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Octrois de nationalité dans l’Union européenne : la France en deuxième position

Selon un rapport publié aujourd’hui par l’office statistique de l’Union européenne, Eurostat, près de 22 000 Algériens ont acquis en 2010 la nationalité française. Ainsi, l’Algérie occupe la deuxième place du classement des pays dont des ressortissants ont accédé à la nationalité française, avec 15% du nombre global qui s’élève à 143 000 personnes.

En tête de ce classement figure le Maroc avec 19% du total. La Tunisie, quant à elle, vient en troisième position avec près de 6%, talonnée par la Turquie (5,9%). Douze États de l’UE ont accordé moins d’une nationalité pour 1 000 habitants, la moyenne européenne étant de 1,6 octroi pour 1 000 habitants.

La France est au-dessus de la moyenne avec 2,2 octrois de nationalité pour 1 000 habitants. Les principaux groupes ayant acquis la nationalité d’un État membre de l’UE étaient constitués de citoyens du Maroc (67 000 personnes), de Turquie (49 900), d’Équateur (45 200), d’Inde (34 700) et de Colombie (27 500). En tout, 810 500 personnes ont acquis la nationalité d’un État membre l’UE.

Les octrois de nationalité ont été les plus nombreux au Royaume-Uni (195 000 personnes), en France (143 000), en Espagne (124 000) et en Allemagne (105 000). Ensemble, ces États membres ont représenté 70% de toutes les nationalités octroyées dans l’UE27. Par rapport à 2009, le nombre d’acquisitions a augmenté de 4%, principalement en raison d’une hausse du nombre de nationalités octroyées par l’Espagne. En 2010, les nouveaux citoyens de l’UE étaient principalement originaires d’Afrique (29% du total des acquisitions de nationalité), d’Asie (23%), de pays européens hors UE27 (19%), d’Amérique du Nord et du Sud (19%), d’autres États membres de l’UE27 (9%) et d’Océanie (1%).

Le gouvernement français a annoncé récemment sa volonté de faciliter les procédures pour l’acquisition de la nationalité. Désormais, tout émigré séjournant sans discontinuité depuis au minimum cinq ans en France et détenteur d’un CDD peut faire valoir son droit à la nationalité française. Dans une étude de 2008, Bernard Godard et Sylvie Taussig estiment à plus de 1,5 million le nombre d’Algériens de nationalité ou d’origine résidant en France.

Sonia B.

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4 Commentaires

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  • L’oligarchie n’a pas de préférence affirmée sur l’origine de l’immigration hormis qu’elle soit nombreuse, variée et de ce fait, des plus destructrice d’identité et de cohésion sociale. Pour organiser une lutte efficace contre les véritables fauteurs de guerre et de pauvreté, le lien entre les communautés, leurs fonctionnements, leurs revendications et leurs oppositions, n’a guère de chance d’aboutir. L’atomisation des peuples présentant la plus forte progression sociale n’a pas été laissée au hasard.

     

    • « L’oligarchie n’a pas de préférence affirmée sur l’origine de l’immigration hormis qu’elle soit nombreuse, variée et de ce fait, des plus destructrice d’identité et de cohésion sociale ». Donc elle a bien une préférence... : qu’elle soit extra-continentale, de religion différente, de couleur de peau différente et de culture différente.

      Avouons que si les immigrés arabo-musulmans étaient en fait des européens blancs, de racines chrétiennes, ça ne serait pas la même chose. On aurait toujours l’argument économique mais sociétalement il y aurait beaucoup moins de souci et de protestations (aujourd’hui tous les fils d’immigrés espagnoles, italiens etc sont indifférenciables des français dit de souche (qui sont de toute façon de plus en plus rare et quasi impossible a repérer à part en fouillant dans des archives administratives ou s’ils connaissent eux-même leur arbre généalogique sur pleins de générations).


    • @heizen
      Le nombre fait la différence, l’immigration intra-européenne déjà organisée par le grand patronat fin du XIX éme siècle pour faire pression sur les salaires , conjointement au fait que des Français devaient s’expatrier pour survivre, n’a rien de comparable au flot ininterrompu depuis 40 ans et qui s’accélère, ne donnant que peu de chance aux deux parties, immigrés et peuple d’accueil, de pouvoir se rejoindre.
      Immigration massive et continue associée à des campagnes récurrentes de dénigrement et de repentance. Nous avons à faire à une guerre contre le peuple qui ne date pas d’hier, et dont l’immigration est une des armes. Mais nombre de ces immigrés récents sont tout à fait conscients du rôle que l’oligarchie leur a fait jouer, leur rôle est capital pour éviter l’éclatement du pays.


  • comme disait Orwell dans 1984, les races n’ont plus aucune importance, ce qui compte c’est l’adhesion au systeme.