaux en Allemagne. Mon arrière grand père a eu faim et a lui aussi mangé de l’herbe, même si ses gardes ne pratiquaient aucune maltraitance particulière. Du reste, les colis envoyés par ses proches lui sont toujours parvenus, il me semble. Par contre, des actes scandaleux il y en a eu de la part de l’armée allemande en 1940, à l’encontre de certaines unités de tirailleurs sénégalais. Mais c’est vrai que globalement, les Allemands n’ont pas été particulièrement dégueulasses. Comme il est vrai que les soldats et civils allemands ont vraiment été maltraités en 1945-46. Même mon grand père, qui avait pourtant été déporté en Pologne, qui avait réussi à s’enfuir et enfin intégré les FFL a été marqué par ce qu’il a vu, et même fait, au moins une fois ou deux, dans l’Allemagne occupée. Son unité, par exemple, s’amusait à briser des tabourets ou des chaises sur la tête des allemands qui ne baissaient pas assez les yeux. Sans parler des viols, très nombreux, de la part de toutes les unités, et systématiques de la part des goumiers marocains.

      Cordialement.


    • #614616
      le 03/12/2013 par spirit
      Malheur aux vaincus

      Le triste sort qu’ont subit certaines unités de sénégalais en 1940 est,en fait,une vengeance tardive de ce que les tirailleurs africains ont fait aux civils allemands en 1923 pendant l’occupation de la Rhur.... !!!

      Les ordres donnés par Mangin à ses soldats noirs étaient immondes et ont été docilement exécutés !
      Le souvenir a été vivace....jusqu’à la défaite !

      Les prisonniers de guerre français travaillant dans les fermes ont eu la belle vie pour certains....et y’en à qui n’ont plus voulu rentrer en France en 45...d’autres ont combattu les russes en Prusse avec leurs uniformes KP...ç l’étonnement des allemand eux-mêmes !!!


  • #611287
    le 01/12/2013 par H-C=N
    Malheur aux vaincus

    il faut ajouter du coté Soviétique :

    Les prisonniers allemands étaient systématiquement tués après souvent d’horribles tortures
    les femmes systématiquement violées par ordre de Staline et sous la propagande du juif ’Ilya Ehrenbourg
    environ 2 millions de prisonniers Allemands ne sont pas revenus !
    La guerre d’extermiation de Staline (Joachim Hoffman)

     

    • #611700
      le 01/12/2013 par Glen_74
      Malheur aux vaincus

      Pourquoi la bureaucratie nazi a alors décider d’envoyer au casse pipe des millions de prolétaires Allemands en URSS (les bourgeois eux étaient tranquillement chez eux en train d’admirer le "spectacle" via la radio et les journaux), surtout à Stalingrad ? Si Hitler aimait vraiment son peuple, il ne va pas les entrainer dans le bourbier de l’opération Barbarossa. Bref c’est Hitler qui a commencé a chercher à envahir l’URSS pour des besoins "d’espace vital" mais aussi de minerai nécessaires à son économie capitaliste industriel TRES gourmande en ressources minière(à part l’or)...Bref que ce soit le capital bancaire de Wall Street , industriel de Hitler et le capitalisme d’état de Staline, on en arrive toujours au même point : la domination ultra violente des hommes par d’autres hommes (que ce soit interracial ou interclasse)


    • #612236
      le 01/12/2013 par jojo
      Malheur aux vaincus

      Stalingrad pour le pétrole de la Caspienne et rien d’autre, l’échec de l’opération Barbossa signe la fin du Reich.
      La conquête de la Russie a tué 27 millions de russes, terre brûlée, famine et massacre en tout genre... c’est normal que Staline ait été énervé en arrivant en Allemagne.


  • #611291
    le 01/12/2013 par od
    Malheur aux vaincus

    Autre mensonge énorme :

    20 millions de russes morts durant la guerre ??
    il sort d’où ce chiffre ??
    reference :Pravda 14 Mars 46
    Staline :"l’URSS a eu environ 7 millions de victimes civiles et militaires"

     

    • #611734
      le 01/12/2013 par Mitch Bucchanon
      Malheur aux vaincus

      @Od

      Je pense qu’il est quasi impossible de connaître le nombre de victimes exact en URSS pendant cette période. Censure Stalinienne oblige....

      Après recherche sur place et consultations de dossiers, on peut réevaluer le nombre exact de victimes dans les camps de concentration.....Mais il est impossible d’aller en Russie et d’aller frapper à toutes les portes de tous les bleds du fin fond de la Sibérie pour vérifier si untel est bien décédé au front en 1943, si untel a bien été déporté etc etc....

      Il semblerait, par contre, que les Allemands aient utilisé, sur le front de l’Est, des armes secrètes particulièrement meurtrières. Des témoignages le confirment, et on sait que les Nazis étaient technologiquement en avance sur les Alliés, qu’ils possédaient des engins spatiaux, des armes inédites etc.....(Ce n’est pas un hasard si les Alliés se sont arrachés les scientifiques Allemands dès la fin du conflit).

      Bref, 7 millions ? 10 millions ? 20 millions ?....Je pense qu’on ne le saura jamais....


  • #611305
    le 01/12/2013 par Boniface X
    Malheur aux vaincus

    Dans une lettre envoyée à sa femme en septembre 1944, Dwight David Eisenhower a lui-même reconnu l’extermination volontaire de 1,7 millions de soldats allemands. Mais ce chiffre est très inférieur à la réalité, car environ 3 millions de soldats allemands ont été fait périr par la maladie et la faim dans les terrains vagues sans abris entourés de barbelés appelés camps.
    http://whitehonor.com/white-power/r...

    On peut voir ici le nombre de morts dans les divers pays :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilan_...


  • #611356
    le 01/12/2013 par M
    Malheur aux vaincus

    Je ne peux qu’avoir que du respect pour les allemands ! Dans le monde arabes, se sont des gens très apprécier.

     

    • #612326
      le 01/12/2013 par MG 42
      Malheur aux vaincus

      Je ne peux qu’avoir que du respect pour les allemands ! Dans le monde arabes, se sont des gens très apprécier.



      un hotel restaurant en Tunisie il me semble s’appelle "le panzer "


  • #611360
    le 01/12/2013 par Bertrand DGD
    Malheur aux vaincus

    Pour ceux que ça intéresse :
    http://livre.fnac.com/a2508178/Norm...


  • #611426
    le 01/12/2013 par matrix le gaulois
    Malheur aux vaincus

    Je pose une question :

    D’après vous, est-ce que les allemands, quelque part, ne doivent-ils par leur salut à Georges S. Patton ?

    Patton avait encore des notions d’honneur et de décence, il avait de l’estime pour ses ennemis & il comptait même les rallier sitôt l’armistice signée pour repartir au combat contre les Russes cette fois. Il voyait les nazi comme des ennemis à vaincre, mais pas le maaaaaaal absolu qu’il faudrait pourchasser (il comptait conserver les fonctionnaires hitlériens aux manettes s’ils étaient efficaces, en vue d’éviter le chaos & de faciliter l’occupation). Il ne faut pas oublier que Patton s’était fait des inimitiés avec presque tous les autres hauts-officiers américains (dont Eisenhower), avec les militaires Britanniques (Montgommery), avec la presse, avec la communauté Inuit. Il parlait plusieurs langues étrangères, il avait du respect pour la France & notamment son armée, il aura fait une partie de ses classes en France (et le plus drôle c’est qu’il a écrit un mémoire sur les combats dans le bocage Normand ! Il sera écarté des opérations lors de la bataille de Normandie où tant de G.I. vont mourir dans cette "jungle normande"). Vu ce qu’il était capable d’écrire dans sa correspondance sur les populations vaincues & occupées par l’US Army, je doute que, lui, aurait été d’accord pour affamer des prisonnier de guerre ou pour disséminer un peuple tout entier.

     

    • #612488
      le 02/12/2013 par dudule
      Malheur aux vaincus

      Patton était un mec super, avec en plus un énorme chibre, ce qui rendait Eisenhower jaloux à crever... c’est pour ça qu’Ike a finit par le faire buter (film : "La cible étoilée" avec John Casavetes).


  • #611502
    le 01/12/2013 par aléthéia
    Malheur aux vaincus

    Les prisonniers de guerre Français (1,5 millions) étaient bien traités en Allemagne, qui appliquait la Convention de Genève : presque tous sont rentrés en France, "en bon état" . Ce ne sont pas les Français qui ont fait crever des dizaines de milliers de prisonniers allemands , ce sont les JUIFS qui avaient repris immédiatement tous les pouvoirs à la "Libération" .

     

    • #612329
      le 01/12/2013 par MG 42
      Malheur aux vaincus

      Les prisonniers de guerre Français (1,5 millions) étaient bien traités en Allemagne, qui appliquait la Convention de Genève : presque tous sont rentrés en France, "en bon état" .



      sauf dans l’usine souterraine de V2....


  • #611541
    le 01/12/2013 par TOTO
    Malheur aux vaincus

    Il nous faut vraiment , sortir de nos conditionnement scolaires ET LAVAGE DE CERVEAU en france.....
    A 52 ANS...comme pour l affaire de ouradour ou celle de notre championne nationale AUBRAC .. ou du mythe degaule....je relis tout, vérifie tout...et je vais de surprise en surprise TOUT OU BEAUCOUP EST A REAPPRENDRE....

    quand a ces enculés de yankees...qui de 45 a guatanamo TRAINENT LES AUTRES PAYS DEVANT LE TPI QU EUX SEUL AVEC ISRAEL et une poignee d irreductibles ne reconnaissent pas ! ! ! ....continuant les parodies et simulacre de justice nuremberg....
    c est du délire...

    FAUT ETRE CON POUR PAS COMPRENDRE ! ! ! ils finnissetb internationalement ce qui a été commencé avec les indiens chez eux...

     

    • #612492
      le 02/12/2013 par dudule
      Malheur aux vaincus

      Officiellemnt Aubrac (le mâle) s’est évadé ou fait évader 2 fois.... soit les postes de police et centre de détention allemand étaient des passoires et les gardiens des poivrots... soit ce mec (comme l’a dit plus tard Barbie, avait été retourné ... et a finit par balancer Jean Moulin... mort recemment ce faux cul notoire et qu avait pris le nom d’une race de vache ou de fromage, a faillit avoir des obsèque nationale.... (grand copain d’Ho Chi Minh... en plus).


    • #612493
      le 02/12/2013 par dudule
      Malheur aux vaincus

      Pauvre indiens... en "américain"camp de concentration se dit "réserve".


  • #611604
    le 01/12/2013 par awrassi
    Malheur aux vaincus

    Tout cela pour consolider le sionisme et la création d’un état juif !!!


  • #611611
    le 01/12/2013 par Hervé
    Malheur aux vaincus

    C’était le plan Morgenthau, qui soit-disant, n’a pas été appliqué...

    Hervé


  • #611769
    le 01/12/2013 par contre-clio
    Malheur aux vaincus

    Il faudrait créer une maison d’édition de " Contre-Histoire " qui serait à l’histoire officielle ce qu’est le contre-courant au courant principal, où des merdes comme Eisenhower serait remis à leur juste place, celle de la tinette .


  • #611890
    le 01/12/2013 par Docteur Prolo
    Malheur aux vaincus

    Le mot du President AS à ce sujet, juste 6 minutes...
    très intéressant car il relie toujourspassé et présent.

    http://www.dailymotion.com/video/x1...


  • #611994
    le 01/12/2013 par LEPAGE
    Malheur aux vaincus

    mon père fut témoin de tels camps dans l’ouest. L’Anglo-saxon n’a aucun respect de la vie. rappelons nous les pontons anglais où nos soldats croupissaient durant les guerres napoléoniennes. Les USA sur la tombe du peuple Indien, Le Nord a littéralement martyrisé les prisonniers sudistes durant la guerre de sécession. Eisenhower avait pour nom à l’origine Eisenhaur (Juif suédois) ; le plan Morgentau avait pour but de réduire la population allemande de 25%, de détruire l’Etat allemand en 5 entités sans rapport avec l’Histoire, et de n’en faire que des états à vocation agricole. C’était déjà dans l’air en 14/18 Churchill voulait faire disparaitre la puissance économique allemande.


  • #612463
    le 02/12/2013 par ZAÏS
    Malheur aux vaincus

    @jojo
    j’ai longtemps mordu ,moi-aussi à l’hameçon du verbiage gaulliste (@fethi ,moi aussi dorénavant gaulle et gaullisme s’écriront avec des minuscules). La fable de "la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf" ,finalement , s’est rappelée à mon souvenir grâce à D.Venner. Et çà a été salutaire.
    Vois-tu , jojo, gaulle n’a eu que son discours pour exister ,derrière aucune vertu.
    Vertu = force.
    a été sa force ,puisqu’elle a été toute d’emprunt (appuyée par le yankee et haineusement soutenue par "Sarah marmelade" : Mers-el-Kebir) ?
    a été sa magnanimité envers le vaincu (de surcroît Français : Pétain, Dentz,Pucheu et tous les autres) ?
    a été la gratitude envers ceux qui l’avaient fait roi : je dis l’armée (Salan, Jouhaud, Challe, Zeller)- je dis les pieds noirs-je dis les harkis ?
    a été le respect dû à son peuple qu’il s’est abaissé à le qualifier de "veaux" ? A telle enseigne que ce crachat nous est généreusement dispensé depuis lui, par notre élite (et tout les anti-France quelqu’ils soient) reconnaissante dés que les affaires tournent à l’aigre.
    est sa grandeur dans l’adversité quand il confie à Pompidou avant 58 qu’il préfère nous voir "crever" puisqu’on lui refuse le pouvoir ? (va voir les mémoires de Pompidou ;et ne vient pas me parler de complot !)

    Alors ,oui, parce que je ne veux pas crever sur ce radeau de la méduse je te redis ceci  :
    La libération doit-être dorénavant appelée Invasion des anglosaxons aidés par les collaborants gaullistes et l’épuration doit être appelée dorénavant seconde Terreur.

    Quant à 68 c’est son œuvre , à lui seul. Dix ans de pouvoirs à choyer ses pires ennemis en les enquillant dans : l’armée, la presse, l’éducation nationale, l’économie. Comment voulais-tu que cela finisse autrement ! Quand l’américain en a eu assez de ses palinodies , il s’est appuyé sur les créatures qu’il avait si fraternellement choyées dans son cœur. Et là malheureusement pour lui , plus de Paras comme bouclier. Seulement la tribu de Juda et ses collabos de la bourgeoisie de souche pour tirer la chasse.

    Je le dis sans haine, mais je le dis car je veux vivre Français .C’est hétérodoxe, tant pis.

    Pour moi et pour les miens (ma famille de sang ou de fraternité)


  • #612474
    le 02/12/2013 par Totem
    Malheur aux vaincus

    Mon père avait servi dans l armée française durant la seconde guerre mondiale dans un régiment de tirailleur algérien.il était gardien dans un camp de prisonnier après la libération à baden baden.il m avait raconter comment il s’était retrouver au trou après avoir donner du pain et du chocolat à des soldats allemand et comment ceux ci était volontairement affamés par les libérateurs.il avait était fait prisonnier par les allemand Durant la drôle de guerre et il ma dit que les allemands ne les avait jamais mal traiter et toujours bien nourris.et donc pour lui il était toute à fait normal de venir en aide à un homme qui vous demande a manger même ci ce dernier est un soldat ennemi il reste avant tout un homme .certe l’armée allemande a commis des atrocités,mais quel armée au monde peut se targuer de ne pas en avoir commise et d’être tout à fait morale mise a par l armée la plus morale du monde qu est tsahal bien sur !!quand même vaudrait pas oublié que l’armée israélienne est considérer par nos merdia comme l’armée la plus morale et exemplaire au service de l humanité(des juifs pas les goys faut pas déconner non plus on ne peut se permettre de considérer que les goys fassent partie de la même humanité que les juifs )attention à ne pas tous mélanger quand même !!!


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