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Pape François : "Le problème est de faire des lobbies, lobbies des affaires, lobbies politiques, lobbies des francs-maçons, c’est cela le problème le plus grave"

Sur l’avion qui le ramenait de Rio de Janeiro à Rome, le Pape François s’est adressé aux journalistes et aux cameramen qui l’ont accompagné dans ce voyage au Brésil pour les JMJ. Tout d’abord pour remercier tout le monde, et se dire heureux de ce voyage à peine terminé, un beau voyage qui lui spirituellement lui a fait du bien.

« Certes, a ajouté le Pape, je suis assez fatigué, mais j’ai le cœur joyeux et je me sens bien. » « Rencontrer les gens fait du bien, parce que le Seigneur œuvre en chacun d’entre nous, œuvre dans les cœurs, et la richesse du Seigneur est si grande que nous pouvons toujours recevoir énormément de belles choses des autres. Et cela personnellement me fait du bien ». Le Pape ajoutait que durant ce voyage il a été frappé par la grande bonté du peuple brésilien et sa joie de vivre malgré tant de souffrances, une allégresse des plus contagieuses. « Le peuple brésilien, concluait le Pape, a un cœur énorme ! »

Le Pape a évoqué ensuite l’organisation du voyage . « Je dirais des organisateurs, tant du côté brésilien que du Vatican, que j’avais l’impression d’avoir en face de moi un ordinateur, un ordinateur en chair et en os, vraiment. Tant tout était chronométré. Mais c’était tellement bien. » Le Pape évoquait ensuite les problèmes posés par les questions de sécurité, qui préoccupaient à juste titre les organisateurs. Relevant « qu’aucun incident n’était survenu dans tout Rio ces jours-vi, et que tout avait été spontané », le Pape ajoutait : « Avec un peu moins de sécurité, j’ai pu me trouver au milieu des gens, les embrasser, les saluer, sans voitures blindées. » « Certes, a reconnu le Pape, le risque existe toujours qu’il y ait un fou qui fasse quelque chose, mais il y a aussi le Seigneur, non ? Et puis établir un espace de blindage entre l’évêque et le peuple représente une vraie folie, et moi je préfère la folie d’être dehors, en prenant des risques. Oui cette folie d’être dehors. La proximité nous fait du bien à tous. »

Un Pape heureux de son voyage et de l’enthousiasme des jeunes

Le Pape s’est ensuite enthousiasmé pour tout le reste de l’organisation de ces JMJ, autant « au niveau artistique, au niveau religieux, catéchétique et liturgique. » « Superbe » a-t-il déclaré. Parlant du Sanctuaire d’Aparecida, seule étape en dehors de Rio, le Pape a reconnu que « cela avait représenté pour lui une expérience religieuse forte, que voulant s’y rendre seul, "en cachette", il y avait trouvé la foule. Certes, il le savait avant d’arriver. Et avec toute cette foule il a prié ». Parlant directement aux journalistes de leur travail durant ces JMJ, et reconnaissant qu’il n’avait pas eu le temps de lire la presse ces derniers jours, ni de regarder la télévision, il leur a confié avoir su qu’ils avaient fait du très bon travail, et il les remerciait pour leur collaboration à cet évènement.

Le Pape s’est ensuite émerveillé du nombre de jeunes qui ont participé à ces JMJ de Rio. « On parle de 3 millions de jeunes. J’arrive difficilement à y croire. Mais de l’autel, - je ne sais pas si vous avez pu voir de l’autel- toute la plage était pleine, jusqu’à la grande courbe, tellement de jeunes. On me dit qu’ils venaient de 178 pays. Mgr Tempesta m’en a parlé, le vice-président également m’a donné ces chiffres. C’est important ! Fort . »

Le Pape François nous parle des réformes en cours au Vatican

Un journaliste de l’agence espagnole EFE, Juan de Lara, pour qui c’était le dernier voyage papal de sa carrière, remerciait alors le Pape pour ce voyage splendide et pour ses paroles de compassion pour les victimes de la tragédie ferroviaire à Saint Jacques de Compostelle. Il posait alors une question non pas sur le voyage, mais bien sur les réformes en cours au Vatican, concernant notamment l’IOR, l’Institut pour les Œuvres de Religion.

Le Pape, dans une longue réponse, a précisé d’abord que les actions qu’ils menait depuis 4 mois et demi viennent de deux côtés : le contenu de ce que nous devrions faire tous vient du côté de la Congrégation générale des cardinaux. « C’est une chose que nous cardinaux avions demandé à celui qui deviendrait Pape. Je me souviens que tous demandaient beaucoup de choses. Pensant à quelqu’un d’autre, nous demandions de faire ceci ou cela, par exemple la Commission de huit cardinaux : il est important d’avoir une Consulta outsider (un groupe de consultation indépendant), non pas comme cela se faisait jusqu’à présent, mais en dehors du schéma traditionnel. Cela va dans la ligne de l’évolution de la relation entre synodalité et primat. Si ces huit cardinaux favorisent la synodalité, ils aideront les divers épiscopats du monde qui s’exprimeront dans le même gouvernement de l’Eglise. Beaucoup de propositions ont été faites et qui doivent être mis en pratique, comme la Réforme du Secrétariat du Synode, dans sa méthodologie ; comme la Commission post-synodale qui devrait avoir un caractère permanent de consultation ; comme les consistoires cardinalices, avec des thématiques non pas tellement formelles, comme par exemple la canonisation… Voilà pour ce qui est du contenu. »

La question épineuse de l’Institut pour les Oeuvres de Religion

« L’autre volet, vient de l’opportunité. Je vous confesse, cela ne m’a pas coûté, le premier mois de Pontificat, d’organiser la Commission des huit cardinaux. C’est une chose…La partie économique, je pensais l’affronter l’année prochaine, parce que ce n’était pas le dossier le plus important que j’aurais dû affronter. Mais l’agenda a changé, à cause de circonstances que tous vous connaissez, qui sont du domaine public, et qui ont mis en évidence un problème qui devait être affronté. En premier, celui de l’IOR : comment l’encadrer, le délimiter, le réformer, comment assainir ce qui doit être assaini. Ici nous avons la première Commission de référence, c’est son nom : le chirographe, ce que l’on demande… Nous avons eu la réunion des 15 cardinaux qui s’occupent des aspects économiques du Saint-Siège : ils proviennent de tous les coins du monde. En préparant cette réunion, il est apparu évident qu’il nous fallait une Commission de référence identique pour toute l’économie du Saint-Siège. Le dossier économique a été affronté en dehors de l’agenda, mais ce sont des choses qui arrivent dans l’exercice de la gouvernance…La vie est ainsi faite et c’est aussi ce qui est beau dans la vie. »

Le Pape s’excusait alors d’avoir parlé si longuement, et d’avoir donné toutes ces explications en langue espagnole. Et au journaliste qui lui avait posé la question de l’IOR, il répondait alors de manière précise, mais en italien. « En référence à votre question sur l’IOR, je ne sais pas comment cela finira avec l’IOR. Certains disent que c’est peut-être mieux que ce soit une banque, d’autres que ce soit un fonds d’aide. D’autres encore de le supprimer. Voilà ce que j’entends, mais pour l’instant je ne sais pas. Je fais confiance au travail des personnes de l’IOR, qui actuellement travaillent sur ces questions, et au travail de la Commission. Le président de l’IOR reste en place, le même qu’avant ; par contre, le directeur et le vice-directeur ont donné leur démission. Mais je ne sais comment cette histoire finira, et c’est bien ainsi. Une chose est certaine : il faut trouver la meilleure solution. Et que ce soit une banque, un fonds d’aide, ou n’importe quoi d’autre, l’IOR doit avoir pour caractéristiques, la transparence et l’honnêteté. Une nécessité. Merci. »

Le lobby gay, pas trouvé, et le cas de Mgr Ricca

« On écrit beaucoup sur ce lobby gay, je ne l’ai pas encore trouvé. Je n’ai encore rencontré personne au Vatican qui me montre sa carte d’identité avec écrit "gay". On doit distinguer le fait d’être homosexuel, et le fait de faire partie d’un lobby, car les lobbies ne sont pas bons (…) Si une personne est homosexuelle, qui suis-je pour la juger ? Le Catéchisme dit de ne pas marginaliser ces personnes. Le problème n’est pas d’avoir cette tendance, nous devons être frères, le problème est de faire des lobbies, lobbies des affaires, lobbies politiques, lobbies des francs-maçons, c’est cela le problème le plus grave. »

Quant aux révélations de la presse sur Mgr Battista Ricca sur des pratiques homosexuelles et nommé prélat du IOR nommé par le pape François : « J’ai fait ce que prévoit le droit canon, c’est-à-dire l’investigatio previo, et nous n’avons rien trouvé. Mais je voudrais ajouter quelque chose là-dessus. Je constate que, souvent, dans l’Eglise, dans ce cas comme dans d’autres cas, on va chercher les péchés de jeunesse et on les publie - pas les délits, c’est autre chose, par exemple l’abus sur des mineurs est un délit - mais si un laïc, un prêtre, une religieuse a fait un péché et s’est converti, le Seigneur pardonne. Quand le Seigneur pardonne, le Seigneur oublie. (…) Et nous, nous n’avons pas le droit de ne pas oublier. Nous courrons le risque que le Seigneur n’oublie pas nos péchés. »

La fameuse valisette noire

C’est alors Andrea Tornielli, du quotidien La Stampa, qui posait au Pape une question au nom du groupe italien sur le fait qu’il portait avec lui pour ce voyage une valisette noire. Pourquoi la porte-t-il personnellement et que contient-elle ? Le Pape, très amusé, a assuré qu’elle « ne contenait pas les codes de la bombe nucléaire ! » « J’ai tout simplement toujours agi de la sorte : quand je voyage, je porte mes affaires. Et dans la valisette, j’ai mon rasoir, mon bréviaire, mon agenda, un livre à lire : cette fois un livre sur Sainte Thérèse, que je vénère. Quand je voyage, je porte mon bagage, c’est normal. Mais ce que tu me dis, que cette photo a fait le tour du monde, cela me semble étrange. En tout cas il faut s’y habituer, c’est normal. La normalité de la vie. »

La parole était ensuite donnée à un journaliste de langue portugaise, Aura Miguel, de Radio Renascença. Il demandait au Pape François pourquoi il demandait toujours que l’on prie pour lui. Le Pape répondait qu’il a toujours exprimé cette requête, dès qu’il est devenu prêtre, « pour que le Seigneur l’aide dans son travail, à aller à la rencontre du peuple de Dieu, avec toutes ses limites, ses problèmes, et le fait qu’il est aussi un pécheur. » « Je dois donc demander que l’on prie pour moi. Cela me vient de l’intérieur. Et même à la Vierge Marie je demande qu’elle prie pour moi le Seigneur. C’est une habitude qui me vient de cette nécessité que j’ai pour mon travail. Je sais que je dois demander. C’est ainsi ».

Le Pape explique qu’il a besoin d’être entouré

C’est ensuite un journaliste qui posait une question pour le groupe anglophone, revenant sur le fait que le Pape avait déclaré qu’au Vatican travaillent de saintes personnes et de moins saintes, et sur les possibles difficultés que rencontre le Pape dans sa volonté de changer les choses au Vatican. Des résistances ? Une seconde question étant : « En vivant de manière austère et simple comme vous le faites, à Sainte Marthe, vous désirez que vos collaborateurs, ainsi que les Cardinaux vous imitent, et vivent peut-être en communauté, ou c’est juste un choix personnel ? ».

« Les changements, les changements viennent également de deux côtés. Ce que nous cardinaux avons demandé, et ce qui provient de ma personnalité. Vous parliez du fait que je suis resté à Sainte Marthe, mais je ne pourrais vivre seul dans le Palais Apostolique, et il n’est pas luxueux ! L’appartement pontifical n’est pas tellement luxueux ! Il est large, il est grand, mais il n’est pas luxueux. En tout cas, moi je ne peux pas vivre seul, ou avec un petit groupe. J’ai besoin de gens, d’avoir des gens autour de moi, de parler avec les gens ! ».

Quand les élèves des écoles Jésuites m’ont demandé : « Pourquoi ? par austérité, par esprit de pauvreté… ? ». « Non, non, pour des motifs psychiatriques, tout simplement parce que psychologiquement je ne peux pas. Chacun doit mener sa vie, sa façon de vivre et d’être. Les Cardinaux qui travaillent à la Curie, beaucoup d’entre eux ne vivent pas comme des riches. Ils vivent dans des appartements, austères eux, vraiment austères. Ceux que je connais, ces appartements que l’Apsa attribue aux cardinaux, non ? Et puis, je voudrais dire une autre chose. Chacun doit vivre comme le Seigneur lui demande de vivre. Mais l’austérité, une austérité générale, je crois qu’elle est nécessaire pour tous ceux qui travaillent au service de l’Eglise. Bien évidemment, il existe un tas de nuances…chacun doit chercher son chemin. »

Autre confidence très personnelle, celle de se sentir enfermé au Vatican. « Si vous saviez combien de fois j’ai eu envie d’aller dans les rues de Rome, et en ce sens je me sens un peu en cage. Mais les hommes de la Gendarmerie vaticane sont bons, je leur suis reconnaissant, maintenant ils me font faire un peu plus. (…) C’est en ce sens que j’ai dit que je me sentais en cage (devant les jeunes Argentins lors d’une rencontre dans la cathédrale de Rio), j’aimerais aller dans la rue, mais je comprends que ce n’est pas possible ! ».

Le niveau de la Curie a baissé par rapport au passé

« Quant aux saints, ajoutait le Pape, il y en a : des cardinaux, des prêtres, des évêques, des religieuses, des laïcs. Des gens qui prient, qui travaillent beaucoup, et qui s’occupent des pauvres…sans le faire savoir. J’en connais qui se préoccupent de porter à manger aux pauvres, et dans les moments libres ils vont dans les églises de paroisses, ici et là. Ce sont des prêtres …Il y a des saints à la Curie ! Et puis il y a l’un ou l’autre personnage moins saint, et ce sont ceux-là qui font le plus de bruit. Comme vous le savez, un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui grandit. Et cela m’attriste. Certains sont donc scandaleux, certains. Nous avons ainsi ce monseigneur en prison, je crois qu’il est encore en prison : il n’a pas fini en prison parce qu’il ressemblait à la Bienheureuse Imelda, non ? Ce n’était certes pas un bienheureux. Ce sont des scandales, et ça fait du mal ».

« Une chose que je n’ai jamais dite, mais je m’en suis rendu compte : je crois que la Curie a un peu baissé de niveau, par rapport à avant. Nous avons besoin du profil de ces gens d’antan qui faisaient leur travail. Il y en a mais nous devrions en avoir plus. Si je rencontre des résistances ? Et bien, s’il y a des résistances, je ne les ai pas encore vues. Il est vrai aussi que je n’ai pas encore fait beaucoup de choses, mais pour l’heure j’ai trouvé de l’aide et des gens loyaux. Par exemple, j’aime quand quelqu’un me dit : "moi je ne suis pas d’accord", et cette situation je l’ai déjà vécue. Mais lorsque je trouve ceux qui disent : ‘Super, super, super ‘, et ensuite en derrière disent le contraire. Encore je ne m’en suis pas rendu compte. Peut-être qu’il en existent, mais en tout cas je ne m’en suis pas rendu compte. Des résistances ? En 4 mois et demi, on ne peut pas en avoir trouvé beaucoup… ».

Le Pape interrogé sur les divorcés remariés, le mariage gay et l’avortement

Le Pape François a par rapport à la question des divorcés remariés (de pouvoir communier), le Pape a précisé qu’il « fallait regarder cela dans la totalité de la pastorale du mariage ». « Entre parenthèses, les orthodoxes ont une pratique différente. Ils suivent ce qu’ils appellent la théologie de l’économie et offrent une deuxième possibilité. Je crois que ce problème doit être étudié dans le cadre de la pastorale du mariage. L’un des thèmes sur lesquels je consulterai le conseil des huit cardinaux, du 1er au 3 octobre, sera de voir comment avancer en termes de pastorale matrimoniale ». Après avoir indiqué que le prochain synode des évêques devrait traiter de la pastorale du mariage, le pape a précisé : « On se marie sans maturité, sans s’apercevoir que c’est pour toute la vie ou parce que, socialement, l’on doit se marier. Cela entre dans la pastorale du mariage, comme le problème judiciaire de la nullité des mariages ».

A un journaliste qui faisait remarquer qu’il n’avait durant son voyage au Brésil pas abordé directement les questions de l’avortement et du mariage gay, le Pape a répondu très brièvement : « L’Eglise s’est déjà parfaitement exprimée sur cela, il n’était pas nécessaire de revenir dessus. Il n’était pas nécessaire d’en parler à moins de dire des choses positives . Les jeunes savent parfaitement quelle est la position de l’Eglise ».

La femme dans l’Eglise et l’ordination des femmes

« Une Eglise sans femmes c’est comme le collège apostolique sans Marie. Le rôle de la femme dans l’Eglise n’est pas seulement la maternité, la mère de famille, il est plus fort, c’est celui de l’icône de la Vierge, celle qui aide à faire grandir l’Eglise. (…) Paul VI a écrit quelque chose de très beau sur les femmes, mais je crois que l’on doit aller plus loin dans l’explication du rôle et du charisme de la femme. On ne peut imaginer une Eglise sans femmes actives. (…) Nous n’avons pas encore fait une théologie profonde de la femme dans l’Eglise. On a seulement dit : elle peut faire ceci, elle peut faire cela : elle fait l’enfant de chœur, elle lit une lecture, elle fait la présidente de Caritas, mais il y a plus, il faut une profonde théologie de la femme ».

Quant à l’ordination des femmes, le Pape François a rappelé que « l’Eglise a parlé déjà et a dit non »... « Jean Paul II l’a dit avec une formulation définitive, cette porte est fermée ».

Le Pape François et l’agenda des prochains voyages

Le pape François a expliqué avoir en projet un voyage à Jérusalem, avec le patriarche de Constantinople Bartholomée Ier ; « on y travaille, mais on ne sait pas bien si cela se fera ou pas. En Amérique latine, je crois qu’il n’y a pas de possibilité d’y retourner : le pape latino-américain a fait son premier voyage en Amérique latine, adieu ! On doit attendre un peu. Je crois que l’on peut aller en Asie, j’ai été invité à me rendre au Sri Lanka, et aux Philippines. Le pape Benoît n’a pas eu le temps d’aller en Asie, et c’est important. (…) Je voulais aller à Constantinople le 30 novembre (fête de saint André, ndlr) pour rendre visite à Bartholomée Ier, mais ce n’est pas possible dans mon agenda, mais si nous pouvons nous le ferons à Jérusalem. Il y aussi une invitation à aller à Fatima ».

Interrogé sur la date probable de la double canonisation de Jean XXIII, "figure parfaite du prêtre de campagne" et de Jean-Paul II "grand missionnaire de l’Eglise", le Pape François a précisé que selon toute vraisemblance, elle aurait lieu le 27 avril 2014. « La date du 8 décembre 2013, a-t-il précisé, date avancée dans un premier temps, pose un grand problème. Les gens qui doivent venir de Pologne, et qui n’ont pas les moyens de s’offrir l’avion, doivent venir en bus. Et en décembre, les routes sont verglassées ! ».

L’admiration et la tendresse pour Benoît XVI

« Je l’ai toujours apprécié, c’est un homme de Dieu, un homme humble, un homme qui prie. J’ai été tellement heureux lorsqu’il a été élu pape. Et quand il a donné sa démission, il s’est agi pour moi d’un exemple, c’est un grand homme. (…) Il habite au Vatican et certains me disent : ’mais comment on peut faire ça… deux papes au Vatican, il ne t’embarrasse pas ? Il ne fait pas la révolution contre toi ?’. Et j’ai trouvé cette réponse : C’est comme avoir un grand-père à la maison, le grand-père sage, vénéré, aimé et écouté. Il est prudent, il ne s’immisce pas. (…) Quand je suis allé lui parler du gros problème des ’Vatileaks’, il m’a tout dit avec grande simplicité ».

Le Pape François se sent jésuite avant tout

Interpellé par Antoine-Marie Izoard, directeur de l’Agence Imedia, sur son insistance à se présenter comme l’évêque de Rome , le Pape répondait : « On ne doit pas aller plus loin que ce qui est dit. Le pape est évêque, l’évêque de Rome, et pour cela il est le successeur de Pierre, le vicaire du Christ… Le premier titre est évêque de Rome et les autres en découlent. Penser que cela signifie être Primus inter pares, non. (…) Mais je pense que cela favorise un peu l’œcuménisme". Le Pape confiait aussi se sentir jésuite dans sa spiritualité, dans la spiritualité des Exercices, dans la spiritualité qu’il a dans le cœur. Tellement que, « dans trois jours, j’irai fêter avec quelques jésuites la fête de saint Ignace, j’irai dire la messe avec eux. Je n’ai pas changé de spiritualité : François, franciscain, non, et je pense comme un jésuite ».

Autour du sujet, chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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28 Commentaires

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  • Oh purée je m’en doutais qu’après avoir commencer en citant du Léon Bloy, il continuerait par attaquer les réseaux !
    Ce qui inquiète c’est la prophétie de Malachie : si ce Pape est très bon (entendre : un bon rival à l’Antéchrist), le système fera tout pour le supprimer...
    En attendant depuis Marion Sigaud je plussoie dès que je vois un Jésuite : au moins pas un érudit/coupé du monde, ou pire un Frankiste mais un curé de terrain, habitué à l’ennemi.

     

    • Son discours peut lui être préjudiciable, mais son élimination sera plus sournoise.
      Après, en étudiant l’évolution de la papauté, je pense que Benoît XVI a été le dernier pape "monarque", François fera sans doute revenir la papauté d’avant les Etats Pontificaux, un chef plus spirituel que temporel et une Eglise plus décentralisée. N’étant pas du tout progressiste, je suis lucide contrairement à d’autres qu’on ne peut plus diriger l’Eglise à partir de Rome, comme ce fut le cas depuis le XIXème siècle.
      Peut-être il va remettre au goût du jour les patriarches. La Tradition n’est pas qu’une dans l’Eglise, il y a différents sensibilités, courant de pensée, qui n’ont pas été condamné par l’Eglise, une façon de diriger qui a été déjà fait et qui peut être remise au goût du jour, selon les circonstances.

      Prions pour le Saint Père.


    • Vous vouliez écrire "AntI-Christ" je présume...


  • En tout cas, pour un jésuite, il n’est pas très diplomate et assez franc. J’en sais quelque chose je fus élève chez eux^^


  • oulala !

    Espérons qu’il a les épaules solides ce François. Parce que là, il vient plus ou moins de déclarer une guerre ouverte.


  • Je pense qu’il faut se demander pourquoi le nouveau pape parle des lobbys comme pourquoi les films d’Hollywood parlent des Illuminati, francs-maçons et autres choses occultes.

    C’est certainement là toute la tromperie.
    Ils ont des coups d’avance.
    Sachant que l’opinion entend de plus en plus parler de certaines choses, le système s’actualise dans sa communication.

    Ce n’est pas parce que le Diable se met à faire allusion aux lobbys qu’il les rejette.

     

    • Donc selon vous le Pape c est le diable ? Cela aussi c est de l inversion des valeurs ! Donc j en conclu que vous ne croyez pas que l Eglise est l oeuvre du Saint Esprit et que les portes de l enfers ne prevaudrons pas contre elle. L Eglise est malade, mais c est le Christ son chef. Ma fidelite au Christ et a son Eglise est totale, mais cela ne m empeche pas de la voir souffrante, infiltre par la fume de satan.

      Vous sautez a des conclusions tres tendencieuses en ce qui a trait au pape. Soyez patient et perspicace.


    • Par Diable, je veux parler abstraitement de la "tête pensante" derrière le système, dont le Vatican fait intégralement partie.
      Le Christ, c’est le Christ. L’Eglise, c’est l’Eglise, et elle est arrivée bien après le Christ. Elle n’est qu’humaine. Et symboliquement morte depuis Vatican II.
      C’est pas le Pape le Diable, mais il peut totalement faire partie de ses hommes.
      S’habiller en blanc ne suffit pas à faire de soi une personne du bon camp.
      L’habit ne fait pas le moine. :)

      Je dis juste de pas croire qu’il n’y ait pas mensonge sous prétexte que l’on fait allusion à des vérités. Vous sous-estimez le vice.
      L’Antéchrist ne trompera pas que les athés. Il passera aussi pour le Messie pour énormément de chrétiens. Et musulmans.


  • Ce que je viens de lire, là, est plutôt une bonne nouvelle. A quand la dénonciation du complot sioniste mondial ? Voire à quand un retour de l’Eglise catholique à la tradition en rompant avec le concile Vatican 2 ?

    Pourquoi ne pas rêver, après tout ...


  • Notons bien qu’à chaque fois qu’un pape est nouvellement élu, toute la clique mondialiste et les merdias à leurs bottes s’attachent bien à détruire ou du moins salir son image publique. Au cas ou il y ait un quelconque regain d’intérêt pour la religion, et le saint Père en tant que leader charismatique...
    Jean Paul II : Affaire de la capote avec même une tentative d’assassinat sur sa personne
    Benoit 16 était un dangereux nazi à l’age de 14 ans...
    Et Notre cher Pape François un dangereux collaborateur pdt la dictature, notons aussi les images "subliminales" du Times...

    Ceci étant dit, ce que le Pape François veut bien nous faire comprendre, c’est que tout ce qui s’est passé n’a pas été demandé par les homosexuels (à voir l’affluence ""record"" lors des salons du mariage gay.....), mais par ces "lobbies" pour briser la structure psychique de tout être humain.

    Prions pour le Saint Père.


  • Très beau résumé. Merci aux journalistes intègres qui transmettent les infos. Ce pape a bien les deux pieds sur terre et la tête vers le ciel. On le sens bien dans son rôle. Vu les propos cités, il va nous en faire de belles. Il serait capable de réconcilier la planète entière.
    Chapeau bas, mon cher amis Pape. Continuez ainsi et on prie pour vous.


  • Que Dieu le protège dans son combat...

    vive le Vatican !

    vive la France qui résiste a ses ennemis, extérieurs et.... intérieurs (quand même)


  • L’ordination des femmes ? Ils veulent des femmes prêtre ? Et puis quoi encore ?
    Et la curée on l’appel mon père ?

    J’suis un mec, j’peux avoir le droit d’être une soeur s.v.p. ...


  • Merci au site de relayer toutes ces infos, très bonne nouvelle pour ma part que les déclarations de ce Pape. Que le Seigneur le protège des embûches de l’ennemi.


  • Son discours s’explique aisément si on prend on compte un certain nombres d’éléments .
    Le Pape est avant tout un homme , son éducation jésuite et plutôt une bonne chose si on se réfère à Marion Sigaut .
    Nonobstant , suite à son séjour au Brésil , là ou la ferveur chrétienne est encore très vive contrairement à l’Europe , il a reçu un accueil tel qu’il a du sentir un gros coup de booste spirituel , sachant qu’il a tenu son interview dans l’avion du retour . On a tous connu se sentiment , quand notre regard fixe le hublot , et qu’on a pris conscience du danger et de la puissance esthétique de l’altitude notre foi est à son paroxysme . Je pense qu’une fois les pieds au sol , il va reprendre ses esprits et nuancer ses propos en l’absence de nuages .


  • Très subtil ce Pape.
    Autant il était très facile pour les merdias, qui ne comprenaient rien, ou plutôt faisaient exprès de ne pas comprendre la théologie de Benoît XVI, d’attaquer et de dénigrer le Saint Père ; autant la tâche leur sera bien plus ardue avec François.
    Que Dieu vous bénisse mon Père !


  • Voilà comment ces lobbies ont accueilli le pape... :

    https://www.facebook.com/photo.php?...


  • Merci à notre Saint Père de redonner un élan et une fierté aux Catholiques.
    Que Dieu vous garde.


  • Très Saint Père, rendez-vous dans 3 ans à Cracovie, la ville de Jean-Paul II !


  • très beau discours. Cependant, une question me brule les lèvres et que j’aimerai franchement qu’on
    si le prophète (pbsl) se basait sur le coran, sur quoi (ou quel livre) se base le pape ? il dit beaucoup de chose mais sans que cela n’ait un rapport avec les livres sacrés (ici la bible). suit-il vraiment le christ ? enfin je suis perdu

     

    • Bonjour,

      Oui, sans doute, le pape se base sur la Bible mais il faut savoir aussi que le Père Etérnel nous a envoyé l’ Esprit Saint, selon la promesse de notre seigneur Jésus Christ. C’est lui qui est le guide de son Eglise. Lisez l’évangile Jean, chapitre 14 verset 26 :« Le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, c’est Lui qui vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit »

      Cordialement


    • Bonjour,

      pas mieux que l’intervenant du dessus.
      Il faut bien se souvenir que même avec un livre aussi encadrant que le Coran la foi personnelle compte toujours et, donc, se module en fonction des circonstances.

      Cordialement.


    • je veux dire que lorsqu’un imam fait des prêches, il reprend souvent des paroles d’Allah et des hadiths du prophète (SAWS). ce qui a pour but de permettre aux musulmans de mieux suivre la religion mais je n’ai jamais entendu le pape faire la même chose avec les sympathisants. donc je me permet de poser cette question


  • bonjour,
    bien que ne pratiquant pas, ce bonhomme (dans le sens ancien) me rapproche du message catholique de vraie fraternité entre les hommes qu’il dispense depuis son élection. Le voyant s’attaquer aux lobbies qui font tout pour casser l’héritage du décalogue, brique élémentaire de la "morale" en société, je constate qu’il frappe là où il faut. Espérons que la jeunesse comprenne, il en va de la survie de notre civilisation.
    Anecdote : ce matin, refusant le carnet de timbres "femen" à mon bureau de poste, la préposée m’a signalé que j’étais le second à le faire en 1 heure dans le patelin (3000 hab.) et m’a demandé des explications, explications que je me suis empressé de lui fournir.


  • oui, que Dieu le protége, bien sûr, comme nous tous. Ce qui me fait douter de son "honnêteté" c’est qu’il n’y a pas un mot sur le barrage de Belo Monte....pour ne citer que cet exemple....Pour moi, c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet...ce n’est pas encore le bon...après lui c’est Jésus que nous attendons...et là tout s’éclairera.


  • Le pape et l’homosexualité : "Un changement de ton"

    Le pape a pour la première fois évoqué ouvertement la question homosexuelle. Une ouverture saluée prudemment par Patrick Sanguinetti, président du mouvement gay chrétien David et Jonathan. Interview.

    Le pape François a confié qu’il ne voulait pas juger les homosexuels qui "cherchent le Seigneur avec bonne volonté".

    http://tempsreel.nouvelobs.com/mari...



  • ce Pape est très bon (entendre : un bon rival à l’Antéchrist), le système fera tout pour le supprimer




    Apparemment la modération n’a pas apprécié que je compare Mario à l’antéchrist (c’est probablement autre chose car je doutes un peu de cette censure sur ce site). Celui que les médias comparent fréquemment à une superstar fait un petit laïus sur les lobbies pour s’exonérer de condamner franchement l’homosexualité qui est un péché mortel (c’est à dire -> Enfer direct pour tous les homos qui ne se repentent pas). Être homo n’est rien d’autre que se complaire dans le vice, avec une sorte de fatalité complice habillée de démagogie psychologique qui n’est qu’un alibi du démon.
    "Qui suis-je pour les juger ?" Réponse : un imposteur, car si tu étais le Pape, vicaire du Christ, tu les jugerais sévèrement, par charité.
    La religion catholique est la seule vraie religion et la Sainte Église Catholique l’unique église de Dieu, mais ce Bergoglio* n’en fait pas partie, il en est encore moins la tête. C’est un DEVOIR de le dénoncer pour tout catholique, tellement lui et sa secte usurpatrice font des dégâts*.
    Quand on parle de catholicisme et de lobbies, il faut aller jusqu’au bout et ne pas se contenter de petites phrases bidons. Le diable est passé maître dans l’art de tromper et de se travestir, ne l’oubliez pas...


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