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"Manifeste du philosophe-voyou" : entretien avec Olivier Saint-Vincent

Le philosophe-voyou est l’alliage de deux figures opposées, le philosophe pour l’abstrait, le voyou pour le sensible.

Son credo, le mal n’est pas mauvais, il permet même d’atteindre la vertu, est relayé dans ce pamphlet au style polémique et sincère, désireux d’introduire le combat dans la philosophie en même temps que la philosophie dans le monde de la cogne.

Suivi d’un dialogue avec Michel Onfray.

Retrouvez le Manifeste du philosophe-voyou sur Kontre Kulture :

Et aussi, sur le même sujet :

 



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53 Commentaires

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  • Excellent livre ! Dans la ligne d’Evola, une explication vulgarisée et moderne de ce que peut être "l’homme total" aujourd’hui.

    Un peu talmudique dans le côté tribal, et le "vive Lucifer porteur de lumière" de la dernière page peut être un peu inquiétant... mais à part ça un livre pertinent et clair qui gagne à être lu.


  • #248692

    Interview intéressante, par contre faire de l’argent, s’insérer dans la société comme impératif, ok, Mais le fait de chasser un individu de la société n’est-il pas précisément devenu un moyen de le "standardiser" ou de le réduire au silence sur certains sujets ? L’employé du tertiaire modèle n’est il pas dorénavant choisi par des RH communautaires ou non précisément sur critère de féminisation, d’androgynie, et de paradigme hyper restreint comme gage d’engagement complet à la tâche qui lui sera confié. Et si un job dans le tertiaire porte en soi une soumission, je peux assurer qu’il en de même dans toute profession libérale, où le biais communautaire, là encore peut vous détruire pour hérésie (Voir la pression sur certains médecins qui sortent de l’orthodoxie par exemple). Donc ok pour l’impétuosité de faire de l’argent, mais je suis l’exemple même du gar qui s’est fait chassé de sa voie pour avoir décelé, juste décelé l’ultra sionisme dans son milieu (médical)... Au delà d’un degré de lucidité sur le communautarisme, vous êtes tués socialement, quoique vous fassiez, quel que soit votre volonté de faire partie de la société, délesté du complexe absurde vis à vis de l’argent. D’ailleurs la communauté organisée est avant tout un accès à la puissance d’argent, ils y a aussi chez eux la volupté d’exercer sa puissance sur un être plus faible car isolé, totalement décomplexée. Quoique vous fassiez, quel que soit votre physique ou mental, les hyènes viennent à bout de l’éléphant. La réelle puissance communautaire est là. C’est pourquoi ce thème est si central à ER. Outre le pouvoir de faire l’argent privatisé par la FED, la résultante locale est votre immobilisation par la cohésion violente d’une communauté. Or je trouve que toute philosophie sérieuse devrait intégrer ce constat lucide. De faire du self défense n’aura jamais la puissance de neutralisation et de stimulation de la maîtrise du mensonge communautaire, de la dualité à grande échelle, que ce soit à l’échelle du pays, ou à l’échelle d’une soirée entre amis, ou du réseau professionnel. La physiologie de la philosophie : rien de nouveau sous le soleil. C’est une évidence, in corporel sano
    En fait ce propos se rapproche de la fascination légitime de Nietzsche pour la puissance décrassée de morale, "insouciant, moqueur, violent, ainsi nous veut la sagesse " du Zarathoustra... Par contre je suis tout à fait d’accord sur le côté profond de l’amitié que tisse le combat, la proximité que confère la virilité.

     

    • De faire du self défense n’aura jamais la puissance de neutralisation et de stimulation de la maîtrise du mensonge communautaire, de la dualité à grande échelle, que ce soit à l’échelle du pays, ou à l’échelle d’une soirée entre amis, ou du réseau professionnel...excellent !!


  • #248696

    J’invite les personnes qui lisent ce livre à lire aussi le chapitre intitulé "Où est-il le Sage ?" ( consacré à l’histoire de la philosophie selon Heidegger et selon l’un des plus grands philosophes espagnol et à la précieuse erreur de la philosophie ) du livre intitulé "La violence révélée", préfacée par René Girard, du juriste et théologien américain Gil Bailie.


  • Merci à E&R de nous avoir présenté cet auteur. Je suis pressé qu’il soit disponible sur Kontre Kulture.

     

  • On est loin de la méchouille botulisée ou de la "vraie nature du cuistre".
    Seule gêne, ce jeune homme déclare ne plus vivre en France (espagnol en fond) mais assure qu’il faut affronter le danger sans fuir...
    Néanmoins nul doute que l’éducation molle et droit de l’hommiste des enfants n’est pas destinée à leur permettre de se construire virilement. Combien de fois ai-je entendu des enseignants affirmer à des gosses agressés par des brutes que la violence n’était pas une réponse et combien de situations violentes dénoncées uniquement quand la violence déborde sur les enseignants.


  • Les freres saint vincent sont interessants,leur approche du combat" rustique",à l’ancienne est leur plus grand atout,c’est a dire la mise en condition du combat de rue,bien qu’aguerris au combat physique leur approche philosophique et leur pensées parfois teintées de cosmopolitanisme et d’une certaine peur de l’affirmation et de l’analyse du fait ethnique et de ce qu’il implique , me laisse sur ma faim


  • Discours séduisant et qui va en séduire pas mal. Mais à ceux qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir, le fonds de commerce est toujours le même : "le mal n’est pas mauvais" renvoie à un discours anti-évangélique, une philosophie qui veut revenir à un certain classicisme grec pré-socratique, la nostalgie de l’expulsion bien assumée. Le Bien est bon mais le Mal lui est indispensable, on ne sort toujours pas de cette condition. Très peu l’ont compris, mais le discours du Christ est de loin bien supérieur et beaucoup plus révolutionnaire que ce qui est proposé par ce monsieur. Ce monsieur parle d’ailleurs beaucoup de conversion, mais il est clair qu’il ne s’agit pas de conversion christique dans sa bouche. Il s’agit plutôt dans son discours d’une conversion à la ruse et à la force, ce qui le rend parfaitement "symétrique" aux élites qui prétendent nous gouverner. Un des commentateurs cite René Girard, je conseille la lecture de ces ouvrages. Girard fait partie des rares individus qui ont compris le message christique dans toutes ses dimensions. Par rapport à la compréhension de ce discours paru il y a plus de 2000 ans, les hommes d’aujourd’hui en sont aux premiers "balbutiements"...

     

    • Tout à fait d’accord !


    • Bravo ! Mais dans la merde dans laquelle nous sommes plongé Olivier Saint-Vincent propose une approche intéressante, moins hypocrite. Nous sommes dans un tel champ de ruine, dans un tel avachissement que son propos réveille et nous porte vers des horizons stimulants.
      La virilité est un thème complexe et beaucoup plus profond qu’on le pense, et quoi qu’on disent le Christ à perdu. Peut être parce que du physique il n’est resté que la souffrance et pas suffisamment le muscle.
      Mais bizarrement je rejoins complétement votre commentaire seulement parler du Christ à des châtrés mènera nulle part.


    • Je ne sais pas si j’ai des oreilles pour entendre et des yeux pour voir mais je pense que rejeter systématiquement la force corporelle pour l’opposer à une passivité bouddhique est une méconnaissance de la nature profonde de la création... Vouloir agir contre son ennemi n’est pas un mal... Jésus était le premier à utiliser sa force spirituelle contre le pharisaïsme, la cruauté romaine ou la bassesse des individus... Il a même chassé physiquement les marchands du Temple... Au lieu de dire qu’il est pareil que nos élites dit tout de suite que ce philosophe ne croit pas au Dieu chrétien c’est plus rapide...


  • Je me méfie, quant à moi, de tous ces discours où violence, virilité, volonté de puissance résonnent comme des aveux de faiblesse. Les plus grandes révolutions, lorsqu’elles sont justes, relèvent de l’infime. La force n’est qu’un moyen temporaire et insatisfaisant de parvenir à ses fins. Bref, c’est sans moi ; je me replonge dans Krishnamutri ;-)


  • Respect.

    Ça pousse à l’humilité. Merci les gars, ça fait du bien de voir des gens debouts sur Kontre Kulture.


  • Pas eu le temps de regarder la vidéo en entier, mais rien que le concept de "voyou", ça me hérisse. Voyou, c’est la même chose que racaille, et c’est pas un exemple à suivre.

    De toute façon, il suffit de lire le bouquin que ce type a pondu avec son frère sur le close-combat : c’est typiquement le genre de truc écrit par des mecs qui ne se sont jamais retrouvés seuls face à 15 racailles décidées à leur faire la peau. Des types qui vous expliquent sans rire qu’il faut frapper les avant-bras d’un gars qui se met en garde de boxe... no comment.


  • un hobby, un sport de combat élevé au rang d’une conduite philosophique...
    de même qu’il y a dix vertus propres au judo ? bon... soit... certains pensent aussi que le rugby est une "philosophie"... le surf en est une autre... l’alpinisme... la pêche... les échecs... le vélo... le hula-hop...
    "apprenons à nous battre" ... lui il enseigne un sport, de quoi il parle ? qu’il aille dans la légion, les farc, qu’il s’engage pour le prince Bandar ou chez Darkwater, se battre c’est pas faire le gugusse en survet, c’est toujours mettre sa violence au service de quelqu’un, contraint ou volontaire, se battre c’est pas de la philo, c’est le mal, c’est tuer pour enrichir quelqu’un et crever, ou alors j’ai rien compris à Céline.


  • il est exact que ceux avec qui je me suis "tarté"(et ceux ou durant une période j’étais en conflit ) durant ma jeunesse sont devenu des gens avec qui (une fois le combat éffectué) l’estime reciproque est restée intact .
    c’est assez "strange" mais mon expérience me l’a mainte fois démontré et je ne puis le nier.
    le refus de l’adversitée ne résoud rien tant que cette partie de nous méme (le guerrier ect) n’est pas respectée et il ne sert à rien de laisser pourrir des rancunes au fond de soi car cela gangréne le psychisme .
    son discour(la video ) me fait penser à la vision d’evola .
    car il y a beaucoup de gens qui n’ont jamais experimenté "la bagarre" et qui se fuient dans le "non agir" ... le probléme de ces simili "taoistes" est qu’ils font du tord à ce qui se rapprocherait de techniques martials tel l’aikido ,car leur "non agir" n’est que l’auto-blocage(l’ablation) de leur vitalitée ...
    d’ou souvent une grande confusion entre les notions de "controle" ou "maitrise".
    la 1ére partie sur les philosophes de salons ,et ceux qui ont experimentés puis commencés à "déduire" est tout simplement du bon sens.
    car ce qui est rebutant chez tous les bozos des salons tv est cette impression qui se dégage d’eux et de leur discours ,et qui murmure ="je suis un je veux étre" ...
    leur discour tient la route à la tv ,mais dans le quotidien c’est de l’ordre du cinema hollywoodien.
    aprés pas besoin de courir aprés la cruautée ,la violence ect... puisque celle ci surgira dans le quotidien (bus,metro,boulot ect) pour nous inviter à l’affronter tant qu’elle ne sera pas maitrisé... aprés peut étre, pourront nous aborder le non agir ect...
    mais sauter les étapes est un leurre ,une illusion entretenue par tout le cortége "newageu-cocooning" qui est une injure à l’humain ,car il s’illusionne dans la croyance qu’il est en évolution alors qu’il n’assume pas la partie animale qui le compose ....
    l’exemple type est l’abattage industriel et les expériences sur les animaux dont profitent ce type " de femelettes et de femmes mecs" = l’hyppocrisie théorisée et estampillée modernisme ect...


  • La précieuse erreur dissimulée dans le passé radical de la philosophie, c’est la victime.
    Les rivalités intellectuelles philosophiques fonctionnent de façon identiques aux rituels
    sacrifiels dans l’univers des religions primitives. Elles reproduisent en version stylisée la
    violence fondatrice. Toute philosophie ne peut exister qu’en accomplissant l’acte épouvantable de "réfuter" ( regarder l’étymologie de ce terme ) celle qui la précède.
    Reconnaissons que l’idée défectueuse, reconnue coupable d’être une erreur disparaît
    avec le nouveau courant intellectuel. En réfutant leurs prédécesseurs, les philosophes réitèrent, bien que de façon moins violente, le motif sacrificiel responsable de ce que la philosophie exècre plus que tout, l’ignorance de l’homme : ils font ce que le Christ reproche aux pharisiens qui s’acharnaient contre leurs pères parce qu’ils ont versé le sang des prophètes. L’ignorance qui résulte du motif sacrificiel n’est pas du tout de la stupidité.
    C’est la méconnaissance inconsciente du fait que toute conviction philosophique
    repose sur une expulsion rituelle. C’est la raison pour laquelle l’idée défectueuse que la philosophie s’efforce sans répit d’expulser est toujours simultanément détruite et préservée. Si l’ignorance que la philosophie s’efforce sans répit d’expulser se régénère dans l’acte d’expulser alors nous pouvons commencer à comprendre l’épuisement moral et intellectuel de la philosophie contemporaine qui a finit par se nier elle-même avec Derrida.

     

  • Entretien vraiment intéressent.


  • "The revolution is not a picnic" ( Yasser Arafat )


  • Dans le domaine de la pensée il n’ y a pas que les philosophes, les artistes aussi en produise. Et concernant le discours sur l’amour et la sexualité, laisser entendre qu’il est quasi inexistant parce que les philosophes s’en sont peu occupés en Europe est faux. C’est même l’inverse qui est vrai ! La civilisation européenne est certainement la plus bavarde de toutes sur ce sujet et ce depuis l’antiquité. Écrivains, poètes, peintres, sculpteurs, le Kamasutra à la puissance dix ! Nous avons même fini par inventer les sexologues...


  • Très intéressant et profond... "Aimez la paix comme le moyen de nouvelles guerres" disait Nietzsche et j’ajouterais qu’elles ne manquent pas les guerres à mener...


  • D’accord avec beaucoup de chose dans le propos...mais l’éloge de la cruauté... non mille fois non !!! c’est l’anti valeur d’un homme véritable...la force,la puissance,la victoire,oui oui et encore oui !!! La cruauté c’est le vice, la faute,la bêtise, ce qui nie ce que tu es...un être conscient de la nature humaine et du combat incessant qui en résulte mais qui garde ce petit delta d’objectivation du réel pour que le mal pour mal , la souffrance pour la souffrance, le plaisir du souffrir de l’autre pour son plaisir !!! Est la chute... ce qui ne dois pas être...

     

    • Force, puissance et pouvoir sans cruauté ? Douteux. Pensez ne serait-ce qu’à la façon dont l’Homme, pour parvenir au sommet de l’échelle et devenir le prédateur ultime, a dû traiter et traite encore toutes les autres espèces vivantes sur Terre. Et entres nous ce fût pareil même si la cruauté est moins présente aujourd’hui dans nos sociétés. C’est le grand avantage des sociétés actuelles.


  • "le mal n’est pas mauvais, il permet même d’atteindre la vertu"

    C’est bizarre que sur ce site on puisse lire ce genre de choses invraisemblables !

     

  • Après visionnage, mon mauvais pressentiment se confirme : on a à faire à un gloubi-boulga sans rigueur basé principalement sur une lecture très primaire de Nietzsche. Ce type est exactement ce qu’on peut appeler un sale petit fasciste : culte péteux de la force et de la violence, dont sa seule expérience est apparemment une salle de sport. Tout son propos sur le "dialogue avec la mort" est totalement ridicule. On ne risque pas la mort dans une salle de sport. On risque la mort quand un camé vous met une lame de 20 cm sous le nez pour vous soutirer 1 euro, ou quand 15 racailles se tirent la bourre pour vous coller des coup de pieds dans la tête une fois que vous êtes au sol.

    Bref, tout ce discours creux n’est que de la frime. La fascination pour la violence et pour la force brute est justement la marque des gens qui se complaisent dans les idées et qui n’affrontent jamais le réel. C’est des types du genre BHL qui appellent sans cesse à la guerre, pas des gens comme feu le général Bigeard.

    Je trouve dommage que E&R cautionne ce genre de bêtises. La mise en application de tels discours, c’est justement tout ce que E&R réprouve, c’est exactement ce que fait l’armée israëlienne, ou encore les américains au proche-orient : volonté de puissance à plein régime et violence comme mode de relation principal.

    Pour ceux qui lisent l’anglais et qui souhaitent avoir l’opinion d’un type dont la violence est le métier, je conseille le livre "Meditation on violence" de Rory Miller. Le type est "correction officer" (gardien de prison) aux USA depuis 20 ans, il connaît son sujet et n’a pas besoin d’arguments pseudo-philosophiques pour étayer ses positions.

     

    • @Anonyme,

      Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi.
      Je pense que tu as raison sur la fascination de la violence physique...C’est d’ailleurs ça à mon avis qui fait la faiblesse de sa pensée, parce que c’est plus compliqué que ça.
      Je crois qu’on fait bien plus l’expérience de la violence quand on la subit que quand on l’inflige. Et lui comme tu dis, il n’en a pas fait beaucoup l’expérience, ça se voit, cela se ressent...Il connaît peut-être la violence physique un peu, mais cela ne représente qu’une toute petite partie des formes que peut prendre la Violence !

      On attendait un peu qu’il dise : "Ce qui est fort doit être juste et ce qui est juste doit être fort" mais sa réflexion se limite effectivement à une philosophie de la volonté de puissance...
      Cela amène à valider toutes les stratégies les plus perverses et les plus sophistiquées...
      Quiconque cherche seulement la puissance, je lui conseille d’apprendre à manipuler, mentir, tricher, assassiner, empoisonner, je lui conseille de devenir riche pour soudoyer, corrompre et faire faire le sale boulot à des tiers...

      Là où je ne suis pas d’accord avec toi anonyme, c’est que j’ai trouvé l’individu très froid, psychiquement plutôt cruel et insensible...Je trouve positif qu’il ait réussi à sublimer ses mauvais penchants dans quelque chose de concrêt qui ne nuisent à personne.
      Ce n’est pas par hasard qu’il a utilisé le mot voyou, et le mot cruauté. La cruauté cela vient de cruel qui signifie "aimer voir souffrir"...
      Après même si c’est confus, il parle de la castration de l’homme moderne qui est devenu un mort-vivant devant sa télé et à son travail. Ce qui est assez central dans son discours c’est la nécessité "du passage à l’acte", quelque soit un peu notre philosophie...Je trouve que c’est assez positif comme discours d’inciter les gens à essayer de reprendre le contrôle d’eux-mêmes et d’arrêter d’être les spectateurs de leur propre vie.

      Enfin voilà l’aspect positif que j’interprête...mais bon je peux me tromper.


  • Il semble qu’Olivier Saint Vincent n’ait jamais cultivé un lopin de terre ni élevé le moindre bestiaux dans un objectif d’autonomie, sinon il n’affirmerait pas que cela est facile. Si ce mode de vie était une chose aisée et une forme de fuite vers la facilité il y aurait beaucoup plus de gens qui tenteraient de mener cette vie prétendument facile. Le mec qui mouille sa chemise pour vivre en homme libre ne fuit pas mais affronte le réel dans ce qu’il a de plus concret ! Quand on s’attelle à la tâche de produire annuellement les quelques centaines de kilos d’aliments nécessaire au fonctionnement de sa carcasse on prend pleinement conscience que la bouffe ne pousse pas par génération spontanée toutes les nuits dans les rayons des supermarchés. En fait les gens dont il fait probablement allusion sont ces intellectuels pseudos subversifs vivant de rentes diverses et variés et n’ayant jamais travaillé physiquement de leur vie ni n’ayant jamais pris le risque de rentrer dans le lard de qui que ce soit d’influent et dangereux. Le genre de mec vivant dans leur tour d’ivoire grassement nourri et payé par le labeur des autres.
    Mis à part ce mauvais choix d’exemple le fond du discours d’Olivier Saint Vincent semble pertinent et digne d’intérêt.

     

    • Moi je crois qu’il parle de cela de façon allégorique !

      Il fait référence à l’image classique du philosophe reclu dans sa montagne ou sa caverne, à méditer loin de tout en regardant le paysage... il casse cette image en disant que pour lui la vraie philosophie ce n’est pas cela, et je trouve qu’il a tout à fait raison.

      Le philosophe qui part s’isoler du monde pour pouvoir mieux philosopher sur le monde (vache et champ de blé ou non), c’est paradoxal.

      A partir du moment où l’autonomie alimentaire fait partie de la philosophie de la personne et que celle-ci reste en même temps dans la société, là c’est tout autre chose, seulement je ne pense pas qu’il en parlait en ce sens.


  • Je suis d’accord avec de nombreux commentaires, l’éloge de la violence quand on ne la connaît pas, me parait toujours suspecte... On ne combat pas dans un salon ... ! Le niveau philosophique quant à lui ne dépasse pas le niveau Terminale et les références sont fort élémentaires... Enfin, c’est quoi ce concours de baffe ou de tête à claque qui nous est distribué par l’instructeur sur son élève ? C’est du close combat ?? Ridicule !! Philosophe-voyou ou Picaro... Le narrateur me semble a des années-lumières de son discours avec sa coupe BHL jeune et son maillot de Polo "espana" et il est loin de toute incarnation rebelle et de tout combat véritable... Les pieds dans la merde, les yeux dans la Réalité... Prétendre que vivre en autarcie à la campagne est une fuite facile confine au ridicule. D’ailleurs le grand guerrier-voyou, même s’il maîtrise certaines techniques, me semble plus proche du bourgeois-bohéme que du philosophe-voyou qui le fait fantasmer : qu’est-ce qu’il est allé fouttre en nouvelle angleterre ??? Le paradis des planqué, lol ! En fait comme souvent chez les littéraires, il semble ressembler au paradigme auquel il s’oppose, s’appuyant sur son statut de chef-instructeur, il croit pouvoir donner des petites baffes philosophiques sur le parquet verni de ses bonnes ou mauvaises intentions... personnellement je lui éviterais de balayer Lao-Tseu de trop prés, il risquerait de lui mettre un grand coup de Bambou métaphysique !


  • Les forts n’ont pas besoin d’exercer la violence,ils la suggèrent suffisamment pour éviter de s’en servir.
    En écoutant ce "philosophe-voyou" tel qu’il se définit lui-même ,j’ai immédiatement eu à l’esprit un dialogue du film Un taxi pour Tobrouk ou Maurice Biraud parlant à Charles Aznavour dit :
    "Je crois, docteur, que l’homme de Néanderthal est en train de nous le mettre dans l’os. Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche."


  • Olivier Saint Vincent est un ex militaire instructeur de close combat, ceci explique peut etre cela...

     

    • Je ne crois pas qu’il soit ancien militaire, il n’en a pas du tout le style. De plus, né en 1980, si j’en crois wikipédia, il fond un syndicat professionnel de storyboarder en 2001, soit à l’âge de 21 ans. ça lui laisse 3 ans pour être militaire, de 17 à 21 ans, tout en apprenant un métier artistique... Il a peut-être été militaire par la suite, mais vu son activité d’auteur, j’en doute beaucoup.


  • Ce livre s’inscrit dans une vieille tradition asiatique, bien plus que Grec. L’artiste martial Bruce Lee était licencié en philosophie et auteur d’un livre de philosophie "Tao du Jeet Kune Do" qui était fondé, notamment, sur l’épistémologie relativiste du philosophe indien Jiddu Krishnamurti.

    Source : le documentaire "Bruce Lee : l’épopée du dragon"


  • une défense du nietzschéisme à la onfray, quasi nihiliste, et de la volonté de puissance abstraite et estéthique... qui nous renvoie bien loin du soral appuyé sur clouscard, marx et la lutte des classes réelle et concrète.


  • La plupart des commentaires malheureusement et comme généralement ne sont que le fruit d’une inculture crasse. Vous pouvez suivre les propos de Olivier Saint-Vincent en podcast car il offre nombre de ses cours depuis Boston gratuitement sur la toile et vous comprendrez, peut-être, la genèse de son concept. Vous êtes à mille lieux de sa connaissance de la pensée antique qu’il étudie et remet en pratique à sa juste place aujourd’hui. Mais vous pouvez toujours vous délecter des misérables vidéos pour guerriers du net que vous êtes. Et pour les autres commencez par étudier le véritable du sens "vertu". Finalement le traiter de "petit fascite" n’est que l’aveux définitif d’une faiblesse intellectuelle abyssale.

     

    • Tout à fait d’accord avec toi : toute pensée construite et complexe ne peut se résumer vraiment fidèlement en une demi heure, on ne peut que se contenter de donner des pistes et de faire dans la globalité. De ce fait, c’est très librement interprétable par qui entend tout de façon terre à terre et sans aucune subtilité.


    • Ah excuse nous Monsieur, c’est notre côté catho de juger l’arbre à ses fruits. Ne disent-ils pas "vive Lucifer" à la fin de leur livre ?
      Exilé à Boston donc... hum hum... CQFD. Dégage.

      J’espère (pas pour moi) qu’ER penchera pas trop de ce côté. On a trop vu les conséquences (groupusculaires) de païens adorateurs de "300".


    • Confondre, comme le fait Olivier Saint Vincent, dialectique et rhétorique (à 9:20), c’est faire de bien peu de rigueur en matière de philosophie. Je lui conseille de lire le Gorgias de Platon. Mais ça doit être une faiblesse intellectuelle abyssale et une inculture crasse de ma part de connaître un minimum les textes pour parler de philosophie antique.

      Et au fait, un mec qui porte une veste de treillis en jouant au sergent instructeur alors qu’il n’est pas militaire, quand j’étais au 1er RCP, on appelait ça un mytho.

      Bref, ne te fais pas hypnotiser par ce genre de type. Et si la vertu t’intéresse, commence par lire le Ménon de Platon. Et rappelle-toi d’un chose : la violence, c’est bien quand on trouve des faibles sur qui l’exercer. Quand on se retrouve à la subir, c’est tout de suite moins sympa.


    • Soeren tu as l’air assez content de toi. j’ai lu ce livre, ayant été très séduit par le titre, je ne vois rien de subversif et pas de grande leçon à en tirer. Olivier Saint-Vincent est un philosophe à la petite semaine. Le livre n’est pas plus passionnant que ses cours en ligne ou que les vidéos où l’on voit des amateurs faire des randoris dans une pièce en parquet. Tout cela reste assez théâtral et complaisant. Quant à la pensée antique, cher Soeren, je doute que vous soyez en mesure d’évaluer en quoi elle est contextualisée et conceptualisée dans l’ouvrage d’Olivier Saint-Vincent.


  • On nous ferait pas du Fight Club par hasard ?


  • Brillante personne, et merci d’ailleurs à l’intervieweur pour ses questions et réflexions très pertinentes.

    Je relève néanmoins 2 petits "bémols" et/ou paradoxes...

    - apprendre à son enfant à infliger la douleur et à faire preuve de cruauté : je ne vois pas bien ce qu’il entend par là, s’il dit ça de façon non-allégorique je ne suis pas du tout d’accord. J’avoue regretter que mon enfant ne pratique aucun sport de combat ou art martial (suis jamais parvenu à le convaincre :-) ) néanmoins ça ne me viendrait pas à l’idée de lui apprendre le fait d’être cruel et d’infliger la douleur. L’esprit du combat ce n’est pas cela, c’est l’idée de se maitriser, de se défendre en cas d’attaque, et au niveau de la compétition de mettre son adversaire K.O., et non pas de lui infliger les attaques les plus vicieuses ou douloureuses (mais les plus efficaces).

    - Olivier dit d’une part qu’il faut suivre ses idéaux via des actes sans craindre de se faire traiter de nazi... et d’autre part que lui ne craint pas cela car 1-il vit hors de France et 2-il a des amis de toute nationalités.
    Là pour le coup, il se contredit par rapport à ce qu’il avait dit avant. Si on reste toujours loin des lobbys qui vous traiteraient de nazi à tout va, on est un peu comme le philosophe inactif qui part vivre à la campagne avec sa vache et son champ.
    Et sinon, qu’il ait des amis de toute nationalité ne change rien. Dieudo a sans doute passé beaucoup plus de temps avec un juif dans sa vie que vous et moi, ça n’empêche en rien qu’aujourd’hui on le traite d’antisémite à tout va. Je crois qu’on devrait arrêter avec cet éternel argument "j’ai des amis ceci" ou "j’ai des amis cela", car au fond ça sous-entend que si tu n’as pas d’amis gays tu es un homophobe potentiel, si tu n’as pas d’ami juif tu es... etc etc.

    CECI DIT je le trouve dans l’ensemble vraiment brillant, et serais d’ailleurs intéressé de savoir s’il donne toujours des cours de close-combat.

    P.S. : pour tout dire je ne rejoins pas le résumé de cette page : "le mal n’est pas mauvais et permet d’atteindre la vertu", je ne trouve pas que c’est ce qu’Olivier dit. Le mal c’est le mal, même si bien sûr le pêché permet d’évoluer et de se rendre compte de ses erreurs, mais là ce n’est pas le sujet.


  • Un peu limité comme réflexion à mon humble avis. De plus, Olivier Saint Vincent n’a sans doute pas suffisamment étudié les écrits taoïstes et bouddhistes où l’on parle de non agir, mais pas dans le sens qu’il croit. Le non agir oriental n’a rien à voir avec le fait de ne rien faire et de laisser passer, sinon d’agir sans intention, sans ressentiment ou sans impulsivité négative. En agissant de cette façon, on est dans le véritable "non agir" au sens taoïste du terme. La violence fait partie de la vie, mais à mon avis on a nul besoin de la rechercher en soi ou de pratiquer un sport de combat pour la ressentir, elle est préente dans les conflits et au sein de la société de tous les jours. Bref, comme quoi, on ne peut pas être d’accord avec tous les auteurs qui publient sur contre culture, et heureusement du reste...


  • Je trouve l exercice avec les gifles assez dangereux facile de se niquer un doigt. Idem avec sa clé j ai cru qu il allait le casser le coude.

    sinon j ai pas accroche sur l interview


  • le nouveau philosophe... me fait peur !
    ce qui est le plus important pour lui semble etre le pouvoir.
    Il pense qu’on est plus proche de quelqu’un quand on lui a fait du mal qu’autrement... ayant fait des sports de combat j’avoue etre tres surpris de cette facon de penser, n’ayant jamais ressenti de plus a martyriser qui que ce soit. De plus cela s’accorde tout a fait avec les divers rituels maconniques...

    Si j’ai bien compris ses propos, cet homme est tout a fait conforme a la pensee maconnique, le mal est necessaire pour bien se connaitre, le pouvoir est bien, etc. Il a bien commence...valeurs, denociation des la "philosophie" actuelle, mais fait tres peur dans ses conclusions.... on se croirait a la tele !

    Il me faudra lire son livre afin de mieux cerner ce personnage...


  • Je respectai onfray, mais je l ai disqualifié lors de sa dernière prestation dans zemmour et naulleau.

    Il parlait de Chavez en mal , car disait il : "il soutien Ahmadinejad qui a dit qu il voulait rayer l’Israël de la carte"

    Il m à vraiment déçu , il est OUT maintenant pour moi, le père Onfray


  • Je ne suis ni voyou , ni philosophe, juste un militaire(commando) à la retraite. Mon vécu aurait tendance à me faire dire tout de même que l’emploi de la violence entre individus découle toujours d’un malentendu, d’une pulsion ou de la volonté de faire le mal, tant au niveau des acteurs que des organisateurs. Dès lors que l’on se bat physiquement on peut clairement dire qu’il y a une certaine déconnexion cérébrales (cerveau sur off pour laisser les instincts primaires reprendre le dessus)des participants, j’exagère un peu mais bon...
    Quoiqu’il en soit dans une confrontation entre 2 individus on retrouve toujours les même cas de figures qui sont :
    - le désaccord = absence de philosophie de l’un des 2 partis ou les 2, MAIS IL Y A DUALITÉ entre le philosophe et l’imposteur voyou.
    - l’envie de se battre, pour de bonnes ou mauvaises raisons ; mais même dans ces cas on constatera que si l’on attaque pour les bonnes raisons, nous sommes les philosophes et les autres les voyons. Et vice et versa.
    Tout ça pour dire que j’ai du mal à voir un réel sens derrière ce jeu de mot insinuant d’ailleurs la cruauté.
    Pourquoi avons nous inventé le langage si ce n’est pour nous se comprendre les uns les autres et arrêter de nous battre ?
    Si combat il doit y avoir alors celui ci doit être contre soi même , en quête de vérité, spiritualité et de bien être,en quête d’un langage commun et universel et ce combat est autant physique qu’intellectuel mais je ne vois pas où est le voyou dans tout ça. Alors oui si on veut jouer sur les mots par rapport à la situation actuelle je le concède.
    Dans un monde ou les valeurs sont inversées et où le mot voyou aurait pour but de désigner une personne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui reste fière afin de montrer l’exemple aux siens ok, mais j’aurais tendance à appeler ce type de personnes des rebelles ou des hommes tout simplement.
    Y a quoi de philosophique dans le fait de savoir se battre pour se défendre physiquement ? N’importe quel enfant de maternel s’en rend compte à la première récréation.
    Bref de mon point de vue le mot Voyou est mal choisit à part si il revendique clairement son coté cruel dans son concept. Peut être que le but est de nous vendre que les fighters peuvent être philosophe, oui cela va de soit , une fois qu’on a retiré les gars bien sur :p Et la on en reviens à Jésus :p


  • "Chez Platon on est en plein délire parce qu’on est dans le mythe"
    À mes yeux, une telle phrase discrédite totalement l’ambition intellectuelle et "philosophique" de ce monsieur. Comment peut-on prétendre parler de philosophie en ayant une idée aussi pauvre de ce que c’est qu’un mythe et de la pensée de Platon ? On peut à bon droit se demander s’il en lu une seule ligne.
    En entendant ce jugement sur Platon, je me suis dit que son auteur n’aurait certainement rien de bien intéressant et profond à proposer. L’audition de la suite de son discours, d’ailleurs très bien analysée et critiquée dans certains des commentaires, a confirmé cette prédiction.
    "Voyou" ? C’est possible (bien qu’il semble plus théoricien que praticien de la chose...)
    "Philosophe" ? Euh...


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