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Olivier Faure (PS) pose deux conditions à Mélenchon : l’Europe et l’abandon du populisme

Depuis la perquisition subie à son domicile, Jean-Luc Mélenchon n’est plus que l’ombre de lui-même. Terminé le tribun véhément déguisé en Staline, le leader de La France insoumise ressemble de plus en plus à ce qu’il a toujours été : un petit sénateur franc-maçon de banlieue parisienne, un fonctionnaire mitterrandiste et rocardien...

 

Mis sous pression par Macron d’un côté et le réseau sioniste de l’autre, le cracheur de feu Mélenchon accumule les renoncements et les défections ces derniers temps : départs de Guénolé et Kuzmanovic, perte de contrôle du Média au profit de la clique de Gérard Miller et surtout inaudibilité de LFi en période de contestation sociale et populaire. S’il avait réellement osé se lever face aux réseaux oligarchiques qui massacrent la France, Jean-Luc Mélenchon aurait embrassé sur les deux joues la tentation populiste et radicale autour de laquelle il tourne depuis des années. Mais voilà, le petit sénateur franc-maçon de banlieue parisienne n’est qu’un petit sénateur franc-maçon de banlieue parisienne et il ne franchira probablement jamais la limite, préférant se rêver un destin plutôt que de l’accomplir.

En difficulté dans les sondages, le soi-disant insoumis a récemment appelé dans Libération à la création d’une « fédération populaire » :

« Si l’élection [européenne] nous en donne la force, nous assumerons de nouveau notre responsabilité. Nous proposerons de nouveau une fédération populaire à construire dans les élections suivantes et dans les mouvements écologiques et sociaux ».

Une déclaration accueillie avec bonheur par les tenants de l’union des gauches progressistes, notamment le premier secrétaire du PS Olivier Faure désormais rangé derrière le socialo-écolo-atlantiste Raphaël Glucksmann :

« C’est une nouvelle que j’ai accueillie avec plutôt bienveillance, c’est la première fois que Jean-Luc Mélenchon considère qu’il n’est pas celui qui va remplacer l’ensemble des forces progressistes et forces de gauche dans ce pays, donc c’est une évolution positive. »

Le Franco-Vietnamien Faure a tout de suite tenu à rappeler clairement à Mélenchon les termes du contrat en posant deux conditions : « l’Europe et l’abandon du populisme ».

« Très bien Jean-Luc, si tu veux que nous nous retrouvions, il y a deux conditions : l’Europe et l’abandon du populisme. »

Faure-Mélenchon-Glucksmann : le trio (perdant) de la gauche républicaine de demain ?

 

***

Bonus sur Olivier Faure :

« Mon grand-père paternel partageait les idées d’extrême droite, celles de Charles Maurras. Il a très mal vécu le fait que son fils épouse une petite Jaune aux cheveux noirs. Du côté de ma mère, au Viêt Nam, on ne peut pas dire non plus qu’ils étaient très ouverts . »

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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24 Commentaires

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  • Ce qui me choque, c’est de quelle manière Olivier Faure parle de ses aïeux, es-ce le métissage dont il est issu qui le rend si acerbe à leur égard...


  • Mélenchon n’a toujours été qu’un rabatteur. Ici, on a affaire à deux pendus en sursis qui se soutiennent l’un l’autre avec un grand trou noir sous leurs pieds. Paix à leurs âmes.
    Le système pensait que Mélenchon jouerait le rôle d’opposant numéro un, croyant le FN dans les choux. Première faute. Pendant que Mélenchon s’agitait et vociférait, Marine faisait profil bas et restait relativement neutre vis-à-vis des Gilets jaunes. Une attitude loin d’être idiote politiquement parlant car rassurante pour les classes moyennes-supérieures et conservatrices. La première règle pour gagner le pouvoir est de rassembler, ce qui ne veut pas forcément dire, se coucher, mais donner des gages d’une certaine stabilité aux électeurs qui veulent le changement, sauf pour eux, et pour qui le FN paraît (paraissait ?) le plus dangereux pour l’ordre social. Les choses étant ce qu’elles sont, cette image change, grâce à l’agité du bocal Macron, qui inquiète plus aujourd’hui que le RN de Marine.
    Pour ceux qui lisent dans les boules de cristal, merci de vous abstenir par avance de vos commentaires.

     

    • Avec tous ces petits calculs, on n’est pas prêt de rejoindre la lune. La politique est une question de principes (au pluriel) et de l’ordre qu’on veut établir ou de la réformette qu’on veut apporter à un ordre établi. Comme toute chose qui veut s’établir, on a besoin d’un encrage sérieux et durable que l’on soit arbre, grenouille (ancrage dans un milieu favorable à sa survie), individu, groupe ou peuple. Il est vrai qu’avec les principes, on peut se casser la gueule, mais c’est ça le rôle de la politique, ça casse ou ça passe. sinon on ne fait pas de la politique, on fait dans les arrangements politiques histoire de s’assurer un strapontin au soleil.


    • Analyse très fine et intéressante. Cependant, pensez-vous sérieusement que les classes moyennes/ supérieures puissent malgré tout voter pour autre chose que l’un des leurs ? Même au sein de LR, avec lesquels nous partageons la défense de l’esprit français et des valeurs traditionnelles, ils préfèreront toujours, pour des raisons socio-économiques, Macron ou un clone de Macron, plutôt qu’un candidat porté par les classes populaires...


  • C’est tout ?!
    Cela montre bien le niveau de corruption du Frère la Truelle.


  • " Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer." (voltaire)

     

  • Europe bien ! Populisme pas bien ! Comme Macron. Quelle différence avec le PS ?

    Heureusement y’a Asselineau. Je plaisante.

     

    • Non, vous plaisantez pas. C’est un gas très lucide, mais la lucidité ne suffit pas. Elle peut même être suicidaire. La plupart des suicides se font par lucidité. J’espère qu’Asselineau n’a pas atteint ce stade de lucidité et n’a pas découvert la vacuité du monde au point de l’atteindre. On peut la découvrir et composer avec elle quand tout cela se passe au niveau de l’intellect et non pas niveau des sensations.


    • vaurien : oui vous pouvez être lucide et découvrir l’horreur de ce monde pourri ("Au bout de la vérité nue, il y a la folie" - Soral), c’est pour çà que beaucoup se mettent des oeillères et préfèrent pas savoir, rester sur leurs croyances et leurs acquis - par exemple : l’élection est une croyance quant à son efficacité...

      Mais une fois que vous acceptez ce niveau de lucidité ou de prise de conscience, qui remet en cause votre vision du monde, un deuxième seuil est à dépasser : l’isolement. Car du coup les moutons eux, proches de vous, prennent tendanciellement leurs distances d’avec vous...

      Bref : suicide = quantité de souffrance acceptable (lucidité que beaucoup noient dans l’alcool - lire "Bagatelles pour un massacre") + isolement.

      Sujet sensible ces temps-ci !


    • Et heureusement qu’il y a Philippe de Villiers
      "J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu" aux éditions Fayard
      Où l’on constate que tous les discours serinés depuis 40 ans sur l’Europe ("il faut plus d’Europe sociale,l’Europe est la seule option"-sinon,l’univers disparaîtra-)ne sont que propagande et enrobage et certainement pas explications des véritables projets qu’elle sous tend.
      Complotiste ?Pas de bol,que des faits sourcés.
      Un document salutaire


  • "il a très mal vécu que son fils épouse..."

    Il a très mal vécu mais il a fait avec ?
    Faute de précision, on peut tout supposé, du regard surpris à la remarque en aparté.

    Pour ce qui est de la famille de l’épouse, avoir une belle-mère un peu chiante doit être le lot d’un français mâle sur 2.

    Bref, du blabla de gauchiste qui veut se victimiser en injuriant les autres. Ici ses parents.
    Elle est belle, la représentation nationale.


  • Comme l’a très bien dit P.Y. Rougeyron à propos de Mélenchon : enterrement en première classe dans le cercueil de Chevènement... On ne saurait si bien dire... Il a choisit de crever à gauche, eh bien qu’il en soit ainsi ; il n’aura même pas eu à trahir les électeurs puisqu’il s’est déjà trahi lui-même...


  • "l’abandon du populisme" c’est à dire l’abandon du peuple . Qu’en aurait pensé Jaurès ?


  • Il n’est pas très fort, Faure...


  • Mélenchon est cramé depuis le second tour de la présidentielle de 2017.

    Parce qu’il a été obligé de faire tomber le masque, même en se perdant en contorsions en déclarant officiellement qu’il ne donnait pas de consignes, n’importe quel analyste politique sait que le vote FI est allé vers Macron ou l’abstention.

    Ce qui explique le score de Macron alors que ce dernier ne représente que 9 millions de votes d’adhésion au premier tour.

    Ca explique également la colère de Mélenchon contre Hollande, car ce dernier a contribué à ce que Marine soit au second tour, pour assurer la victoire de Macron dans un référendum pour ou contre Le Pen, référendum qui obligeait Mélenchon à se dévoiler de trop, lui qui n’a jamais été autre chose qu’un modérateur quant à ce que le populisme croissant ne se dirige pas en masse vers les nationaux-souverainistes.

    Depuis le système mise sur FX Bellamy, ayant intégré que le bardé de diplômes Wauquiez ne passe décidément pas auprès des opinions publiques.

    Pourquoi FX ? Parce que Mélenchon grillé, il faut donc réattaquer le RN comme l’avait fait Sarko pour être élu, à savoir faire du populisme de droite, mais sans jeter le bébé avec l’eau du bain, comprendre l’union Européenne et le libéralisme galopant dont le capitalisme financier, FX étant le parfait candidat pour la petite bourgeoisie de droite qui ne supporte plus le sociétal des libéraux libertaires, mais qui veut rester dans la zone Euro.

    Bellamy, d’ailleurs, bénéficie de la mansuétude d’une partie des médias de gauche subventionnés, ce n’est pas un hasard, il représente la nouvelle carte quant à dépouiller RN ou en modérer la montée afin d’assurer à la REM une victoire aux Européennes.
    Mélenchon étant maintenant déclassé au rôle d’opposant contrôlé et non plus en potentiel présidentiable en dernier recourt pour sauver la République Maçonnique, ce qui explique la tentative d’OPA d’un Faure qui tente de faire renaître l’aile gauche de la sociale démocratie, cette dernière n’étant pas autre chose que le pendant de ce que représente un Bellamy sur l’échiquier politique, mais avec la touche libertaire en sus.

    Ce mouvement pendulaire est doublement intéressant dans le sens ou il acte la fin de la pseudo stratégie du "en même temps" de Jupiter et annonce le profil de son successeur(e).

    Le système étant déjà tourné vers les présidentielles de 2022.

     

    • Bonne analyse, effectivement Bellamy semble être une étoile montante, mais son public cible, c’est surtout les cathos des classes moyennes/supérieures de l’ouest parisien.
      Or il n’a pas du tout le profil d’un Sarkozy pour incarner un populisme de droite, ni pour rééditer la ligne Buisson ; aussi je pense que là où Bellamy prendra des voix, c’est au détriment de LREM, des 75% de cathos ayant voté Macron au second tour en 2017, puis aux législatives. Je ne pense pas qu’il puisse prendre des voix au RN, pour des raisons évidentes de sociologie électorale. A ceci s’ajoute la disparition de plus en plus rapide de la classe moyenne, qui érode lentement mais surement la base électorale de l’ex-UMP et de son alter ego le PS : effectivement, ces partis résiduels ne sont plus que des partis de retraités, malgré le renouvellement apparent de leurs cadres... Pour cette raison, je ne pense pas au retour du clivage droite/gauche que vous sous-entendez : les structures idéologiques et sociologiques qui le portaient traditionnellement ont disparu, ce que l’élection de Macron a finalement acté...
      In fine, ce qui sera préjudiciable au RN, comme à la FI, c’est l’abstention massive, comme toujours ; car les bourgeois, eux n’oublient jamais d’aller voter pour ceux qui leur promettent le maintien du statut quo le plus longtemps possible, ce qui n’est un programme ni de droite, ni de gauche, mais de sauve qui peut général des rentiers contre un peuple de travailleurs spoliés qui est en train de se réveiller...


    • Bellamy est capable de fédérer dans certains milieux de l’enseignement, dans les milieux conservateurs, sur ce dernier point, il est le parfait supplétif de Fillon et rentre en concurrence avec Retailleau, mais sans trop mordre chez ce dernier.

      Sociologiquement, la petite bourgeoisie de droite ayant voté Macron n’est pas forcément catho, je dirai même qu’elle est plutôt athée et très attachée à la laïcité dans sa grande majorité, c’est le premier dénominateur commun qu’elle a eu avec la petite bourgeoisie de gauche et afin de voter Macron (par extension, elles ne voulaient pas Fillon).
      Le deuxième étant, qu’entre les libéraux libertaires et les libéraux conservateurs, seul libéral ressort et cet électorat condamne donc de facto, toute politique basée sur la sortie de l’union Européenne et bancaire.

      C’est une question générationnelle, les nouveaux riches ne sont pas les riches d’hier, ces derniers sont les retraités aisés d’aujourd’hui, plutôt cathos effectivement, bien plus que leurs enfants.

      Bellamy, donc, est potentiellement capable de séduire les retraités aisés cathos et les principaux résidents des grandes métropoles, c’est une sorte de Macron Bis, mais sans l’étiquette Rotschild au cul et sans l’image de blacks en bas résille qui se dandinent à l’Elysée.

      Un tel portrait et vous avez raison, n’est pas susceptible de prendre des voix au RN.
      Sauf si justement, une fois la sociologie du vote sus citée dans l’escarcelle, il lui suffit alors de droitiser quelque peu son discours à quelques encablures des échéances pour ratisser.
      Mais à ce stade, en a t-il besoin ?
      La réponse est non.
      Si la méthode Buisson peut être recyclée, ce serait à la marge, contrairement du temps de Sarko qui ne faisait pas le plein chez les libéraux libertaires aisés et donc avait besoin de siphonner le FN.

      Enfin, la disparition des classes moyennes est surtout frappante dans les métropoles aux fonciers vertigineux, n’oublions que 40% des Français payent l’IR et que dans leur immense majorité, ce sont les classes moyennes.
      C’est juste qu’elles disparaissent progressivement du paysage urbain, ce dernier étant frappé de gentrification et sa périphérie est terre d’immigration.

      Ils sont repoussés mécaniquement vers le péri urbain au delà des banlieues et vers le rural.

      Quant à l’abstention, elle est plus préjudiciable pour le système que pour les partis populistes.
      Ces derniers mobilisent plus facilement aux élections, c’est un phénomène archi connu.


  • Bonus sur Olivier Faure, franco-vietnamien et éternel attaché à Israël :
    (...) "Sa femme, Soria Blatmann, a travaillé à l’Elysée auprès d’Emmanuel Macron avant de (récemment) migrer vers l’Unesco, rejoignant Audrey Azoulay." (...)

     

  • C’est fou comme les langues ses délies, puisqu’on est plus dans les partis politiques mais bien un choix de société .Le PS, la FI et toute cette gauche est bel et bien pour l’UE et non pas comme ils disent le populisme, parce qu’ils ont toujours fait semblant de l’être pour le populisme, ce qui est très péjoratif par ailleurs .Ce n’est pas la gauche de George Marchai qui arrivait lui de la classe ouvrière , et savait ce qu’était un ouvrier pour l’avoir été, et qui défendait la classe ouvrière et aujourd’hui auraient certainement défendu les GJ .Aujourd’hui nous avons affaire à une fausse gauche, dite gauche caviar qui n’en ont rien à foutre de la classe ouvrière , et cela depuis longtemps préférant les moquettes de l’assemblée européenne .Si les GJ pensent être sauvés par la gauche , ils se fourrent le doigt dans l’œil, enfin pour certains le deuxième œil qu’il leur reste .Là pour le coup, ils ne verront plus rien .Le PS, FI Mélenchon et toute sa bande, si vous pouvez, oubliez-les .


  • Le Capital aura tout souillé et tout corrompu !

    Avec la primauté universelle des idées de Charles Maurras, point de guerre du Viêt Nam :
    https://www.youtube.com/watch?v=OCh...

    Et le PS qui remercie Tonton barbare Sam et qu’inondent ses mensonges !


  • Il y a tout de même les dérives ONGiste et indigéniste dont le PS aimerait mettre la main dessus pour calmer et digérer tout cela.



  • ...Le leader de La France insoumise ressemble de plus en plus à ce qu’il a toujours été : un petit sénateur franc-maçon de banlieue parisienne, un fonctionnaire mitterrandiste et rocardien



    Pas mieux. A Marseille, mal à l’aise face à face à Macron, il attend le moment de lui léchouiller l’égo. La gôôôche de Mélanchon est là pour faire adopter le projet de transition climatique et écologique, deux gros budgets qui engloutiront les finances des états. Le reste (Ric et Rn) c’est de la mandoline pour divertir les foules comme dit Dieudo.


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