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Mgr Aillet : "Avortement : le débat est-il permis ?"

L’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron communique

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. » (Pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde)

Alors que le gouvernement amorce de nouvelles mesures pour faciliter l’accès à l’avortement, nous appelons de nos vœux que ce débat, trop longtemps ostracisé, caricaturé, voire interdit, soit ouvert à nouveau. Parce qu’il engage l’avenir de notre pays dans une logique que le pape François appelle la « culture du déchet  », ce combat assumé et mené par la classe politique doit être interrogé honnêtement, sans devenir un tabou social dont même les dérives ne peuvent être soumises à la critique.

 

Il est en effet surprenant de constater la vigueur avec laquelle le gouvernement engage de nombreux moyens pour faire taire – non seulement le délai de réflexion légal pour les femmes – mais la réflexion autour de l’avortement elle-même, à grand renfort de campagnes médiatiques et aux frais du contribuable.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient souvent trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes » fréquemment instrumentalisé. Il est tout autant regrettable de constater que la violence des propos dont on accuse régulièrement les défenseurs de la vie n’est que la pâle expression de la violence – occultée mais bien réelle et physique – vécue par les enfants à naître et leur mère à l’occasion d’un acte d’avortement. Violence létale pour les premiers, et conséquences souvent dramatiques pour les secondes dont les issues psychologiques voire physiques ne sont malheureusement pas assez prises en considération.

« Le droit à disposer de son corps », dont la ministre de la santé madame Marisol Touraine a fait état à l’occasion de ses vœux du 25 janvier dernier, ne suffit plus pour justifier cette politique mortifère. Il est acquis pour la science et le bon sens que l’enfant dans le ventre de sa mère est l’hôte de ce corps dont il ne partage pas le code génétique, dès ses premiers instants de vie. À ce titre, ce même droit à disposer de son corps doit pouvoir lui être accordé avec d’autant plus de rigueur qu’il est le plus faible et le plus petit d’entre nous. À l’heure où le monde et notre pays sont marqués par des drames terribles, quelle société peut prétendre faire l’impasse sur la défense des plus faibles et des plus fragiles d’entre les siens ?

Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. À la suite du pape François qui disait à l’occasion de ses vœux au Corps diplomatique en 2014 : « la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur », nous appelons au droit à la vie pour tous, de la conception à la mort naturelle. Et au droit à l’avis.

« Et je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? […] Car l’enfant est le plus beau présent de Dieu à une famille, à un pays et au monde entier. Dieu vous bénisse ! » (Mère Teresa, Discours à Oslo lors de la remise de son Prix Nobel)

 

 

Monseigneur Aillet revient sur ce tweet qui a suscité la polémique :

 

Le bras de fer entre le gouvernement et l’Église, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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34 Commentaires

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  • Je n’ai pas d’avis sur cette question m’y intéressant depuis peu, mais c’est remarquable que ce sujet est instrumentalisé.

    Cet homme doit se justifier (de la même façon que Dieudonné) sur son tweet parce que d’autres ont fait des raccourcis abjects... C’est tout simplement incroyable cette mauvaise foi de la part des politiques.

    Je suis d’accord avec le thème de la violence de cette pratique de l’IVG, violence qui effectivement nous déshumanise.

     

    • Oui, et comme toujours on ne nous demande pas notre avis, ce qui n’est pas vraiment démocratique...........

      Je rappelle qu’à chaque fois que Marisol Touraine a été interpellée par les citoyens de telle ou telle asso., elle n’a jamais répondue, malgré qu’elle dise chez Bourdin qu’elle est à l’écoute, blablabla......

      Et je rappelle aussi pour enfoncer le clou, qu’elle est bien la première responsable de la fermeture du service du Dr. Delépine à l’hôpital de Garches, qui traitait les enfants atteints du cancer, sans se soucier de ce qu’ils allaient devenir ensuite....

      Bref, vous devinez ce que je peux penser de cette femme, par contre je suis entièrement d’accord avec Mgr. Aillet, et j’encourage tous les croyants à souligner plutôt deux fois qu’une, toutes les contradictions qu’on peut relever dans cette politique émante d’un soi-disan parti socialiste, qui en plus d’être finalement libéral, est anti-social voire inhumain à tout point de vue !


  • #1386065

    Mon dieu, ça fait du bien de lire une parole nette, sur ce sujet, de la part... d’un évêque. Parce que ces derniers temps, l’Eglise soumise à la pensée LGBT et pro-immigrationniste, ça commençait à bien faire ! La culture de mort propagée par le féminisme est un fléau. Au passage, une pensée pour les hommes confrontés à l’avortement le jour ou il découvrent que leur compagne n’a pas envie de s’emmerder avec un gosse... Pour ceux-là, je n’ai jamais entendu une parole de soutien, de compassion. Leur souffrance ? Elle n’existe pas. Messieurs, un conseil... Si vous passez par là... Dégagez la drôlesse. Surtout si en plus de vous imposer son "choix", elle en rajoute avec des "mon corps m’appartient", "on a pas les moyens" etc.


  • Il fût un temps où l’Eglise était un obstacle au progrès mais maintenant c’est l’inverse, l’Eglise est garante du progrès...c’est dire à quel point notre société est malade... une société où l’individualisme capricieux, typique des esprits pervertis par la société marchande, prime sur la vie.

     

    • @Prodome
      L’Eglise n’a jamais été un obstacle au progrès, c’est là la propagande antichrétienne qui accuse l’Eglise de tous les maux (ingérence dans le politique, obstacle à la connaissance, etc...) et qui donne à plein dans l’inversion accusatoire !
      Exemple : on dit que la République a inventé l’école gratuite obligatoire => faux, l’école communale existait depuis bien plus longtemps, et les prêtres se chargeaient de l’instruction.
      La religion s’immisce dans les affaires séculières => faux, ce sont les juges laïques qui n’ont cessé de faire pression pour mettre le clergé à leurs bottes (cf. par exemple la conférence de Marion Sigaut sur l’affaire du Chevalier de La Barre)
      Et enfin, petite citation de Voltaire : "Il est à propos que le peuple soit guidé et non pas qu’il soit instruit, il n’est pas digne de l’être !" (lettre à M. Damilaville, 19 mars 1766)


    • Je ne veux pas polémiquer là-dessus, connaissant bien la propagande républicaine... mais on ne peut pas nier que l’Eglise, en tant que garante de la morale, a parfois jugé bon de condamner ce qui s’opposait aux écritures saintes(affaire Galilée)
      Et puis en France l’anticléricalisme est une part importante de notre culture, même pour les croyants...à ne pas confondre avec l’anticatholicisme primaire de la république qui en a fait une lutte politique à grands renforts de propagande, pour nous inculquer une morale plus que douteuse...malheureusement.


  • Bonsoir,
    Aujourd’hui, nous ne sommes plus à l’ère de la production (multipliez vous).
    Nous sommes à l’ère du bien être et de la liberté (de la femme).
    Un enfant, quand je veux et le nombre que je veux.
    Un enfant qui n’est pas voulu est un handicapé de l’épanouissement de lui-même.
    Un amas de cellules (humaines) vivantes, n’est pas un être humain vivant.
    Les spermatozoïdes sont aussi du vivant issus de l’humain.

     

    • #1386226

      Bonsoir,

      Aujourd’hui, nous ne sommes plus à l’ère de la production (multipliez vous). > faux, le vivant sera éternellement à l’ère de la production, sauf à être mort, car c’est le propre de la vie que de se multiplier.

      Nous sommes à l’ère du bien être et de la liberté (de la femme). > vrai, l’illusoire liberté de la femme d’être une salope revendiquée.

      Un enfant, quand je veux et le nombre que je veux. > faux, seulement en période de fécondité, et seulement dans les limites de cette fécondité.

      Un enfant qui n’est pas voulu est un handicapé de l’épanouissement de lui-même. > vrai, mais pour tout enfant, mieux vaut être handicapé de l’épanouissement de soi-même que d’être mort.

      Un amas de cellules (humaines) vivantes, n’est pas un être humain vivant. > faux, car même à l’état larvaire, c’est déjà un être humain vivant, qui a tout le potentiel pour devenir adulte, sauf à le tuer avant.

      Les spermatozoïdes sont aussi du vivant issus de l’humain. > vrai, mais un spermatozoïde seul n’est pas un être humain, tout comme un ovule seul n’est pas un être humain, il faut obligatoirement la réunion des deux pour former un être humain.


  • Ah mais ça commence à bien faire, plus le droit d’achetrer des armes, plus le droit de pousser ma moto a fond... alors si en plus je peux même plus me buter un nourrisson, je change de pays... peut être pour l’allemagne, ou il semble que l on sache encore s’amuser les nuits de réveillon...


  • #1386080
    le 31/01/2016 par Махсуд Махкамов
    Mgr Aillet : "Avortement : le débat est-il permis ?"

    Contrairement aux crétins de la droite "forte" (contre l’avortement et pour la peine de mort) et aux gros gauchistes mal dégrossis (pour l’avortement et contre la peine de mort), je suis contre l’avortement et contre la peine de mort. Comme Chavez.

    Je suis aussi militant des droits de l’enfant. Ado, j’étais fâché d’avoir un statut d’enfant, je revendiquais une pré-majorité ; je refusais que les enfants, en droit napoléonien, aient statut d’animaux et les animaux statut d’objets ; logiquement, je me révoltais donc à l’idée que l’embryon ait statut de bout de viande.

    J’ai toujours pensé comme ça, depuis mes 14 ans ; c’est inclassable dans le système débile droite-gauche. J’étais souvent seul et les crétins formatés osaient me traiter d’ "incohérent". Depuis E&R, j’ai enfin trouvé un courant politique me convenant.

     

    • #1386358

      Ca tombe bien, droite/gauche n’ont plus aucun sens aujourd’hui tellement ils ont été dévoyés. Et de toute façon il faudra bientôt supprimer la notion de parti politique qui est une énième arnaque car la politique ca n’est pas un match de foot avec une équipe qui gagne (réflexe conditionné pour les moutons de se ranger dans un "camp") mais la nécessité de débatre sans parti-pris sur chaque sujet séparément :-)
      A la lecture de l’histoire politique des décennies précédentes, on peut bien se rendre compte que le "clivage" des parti politiques a été contre-productif. Une belle saloperie en somme... Oubliez "droite/gauche" et défendez vos idées !!!


    • Les deux courants que vous synthétisez n’ont rien à voir avec la gauche ou la droite. Il s’agit simplement de différencier et de hiérarchiser. Les uns estiment que l’avortement, qui est le meurtre volontaire et assumé d’un innocent, est un crime (de masse) tandis que la peine de mort est la rétribution judiciaire d’un criminel dont le crime est jugé égal à sa vie ; avec, du point de vue religieux, une meilleur chance de rachat (si repentance).
      L’autre courant décide simplement d’inverser cette hiérarchie, par sentimentalité pour les coupables (toujours sources de fascination, de projection, dans un monde pécheur) et indifférence pour les innocents (un côté invisible, "pas vendeur").
      Le premier est droit, le second est gauche. C’est étymologique, vous n’y pouvez rien. La vérité inhérente à ces concepts suffit à dire ce qui est crétin et ce qui ne l’est pas.

      De votre côté vous adoptez une troisième posture (grosso modo : la mort pour personne), qui elle, se rapproche de la seconde (le cynisme en moins) mais avec un côté indifférencié sans intérêt, et peu profond.

      Nulle Loi ne peut prétendre régenter la vie et avoir pouvoir sur la vie si elle ne peut donner la mort. C’est l’alpha de la loi, une sorte d’étalon-or qui permet de garder une lecture et une gestion à mesure humaine. Une Justice qui s’interdit de donner la mort (c’est à dire de quantifier la faute relativement à la vie humaine, et donc, négativement, à la mort) ne peut que sombrer dans un numéraire de plus en plus abstrait, spéculatif. En supprimant la mort, vous aboutissez à un système bien plus délirant de l’idée de faute et de rétribution, comme par exemple le concept de peine (c’est à dire de dette) éternelle, jusque-là dévolu au peuple déicide, et que nous avons vu se déployer depuis la SHOAH (inversion accusatoire : chutzpah mon pote !), commençant même à se systématiser à tous les avatars de souffrance. Alors que la mort, au moins, admet une fin (une dette payée).

      Que vous le vouliez ou non, la suppression de la peine de mort est l’outil majeur du totalitarisme judiciaire qui s’est mis en place, et a évolué monstrueusement vers une sorte de banque de la souffrance. La souffrance ! cette idée vague, indéfinie et même infinie qui peut facilement tout tirer vers son infini, y compris la quantification des peines. Ce problème est bien plus vaste et bien plus profond qu’on ne le croit (mais il faut avoir l’âme religieuse pour le percevoir).


  • Bonjour, alors je vais me permettre d’anticiper les argument des pro avortement :
    je vis et travail en Pologne depuis 16eme mois, je n’ai jamais entendu parler d’avortement raté ou de faiseuses d’anges (la parole de Simone de Beauvoir n’engage que ceux qui y croivent !). La contre partie, les jeunes se marient plus et font des enfant plus tôt.qu’en France.
    A ceux qui en doutent, venez vous installer en Pologne, en Irlande et/ou à Malte, et faite vous votre propre opinion.
    A tout les pro avortement, essayez de vous déconnecter de se qu’on vous a appris à l’école , ou de se qu’on vous dit à la télé

     

    • Vous etes sacrement naif !!
      Toutes les personnes qui travaillent dans le secteur de la sante le savent, les avortement sont quasiment au meme taux que dans les pays qui le legalise (environ 80000 en pologne) mais ils se font au noir ... dans un marche florissant pour des profiteurs sans scrupules.


    • #1386344
      le 01/02/2016 par Lemaitredeguerre
      Mgr Aillet : "Avortement : le débat est-il permis ?"

      Et pourtant ça a bien existé. La tante de mon meilleur ami est décédée dans les années 60 suite à un avortement clandestin qui a mal tourné. Bien sûr ça ne s’est pas crié sur les toits...


  • La loi Veil est de 1975, le décret sur le regroupement familial est de 1976 : quelle coïncidence ! 200 000 avortements par an "compensés" par l’entrée de 200 000 immigrés par an .


  • #1386110

    " Il est interdit de vouloir pérenniser la race Blanche , n’importe quels immigrés lui sont préférable ".

     

    • Rien n’empêche l’homme blanc comme vous dites de se reproduire à ce que je sache, l’immigré ne met pas son veto à ce que je sache, le choix de la liberté sexuelle et aussi le choix qu’à fait un bon nombre de blanc (selon vos propos) non, alors à l’homme blanc "comme vous dites" de se prendre en main, de s’épanouir en couple et d’avoir des enfants, le problème vient essentiellement du choix de chacun. Au lieu d’inculquer aux enfants le choix de la pilule et liberté sexuelle orientez vos enfants vers le mariage, les enfants, le choix appartient à chacun vous êtes aussi libre dans ce sens.


  • #1386173

    Il va falloir enfin que les femmes qui ont subi ou/et se sont fait avorté parlent enfin. Et les hommes bien sûr ! Réveillez-vous ! Vous êtes les gardiens extérieur, pour nous protéger et nous les gardiennes de l’intérieur.

    Je vous recommande le livre " Une Saison pour guérir" de Freed et Salazar aux éditions Béatitudes. Sa lecture m’a redonner espoir sans avoir la foi.


  • #1386180

    Ne pourrait on pas avoir une position modérée, et dire qu’il est souhaitable de pouvoir procéder à un avortement dans les meilleures conditions sanitaires, et ce quel que soit le niveau social, mais que l’avortement est un acte grave, qui doit être considéré comme tel, et donc envisagé comme un ultime recours.
    Notez au passage le choix de cet acronyme "IVG", qui "fait " moderne, High tech, aseptisé, et au final, anodin.
    Il suffit d’avoir vu une échographie 3D à 10 ou 11 semaines pour savoir que l’enfant a déjà, à ce stade, des attitudes qui lui sont propres, un visage identifiable, les traits de ses parents, ou de ses grands parents.
    Je pense que l’avortement doit être possible, c’est déjà le cas, mais qu’il est toujours un drame, et jamais un acte médical simple.

     

    • @ De la Contrie
      Vous êtes donc un avorteur (ou avorteuse) "modéré" (e) Que c’est beau ! Vous pouvez en parler dans les salons mondains, vous serez admiré(e). Assassiner un bébé en disant que c’est un tas de cellules ou assassiner un bébé en disant que c’est un acte grave, je ne sais pas laquelle de ces 2 attitudes est la plus hypocrite.


  • #1386198

    Les avortements à outrance encouragés, sont encore une fois le fruit de l’idéologie mondialiste.


  • #1386285

    J’ai beau respecter le message de l’Eglise,celui "de la vie à tout prix " ne passe pas quand une femme est violée :
    Saccagée en tout,je vois mal comment on peut se ramener avec un tel discours.
    Car l’espérance des uns n’est pas celle des autres
    Des accidents,malheureusement,ça arrive aussi.
    A ceux qui ont LA réponse et surtout les moyens de subvenir aux besoins de cet être potentiel à venir,qu’ils assument dans ce cas.
    Il est des décisions qui ne sont pas si faciles à prendre...
    Salutations

     

    • Bien sûr que les femmes ayant été violées ont légitimement le droit à l’avortement.
      Le problème est quantitatif.
      En effet, le nombre d’avortements est énorme en France. 200 000 ivg, cela représente 1/4 des naissances. De plus, 1/3 des femmes ont recours à l’avortement, la polémique et l’intolérable se situe à ce niveau là.
      C’est bien la logique consumériste qui guide ces femmes. L’IVG est le miroir de cette société de consommation dans laquelle nous vivons.
      On veut, on achète, on ne veut plus, on jette.
      L’avortement est aujourd’hui devenu un confort, un outil qui se plie aux plaisirs des consommatrices.
      Dire non à l’avortement, c’est dire non au libéralisme.


    • Bonjour,
      Si je te disais que j’ai été adopté il y a 25 ans, et que ma mère biologique a probablement été violée ; me dirais-tu qu’il aurait été préférable pour l’humanité, ma mère et moi que je fit aspiré ?


    • Voici la réponse :
      Le viol : ben, arsenal pénal plus répressif, plus de patrouille de policier, études universitaire sur le comportement du délinquant... trop cher pour nos dirigeants...
      Pas de moyen financier : ben, c’est la faute du système capitaliste simplement, penser à une meilleur gestion des ressources, voir suppression de l’argent... c’est possible mais ça demanderait trop d’effort pour nous autre égoïste et individualiste...
      Les parents de la fille n’en veulent pas : ben, mettre fin à ce conservatisme social délirant et accepter l’enfant comme membre de la famille à part entière, dans une tradition toute chrétienne.

      Les solution alternative à l’avortement existent... mais l’être humain est peut être trop paresseux pour y penser...

      Salutation,


    • 1/2
      Sans vouloir "banaliser" le viol, sa hiérarchie dans les crimes n’a pas toujours été celle qu’il occupe aujourd’hui, puisque c’était l’odre social, celui du Père, qui était protégé plus que tout.
      Plusieurs facteurs faisaient qu’une femme pouvait se trouver en situation de non consentement (devoir conjugal, prostitution de toutes sortes, droit de cuissage...) sans parler de la nature-même de son être (une femme n’a pas besoin de bander, et bien que porteuse de l’enfant, la reproduction de l’espèce dépend avant tout de la libido de l’homme, de la "survie" de son désir) aussi on évitait d’ouvrir la boite de pandore.
      J’essaie juste de remettre un peu en perspective. Je pense que l’horreur autour du viol, comme toutes les causes de "violence faite aux femmes" sans être totalement surjouée, semble un jouet tombé entre les mains d’hystériques pathologiques qui ont du corps et de sa propriété un regard très contemporain. Je ne remets pas en cause l’importance d’un concept comme la violabilité, mais simplement je n’ai pas confiance en les personnes qui monopolisent le traitement de cette question. Il en va de même pour la question antiraciste, où l’argument de dignité un peu emphatique (de la part de gens qui se comportent généralement comme des cochons) rend les choses assez inaudibles.

      En d’autres mots, nos ancêtres supportaient mieux la chose, et n’en faisait pas tout un foin. Quelles raisons à cela ? une éducation différente autour du corps, qui rendait les attaques contre lui moins "douloureuses" (immunité de l’âme...) ? une survivance du concept de guerre et de la possession sexuelle comme trophée ? une sauvagerie assumée par accoutumance à l’horreur ? ou bien au contraire un sens profond du bien sacré (supérieur à soi-même), une réelle priorité donnée à la vie (lorsque le viol est fécond) ? une préférence allant au secret plutôt qu’à la transparence, pour le bien-être social et familial ?
      ou peut-être, plus simplement, une attention plus directe envers ce qui est, c’est à dire le caractère violable du corps féminin (pour les raisons physiologiques expliquées plus haut) et donc ne s’appartenant pas (d’où la possession masculine).

      Le viol est ô combien une aventure pénible, et il n’est pas à prendre à la légère, mais je ne laisserais pas son traitement entre les mains des victimes, pas plus que je ne laisserais la question des prisons aux prisonniers, aussi pénible que soit cet état.


    • 2/2

      Dans une société droite et cohérente (non idéologique), le viol étant un crime qui courbe (opprime) la femme dans le sens de sa nature, il ne peut être mis au même niveau que la sodomie par exemple, qui est "contre-nature".

      Cette hiérarchie dans le crime est absolument inintelligible pour un homme de notre temps. Mais elle a le mérité de rappeler l’inversion totale que nous vivons aujourd’hui.
      Encore une fois je ne méprise pas la souffrance personnelle due au viol, je met en cause simplement la manière dont cette souffrance est utilisée (parmi bien d’autres) à des fins de chaos et de domination généralisée, sans pour autant améliorer la conditions des victimes (moins de viols, moins de souffrance, moins de dépression en notre temps ?)

      Cette capitalisation de la souffrance (la sienne ou celle des autres) à des fins de domination n’est pas un projet chrétien.. je vous laisse deviner d’où ça peut venir...


    • #1386418

      Re bonjour

      - Blej59 : aller dire à une femme violée que dire" non à l’avortement" ,c’est dire"non au libéralisme" va certainement l’aider...
      Quant au problème de quantité avec derrière cela une banalisation de l’acte,c’est pour moi autre chose:c’est bien la preuve d’un manque d’éducation et de prévention.Et là,oui,c’est grave.

      - Anonyme:Ma mère est le fruit d’un viol alcoolisé.J’ignore si,avec le recul,il eût été préférable qu’elle fusse aspirée car je n’ai pas réponse au sens des tragédies de chacun.
      A 70 ans,le non désir est toujours ancré en elle.
      Chacun sa croix

      Salutations


    • Bonjour.
      @Untel dit : "Le viol est ô combien une aventure pénible, et il n’est pas à prendre à la légère, mais je ne laisserais pas son traitement entre les mains des victimes, pas plus que je ne laisserais la question des prisons aux prisonniers, aussi pénible que soit cet état."

      Mettre sur le même plan une victime de viol, et quelqu’un se trouvant en prison pour un crime (peut être un viol d’ailleurs), il faut vraiment le faire…
      Poussons le bouchon un tout petit peu plus loin et a plus rien à envier à l’islamisme radical quant à la question de la femme.
      Pourquoi pas le test de virginité ?

      Personnellement, l’interdiction de l’avortement : Non.
      La banalisation à outrance de l’avortement : Non.

      Une grossesse non désirée n’a pas besoin d’un viol. Un accident technique (préservatif qui craque par exemple, ou la pilule qui a une faillite), et voilà. Faut-il pour autant avorter ? Non. Mais parfois c’est mieux pour tout le monde. Rien n’empêche de faire un gamin quand le moment est mieux choisi (Ce qui est quand même la première raison de ne pas en vouloir).
      Un acte sexuel n’est pas lucide, c’est un besoin physiologique. Faire un enfant est un acte lucide. On fait attention, on prend des précautions, mais il peut arriver un accident.

      Les féministes hystériques font un mal terrible au combat originel du féminisme...


  • Ces traitements IVG sont quasiment comparables à ce qu’on fait subir aux vaches qui mettent bas dans les fermes pendant les vêlages.
    Sinon l’acronyme IVG, le "V" c’est pour "Volontaire" ?

     

  • Merci à Alain Soral de se faire l’un des trop rares relais médiatiques de l’Eglise Catholique !


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