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Pas la Peine de Lire la Presse #1

On a décortiqué L’Obs du 15 février 2018

Chaque grand média a sa revue de presse, l’œil aiguisé du journaliste rapace sur la pondaison des confrères. Ça se cite, se copie, se jalouse, se critique, se démolit, se renvoie l’ascenseur allègrement. C’est le jeu démocratique de la presse, et c’est très bien même si parfois ça sent un peu le renfermé. Dans cet univers E&R jouit, si l’on peut dire, d’une situation spéciale : très lu, il n’est jamais cité. Non pas que ses informations soient fausses ou stupides, mais rependre du contenu d’E&R revient à avaler une fiole de poison en public, à la manière de Socrate ou d’un général croate.

 

Or la presse d’information s’entre-tient (on tient au trait d’union) par le phénomène de la reprise. Sans reprise, on n’existe médiatiquement pas, ou alors à part, dans le fossé. Pourtant, certains médias nous répondent, réagissent à nos informations mais toujours de manière indirecte. On cite « la fachosphère », les « complotistes », « les antisémites » (on ne dit plus « les antisionistes » parce que le Haut conseil qui gère la liberté d’expression en France a décrété que c’était encore trop politique et pas assez criminalisé, voyez, c’est pour ce genre de remarque acide qu’on est mis de côté), mais jamais E&R de manière confraternelle. Autrement dit, on sent le pâté. Mais pas la pâtée pour chiens de luxe avec languette en alu doré dessus, non, plutôt la chair à pâté d’un animal écrasé sur la route. Ce qui ne nous empêche pas de poursuivre l’aventure, au milieu de la pluie d’obus qui nous sont destinés. Or la presse a tort, car nous en sommes l’avenir mais ça, elle ne peut ou ne veut pas le comprendre.

 

 

Donc la revue de presse intitulée PPLP, Pas la Peine de Lire la Presse (les articles n’ont pas droit à la majuscule), va jouer le jeu de la presse même si l’on n’est pas admis au Club. On n’a pas la carte, pas les bonnes chaussures, pas le bon cirage, pas les bonnes relations, malgré l’importance de notre lectorat. Cela ne semble pas intéresser nos confrères… qui ont pourtant besoin de lecteurs, et de plus en plus. Et pourquoi tout d’un coup ? Eh bien parce que la publicité, cette grosse pute, est en train de lâcher progressivement la presse pour l’Internet et du coup, les canards qui ne tenaient que sur la pub et qui n’avaient pas besoin de lecteurs trouvent soudain judicieux de s’adresser à des lecteurs et à leur esprit plutôt qu’à des annonceurs et à leurs produits. Moral, non ?

Voici donc la première revue de presse non bijective de l’ère moderne. Pour le terme « bijection », demandez au député mathématicien de LREM, il vous expliquera. Ce 1er numéro de PPLP vous fera économiser les 4 euros 50 d’achat d’un magazine qui vous considère comme quantité négligeable. Vengez-vous, lisez PPLP !

La fréquence ? Quand il y aura matière. Pas la peine de « gonfler » un article quand cela n’est pas indispensable. La presse a des jours avec et des jours sans. Par exemple, le jeudi 15 février 2018 est un jour avec, grâce à L’Obs. Rassurez-vous, on ne va pas vous resservir la même tartine en intro, le prochain épisode entrera sans chichi dans les pages d’un autre titre de presse mainstream. Pas de préliminaires, droit au but, au fond du débat, au cœur de cette presse qui faisait honneur à la démocratie il y a encore un siècle et qui est devenue le symbole de la veulerie aujourd’hui.

 

Ouf, pas de scandale pédophile dans le show-biz

 

 

L’Obs s’interroge sur l’affaire Jeremstar : l’hebdo de Jean Daniel admet avoir un peu vite cru les témoignages des victimes prétendues de Cardonna. Petit mea culpa alors que tout le reste de la corporation a embrayé sans trop réfléchir. Ça c’est le défaut numéro un de la presse mainstream : X publie une info chaude, Y s’en empare sans être trop regardant du moment que le steak est juteux. Chacun veut son bout de viande : les hyènes se regroupent à la vitesse de leur affamage et déchiquètent la proie. Donc légère autocritique sur une affaire qui, selon L’Obs, s’est dégonflée d’elle-même, deux plaignants ayant retiré leur plainte. Il y a quand même des propos extrêmement tendancieux dans les enregistrements qui ont tourné sur Twitter. Vous en connaissez, vous, des gentils quadras qui jouent au pédos ? Que voilà un jeu dangereux, surtout en ce moment, et 20 ans après l’affaire Dutroux en Europe…

Toujours dans le domaine du sexe crapuleux, une tribune de Denis Robert qui explique qu’il n’aurait pas sorti l’affaire Hulot à la place de l’Ebdo, le canard de Beccaria (le patron) et Vaildiguié (l’enquêteur). On en a parlé sur E&R et on a trouvé que cette histoire de viol rétroactive sentait très fort l’agenda et l’écran de fumée.

 

Six pages complaisantes sur Finkielkraut

 

 

Quelques pages plus loin, et sans rapport car qui peut imaginer que Finky touche les fesses d’Élisabeth Lévy dans le studio de RCJ (Radio communauté juive), un gros sujet sur Finkielkraut qui, tenez-vous bien, tient depuis 33 ans son émission Répliques sur France Culture !

 

 

33 ans d’israélo-centrisme de gauche puis de droite sans coup férir, sans une admonestation du CSA (allez, une ou deux, pour la forme) ou de son ancêtre la Haute Autorité, sans la moindre remise en cause de cette émission de 60 minutes hebdomadaire ultracommunautaire déguisée en débat démocratique républicain ! On tombe de notre tabouret de bar louche en écrivant ça.

L’intro de l’article a beau insister sur Répliques qui serait « le miroir des obsessions de son animateur », tiens donc, rien dans le texte ne viendra remettre en cause la colonisation de la case par l’intellectuel de droite sioniste. Ce qui est idéologiquement son droit : mais l’opinion inverse est interdite sur l’antenne de Radio France, et c’est là où le bât blesse. Personne n’ose remercier le philosophe pour installer à sa place un animateur plus jeune, moins blanc et surtout moins sioniste, comme la charte de la pluralité des opinions et de la diversité (ethnique) l’impose. Le courage manque à Radio France, que voulez-vous. En plus on connaît Finky et ses opinions par cœur, cela devient du rabâchage, on pourrait le citer les yeux fermés, Israël, l’antisémitisme, la Shoah, les croche-pieds, toutes ces salades servies et resservies jusqu’à la nausée. Mais non, la direction de Radio France trouve ça très bien, très dans la ligne du service public sous contrôle. Et Finkielkraut est juge et partie de ce contrôle.

Ce qui ne retire rien à son talent, l’homme s’exprimant bien – ça change de Cyril Hanouna – et aimant bien débattre… sauf avec ses adversaires idéologiques. Ce serait mauvais pour ses nerfs. On n’a encore jamais vu Soral invité dans Répliques, d’où un léger doute sur le titre de l’émission. Il n’y a en vérité pas de répliques, que des invités familiers qui pensent pareil ou presque, ou alors qui ne sont jamais contre le sionisme finkielkrautien.

Le journaliste de L’Obs rencontre donc l’homme qui, dans la même journée, débat sociologie sur Répliques et va défendre sa cause chez Ruquier, dans ONPC. Une heure de monologue à une heure de grande écoute, on en rêve, mais nous, à E&R, on n’a pas le droit. Interdits de plateaux ! On n’est sans doute pas assez finkielkrautiens. Pourtant, comme lui, on lit énormément de livres, de tous les horizons, on lit la presse, écoute la radio, regarde la télé, on est très informés, voire extrêmement informés, mais on n’a pas l’autorisation de participer aux grandes messes de l’info. Il nous manque visiblement quelque chose... mais quoi ?

 

 

Regardez l’extrait de l’article, c’est confondant : les invités anti-Finky sont très gentillets, ça change des fauves assoiffés de sang juif d’E&R. On délire, évidemment. On ne voudrait pas que Jakubowicz nous accuse de sacrifices rituels, de dépeçage humain, les officines oligarchiques n’ont pas beaucoup d’humour par les temps qui courent… Mais le meilleur c’est bien la réaction de Sandrine Treiner, la directrice de France Culture, qui a donné l’absolution antiraciste à Finky alors qu’il avait, une fois de plus, été chopé en flagrant délit de racisme !

 

 

Il a eu droit à une entrevue, des explications, il a pu défendre sa cause et bien sûr, tout est rentré dans l’ordre, l’ordre sioniste ! Ah, merde, ça nous a échappé. Que voulez-vous, la satanée habitude de voir des sionistes partout, dans les médias, la politique, le show-biz, la banque… On n’a pas la chance de Finky qui est toujours pardonné de ses dérapages qui chez lui, sont authentiquement racistes.

À l’arrivée, dans les six pages « critiques » consacrées au philosophe, pas un mot sur son obsessionisme. Curieux, non ? C’est quand même le centre de ses préoccupations et de ses missiles.

On ne va pas vous faire tout L’Obs mais il faut avouer que certains sujets sont excellents, même s’ils sont traités à la manière de L’Obs, c’est-à-dire avec une grosse louche de gauchisme légèrement réformé qui n’ose pas sortir des lignes ou alors avec d’infinies précautions. C’est pourtant ce qui fait le succès de la réinformation !

 

Un gros plaidoyer pour l’immigration

 

 

Exemple, « La jeunesse africaine est-elle un danger pour l’Europe ? » en page 75. On y analyse le livre de l’africaniste Stephen Smith – souvent pris pour cible par Bernard Lugan – selon lequel 150 à 200 millions d’Africains subsahariens vont débarquer chez nous d’ici 2050. Un excellent argu de vente en ces temps de trouille du grand remplacement cher à Renaud Camus, le copain ou l’ex-copain de Finky.

Smith est contre-interrogé (du mot contre-interrogatoire) par Michel Agier, directeur d’études à l’EHESS et qui vient de publier Entre accueil et rejet : ce que les villes font aux migrants. On le suppose de gauche immigrationniste et en cela s’oppose à la théorie de l’invasion de Smith. Écoutons Agier :

« Oui, nous avons besoin de frontières, mais aussi de passages, d’un cosmopolitisme ordinaire qui me paraît plus porteur d’avenir que l’imagerie du jeune Africain franchissant des grilles, que vous développez dans votre “Ruée vers l’Europe” et qui nourrit les peurs. »

 

Smith rappelle que l’écrivain Le Clézio, maintes fois primé, a déclaré que filtrer aux frontières était « dégueulasse ». L’entretien, très intéressant au demeurant, se termine sur une note assez fake news de la part d’Agier. En plein projet de loi gouvernemental « asile et immigration », le chercheur lance, déçu :

« On pensait que Macron développerait une politique d’ouverture, c’est le contraire qui se produit. La police s’en prend aux migrants et le gouvernement aux associations, reprenant la vieille idée qu’aider les migrants, c’est les mettre en danger. Vraiment ? Les associations seraient-elles responsables des milliers de noyés en Méditerranée ? »

Hélas pour Michel, si en apparence le tandem Macron-Collomb joue aux durs, dans la réalité, nos frontières sont des passoires. Et tout est fait pour élargir les trous. Fidèles à leur habitude, nos dirigeants jouent aux patriotes sincères alors qu’en coulisses ils ouvrent grandes les portes de notre nation à des migrants que le peuple français ne peut pas supporter. Supporter, pas (uniquement) dans le sens caractériel, mais social, financier. En période de chômage de masse, importer des centaines de milliers de jeunes hommes sans formation et sous-éduqués a un sens qui échappe à beaucoup de Français. Mais pas à tous.

 

 

Après ce débat contradictoire – une ébauche de démocratie , et encore, Smith n’est pas un dangereux luganiste – L’Obs montre dès la page suivante où se situe son camp : il titre « Migrants : la France sera jugée par l’Histoire » sous la plume du médecin et sociologue Didier Fassin. Traduction : « Français trop français, culpabilise ! »
Suit une interview où est rappelée « l’humanité » des migrants (« Moi aussi je suis un être humain », avait écrit un migrant de Calais qui s’était cousu les lèvres) que nous n’avons jamais niée. Même si l’article ne nous est pas destiné, on le ressent comme un crachat dans la gueule, et c’est bien ce que les associations anti-racistes, cette expression juridico-sociétale d’un puissant lobby à l’œuvre chez nous depuis près de 40 ans, ont eu comme objectif : bloquer toute réaction du peuple de France.

 

Enthoven, Haas et les (mêmes) autres ou donner la parole à ceux qui l’ont déjà

 

 

Au milieu de cette puissante pression de gauche socialo-sioniste, le polémiste Delfeil de Ton – qui a courageusement défendu le dessinateur Siné contre la vindicte de Philippe Val – a bien du mal à se faire une place, avec ses deux petites colonnes. Le canard entier est saupoudré de ce progressisme qui fait mal aux yeux et aux neurones :

- magnifique portrait du super journaliste Ronan Farrow (le fils de Mia et Woody Pédo Allen)
- chronique littéraire de l’essai de l’oligarque Denis Olivennes qui nous fait croire que l’Internet est le nouveau Big Brother
- page ouverte (encore une !) à l’agent Raphaêl Enthoven qui nous explique les dangers de la « transparence »
- surgissement de Caroline de Haas, la haineuse qui ose dire que « un homme sur deux ou trois est un agresseur », et pourquoi pas tous ?
- Naomi Alderman, grosse gousse british qui « imagine un matriarcat tout-puissant où les femmes électrocutent les hommes »
- Marie Darrieussecq, un des pires écrivains français avec David Foenkinos – pour vous dire on leur préfère largement la mère Angot – qui nous parle de ses couettes et de ses insomnies…

Bref, on est bien dans la presse de gauche mais qui essaye de mettre un peu de patriotisme et de réalisme dans sa soupe. Ça fait un mélange intéressant mais n’oublions pas que cet hebdomadaire fait bosser plus de 100 journalistes (140 en 2016 pour une masse salariale de 20 millions !) et peut donc produire un très gros contenu.

« L’an dernier, les ventes de titres de presse grand public ont baissé de 3,1%, après un recul de 3,2% en 2016 et 3,8% en 2015. La vente des versions numériques en format PDF a parallèlement bondi de 42,3%, avec 245,3 millions d’exemplaires, et la fréquentation des sites et applications mobiles de presse a crû de 11,2% (contre 6% en 2016), avec une hausse marquée sur les mobiles et tablettes (+29,5%). [...] Du côté des magazines, les hebdomadaires d’actualité (-3,2%) et la presse people (-3,8%) se sont stabilisés à la baisse après des dégringolades en 2014 et 2015. » (Source : Europe 1)

Un contenu qui perd pourtant 5% de son lectorat en moyenne par an, dont le problème ne réside pas dans la quantité des articles, mais dans leur qualité. C’est-à-dire leur teneur en propagande, celle qui a le don de faire fuir et les Français nouvellement informés (les réinformés) et les jeunes, qui n’achètent pas L’Obs – ce qui condamne le magazine à terme – malgré deux ou trois articles « d’jeuns » avec du sexe et des gros mots. Comme VSD, L’Obs navigue de changement de formule en changement de rédaction en chef depuis le début de la crise, qui n’est pas celle du papier (qui a bon dos), mais bien de son contenu.

« À L’Obs, elle a été correspondante aux États-Unis, puis responsable du service économique et, enfin, grande reporter. Agée de 60 ans, ingénieure agronome de formation, elle est la fille du haut fonctionnaire Simon Nora et la nièce de l’académicien Pierre Nora. » (Source : Le Monde)

La propagande y est moins forte qu’avant, mais de gros changements y ont eu lieu récemment : Perdriel, le milliardaire (recentré sur Challenges), a revendu le titre au duo Niel & Pigasse en 2014, et le piètre Croissandeau a été remplacé par Dominique Nora, ex-grand reporter maison (aux USA). La direction générale, elle, ne change pas : il s’agit de Dominique Levy-Saragossi. Pigasse, Nora et Levy, La famille, quoi.

PPLP se décline donc en 3 « H » : Humour, Humeur et Hinformation.
À bientôt pour une nouvelle victime !

La presse qu’il faut lire est chez Kontre Kulture

L’Obs, sur E&R :

 



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