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Olivier Delamarche : "La BCE continuera sa logique de dette, jusqu’à ce que mort s’en suive"

Face à face entre Olivier Delamarche, associé-gérant chez Platinium Gestion, et Pierre Sabatier, président de Prime View. Émission Intégrale Placements, du lundi 5 décembre 2016, sur BFM Business.

 

Référendum italien : quels impacts sur les marchés ?

 

Qu’attendre de la BCE après les résultats du référendum en Italie ?

 

Comprendre l’économie mondialisée, avec Kontre Kulture :

Olivier Delamarche, sur E&R :

 



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5 Commentaires

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  • Dans le titre, je crois que c’est "s’ensuive", en un seul mot.


  • Avec peu oû pas dz croissance, des taux nuls, les seuls vrais gagnants sont les banques (un commerce de taux) et les états, dépendants à la dette et toujours en déficit à mesure que cette situation paupérise, puisqu’il n’y a pas d’espérance de croissance/de gain en dehors d’économiser les coûts à l’extérieur.
    Quand ca s’arrête ? - Ca dure depuis 10 ans -, pas avant un incident.

     

  • Une excellente émission pour bien comprendre les rouages de l’économie actuelle.. Delamarche et Sabatier sont tous deux très honnêtes et pédagogiques dans leur exposé, ce qui nous aide à mieux nous préparer à un effondrement inéluctable, même s’il reste difficile à situer dans le temps..Mais dans un monde qui fonctionne sur le mensonge et l’illusion il faut bien s’attendre à ce que la Vérité s’impose avec fracas tôt ou tard.. ce qui est certain c’est que ce moment se rapproche aussi vite que la dette grossit..


  • La question sous-jacente au référendum italien portait sur le bail-in des banques italiennes qui est réclamé par Bruxelles dans le cadre de son plan de sauvetage des banques italiennes. Ces dernières se sont livrées à une cavalerie incroyable de la dette en octroyant des prêts en contrepartie de l’achat d’actions ou de produits financiers par leurs clients. L’Etat demande aujourd’hui aux banques de se recapitaliser en obligeant leurs clients à vendre leurs actions à perte, du fait que les banques ont octroyé des prêts alors qu’elles connaissaient l’insolvabilité de leurs clientèle. C’est 44% des actifs de prêts qui son actuellement en défaut au bilan des banques. La "croissance" a été achetée grâce à l’argent fourni par les banques commerciales avec la garantie de la BCE, prêteur de dernier ressort, notamment sous la forme de crédits octroyés aux municipalités et aux entreprises (notamment les grandes entreprises de Lombardie). Draghi a d’abord refusé de se prêter au petit jeu du refinancement par la banque centrale avant de céder finalement aux injonctions de l’Etat italien qui refusait de renflouer les banques avec de l’argent public. Après que des milliards de créance se furent retrouvés au bilan de la BCE dans le cadre des QE, des bad banks ont été créés pour éponger le reste mais elles manquent d’argent public pour racheter les prêts en défaut avant de les refiler aux investisseurs par voie de titrisation. Les fonds d Qatar se font tirer eux aussi l’oreille pour racheter des actifs dépréciés dans un marché pourtant à la recherche de hauts rendements. D’où la nécessité de mettre à contribution les épargnants en les obligeant à vendre leurs produits financiers. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase en provoquant la colère des Italiens qui avaient fait confiance à l’Europe et à l’Etat pour garantir la solvabilité des banques. Ni la Ligue du Nord ni le parti cinq Etoiles ne proposent de solutions de rechange, à part taxer le musée du Vatican sur ses recettes. Face à un tel vide de propositions, l’Italie se retrouve suspendue comme jamais aux lèvres de Mario Draghi supplié de racheter encore plus de dettes italiennes, au grand dam des Allemands. Avec la troisième dette mondiale, l’Italie joue sa survie économique en s’en remettant aux conseils des banques américaines aporteuses de liquidités pour financer les tranches de titrisation senior restant au bilan des banques, le temps que Mario fasse un nouvel effort lorsque les taux auront remonté.