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Nouvelle entourloupe socialiste : la titrisation des crédits aux PME

Contrairement à ce qui est avancé par François Hollande, la titrisation des crédits aux PME, par le biais de la Banque publique d’investissement (BPI France), n’est en aucun cas une aide aux PME, puisque ces crédits ont déjà été octroyés par définition. C’est au contraire une aide dissimulée aux banquiers et à leurs actionnaires.

En effet, grâce à ce tour de passe-passe, les besoins de recapitalisation des banques françaises viennent de s’évanouir comme par enchantement, puisqu’elles ont le droit de sortir de leurs bilans des risques sur lesquels elles continueront néanmoins à toucher une rémunération par les marges dégagées grâce aux taux pratiqués sur ces crédits.

Les actionnaires de ces mêmes banques auraient dû être appelés pour des recapitalisations urgentes et de nouveaux besoins en fonds propres. En fait, ils ne subiront aucune pression, puisque, par le biais de cette titrisation, le transfert de risques se fait sur le contribuable et sur l’État français. Et ces transferts vont préserver leurs dividendes.

C’est l’application du TARP américain [1] à la France, grâce à un tour de magie et à une sémantique adaptés, par un Président, dont l’ennemi était peut-être jadis (il y a deux ans et demi) la Finance, mais qui aujourd’hui sert les intérêts des actionnaires privés des banques françaises, au détriment de l’intérêt général des Français. Il suffit de regarder la composition et les lieux de détention de l’actionnariat des banques cotées au CAC 40 pour comprendre quels seront les intérêts les premiers servis .

Marie-Caroline Porteu

Notes

[1] Le Troubled Asset Relief Program (TARP) est le nom initialement donné au plan Paulson. Malgré le montant en jeu, le document ne comptait que trois pages. Pour que le plan soit accepté par le Congrès des États-Unis, il a fallu modifier substantiellement le document : il comptait environ 110 pages au moment de son acception (wikipedia, français).

Voir aussi, sur E&R :

Sur le socialisme libéral, chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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11 Commentaires

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  • Marie-Caroline, merci pour cette analyse.


  • J’ai pas compris cette manœuvre qui, apparemment, risque de nous retomber sur le coin de la tronche, quelqu’un pourrait m’expliquer comment fonctionne ce processus ? D’avance merci.

     

    • si j’ai bien compris : si les entreprises n’arrivent pas à rembourser les banquiers alors l’Etat, qui a acheté ces créances, remboursera les banquiers avec de l’argent public. Et hop, encore aux sans-dents de payer les banquiers. Faut bien que ces derniers se rattrapent, à cause des taux d’emprunts négatifs décidés par la BCE (c’est l’emprunté qui paye pour faire des prêts, si j’ai bien compris ça également)


    • A ce que j’ai pigé, c’est censé augmenter les crédits aux PME en diminuant le risque porté par les banques dans leur fonds (où est leur fonction alors ?). On crée des paniers garnis d’actions diversifiées pour y fondre des crédits découpés => titrisation. On balance ça sur le marché de sorte que les banques externalisent le plus ces risques. Et le commun des pigeons non avertis les achètera dans leur contrats financiers . De même, l’état samaritain "assurera" à hauteur de 50000€ les crédits de trésorerie des PME.



      « Le BPI organisera le rachat de crédits que les banques ont faits aux PME en offrant sa garantie »




      200% bénéf pour les banques puisque je cherche encore les contreparties ! La crise des subprimes (cds) était une forme de titrisation sur des produits à très haut risque qu’on appelle synthétiques. Notre approche ici plus light que les CDS se développe aussi en Europe par la commission Juncker. A ce titre, allez voir ce que c’est, comment ils reprennent certaines des idées des opposants à leur sauce après avoir mis le chaos.


    • La BPI rachète des prêts aux entreprises détenus par les Banques, les banques sortent de leur bilan le risque du crédit et en même temps évitent d’avoir à augmenter en conséquence leur fonds propres en vertu des normes de Bâle 3. En cas de défaut sur les crédits aux entreprises c’est la BPI donc l’Etat donc le contribuable qui paye la facture. Mais la BCE fait exactement la même chose en rachetant des ABS aux banques européennes ce qui leur apportent de la liquidité qu’elles peuvent ensuite placer sur les marchés financiers plus rentable mais aussi risqué... sauf que la BCE a le privilège absolut de créer de la monnaie centrale en quantité illimité (avant c’était l’Etat) ! ce qui est drôle c’est que tout le monde manque d’argent alors qu’il ne coûte rien à créer mais il nous est loué très cher... monde injuste


    • #968486
      le 17/09/2014 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Nouvelle entourloupe socialiste : la titrisation des crédits aux (...)

      @ Guillaume

      En fait, le procédé qui vous est décrit est sans importance. Ce qu’il faut comprendre c’est que nous en sommes maintenant à la phase ultime de concentration des richesses et qui passe par une dépossession et une spoliation totale des goyim. L’Empire va d’abord "lessiver" toute l’épargne des particuliers tout en menant une politique fiscale elle aussi spoliatrice. Vous constaterez bientôt que même ceux qui n’ont aucune dette mais possèdent encore leur propre toit ou leurs moyens de production vont devoir payer des impôts iniques qui tenteront de les en priver. En parallèle, nos "élus" continueront d’occuper les cerveaux ramollis des gentils en créant des crises sociétales (mariage LGBT, enseignement de la pédophilie, promotion et chasse aux barbus...) pour dévier leurs colères et cliver un peu plus encore la société.
      Mais au fait, quelle était la pression fiscale au Moyen-Age ? Vous savez cette époque sombre où la population était esclave des puissants ? 30 % des revenus ? Et aujourd’hui, maintenant que nous sommes libres et en démocrassie ? Plus de 80 % en réalité au cumul de tout ce qui nous est pris en tant que producteurs salariés ou employeurs de type PME. A votre avis, pour les rentiers apatrides et oisifs, c’est combien ? Devinez ! Quant vous les voyez s’offusquer et se tirer ailleurs quand ils sont à 50 % d’un revenu indécent et inutile alors que le goy en est à 80 % sur son minimum vital, il y a tout de même un indice, merde quand même !


    • Mince c’est pire que ce que j’imaginais, en fait c’est le rapprochement avec les CDS (que j’avais creusé à l’époque) qui a rétablit la connexion (grâce à vous). En fait le poids de ces titres pourris avait entraîné la chute de banques, fonds de pensions, assurances et autres à cause de cette pseudo "garantie contre le défaut de paiement" (CDS) et là vous me dîtes que c’est l’état qui va assurer à lui seul cette garantie ?
      En fait on se prépare à un suicide collectif si les entreprises ferment les unes après les autres ce qui, par les temps qui courent, est une option tout à fait envisageable. Et nous, pauvres pommes, serions l’issue de secours de ce système financier défaillant dont plus personne ne fait confiance .... bah merde alors, j’ai bon là ?
      Merci à vous pour vos explications, merci à E&R. Je vais me faire un café, faut que je réfléchisse...


  • C’est parti pour une "crise des subprimes" à la Française, comme en 2007, c’est ce que va entrainer la titrisation de prets pourris . Puisqu’ils seront titrisés, le nombre de prets va exploser, jusqu’à ce que ça nous pètent à la gueule .


  • Dans 5 ou 6 ans les médias feront leurs choux gras du "Crack des crédits aux PME" en en faisant porter la responsabilité sur Valls (quand une connerie est faite c’est toujours la faute d’un "goy") et sur les petits entrepreneurs "qui se sont gavés de crédits trop facilement obtenus"... "La leçon de la crise des subprimes n’a donc pas été retenues..." etc...


  • Sortez le clown !


  • Ne vous inquiétez pas, bpi ne garantit pas n’importe quoi, et prend aussi sa com au passage. C’est bien le seul dispositif public qui ne coûte rien au contribuable, au contraire il rapporte...