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Nouveau tir de missile nord-coréen : le Conseil de sécurité convoqué

À quand des sanctions contre les États-Unis pour leurs exercices militaires ?

Une semaine après le tir d’un missile de portée intermédiaire Hwasong-12, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a procédé à un nouveau tir de missile balistique, également de portée moyenne, le 21 mai 2017. Lancé depuis la province du Pyongan du Sud, l’engin a parcouru environ 500 kilomètres. A la demande des États-Unis, de la République de Corée (du Sud) et du Japon, le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira le 23 mai 2017.

Si la RPD de Corée n’a pas procédé cette année à un essai nucléaire (il y en avait eu deux en 2016), ni au lancement (annoncé et attendu) d’un missile balistique intercontinental, la fréquence de ses tirs de missile de moyenne portée (celui auquel elle a procédé le 21 mai 2017 était le dixième de l’année) indique une volonté de ne rien céder, alors que Washington – par la voix du secrétaire d’État Rex Tillerson – venait d’annoncer cette semaine que les États-Unis n’entendent pas procéder à un changement de régime en Corée du Nord, tout en soulignant qu’une guerre dans la péninsule aurait des conséquences catastrophiques.

L’entourage du Président Trump, alors en déplacement à Riyad, a minimisé le tir de missile du 21 mai, en observant que sa portée était inférieure à celle du missile Hwasong-2 lancé une semaine plus tôt. Néanmoins, le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira (à la demande de Washington, de Séoul et de Tokyo) dès mardi – de nouvelles sanctions n’étant pas exclues, à condition de trouver un terrain d’entente avec Pékin.

Les protestations de Tokyo et de Séoul sont cependant différentes, l’une et l’autre capitales soulignant l’occasion manquée par Pyongyang de renouer le dialogue, notamment après l’élection en Corée du Sud de Moon Jae-in, favorable au dialogue intercoréen. Mais si, au contraire, Pyongyang ne multipliait pas les initiatives pour renouer le dialogue, en position de force ? Les Nord-Coréens peuvent par ailleurs tirer argument de la très forte intensité des exercices militaires américano/sud-coréens en cours : tant que ceux-ci n’auront pas pris fin, il est pour le moins improbable que les tensions reculent autour de la péninsule. L’objectif actuel est de maîtriser l’escalade.

Si la Corée du Sud peut se sentir non prise en considération par les tirs de missile balistique à répétition de Pyongyang (celui du 21 mai était le deuxième depuis l’investiture du Président Moon Jae-in), la Corée du Nord considère cependant que sa sécurité dépend d’un dialogue direct avec Washington, recherché de manière constante par Pyongyang – suivant un schéma dans lequel la RPDC réduit la République de Corée et le Japon au rang de supplétifs des États-Unis.

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2 Commentaires

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  • "alors que Washington – par la voix du secrétaire d’État Rex Tillerson – venait d’annoncer cette semaine que les États-Unis n’entendent pas procéder à un changement de régime en Corée du Nord".

    La pseudo première démocratie du monde qui décide comme bon lui semble de changer ou pas le régime d’un pays. La seule chose messieurs les yankees, c’est que vous savez très bien que ce sera bien moins facile qu’en Irak ou en Libye, voire impossible. N’est-ce pas, bande de blaireaux ?