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Patrick Henry, portrait of a serial killer... tué dans l’œuf ?

Note de la rédaction

Patrick Henry est décédé dimanche 3 décembre 2017 d’un cancer du poumon. Détenu pendant 40 ans, il avait obtenu en septembre 2017 une suspension de peine pour motif médical. Nous rediffusons pour l’occasion le dossier de la Rédaction consacré au tueur, initialement publié le 28 juillet 2014.

Le Président François Hollande a refusé le 11 juillet la demande de grâce de Patrick Henry, après 11 ans de prison (2003-2014) pour rechute pendant une libération conditionnelle, qui ponctuaient 24 ans de « perpétuité » (1977-2001). La question de l’enfermement se pose régulièrement. Tout le monde, expert ou pas, se casse la tête sur ce problème : pourquoi punir, comment punir. Et comment ne pas punir ?

 

 

L’avocat Robert Badinter a gagné en transformant le procès de Patrick Henry, l’assassin du petit Philippe Bertrand (8 ans à jamais), en procès de la peine de mort. Cela fait donc près de 40 ans que la prison conserve un type « falot », selon les propres mots de Badinter, un prisonnier qui a prouvé à plusieurs reprises qu’il était toujours aussi pervers. L’intérêt ? Aucun. Pourtant, une seule chose serait intéressante : comment cet ambitieux frustré de 23 ans, déclaré « normal » par tous les spécialistes de la justice et de la psychiatrie, a pu étrangler un enfant contre une rançon d’un million, alors qu’il n’avait aucune chance de s’en sortir, multipliant les aberrations ? Retour sur une affaire incompréhensible, à partir des témoignages réunis dans l’émission de Christophe Hondelatte, Faites entrer l’accusé.

Notre intelligence voudrait une explication rationnelle, mais ce ne sera pas l’enfance malheureuse : selon Roger Gicquel, c’est « un homme comme vous et moi ». Patrick était attiré par l’argent (comme presque tout le monde), révèle le journaliste Jean-Pierre About. « Il voulait sortir de sa condition. » Et flashait sur la Jaguar du grand-père Bertrand, une des 10 fortunes de Troyes. Endetté, Patrick doit trouver de l’argent. Et le seul débouché que cette nature faible trouve, c’est le débouché criminel, selon son premier avocat. « Il sacrifie un enfant pour de l’argent », résume Hondelatte. Cynique, l’assassin part en vacances, sort en boite, répond aux interviewes télé, alors que le garçon est enroulé, mort, dans un tapis, sous le lit, dans la chambre d’une pension de famille. « Ça fait mal au cœur, pour les parents, et surtout pour le petit garçon. On souhaite un dénouement rapide pour les parents, de toute cette affaire. Je m’efforce de penser qu’il soit vivant », ose déclarer Patrick Henry à Europe 1.

 

 

La justice ne comprend pas le vice

« Je souhaite que l’assassin soit retrouvé, bien sûr vivant. »

Or Patrick a un casier judiciaire : en 1976 il est connu de la justice pour trois cambriolages en tant que représentant de commerce. À chaque fois les casses sont suivis d’incendies, et il laisse la trace de sa DS (il rend toujours au préalable visite à ses victimes). Mis en examen, il bénéficie d’autant de non-lieux. Les victimes font appel, mais les non-lieux sont confirmés. Il ment avec aplomb. Un week-end, il tue un motard avec une voiture de fonction. « Accident », mais Patrick sera condamné à trois ans d’interdiction de permis. Il écrit à Giscard, et le Président de la république réduit sa peine à 18 mois. Dernière « petite » affaire : bossant au guichet d’une banque, il vole un chèque et va dans une autre agence toucher le chèque qu’il a rempli lui-même : 15 mois de prison avec sursis pour « vol et faux en écriture ». Dans le grenier des grands-parents de Patrick, on retrouvera armes, chéquiers, et bijoux volés. En 1976 les fouilles prouvent qu’il était bien voleur et incendiaire. La justice n’a pas d’explication. Et si c’était le vice ? C’est-à-dire le goût du mal, comme il existe le goût du bien ?

Quand les avocats et les policiers s’interrogent sur la préméditation, l’avocat général Fraisse avance avec raison que le petit garçon assassiné connaissait Patrick : l’issue fatale était inéluctable. Personne n’ayant entendu de bruit dans la pension de famille des Charmilles, l’enfant a probablement été assassiné dès le premier jour de l’enlèvement. Car « il pleurait trop », selon les propres mots de Patrick.

« À croire que quand on aura liquidé un criminel, on en aura fini avec le crime… On brûlait ceux qu’on considérait comme des sorciers… pour en finir avec le Malin », hurle Me Badinter lors de sa plaidoirie.

Patrick Henry victime de l’idéologie « mortifère » dominante ? Quand on relit l’argument à froid, comparer un individu sordide pétri de vices (mensonge, vol, incendie, meurtre), avec les victimes innocentes du totalitarisme religieux… Mais il faut croire que les jurés sont plus émotifs que lucides.

 

 

La critique qu’on peut faire de la guillotine, n’est pas de « couper un homme en deux », ce qui arrive tous les jours dans les accidents de voiture, mais d’éliminer le « salaud » sans comprendre ses actes, une faute en terme de connaissance… des criminels et du crime. Et donc de prévention. Pas plus que la guillotine, la prison n’est faite pour comprendre, ça se saurait : c’est un frigo, un frigo à asociaux plus ou moins dangereux, c’est tout. On gèle provisoirement le danger pour la société. La menace directe pour les gens dits normaux est neutralisée par une coupure relationnelle, point à la ligne. On n’étudie pas le vice, bien que récemment, le portrait du pervers narcissique (PN) commence à se diffuser, grâce aux réseaux sociaux, parmi les non spécialistes, victimes actuelles ou potentielles. Il y a un vide informationnel, et a fortiori juridique, à ce niveau. Il faut dire que les vices de Patrick Henry correspondent dangereusement aux qualités nécessaires pour « réussir » dans une société basée sur l’argent et le paraître. Son rêve d’élévation sociale rapide finira en cauchemar national.

« Du jour où vous supprimez le mal, vous en faites autant du libre arbitre. Il est absolument nécessaire d’avoir à choisir, et cela ne peut être qu’entre le bien et le mal. Sans choix, fini l’humanité. On devient autre chose. Ou alors, on est mort. » (Anthony Burgess)

Comme quoi on peut être un brillant écrivain et écrire des conneries, même si sa femme a été assassinée. Autre chose, c’est forcément l’humain post-conscient, qui admet être dirigé par des lois intérieures et extérieures que les autres préfèrent ignorer. Des autres, prisonniers de leur ignorance, prisonniers d’eux-mêmes et de leurs autres. Personne ne choisit le bien ou le mal : pour simplifier, nous dirons que le comportement de chacun est déterminé par sa teneur en Bien et Mal. Si le Bien domine, le Mal pourra être contrôlé, ou battu. Mais si le Mal domine, son hôte finira immanquablement, malgré les interdits sociaux et sa morale personnelle, par faire du mal. À soi ou aux autres.

 

 

Ainsi, les jurés ont autorisé Patrick à vivre un demi-siècle de plus, sans bénéfice apparent pour la société. Le monstre est resté en prison, donnant des gages de rédemption, les parents sont restés enfermés dans la prison de leur peine, Badinter est devenu ministre de la Justice, on nage en pleine absurdité. Les jurés ont-ils écouté Badinter ou ont-ils épargné un type comme eux, normal ? D’apparence normal... On n’ose imaginer, si ça avait été un marginal, un Arabe !

Et si Patrick Henry avait juste poussé à leur paroxysme les vices du petit bourgeois moyen ?

Quand l’intérêt personnel n’a pas de limite morale et ne s’embarrasse pas des autres, ces derniers deviennent des obstacles ou des tremplins : en l’occurrence, l’enfant, qui devait propulser Patrick dans l’opulence (les années 70 sont celles des enlèvements célèbres), était devenu un obstacle. Dans ce cas, faire le procès de la société est impossible. Une société ne changera pas pour un crime. C’est un individu aux tares communes, sur lesquelles il a moins de contrôle que ses semblables, qui sert d’exemple… Patrick Henry est sauvé d’une courte voix sur les neuf jurés civils et trois magistrats. Les larmes de l’accusé font pleurer la salle.

« Dans l’émotion générale, le président Segols dit : “Patrick, j’espère que vous vous rendez compte de la mansuétude du tribunal et que vous ne nous décevrez pas.” Patrick balbutie avec un air de naufragé : “Je ne vous décevrai pas, monsieur le Président.” 

Le président du tribunal : “Mais, après votre crime, vous avez recommencé à vivre comme si de rien n’était. Puis vous avez encore demandé la rançon alors que l’enfant était mort depuis de longs jours ? […] Pourtant, vous n’avez pas le fameux chromosome. On a vérifié.”

D’une façon presque naïve, il venait de définir toute l’angoisse de la justice contemporaine. » (L’Express du 24 janvier 1977)

Sept psychiatres se cassent les dents sur le cas PH, et rendent leur conclusion : désespérément « normal ». C’est cette normalité qui le sauvera, et aussi la conviction religieuse des jurés, après une intervention de l’évêque.

 

 

Condamné à une peine à perpétuité, Patrick découvre le QHS, d’abord à la maison d’arrêt de Chaumont. Sœur Marie-Réginald, qui le trouve intelligent, l’accompagne pendant toute sa scolarité : « Je crois qu’il a épuisé la bibliothèque de la prison. » Tous les gardiens assurent qu’au bout de 15 mois de QHS, on sort de là « dérangé ». Or Henry s’en sort par la lecture… des classiques : « J’ai trouvé un monde que je ne connaissais pas. »

Il reprend tout à zéro – à partir de son niveau scolaire de 5ème – passe un bac et une licence en maths, se reconstruit. Grâce à ses connaissances en informatique, il devient responsable d’une imprimerie au cœur de la détention. L’imprimeur lui assure un emploi à sa sortie. Par le jeu des remises de peine, le condamné est en droit de demander une libération conditionnelle à partir de sa 15ème année de prison, mais subit six refus, malgré un « avis très favorable » : le Garde des Sceaux mettait toujours son veto en dernier. « Il en pouvait plus », révèle la Sœur, qui qualifie en 2001 son parcours de « vraie rédemption ». « Il commence à douter, il se voit finir sa vie derrière les barreaux. Lentement, il sombre dans la dépression », poursuit Hondelatte.

Jacques Toubon refuse. En 2000, Elisabeth Guigou (la ministre qui oublie les cd-rom dans les tiroirs) hésite pour la conditionnelle, pour la bloquer le 10 juillet 2000. C’est finalement Me Thierry Lévy, l’avocat de toutes les libertés, qui obtiendra la fameuse libération, lui qui croit aussi en la rédemption :

« Il a condamné cet acte comme quelque chose qui n’était pas justifiable en aucune façon… La prison tue davantage de gens physiquement et moralement que… la peine de mort. »

Le 15 mai 2001, Patrick Henry est libre, 26 ans après son incarcération. L’imprimeur qui intègre le meurtrier repenti dans son entreprise reçoit 600 lettres de menaces et d’insultes. Un an plus tard, celui qui assurait en 1977 « vous ne le regretterez pas », est interpellé en Espagne avec 10 kilos de cannabis, sa conditionnelle est annulée, il retourne en prison. Le documentaire se termine sur cette information laconique.

 

 

Pourtant, tout l’intérêt de cette histoire se situe là : peut-on aller contre sa nature, contre le vice ? Contre le vol, le mensonge, la duplicité, le cynisme, l’avidité, la cruauté, le meurtre, qui sont, au fond, des maladies de l’être ? Comment Sœur Marie-Réginald, prof de maths en prison et militante d’Amnesty International, a-t-elle pu ne rien voir ? A-t-elle été aveuglée par l’amour du maudit, comme elle l’appelle ?

Patrick Henry était-il un serial killer en herbe ?

Il en avait en effet le pedigree, arrêté au premier, voire au second crime, si le motard était son premier. La Sœur, effondrée lors de la rechute, n’est pas la seule à s’être fourvoyée. L’avocat général Emile-Lucien Fraisse, celui-là même qui avait demandé la mort, croit au changement :

« J’ai vu la transformation se faire… Patrick Henry n’est pas le même homme après 25 ans… »

André Vallini, le député PS de l’Isère qui faillit être le garde des Sceaux du Président Hollande, estime de son côté, dans l’émission Mots croisés d’Yves Calvi le 14 avril 2008, que si Fourniret sort un jour, ce sera une preuve que la justice fonctionne, et que les hommes sont récupérables :

« Qui vous dit que cet homme ne sera pas éventuellement susceptible d’être remis sous surveillance éventuelle, sous surveillance éventuelle, dans la société ? »

 

« Ce n’est pas un autre homme. »

Seul Charles Pellegrini, l’ancien chef de l’OCRB (Office central de répression du banditisme), ne croit pas au changement, comme l’inspecteur général incarné par Paul Amiot dans le tragique et fatal Cercle rouge, de Jean-Pierre Melville. Alors éditeur, Guy Birenbaum raconte qu’il reçoit Patrick Henry, qui veut lui vendre un livre sur la prison, mais pas sur le meurtre. Il demande de l’argent, beaucoup d’argent, « des sommes considérables ». Dans Paris Match, en avril 2002, il annonce qu’il veut s’acheter une maison avec un système de surveillance.

« Il n’avait nullement besoin de voler, plaide son avocat, Me Thierry Lévy. Nous cherchons ensemble une explication. Il y en a sûrement plusieurs. » (Libération, 19 juillet 2002)

Quand Patrick Henry tombe pour vol d’un produit à 530 francs, soit 81 euros, qu’il remboursera, cette même année 2002, Thierry Lévy n’y croit d’abord pas :

« Je l’ai eu au téléphone. Maintenant je cherche des explications, nous les chercherons ensemble. Il y en a probablement plusieurs. »

Une explication :

« Quand on a fait 25 ans de prison, on ne peut pas être un homme heureux. »

(En même temps, quand on ne tue personne, on ne fait pas 25 ans de prison.) Si le vol était le fruit du malheur, alors pourquoi tous les malheureux ne volent-ils pas ? Quel est le facteur déclenchant ? Doit-on évoquer le combat entre le Bien et le Mal en chacun de nous ?

« J’étais aussi parfaitement lucide quand j’ai monté le scénario, lucide quand j’ai opéré pour la remise de la rançon. Mais je ne peux absolument pas comprendre le mécanisme qui s’est produit en moi lorsque je l’ai étranglé. Je n’ai jamais ressenti la moindre pulsion criminelle. (...) Mais, lorsque la nuit le gamin s’est mis à trépigner et à réclamer son père, je l’ai étranglé avec un foulard ; une impulsion, deux minutes plus tôt, je n’y pensais pas. C’est donc vrai que je vis dans l’ignorance de ce mystère de ma nature… » (Patrick Henry à Frédérique Lebelley, Tête à tête, Grasset, 1989)

Pellegrini ne croit pas à ce mystère :

« Il a fait preuve, en outre, d’un caractère calculateur, d’un sang-froid et d’un cynisme que j’ai rarement rencontrés dans ma carrière. » (L’Express, le 8 juin 2000)

 

 

Le tueur/voleur/dealer, de sa prison espagnole, confiera à L’Express, avant son extradition :

« Rien ne justifiait ce geste stupide. J’ai risqué ma liberté parce que j’ai eu la flemme d’aller chercher de l’argent dans ma voiture, qui était garée à 300 mètres sur un parking ! »

Car trois mois après son premier vol d’homme libre, il est interpellé en Espagne en possession de 10kg de haschich, d’une valeur de 30 000 €. Thierry Lévy trouve encore une explication humaniste :

« Patrick Henry est un homme qui à bien des égards est tiré d’affaire mais qui présente encore des faiblesses. Il est atteint d’un double syndrome : celui de l’incarcération et celui du vedettariat, et l’on sait que l’un et l’autre sont difficiles à maîtriser. »

Un surveillant du centre de détention de Caen refroidit cet optimisme :

« Il avait un bon dossier de libération conditionnelle, c’est vrai. Mais c’était un manipulateur… Ce qui l’intéressait, c’était l’argent. En détention, il ne fréquentait jamais les indigents. Ses proches, il les choisissait par intérêt. Certains lui cantinaient de la nourriture en échange des services qu’il pouvait leur rendre, grâce à l’imprimerie. »

À sa sortie de prison, l’éditeur Calmann-Lévy lui offre 100 000 € d’à-valoir pour son livre Vous n’aurez pas à le regretter, qui ne sortira pas à cause du premier faux-pas à 81 €. Et dans l’ordinateur que Patrick utilise pour son travail de secrétaire de rédaction, chez l’imprimeur qui l’employait et avait cru en lui, dedans et dehors, les policiers retrouvent des images pédophiles. La totale.

 

 

« Je n’ai pas pleuré et l’on me trouve froid et sinistre. Si j’avais fait le contraire, on m’aurait trouvé lâche. J’ai toujours hésité à montrer ce que je ressens au public, tout se passe à l’intérieur de moi. Je sais mieux que tout le monde combien ce que j’ai fait est affreux et, croyez-moi, je le regrette du fond du coeur. Je demande pardon, j’ai horreur de ce que j’ai fait. » (Le repentir de Patrick Henry)

Si le mal en lui est à l’origine du mal qu’il fait, alors, que faire contre le mal ? Un homme chez qui le mal domine ne peut se soigner seul. Soeur Marie-Réginald, en aimant Patrick, a peut-être désamorcé une partie de son mal. Est-ce la raison pour laquelle, à sa libération, le meurtrier n’a pas tué, mais volé, ce qui se situe nettement plus bas dans l’échelle du crime, ou du vice ? Cependant, s’il avait réussi son larcin, n’aurait-il pas été encouragé à monter un cran plus haut ? Car son goût pour l’argent ne l’a jamais quitté, pour preuve, sa demande délirante de rançon, pardon, de droits d’auteurs, à l’éditeur Birenbaum. Il y a donc là un noyau noir, que la prison ne peut réduire. Bien au contraire. Anne-Marie Marchetti, maître de conférences à l’université de Picardie, qui a beaucoup travaillé sur les longues peines :

« Au-delà d’une certaine durée [15 ans], ça ne sert à rien, les détenus n’évoluent plus. Ils ressortent au contraire plus rusés, plus menteurs, plus manipulateurs. » (denistouret.net )

Si l’on est d’accord avec l’idée que notre société fabrique ses criminels (une famille pathogène avant toute chose en est le berceau) et les entretient par la prison, qui n’arrange rien, il n’empêche que personne ne sait comment traiter le mal, à part en l’enfermant, provisoirement. Et rares sont ceux qui connaissent la rédemption à travers la prison. Éliminer physiquement (peine de mort) ou socialement (prison) le criminel élimine juste l’enveloppe, le porteur de mal. Un mal qui resurgira ailleurs, une fois les mêmes conditions réunies. Et la société, vu la dose monstrueuse d’ignorance qui habite encore les hommes, produit inévitablement du mal. Le mal est la mère de toutes les maladies. Les « malins » ont-ils manqué d’amour ? Pas forcément : Patrick Henry était dorloté par ses parents. Il ne faut pas oublier les « secrets de famille », qui peuvent déstabiliser un enfant alors que tout semble normal… S’il n’y a pas de gène du mal, il y a un comportement de survie qui fait appel au mal, c’est-à-dire au mensonge, au vol, à la violence ou au meurtre. Tous ces vices allant curieusement ensemble, comme s’ils étaient cousins, ou souterrainement attachés.

 

 

Ce que nous savons des tueurs en série montre la naissance et l’évolution du mal chez un enfant : des conditions initiales qui désaxent, un apprentissage inversé du plaisir, qui fonctionne sur la douleur de l’autre (en commençant par les animaux), soit l’échelle globalement classique trauma/vol/incendie/violence/meurtre. Le lien entre trauma et vol ? Récupérer, à travers les objets de valeur des autres (car le voleur est celui qui n’a étymologiquement aucune valeur), la valeur de soi perdue dans le traumatisme, en général affectif. La personne « maligne » se construit sur l’expérience de la douleur infligée, du pouvoir (sur l’autre) et de la sécurité (douleur à distance) que cela procure. Le plaisir sadique ressenti apportant, lui, un soulagement… provisoire.

Or, partager le mal en vérité le multiplie, comme en parthénogenèse.

Et en infligeant le mal pour en tirer profit ou s’en débarrasser (on exclut le soldat en guerre ou le révolutionnaire en arme), le meurtrier passe de l’autre côté de l’Humanité, une rivière sans retour. Ceux qui ont assassiné le savent, même s’ils devaient le faire. L’assassin (non professionnel) pense toujours qu’il devait le faire. Car une suite de déterminismes implacables mène au meurtre. Et une fois le tabou du meurtre tombé, tout est possible.

Mais s’il existe selon toute probabilité une centaine de tueurs en série en activité, pour qui le meurtre est une solution à un problème matériel, psychologique ou sexuel, les vrais tueurs en série ne sont pas ceux que les médias nous vendent. Les Heaulme, Fourniret et compagnie ne sont que des amateurs, des petits « malins ». Les vrais massacreurs de l’humanité, capables de décider de bombarder un quartier entier, avec des dizaines de petits « Philippe Bertrand », sont protégés, écoutés, décorés ! Il est bon de relativiser, parfois, les faits de société, ces arbres qui cachent des forêts. La douleur ne doit pas aveugler.

« Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? » (Genèse, 4.8 et 9)

 

Avant Freud, il y avait le vice, et la vertu. La femme vertueuse qui fautait tombait toute dans le vice. Il n’y avait pas de demi-mesure. Les êtres étaient faits de bien, ou de mal, jamais des deux. La psychologie moderne a pénétré l’esprit humain avec des combinaisons nouvelles. Chacun devenant un mélange variable de bien et de mal, de vices et de vertus, selon les règles de l’époque, elles aussi variables. Ainsi, la bourgeoise partouzeuse, qui aurait été brûlée au Moyen Âge, est-elle applaudie par la socioculture des années 70. La sorcière est presque devenue sainte. Et ce sont les saintes qui brûlent. Mais au-delà de ces frontières qui fluctuent selon les intérêts d’une société, il reste le vice, à l’origine du mal fait aux autres. Lui est toujours là, depuis le début de l’histoire humaine, tapi dans l’ombre, comme le Diable. Serait-ce le descendant de notre ancestral instinct de survie, celui du prédateur pré-humain affamé, égoïste, terrorisé, cruel, violent, meurtrier ?

Nécessaire dans un environnement naturel brutal, l’est-il encore dans un univers humain civilisé ?

« J’en suis convaincu, on ne peut réduire l’explication du génocide à des mobiles politiques, des raisons économiques, ni même des rivalités ethniques. Il y a une sorte d’insondable « mystère du vice » dans une telle inhumanité commise par des humains. Une haine qui vient d’ailleurs, une inspiration secrète qui dépasse nos catégories mentales et nos capacités d’analyse. On doit affronter, en abordant ce continent obscur, l’énigmatique puissance du mal. C’est elle qu’on frôle dans le récit de mon destin, comme dans la tragédie de mon peuple. En Afrique, les chrétiens disent que « le diable attaque là où Dieu veut bénir ». Peut-être ont-ils raison. Car nul, ici-bas, ne pourra m’expliquer de façon convaincante comment le paradis terrestre est devenu, en quelques mois, le chaudron du diable. A cause de quel péché, à la suite de quelle malédiction ? » (Révérien Rurangwa, Génocidé, Presses de la Renaissance, 2006)

Voir aussi, sur E&R :

 
 



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92 Commentaires

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  • la peine de mort serait-elle à nouveau au goût du jour !!?

     

  • Finalement, après tant d’interrogations, on se dit que Patrick Henry aurait pu revenir dans le droit chemin et devenir…. Président de la République ou Premier Ministre.
    Il en a toutes les "qualités".

     

  • Il y a de nombreuse pistes de réflexion concernant la propension d’un humain à s’aligner sur le Mal ou le Bien. Le Mal et le Bien sont deux polarités, le 2 qui succèdes au 1, la dualité après l’unité (avec le divin). Les hommes se partagent équitablement sur chaque degré d’un arc ou les deux extrémités sont le Bien et le Mal, c’est là un équilibre de l’univers. Seul importe la maturation des âmes, le reste n’est qu’un jeu comme les enfants jouent au cowboys et aux indiens, puis inversent les rôles, les consciences évoluées qui nous observent et nous guides, nous regardent jouer aux saints et aux maudits et inversé les rôles. Quand une âme en a assez de "jouer" aux bourreaux et aux victimes d’incarnation en incarnation, quand une âme à suffisamment tournée dans la machine à laver, elle commence enfin à vouloir quitter le cycle de la souffrance éternelle. Il y a aura donc toujours des mauvais comme des bons, des marteaux et des enclumes, des pare-brises et des moustiques, parce que la souffrance est le ferment qui pousse les âmes en avant sur le chemin de l’évolution et que sans la souffrance l’homme s’endormirait dans le monde, il en ferait son paradis au goût amère, il mangerait ses fruits au goût de cendre et ne connaissant rien d’autre il jugerai ces fruits comme délicieux. Le Bien et le Mal, sur Terre, tout n’est qu’un jeu, une pièce dont nous somme les acteurs complaisants.


  • L’idéalisme du bien à une tendance à l’extrême à voir le mal partout et souvent à le créer et l’amplifier. Ce n’est pas tant le bien que ses moyens d’y parvenir qui est contre-productif ; pour le servir on fait des efforts de confort et de sécurité optimaux qui pourront être des moyens de servir sa cause opposée... Le mal.
    Du coup on amplifie l’un comme l’autre, comme si d’un poids plus grand sur un plateau de la balance il semblerait indispensable que l’aiguille resta au centre et cela implique de mettre un poids sur le plateau opposé afin que l’aiguille reste toujours au centre.


  • Je suis pour la peine de mort.
    Il est absolument aberrant qu’une société dépense des sommes exorbitantes pour maintenir en son sein des criminels irrécupérables, alors que cette même société est impuissante faute de moyens à sauver les toujours plus nombreux SDF qui meurent sur les trottoirs en hiver (453 décès en 2013), ou se désintéresse toujours faute de moyens, de la recherche médicale pour les maladies rares abandonnant de ce fait des innocents à leur sort, alors qu’eux ne sont pas des dangers pour la société.
    A trop vouloir pousser le sentiment d’humanité dans les cordes, nous sommes arrivés à cet état absurde d’une société complétement déjantée qui sacrifie des innocents pour sauver des criminels.

     

    • Vous pourriez également ajouter la quasi-promotion de l’avortement..


    • L’un n’a rien a voir avec l autre.
      On pourrait tout a fait conserver l abolition et faire plus pour les SDF.
      Ces problemes sont completement decorreles.
      Faire penser que la restauration de la peine de mort pour les uns pourrait ameliorer les sort des autres est tout a fait ridicule.


    • Bullshit.
      De un, l’appareil judiciaire n’est pas infaillible, ce qui signifie qu’il y a toujours une chance qu’un innocent soit condamné à l’échafaud.
      De deux, la peine de mort n’a jamais eu un quelconque effet sur la criminalité. Quel que soit le pays du monde, le crime existe, peut importe le châtiment

      Ce qui est aberrant, c’est qu’on fasse tellement pour des sans papiers (qui n’ont légalement aucun droit sur le sol français) et qu’ont laisse des français (qu’ils soient de souche ou naturalisés, je ne fais pas de distinction) dans des situations abominables (SDF, obligés de vivre dans des squats ou pire, dans Paris), qu’on laisse des entreprises coulerparceque les charges fiscales pour les PME les saignent à blanc (hé oui, les riches eux ont droit aux niches fiscales)...
      2 poids, 2 mesures.

       

      • La suppression de la peine de mort revient à réduire la peine capitale, c’est à dire celle au sommet de la hiérarchie des peines (qui passe donc de la mort à la peine de sûreté de 20 et quelques années), ce qui, mécaniquement, revient à réduire toute les peines en dessous par effet de contraction.
        Le laxisme actuelle de notre justice est la conséquence directe de l’abolition de la peine de mort.

        Donc l’abolition de la peine de mort a non seulement un effet sur la criminalité, mais aussi sur la délinquance (y compris les délits qui n’en étaient pas passibles), ce que les abolitionnistes dans ton genre font mine de ne pas comprendre.


    • #1853547
      le 03/12/2017 par Aiguiseur de guillotines
      Patrick Henry, portrait of a serial killer... tué dans l’œuf ?

      Les bébés naissent innocents, eux.


  • La prison n’a pas toujours été la norme. Dans l’antiquité, c’était l’exil. Cela laisse songeur.

     

  • #914703

    "On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d’hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu." Jean Rostand.

    Sinon, c’était quoi, la question ?


  • Mon seul problème avec la peine de mort n’est pas d’ordre métaphysique. Certaines personnes mériteraient la peine de mort, j’en suis convaincu. Mon problème est simplement le risque, certes infime dans ce genre de cas, mais réel, de condamner un innocent.
    Disons que 99% de condamnations à mort justifiées ne vaudraient pas le 1% d’erreur.

     

    • Certes. On a en fait deux visions : La vision française d’avant 1981, une possibilité de cassation après l’arrêt de la Cour d’Assise et en dernière instance, la grâce présidentielle. Dans ce cas, les condamnations deviennent rares, le risque d’erreur est majeur avec si peu de recours et la responsabilité de la Cour d’Assise est majeure. Ce fut un argument de Me Badinter : Le procès a été irréprochable, aucune chance de cassation et le président ne prononcera jamais de grâce, vu l’émoi populaire autour de cette affaire. En substance : "Jurés de la Cour d’Assise, vous seuls prendrez la décision de couper un jeune homme vivant en deux"

      Le cas américain est tout a fait différent vu qu’il existe une quinzaine de niveaux de recours possible (local et fédéral) et que les procédures peuvent durer extrêmement longtemps (16 ans par exemple pour Allen Lee Davis, pour un crime indiscutable et spécialement abject). De fait, chaque élément n’a que le sentiment de faire partie d’une chaîne : il se dit que sa sentence de mort peut être annulée par les étapes suivantes et/ou qu’il ne fait que confirmer la décision des échelons précédents. Il n’y a pas de sens de responsabilité de faire piquer un individu comme un chien. Et ici aussi, vu que le sentiment de prendre une décision irréversible est dilué, il y a un risque d’erreur judiciaire

      La solution serait un intermédiaire : Un procès appelable pour déterminer la culpabilité, un autre procès appelable également pour déterminer la peine, avec un possible recours en cassation à chacune des deux étapes, et une possibilité de grâce présidentielle. Après, direction le Rasoir National.


    • A la même époque,on a raccourci Christian Ranucci ,ou la,il y avais beaucoup de doutes.(lire le pullover rouge pour les plus jeunes),mais Giscard devais livrer une tête au peuple.


    • Si ça les vaudrait largement.Cet arguement de l’erreur judiciaire repose sur la lacheté des hommes qui ne sont pas près à sacrifier 1% de risque statistique d’etre victime d’erreur judiciaire pour etre sur de confronter la mort le plus tard possible.Ceux qui veulent 0% de risque, 0% de sacrifice mais 100% de bénéfice.C’est à cause de ça qu’on a une justice de péteux à col blanc qui se battent contre les dossiers plutot que les criminels.


    • exactement une fois la veuve en fonction tout les opposants au système y passeraient surtout avec "el blancos " pour ce qui est du cout des détenus des potagers cela distrairaient et les nourriraient ,ils y à bien des maraichers en taules , des médecins des éleveur de bétails au lieu de les faire travailler pour des maffieux
      l’administration fournie les locaux et la forces motrice plus la main d’œuvre et des maffieux récupèrent les produit fini quasi gratuit pour le revendre comme des produits manufacturés normaux alors que les taulards ne sont pratiquement pas payés autant les faire travailler pour eux et la société à l’écart de la société , ils plantent ,ils élèvent leur bouffe et fabriqueraient pourquoi du mobilier pour eux , pour les écoles et pour hôpitaux du mobilier urbain enfin tout ce qui serait utiles à la société sans que des maffieux s’interpose dans la chaine


    • @Stolio :
      Donc si je suis ta pensée, et si c’est ton propre fils (ta propre fille, voire ton père, ta mère, ou ton doudou fétiche), la victime de cette erreur judiciaire, tu laisse couler brave homme : au nom de la justice virile. Haha... Allez... A d’autres.


    • D’accord avec @adolfo bien évidemment, le commentaire de @stolio est débile.


  • Wow. Super article, vraiment du bon matos.

     

    • #915159

      J’ai trouvé aussi beaucoup de plaisir à lire cet article. C’est comme un papi assis à coté d’un feu avec ses petits enfants tout autour. Il leur raconte une histoire et ne prend pas trop position. Mais surtout leur pose beaucoup de questions et des ébauche de réponses.
      Effectivement c’est du très bon matos. A lire et à savourer doucement.


  • Les concepts de Bien et de Mal ne sont pas définis. Et affirmer que le Mal domine chez certaines personnes et le Bien pour d’autres, ce n’est pas comprendre la complexité du Genre-humain. Comme si d’un côté il y a les gentils, les élus, et de l’autre les méchants, les maudits.
    De fait, qui n’a jamais péché ? Personne, à part le Christ.

    Je comprend Patrick Henri. Quant on est pauvre, qu’on veut fuir la misère, qu’on est harcelé en permanence par la société de consommation, et qu’on est marginalisé, on envisage chaque possibilité pour mieux vivre. Le marché noir en est une.
    Toutefois, ce qu’il a fait, et uniquement ce qu’il a fait (vol, incendie, meurtre), doit être puni.
    Cela semble hypocrite de dire que PH n’est pas fondamentalement mauvais et de le condamner après. Mais c’est aussi comme cela que l’on éduque les enfants.

     

    • "Chaque instant vient à nous avec un ordre et une grâce "Dom Chautard. C’est la parabole des "deux étendards" ; le camp du christ ou celui de lucifer. St Ignace de Loyola. Le bien et le mal existe vraiment, c’est un choix que nous avons à faire. Le libre arbitre que Dieu nous a donné et cette conscience que nous avons en nous qui peut être entachée et détruite par le péché obscurcissant, abrutissant nos âmes. Le vice quel qu’il soit ; paresse, ivrognerie, luxure, avidité, avarice, colère, jalousie, mensonge, traîtrise, et surtout l’orgueil démesuré que nous avons en commun avec l’ange déchu ! conduit au à l’anéantissement de notre nature humaine et surnaturelle pour faire de nous pis que des bêtes, des pourceaux vivants dans la fange, seuls préoccupés de leurs intérêts. Notre société jadis chrétienne ne se sanctifiant plus, nous vivons dans cette ère de la fange généralisée. Une société de pourceaux !


  • Peu importe la niaiserie ambiante, le destin s’impose et s’appliquera quoi qu’il arrive.

    Au moyen-age, ces personnes - poussées par une irrémédiable envie de commettre des crimes - réclamaient sincèrement qu’on les mit hors d’état de nuire, ce qui était fait par différents moyens. Pour ceux qui ne demandaient pas d’aide, c’était l’exil ou le bannissement qui était préconisé.

    Mais il faut remonter beaucoup plus loin que le moyen-age pour trouver les peines capitales claniques. A cette époque, seul le chef de famille ou le chef de clan avait une réelle autorité pour décider de prendre la vie d’un des leur. Ces formes de punitions tribales sont restées sous la forme de ce qu’aujourd’hui on appelle à tort MAFIA (qu’elle soit sicilienne ou japonaise).

    "« À croire que quand on aura liquidé un criminel, on en aura fini avec le crime… On brûlait ceux qu’on considérait comme des sorciers… pour en finir avec le Malin », hurle Me Badinter lors de sa plaidoirie."
    Je vois qu’avec le recul - et un peu grace au travail de Marion Sigaut, on commence à repérer de plus en plus facilement l’anticléricalisme qui permet de ce genre de comparaison abominable.
    Pour rappel, le pape Jean-Paul II avait pardonné celui qui avait attenté à sa vie.

    Bref, le destin a voulu que des avocats assez surprenants s’occupent de cette affaire. Ces messieurs qui sont prets à défendre un criminel sans borne souffrent de schizophrénie lorsqu’ils doivent réfléchir sur la liberté d’expression des humoristes (sujet pourtant amplement plus aisé à aborder qu’un homocide infantil).


  • L’erreur de notre société est de penser que la justice a un rôle éducatif.Que c’est le boulot de la justice de réhabiliter criminels et délinquant et d’en faire des hommes meilleur.La justice c’est la punition bète et méchante.Le prison n’a jamais été censé les réhabilité dans la société.C’est juste pour les isoler du reste de la societé afin de neutraliser leur dangereusité et aussi de les faire chier que ce soit une experience trés désagréable.

    Un autre probléme c’est que il y a souvent trop de distance temporel entre le geste et la sanction.Plus cette distance est longue plus le criminel ou délinquant aura du mal a faire le lien entre le geste et la sanction.Au final la punition pour avoir commis un crime et de s’etre fait choper c’est de se farcir 3 ou 5 ans de procédure.Le verdicte des jurés c’est la punition pour avoir eut un mauvaise avocat.

     

  • - Un insecte, un animal ou une plante est un agencement de cellules tout aussi prodigieux et fonctionnel que l’est un corps humain(et souvent bien plus ancien).
    Pourtant, certains detruisent ce qui est percu comme "nuisible" d’un revers de manche...sans etats d’âme.

    - Quand à la vie en générale , elle apparait et disparait sans cesse.
    Même l’être humain, il nait et meurt à une cadence surprenante sur la planète.

    - La conception religieuse du bien et du mal présentée ici n’est pas inée, mais acquise.
    Le vol,le meurtre, et toutes ces horreurs.. Il n’y a pas vraiment d’objection naturelle à ces actes....A moins de tenir l’homme pour créature supérieure, ou d’adherer à un principe supérieur...sinon rien ne s’y oppose objectivement.

    - La violence et la (dé)possession d’autrui semblent être la règle naturelle...Se comporter "bien" est un choix.Même si, plus une espèce est evoluée socialement, moins elle semble s’autoriser ce que vous appelez "mal"...

    - Je suis sûr qu’il y a des raisons plus pragmatiques, au bien et au mal, mais bon, visiblement la théorie s’est perdu en route, et on à enseigné aux masses que la pratique.(la religion est un excellent exemple)

    - Maintenant il y aura toujours des gens pour faire fi des convention sociales ;par désinteret,manque de conviction,ou par opposition.
    On pourrait dire par "nature" mais ca vient surement de l’education..Pourquoi respecter le corps l’esprit,ou le ressenti d autrui en premier lieu ? ( par peur que cela nous arrive à nous même ?ou par respect pour nous même ?)

    - Quand à la peine de mort, il me semble que si l’on execute l assassin,surtout au nom de la société, alors cette société devient elle même meurtrière ;, et elle perds donc la légitimité qu’elle avait pour condamner .
    Ne parlons même pas du soldat, qu’il defende ses frontieres,un idéal, ou qu ’il méne l offensive au nom de quelque idéal.

     

    • Dans toutes les sociétés, même chez les animaux qui vivent en groupe, il y a des règles à respecter, et ce n’est ni la religion, ni le code pénal qui dictent les règles aux animaux, c’est l’instinct de survie. Qu’un membre du groupe transgresse ces règles et c’est l’exclusion ou la mort.
      Quant à "la société qui devient meurtrière quand elle exécute les assassins", c’est le pipeau qu’on nous a servi pour faire passer l’abolition de la peine de mort.
      Le devoir d’une société est d’établir des règles pour pouvoir vivre ensemble, ceux qui ne respectent pas les règles doivent être mis hors d’état de nuire.
      Si nous vivions dans une société riche et parfaite, ce ne serait pas dérangeant de remplacer la peine de mort par la perpétuité pour les irrécupérables, mais ce n’est pas le cas et tant que des gens mourront faute de moyens comme je le dis dans un autre commentaire, il est inadmissible que l’on dépense des sommes folles à maintenir en vie des criminels comme Patrick Henri.


    • #915940

      La règle sur terre et dans tous les domaine et tous le vivant c’est : VAE VICTIS point barre !

      Qu’en est-il de la sainte Humanité ?


    • @fred89

      Il ne s’agit pas non plus d’instinct de survie, je peux vous citer quelques animaux qui n’ont pas cette instinct de survie dont vous parlez ; débarrassez-vous de la théorie de l’évolution darwienne...

      Il s’agit en fait du résultat du processus de cause à effet inscrit dans les possibilités de l’Univers. Et pour les hommes l’application de logiques d’intérets.

      Pour les règles claniques, l’honneur etc je conseille le film "47 Ronins" qui parle d’un temps qu’on ne comprend plus.

      Et pour ce qui est des criminels, je préconise de les exiler sur une ile déserte.


    • @RKrishna

      Je suis curieuse de savoir quels sont ces animaux qui vivent en groupe et sont dénués d’instinct de survie dans leurs comportements.
      Etant très terre à terre par nature, je préfère ignorer l’univers ainsi qu’en règle générale tout ce qui n’est pas vérifiable concrètement. Donc si ma vision du monde est darwienne (je n’ai pas étudier Darwin) qu’elle le soit, nous serons au moins 2 à être d’accord. :)
      Je dis simplement que tout être, humain ou animal, qui vit en société sait d’instinct qu’il a des règles à respecter pour la survie de sa race, l’éducation ne fait que leur dire qu’elles sont ces règles.
      Les P. Henry et consorts savent que la majorité des gens respecteront la bonne marche de la société et qu’il n’y a donc aucun danger de chaos. Ils s’exemptent naturellement de toute contrainte et laissent libre cours à leurs délires. L’égocentrisme est elle une pathologie psychiatrique ? Je ne sais pas, mais quand les délires vont jusqu’aux crimes les plus abjects, il faut éliminer le sujet.
      Il serait très intéressant effectivement de pouvoir les mettre tous sur une île déserte et les y laisser mijoter, mais serait-ce vraiment plus humain que la peine de mort ?


    • @fred89

      Vous m’excuserez ; je n’avais pas vu le "... vivant en groupe", sinon je vous aurais parler des serpents, des caniches, des araignées, des scolopendres, des crocodiles, des mantes religieuses et autres animaux qui ont des rapports plus que bizarres voire chaotique avec leurs progénitures ou leurs partenaires sexuels ; quoique je ne sois pas sur qu’on puisse quand meme parler d’instinct de survie dans des meutes, mais plutot de fonctions dues au processus de cause à effet inscrit dans l’Univers.

      D’une part l’homme peut décider de suivre ce processus et alors il créera les fonctions qui en découlent comme dans le systèmes de castes ou de classes sociales.
      Mais il peut considérer de créer un système basé sur la "raison" avec des logiques d’intérets qui seront bien plus compliquées à justifier car étant contigentes et non immuables.

      Pour ce qui est de mon refus de la peine de mort, voici ma logique :
      La vie est un don gratuit sans intéret ; il n’appartient à personne d’autre qu’à celui qui vous la donner de vous la retirer.

      A l’époque des clans, le père se sacrifiait pour laver l’honneur de la famille de la faute du fils ; si le fils aimait son père, il n’avait pas intéret à porter l’opprobre sur sa famille. Mais ça n’était qu’une des possibilités, car seul le père pouvait décider de la peine à donner.

      Ce système pouvait servir d’analogie au système divin. Ainsi, le christianisme reprend le sacrifice de Dieu (Père) en la personne de Jésus pour racheter les fautes de ses fils (l’humanité).

      Ainsi de la meme façon que lorsqu’on attrapait un jeune homme ayant commis une faute, on le trainait chez son père où l’on portait plainte et duquel on attendait une sanction. C’est aussi de la meme façon, que j’entrevois de remettre les criminels dans la main de Dieu pour ainsi dire en pleine nature. S’ils survivent alors la grace les aura épargnés, si non ils auront reçu le simple chatiment découlant de la nécessité de les écarter de la collectivité pour laquelle ils étaient devenus un danger. Ca me parait loyal ; je leur donne une chance, mais ils seront bannis à vie !


  • Il n’y a aucune comparaison entre ce qu’éprouvent les autres et ce que nous ressentons ; la plus forte dose de douleur chez les autres doit assurément être nulle pour nous, et le plus léger chatouillement de plaisir éprouvé par nous, nous touche ; donc nous devons, à quel prix que ce soit, préférer ce léger chatouillement qui nous délecte à cette somme immense des douleurs d’autrui qui ne saurait nous atteindre. Mais s’il arrive, au contraire, que la singularité de nos organes, une construction bizarre, nous rendent agréables les douleurs du prochain, ainsi que cela arrive souvent : qui doute alors que nous ne devions incontestablement préférer cette douleur d’autrui qui nous amuse, à l’absence de cette douleur qui deviendrait une privation pour nous ? La source de toutes nos erreurs en morale vient de l’admission ridicule de ce fil de fraternité qu’inventèrent les chrétiens dans leur siècle d’infortune et de détresse. Contraints à mendier la pitié des autres, ils n’étaient pas maladroit d’établir qu’ils étaient tous nos frères. Comment refuser des secours d’après une telle hypothèse ? Mais il est impossible d’admettre cette doctrine. Ne naissons-nous pas tous isolés ? Je dis plus, tous ennemis les uns des autres, tous dans un état de guerre perpétuelle et réciproque ? Or, je vous demande si cela serait dans la supposition que les vertus exigées par ce prétendu fil de fraternité fussent réellement dans la nature. Si sa voix les inspirait aux hommes, ils les éprouveraient dès en naissant. Dès lors, la pitié, la bienfaisance, l’humanité seraient des vertus naturelles, dont il serait impossible de se défendre, et qui rendraient cet état primitif de l’homme sauvage totalement contraire à ce que nous le voyons.

    Donatien Alphonse François de Sade, La philosophie dans le boudoir .Cinquième dialogue.


  • Badinter n’a pas sauvé ce tueur d’enfant.
    Dans l’affaire de l’abolition de la peine de mort, il n’a rien fait d’autre que tenir le crachoir devant à l’Assemblée nationale. Le reste, c’est Mitterrand lui-même qui a tout fait. Il a tout fait pour que Yasser Arafat homme d’Etat palestinien ne soit jamais reçu à Paris.

    L’excellent Roland Dumas ancien chef de la diplomatie française dans son livre,
    « Coups et blessures »


  • Tiens notre copain Thierry était son avocat. Pourquoi cela ne me surprend t-il pas ?


  • #915313

    Certes il y aura toujours le mal.
    Et, est ce que la peine de mort est la solution. Là, je vous dirais, je ne pense pas !! Vue l’état de notre justice (et de son système). Mais, je dis non aujourd’hui (bzz) si demain on s’en prend à mes gosses, la réponse ne sera pas la même. Il y a une justice divine (la seule pour moi en ces temps immoraux) et peu importe le châtiment, c’est le pardon après la douleur qui est le plus dur et le plus important.
    Quand à la peine de mort, je pense quelle est salutaire dans une société, aussi violente, que la notre.
    Car il y a des crimes intolérables, insoutenable, d’une atrocité sans nom, mal-saint (c’est le terme adéquat)
    Mais pour qu’il y est la peine de mort, il nous faut une justice digne de ce nom .
    Avec un vrai travail de magistrats, d’avocats, de procureurs ,et de juges (avec à la base une enquête solide au-dessus de tout soupçon, une bonne ,une vrai enquête) .
    Avec d’authentiques enquêteurs, de fins limiers, pas des gardes champêtres et des aubergines.
    Pour cela il faut revoir tout, dans notre système, qu’il soit politique, judiciaire, médiatique, et sociétal.
    Et pour cela, que l’amour de l’Église,du Christ, ainsi que notre foi, et en notre peuple, et en notre pays ,ainsi qu’en la sainte trinité, soit sans faille.
    Il y a trop de déviances, de perversions,trop de crimes, d’envie,de jalousies,trop d’usure et de consommation.
    Il n’y a plus de fraternité, ni d’unité nationale, encore moins de ferveur, d’amour, de crainte, et de respect de Dieu.
    L’ego, nous a envahi, l’image, le paraître, la représentation,idolâtrie, plus de subtilité, et trop de vulgarité, d’incivilité gratuite,d’intolérance, d’impolitesse, un manque de respect, et d’inversion,plus, ni morales, ni valeurs.
    Trop de Mal pour si peu de Bien !!-Le travail sera très dur !!
    Mais, si on a l’espoir et la foi, le Christ nous y mènera, sur un chemin vertueux ,d’amour fraternel, entre combattants nationalistes & patriotes sous une seule bannière celle du cœur sacré !! Un combat de la vie, sur la mort, de notre corps de notre esprit, et de notre nation ainsi que de l’unité de son peuple noble, fier, et combattant !!
    Pour l’amour de Dieu, et de la France éternelle, fille aîné de l’Église....et contre le MAL !!
    Vive le Christ Vive la France.


  • lire les livres d’Alice Miller (commencer par "C’est pour ton bien") pour peut-être commencer à comprendre la genèse du Mal.


  • La tradition Vaudou africaine pratiquait la zombification pour guérir une personne d’une déviance ou d’une tare profonde ... Quand la personne sortait de sa période de zombification, il était guérit et il n’avait plus cette impulsion tordue en lui ... Il était de nouveau en équilibre et pouvait continuer son chemin ...

    Dans d’autres sociétés traditionnelles, on ne mettait pas en prison les "méchants", par contre ils n’avaient pas le droit de sortir du village sans accompagnement ... Par exemple, un mec comme Sarkozy aurait été jugé coupable pour arnaque, vol et mensonges lourds ... et on lui aurait interdit d’aller seul dans d’autre village parce que C un fouteur de merde qui crée des ennuis avec tous le monde ...


  • Patrick Henri = Le miroir de la société

    Le retranchement de la société du pédocriminel c’est tout, point barre, tout le reste n’est que du temps perdu, ça c’est le cas du malade psychopathe.
    Patrick Henri n’est pas un psychophate, c’est juste un pervers comme il en existe des millions aujourd’hui, en somme presque comme vous et moi !
    Patrick Henri = LA SOCIETE QUi SE VOIT EN MIROIR
    On ne peut comparer le trafic de stupéfiant avec le crime de sang, P.H sa maladie c’est plutôt l’argent et pour ça il est prêt à franchir toutes les bornes en cela on peut le comparer à n’importe quel individu de notre société capitaliste, prêt à tout pour le fric, donc P.H sous beaucoup de facettes, traduit en acte visible ce que la plupart des gens chérissent par dessus tout dans leur coeur LE FRIC il sont pour cela prêt à tout et même à vivre dans une société comme la notre.... pourrie !
    La rédemption dans ce cas n’est ni pour demain ni pour après demain et ce n’est que justice !

     

  • Pas de droit à la vie pour les tueurs d’enfants , c’est ce que préconisait le Christ .
    Il apparait évident que la branche dévoyée de la magistrature représentant l’establishment talmudo maçonnique ,vaccinant la leçon d’humanité ,se retrouve en empathie avec cette catégorie de meurtrier totalement psychopathe ; un damné au service du malin .
    Nous constatons de nos jours la mansuétude du système pour les prédateurs , que ce soient des fanatisés sur les champs de bataille de l’otan certains ,anciens d’jeunes faisant leurs bizness et gammes ascendantes dans nos démocraties ; utilisés à créer la haine parmi les plébéiens , bien entendu les grands frères ’freepoints’ maillent , zombinnent au dessus de la ’miellée’ .
    Tout cela découle du chaos programmé, de l’anéantissement de la morale interdisant le crime ,la luxure ,l’usure ,le vol ,etc, principes de base d’un vie tranquille , ou le travail l’autonomie de chacun , la charité devrait être la règle , il devient simple de comprendre que nous vivons l’inversion de ces valeurs .


  • Partie 1 : J’ai l’explication du mal
    Article intéressant
    Mais, il tourne autour du pot : car à la fin, personne ne peut parvenir à comprendre ce qui pousse un homme à commettre le mal.
    Pourtant l’explication existe, elle existe depuis fort longtemps. Simplement, notre monde moderne la nie : car l’homme veut se faire Dieu.
    Cette explication, c’est le péché originel et ses conséquences dans nos âmes.
    L’homme nait-il bon par nature ? Est-ce que la société le corrompt et le transforme en un être mauvais et dangereux pour lui-même et surtout les autres ? (ça c’est la thèse de Jean Jacques Rousseau repris par tous les révolutionnaires ennemis implacables de l’église). Cette thèse est omniprésente dans le monde moderne et quasi indiscutable avec des gens modernes.
    Où alors à l’opposé de cette Thèse, l’homme nait avec le mal en lui. (C’est la thèse du péché originel).
    Qu’est ce que le péché originel et surtout quels sont ces conséquences sur nous.
    L’Eglise Catholique nous apprends que par leur désobéissance et parce que nos ancêtres Adam et Eve ont voulu gouter du fruit défendu du bien et du MAL. Alors le mal, à commencer à se transmettre inexorablement de génération en génération. Il est intrinsèquement mêlé en nous. Même après le déluge où Dieu a exterminé toute l’humanité car il n’était plus récupérable hormis Noé et sa famille soit il me semble 8 survivants. Et pourtant le mal est réapparu, Encore et encore. On le constate bien aujourd’hui plus présent que jamais.
    Lorsqu’un enfant né, il a une âme qui est entachée par le péché originel. Cela signifie que l’enfant est séparé de son créateur (Dieu). Il n’appartient pas à Dieu, mais c’est une graine qui si elle n’est pas soignée reviendra après sa mort au Démon et à l’enfer.
    Le baptême, c’est le moyen mise en place par le Rédempteur (le sauveur du monde : Notre Seigneur Jésus Christ), pour sauver les âmes de la damnation éternelle et leur permettre de redevenir héritière du ciel.
    Alors pourquoi, des gens baptisés peuvent commettre des actes mauvais ou êtres attirés par eux ?
    Et bien, le péché originel, bien que nettoyé par le baptême, laisse des traces dans l’âme humaine : ces conséquences sont que chaque âmes est affaiblie, blessée et donc potentiellement attirée par le mal.
    Chaque âme dispose de 4 grandes caractéristiques ou attribut :

     

    • Le péché originel est d’avoir développé l’intellect calculateur au dépend de la conscience
      spirituelle.
      Avec l’intellect calculateur livré à lui-même, c’est à dire privé de la voix de la conscience,
      seul le profit matériel est désiré.
      Le cervelet est le siège de cette conscience morale et l’on a constaté qu’il s’était atrophié au fil des générations.
      Le cerveau antérieur s’est unilatéralement développé car l’humain a privilégié le profit matériel au cours de son développement. Alors que les deux cerveaux aurait dû se développer harmonieusement avec l’intellect subordonné
      à la conscience. Rien que le terme "cervelet" en dit long sur la voie erronée que l’humanité a prise puisque le cerveau de la conscience morale s’est retrouvé subordonné au cerveau antérieur siège de l’intellect. Tout le mal vient de là.
      C’est cela le péché originel. Pour en savoir plus, lisez "Dans la Lumière de la Vérité " de Abdrushin.


    • L’âme est une demeure. Elle s’ouvre ou se ferme par de multiples portes et fenêtres tel un somptueux château.

      Le mal est l’Ombre du Bien. Plus la Lumière est présente, plus son Ombre portée s’obscurcit ! Cette Ombre a sa vie propre c’est notre in/conscient, le non-encore-conscient, nos Ténèbres ! La part en chacun de nous, non encore dévoilée. Par métaphore, nous pourrions dire nos animaux intérieurs.

      La vie intérieure ne s’arrête pas à la surface de notre personne, celle que les psychiatres perçoivent en leurs analyses. Jung confirme que nous sommes reliés aux archétypes puissants. Nous n’en avons justement pas conscience suffisante.

      Le Sacré a été évacué.

      La pensée se transmet comme une onde impersonnelle. Elle peut pénétrer le mental, lui faisant croire qu’il s’agit de ses pensées personnelles. Par voies de suggestion et de manipulations, elle peut succomber. Des égrégores, à savoir un ensemble cohérent de pensées malveillantes, négatives formant un corps invisible peuvent s’allier et vivre dans le corps et le mental au point de créer des états obsessionnels graves. Ces égrégores (démons) piègent alors la personne et vivent en elle à son insu avec une grande subtilité y compris dans ses rêves.

      Certains criminels sont possédés par ces démons. Mais ce qu’on appelle la société, c’est aussi l’ensemble des pensées d’une population donnée ou d’un groupe conscient ou pas !

      Nous avons à féconder nos Ténèbres dans lesquelles est lovée la Lumière intérieure. Cette Ombre demande à être éclairée. Ne pas la reconnaître, c’est refuser la quête intérieure donc la Verticalisation. Celle-ci nous conduit à des champs de conscience bien supérieurs. Elle nous protège d’une faune innombrables de démons piégés eux-même dans l’astral. S’ouvrir aux égrégores angéliques fait gravir l’échelle dite de Jacob.

      La Sainte-Croix nous délivre ! Encore convient-il d’ effectuer un cheminement authentiquement relié à son vécu, s’y consacrer.

      Le Sphynx/ge est présent(e) en chacun nous : l’Aigle, le Serpent, le Taureau, le Lion. Chacun d’entre eux correspondent à des états de conscience. Nous les traversons tout au long de notre existence, ne serait-ce que la colère ou la révolte. Tous les 7 ans, notre âme parcourt et s’ouvre spontanément à de nouveaux champs de conscience vers de nouvelles maturités. Si l’étape précédente n’est pas acquise, ni bien vécue des drames s’ensuivent.

      L’oeuvre d’Annick de Souzenelle est éclairante sur ces sujets.


  • Partie 2 : Qu’est ce que le mal
    Chaque âme dispose de 4 grandes caractéristiques ou attribut :
    L’intelligence (pour savoir où est le Bien )
    La volonté (pour vouloir faire le Bien)
    L’irascible (pour donner les moyens de faire le Bien).
    Et enfin le concupiscible (C’est le désir de faire l’acte bon pour lui-même et non pour la satisfaction qu’il procure quand on le fait).
    Avec le péché originel, même après le baptême,
    L’intelligence est blessée par l’ignorance (on a du mal à distinguer entre le bien et le mal).
    L’individu veut faire le bien, mais il ne sait pas quel acte faire pour faire le bien.
    La volonté est blessée par la Malice (On sait que c’est que cet acte est un mal, pourtant on désir le faire quand même).
    Exemple : un voleur qui sait très bien que volé est un mal, il en a conscience, il comprend les conséquences, mais c’est plus fort que lui. Il lui faut de l’argent et il pose un acte de Vol.
    Contrairement à ce que le croit, Le mal a bon goût. Il donne une satisfaction grisante rapide et immédiate. (Mais à quel prix !)
    Quelqu’une qui va être dominé par la luxure, va peut être trouvé excitant de commettre un viol.
    Quelqu’une qui va être dominé par le gout du sang, va peut être excitant de commettre un meurtre.

    Irascible est blessé par la Faiblesse (On sait où se trouve le bien, on veut le faire, mais c’est trop dur, je n’ai pas la force de réaliser l’acte bon et donc je fais un acte mauvais)
    Enfin, le concupiscible est blessée par la triple concupiscence (Concupiscence de la chaire, des yeux et de l’orgueil). C’est un désir déréglé des choses.
    Par exemple, le gourmand désir la nourriture non pas pour nourrir son corps, mais uniquement pour le plaisir qui est associé à l’acte de manger. On renverse les moyens et la fin (grand technique du démon).
    Le moyen : Dieu a associé à la faculté de manger, un plaisir pour ne pas que l’on meurt de faim.
    Donc, manger en règle général est acte agréable qui suscite du plaisir. Ce qui est mal, c’est de manger uniquement pour rechercher ce plaisir, en effaçant le but associé à cet acte : nourrir son corps pour lui permettre de fonctionner correctement. La personne gourmande va donc trop manger jusqu’à s’en rendre malade ou faire du mal aux autres (exemple : l’alcoolique qui bat sa femme et fini par boire l’argent nécessaire pour nourrir sa famille).


  • C’est un article intéressant mais qui me paraît manquer de références : Sade, Bataille (le Procès de Gilles de Rais), Baudelaire, de Maistre, Schopenhauer, Nietzsche (Généalogie de la Morale), Kierkegaard... Voir aussi dans L’Homme sans qualités de Musil les disputes à propos de Moosbruger, le tueur en série. Relire Les Démons de Dostoïevski. Si l’homme qui commet le mal n’est en aucune façon responsable de son acte, qu’advient-il alors de la liberté de l’individu ? Les stoïciens enseignent la négation du libre arbitre, l’église orthodoxe la liberté créatrice de l’homme. Comment se situer ? Reste que la position rousseauiste ne m’a jamais convaincu de même que les explications socio-psychologisantes. " Tout est contenu dans la caractère de Stavroguine... Stavroguine est tout." Dostoïevski, Carnet des Démons, 16 août 1870
    PS La citation de Burgess méritiat mieux que d’être qualifiée de connerie.

     

    • On ne peut citer pèle mèle des auteurs et philosophes qui ont fait le beau temps des gauchistes et balayer d’un revers de manche la genèse de la structure mentale d’un individu qui se trouve devant la justice, certes ce n’est pas une science exacte mais néanmoins c’est un outil de compréhension indispensable, sinon on pourrait revenir en arrière et appliquer le tarif, tu fais ça tu prends ça ./
      D’où le clin l’oeil (humide) de Bataille métaphore de l’oeilleton des taulards ?
      La liberté n’existe pas dans le monde libéral (paradoxe) sauf si tu en as les moyens.
      Et on pourrait, suprême transgression se torcher le derche avec des pages et des pages de Foucault qu’on aurait pas avancé d’un pas.
      Et donc sans la psychiatrie rouvrir le bagne à Cayenne.


    • Une société qui n’ose utiliser la violence suprême contre ceux qui nient en elle ce qu’il y a de plus sacré est décadente . Patrick Henry vit ; l’enfant qui aurait pu devenir un homme ne vit plus par sa volonté .Dans ce cas même la très longue durée de détention demeure un cadeau et une faiblesse .A tout le moins il faudrait instituer une peine d’enfermement perpétuel .


    • Cher Janus, que ces écrivains et philosophes que je cite pêle-mêle comme vous dites aient fait "le beau temps" des gauchistes, je m’en contrebalance éperdument. J’ai lu leurs oeuvres : Baudelaire admirait de Maistre ; Bataille a écrit sur Baudelaire, Nietzsche... En fait, ma liste n’ est pas du vrac pour briller. Et puis, Nietzsche, Baudelaire, de Maistre, Dostoïevski, Schopenhauer ne sont pas vraiment des hommes de gauche, renseignez-vous. Quant à la liberté, j’ai pris conscience dès l’âge de 17 ans grâce à mon cher Sénèque, que je lis encore (dans le texte, j’y insiste), que nous ne sommes pas libres, en effet. Pourtant, Sénèque était très riche. J’ai aujourd’hui 45 ans. Mais lisez Robert Musil, faites-moi confiance ; vous ne le regretterez pas. Et relisez aussi Histoire de L’Oeil de Bataille, que vous avez peut-être confondu avec Genet.
      Facere docet philosophia non dicere. Portez-vous bien. Vale


    • tout à fait d’accord avec le PS de Byron, d’autant plus qu’après avoir descendu la phrase de Burgess, le rédacteur la développe juste après.
      j’avoue que je ne comprends pas bien de but du jeu.
      Quant à Antony Burgess, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un immense écrivain (catholique),
      un livre particulièrement jubilatoire "les puissances des ténèbres"


  • Article intéressant. Cela n’enlève rien à la pertinence du texte lui-même mais je regrette néanmoins le choix de deux photos du film "Se7en" montrant le personnage de John Doe pour illustrer le propos, sans en être autrement surpris : malgré l’immense succès commercial de ce film, je n’ai jamais rencontré ni conversé avec quiconque qui ait compris, voire même effleuré, son message. Mais ceci serait l’objet d’un autre débat, qui n’aurait rien à voir avec le thème abordé ici.

     

    • @ Skidmark
      Musil surévalué de mon point de vue, de la gloserie pour bobos, de la littérature BOURGEOISE à la con, lu depuis très longtemps un peu soporifique l’homme sans qualité vraiment il faut faire un effort pour le lire sans fermer les paupières.
      Enfin bref mon propos était le suivant, on ne peut rien face à la folie donc le fou meurtrier hop au couperet il n’y a que ça à faire.
      Quand à l’affaire PH il n’est pas fou à proprement parler mais idolâtre de l’oseille, au point de tuer donc pour moi idem la guillotine point barre.


    • Il n’y a pas de volonté de faire passer un message dans ce très bon thriller psychologique qu’est Seven.
      Sinon qu’un type peut-être un peu frustré ("j’ai voulu jouer au mari mais ça n’a pas marché") s’en prend aux signes bien réels de la décadence actuelle.



  • Le mot et la station droite, seuls traits communs à tousles hommes, ne suffisent pas à faire de ceux-ci des “frères” dont n’importe lesquels seraient plus près les uns des autres que ne l’est l’un quelconque d’eux d’un être d’une autre espèce. Il n’existe donc aucune obligation morale d’aimer tous les hommes, à moins qu’on n’en postule une d’aimer tous les êtres vivants, y compris les insectes les plus nuisibles, car un homme (ou un groupe d’hommes) qui, par nature ou par choix, répand la laideur, le mensonge et la souffrance, est plus nuisible que n’importe quel insecte malfaisant. Il serait absurde de combattre l’un, et le moins puissant, donc le moins dangereux, tout en tolérant — et à fortiori, en “aimant” — l’autre.



  • On peut toujours tout "comprendre" et ainsi justifier. Aujourd`hui la justice occidentale se préoccupe plus de "comprendre" le criminel (sauf quand il s`agit de certains crimes d`opinion...) que de prévenir le crime en en fixant un prix dissuasivement élevé ; au lieu de cela les Badinters du monde occidental prétendent que la sanction du crime n`a pas d`effet dissuasif... ce que le quidam moyen peine bien-sur a admettre car il a en général plus de bon sens que d`idéologie badintériste mais, dans les milieux qui se veulent "intellos humanistes" on trouve sans doute que le bon sens, c`est pour les ploucs. Ayant notamment une formation en psychologie, je me fais fort de justifier devant un jury lobotomisé tous les crimes et criminels de la galaxie mais je sais aussi que, en regle générale (il y a bien-sur des exceptions) et toutes choses égales par ailleurs, PLUS LA SANCTION EST FORTE, MOINS L`AUTEUR POTENTIEL D`UN CRIME A DE RAISONS D`HÉSITER A PASSER A L`ACTION. On a bien vu ca en France lorsque le meurtre d`un policier était quasi-automatiquement puni de mort et que, de ce fait, ne pas tirer sur un flic faisait partie de la "culture" gangstériste. Par ailleurs, personne n`interdit aux criminologues de "comprendre" le criminel pendant que la Justice fait son travail de punir le crime afin de dissuader les criminels potentiels autant que faire se peut.


  • C’est tres fascinant
    Ca me fait penser au moment d’une dispute ou l’un lache une parole blessante, ne peut s’empecher de surencherir malgre tout
    L’homme qui frappe une fois sa femme aura du mal a ne plus la frapper
    Le banlieusard qui violente une fois aura du mal a ne plus violenter

    Comme si un mal ou un vice nous demontrait qu’on etait le Mal ou le Vice, qu’on ne pouvait plus en sortir de toute facon


  • Très bon article sur le problème de la perversité et l’impasse dans laquelle elle nous enferme en terme de réponse morale/pénale.
    Mais pas d’accord sur le fait qu’elle soit le reliquat d’un état pré humain. J’ai plutôt l’impression qu’elle est une aberration de la nature humaine car inutile au développement puisque conduisant à détruire alors que le paranoïaque pourrait être l’ancêtre du guetteur, l’obsessionnel de l’organisateur, le narcissique du chef de groupe.
    C’est mon humble avis


  • c’est toujours le même vieux problème...
    Oui Patrick Henri méritait l’échafaud
    Mais Christian Ranucci la méritait-il ?

     

    • ranucci est un dommage colatéral, un exemple pour l’époque où les Français avaient peur avec toutes ces histoires de meurtres. On a guillotiné CR et emprisonné PH. Pas assez de preuves pourtant contre ranucci. Lire le livre, très intéressant




  • Personne ne choisit le bien ou le mal : pour simplifier, nous dirons que le comportement de chacun est déterminé par sa teneur en Bien et Mal. Si le Bien domine, le Mal pourra être contrôlé, ou battu. Mais si le Mal domine, son hôte finira immanquablement, malgré les interdits sociaux et sa morale personnelle, par faire du mal. À soi ou aux autres.



    L’affirmation de la predestination, ideologie des protestants... et des juifs. Point de vue surprenant pour un article ER.

     

  • #1363998

    J’ai vu des malades psy fils à papa souvent agresser des gens et j’ai toujours été étonné de les revoir si vite en liberté, leurs parents doivent être franc-mac, un ptit coup de fil au commissaire et la garde à vue est réglée, si c’est plus grave l’internement dure pas plus de deux semaine, ptit coup de fil au chef de service et c’est réglé.


  • Etrangement yvan colonna benéficie de moins de clémence, alors qu il n a jamais avoué quoi que ce soit contrairement a Patrick Henry, et que les preuves sont vramient limites......


  • Le bien, le mal il n’y a rien de compliquer dans tous ça.
    Certains ont choisi lors de leur incarnation sur ce plan de faire l’expérience du mal, d’autres celle du bien, la morale n’existe pas. Rien n’est vrai, tout est permis.
    Que ceux qui ont choisi la voie du mal en subissent les conséquences dans cette réalité...


  • La libération de P. Henri c’est de la provocation Judiciaire à l’encontre du peuple.
    Le malade va tuer !
    Il n’y a pas de cure possible à ce type de pathologie.
    Cela ne tardera pas !


  • « les victimes innocentes du totalitarisme religieux »

    Je ne dis pas qu’il n’y a jamais eu d’injustices, mais le mythe des sorcières brûlées en masse a la vie dure apparemment.
    Je crois que Marion Sigaut s’est exprimée là-dessus, d’ailleurs !

     

    • Bonjour,

      votre citation n’évoque pas le nombre de victimes, mais le principe d’avoir tué pour des motifs considérés comme religieux.

      Partir sur la réalité ou non d’un "meurtre de masse(s)" est un débat intéressant, mais qui n’est pas le sujet. Il ne s’agissait pour Badinter que de jouer sur le pathos. Que l’argument soit vrai ou non importe peu. Badinter ne voulait que provoquer, dans la tête des jurés, l’assimilation de la probable condamnation à mort de P. Henry à un fait qui était (et reste encore chez beaucoup) considéré alors comme quelque chose d’horrible.

      Il ne pouvait pas parler des nazis, car nous en avons pendu un grand nombre, il fallait qu’il trouve autre chose, les actes de l’Occident chrétien médiéval étaient l’exemple idéal.

      Vous devriez lire "l’art d’avoir toujours raison" de Schopenhauer, toutes les techniques pour, non pas rechercher la vérité, mais emporter l’adhésion du public, y sont développées.

      Cdt. Ch.

      P.S. : il y a des années, je siégeais dans la commission disciplinaire d’un grand établissement public administratif français, si vous saviez les bêtises que j’y ai entendu en matière juridique, historique, morale ... un grand fouillis de bienséance au service d’idéologies, mais pas de la vérité.

      Dans la pratique actuelle, la vérité n’est pas vu comme un bien en soi, mais un outil à utiliser ou à omettre fonction de l’objectif poursuivi. Seule une minorité croit en l’adéquation du bon, du beau et du vrai.

      "Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cours vous rendront blanc ou noir." La Fontaine, in Les animaux malades de la peste.


  • « Comme quoi on peut être un brillant écrivain et écrire des conneries »

    Alors là, je pense que vous interprétez mal la citation d’Anthony Burgess…
    J’y vois une critique du totalitarisme (obligation de suivre la ligne officielle sans contestation possible), pas un culturalisme neu-neu.

     

    • À mon avis le problème est surtout que la citation est un peu foireuse car imprécise et vague, et laissant du coup trop libre le champ de l’interpretation alors qu’elle se veut affirmative. Mais « peu importe », là où je voulais en venir est qu’il faut absolument lire de ce très grand écrivain « L’homme de Nazareth ».


  • #1365594
    le 08/01/2016 par Chevalier Lefebvriste...
    Patrick Henry, portrait of a serial killer... tué dans l’œuf ?

    Aujourd’hui on met en prison des syndicalistes pour une chemise de DRH ou pour une MSA incendié !
    Et on libère un tueur d’enfants qui a pris perpétuité (mais ressort) pour passer la frontière avec de la drogue (et retourne en prison) puis ressort pour bonne conduite ???
    On l’interviewe en lui demandant son avis ???
    On le publie !
    Et on le paye pour ???
    Pourquoi pas un petit livre sur comment le mieux tuer un jeune enfant sorte de guide pour déviant non ???
    Il faut la peine de mort pour le bien commun !
    On protège le peuple d’un déviant dangereux, pour le bien de tous !
    Point...
    Cela s’appelle le bon sens !


  • Un homme ça s’empêche, disait le père d’Albert, Camus. Pourtant, il faut reconnaître que l’injustice est parfois nécessaire ; lorsque l’ordre des choses stagne de principe dévoyé. Face à ces monstres, il faut du sens ! Notre société a refusé arbitrairement la fin de la peine capitale, clé de voûte de notre système judiciaire d’alors pour une société contractuelle, qui n’hésite pas à sacrifier les contractants par le port d’un uniforme ou par négligence-crasse vis à vis d’innocentes victimes d’une politique criminogène. Quand des monstruosités ont été commises sur des enfants, il ne peut y avoir de rédemption. Lhomme est une fiction mouvante qui s’adapte le mieux, surtout lorsqu’il s’agit de criminels. Le crime sera toujours en avance sur la justice et c’est pas l’esprit boutiquier de leurs défenseurs qui fera changer la bête, quel qu’en soit le remède. Veut-on encore de ces dénaturés dans notre société ? Personnellement j’opte pour le retour du bagne. Les Kerguelen pourquoi pas ?


  • Cette affaire illustre que l’on a fait fausse route intellectuelle depuis plus de deux siècles.

    Tout d’abord on obtient des décisions absurdes en utilisant des exemples historiques dont en réalité on ne sait rien (ici la "chasse aux sorcières"). Un petit coup de comparaison historique dont un des termes fait partie de la doxa anti-chrétienne, une grand coup d’émotion collective qui coupe la langue et hop ! Le tour est joué ! Plus de peine de mort.

    D’autre part, l’idée que le bien et le mal sont inconnaissables ne laisse que l’utilité sociale. La peine a-t-elle une utilité sociale ? Alors oui à la peine. La peine n’a pas d’utilité, alors finie la peine. D’où la libération d’un assassin d’enfant et la prison pour les révisionnistes dont on se moque de savoir s’ils font bien ou mal.

    Les anciens romains voyaient dans le droit pénal l’application de la vindicatio. La faute entraîne la douleur. Le pouvoir purificateur de la peine, purificateur pour le coupable et purificateur pour la société. La Passion du Christ nous montre combien coûtent les fautes que Dieu a voulu payer pour nous, débiteurs insolvables. Mais le Christ ne détruit pas la nature, il la purifie et l’élève. La société subsiste donc. Elle doit donc appliquer la vindicatio qui, selon les Anciens, était un de ses devoirs premiers (vindicatio vertu de l’autorité et à ne pas confondre avec la vengeance privée). La vindicatio est selon le Gaffiot à la fois la défense des innocents et l’action de punir. Cette mission est laissée aux autorités judiciaires.

    Ne devrait-on pas revenir à des notions abandonnées depuis environ les XVIIIe et XIXe siècles. Cela permettrait déjà de ne plus se laisser embobiner par des froids calculateurs pervers qui ont parfaitement compris le discours que les utilitaristes que nous sommes attendent d’eux.

    Voir sur ce point https://youtu.be/8aHg-WiUJhE (en italien)


  • Qu’a-t-on gagné à le faire moisir en prison ? Rien, il est devenu malheureux selon son avocat (Thierry Levy, celui qui voulait remettre la justification de la pédophile au goût du jour) et sa réinsertion fut un échec, coûteux comme sa détention. Au final, la peine de mort semble résoudre plus de problèmes qu’elle n’en apporte. Quand le crime n’admet aucun doute. Mais mettre un innocent toute sa vie en prison, ce n’est pas mieux pour lui. Donc il faut arrêter avec ce soi-disant argument contre la peine de mort.

     

    • J’ai la solution pour ces cas là "la cécité" avec les lasers aujourd’hui on fait des miracles. Ainsi les âmes sensibles qui sont contre la peine de mort sont épargnées et les petites filles ou les petits garçons peuvent courir tranquilles, car qui ne voit ne sera pas tenté en plus avec une canne blanche le mec je le vois mal courir derrière les bambins.


    • @goy , il lui restera le gout , et sait inadmissible pour le crime volontaire d’un enfant innocent


  • Malgré tout ce que racontent certains spécialistes du crime en série c’est bien dans les sociétés les plus libérales que ce phénomène a lieu et quoi de plus logique ?


  • L’homme est social uniquement s’il est encadré par une société aux règles primitives définies, strictes et asservissantes. Autrement, il est un loup dans un troupeau de moutons. Or nos sociétés développées ont tout fait pour le "libérer" !


  • Bof. Quant à moi je resterai définitivement opposé à la peine de mort.
    Protéger la société ???
    Les faits :
    1) l’embargo de l’ONU en Irak aura fait mourir 500.000 enfants !
    2) le tabagisme aura tué 100 millions de personnes le dernier siècle et l’OMS annonce un milliard de morts ce nouveau siècle !
    3) l’amiante tuera 300.000 personnes alors qu’en 1976 le professeur Brignon avertissait le Gouvernement du danger terrible du tabac !
    Alors je pose cette question : qui sont en vérité les vrais salauds !

     

  • Je me rappelle très bien de cette affaire, et le plus frappant, a été sa parution à la télévision lorsque le journaliste lui a demandé son avis sur ce crime, et qu’il se faisait passer pour un simple témoin de cette info, donnant sa version des faits, en fustigeant le criminel jusqu’à en donner la sentence .J’ai été frappé ,par la suite, de la perversité de cet individu, allant jusqu’à se faire interviewer, alors qu’il était le criminel .Quand un individu en arrive à une telle perversion, il n’a plus rien à faire dans la société .

     

    • Il y a encore infiniment plus pervers que cet artisan en la matière, ce sont les serviteurs de la névrose qui agissent par procuration en instrumentalisant des institutions qui détiennent le pouvoir de vie et de mort. Et ceux-là sont légion et sévissent dans l’impunité totale si ce n’est même les encouragements de qui y trouve son intérêt.


  • Non à la peine de mort mais oui à l’euthanasie et à l’avortement !!


  • C’est la CEE qui exigeait qu’on supprime la peine de mort sinon l’avocaillon (très charly) et son complice là, ils peuvent dégager j’men tamponne


  • #1854158

    Chaque fois que je réfléchis à la peine de mort, je finis par être contre, pour une raison principale : c’est que chacun peut changer profondément au cours de sa vie (moi le premier, pas la peine d’en dire plus...). Donc exécuter quelqu’un à un moment donné "fige" en quelque sorte cette personne dans l’état mental qui était celui de sa faute. Je suis d’accord pour dire que certaines personnes ne peuvent pas changer, et il semblerait que Patrick Henry, dont je me souviens très bien, fût dans ce cas. Je dois dire qu’à l’époque il m’avait beaucoup choqué. Mais s’il avait changé, et cela seule la conscience le savait, il avait droit au pardon de sa faute, comme chacun d’entre nous. Certes je dis là un avis chrétien, mais c’est bien de ça qu’il s’agit... Qui dit pardon ne dit pas effacement de la faute, le repentir doit bien sûr être sincère et, qui sait, Patrick Henry souffrait peut-être, réellement, au moins de temps en temps, de ce qu’il a fait. Mais on ne l’a pas exécuté ; on a laissé à son âme le temps et la possibilité de changer. Est ce qu’il l’a fait ? Selon moi, en partie. C’est en tout cas ce que je lui souhaite.
    Comme je le souhaite à tous d’ailleurs.

     

  • #1854266

    Cet individu ne méritait pas de vivre, et la suite a donné raison à ceux qui défendent la peine de mort pour les tueurs d’enfant...Il était irrécupérable et a eu la chance de survivre à son acte horrible...Il a été impitoyable envers sa victime et a bénéficié de la faiblesse des hommes. Qu’il croupisse en enfer, sa vraie place...


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